* Les Musées de l’Avesnois

L’Avesnois est riche de vingt huit musées aux collections très diverses, véritables conservatoires de la mémoire de notre patrimoine culturel régional. Nos musées se classent en six grandes catégories : les musées d’archéologie, les musées d’art, les musées d’histoire, les musées d’histoire naturelle, les musées des techniques et les musées d’ethnologie et de sociologie. C’est à partir de cette classification thématique que je vous invite à découvrir ces lieux d’expositions privilégiés, témoins de notre riche patrimoine local.

Les Musées Archéologiques

1 Le Forum antique de Bavay

Il vous propose un retour dans le passé au temps des Romains.

Le forum était le cœur de la cité romaine, rassemblant les activités administratives, commerciales et religieuses. A Bavay ce forum disproportionné par rapport à la taille de la ville antique est le seul retrouvé en France dont le plan entier ait été conservé.

Il représente un rectangle de 240 m de long sur près de 110 m de large et se rattache à une série de forums appelés « forums tripartites », comprenant trois parties principales :

L’esplanade : Grande place dallée au centre du forum bordée sur ses grands côtés par des portiques.

La basilique : Sur le côté est de l’esplanade apparaissent les vestiges d’un grand édifice surélevé par rapport à l’esplanade : la basilique. Pour les Romains, elle est le centre de l’activité judiciaire et politique. La basilique de Bavay était l’une des plus vastes de l’occident romain. Avec ses 98 m de long, elle dépasse de peu celle de Carthage.

Le temple : Le troisième élément caractéristique du forum tripartite est la zone religieuse. Sur le côté ouest de l’esplanade, se tient l’aire sacrée, de plus petites dimensions mais surélevée, où devait être implanté un monument consacré au culte officiel de Rome. Comme l’esplanade centrale, cette place est entourée de portiques mais ses fondations sont d’un genre particulier : le cryptoportique. Les vestiges de ces galeries semi-souterraines sont particulièrement bien conservés à Bavay.

Premier espace d’exposition : Bagacum, capitale de cité.
La première salle d’exposition, complètement réaménagée, présente les lieux de la citoyenneté romaine mis au jour à Bavay.
Le forum est mis à l’honneur. Des pièces d’architecture monumentales donnent la mesure du gigantisme du site. Chapiteaux et fût de colonne témoignent du soin apporté par les Romains à la construction du forum de Bagacum, cœur de la capitale de cité des Nerviens. Certains de ces objets monumentaux sont présentés pour la première fois au public.

Deuxième espace d’exposition : La vie dans la cité
Les objets exposés dans cette deuxième partie de Rendez-vous il y a 2000 ans présentent la vie privée des habitants de Bagacum. Les objets de décoration intérieure, de soin du corps, de travail dans les champs… tous sont révélateurs d’un moment de vie quotidienne mais aussi des différentes catégories de population.
Retour à Bagacum II: la nouvelle version du film en 3D
Retour à Bagacum est une reconstitution en images de synthèse, en 3D et sous un mode interactif, du plus grand forum découvert en France. Un tour de force qui est le fruit d’un travail associant scientifiques et infographistes afin de reconstituer le plus fidèlement possible cet ensemble architectural complexe. Encore plus saisissante, la nouvelle version de la simulation 3D en temps réel plonge le visiteur dans le forum antique de Bavay au IIe siècle de notre ère

Source : le site de l’Association des Conservateurs des Musées des Hauts de France : musenor

2 Le Musée de la Société Archéologique d’Avesnes sur Helpe (Institut Villien)

Des Trésors des époques gallo-romaine , médiévale, moderne et contemporaine (objets, statues, tableaux, enluminures …).

Thématiques principales

Archéologie, Histoire, Arts de l’Islam

Historique

Pour l’essentiel : dons des membres de la Société archéologique et achats. Les collections ont été constituées dès 1851 par les objets provenant de fouilles régionales (Bavay, Ferrière, Saint-Hilaire, Fuchau…). Objets réunis par la Société historique et archéologique, installée en 1870 à l’Institut Villien.

Atouts majeurs

Fonds provenant de l’égyptologue et orientaliste Prisse d’Avesnes. Fonds local regroupant des objets venant de l’ensemble de l’Avesnois. Collections archéologiques issues des fouilles régionales : monnaies gauloises, bijoux gallo-romains et barbares, statuettes de bronze. Sculptures des XVe et XVIe siècles (dont Christ en bois du XVIe siècle). Documents et objets d’histoire locale, balances de changeurs (XVIIe siècle), manuscrits enluminés de l’Abbaye de Liessies (en particulier un saint Marc de l’Evangéliaire de Lessies de 1146), arts populaires, faïences. Collections minéralogiques et paléontologiques.

Thèmes des collections (détail)

Antiquités étrangères : Egyptiennes, Archéologie nationale : Préhistoire, Protohistoire, Médiéval, Moderne, Art religieux (manuscrits de l’Abbaye de Liessies du XIIe siècle. Statuaire du XIVe au XVIIe siècles), Civilisations extra-européennes : Islamiques, Collections militaires : Armes, Manuscrits, incunables, Numismatique, Ethnologie : Habitat, Métiers et Outils, Pratiques religieuses et collectives, Histoire : Histoire locale et régionale

Intérêt architectural

Immeuble construit en 1869 dans le style Louis XIII. Un projet prévoit l’extension du musée pour pouvoir accueillir l’ensemble du fonds.

Source du texte : Cultur.gouv

Les Musées d’Art

3 Le Musée Ernest Amas à Landrecies

Très belle collection d’œuvres d’Amas recouvrant les murs du cabinet qui porte son nom.

Le Musée Ernest Amas (1869 – 1959) contient une partie des œuvres du peintre originaire de Landrecies.

Ernest AMAS

Ernest Amas est né la même année que Matisse. Les deux hommes étudient la peinture et le dessin au Cateau-Cambrésis. Amas étudie à l’école des Beaux-Arts de Lille en 1889. En 1890 à Paris, il s’inscrit à l’École des Beaux-Arts de Paris (à l’intérieur musée du Louvre) et devient un disciple du célèbre peintre, graveur, dessinateur et sculpteur français Gustave MOREAU (1826-1898) et de Luc-Olivier MERSON (1846-1920) chef d’atelier à l’école des Beaux-Arts de Paris de 1906 à 1911. L’Ecole lui accorde une loge personnelle pour l’aider à préparer le concours artistique de Rome en 1898. Il échouera, mais obtiendra le prix Chenavard en 1900 avec le tableau « Adam et Ève découvrant le corps d’Abel ».

Un aperçu de ses oeuvres :

Scène du siège de 1794″Qu’il est doux de souffrir pour la patrie » (1893) et Autoportrait (1903) Huile sur toile

Bouquet de giroflées et La lessive de Benoîte (1913) Huile sur toile

Le saviez-vous ?... - Association Historique de Landrecies | Facebook

En 1914, il expose au Salon une peinture animalière « Sous les Tilleuls » qui est achetée par un australien. Fort de ce succès, il décide alors de se spécialiser dans ce genre.

Mobilisé le 1er août 1914, au 1er Régiment d’artillerie à pied, il est fait prisonnier le 7 septembre 1914 à Maubeuge. Il est interné à Münster III.

Pendant sa captivité, il peint les portraits de ses compagnons de captivité. Cette série de portraits extraordinaires de Poilus est d’un réalisme époustouflant.

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Le Repos

Devenu sociétaire du Salon des artistes français grace à son talent de portraitiste dans la capitale, il se voit décerner en 1921 le prix Rosa-Bonheur pour « Le Repos ».

Anne Daudin

Il se marie à Paris XVème le 9 février 1933 avec Laure Palmyre DAUDIN

En 1938, sans ressources le couple décide de revenir à Landrecies.

le couple contemplant les œuvres de l‘artiste, plus de 300, stockés dans l’ancienne étable de
la maison maternelle à Landrecies La Voix du Nord 1955

Le peintre léguera une partie de son œuvre à sa ville natale. Il décédera au Sambreton en 1959.

4 Le Musée Henri Boëz à Maubeuge

Créé en 1878 grâce aux dons de mécènes amateurs, il s’installe en 1884 dans un immeuble légué par Mme Fercot-Delmotte.Il est entièrement détruit en 1914 et fait l’objet d’une réinstallation dans l’ancienne chapelle du collège des Jésuites. Détruit de nouveau au cours de la seconde guerre mondiale il est réaménagé en 1956 dans les locaux de l’ancien chapître des Chanoinesses. Le musée prend le nom de l’ancien conservateur, décédé en 1972. Il ferme ses portes en 1993.

Il se trouvait niché dans le chapitre de Sainte-Aldegonde, avant que le lycée Notre-Dame de Grâce y prenne ses quartiers.

Ses collections concernent l’archéologie, les arts décoratifs, et les beaux-arts. De nombreuses pièces proviennent des dons effectués par des familles originaires de la Sambre.

« D’autres sont signées de grands noms de l’art, à l’image de Gustave Doré et de sa “Gloire étouffant le Génie”, plâtre de plus de 2,50 m de haut actuellement confié au Louvre-Lens ».

Le nom du musée honore Henri Boëz (1892 1972), artiste peintre et poète de Maubeuge.

Monsieur Henri BOËZ, en dehors de sa profession (Ingénieur des Ponts et Chaussées).
– Il était peintre, Sociétaire des Artistes Français. 
– Membre de la Commission Historique du Nord.
– Membre de l’Académie des Sciences et Lettres d’ARRAS.
– Médaille de Vermeil au Concours de Littérature et Poésies françaises – Académie d’ARRAS.
– Officier d’Académie (Palmes Académiques)
– Chevalier du Mérite Agricole
– Médaille d’Honneur Départementale et Communale.
– Ancien Conservateur du Musée de MAUBEUGE (qui porte actuellement son nom)

Réouverture à l’horizon 2025. Voir l’article de l’Observateur du 1er octobre 2021.

Les Musées d’Histoire

5 Le Musée du Fort Leveau à Feignies

Le musée du Fort Leveau consacre une large place à la bataille de Maubeuge de 1914. Conception de la place forte, troupes en présence, déroulé des combats avec le monde des tranchées et les conditions de vie des Poilus de la Grande Guerre vous sont expliqués et détaillés. Un espace est également dédié à l’histoire de Feignies durant la seconde guerre mondiale.

6 Le Musée Joseph François Dupleix à Landrecies

Le musée Dupleix (1697 – 1763), vous fait voyager à travers l’espace et le temps à partir d’un mélange étrange de styles européens et orientaux de meubles ayant appartenu au gouverneur français en Inde originaire de Landrecies.

7 Le Musée du Corps de Garde à Maubeuge

Faisant partie intégrante du système de défense imaginé par Vauban, le Corps de Garde abrite désormais un petit musée retraçant l’histoire militaire de Maubeuge.
Construit en 1683 suivant une planche type dessinée par l’ingénieur militaire Sébastien Le Prestre de Vauban, le corps de garde avait pour vocation d’accueillir une petite garde de 15 hommes. Ceux-ci avaient pour mission d’assurer le service des ponts-levis et de contrôler les passeports des voyageurs. Le rez-de-chaussée du bâtiment se composait de trois pièces : la salle de garde, le dortoir (cinq lits pour quinze hommes !) et la chambre des poudres. L’armée en assurera l’occupation jusqu’en 1914. Il sera occupé ensuite par divers locataires, en particulier après la destruction de Maubeuge en 1940.

Remis à l’Association Renaissance Vauban en 1979, le corps de garde a bénéficié d’une restauration totale par les bénévoles.


Différentes collections d’uniformes, le plan-relief de la ville de 1825, des documents anciens et des armes de la Manufacture d’armes de Maubeuge y sont, entre autres, exposés, sans oublier le magnifique plan-relief de la ville reconstitué par Jean-Claude Decamps, président de l’association, sur la base des plans de 1825.

Source: tourisme en avesnois

8 Le Musée du Fort de La Salmagne à Vieux Reng

Bloc 2 de l'ouvrage, construit sur la partie sud de l'ancien fort.
Le Fort de la Salmagne

La Salmagne est une des rares endroits où on peut voir – sur un même site – des fortifications Séré de Rivière et Maginot.

Le petit ouvrage d’infanterie de la Salmagne est composé de deux blocs de combat à deux étages, reliés à 30 mètres sous terre par un couloir de 150 mètres donnant accès au casernement. Cet ouvrage est visitable dans son intégralité.
A l’extérieur, des vestiges du fort Séré de Rivière sont encore visibles.

Source : Le fort de la Salmagne

9 Le Musée de la bataille de Wattignies la Victoire

Un petit musée expliquant la bataille peut être visité gratuitement sur rendez-vous à la mairie du village. Il est le fruit du travail de bénévoles qui réunissent tous les vestiges retrouvés à ce jour de cette bataille qui opposa les troupes françaises du général Jean Baptiste Jourdan et du conventionnel Lazare Carnot aux troupes autrichiennes du Prince de Saxe Cobourg pour essayer de lever le siège de la ville de Maubeuge. Ces passionnés collectent également les reproductions de gravures ainsi que des documents officiels de cet affrontement militaire. Consulez ici le blog de Philippe Palmiotti.

10 Le Musée de la bataille de Malplaquet

Plan de la bataille de Malplaquet suivant M. de Feuquières | Gallica

Ce musée retrace la bataille de Malplaquet qui se déroula en 1709 et les évènements qui ont engendré la guerre de succession au trône d’Espagne

Adresse : Maison des associations; Route de Mons Malplaquet – 59570 Taisnières-sur-Hon

11 Le Musée Néo-Zélandais à Le Quesnoy

Le Quesnoy Mémorial Nouvelle-Zélande

Après le départ de la vingtaine de militaires de l’ancienne gendarmerie située rue Achille-Carlier pour la nouvelle en septembre 2016, la mairie vendit en 2017 le bâtiment et son terrain au New Zealand Memorial Trust, un groupe d’investisseurs passionnés d’histoire dont certains viennent tous les ans au Quesnoy pour l’Anzac Day, la journée d’hommage aux soldats australiens et néo zélandais engagés en France pendant la 1° guerre mondiale.

Le 4 novembre 2018, la ville inaugura officiellement le site du futur musée de la guerre de Nouvelle-Zélande. Les travaux de rénovation vont alors se poursuivre pour transformer le bâtiment en musée et en hébergement hôtelier, capable à terme d’accueillir 98 personnes, destinées à des groupes néo-zélandais.

Les Musées d’Histoire Naturelle

12 Le Musée des Minéraux et des Fossiles à Landrecies

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Le Musée de fossiles et minéraux Paul Boussemart et Jules Gosselet se trouve au rez-de-chaussée de la mairie côté CIP.

Enfant du pays, Paul Boussemart a fait don en 2004 à la ville de Landrecies
de sa collection très impressionnante de minéraux et de fossiles : un don de 7 tonnes !!! Il décéda à Besançon le 11 janvier 2018 à l’âge de 91 ans.

Les Musées des Techniques

13 Le Musée du Marbre et de la Pierre Bleue à Bellignies

Le musée créé en 1979 est situé dans une ancienne marbrerie au bord de l’Hogneau.

Au musée du marbre et de la pierre bleue de Bellignies - France 3  Hauts-de-France
Voir ici le film réalisé par France3

Collections :

  • cheminées de marbre
  • plus de 100 pendules en marbre
  • sculptures
  • collection d’outils
  • archives

14 Le Musée de la Mémoire Verrière à Boussois

Un après-midi pour plonger dans la mémoire des Glaces
Photo La Voix du Nord 2018

Le musée de la Mémoire Verrière de Boussois fêtait en octobre 2016 ses 20 ans et son nouvel espace. Voir le site rétro d’Aniche

La visite de ce musé s’impose : il illustre l’histoire des Compagnies Réunies des Glaces et Verres Spéciaux du Nord de la France, plus connues sous le nom des Glaces de Boussois. Vous y découvrirez l’histoire du patrimoine professionnel et familial de la Glacerie de 1859 à nos jours.

15 Le Musée de la Machine Parlante à Cousolre

Le musée de la machine parlante au 43 A Route Nationale a été inauguré le 4 mai 2013 à Cousolre. Consulter le site de l’Office du Tourisme de Cousolre

Il est l’oeuvre de Jean-Paul Maïeu, collectionneur depuis son enfance d’appareils diffuseurs et enregistreurs de la parole et de la musique.

Au travers de sa collection, le musée retrace la vie de ces inventeurs, de Charles Cros à Thomas Edison en passant par Berliner, Charles Pathé ou Henri Lioret, à qui l’on doit le premier vrai enregistrement sur cylindre de celluloïd en 1893. Du poste à galène au transistor, du rouleau de cire à l’ancêtre du juke-box, du gramophone à l’écophone, des centaines d’inventions que Jean-Paul a acquises en multipliant les déplacements, pour en rapporter l’objet rare. Jean-Paul Maïeu n’est pas seulement un collectionneur, mais aussi un historien qui vous fera revivre ces instruments l’espace d’un instant lors d’une visite commentée par ses soins.

16 Le Musée du Verre de Sars Poteries

Sars-Poteries Musée du verre 4.JPG

Le nouveau Musée du Verre a ouvert ses portes le 1 er octobre 2016, déménageant du 1 au 76 de la rue du Général de Gaulle.
Il a été conçu par le cabinet d’architecture toulousain W-Architectures. L’ensemble des façades du musée et sa toiture sont revêtus de pierres bleues du Hainaut. Il a double vocation : musée et atelier.
Le musée-atelier départemental du verre possède la plus importante collection publique en France, d’œuvres contemporaines en verre. Elle rassemble une centaine d’artistes internationaux représentés par plus de 550 sculptures. Y sont exposées la plupart des grandes figures de la sphère contemporaine en verre artistique comme Stanislas Libensky (Tchécoslovaquie), Gizela Saboko, (Tchécoslovaquie), Antoine et Etienne Leperlier (France), Maria Lugossy (19502012) Hongrie), Howard Ben Tre (États-Unis), Toots Zynsky (États-Unis),keiko Mukaide (Royaume-Uni) ou encore Silvia Levenson (Italie).

17 Le Musée du Verre à Trélon

L’atelier-musée du verre est installé dans l’ancienne verrerie Parant qui a été restaurée et conservée dans sa quasi intégralité. Le site verrier de Trélon est exceptionnel par son patrimoine technique et industriel. Il s’intéresse à la verrerie noire (industrie du verre soufflé de couleur vert foncé utilisé dans la fabrication des bouteilles fortes) et à la verrerie blanche (flaconnage ou gobeleterie) aux travers des bâtiments, d’outils et de témoignages de plusieurs siècles d’industrie du verre. On y voit notamment les fours Boetius (1850) et Stein (1920), les arches à recuire à ferrasse et à tapis, un ensemble de machines semi-automatiques de flaconnage.

A Trélon à partir de 1823 l’économie locale tourne autour des verreries. On y fabrique les bouteilles de champagne puis après la première guerre mondiale le site se spécialise dans les flacons de parfum, les plus grandes marques françaises utilisant ce verre fabriqué ici.

18 Le Musée des Bois Jolis à Felleries

Fichier: Felleries, Le musée des Bois Jolis (7) .JPG
© Association des amis de Felleries et de ses bois jolis

Un musée de la boissellerie est installé dans un ancien moulin restauré sur la Belleuse. Il retrace le passé de cette activité avec démonstration de tournage sur bois et visite du dispositif de commande du moulin en action : engrenages, rouet, tourillons.

On y découvre trois salles d’exposition :

Dans la première le village de Felleries et les métiers de la forêt sont présentés à travers des photographies sur l’histoire de cette activité artisanale qui prit une ampleur industrielle avec la fabrication de bobines et de robinets. La seconde salle met à l’honneur les fameux « bois jolis » : objets domestiques ou liés à la vie rurale et industrielle, mais aussi des jouets et jeux traditionnels en bois. En pénétrant dans la troisième salle, les visiteurs découvrent l’évolution des outils de travail – notamment les tours à main et à pied.

19 Le musée de la Cour des Potiers à Ferrière la Petite

Dès les années 1970, plusieurs habitants du village s’attaquent à la reconstruction du four, dit « four-bouteille » à cause de sa forme, à la remise en état des ateliers du potier et à la construction d’un four de cuisson.

En 1980, la Municipalité de Ferrière-la-Petite rachète les bâtiments de cette poterie Lambert, qui renfermait dans ses locaux le four-bouteille en ruines et menaçant de totalement disparaître. Dans un premier temps, elle décide de sauver ce qui peut l’être : réfection de la toiture, poursuite de la reconstruction du four-bouteille, construction d’un nouveau four de cuisson.
En 1982 se déroule la première cuisson de cette nouvelle époque.

En 1983, le four-bouteille est classé aux Monuments historiques. Dès lors, l’association « Ferrière-la-Petite : terre, art et traditions », est chargée, par les villageois, de la gestion de l’activité artisanale, de promouvoir, maintenir et de faire connaître les techniques de la cuisson dite du « grès salé ». Puis vient le projet de créer un Musée autour du « four-bouteille ». Ce Musée trouve sa raison d’être dans le passé de Ferrière-la-Petite et de ses alentours : poteries, faïenceries et piperies ainsi que l’apport de pièces muséographiques en nombre suffisant pour refléter les productions de grès salés bleus et marron.

En 1994, le musée est inauguré par la Présidente du Conseil Régional. La création du « pôle des Arts et Techniques de la Terre » permet, grâce au matériel qui s’y trouve, d’accueillir des stages et des groupes. L’action conjuguée des villageois, des membres de l’association et de la Municipalité a permis le sauvetage de l’unique four-bouteille et la réhabilitation de l’ensemble du corps de bâtiment. Des animations susceptibles d’attirer les écoles et les centres de loisirs sont mises en place, nécessitant l’apport de bénévoles supplémentaires et l’embauche de personnel.

En 2001, le musée de la Cour des Potiers de Ferrière-la-Petite accueille plus de 6 000 visiteurs. Les activités proposées sont, par exemple : simple visite, journée entière d’un atelier, découverte du tournage, stage de plusieurs jours pour les scolaires, les particuliers, les entreprises… Source du texte : Wikipedia

20 Musée du Textile et de la Vie Sociale à Fourmies

L’écomusée de Fourmies : historique et atouts majeurs sur le site culture.gouv.fr

Situé dans les bâtiments d’une ancienne filature (Prouvost-Masurel) qui a fonctionné de 1874 à 1978 dans un lieu dit « En dessous des moulins » le musée, sur une surface de 2 500 m² rassemble les éléments les plus significatifs de l’industrie du textile.

– Le musée est réparti en deux sections l’une sur le textile (de sa fabrication, de la laine brute du mouton au produit fini, à son entretien) et l’autre sur l’aspect de la vie sociale de la région au début du XIX e siècle

Les Musées d’Ethnologie et de Sociologie

21 Le Musée des Évolutions Jean Vaillant à Bousies

Le musée des Évolutions de Bousies est ouvert en 1993 à l’initiative de son conservateur Jean Vaillant, dans un bâtiment daté de 1576 sauvé de la destruction puis restauré. Le musée aborde l’histoire de la région de Bousies, à travers les évolutions de la technique : des pièces préhistoriques aux premiers appareils électroniques en passant par de nombreux outils et objets anciens. On y trouve également un espace consacré à l’histoire locale ainsi que la reconstitution d’une salle de classe du début du XXe siècle. Le musée est installé dans un bâtiment remarquable, une ferme du XVI e siècle avec son étable voûtée de briques et sa grange attenante.

22 Le Petit Musée à Grand-Fayt

L’association « Vivre à Grand-Fayt » a fouillé dans tous les greniers de la mairie et de la commune pour retrouver des archives précieuses qui sont désormais présentées dans un petit musée aménagé à l’étage de la mairie. L’association vous permet ainsi de connaitre l’histoire de ce village en vous invitant à découvrir le coin pompiers, les sportifs, l’harmonie, l’école, l’église, mais aussi de nombreuses cartes postales et des milliers de photos à feuilleter. Les visites se font sur rendez-vous. 

23 Le Musée de la Douane et des Frontières à Hestrud

Le Musée de la Douane Voir ce site

À Hestrud, le musée de la douane inauguré le 12 juillet 1996 raconte la saga de la frontière disparue.

24 Le Muséum à Louvroil

MUSEAM a été créé en 2012 par les bénévoles du Syndicat d’Initiative de Louvroil (1994) afin de rassembler plusieurs éléments et collection d’archives concernant le patrimoine, l’industrie et le récup’art.
Sa mise en œuvre a été rendue possible par l’existence d’un ancien bâtiment louvroilien (la Ferme du Lac, située sur le Parc du Plan d’Eau du Paradis), par la mise à disposition par la Commune de Louvroil d’un agent d’accueil à mi-temps (depuis 2007) ; et par diverses aides matérielles, financières et communicationnelles émanant de celle-ci.
MUSEAM-Syndicat d’Initiative tente d’animer le Parc et Plan d’Eau du Paradis en apportant une dimension culturelle, artistique et patrimoniale à ce site, afin de contribuer à participer au développement du Tourisme de proximité en Vallée de la Sambre.
Il est à ce titre membre de plusieurs structures de développement : Proscitec, l’Office de Tourisme de Sambre-Avesnois, le Conseil territorial de l’Économie Sociale et Solidaire en Sambre-Avesnois, le Centre Socio-Culturel RAIL-ATAC de Louvroil…
Les 45 adhérents sont engagés dans les différentes activités de l’Association : excursions-visites de musées et de sites, montage d’expositions, encadrement de prestations, animation de cinq week-ends annuels d’ouverture du Musée, participation à des groupes de travail (thématique annuelle Proscitec, ateliers art récup’…).

Les collections de MUSEAM comprennent
-  Pour le patrimoine : environ 5.000 objets de la première partie du 20e siècle, liés aux thématiques suivantes : le patrimoine louvroilien ; les lieux publics et les magasins ; les métiers d’antan et de tous temps ; les loisirs, les divertissements, les jeux et les jouets ; l’industrie et la ruralité ; l’évolution des objets usuels de la vie quotidienne ; l’école et l’instruction publique ; l’intérieur des maisons d’habitation rurales ; les rites, les traditions, les fêtes et les ducasses…
-  Pour l’industrie : plusieurs milliers de documents papiers dûment classés par usines dans une cinquantaine d’archivades ; plusieurs centaines de documents photos, diapos, vidéo, clés USB… ; une dizaine de maquettes industrielle et d’œuvres restituant l’industrie, une cinquantaine d’objets ayant trait à l’industrie ; plusieurs expositions textes-photos sur des entreprises de l’industrie sambrienne.
-  Pour le récup’-Art : une trentaine de créations artistiques relevant d’une collection permanente d’œuvres art récup’ sur l’illustration des expressions de la langue française comprenant les noms des partie du corps humain : « têtes de l’art, mots-cœur, dos rit fort, têtes à n’Os »…. Tous les 3 mois, nous exposons différents Art récupérateurs à chaque fois différents.

Source : proscitec.asso.fr

25 Le Musée de la Vie Paysanne à Maroilles

Le bon vieux poêle de Grand-mère Photo Marie Laure Fournier

Situé dans l’ancienne école des filles au 53 Grand’Rue ce musée retrace la vie des herbagers de 1850 à 1950 : exposition des outils utilisés, des machines qui servaient à la fenaison, reconstitution d’une laiterie …

26 Le Musée des Anciens Sapeurs-Pompiers à Maroilles

dernier véhicule d’intervention
Motopompe de 1958

C’est l’amicale des Sapeurs-Pompiers de Maroilles présidée par René Vaubourgeix (dernier chef de corps) qui a créé un musée suite à la cessation de ce corps en janvier 2013 pour perpétuer et partager les souvenirs. Situé au 63 Grand’Rue le musée recense une bonne centaine de pièces, toutes maroillaises, pour certaines très anciennes (1828) et rares. Maroilles a en effet détenu son premier centre d’intervention en 1828 avec ses premières pompes alors installées dans l’église et ce jusqu’en 1848. A cette date le maire Antoine Fournier achète le local le frère Portier (l’actuel syndicat d’Initiative), premier bâtiment destiné aux sapeurs pompiers de la commune.Voir la vidéo réalisée par Patrice Thioloy le 08/10/2014

27 Le Musée de la Maison de Pays à Pont sur Sambre

Situé dans l’ancienne perception, au 113 grand-rue, le musée de la Maison de Pays, inauguré en septembre 1989,retrace de manière authentique la vie de nos aïeux à la fin du XIX e siècle. Les différentes pièces de vie d’une maison typique de l’Avesnois sont ainsi fidèlement restituées : cuisine, salle à manger, chambre à coucher, laiterie, salle de classe, atelier de couture, boutique de modiste, sabotier et estaminet. C’est un lieu unique, chaleureux et authentique : une véritable immersion à la fin du XIXe siècle.

28 La Maison du Bocage à Sains du Nord

Cette maison du bocage située au 35 rue Jean-Baptiste Lebas à Sains-du-Nord est une superbe maison de maitre édifiée en 1870 et transformée en ferme au XIXe siècle avec ses dépendances dont notamment une grange et la forge et plus encore ses jardins.

Musée ouvert en 1983, devenu communal en 2019 et totalement rénové en 2020, il assure la valorisation et la préservation du patrimoine bocager. A l’intérieur de cette bâtisse venez y découvrir les illustrations relatives aux spécificités de ce bocage (son origine, ses produits, ses activités, la vie des hommes dans le bocage), mais aussi la mise en valeur des abeilles (ruche vitrée), une exposition de Raymond Debièvre, peintre de Maubeuge qui présente les scènes très colorées du bocage, sans oublier les expositions temporaires. La cour extérieure et le verger accueillent quelques machines agricoles anciennes.

Dans la grange, une forge évoque le travail du fer dans la région.

Enfin, un vaste jardin botanique à la fois sauvage et paysager complète le musée et entoure les dépendances avec différents espaces (un espace paysager et la collection de plantes sauvages, un zone semi-sauvage avec sa mare et son sentier ludique les sens par les pieds nus, un espace jardin d’essais (plantes insolites, engrais verts, démonstrations de méthodes de culture en permaculture), un verger conservatoire avec sa prairie naturelle (de fin mai à fin aout), un jardin ethnobotanique… Ce jardin est un véritable petit paradis naturel. La maison du bocage a obtenu le titre de “jardin botanique de France et des pays Francophones”, label parrainé par le jardin de la faculté de Pharmacie de Lille.