{"id":25888,"date":"2026-06-27T09:55:55","date_gmt":"2026-06-27T07:55:55","guid":{"rendered":"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/?page_id=25888"},"modified":"2026-06-27T15:16:52","modified_gmt":"2026-06-27T13:16:52","slug":"le-chateau-comtal-du-quesnoy","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/le-chateau-comtal-du-quesnoy\/","title":{"rendered":"Le Ch\u00e2teau Comtal du Quesnoy : Histoire et Vestiges"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le ch\u00e2teau comtal du Quesnoy n\u2019existe plus en surface, et pourtant il continue de structurer la ville, son histoire et m\u00eame son imaginaire. Sous les pav\u00e9s, sous les b\u00e2timents modernes, sous les cours et les jardins, il demeure pr\u00e9sent, comme une ombre enfouie. Pendant des si\u00e8cles, il fut le c\u0153ur politique, militaire et symbolique du Hainaut. C\u2019est autour de lui que la ville est n\u00e9e, qu\u2019elle s\u2019est d\u00e9velopp\u00e9e, qu\u2019elle s\u2019est d\u00e9fendue et qu\u2019elle a accueilli princes, duchesses, gouverneurs et soldats.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Aujourd\u2019hui, seuls quelques vestiges visibles \u2014 la caserne Cernay, la porte romane, les caves profondes \u2014 rappellent son existence. Mais gr\u00e2ce aux archives, aux plans anciens et aux fouilles arch\u00e9ologiques, il est possible de reconstituer son histoire et de comprendre son r\u00f4le essentiel dans la formation du Quesnoy. Ce chapitre propose un voyage \u00e0 travers huit si\u00e8cles, depuis la fondation du ch\u00e2teau par Baudouin IV jusqu\u2019aux d\u00e9couvertes arch\u00e9ologiques de la fin du XX\u1d49 si\u00e8cle.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-medium-brown-color has-text-color has-link-color wp-elements-cb2e96c56b9991a50aa3c56f47e02e74\"><strong>Chapitre 1 \u2014 Aux origines de la ville<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Lorsque l\u2019on traverse aujourd\u2019hui la cour de la caserne Cernay, difficile d\u2019imaginer qu\u2019ici, il y a plus de huit si\u00e8cles, se dressait le c\u0153ur du pouvoir comtal. Vers 1160, Baudouin IV, comte de Hainaut, choisit ce promontoire pour y \u00e9tablir son ch\u00e2teau. Ce choix n\u2019a rien d\u2019anodin : il r\u00e9pond \u00e0 une logique politique, mais aussi g\u00e9ographique. Le site est naturellement prot\u00e9g\u00e9 par les eaux et les mar\u00e9cages, et il commande les routes qui traversent la r\u00e9gion. En installant son ch\u00e2teau ici, Baudouin IV fonde non seulement une r\u00e9sidence, mais une ville enti\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le premier ch\u00e2teau est encore marqu\u00e9 par l\u2019architecture romane. Une vaste enceinte polygonale, renforc\u00e9e par de puissants contreforts, enserre une cour anim\u00e9e. Au sud se dresse le logis comtal, tandis qu\u2019\u00e0 l\u2019est une chapelle \u00e0 deux niveaux accueille les c\u00e9r\u00e9monies les plus prestigieuses. C\u2019est dans cette chapelle que, en 1169, Baudouin V \u00e9pouse Marguerite d\u2019Alsace, en pr\u00e9sence de l\u2019empereur Fr\u00e9d\u00e9ric Barberousse. Le Quesnoy entre alors dans l\u2019histoire europ\u00e9enne.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sous les b\u00e2timents, un autre monde s\u2019\u00e9tend : celui des caves. Trois niveaux superpos\u00e9s, vo\u00fbt\u00e9s d\u2019ar\u00eates et de berceaux, creus\u00e9s dans le gr\u00e8s. Ces espaces servent \u00e0 stocker les denr\u00e9es, les vins, les r\u00e9serves, mais aussi \u00e0 abriter la population en cas de si\u00e8ge. Leur solidit\u00e9 est telle qu\u2019elles survivront \u00e0 toutes les transformations du site, jusqu\u2019\u00e0 nos jours.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-medium-brown-color has-text-color has-link-color wp-elements-1e4183dbb418d19a734d8b3642603600\"><strong>Chapitre 2 \u2014 Le ch\u00e2teau des princes et des duchesses<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Du XIII\u1d49 au XVe si\u00e8cle, le ch\u00e2teau du Quesnoy devient l\u2019une des r\u00e9sidences favorites des comtes de Hainaut. On y vit, on y gouverne, on y c\u00e9l\u00e8bre. Les archives \u00e9voquent des travaux constants : on agrandit, on embellit, on modernise. Philippe le Hardi, puis son fils Philippe le Bon, y laissent leur empreinte. Marguerite de Bourgogne, veuve de Guillaume IV, y r\u00e9side jusqu\u2019\u00e0 sa mort en 1441. Sa fille, Jacqueline de Bavi\u00e8re, y na\u00eet en 1401.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le ch\u00e2teau n\u2019est plus seulement une forteresse : c\u2019est un v\u00e9ritable palais. La grande salle accueille les banquets, les audiences, les f\u00eates. Les caves sont r\u00e9am\u00e9nag\u00e9es pour recevoir les vins de la comtesse. Les cours se remplissent de b\u00e2timents, d\u2019\u00e9curies, de cuisines, de logements pour les officiers. Le Quesnoy devient un centre politique et culturel, un lieu o\u00f9 se croisent les puissants de l\u2019Europe du Nord.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce raffinement n\u2019emp\u00eache pas le ch\u00e2teau de conserver son r\u00f4le d\u00e9fensif. Les guerres, les tensions, les rivalit\u00e9s entre principaut\u00e9s exigent des travaux r\u00e9guliers. Les murs sont r\u00e9par\u00e9s, les foss\u00e9s entretenus, les tours consolid\u00e9es. Le ch\u00e2teau vit au rythme des besoins militaires autant que des exigences de la cour.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-medium-brown-color has-text-color has-link-color wp-elements-fbbc1e57acdeef4c2741d89e4db1edeb\"><strong>Chapitre 3 \u2014 Le temps des ing\u00e9nieurs et des bastions<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au XVI\u1d49 si\u00e8cle, le destin du ch\u00e2teau bascule. Le Hainaut devient un territoire disput\u00e9 entre la France et l\u2019Espagne. Le Quesnoy, d\u00e9sormais place forte espagnole, doit se moderniser. Les ing\u00e9nieurs italiens introduisent les premi\u00e8res fortifications bastionn\u00e9es. Le ch\u00e2teau, trop m\u00e9di\u00e9val, trop vuln\u00e9rable, se retrouve peu \u00e0 peu englob\u00e9 dans un syst\u00e8me d\u00e9fensif plus vaste.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Lorsque Vauban arrive au XVII\u1d49 si\u00e8cle, il transforme la ville enti\u00e8re. Le bastion 7, dit \u00ab du ch\u00e2teau \u00bb, vient entourer l\u2019ancien espace castral. Le ch\u00e2teau perd son r\u00f4le militaire, mais il gagne un nouveau visage : celui du <strong>Grand Gouvernement<\/strong>, r\u00e9sidence du gouverneur de la place.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">C\u2019est \u00e0 cette \u00e9poque que na\u00eet le pavillon Cernay, reconstruit entre 1681 et 1684 sur les plans de Lib\u00e9ral Bruand, l\u2019un des architectes du roi. Sous ses \u00e9l\u00e9gantes fa\u00e7ades de brique et de gr\u00e8s, les caves m\u00e9di\u00e9vales continuent de soutenir l\u2019\u00e9difice, comme un souvenir enfoui du ch\u00e2teau disparu. Louis XIV y s\u00e9journe, Louis XV y est re\u00e7u en 1744. Le Quesnoy reste un lieu de pouvoir.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-medium-brown-color has-text-color has-link-color wp-elements-32fa4ea2f31e16a6e1b0c844d7c3bf38\"><strong>Chapitre 4 \u2014 R\u00e9volutions, casernes et h\u00f4pitaux<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La R\u00e9volution fran\u00e7aise bouleverse l\u2019ordre ancien. Les charges de gouverneur disparaissent, les b\u00e2timents sont vendus, transform\u00e9s, parfois menac\u00e9s de destruction. Le ch\u00e2teau, pourtant, survit. Il devient h\u00f4pital militaire, puis caserne d\u2019infanterie. Les soldats y dorment, y mangent, y soignent leurs bless\u00e9s. Les caves servent de r\u00e9serves, les salles de logement sont r\u00e9am\u00e9nag\u00e9es, les fen\u00eatres recoup\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au XIX\u1d49 si\u00e8cle, le site change encore de visage. On construit, on d\u00e9molit, on adapte. Apr\u00e8s la Premi\u00e8re Guerre mondiale, la caserne accueille la Garde r\u00e9publicaine mobile, puis les services municipaux. Dans les ann\u00e9es 1970, les pompiers s\u2019y installent, rejoints par des associations locales. Le ch\u00e2teau n\u2019est plus un ch\u00e2teau, mais il continue de vivre.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-medium-brown-color has-text-color has-link-color wp-elements-f002306b2426887760d9d174c6435e60\"><strong>Chapitre 5 \u2014 Sous la terre, la m\u00e9moire<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En 1997 et 1998, les fouilles dirig\u00e9es par le professeur Alain Salamagne r\u00e9v\u00e8lent ce que l\u2019on soup\u00e7onnait depuis longtemps : sous les b\u00e2timents modernes, le ch\u00e2teau m\u00e9di\u00e9val est toujours l\u00e0.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 l\u2019ouest, une tour aras\u00e9e appara\u00eet. Mais c\u2019est au nord que la d\u00e9couverte est la plus spectaculaire : une tour circulaire de douze m\u00e8tres de diam\u00e8tre, dont la coupole int\u00e9rieure est encore conserv\u00e9e sur deux m\u00e8tres de hauteur. Le parement en gr\u00e8s blanc, import\u00e9 de loin, t\u00e9moigne d\u2019un chantier princier. Un escalier \u00e9troit, creus\u00e9 dans l\u2019\u00e9paisseur du mur, descend vers un niveau inf\u00e9rieur. Tout cela dormait sous la terre depuis la R\u00e9volution.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les sondages sont rebouch\u00e9s pour prot\u00e9ger les vestiges. Le ch\u00e2teau retourne \u00e0 son sommeil, mais on sait d\u00e9sormais o\u00f9 il se trouve, et ce qu\u2019il reste.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading has-medium-brown-color has-text-color has-link-color wp-elements-79cf4dc5af17207d6e1935d2c0f7ae67\"><strong>Chapitre 6 \u2014 Ce qu\u2019il reste \u00e0 voir<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Aujourd\u2019hui, le ch\u00e2teau comtal n\u2019existe plus en surface. Mais il est partout, si l\u2019on sait regarder.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La caserne Cernay, avec sa fa\u00e7ade composite, repose sur les caves m\u00e9di\u00e9vales. La porte romane, sous son habillage du XVII\u1d49 si\u00e8cle, garde encore l\u2019entr\u00e9e du ch\u00e2teau. Les limites parcellaires dessinent l\u2019ancienne enceinte. Les foss\u00e9s, combl\u00e9s depuis longtemps, se lisent encore dans la courbe des rues.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le ch\u00e2teau n\u2019est plus un monument : c\u2019est une pr\u00e9sence. Une ombre dans le plan de la ville. Une m\u00e9moire enfouie sous les pav\u00e9s. Une histoire qui affleure \u00e0 chaque pierre.<\/p>\n\n\n\n<h1 class=\"wp-block-heading has-medium-brown-color has-text-color has-link-color wp-elements-47d52769b3129dd2b96e9c2eee885e51\"><strong>Conclusion<\/strong><\/h1>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le ch\u00e2teau comtal du Quesnoy est un monument disparu, mais jamais effac\u00e9. Il a fa\u00e7onn\u00e9 la ville, son plan, ses rues, ses usages et m\u00eame son identit\u00e9. Pendant plus de sept si\u00e8cles, il a \u00e9t\u00e9 tour \u00e0 tour r\u00e9sidence princi\u00e8re, centre administratif, forteresse, h\u00f4pital, caserne, puis b\u00e2timent public. Chaque \u00e9poque y a laiss\u00e9 une empreinte, visible ou enfouie.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les fouilles de 1997 et 1998 ont rappel\u00e9 que sous les constructions modernes, le ch\u00e2teau m\u00e9di\u00e9val est toujours l\u00e0, intact dans ses fondations, ses caves, ses tours aras\u00e9es. Ce patrimoine souterrain constitue une r\u00e9serve exceptionnelle pour la connaissance du Moyen \u00c2ge dans le Hainaut. Il t\u00e9moigne aussi de la continuit\u00e9 d\u2019un lieu qui, malgr\u00e9 les transformations, n\u2019a jamais cess\u00e9 d\u2019\u00eatre utilis\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Aujourd\u2019hui, le ch\u00e2teau comtal n\u2019est plus un \u00e9difice, mais une m\u00e9moire. Une m\u00e9moire qui affleure dans les pierres du pavillon Cernay, dans la courbe des rues, dans les limites parcellaires, dans les archives et dans les sols. Une m\u00e9moire que ce chapitre contribue \u00e0 faire revivre.<\/p>\n\n\n\n<h1 class=\"wp-block-heading has-medium-brown-color has-text-color has-link-color wp-elements-452ea00ffecf02bbb3eb479d544727d6\"><strong>Fresque chronologique<\/strong><\/h1>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>1160<\/strong> \u2014 Baudouin IV fonde le ch\u00e2teau comtal du Quesnoy. C\u2019est autour de cette r\u00e9sidence que la ville commence \u00e0 se structurer et \u00e0 se d\u00e9velopper.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>1169<\/strong> \u2014 Le mariage de Baudouin V et de Marguerite d\u2019Alsace est c\u00e9l\u00e9br\u00e9 dans la chapelle du ch\u00e2teau, en pr\u00e9sence de l\u2019empereur Fr\u00e9d\u00e9ric Barberousse. Le Quesnoy entre dans la grande histoire.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>XII\u1d49\u2013XIII\u1d49 si\u00e8cles<\/strong> \u2014 Construction des caves profondes et de l\u2019enceinte polygonale. Ces structures souterraines, vo\u00fbt\u00e9es et massives, constituent les vestiges les plus anciens du ch\u00e2teau.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>1401<\/strong> \u2014 Naissance de Jacqueline de Bavi\u00e8re au ch\u00e2teau. Le Quesnoy est alors l\u2019une des r\u00e9sidences principales des comtes de Hainaut.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>XIV\u1d49\u2013XVe si\u00e8cles<\/strong> \u2014 Le ch\u00e2teau est agrandi et embelli sous les ducs de Bourgogne. Marguerite de Bourgogne y r\u00e9side jusqu\u2019\u00e0 sa mort en 1441.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>XVI\u1d49 si\u00e8cle<\/strong> \u2014 Le Quesnoy devient une place forte espagnole. Les ing\u00e9nieurs italiens introduisent les premi\u00e8res fortifications bastionn\u00e9es, transformant profond\u00e9ment le r\u00f4le du ch\u00e2teau.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>1668\u20131673<\/strong> \u2014 Vauban modernise la place forte. Le bastion 7 englobe l\u2019espace du ch\u00e2teau, qui perd son r\u00f4le d\u00e9fensif mais reste un lieu strat\u00e9gique.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>1681\u20131684<\/strong> \u2014 Reconstruction du pavillon Cernay par Lib\u00e9ral Bruand. Le b\u00e2timent prend son apparence classique, reposant sur les caves m\u00e9di\u00e9vales.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>XVIII\u1d49 si\u00e8cle<\/strong> \u2014 Le ch\u00e2teau devient r\u00e9sidence du gouverneur. Louis XIV puis Louis XV y sont re\u00e7us, renfor\u00e7ant son prestige.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>1793\u20131794<\/strong> \u2014 Les si\u00e8ges r\u00e9volutionnaires endommagent gravement la ville. Le ch\u00e2teau subit des destructions partielles mais demeure debout.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>XIX\u1d49 si\u00e8cle<\/strong> \u2014 Le ch\u00e2teau est transform\u00e9 en caserne d\u2019infanterie. Les b\u00e2timents sont adapt\u00e9s aux besoins militaires et subissent de nombreuses modifications.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>1914\u20131918<\/strong> \u2014 Les troupes allemandes occupent les b\u00e2timents durant la Premi\u00e8re Guerre mondiale. Le site conserve un r\u00f4le militaire.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>1920\u20131970<\/strong> \u2014 Le ch\u00e2teau conna\u00eet des usages vari\u00e9s : gendarmerie mobile, services municipaux, pompiers, associations. Le lieu reste vivant malgr\u00e9 les transformations.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>1997\u20131998<\/strong> \u2014 Les fouilles arch\u00e9ologiques dirig\u00e9es par Alain Salamagne r\u00e9v\u00e8lent la tour de l\u2019\u00c9critoire et confirment l\u2019emprise de l\u2019enceinte castrale m\u00e9di\u00e9vale.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Aujourd\u2019hui<\/strong> \u2014 Le site accueille des associations et le Parc naturel r\u00e9gional de l\u2019Avesnois, tout en conservant sous terre les vestiges du ch\u00e2teau comtal.<\/p>\n\n\n\n<h1 class=\"wp-block-heading has-medium-brown-color has-text-color has-link-color wp-elements-0a6a2bd72fc104ec6db712b8e5ed5019\">Sources<\/h1>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le <strong>dossier de recensement des vestiges du ch\u00e2teau comtal du Quesnoy<\/strong>, diffus\u00e9 via la plateforme S\u2011PASS Territoires \u2014 outil collaboratif port\u00e9 par le r\u00e9seau des C.A.U.E. \u2014 constitue la base documentaire principale. Il compile des donn\u00e9es issues d\u2019archives, d\u2019\u00e9tudes patrimoniales et de travaux arch\u00e9ologiques.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les <strong>Archives d\u00e9partementales du Nord<\/strong> apportent des \u00e9l\u00e9ments essentiels \u00e0 la compr\u00e9hension de l\u2019\u00e9volution du site, notamment \u00e0 travers les documents r\u00e9f\u00e9renc\u00e9s AD59 66J1842 et AD59 66J1865, qui \u00e9clairent les usages du ch\u00e2teau aux XVIII\u1d49 et XIX\u1d49 si\u00e8cles.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le <strong>Service historique de la D\u00e9fense<\/strong> conserve plusieurs plans anciens fondamentaux pour retracer les transformations du ch\u00e2teau et de la place forte. Les documents SHD 1VH1503, SHD Xe563 et SHD ms 878 permettent de suivre l\u2019\u00e9volution du site du XVII\u1d49 au XIX\u1d49 si\u00e8cle.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les <strong>fouilles arch\u00e9ologiques men\u00e9es en 1997\u20131998<\/strong> par Alain Salamagne (Universit\u00e9 de Lille III) constituent une source majeure pour la connaissance des structures m\u00e9di\u00e9vales enfouies, notamment la tour de l\u2019\u00c9critoire et les caves profondes.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les <strong>plans cadastraux modernes<\/strong> consultables sur cadastre.gouv.fr, ainsi que les <strong>vues a\u00e9riennes<\/strong> disponibles sur g\u00e9oportail.gouv.fr, offrent une lecture pr\u00e9cise de l\u2019\u00e9tat actuel des b\u00e2timents, des limites parcellaires et des traces visibles de l\u2019ancien ch\u00e2teau.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Enfin, l\u2019<strong>\u00e9tude architecturale r\u00e9alis\u00e9e en 2015 par l\u2019Agence Fran\u00e7ois Bisman<\/strong>, architecte du patrimoine, apporte un \u00e9clairage contemporain sur la structure du pavillon Cernay et la superposition des niveaux de caves.<\/p>\n\n\n\n<h1 class=\"wp-block-heading has-medium-brown-color has-text-color has-link-color wp-elements-18f17d81518f0295038e91d1a7a4da3d\"><strong>Pour aller plus loin<\/strong><\/h1>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour les lecteurs souhaitant approfondir l\u2019histoire du ch\u00e2teau comtal du Quesnoy, une <strong>version d\u00e9taill\u00e9e, illustr\u00e9e de plans anciens et de documents d\u2019archives<\/strong>, est disponible sur mon site ici :<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/le-chateau-du-quesnoy-du-xii-e-siecle-jusqua-nos-jours\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Le Ch\u00e2teau du Quesnoy du XII e si\u00e8cle jusqu\u2019\u00e0 nos jours.<\/a><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le ch\u00e2teau comtal du Quesnoy n\u2019existe plus en surface, et pourtant il continue de structurer la ville, son histoire et m\u00eame son imaginaire. Sous les pav\u00e9s, sous les b\u00e2timents modernes, sous les cours et les jardins, il demeure pr\u00e9sent, comme une ombre enfouie. Pendant des si\u00e8cles, il fut le c\u0153ur politique, militaire et symbolique du &hellip; <a href=\"http:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/le-chateau-comtal-du-quesnoy\/\" class=\"more-link\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"> de &laquo;&nbsp;Le Ch\u00e2teau Comtal du Quesnoy : Histoire et Vestiges&nbsp;&raquo;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-25888","page","type-page","status-publish","hentry"],"jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/PaOEkN-6Jy","jetpack-related-posts":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/25888","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"http:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=25888"}],"version-history":[{"count":5,"href":"http:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/25888\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":25906,"href":"http:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/25888\/revisions\/25906"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=25888"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}