{"id":26142,"date":"2026-07-05T14:02:27","date_gmt":"2026-07-05T12:02:27","guid":{"rendered":"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/?page_id=26142"},"modified":"2026-07-05T17:14:31","modified_gmt":"2026-07-05T15:14:31","slug":"les-jeux-denfants-et-la-vie-des-jeunes-dans-lavesnois","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/les-jeux-denfants-et-la-vie-des-jeunes-dans-lavesnois\/","title":{"rendered":"Les jeux d\u2019enfants et la vie des jeunes dans l\u2019Avesnois"},"content":{"rendered":"<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"840\" height=\"559\" data-attachment-id=\"26149\" data-permalink=\"http:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/les-jeux-denfants-et-la-vie-des-jeunes-dans-lavesnois\/image-2615\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/image-39.png?fit=944%2C628\" data-orig-size=\"944,628\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;,&quot;alt&quot;:&quot;&quot;}\" data-image-title=\"image\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/image-39.png?fit=840%2C559\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/image-39.png?resize=840%2C559&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-26149\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/image-39.png?w=944 944w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/image-39.png?resize=300%2C200 300w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/image-39.png?resize=768%2C511 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 709px) 85vw, (max-width: 909px) 67vw, (max-width: 1362px) 62vw, 840px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<h1 class=\"wp-block-heading\"><strong>Introduction g\u00e9n\u00e9rale<\/strong><\/h1>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans les villages de l\u2019Avesnois, l\u2019enfance et la jeunesse formaient un monde \u00e0 part, un monde simple et vivant, fait de jeux, de travaux, de camaraderie et de d\u00e9couvertes. Les enfants grandissaient au rythme des saisons, des fermes, des rues \u00e9troites, des cours d\u2019\u00e9cole et des pr\u00e9s o\u00f9 l\u2019on courait du matin au soir. Ils inventaient des jeux avec presque rien, fabriquaient leurs jouets, vivaient en bandes soud\u00e9es, apprenaient t\u00f4t \u00e0 aider les parents, \u00e0 participer aux t\u00e2ches, \u00e0 se pr\u00e9parer \u00e0 la vie adulte.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette jeunesse n\u2019\u00e9tait pas seulement un \u00e2ge de libert\u00e9 : elle \u00e9tait aussi un temps d\u2019apprentissage, de responsabilit\u00e9, de transmission. On jouait, on riait, on se chamaillait, mais on travaillait aussi, on observait les adultes, on imitait leurs gestes, on se pr\u00e9parait \u00e0 prendre sa place dans la communaut\u00e9. Les rites, les premi\u00e8res responsabilit\u00e9s, les amiti\u00e9s fortes, les rivalit\u00e9s entre hameaux, les d\u00e9buts d\u2019apprentissage formaient un chemin qui menait doucement vers l\u2019\u00e2ge adulte.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette page raconte ce monde : celui des jeux d\u2019autrefois, des jouets faits maison, de l\u2019\u00e9cole et des travaux, des rites de passage, des bandes et des amiti\u00e9s qui faisaient grandir.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un monde o\u00f9 l\u2019on devenait adulte sans cesser d\u2019\u00eatre enfant, un monde o\u00f9 chaque geste, chaque jeu, chaque t\u00e2che contribuait \u00e0 fa\u00e7onner les hommes et les femmes qui feraient vivre le village.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">\ud83e\udeb5 <strong>I \u2014 Les jeux d\u2019enfants : libert\u00e9, imagination et camaraderie<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans les villages de l\u2019Avesnois, l\u2019enfance \u00e9tait un \u00e2ge de mouvement, de rires, de poussi\u00e8re soulev\u00e9e dans les cours de ferme, de genoux \u00e9corch\u00e9s et de mains noircies par la terre. Les enfants jouaient partout : dans les rues \u00e9troites bord\u00e9es de maisons en briques, dans les vergers, dans les pr\u00e9s, dans les granges o\u00f9 l\u2019odeur du foin invitait \u00e0 l\u2019aventure. Le jeu \u00e9tait leur royaume, un espace o\u00f9 l\u2019imagination transformait chaque pierre, chaque b\u00e2ton, chaque recoin en tr\u00e9sor ou en cachette.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les jeux ne demandaient presque rien : un caillou, un morceau de bois, une balle de chiffon, un foulard, un peu de craie ou de charbon. Les enfants inventaient, adaptaient, transformaient. Ils jouaient ensemble, toujours en bande, comme si la camaraderie \u00e9tait la premi\u00e8re loi de leur monde.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le jeu le plus simple, et peut\u2011\u00eatre le plus aim\u00e9, \u00e9tait <strong>la cachette<\/strong>. On se glissait derri\u00e8re les meules, on se faufilait dans les haies, on disparaissait dans les remises. Celui qui comptait collait son front contre un mur, les mains sur les yeux, et lan\u00e7ait d\u2019une voix forte : \u00ab Gare, j\u2019arrive ! \u00bb Alors commen\u00e7ait la chasse joyeuse, les \u00e9clats de rire, les courses soudaines, les \u201ctrouv\u00e9 !\u201d cri\u00e9s \u00e0 travers la cour. Les plus petits se cachaient toujours au m\u00eame endroit, persuad\u00e9s que personne ne les verrait ; les plus grands rivalisaient d\u2019ing\u00e9niosit\u00e9 pour dispara\u00eetre dans des recoins improbables.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sur la terre battue, les enfants tra\u00e7aient <strong>la marelle<\/strong>, avec un caillou ou un morceau de charbon. Les cases \u00e9taient parfois bancales, mais cela n\u2019avait aucune importance. On jouait \u00e0 cloche\u2011pied, on lan\u00e7ait le caillou, on \u00e9vitait les lignes, on riait de ses maladresses. La marelle apprenait \u00e0 compter, \u00e0 viser, \u00e0 garder l\u2019\u00e9quilibre ; mais surtout, elle donnait un rythme aux apr\u00e8s\u2011midi, une petite musique de sauts et de cris.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans les cours de ferme, on jouait aussi au <strong>colin\u2011maillard<\/strong>. Un foulard nou\u00e9 sur les yeux, les autres autour, silencieux comme des chats. Celui qui \u00e9tait band\u00e9 avan\u00e7ait les mains tendues, cherchant un visage, un v\u00eatement, une \u00e9paule. Les enfants retenaient leur souffle, se contorsionnaient pour \u00e9viter le contact, puis \u00e9clataient de rire quand la main les fr\u00f4lait. C\u2019\u00e9tait un jeu de confiance, de surprise, de proximit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les <strong>cabanes<\/strong> faisaient partie des grandes \u0153uvres de l\u2019enfance. On les construisait avec des draps, des vieilles couvertures, des b\u00e2tons, ou simplement dans les haies et les fourr\u00e9s. C\u2019\u00e9tait un refuge, un repaire, un ch\u00e2teau. On y entassait des tr\u00e9sors : plumes, cailloux, bouts de ficelle, bo\u00eetes en fer. On y racontait des histoires, on y partageait des secrets, on y vivait des aventures imaginaires.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les <strong>quilles<\/strong> \u00e9taient un jeu plus bruyant. On alignait des morceaux de bois, parfois des bouteilles en verre vides, et on lan\u00e7ait une balle de chiffon ou un vieux ballon en cuir. Les enfants se d\u00e9fiaient, comptaient les points, se chamaillaient, recommen\u00e7aient. C\u2019\u00e9tait un jeu simple, mais il donnait le go\u00fbt de la comp\u00e9tition, de l\u2019adresse, de la pr\u00e9cision.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Et puis il y avait <strong>la balle au prisonnier<\/strong>, un jeu collectif, vif, joyeux, qui faisait courir tout le village. Deux \u00e9quipes, une balle, un terrain improvis\u00e9 : la place du village, un pr\u00e9, la cour de l\u2019\u00e9cole. On lan\u00e7ait, on esquivait, on criait, on se faisait \u201cprisonnier\u201d, on se d\u00e9livrait. Les plus habiles devenaient des h\u00e9ros d\u2019un apr\u00e8s\u2011midi ; les plus jeunes apprenaient \u00e0 lancer, \u00e0 attraper, \u00e0 coop\u00e9rer. C\u2019\u00e9tait un jeu qui rassemblait, qui animait, qui faisait vibrer les enfants comme une petite f\u00eate improvis\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les jeux d\u2019enfants \u00e9taient faits de peu, mais ils donnaient beaucoup. Ils apprenaient la d\u00e9brouillardise, la solidarit\u00e9, la cr\u00e9ativit\u00e9. Ils formaient les corps, mais aussi les caract\u00e8res. Ils faisaient de l\u2019enfance un \u00e2ge libre, un \u00e2ge de vent, de poussi\u00e8re, de lumi\u00e8re. Un \u00e2ge o\u00f9 l\u2019on courait sans savoir que le monde des adultes, avec ses responsabilit\u00e9s et ses travaux, attendait d\u00e9j\u00e0 au tournant.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">\ud83e\ude9a <strong>II \u2014 Les jouets faits maison<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans les villages de l\u2019Avesnois, les jouets n\u2019\u00e9taient pas achet\u00e9s : ils \u00e9taient <strong>fabriqu\u00e9s<\/strong>, <strong>invent\u00e9s<\/strong>, <strong>improvis\u00e9s<\/strong>. Les enfants n\u2019avaient que peu de choses, mais ils avaient des mains habiles, des id\u00e9es, et l\u2019envie de cr\u00e9er. Le jouet \u00e9tait un prolongement de la vie quotidienne, un objet n\u00e9 d\u2019un morceau de bois, d\u2019une ficelle, d\u2019un chiffon, d\u2019un clou tordu, d\u2019une bo\u00eete en fer.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les gar\u00e7ons taillaient des <strong>\u00e9p\u00e9es en bois<\/strong>, des <strong>petits fusils<\/strong>, des <strong>bateaux miniatures<\/strong> qu\u2019ils faisaient flotter dans les foss\u00e9s. Ils sculptaient des animaux, des personnages, des petites roues qu\u2019ils fixaient \u00e0 un b\u00e2ton pour en faire un \u201cchar\u201d. Les filles fabriquaient des <strong>poup\u00e9es de chiffon<\/strong>, avec des restes de tissu, de la laine, des boutons. Elles cousaient des v\u00eatements minuscules, inventaient des familles, des histoires, des mondes.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les enfants utilisaient tout ce qu\u2019ils trouvaient : des bo\u00eetes de sardines transform\u00e9es en coffres, des plumes en guise de d\u00e9corations, des cailloux comme monnaie, des bouts de ficelle pour attacher, relier, suspendre.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les jouets \u00e9taient <strong>fragiles<\/strong>, souvent bancals, mais ils avaient une \u00e2me. Ils portaient la trace de la main qui les avait faits, de l\u2019effort, de la patience, de la fiert\u00e9. Ils \u00e9taient uniques, irrempla\u00e7ables. On ne pleurait pas longtemps un jouet cass\u00e9 : on en refaisait un autre, parfois plus beau, parfois plus solide.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans les fermes, les enfants jouaient aussi avec les <strong>objets du quotidien<\/strong> : un seau devenait tambour, une brouette devenait char, une vieille bo\u00eete devenait tr\u00e9sor, un b\u00e2ton devenait cheval.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le jouet n\u2019\u00e9tait pas un objet : c\u2019\u00e9tait une <strong>porte ouverte sur l\u2019imagination<\/strong>. Et cette imagination, nourrie par la pauvret\u00e9 et la d\u00e9brouillardise, faisait de chaque enfant un petit artisan, un cr\u00e9ateur, un inventeur.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">\ud83d\udcda<strong> III \u2014 L\u2019\u00e9cole, les travaux et les responsabilit\u00e9s<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019enfance dans l\u2019Avesnois n\u2019\u00e9tait pas seulement faite de jeux. Tr\u00e8s t\u00f4t, les enfants entraient dans le monde des <strong>responsabilit\u00e9s<\/strong>, du <strong>travail<\/strong>, de l\u2019<strong>apprentissage<\/strong>. L\u2019\u00e9cole occupait une place importante, mais elle n\u2019\u00e9tait qu\u2019une partie de la vie des jeunes.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le matin, les enfants prenaient le chemin de l\u2019\u00e9cole, souvent \u00e0 pied, parfois en sabots, parfois sous la pluie. Ils portaient une ardoise, un cahier, un crayon, un morceau de pain. La classe \u00e9tait froide en hiver, bruyante en \u00e9t\u00e9. Le ma\u00eetre ou la ma\u00eetresse enseignait la lecture, l\u2019\u00e9criture, le calcul, la morale. On r\u00e9citait, on copiait, on r\u00e9p\u00e9tait. L\u2019\u00e9cole formait les esprits, mais aussi les caract\u00e8res : discipline, respect, silence, effort.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Apr\u00e8s l\u2019\u00e9cole, commen\u00e7aient les <strong>travaux<\/strong>. Les enfants aidaient \u00e0 :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>garder les vaches,<\/li>\n\n\n\n<li>ramasser les pommes de terre,<\/li>\n\n\n\n<li>porter l\u2019eau,<\/li>\n\n\n\n<li>nourrir les b\u00eates,<\/li>\n\n\n\n<li>couper les orties pour les lapins,<\/li>\n\n\n\n<li>rentrer le bois,<\/li>\n\n\n\n<li>nettoyer les \u00e9tables.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les plus grands travaillaient parfois dans les <strong>verreries<\/strong>, les <strong>filatures<\/strong>, les <strong>ateliers<\/strong>. Ils apprenaient un m\u00e9tier, souvent dans la fatigue, parfois dans la fiert\u00e9. Le travail pr\u00e9coce n\u2019\u00e9tait pas une exception : c\u2019\u00e9tait une r\u00e9alit\u00e9 sociale, une n\u00e9cessit\u00e9 familiale.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les enfants vivaient ainsi dans un \u00e9quilibre \u00e9trange : le matin, l\u2019\u00e9cole ; l\u2019apr\u00e8s\u2011midi, les travaux ; le soir, les jeux ; et toujours, la conscience que l\u2019\u00e2ge adulte approchait.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Car la jeunesse \u00e9tait courte. Les <strong>rites d\u2019entr\u00e9e dans l\u2019\u00e2ge adulte<\/strong> \u2014 communion, apprentissage, service militaire \u2014 arrivaient vite. Ils marquaient la fin de l\u2019enfance, le d\u00e9but des responsabilit\u00e9s, l\u2019entr\u00e9e dans le monde des grands.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans l\u2019Avesnois, grandir signifiait apprendre, aider, participer. L\u2019enfance \u00e9tait un temps de formation, un temps de transition, un temps o\u00f9 l\u2019on devenait peu \u00e0 peu ce que la vie attendait de vous.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">\ud83d\udd14<strong> IV \u2014 Les rites d\u2019entr\u00e9e dans l\u2019\u00e2ge adulte<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans les villages de l\u2019Avesnois, l\u2019enfance ne durait pas longtemps. Les jeunes grandissaient vite, port\u00e9s par les travaux, les responsabilit\u00e9s, les saisons, et par ces rites qui marquaient le passage vers l\u2019\u00e2ge adulte. Ces moments \u00e9taient attendus, redout\u00e9s, c\u00e9l\u00e9br\u00e9s. Ils formaient une sorte de chemin, une suite de seuils que chacun franchissait \u00e0 son tour, comme l\u2019avaient fait les g\u00e9n\u00e9rations pr\u00e9c\u00e9dentes.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le premier de ces rites \u00e9tait souvent la <strong>communion solennelle<\/strong>. Les enfants, v\u00eatus de neuf, entraient dans l\u2019\u00e9glise avec une gravit\u00e9 nouvelle. On leur parlait de responsabilit\u00e9, de foi, de maturit\u00e9. La communion n\u2019\u00e9tait pas seulement un acte religieux : c\u2019\u00e9tait un signe donn\u00e9 au village que l\u2019enfant quittait l\u2019enfance pour entrer dans la jeunesse. On disait qu\u2019il \u201cprenait de l\u2019\u00e2ge\u201d, qu\u2019il \u201ccomprenait mieux la vie\u201d. Les familles \u00e9taient fi\u00e8res, les voisins commentaient, les anciens observaient avec bienveillance.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Venaient ensuite les <strong>premiers apprentissages<\/strong>. Les gar\u00e7ons entraient chez un patron, dans un atelier, une ferme, une verrerie. Ils apprenaient un m\u00e9tier, souvent dans la fatigue, parfois dans la joie. Ils d\u00e9couvraient la valeur du travail, la duret\u00e9 des journ\u00e9es, la satisfaction de l\u2019effort. Les filles, elles, apprenaient la couture, la cuisine, le soin des enfants, la tenue de la maison. Elles devenaient peu \u00e0 peu les futures ma\u00eetresses du foyer. L\u2019apprentissage \u00e9tait un rite silencieux, quotidien, mais essentiel : il faisait de l\u2019enfant un jeune capable, utile, reconnu.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un autre rite, plus discret mais tout aussi important, \u00e9tait le <strong>premier salaire<\/strong>. Le jour o\u00f9 un jeune rapportait \u00e0 la maison quelques pi\u00e8ces gagn\u00e9es par son travail, il devenait quelqu\u2019un. On le f\u00e9licitait, on le taquinait, on lui disait qu\u2019il \u201c\u00e9tait un homme\u201d ou \u201cune grande fille\u201d. Ce moment, simple en apparence, marquait une fiert\u00e9 profonde : celle de contribuer \u00e0 la vie de la famille.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Enfin, il y avait le <strong>service militaire<\/strong>, pour les gar\u00e7ons. C\u2019\u00e9tait le grand d\u00e9part, la s\u00e9paration, l\u2019entr\u00e9e dans un monde plus vaste. On quittait le village, la ferme, les parents, les habitudes. On revenait chang\u00e9, plus s\u00fbr de soi, plus adulte. Le service militaire \u00e9tait un rite de rupture : il coupait l\u2019enfance d\u2019un coup sec, comme une porte qui se ferme derri\u00e8re soi.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour les filles, le passage \u00e0 l\u2019\u00e2ge adulte se marquait souvent par les <strong>fian\u00e7ailles<\/strong>, puis par le <strong>mariage<\/strong>. On disait qu\u2019elles \u201cprenaient leur place\u201d, qu\u2019elles \u201cfaisaient leur vie\u201d. Le trousseau, pr\u00e9par\u00e9 pendant des ann\u00e9es, \u00e9tait un rite en soi : linge brod\u00e9, draps, nappes, v\u00eatements soigneusement pli\u00e9s. Chaque pi\u00e8ce racontait un apprentissage, une patience, une transmission.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ces rites, qu\u2019ils soient religieux, professionnels ou familiaux, formaient une sorte de colonne vert\u00e9brale de la jeunesse. Ils donnaient un rythme, une direction, un sens. Ils faisaient comprendre aux jeunes qu\u2019ils n\u2019\u00e9taient plus des enfants, mais des membres \u00e0 part enti\u00e8re de la communaut\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans l\u2019Avesnois, devenir adulte n\u2019\u00e9tait pas un \u00e9v\u00e9nement soudain : c\u2019\u00e9tait une succession de pas, de gestes, de moments. Une mont\u00e9e, lente mais s\u00fbre, vers la vie des grands. Une mont\u00e9e accompagn\u00e9e par les parents, les voisins, les ma\u00eetres, les anciens. Une mont\u00e9e o\u00f9 chacun trouvait sa place, son r\u00f4le, son avenir.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">\ud83e\uddd1\u200d\ud83e\udd1d\u200d\ud83e\uddd1 <strong> V \u2014 Les bandes, les amiti\u00e9s et la sociabilit\u00e9 des jeunes<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans les villages de l\u2019Avesnois, les enfants ne grandissaient jamais seuls. Ils vivaient en bandes, en petits groupes soud\u00e9s, form\u00e9s au fil des rues, des hameaux, des \u00e9coles, des fermes. Ces bandes \u00e9taient le c\u0153ur battant de la jeunesse : elles donnaient un sentiment d\u2019appartenance, une identit\u00e9, une force. On y apprenait la solidarit\u00e9, la loyaut\u00e9, la rivalit\u00e9 parfois, mais surtout la joie d\u2019\u00eatre ensemble.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les gar\u00e7ons formaient souvent des groupes bruyants, toujours en mouvement. Ils se retrouvaient dans les pr\u00e9s, pr\u00e8s des foss\u00e9s, derri\u00e8re les granges. Ils jouaient, inventaient des d\u00e9fis, construisaient des cabanes, se lan\u00e7aient des paris, se mesuraient les uns aux autres. Les plus grands guidaient les plus petits, leur apprenant les chemins, les r\u00e8gles, les dangers \u00e0 \u00e9viter. C\u2019\u00e9tait une petite soci\u00e9t\u00e9, avec ses leaders, ses timides, ses audacieux, ses r\u00eaveurs.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les filles, elles, se regroupaient autour des maisons, des cours, des jardins. Elles parlaient, cousaient, jouaient \u00e0 la poup\u00e9e, inventaient des histoires, partageaient des secrets. Elles observaient les adultes, imitaient les gestes des m\u00e8res, r\u00eavaient \u00e0 leur avenir. Les amiti\u00e9s \u00e9taient fortes, durables, parfois exclusives. On se confiait, on se soutenait, on se disputait, puis on se r\u00e9conciliait.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il y avait aussi les <strong>rivalit\u00e9s entre hameaux<\/strong>, petites mais bien r\u00e9elles. Les bandes se d\u00e9fiaient lors des jeux, des courses, des parties de balle au prisonnier. On se taquinait, on se provoquait, mais sans m\u00e9chancet\u00e9. Ces rivalit\u00e9s donnaient du relief \u00e0 la vie des jeunes, un peu comme un jeu \u00e0 grande \u00e9chelle.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les lieux de sociabilit\u00e9 \u00e9taient nombreux : la place du village, les chemins creux, les abords de l\u2019\u00e9cole, les cours de ferme, les vergers, les foss\u00e9s, les talus.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Chaque lieu avait son histoire, ses souvenirs, ses aventures. On y vivait des moments simples mais fondateurs : une confidence, une peur surmont\u00e9e, une dispute, une r\u00e9conciliation, un \u00e9clat de rire, un premier frisson d\u2019adolescence.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La sociabilit\u00e9 des jeunes \u00e9tait une \u00e9cole de la vie. On y apprenait \u00e0 se conna\u00eetre, \u00e0 se situer, \u00e0 se faire respecter, \u00e0 respecter les autres. On y apprenait aussi \u00e0 grandir ensemble, \u00e0 devenir peu \u00e0 peu des adultes.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans l\u2019Avesnois, les bandes d\u2019enfants \u00e9taient comme des petites familles parall\u00e8les, des communaut\u00e9s spontan\u00e9es o\u00f9 l\u2019on se construisait, o\u00f9 l\u2019on se r\u00e9v\u00e9lait, o\u00f9 l\u2019on se pr\u00e9parait \u00e0 la vie qui venait.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">\ud83e\udded <strong>Conclusion \u2014 Grandir en Avesnois : un chemin entre jeu, travail et transmission<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019enfance et la jeunesse dans l\u2019Avesnois formaient un monde \u00e0 part, un monde o\u00f9 le jeu, le travail, l\u2019\u00e9cole et les rites se m\u00ealaient sans jamais s\u2019opposer. Les enfants couraient dans les rues, inventaient des jeux, fabriquaient des jouets, vivaient en bandes soud\u00e9es. Ils apprenaient la d\u00e9brouillardise, la camaraderie, la cr\u00e9ativit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mais tr\u00e8s t\u00f4t, ils entraient aussi dans le monde des responsabilit\u00e9s : aider \u00e0 la ferme, participer aux travaux, apprendre un m\u00e9tier, contribuer \u00e0 la vie de la famille. L\u2019\u00e9cole, les t\u00e2ches quotidiennes, les apprentissages formaient une autre part de leur vie, plus s\u00e9rieuse, plus exigeante.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les rites d\u2019entr\u00e9e dans l\u2019\u00e2ge adulte \u2014 communion, apprentissage, service militaire, fian\u00e7ailles \u2014 venaient marquer les \u00e9tapes de cette progression. Ils donnaient un sens, une direction, une reconnaissance. Ils faisaient comprendre aux jeunes qu\u2019ils prenaient leur place dans la communaut\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Grandir en Avesnois, c\u2019\u00e9tait passer d\u2019un monde de jeux \u00e0 un monde de travail, d\u2019un monde d\u2019imagination \u00e0 un monde de responsabilit\u00e9s. Mais c\u2019\u00e9tait aussi grandir <strong>ensemble<\/strong>, dans les bandes, les amiti\u00e9s, les complicit\u00e9s, les rivalit\u00e9s. C\u2019\u00e9tait apprendre \u00e0 vivre avec les autres, \u00e0 se situer, \u00e0 se construire.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette page raconte ce chemin : celui d\u2019une jeunesse simple, vivante, inventive, courageuse, une jeunesse qui, entre jeux et travaux, entre libert\u00e9 et devoir, se pr\u00e9parait \u00e0 devenir les hommes et les femmes qui feraient vivre le village.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">\ud83d\udcda <strong>Bibliographie <\/strong><\/h2>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Histoire, ruralit\u00e9 et vie quotidienne en Avesnois<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Jean\u2011Louis Cl\u00e9ment<\/strong>, <em>La vie rurale dans le Nord de la France<\/em>, Presses Universitaires du Septentrion.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Jean\u2011Marie Cauchies<\/strong>, <em>Histoire des villages du Nord<\/em>, Soci\u00e9t\u00e9 Arch\u00e9ologique de Valenciennes.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Collectif<\/strong>, <em>Le Pays de Sambre\u2011Avesnois : traditions et m\u00e9moire<\/em>, \u00c9ditions du Parc Naturel R\u00e9gional.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Jean\u2011Pierre Jessenne<\/strong>, <em>Pouvoir au village et R\u00e9volution dans le Nord<\/em>, CNRS \u00c9ditions.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Jean\u2011Luc Floch<\/strong>, <em>Le Nord autrefois : sc\u00e8nes de la vie rurale<\/em>, \u00c9ditions Nord\u2011Patrimoine.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Enfance, \u00e9cole et jeunesse dans le Nord<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Jean\u2011Fran\u00e7ois Condette<\/strong>, <em>L\u2019\u00e9cole dans le Nord de la France (XIX\u1d49\u2013XX\u1d49 si\u00e8cles)<\/em>, Presses Universitaires du Septentrion.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Jean\u2011Pierre Rioux<\/strong>, <em>La jeunesse au XIX\u1d49 si\u00e8cle<\/em>, \u00c9ditions Complexe (chapitres sur les r\u00e9gions industrielles du Nord).<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Collectif<\/strong>, <em>\u00c9coles et ma\u00eetres d\u2019autrefois en Avesnois<\/em>, Soci\u00e9t\u00e9 Historique du Nord.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Travail des enfants, apprentissages et m\u00e9tiers locaux<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Jean\u2011Claude Fichaux<\/strong>, <em>Les verreries du Nord : ouvriers, familles et enfants<\/em>, \u00c9ditions du Hainaut.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Michel Delebarre<\/strong>, <em>Enfants au travail dans le Nord industriel<\/em>, \u00c9ditions du Nord.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Collectif<\/strong>, <em>M\u00e9tiers d\u2019autrefois en Avesnois<\/em>, Parc Naturel R\u00e9gional de l\u2019Avesnois.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Jeux, traditions et sociabilit\u00e9 rurale<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>(Il existe peu d\u2019ouvrages sp\u00e9cifiquement sur les jeux en Avesnois, mais plusieurs traitent des pratiques rurales du Nord.)<\/em><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Yvonne Poncelet<\/strong>, <em>Jeux et traditions populaires du Nord de la France<\/em>, \u00c9ditions Picardie\u2011M\u00e9moire.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Collectif<\/strong>, <em>La vie des enfants dans les campagnes du Nord<\/em>, Mus\u00e9e de l\u2019Avesnois.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Jean\u2011Claude Volant<\/strong>, <em>Sociabilit\u00e9s rurales en Nord\u2011Picardie<\/em>, \u00c9ditions Septentrion.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Anthropologie et rites dans les campagnes du Nord<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><strong>Martine Segalen<\/strong>, <em>Rites et traditions populaires en France<\/em>, Nathan (chapitres sur les r\u00e9gions du Nord).<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Jean\u2011Luc Richard<\/strong>, <em>Rites de passage dans les campagnes du Nord<\/em>, Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019\u00c9tudes R\u00e9gionales.<\/li>\n\n\n\n<li><strong>Collectif<\/strong>, <em>M\u00e9moire des villages du Nord<\/em>, \u00c9ditions du Patrimoine Rural.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Introduction g\u00e9n\u00e9rale Dans les villages de l\u2019Avesnois, l\u2019enfance et la jeunesse formaient un monde \u00e0 part, un monde simple et vivant, fait de jeux, de travaux, de camaraderie et de d\u00e9couvertes. Les enfants grandissaient au rythme des saisons, des fermes, des rues \u00e9troites, des cours d\u2019\u00e9cole et des pr\u00e9s o\u00f9 l\u2019on courait du matin au &hellip; <a href=\"http:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/les-jeux-denfants-et-la-vie-des-jeunes-dans-lavesnois\/\" class=\"more-link\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"> de &laquo;&nbsp;Les jeux d\u2019enfants et la vie des jeunes dans l\u2019Avesnois&nbsp;&raquo;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-26142","page","type-page","status-publish","hentry"],"jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/PaOEkN-6NE","jetpack-related-posts":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/26142","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"http:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=26142"}],"version-history":[{"count":5,"href":"http:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/26142\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":26151,"href":"http:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/26142\/revisions\/26151"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=26142"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}