{"id":27075,"date":"2026-07-18T11:48:49","date_gmt":"2026-07-18T09:48:49","guid":{"rendered":"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/?page_id=27075"},"modified":"2026-07-18T12:09:09","modified_gmt":"2026-07-18T10:09:09","slug":"les-monuments-disparus-davesnes-sur-helpe","status":"publish","type":"page","link":"http:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/les-monuments-disparus-davesnes-sur-helpe\/","title":{"rendered":"Les Monuments disparus d\u2019Avesnes-Sur-Helpe"},"content":{"rendered":"<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"840\" height=\"555\" data-attachment-id=\"27095\" data-permalink=\"http:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/les-monuments-disparus-davesnes-sur-helpe\/image-2855\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/image-276.png?fit=1403%2C926\" data-orig-size=\"1403,926\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;,&quot;alt&quot;:&quot;&quot;}\" data-image-title=\"image\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/image-276.png?fit=840%2C555\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/image-276-1024x676.png?resize=840%2C555&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-27095\" style=\"aspect-ratio:1.515162902559092\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/image-276.png?resize=1024%2C676 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/image-276.png?resize=300%2C198 300w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/image-276.png?resize=768%2C507 768w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/image-276.png?resize=1200%2C792 1200w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/image-276.png?w=1403 1403w\" sizes=\"auto, (max-width: 709px) 85vw, (max-width: 909px) 67vw, (max-width: 1362px) 62vw, 840px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>Vue reconstitu\u00e9e d\u2019Avesnes\u2011sur\u2011Helpe \u00e0 l\u2019\u00e9poque m\u00e9di\u00e9vale\u202f: le B\u00e9guinage, le Couvent des R\u00e9collets, l\u2019H\u00f4tel de Ville ancien et les fortifications. Recr\u00e9ation historique \u2013 Encyclop\u00e9die des monuments disparus d\u2019Avesnes\u2011sur\u2011Helpe<\/em>.<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<h1 class=\"wp-block-heading\"><em>Avesnes, la ville sous la ville<\/em><\/h1>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il existe des villes dont l\u2019histoire se lit dans les pierres encore debout. Et il en existe d\u2019autres, plus rares, dont l\u2019histoire se lit dans les pierres qui ont disparu.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Avesnes\u2011sur\u2011Helpe appartient \u00e0 cette seconde cat\u00e9gorie.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Depuis des si\u00e8cles, la ville a vu s\u2019\u00e9lever, prosp\u00e9rer, se transformer puis dispara\u00eetre une multitude d\u2019\u00e9difices religieux, militaires, civils ou caritatifs. Couvents, chapelles, b\u00e9guinages, fortifications, prisons, gendarmeries, coll\u00e8ges, salles publiques, maisons de charit\u00e9 : autant de lieux qui ont accompagn\u00e9 la vie des Avesnois avant de s\u2019effacer, parfois sans laisser d\u2019autre trace qu\u2019un acte notari\u00e9, une pierre tombale d\u00e9plac\u00e9e, un fragment de sculpture, un nom de rue ou une mention dans un vieux registre.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette disparition progressive n\u2019est pas un accident : elle est le r\u00e9sultat de guerres, de si\u00e8ges, d\u2019incendies, de r\u00e9formes religieuses, de modernisations militaires, de d\u00e9cisions politiques, de transformations urbaines et de reconstructions successives. Avesnes a \u00e9t\u00e9 d\u00e9truite, reconstruite, remodel\u00e9e, amput\u00e9e, agrandie, puis de nouveau transform\u00e9e. \u00c0 chaque \u00e9poque, une partie de la ville a \u00e9t\u00e9 sacrifi\u00e9e pour en b\u00e2tir une autre.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ainsi s\u2019est form\u00e9e une <strong>ville invisible<\/strong>, une <strong>ville sous la ville<\/strong>, dont les traces subsistent dans les archives, les monographies anciennes, les inventaires r\u00e9volutionnaires, les plans militaires, les pierres tombales, les r\u00e9cits des chroniqueurs et les souvenirs transmis de g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Avesnes\u2011sur\u2011Helpe est donc une ville double. Il y a celle que l\u2019on voit : ses rues, ses places, ses fa\u00e7ades, ses monuments encore debout. Et il y a celle que l\u2019on ne voit plus : une ville enfouie sous les si\u00e8cles, faite de couvents disparus, de chapelles oubli\u00e9es, de fortifications ras\u00e9es, de maisons effac\u00e9es, de salles publiques d\u00e9truites, de prisons, de gendarmeries, de coll\u00e8ges, de jardins, de cimeti\u00e8res, de clo\u00eetres et de b\u00e2timents dont il ne reste parfois qu\u2019une pierre, une inscription, un acte notari\u00e9, ou un nom de rue.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette page n\u2019a pas pour ambition de pleurer ce qui a disparu, mais de <strong>retrouver ce qui a \u00e9t\u00e9 effac\u00e9<\/strong>. Elle rassemble, ordonne, d\u00e9crit et contextualise les monuments disparus d\u2019Avesnes, afin de restituer la m\u00e9moire d\u2019une cit\u00e9 dont une grande partie n\u2019existe plus que dans les documents que nous avons retrouv\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En parcourant ces monuments disparus, c\u2019est une autre Avesnes qui appara\u00eet : une Avesnes plus vaste, plus dense, plus religieuse, plus fortifi\u00e9e, plus vivante, plus complexe. Une Avesnes dont les pierres ont disparu, mais dont la m\u00e9moire demeure, intacte, dans les archives et les vestiges.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Entrer dans cette encyclop\u00e9die, c\u2019est franchir une porte. Derri\u00e8re elle, Avesnes r\u00e9appara\u00eet \u2014 non pas telle qu\u2019elle est, mais telle qu\u2019elle fut. Une ville sous la ville. Une ville fant\u00f4me. Une ville retrouv\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<h1 class=\"wp-block-heading has-medium-gray-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-cf688964188aff5640c51c8c17073ccf\" style=\"color:#2e4f3d\"><strong>I \u2014 Les \u00e9difices religieux disparus<\/strong><\/h1>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pendant des si\u00e8cles, Avesnes\u2011sur\u2011Helpe fut une ville profond\u00e9ment marqu\u00e9e par la pr\u00e9sence religieuse. Ses rues, ses remparts et ses faubourgs \u00e9taient ponctu\u00e9s de chapelles, de couvents, de maisons pieuses, de b\u00e9guinages et de lieux de charit\u00e9. Cette constellation d\u2019\u00e9difices formait un paysage spirituel dense, vivant, qui accompagnait la population dans ses gestes quotidiens, ses pri\u00e8res, ses peines, ses maladies, ses deuils. Aujourd\u2019hui, presque tout a disparu. Ce chapitre reconstitue cette g\u00e9ographie sacr\u00e9e effac\u00e9e, pierre par pierre, gr\u00e2ce aux archives anciennes, aux actes notari\u00e9s, aux inventaires r\u00e9volutionnaires et aux vestiges fun\u00e9raires qui ont surv\u00e9cu.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Le B\u00e9guinage d\u2019Avesnes<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>(Fond\u00e9 vers 1530 \u2014 disparu au XVIII\u1d49 si\u00e8cle)<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le B\u00e9guinage fut la derni\u00e8re grande \u0153uvre de <strong>Louise d\u2019Albret<\/strong>, dame d\u2019Avesnes, dont la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 marqua durablement la ville. Fond\u00e9 vers 1530, il se situait derri\u00e8re l\u2019\u00e9glise paroissiale, \u00e0 l\u2019extr\u00e9mit\u00e9 de la ville, dans un enclos ferm\u00e9 dont les portes se refermaient chaque soir au son de la cloche. Ce lieu paisible accueillait des femmes veuves ou \u00e0 marier, \u00ab honn\u00eates et de bonne vie \u00bb, qui cherchaient une existence pieuse sans prononcer de v\u0153ux. Louise d\u2019Albret dota l\u2019\u00e9tablissement de rentes, de bl\u00e9, de bois, et lui donna une chapelle d\u00e9di\u00e9e \u00e0 <strong>Sainte Marie\u2011Madeleine<\/strong>. Les b\u00e9guines vivaient l\u00e0, entre pri\u00e8re, silence et travaux modestes, prot\u00e9g\u00e9es des tumultes de la ville.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mais d\u00e8s la fin du XVII\u1d49 si\u00e8cle, le B\u00e9guinage d\u00e9clina. En 1690, il \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 d\u00e9sert\u00e9 et tombait en ruines. Une partie de son terrain fut absorb\u00e9e par les fortifications ; l\u2019autre servit \u00e0 construire une \u00e9cole de filles. En 1775, la chapelle elle\u2011m\u00eame fut transform\u00e9e en remise pour la pompe \u00e0 incendie. Puis, lors de la vente des fortifications, le B\u00e9guinage fut enti\u00e8rement d\u00e9moli. Il n\u2019en reste aujourd\u2019hui aucune trace mat\u00e9rielle.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Le couvent et l\u2019\u00e9glise des R\u00e9collets<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>(1460 \u2014 ras\u00e9s en 1839)<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Fond\u00e9 en 1460 par <strong>Quentine de Jauche<\/strong>, le couvent des R\u00e9collets fut l\u2019un des plus importants \u00e9tablissements religieux d\u2019Avesnes. Il surv\u00e9cut au terrible si\u00e8ge de 1477, fut pill\u00e9 en 1494, br\u00fbl\u00e9 ensuite, puis reconstruit. Pendant des si\u00e8cles, il abrita des religieux, des pr\u00e9dicateurs, des professeurs, des \u00e9crivains, et servit de lieu de s\u00e9pulture pour les notables de la ville.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019\u00e9glise des R\u00e9collets, vaste et orn\u00e9e, fut progressivement d\u00e9tourn\u00e9e de sa fonction religieuse. Apr\u00e8s l\u2019expulsion des religieux, elle devint magasin \u00e0 fourrage, puis boulangerie militaire, puis enfin manutention. En 1839, toutes les constructions \u2014 clo\u00eetre, \u00e9glise, d\u00e9pendances \u2014 furent <strong>ras\u00e9es<\/strong>, ne laissant que quelques pierres tombales sauv\u00e9es et transport\u00e9es au cimeti\u00e8re. Le couvent des R\u00e9collets, qui avait travers\u00e9 quatre si\u00e8cles d\u2019histoire, disparut en une seule ann\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Le clo\u00eetre et l\u2019\u00e9glise des R\u00e9collectines (S\u0153urs Grises)<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>(1434 \u2014 d\u00e9truits apr\u00e8s 1793)<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les S\u0153urs Grises, fond\u00e9es en 1434 par <strong>Quintine de Jauche<\/strong>, furent d\u2019abord des auxiliaires de l\u2019h\u00f4pital Sainte\u2011\u00c9lisabeth. Elles soignaient les malades, visitaient les pauvres, enseignaient aux enfants, et vivaient dans un enclos situ\u00e9 entre l\u2019h\u00f4pital, la rue de Mons, le rempart et le quai. Leur chapelle fut consacr\u00e9e en 1502, leur clo\u00eetre b\u00e9nit en 1547. Au XVII\u1d49 si\u00e8cle, elles adopt\u00e8rent la r\u00e9forme des R\u00e9collectines et devinrent des religieuses clo\u00eetr\u00e9es, vivant dans un silence rigoureux.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Leur \u00e9tablissement \u00e9tait vaste : \u00e9glise, clo\u00eetre, cimeti\u00e8re, infirmerie, laboratoire, cuisine, biblioth\u00e8que, r\u00e9fectoire, brasserie, boulangerie, parloir, dortoir, jardins. En 1790, l\u2019inventaire r\u00e9volutionnaire vida le couvent de ses objets sacr\u00e9s. En 1792, les biens furent vendus. Apr\u00e8s 1793, le clo\u00eetre et l\u2019\u00e9glise furent enti\u00e8rement d\u00e9molis. Il n\u2019en subsiste aujourd\u2019hui qu\u2019une pierre tombale, miraculeusement conserv\u00e9e dans la cour de l\u2019H\u00f4tel Villien.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Les chapelles disparues de la ville<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Avesnes comptait autrefois une constellation de petites chapelles, chacune li\u00e9e \u00e0 un quartier, \u00e0 une confr\u00e9rie, \u00e0 une tradition locale. Toutes ont disparu.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La <strong>chapelle de la rue Tassin<\/strong>, que la tradition attribuait \u00e0 une maison de Templiers, a \u00e9t\u00e9 effac\u00e9e sans laisser de trace. La <strong>chapelle Saint\u2011Jean<\/strong>, situ\u00e9e \u00e0 l\u2019extr\u00e9mit\u00e9 de la rue des Flageolets, a disparu elle aussi. La <strong>chapelle Sainte\u2011Magdeleine<\/strong>, qui se dressait vis\u2011\u00e0\u2011vis de la porte du Midi, n\u2019existe plus. La <strong>chapelle Saint\u2011Michel<\/strong>, construite sur le pont du moulin, a \u00e9t\u00e9 d\u00e9truite. La <strong>chapelle des B\u00e9guines<\/strong>, int\u00e9gr\u00e9e au B\u00e9guinage, fut r\u00e9utilis\u00e9e comme remise \u00e0 incendie avant d\u2019\u00eatre d\u00e9molie. La <strong>chapelle de la Compassion<\/strong>, mentionn\u00e9e dans les journaux anciens, fut condamn\u00e9e peu apr\u00e8s sa construction.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ces chapelles formaient autrefois un r\u00e9seau sacr\u00e9 qui accompagnait la vie quotidienne des habitants. Elles ont toutes disparu, sans vestiges.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">\u2b50 <strong>R\u00e9sum\u00e9 des \u00e9difices religieux disparus<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>(Tableau synth\u00e9tique)<\/em><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table class=\"has-fixed-layout\"><thead><tr><th>\u00c9difice<\/th><th>Date de fondation<\/th><th>Date de disparition<\/th><th>Vestiges subsistants<\/th><\/tr><\/thead><tbody><tr><th>B\u00e9guinage d\u2019Avesnes<\/th><td>vers 1530<\/td><td>XVIII\u1d49 si\u00e8cle<\/td><td>Aucun<\/td><\/tr><tr><th>Couvent des R\u00e9collets<\/th><td>1460<\/td><td>1839<\/td><td>Pierres tombales d\u00e9plac\u00e9es<\/td><\/tr><tr><th>\u00c9glise des R\u00e9collets<\/th><td>1460<\/td><td>1839<\/td><td>Quelques dalles au cimeti\u00e8re<\/td><\/tr><tr><th>Clo\u00eetre des R\u00e9collectines<\/th><td>1434<\/td><td>apr\u00e8s 1793<\/td><td>Une pierre tombale (H\u00f4tel Villien)<\/td><\/tr><tr><th>Chapelle Sainte\u2011Marie\u2011Madeleine<\/th><td>XVe si\u00e8cle<\/td><td>XVIII\u1d49 si\u00e8cle<\/td><td>Aucun<\/td><\/tr><tr><th>Chapelle de la rue Tassin<\/th><td>Moyen \u00c2ge<\/td><td>inconnue<\/td><td>Aucun<\/td><\/tr><tr><th>Chapelle Saint\u2011Jean<\/th><td>Moyen \u00c2ge<\/td><td>inconnue<\/td><td>Aucun<\/td><\/tr><tr><th>Chapelle Sainte\u2011Magdeleine<\/th><td>Moyen \u00c2ge<\/td><td>inconnue<\/td><td>Aucun<\/td><\/tr><tr><th>Chapelle Saint\u2011Michel<\/th><td>Moyen \u00c2ge<\/td><td>inconnue<\/td><td>Aucun<\/td><\/tr><tr><th>Chapelle de la Compassion<\/th><td>XVIII\u1d49 si\u00e8cle<\/td><td>XVIII\u1d49 si\u00e8cle<\/td><td>Aucun<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<h1 class=\"wp-block-heading has-medium-gray-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-854160de361a49e12d7dfab64476b506\" style=\"color:#2e4f3d\"><strong>II \u2014 Les \u00e9difices militaires disparus<\/strong><\/h1>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pendant plusieurs si\u00e8cles, Avesnes\u2011sur\u2011Helpe fut avant tout une place forte. Sa position strat\u00e9gique, au croisement des routes de Flandre, de Hainaut et de Thi\u00e9rache, en fit un point de convoitise pour les arm\u00e9es fran\u00e7aises, bourguignonnes, imp\u00e9riales et espagnoles. La ville fut assi\u00e9g\u00e9e, incendi\u00e9e, reconstruite, fortifi\u00e9e, puis de nouveau d\u00e9truite. De cette histoire militaire intense, il ne reste presque rien. Les remparts ont disparu, les portes ont \u00e9t\u00e9 abattues, les bastions ont \u00e9t\u00e9 nivel\u00e9s, les casernes ont \u00e9t\u00e9 transform\u00e9es ou ras\u00e9es, les prisons et les gendarmeries ont chang\u00e9 de fonction ou ont \u00e9t\u00e9 effac\u00e9es du paysage. Ce chapitre reconstitue cette Avesnes guerri\u00e8re, aujourd\u2019hui invisible.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Les fortifications m\u00e9di\u00e9vales et modernes<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les premi\u00e8res fortifications d\u2019Avesnes remontent au Moyen \u00c2ge. Elles \u00e9taient compos\u00e9es de murailles \u00e9paisses, de tours de guet, de foss\u00e9s, de portes fortifi\u00e9es et de chemins de ronde. Ces d\u00e9fenses furent mises \u00e0 l\u2019\u00e9preuve en 1477, lorsque Louis XI assi\u00e9gea la ville. Le si\u00e8ge fut terrible : Avesnes br\u00fbla presque enti\u00e8rement, et seules huit maisons surv\u00e9curent. Les fortifications furent en grande partie ras\u00e9es, les portes abattues, les tours d\u00e9truites.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La ville fut reconstruite, mais les guerres du XVI\u1d49 si\u00e8cle entra\u00een\u00e8rent de nouveaux ravages. Les troupes allemandes, puis les arm\u00e9es fran\u00e7aises, pill\u00e8rent et incendi\u00e8rent Avesnes. Les remparts furent r\u00e9par\u00e9s, renforc\u00e9s, puis de nouveau endommag\u00e9s. Lorsque Vauban prit en main la modernisation des places fortes du royaume, Avesnes fut int\u00e9gr\u00e9e dans son syst\u00e8me d\u00e9fensif. Les anciens remparts furent remodel\u00e9s, les bastions redessin\u00e9s, les glacis \u00e9tendus, les foss\u00e9s approfondis. La ville devint une forteresse moderne, capable de r\u00e9sister aux si\u00e8ges de l\u2019\u00e9poque.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mais cette gloire militaire fut de courte dur\u00e9e. \u00c0 la R\u00e9volution, les fortifications furent vendues comme biens nationaux. Les bastions furent nivel\u00e9s, les foss\u00e9s combl\u00e9s, les portes d\u00e9truites. Les pierres furent r\u00e9utilis\u00e9es pour des constructions civiles. Aujourd\u2019hui, il ne reste que des traces topographiques : des alignements de rues, des courbes de terrain, des noms de lieux. Les fortifications d\u2019Avesnes ont enti\u00e8rement disparu.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>La caserne Ch\u00e9merault<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La caserne Ch\u00e9merault fut l\u2019un des grands b\u00e2timents militaires du XIX\u1d49 si\u00e8cle \u00e0 Avesnes. Elle accueillait les troupes de la garnison, servait de lieu d\u2019instruction, de logement et de stockage. Pendant des d\u00e9cennies, elle fut un \u00e9l\u00e9ment central de la vie militaire de la ville.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En 1938, la caserne fut officiellement ferm\u00e9e. Les b\u00e2timents furent progressivement r\u00e9affect\u00e9s, transform\u00e9s, puis en partie d\u00e9truits. La fonction militaire disparut totalement, et la caserne cessa d\u2019exister en tant qu\u2019institution. Aujourd\u2019hui, il ne subsiste que quelques b\u00e2timents remani\u00e9s, int\u00e9gr\u00e9s dans le tissu urbain moderne, sans lien avec leur usage originel.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>La gendarmerie ancienne (place Guillemin)<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La gendarmerie qui se trouvait autrefois sur la place Guillemin \u00e9tait un b\u00e2timent massif, typique des constructions administratives du XIX\u1d49 si\u00e8cle. Elle abritait les brigades locales, les bureaux, les logements des gendarmes et les cellules de d\u00e9tention.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Au d\u00e9but du XX\u1d49 si\u00e8cle, le b\u00e2timent fut abandonn\u00e9, puis d\u00e9truit. Il n\u2019en reste aucune trace. La place elle\u2011m\u00eame a chang\u00e9 de visage, et rien ne rappelle aujourd\u2019hui la pr\u00e9sence de cette gendarmerie disparue.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>La prison ancienne<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La prison d\u2019Avesnes, construite au XIX\u1d49 si\u00e8cle, se trouvait dans le haut de la ville. Elle servait \u00e0 la d\u00e9tention des pr\u00e9venus, des condamn\u00e9s et des d\u00e9tenus militaires. Au fil du temps, elle devint v\u00e9tuste, inadapt\u00e9e, puis fut ferm\u00e9e. Le b\u00e2timent fut d\u00e9moli, et l\u2019emplacement accueillit plus tard la Tr\u00e9sorerie.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La prison, qui avait marqu\u00e9 la vie administrative et judiciaire de la ville pendant plus d\u2019un si\u00e8cle, a totalement disparu.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Les b\u00e2timents militaires annexes<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Autour des fortifications et des casernes existaient de nombreux b\u00e2timents annexes : poudri\u00e8res, magasins militaires, corps de garde, postes de surveillance, ateliers, \u00e9curies, d\u00e9p\u00f4ts. Tous ont disparu. Certains furent d\u00e9truits lors de la vente des fortifications, d\u2019autres furent absorb\u00e9s par l\u2019urbanisation du XIX\u1d49 si\u00e8cle, d\u2019autres encore furent ras\u00e9s pour laisser place \u00e0 des b\u00e2timents civils.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Il ne subsiste que des noms de lieux, des mentions dans les archives, et quelques pierres r\u00e9employ\u00e9es dans des murs modernes.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">\u2b50 <strong>R\u00e9sum\u00e9 des \u00e9difices militaires disparus<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>(Tableau synth\u00e9tique)<\/em><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table class=\"has-fixed-layout\"><thead><tr><th>\u00c9difice<\/th><th>P\u00e9riode<\/th><th>Disparition<\/th><th>Vestiges<\/th><\/tr><\/thead><tbody><tr><th>Fortifications m\u00e9di\u00e9vales<\/th><td>Moyen \u00c2ge<\/td><td>d\u00e9truites 1477, puis ras\u00e9es \u00e0 la R\u00e9volution<\/td><td>traces topographiques<\/td><\/tr><tr><th>Fortifications de Vauban<\/th><td>XVII\u1d49 si\u00e8cle<\/td><td>vendues et ras\u00e9es apr\u00e8s 1793<\/td><td>aucune structure<\/td><\/tr><tr><th>Caserne Ch\u00e9merault<\/th><td>XIX\u1d49 si\u00e8cle<\/td><td>fonction militaire disparue en 1938<\/td><td>b\u00e2timents remani\u00e9s<\/td><\/tr><tr><th>Ancienne gendarmerie<\/th><td>XIX\u1d49 si\u00e8cle<\/td><td>d\u00e9truite d\u00e9but XX\u1d49 si\u00e8cle<\/td><td>aucun vestige<\/td><\/tr><tr><th>Prison ancienne<\/th><td>XIX\u1d49 si\u00e8cle<\/td><td>d\u00e9truite, remplac\u00e9e par la Tr\u00e9sorerie<\/td><td>aucun vestige<\/td><\/tr><tr><th>Poudri\u00e8res, corps de garde, d\u00e9p\u00f4ts<\/th><td>XVII\u1d49\u2013XIX\u1d49 si\u00e8cles<\/td><td>ras\u00e9s<\/td><td>aucun vestige<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<h1 class=\"wp-block-heading has-medium-gray-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-1dfe6e8b184a2af66565e001cc35b078\" style=\"color:#2e4f3d\"><strong>III \u2014 Les \u00e9difices civils disparus<\/strong><\/h1>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Avesnes\u2011sur\u2011Helpe n\u2019a pas seulement perdu ses \u00e9difices religieux et militaires : elle a \u00e9galement vu dispara\u00eetre une grande partie de ses b\u00e2timents civils, ceux qui formaient le c\u0153ur de la vie quotidienne, administrative, \u00e9conomique et culturelle de la ville. Halles, h\u00f4tels de ville, \u00e9coles, salles publiques, maisons de charit\u00e9, fontaines, puits, th\u00e9\u00e2tres, coll\u00e8ges : autant de lieux familiers, aujourd\u2019hui effac\u00e9s, qui faisaient battre le pouls de la cit\u00e9. Ce chapitre reconstitue cette Avesnes civile disparue, celle qui animait les places, les rues, les march\u00e9s, les institutions et les sociabilit\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>L\u2019ancien H\u00f4tel de Ville m\u00e9di\u00e9val<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Avant l\u2019h\u00f4tel de ville actuel, Avesnes poss\u00e9dait un h\u00f4tel de ville m\u00e9di\u00e9val, situ\u00e9 au c\u0153ur de la cit\u00e9. Ce b\u00e2timent, qui servait \u00e0 la fois de lieu de d\u00e9lib\u00e9ration, de justice, de r\u00e9union et d\u2019administration, fut d\u00e9truit lors des incendies successifs qui ravag\u00e8rent la ville. Le grand incendie du XVI\u1d49 si\u00e8cle, puis les destructions de 1477 et de 1494, eurent raison de cette construction ancienne. Il n\u2019en subsiste aucune trace, sinon quelques mentions dans les archives et les chroniques.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>La Maison de Paix et les anciennes halles<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La Maison de Paix, qui servait de lieu de r\u00e9union pour les magistrats et les notables, fut elle aussi d\u00e9truite lors des incendies et des reconstructions. Les anciennes halles, o\u00f9 se tenaient les march\u00e9s, les foires et les rassemblements publics, disparurent au fil des transformations urbaines. Elles furent remplac\u00e9es par des b\u00e2timents plus modernes, puis elles-m\u00eames effac\u00e9es par les r\u00e9am\u00e9nagements du XIX\u1d49 si\u00e8cle.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Le th\u00e9\u00e2tre du Grand\u2011Quartier<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le th\u00e9\u00e2tre du Grand\u2011Quartier fut l\u2019un des lieux culturels les plus vivants d\u2019Avesnes au XIX\u1d49 si\u00e8cle. Il accueillait des repr\u00e9sentations, des concerts, des r\u00e9unions publiques, des f\u00eates civiques. Ce b\u00e2timent, situ\u00e9 dans le haut de la ville, fut progressivement abandonn\u00e9, puis ferm\u00e9. La fonction th\u00e9\u00e2trale disparut, et le b\u00e2timent fut transform\u00e9, remani\u00e9, puis en partie d\u00e9truit. Aujourd\u2019hui, il ne subsiste que des traces architecturales, sans lien avec son usage originel.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Le coll\u00e8ge royal ancien (dans les b\u00e2timents des R\u00e9collets)<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Avant la construction du coll\u00e8ge moderne, Avesnes poss\u00e9dait un <strong>coll\u00e8ge royal<\/strong>, fond\u00e9 au XVII\u1d49 si\u00e8cle et install\u00e9 dans les b\u00e2timents du clo\u00eetre des R\u00e9collets. Ce coll\u00e8ge forma des g\u00e9n\u00e9rations d\u2019\u00e9l\u00e8ves, accueillit des pensionnaires, abrita des professeurs s\u00e9culiers, et joua un r\u00f4le central dans l\u2019\u00e9ducation de la r\u00e9gion.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Mais lorsque les R\u00e9collets furent expuls\u00e9s, le coll\u00e8ge perdit son cadre. Les b\u00e2timents furent transform\u00e9s en boulangerie militaire, puis en manutention. En 1839, l\u2019ensemble fut ras\u00e9. Le coll\u00e8ge ancien disparut avec le couvent qui l\u2019abritait.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Les \u00e9coles anciennes<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Avesnes comptait autrefois plusieurs \u00e9coles anciennes, dont certaines \u00e9taient tenues par des religieuses (S\u0153urs Grises, B\u00e9guines), d\u2019autres par des ma\u00eetres la\u00efcs. Ces \u00e9coles, souvent install\u00e9es dans des maisons modestes ou des d\u00e9pendances, furent progressivement remplac\u00e9es par des \u00e9tablissements plus modernes. Les b\u00e2timents anciens furent d\u00e9truits, absorb\u00e9s par l\u2019urbanisation ou r\u00e9affect\u00e9s. Il n\u2019en reste aucune trace mat\u00e9rielle.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Les fontaines monumentales et le puits de la place<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La place centrale d\u2019Avesnes abritait autrefois une fontaine monumentale, qui servait \u00e0 la fois de point d\u2019eau, de lieu de sociabilit\u00e9 et de rep\u00e8re urbain. Cette fontaine fut d\u00e9truite lors des r\u00e9am\u00e9nagements du XIX\u1d49 si\u00e8cle. Le puits de la place, qui avait servi pendant des si\u00e8cles, fut lui aussi combl\u00e9 et effac\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ces \u00e9l\u00e9ments, pourtant essentiels \u00e0 la vie quotidienne, ont totalement disparu.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>La Salle du Vent<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La Salle du Vent \u00e9tait un lieu de r\u00e9union, de f\u00eate, de musique, de danse, de sociabilit\u00e9. Elle accueillait des assembl\u00e9es, des banquets, des c\u00e9l\u00e9brations. Ce b\u00e2timent, tr\u00e8s fr\u00e9quent\u00e9 au XVIII\u1d49 si\u00e8cle, fut d\u00e9truit lors des transformations urbaines. Il n\u2019en subsiste aucune trace.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Les maisons de charit\u00e9 et les hospices anciens<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Avant les \u00e9tablissements modernes, Avesnes poss\u00e9dait plusieurs maisons de charit\u00e9, des hospices, des lieux d\u2019accueil pour les pauvres, les vieillards, les malades. Ces b\u00e2timents, souvent modestes, furent remplac\u00e9s par des institutions plus vastes. Les constructions anciennes furent d\u00e9truites, absorb\u00e9es ou r\u00e9affect\u00e9es. Elles ont totalement disparu.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">\u2b50 <strong>R\u00e9sum\u00e9 des \u00e9difices civils disparus<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>(Tableau synth\u00e9tique)<\/em><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table class=\"has-fixed-layout\"><thead><tr><th>\u00c9difice<\/th><th>P\u00e9riode<\/th><th>Disparition<\/th><th>Vestiges<\/th><\/tr><\/thead><tbody><tr><th>H\u00f4tel de Ville m\u00e9di\u00e9val<\/th><td>Moyen \u00c2ge<\/td><td>d\u00e9truit par les incendies<\/td><td>aucun<\/td><\/tr><tr><th>Maison de Paix<\/th><td>Moyen \u00c2ge\u2013XVI\u1d49<\/td><td>d\u00e9truite<\/td><td>aucun<\/td><\/tr><tr><th>Halles anciennes<\/th><td>Moyen \u00c2ge\u2013XVIII\u1d49<\/td><td>remplac\u00e9es puis ras\u00e9es<\/td><td>aucun<\/td><\/tr><tr><th>Th\u00e9\u00e2tre du Grand\u2011Quartier<\/th><td>XIX\u1d49 si\u00e8cle<\/td><td>fonction disparue, b\u00e2timent remani\u00e9<\/td><td>traces architecturales<\/td><\/tr><tr><th>Coll\u00e8ge royal ancien<\/th><td>XVII\u1d49\u2013XVIII\u1d49<\/td><td>ras\u00e9 en 1839<\/td><td>aucun<\/td><\/tr><tr><th>\u00c9coles anciennes<\/th><td>XVII\u1d49\u2013XVIII\u1d49<\/td><td>d\u00e9truites<\/td><td>aucun<\/td><\/tr><tr><th>Fontaine monumentale<\/th><td>XVIII\u1d49<\/td><td>d\u00e9truite<\/td><td>aucun<\/td><\/tr><tr><th>Puits de la place<\/th><td>Moyen \u00c2ge<\/td><td>combl\u00e9<\/td><td>aucun<\/td><\/tr><tr><th>Salle du Vent<\/th><td>XVIII\u1d49<\/td><td>d\u00e9truite<\/td><td>aucun<\/td><\/tr><tr><th>Maisons de charit\u00e9<\/th><td>XVII\u1d49\u2013XVIII\u1d49<\/td><td>remplac\u00e9es<\/td><td>aucun<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<h1 class=\"wp-block-heading has-medium-gray-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-ac3c10c441d1269c1cb987bfe0e8fdaf\" style=\"color:#2e4f3d\"><strong>IV \u2014 Les \u00e9difices d\u00e9truits par les guerres et les incendies<\/strong><\/h1>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Avesnes\u2011sur\u2011Helpe est une ville qui a connu plusieurs vies. Elle fut b\u00e2tie, d\u00e9truite, reb\u00e2tie, puis de nouveau d\u00e9truite. Les guerres, les si\u00e8ges, les incendies et les pillages ont effac\u00e9 des quartiers entiers, des rues, des maisons, des \u00e9glises, des fortifications, des institutions. \u00c0 plusieurs reprises, la ville a \u00e9t\u00e9 r\u00e9duite \u00e0 un champ de ruines, ne laissant derri\u00e8re elle que des pierres noircies, des pans de murs effondr\u00e9s, et quelques survivants errant parmi les d\u00e9combres.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette section retrace ces destructions majeures, celles qui ont marqu\u00e9 l\u2019histoire d\u2019Avesnes et ont contribu\u00e9 \u00e0 faire de la ville moderne une cit\u00e9 reconstruite sur ses propres cendres.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>La destruction totale de 1477 : Avesnes br\u00fbl\u00e9e par Louis XI<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019ann\u00e9e 1477 est l\u2019une des plus sombres de l\u2019histoire d\u2019Avesnes. Louis XI, en guerre contre les Bourguignons, assi\u00e8ge la ville. Le si\u00e8ge est terrible : les bombardements, les incendies, les assauts successifs ravagent la cit\u00e9. Lorsque les flammes s\u2019apaisent, Avesnes n\u2019est plus qu\u2019un amas de ruines fumantes.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les chroniqueurs rapportent que <strong>seules huit maisons surv\u00e9curent<\/strong>. Tout le reste \u2014 maisons, \u00e9glises, chapelles, halles, remparts, tours \u2014 fut d\u00e9truit. La ville dut \u00eatre enti\u00e8rement reconstruite, pierre par pierre, sur les vestiges calcin\u00e9s de ses anciennes rues.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette destruction totale explique pourquoi si peu de traces m\u00e9di\u00e9vales subsistent aujourd\u2019hui \u00e0 Avesnes : la ville fut litt\u00e9ralement effac\u00e9e de la carte.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Les ravages de 1494\u20131495 : pillages et incendies allemands<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00c0 peine reconstruite, Avesnes subit un nouveau choc. En 1494 et 1495, les troupes allemandes envahissent la r\u00e9gion. La ville est pill\u00e9e, incendi\u00e9e, ravag\u00e9e. Les couvents sont saccag\u00e9s, les maisons br\u00fbl\u00e9es, les remparts endommag\u00e9s. Les R\u00e9collets, les S\u0153urs Grises, les habitants, les marchands, tous subissent les violences de cette nouvelle invasion.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ces destructions successives affaiblissent durablement la ville, qui doit une fois encore se relever de ses cendres.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Les incendies du XVI\u1d49 si\u00e8cle : la ville encore une fois en flammes<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le XVI\u1d49 si\u00e8cle est marqu\u00e9 par plusieurs incendies majeurs, dont l\u2019un d\u00e9truit l\u2019ancien H\u00f4tel de Ville m\u00e9di\u00e9val. Les maisons en bois, serr\u00e9es les unes contre les autres, favorisent la propagation rapide des flammes. Les archives mentionnent des quartiers entiers r\u00e9duits en cendres, des chapelles d\u00e9truites, des salles publiques effac\u00e9es, des maisons de charit\u00e9 ravag\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ces incendies contribuent \u00e0 la disparition de nombreux \u00e9difices civils et religieux, dont certains ne seront jamais reconstruits.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Les guerres du XVII\u1d49 si\u00e8cle : Avesnes entre deux feux<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le XVII\u1d49 si\u00e8cle est celui des grandes guerres europ\u00e9ennes. Avesnes, situ\u00e9e sur une fronti\u00e8re mouvante, est prise entre les arm\u00e9es fran\u00e7aises, espagnoles et imp\u00e9riales. Les si\u00e8ges se succ\u00e8dent, les fortifications sont endommag\u00e9es, les bastions sont \u00e9ventr\u00e9s, les portes sont abattues.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les R\u00e9collets et les R\u00e9collectines voient leurs couvents pill\u00e9s. Les maisons proches des remparts sont d\u00e9truites pour d\u00e9gager les champs de tir. Les faubourgs sont incendi\u00e9s pour emp\u00eacher l\u2019ennemi de s\u2019y retrancher.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La ville survit, mais au prix de pertes consid\u00e9rables.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>La R\u00e9volution : la destruction des fortifications et des \u00e9difices religieux<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La R\u00e9volution fran\u00e7aise marque une nouvelle rupture. Les fortifications, jug\u00e9es inutiles et co\u00fbteuses, sont vendues comme biens nationaux. Les bastions sont ras\u00e9s, les foss\u00e9s combl\u00e9s, les portes d\u00e9truites. Les pierres sont revendues ou r\u00e9utilis\u00e9es pour des constructions civiles.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les couvents sont vid\u00e9s, les chapelles ferm\u00e9es, les \u00e9glises secondaires d\u00e9truites. Les R\u00e9collectines voient leur clo\u00eetre et leur \u00e9glise enti\u00e8rement d\u00e9molis. Les R\u00e9collets perdent leur \u00e9glise, transform\u00e9e en magasin, puis ras\u00e9e en 1839.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La R\u00e9volution efface une grande partie de la ville religieuse et militaire.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Le XIX\u1d49 si\u00e8cle : modernisation et effacement des derniers vestiges<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le XIX\u1d49 si\u00e8cle ach\u00e8ve ce que les guerres et la R\u00e9volution ont commenc\u00e9. Les derniers vestiges m\u00e9di\u00e9vaux sont d\u00e9truits pour \u00e9largir les rues, moderniser les places, construire des b\u00e2timents administratifs. Les fontaines anciennes disparaissent, les puits sont combl\u00e9s, les halles sont remplac\u00e9es, les th\u00e9\u00e2tres sont transform\u00e9s, les prisons sont ras\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La ville moderne se construit sur les ruines de la ville ancienne.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">\u2b50 <strong>R\u00e9sum\u00e9 des \u00e9difices d\u00e9truits par les guerres et les incendies<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>(Tableau synth\u00e9tique)<\/em><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table class=\"has-fixed-layout\"><thead><tr><th>\u00c9v\u00e9nement<\/th><th>Date<\/th><th>\u00c9difices d\u00e9truits<\/th><th>Vestiges<\/th><\/tr><\/thead><tbody><tr><th>Si\u00e8ge de Louis XI<\/th><td>1477<\/td><td>Ville enti\u00e8re (8 maisons survivantes)<\/td><td>aucun<\/td><\/tr><tr><th>Pillages allemands<\/th><td>1494\u20131495<\/td><td>Couvents, maisons, remparts<\/td><td>aucun<\/td><\/tr><tr><th>Incendies du XVI\u1d49 si\u00e8cle<\/th><td>XVI\u1d49<\/td><td>H\u00f4tel de Ville, halles, maisons<\/td><td>aucun<\/td><\/tr><tr><th>Guerres du XVII\u1d49 si\u00e8cle<\/th><td>XVII\u1d49<\/td><td>Bastions, portes, faubourgs<\/td><td>traces topographiques<\/td><\/tr><tr><th>R\u00e9volution fran\u00e7aise<\/th><td>1790\u20131795<\/td><td>Fortifications, couvents, chapelles<\/td><td>quelques pierres tombales<\/td><\/tr><tr><th>Modernisations du XIX\u1d49<\/th><td>XIX\u1d49<\/td><td>fontaines, puits, halles, prisons<\/td><td>aucun<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<h1 class=\"wp-block-heading has-medium-gray-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-df9185ba084121fde5a6a7d6c7517399\" style=\"color:#2e4f3d\"><strong>V \u2014 Les monuments dont il ne reste que des fragments<\/strong><\/h1>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Certains monuments d\u2019Avesnes\u2011sur\u2011Helpe n\u2019ont pas totalement disparu. Ils ne sont plus debout, ils ne sont plus reconnaissables, ils ne sont plus des \u00e9difices, mais ils subsistent sous forme de fragments : une pierre tombale d\u00e9plac\u00e9e, un morceau de sculpture, un panneau de tryptique, une inscription gothique, un vestige fun\u00e9raire, un \u00e9l\u00e9ment architectural r\u00e9employ\u00e9 dans un mur moderne. Ces fragments sont les derniers t\u00e9moins mat\u00e9riels de la ville ancienne. Ils sont les survivants silencieux d\u2019un monde disparu.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette section rassemble ces vestiges, ces \u00e9clats d\u2019histoire, ces morceaux de monuments qui permettent encore, aujourd\u2019hui, de toucher du doigt l\u2019Avesnes d\u2019autrefois.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Les pierres tombales des R\u00e9collets<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Lorsque le couvent des R\u00e9collets fut ras\u00e9 en 1839, la plupart des pierres tombales furent d\u00e9truites ou dispers\u00e9es. Mais quelques\u2011unes furent sauv\u00e9es. Certaines furent transport\u00e9es au cimeti\u00e8re, o\u00f9 elles reposent encore, pos\u00e9es contre un mur, parfois \u00e0 demi effac\u00e9es par le temps. D\u2019autres furent conserv\u00e9es dans les collections municipales ou dans des d\u00e9p\u00f4ts. Elles portent les noms de religieux, de notables, de magistrats, de bienfaiteurs, dont les corps reposaient autrefois dans l\u2019\u00e9glise des R\u00e9collets.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ces pierres sont les derniers vestiges du couvent. Elles sont les fragments d\u2019un \u00e9difice disparu, les t\u00e9moins d\u2019une communaut\u00e9 religieuse qui a marqu\u00e9 la ville pendant quatre si\u00e8cles.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Les pierres tombales des R\u00e9collectines (S\u0153urs Grises)<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le couvent des S\u0153urs Grises, d\u00e9truit apr\u00e8s la R\u00e9volution, a lui aussi laiss\u00e9 quelques traces. La plus remarquable est une pierre tombale conserv\u00e9e dans la cour de l\u2019H\u00f4tel Villien. Elle provient de la chapelle du couvent, et porte l\u2019inscription d\u2019une sup\u00e9rieure, Claire\u2011Eug\u00e9nie de la Sainte\u2011Trinit\u00e9, qui dirigea la communaut\u00e9 au XVII\u1d49 si\u00e8cle.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette pierre, isol\u00e9e, d\u00e9plac\u00e9e, est un fragment pr\u00e9cieux. Elle est le dernier t\u00e9moin mat\u00e9riel d\u2019un couvent qui comptait autrefois une \u00e9glise, un clo\u00eetre, un cimeti\u00e8re, des salles de soins, des jardins, des d\u00e9pendances. Tout a disparu, sauf cette dalle, qui raconte encore l\u2019histoire des religieuses d\u2019Avesnes.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Les tryptiques des S\u0153urs Grises<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les S\u0153urs Grises poss\u00e9daient plusieurs tryptiques, \u0153uvres d\u2019art religieuses repr\u00e9sentant des sc\u00e8nes bibliques, des portraits de religieuses, des donateurs, des symboles spirituels. La plupart ont disparu lors des pillages du XVII\u1d49 si\u00e8cle ou des ventes r\u00e9volutionnaires. Mais quelques panneaux ont surv\u00e9cu.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Un tryptique fut retrouv\u00e9 \u00e0 Proisy, pr\u00e8s de Vervins, dans un \u00e9tat m\u00e9diocre mais encore lisible. Un autre fut d\u00e9couvert dans une maison d\u2019Avesnes, probablement li\u00e9 \u00e0 la famille Gossuin. Ces fragments, parfois incomplets, parfois ab\u00eem\u00e9s, sont des t\u00e9moins artistiques d\u2019une \u00e9poque o\u00f9 les couvents d\u2019Avesnes \u00e9taient des centres de cr\u00e9ation et de d\u00e9votion.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ils ne sont plus des monuments, mais ils sont les \u00e9clats d\u2019un patrimoine disparu.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Les fragments sculpt\u00e9s et les \u00e9l\u00e9ments r\u00e9employ\u00e9s<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans certains murs de la ville, on peut encore apercevoir des pierres sculpt\u00e9es, des blocs taill\u00e9s, des fragments de guirlandes, des morceaux de colonnes, des \u00e9l\u00e9ments gothiques ou Renaissance. Ces pierres ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9employ\u00e9es lors des reconstructions du XIX\u1d49 si\u00e8cle, lorsque les fortifications et les couvents furent ras\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Elles sont discr\u00e8tes, parfois invisibles pour qui ne sait pas les chercher. Mais elles sont l\u00e0 : des fragments d\u2019anciens \u00e9difices, int\u00e9gr\u00e9s dans des murs modernes, survivants silencieux de la ville disparue.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Les inscriptions anciennes<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Quelques inscriptions gothiques ou latines subsistent encore dans les collections municipales ou dans des lieux discrets. Elles proviennent d\u2019anciennes chapelles, de maisons religieuses, de monuments fun\u00e9raires. Elles sont souvent fragmentaires, parfois illisibles, mais elles t\u00e9moignent de l\u2019\u00e9criture, de la langue, de la pi\u00e9t\u00e9 et de l\u2019art des si\u00e8cles pass\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ces inscriptions sont des voix anciennes, des mots rescap\u00e9s d\u2019un monde effac\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">\u2b50 <strong>R\u00e9sum\u00e9 des monuments dont il ne reste que des fragments<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>(Tableau synth\u00e9tique)<\/em><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table class=\"has-fixed-layout\"><thead><tr><th>Vestige<\/th><th>Monument d\u2019origine<\/th><th>\u00c9tat actuel<\/th><th>Importance<\/th><\/tr><\/thead><tbody><tr><th>Pierres tombales des R\u00e9collets<\/th><td>\u00c9glise des R\u00e9collets<\/td><td>d\u00e9plac\u00e9es au cimeti\u00e8re<\/td><td>derniers t\u00e9moins du couvent<\/td><\/tr><tr><th>Pierre tombale des R\u00e9collectines<\/th><td>Chapelle des S\u0153urs Grises<\/td><td>conserv\u00e9e \u00e0 l\u2019H\u00f4tel Villien<\/td><td>unique vestige du couvent<\/td><\/tr><tr><th>Tryptiques des S\u0153urs Grises<\/th><td>Couvent des R\u00e9collectines<\/td><td>panneaux isol\u00e9s<\/td><td>fragments d\u2019art religieux<\/td><\/tr><tr><th>Fragments sculpt\u00e9s<\/th><td>Fortifications, couvents<\/td><td>r\u00e9employ\u00e9s dans des murs<\/td><td>traces mat\u00e9rielles de la ville ancienne<\/td><\/tr><tr><th>Inscriptions anciennes<\/th><td>Chapelles, maisons religieuses<\/td><td>conserv\u00e9es ou fragmentaires<\/td><td>voix du pass\u00e9<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<h1 class=\"wp-block-heading has-medium-gray-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-26a3261cc8c081dbfbddcb6a3011c9f9\" style=\"color:#2e4f3d\"><strong>VI \u2014 Les traces et la toponymie de la ville disparue<\/strong><\/h1>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Lorsque les monuments disparaissent, il reste parfois des pierres. Lorsque les pierres disparaissent, il reste parfois des mots. Et lorsque les mots eux\u2011m\u00eames s\u2019effacent, il reste encore la forme des rues, la pente d\u2019un terrain, la courbe d\u2019un rempart, l\u2019ombre d\u2019un clo\u00eetre, la m\u00e9moire d\u2019un quartier.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Avesnes\u2011sur\u2011Helpe est une ville o\u00f9 les \u00e9difices disparus continuent de vivre \u00e0 travers ces traces t\u00e9nues. Ils ne sont plus visibles, mais ils sont encore pr\u00e9sents. Ils ont laiss\u00e9 des empreintes dans la toponymie, dans la g\u00e9ographie, dans les usages, dans les r\u00e9cits, dans les habitudes. Ils forment une ville fant\u00f4me qui se superpose \u00e0 la ville moderne.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce chapitre explore ces survivances, ces indices, ces marques discr\u00e8tes qui permettent encore aujourd\u2019hui de deviner la ville ancienne.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Les rues qui portent encore le nom des \u00e9difices disparus<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Certaines rues d\u2019Avesnes sont des archives \u00e0 ciel ouvert. Elles portent le nom des monuments qui s\u2019y trouvaient autrefois, comme si la ville avait voulu conserver la m\u00e9moire de ce qui n\u2019est plus.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La <strong>rue des R\u00e9collets<\/strong> rappelle le couvent fond\u00e9 en 1460, ras\u00e9 en 1839, dont il ne subsiste que quelques pierres tombales. La <strong>rue des B\u00e9guines<\/strong> \u00e9voque le petit enclos fond\u00e9 par Louise d\u2019Albret, disparu au XVIII\u1d49 si\u00e8cle, dont la chapelle servit un temps de remise \u00e0 incendie. La <strong>rue de Mons<\/strong>, qui longeait autrefois les terrains des S\u0153urs Grises, conserve l\u2019axe qui s\u00e9parait le couvent de l\u2019h\u00f4pital. La <strong>rue du Moulin<\/strong>, la <strong>rue Tassin<\/strong>, la <strong>rue des Flageolets<\/strong>, portent encore l\u2019ombre des chapelles disparues qui s\u2019y trouvaient.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ces noms sont des survivances. Ils sont les derniers t\u00e9moins linguistiques d\u2019une ville effac\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Les alignements de rues et les courbes du terrain<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">M\u00eame lorsque les fortifications ont \u00e9t\u00e9 ras\u00e9es, leur trac\u00e9 subsiste dans la forme des rues. Les courbes du rempart, les angles des bastions, les lignes des foss\u00e9s sont encore perceptibles dans la topographie moderne.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La ville actuelle suit encore, sans le savoir, les contours de la forteresse de Vauban. Les rues qui tournent brusquement, les places arrondies, les pentes soudaines, les alignements \u00e9tranges sont les h\u00e9ritiers directs des bastions, des demi\u2011lunes, des glacis et des chemins de ronde.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ainsi, la ville disparue continue de modeler la ville visible.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Les murs qui r\u00e9emploient des pierres anciennes<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Dans certains murs d\u2019Avesnes, on peut encore apercevoir des pierres sculpt\u00e9es, des blocs taill\u00e9s, des fragments d\u2019arcades, des morceaux de colonnes. Ces pierres proviennent des fortifications ras\u00e9es, des couvents d\u00e9truits, des chapelles effac\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Elles ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9employ\u00e9es lors des reconstructions du XIX\u1d49 si\u00e8cle. Elles sont discr\u00e8tes, parfois invisibles pour qui ne sait pas les chercher. Mais elles sont l\u00e0 : des fragments de la ville ancienne, int\u00e9gr\u00e9s dans la ville moderne.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Chaque pierre r\u00e9employ\u00e9e est un vestige silencieux.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Les places dont la forme trahit un pass\u00e9 disparu<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Certaines places d\u2019Avesnes ont des formes \u00e9tranges, qui ne s\u2019expliquent que par les \u00e9difices disparus qui s\u2019y trouvaient autrefois.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La place du G\u00e9n\u00e9ral\u2011de\u2011Gaulle, autrefois place du March\u00e9, conserve l\u2019emplacement des anciennes halles. La place Guillemin porte encore la m\u00e9moire de la gendarmerie disparue. La place du Petit\u2011March\u00e9 rappelle les anciennes maisons de charit\u00e9 et les puits combl\u00e9s. La place du Grand\u2011Quartier \u00e9voque le th\u00e9\u00e2tre disparu.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ces places sont des palimpsestes : des lieux o\u00f9 plusieurs villes se superposent.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Les usages qui perp\u00e9tuent des traditions anciennes<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">M\u00eame lorsque les b\u00e2timents ont disparu, certains usages ont surv\u00e9cu.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les processions qui traversaient autrefois les chapelles disparues ont laiss\u00e9 des itin\u00e9raires. Les f\u00eates qui se tenaient dans les salles publiques effac\u00e9es ont laiss\u00e9 des dates. Les march\u00e9s qui animaient les halles d\u00e9truites ont laiss\u00e9 des habitudes. Les rassemblements qui se d\u00e9roulaient dans les cours des couvents ont laiss\u00e9 des lieux de sociabilit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La ville moderne continue de vivre selon des rythmes h\u00e9rit\u00e9s de la ville ancienne.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Les r\u00e9cits, les l\u00e9gendes, les souvenirs<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Enfin, il reste les r\u00e9cits. Les habitants d\u2019Avesnes ont transmis, de g\u00e9n\u00e9ration en g\u00e9n\u00e9ration, des histoires li\u00e9es aux monuments disparus : les S\u0153urs Grises qui soignaient les malades, les R\u00e9collets qui enseignaient, les B\u00e9guines qui vivaient en paix, les soldats qui montaient la garde, les incendies qui ravageaient la ville, les processions qui traversaient les rues.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ces r\u00e9cits sont des traces immat\u00e9rielles. Ils sont la m\u00e9moire vivante de la ville disparue.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">\u2b50 <strong>R\u00e9sum\u00e9 des traces et toponymies de la ville disparue<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>(Tableau synth\u00e9tique)<\/em><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table class=\"has-fixed-layout\"><thead><tr><th>Trace<\/th><th>Origine<\/th><th>Nature<\/th><th>Importance<\/th><\/tr><\/thead><tbody><tr><th>Rue des R\u00e9collets<\/th><td>Couvent des R\u00e9collets<\/td><td>toponymie<\/td><td>m\u00e9moire religieuse<\/td><\/tr><tr><th>Rue des B\u00e9guines<\/th><td>B\u00e9guinage<\/td><td>toponymie<\/td><td>trace d\u2019un enclos disparu<\/td><\/tr><tr><th>Alignements de rues<\/th><td>Fortifications<\/td><td>topographie<\/td><td>vestiges du rempart<\/td><\/tr><tr><th>Pierres r\u00e9employ\u00e9es<\/th><td>Couvents, chapelles<\/td><td>architecture<\/td><td>fragments mat\u00e9riels<\/td><\/tr><tr><th>Forme des places<\/th><td>Halles, gendarmerie, th\u00e9\u00e2tre<\/td><td>urbanisme<\/td><td>palimpseste urbain<\/td><\/tr><tr><th>Usages anciens<\/th><td>Chapelles, halles<\/td><td>traditions<\/td><td>survivances immat\u00e9rielles<\/td><\/tr><tr><th>R\u00e9cits et l\u00e9gendes<\/th><td>Ville ancienne<\/td><td>m\u00e9moire orale<\/td><td>patrimoine vivant<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<h1 class=\"wp-block-heading has-medium-gray-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-49be9b65a5e50341fc50686374364961\" style=\"color:#2e4f3d\"><strong>VII \u2014 Emplacements r\u00e9els des monuments disparus : la carte \u00e9crite de la ville fant\u00f4me<\/strong><\/h1>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Reconstituer une ville disparue ne consiste pas seulement \u00e0 raconter ses \u00e9difices, ses destructions, ses transformations ou ses survivances. Il faut aussi <strong>la situer<\/strong>, la replacer dans l\u2019espace, la projeter sur la ville moderne pour comprendre comment les monuments effac\u00e9s structuraient autrefois les rues, les places, les quartiers. Ce chapitre est la carte \u00e9crite de la ville fant\u00f4me : il rassemble les emplacements r\u00e9els des \u00e9difices disparus, en indiquant leur localisation ancienne et leur \u00e9quivalent moderne.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ainsi, Avesnes\u2011sur\u2011Helpe appara\u00eet comme une ville superpos\u00e9e : une ville visible, celle d\u2019aujourd\u2019hui, et une ville invisible, celle d\u2019autrefois, dont les traces subsistent dans les noms de rues, les alignements, les courbes du terrain, les places, les murs, les m\u00e9moires.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce chapitre permet de visualiser cette superposition.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Les \u00e9difices religieux disparus<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Le B\u00e9guinage d\u2019Avesnes<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ancien emplacement : derri\u00e8re l\u2019\u00e9glise paroissiale, pr\u00e8s du magasin \u00e0 poudre. Emplacement moderne : secteur de l\u2019actuelle \u00e9cole de filles (disparue), zone proche de la rue des B\u00e9guines. Rep\u00e8re actuel : arri\u00e8re de l\u2019\u00e9glise Saint\u2011Nicolas, vers les anciens remparts.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Le couvent des R\u00e9collets<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ancien emplacement : entre la rue des R\u00e9collets et la rue du Moulin. Emplacement moderne : secteur de la manutention militaire du XIX\u1d49 si\u00e8cle, aujourd\u2019hui urbanis\u00e9. Rep\u00e8re actuel : rue des R\u00e9collets, proche du lyc\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Le couvent des R\u00e9collectines (S\u0153urs Grises)<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ancien emplacement : entre l\u2019h\u00f4pital, la rue de Mons, le rempart et le quai. Emplacement moderne : zone de l\u2019h\u00f4pital actuel et de la rue de Mons. Rep\u00e8re actuel : proximit\u00e9 imm\u00e9diate de l\u2019H\u00f4tel Villien (o\u00f9 subsiste une pierre tombale).<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Chapelles disparues<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Saint\u2011Jean : extr\u00e9mit\u00e9 de la rue des Flageolets. Sainte\u2011Magdeleine : vis\u2011\u00e0\u2011vis de la porte du Midi. Saint\u2011Michel : sur le pont du moulin. Rue Tassin : maison des Templiers. Chapelle des B\u00e9guines : int\u00e9gr\u00e9e au B\u00e9guinage, derri\u00e8re Saint\u2011Nicolas. Chapelle de la Compassion : secteur Saint\u2011Nicolas.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Les \u00e9difices militaires disparus<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Fortifications m\u00e9di\u00e9vales et modernes<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ancien emplacement : tout autour de la ville, suivant un trac\u00e9 circulaire. Emplacement moderne : rues suivant les anciens remparts (rue du G\u00e9n\u00e9ral\u2011de\u2011Gaulle, rue du Moulin, rue de Mons, etc.). Rep\u00e8re actuel : courbes des rues et pentes du terrain.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Caserne Ch\u00e9merault<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ancien emplacement : haut de la ville. Emplacement moderne : b\u00e2timents remani\u00e9s, zone administrative. Rep\u00e8re actuel : secteur de la rue Ch\u00e9merault.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Ancienne gendarmerie (place Guillemin)<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ancien emplacement : place Guillemin. Emplacement moderne : place r\u00e9am\u00e9nag\u00e9e, b\u00e2timent disparu. Rep\u00e8re actuel : place Guillemin.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Ancienne prison<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ancien emplacement : haut de la ville. Emplacement moderne : emplacement de la Tr\u00e9sorerie. Rep\u00e8re actuel : secteur administratif.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Les \u00e9difices civils disparus<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Ancien H\u00f4tel de Ville m\u00e9di\u00e9val<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ancien emplacement : centre de la ville, place du March\u00e9. Emplacement moderne : place du G\u00e9n\u00e9ral\u2011de\u2011Gaulle. Rep\u00e8re actuel : c\u0153ur de la ville.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Maison de Paix et halles anciennes<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ancien emplacement : place du March\u00e9. Emplacement moderne : place du G\u00e9n\u00e9ral\u2011de\u2011Gaulle. Rep\u00e8re actuel : centre historique.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Th\u00e9\u00e2tre du Grand\u2011Quartier<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ancien emplacement : haut de la ville. Emplacement moderne : b\u00e2timents remani\u00e9s. Rep\u00e8re actuel : place du Grand\u2011Quartier.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Coll\u00e8ge royal ancien<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ancien emplacement : dans les b\u00e2timents des R\u00e9collets. Emplacement moderne : rue des R\u00e9collets. Rep\u00e8re actuel : secteur du lyc\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Fontaine monumentale et puits de la place<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ancien emplacement : place du March\u00e9. Emplacement moderne : place du G\u00e9n\u00e9ral\u2011de\u2011Gaulle. Rep\u00e8re actuel : centre de la ville.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Salle du Vent<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ancien emplacement : secteur des salles publiques anciennes. Emplacement moderne : zone urbanis\u00e9e. Rep\u00e8re actuel : centre ancien.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Les fragments et vestiges<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Pierres tombales des R\u00e9collets<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Emplacement moderne : cimeti\u00e8re d\u2019Avesnes. Rep\u00e8re actuel : mur du cimeti\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Pierre tombale des R\u00e9collectines<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Emplacement moderne : H\u00f4tel Villien. Rep\u00e8re actuel : cour int\u00e9rieure.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Tryptiques des S\u0153urs Grises<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Emplacement moderne : Proisy (un panneau), maison avesnoise (un autre). Rep\u00e8re actuel : hors site.<\/p>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading\"><strong>Fragments sculpt\u00e9s r\u00e9employ\u00e9s<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Emplacement moderne : murs de la ville (rue du Moulin, rue de Mons, etc.). Rep\u00e8re actuel : fa\u00e7ades anciennes.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">\u2b50 <strong>Tableau synth\u00e9tique des emplacements r\u00e9els<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table class=\"has-fixed-layout\"><thead><tr><th>Monument<\/th><th>Emplacement ancien<\/th><th>Emplacement moderne<\/th><th>Rep\u00e8re actuel<\/th><\/tr><\/thead><tbody><tr><th>B\u00e9guinage<\/th><td>derri\u00e8re Saint\u2011Nicolas<\/td><td>rue des B\u00e9guines<\/td><td>arri\u00e8re de l\u2019\u00e9glise<\/td><\/tr><tr><th>R\u00e9collets<\/th><td>rue des R\u00e9collets<\/td><td>secteur du lyc\u00e9e<\/td><td>rue des R\u00e9collets<\/td><\/tr><tr><th>R\u00e9collectines<\/th><td>rue de Mons \/ h\u00f4pital<\/td><td>h\u00f4pital actuel<\/td><td>H\u00f4tel Villien<\/td><\/tr><tr><th>Chapelle Saint\u2011Jean<\/th><td>rue des Flageolets<\/td><td>idem<\/td><td>extr\u00e9mit\u00e9 de la rue<\/td><\/tr><tr><th>Chapelle Sainte\u2011Magdeleine<\/th><td>porte du Midi<\/td><td>zone urbanis\u00e9e<\/td><td>ancien rempart<\/td><\/tr><tr><th>Chapelle Saint\u2011Michel<\/th><td>pont du moulin<\/td><td>rue du Moulin<\/td><td>pont moderne<\/td><\/tr><tr><th>Fortifications<\/th><td>tout autour<\/td><td>rues circulaires<\/td><td>courbes du terrain<\/td><\/tr><tr><th>Caserne Ch\u00e9merault<\/th><td>haut de la ville<\/td><td>zone administrative<\/td><td>rue Ch\u00e9merault<\/td><\/tr><tr><th>Gendarmerie<\/th><td>place Guillemin<\/td><td>idem<\/td><td>place Guillemin<\/td><\/tr><tr><th>Prison<\/th><td>haut de la ville<\/td><td>Tr\u00e9sorerie<\/td><td>secteur administratif<\/td><\/tr><tr><th>H\u00f4tel de Ville m\u00e9di\u00e9val<\/th><td>place du March\u00e9<\/td><td>place De\u2011Gaulle<\/td><td>centre-ville<\/td><\/tr><tr><th>Halles<\/th><td>place du March\u00e9<\/td><td>place De\u2011Gaulle<\/td><td>centre-ville<\/td><\/tr><tr><th>Th\u00e9\u00e2tre<\/th><td>Grand\u2011Quartier<\/td><td>idem<\/td><td>place du Grand\u2011Quartier<\/td><\/tr><tr><th>Coll\u00e8ge royal<\/th><td>R\u00e9collets<\/td><td>rue des R\u00e9collets<\/td><td>secteur du lyc\u00e9e<\/td><\/tr><tr><th>Fontaine<\/th><td>place du March\u00e9<\/td><td>place De\u2011Gaulle<\/td><td>centre-ville<\/td><\/tr><tr><th>Puits<\/th><td>place du March\u00e9<\/td><td>place De\u2011Gaulle<\/td><td>centre-ville<\/td><\/tr><tr><th>Salle du Vent<\/th><td>centre ancien<\/td><td>zone urbanis\u00e9e<\/td><td>centre ancien<\/td><\/tr><tr><th>Pierres R\u00e9collets<\/th><td>\u00e9glise des R\u00e9collets<\/td><td>cimeti\u00e8re<\/td><td>mur du cimeti\u00e8re<\/td><\/tr><tr><th>Pierre R\u00e9collectines<\/th><td>couvent<\/td><td>H\u00f4tel Villien<\/td><td>cour int\u00e9rieure<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<h1 class=\"wp-block-heading has-medium-gray-background-color has-text-color has-background has-link-color wp-elements-b7c4d41f71487c0cb7dceb15b8d7dfac\" style=\"color:#2e4f3d\"><strong>VIII \u2014 Les sources et archives de la ville disparue<\/strong><\/h1>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Reconstituer une ville disparue n\u2019est jamais un travail d\u2019imagination. C\u2019est un travail de fouille, de patience, de lecture, de recoupement, de d\u00e9chiffrement. Avesnes\u2011sur\u2011Helpe, dont tant de monuments ont \u00e9t\u00e9 effac\u00e9s par les guerres, les incendies, les reconstructions et les modernisations, ne peut \u00eatre comprise qu\u2019\u00e0 travers les documents qui ont surv\u00e9cu. Ces sources sont les pierres d\u2019un \u00e9difice invisible : elles permettent de reconstruire la ville fant\u00f4me, de redonner vie aux couvents d\u00e9truits, aux chapelles disparues, aux fortifications ras\u00e9es, aux salles publiques effac\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cette section rassemble les principaux types de documents qui ont permis de reconstituer cette encyclop\u00e9die des monuments disparus.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Les archives municipales d\u2019Avesnes<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les archives de la ville sont le c\u0153ur de la m\u00e9moire avesnoise. Elles conservent des registres, des d\u00e9lib\u00e9rations, des actes de vente, des inventaires, des plans, des correspondances, des documents administratifs qui permettent de suivre la vie des \u00e9difices disparus.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">On y trouve :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>les actes de fondation des couvents,<\/li>\n\n\n\n<li>les d\u00e9lib\u00e9rations concernant les fortifications,<\/li>\n\n\n\n<li>les ventes r\u00e9volutionnaires,<\/li>\n\n\n\n<li>les transformations du XIX\u1d49 si\u00e8cle,<\/li>\n\n\n\n<li>les mentions des chapelles aujourd\u2019hui effac\u00e9es,<\/li>\n\n\n\n<li>les traces des \u00e9coles anciennes,<\/li>\n\n\n\n<li>les d\u00e9cisions de d\u00e9molition ou de r\u00e9affectation.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ces archives sont souvent lacunaires, parfois muettes, mais elles sont essentielles. Elles sont la colonne vert\u00e9brale de la ville disparue.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Les inventaires r\u00e9volutionnaires<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La R\u00e9volution fran\u00e7aise, en vidant les couvents et en vendant les biens eccl\u00e9siastiques, a produit une masse de documents d\u2019une valeur inestimable. Les inventaires r\u00e9volutionnaires d\u00e9crivent avec pr\u00e9cision :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>les objets des chapelles,<\/li>\n\n\n\n<li>les meubles des couvents,<\/li>\n\n\n\n<li>les tableaux,<\/li>\n\n\n\n<li>les livres,<\/li>\n\n\n\n<li>les pierres tombales,<\/li>\n\n\n\n<li>les d\u00e9pendances,<\/li>\n\n\n\n<li>les jardins,<\/li>\n\n\n\n<li>les terrains.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ces inventaires sont souvent le dernier t\u00e9moignage de monuments qui ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9truits peu apr\u00e8s. Ils permettent de reconstituer l\u2019int\u00e9rieur des \u00e9difices disparus, leur organisation, leur richesse, leur vie quotidienne.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Les actes notari\u00e9s et les chartes anciennes<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les actes notari\u00e9s sont des tr\u00e9sors. Ils mentionnent :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>les ventes de terrains,<\/li>\n\n\n\n<li>les donations,<\/li>\n\n\n\n<li>les fondations pieuses,<\/li>\n\n\n\n<li>les rentes attribu\u00e9es aux b\u00e9guines,<\/li>\n\n\n\n<li>les acquisitions des couvents,<\/li>\n\n\n\n<li>les limites des propri\u00e9t\u00e9s,<\/li>\n\n\n\n<li>les descriptions des b\u00e2timents.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019acte de 1532 concernant le B\u00e9guinage, que tu m\u2019as transmis, est un exemple parfait : il d\u00e9crit la fondation, les rentes, les b\u00e9n\u00e9ficiaires, les terrains, les conditions. C\u2019est un document qui permet de reconstruire un \u00e9difice disparu avec une pr\u00e9cision extraordinaire.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Les monographies anciennes<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les historiens du XIX\u1d49 si\u00e8cle, comme Lebeau, Michaux, Duvaux, ont laiss\u00e9 des monographies d\u00e9taill\u00e9es sur Avesnes. Ces ouvrages, souvent \u00e9crits avec passion, d\u00e9crivent :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>les couvents,<\/li>\n\n\n\n<li>les chapelles,<\/li>\n\n\n\n<li>les fortifications,<\/li>\n\n\n\n<li>les salles publiques,<\/li>\n\n\n\n<li>les institutions civiles,<\/li>\n\n\n\n<li>les destructions successives.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ils sont pr\u00e9cieux, car ils ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9dig\u00e9s \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 certains vestiges existaient encore, o\u00f9 les anciens se souvenaient, o\u00f9 les traditions \u00e9taient vivantes.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Les plans militaires et les cartes anciennes<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les ing\u00e9nieurs militaires ont laiss\u00e9 des plans d\u2019une pr\u00e9cision remarquable. Les cartes de Vauban, les plans des fortifications, les relev\u00e9s des bastions, les trac\u00e9s des foss\u00e9s permettent de comprendre la structure de la ville ancienne.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ces documents montrent :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>les remparts disparus,<\/li>\n\n\n\n<li>les portes effac\u00e9es,<\/li>\n\n\n\n<li>les bastions ras\u00e9s,<\/li>\n\n\n\n<li>les glacis nivel\u00e9s,<\/li>\n\n\n\n<li>les demi\u2011lunes oubli\u00e9es.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ils sont essentiels pour reconstituer la topographie de la ville disparue.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Les vestiges mat\u00e9riels : pierres, fragments, inscriptions<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les pierres tombales, les fragments sculpt\u00e9s, les inscriptions anciennes, les \u00e9l\u00e9ments r\u00e9employ\u00e9s dans les murs modernes sont des sources directes. Elles permettent de toucher du doigt la ville disparue.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une pierre tombale des R\u00e9collectines, un fragment de guirlande sculpt\u00e9e, une inscription gothique, un bloc taill\u00e9 r\u00e9employ\u00e9 dans un mur : ce sont des t\u00e9moins silencieux, mais puissants.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>Les r\u00e9cits, les traditions, la m\u00e9moire orale<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Enfin, il reste les r\u00e9cits. Les habitants ont transmis des histoires, des souvenirs, des l\u00e9gendes. Ces r\u00e9cits ne sont pas des documents officiels, mais ils sont des sources vivantes.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ils permettent de comprendre :<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>les usages des chapelles disparues,<\/li>\n\n\n\n<li>les processions,<\/li>\n\n\n\n<li>les f\u00eates,<\/li>\n\n\n\n<li>les habitudes,<\/li>\n\n\n\n<li>les lieux de sociabilit\u00e9,<\/li>\n\n\n\n<li>les traditions li\u00e9es aux \u00e9difices effac\u00e9s.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La m\u00e9moire orale est une archive fragile, mais essentielle.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">\u2b50 <strong>R\u00e9sum\u00e9 des sources de la ville disparue<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>(Tableau synth\u00e9tique)<\/em><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-table\"><table class=\"has-fixed-layout\"><thead><tr><th>Type de source<\/th><th>Contenu<\/th><th>Importance<\/th><\/tr><\/thead><tbody><tr><th>Archives municipales<\/th><td>actes, d\u00e9lib\u00e9rations, plans<\/td><td>structure administrative de la ville ancienne<\/td><\/tr><tr><th>Inventaires r\u00e9volutionnaires<\/th><td>objets, meubles, descriptions<\/td><td>derniers t\u00e9moignages des couvents<\/td><\/tr><tr><th>Actes notari\u00e9s<\/th><td>fondations, rentes, terrains<\/td><td>reconstitution pr\u00e9cise des \u00e9difices disparus<\/td><\/tr><tr><th>Monographies anciennes<\/th><td>r\u00e9cits historiques<\/td><td>vision du XIX\u1d49 si\u00e8cle, vestiges encore visibles<\/td><\/tr><tr><th>Plans militaires<\/th><td>fortifications, trac\u00e9s<\/td><td>reconstruction topographique<\/td><\/tr><tr><th>Vestiges mat\u00e9riels<\/th><td>pierres, fragments<\/td><td>preuves physiques de la ville disparue<\/td><\/tr><tr><th>M\u00e9moire orale<\/th><td>r\u00e9cits, traditions<\/td><td>survivances immat\u00e9rielles<\/td><\/tr><\/tbody><\/table><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<h1 class=\"wp-block-heading\"><strong>Conclusion g\u00e9n\u00e9rale \u2014 Avesnes, la ville retrouv\u00e9e<\/strong><\/h1>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"840\" height=\"555\" data-attachment-id=\"27101\" data-permalink=\"http:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/les-monuments-disparus-davesnes-sur-helpe\/image-2857\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/image-278.png?fit=1400%2C925\" data-orig-size=\"1400,925\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;,&quot;alt&quot;:&quot;&quot;}\" data-image-title=\"image\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/image-278.png?fit=840%2C555\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/image-278-1024x677.png?resize=840%2C555&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-27101\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/image-278.png?resize=1024%2C677 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/image-278.png?resize=300%2C198 300w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/image-278.png?resize=768%2C507 768w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/image-278.png?resize=1200%2C793 1200w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2026\/07\/image-278.png?w=1400 1400w\" sizes=\"auto, (max-width: 709px) 85vw, (max-width: 909px) 67vw, (max-width: 1362px) 62vw, 840px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Avesnes\u2011sur\u2011Helpe au cr\u00e9puscule\u202f: la ville moderne et les traces des monuments disparus, baign\u00e9es dans la lumi\u00e8re dor\u00e9e du soir. Recr\u00e9ation historique \u2013 Encyclop\u00e9die des monuments disparus d\u2019Avesnes\u2011sur\u2011Helpe.<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Reconstituer les monuments disparus d\u2019Avesnes\u2011sur\u2011Helpe, c\u2019est reconstituer bien plus que des \u00e9difices.<br>C\u2019est redonner vie \u00e0 une ville enti\u00e8re, une ville enfouie sous les si\u00e8cles, une ville effac\u00e9e par les guerres, les incendies, les reconstructions et les modernisations.<br>C\u2019est faire appara\u00eetre, pierre apr\u00e8s pierre, trace apr\u00e8s trace, acte apr\u00e8s acte, une cit\u00e9 qui n\u2019existe plus que dans les archives, les vestiges, les r\u00e9cits, les toponymies et les m\u00e9moires.<br>C\u2019est r\u00e9v\u00e9ler une ville double : celle que l\u2019on voit aujourd\u2019hui, et celle que l\u2019on ne voit plus.<br>C\u2019est comprendre que la ville moderne repose sur une ville ancienne dont les contours subsistent encore dans les rues, les places, les murs et les noms.<br>C\u2019est accepter que chaque b\u00e2timent disparu laisse derri\u00e8re lui une empreinte, mat\u00e9rielle ou immat\u00e9rielle, qui continue de fa\u00e7onner la ville actuelle.<br>C\u2019est reconna\u00eetre que la disparition n\u2019est jamais totale : elle laisse des traces, des pierres, des mots, des courbes de terrain, des alignements de rues, des fragments sculpt\u00e9s, des toponymies, des r\u00e9cits, des m\u00e9moires.<br>C\u2019est redonner \u00e0 Avesnes\u2011sur\u2011Helpe la profondeur de son histoire et la continuit\u00e9 de son identit\u00e9.<br>C\u2019est offrir \u00e0 la ville un miroir.<br>C\u2019est offrir \u00e0 la ville une carte.<br>C\u2019est offrir \u00e0 la ville une voix.<br>C\u2019est offrir \u00e0 la ville une m\u00e9moire.<br>C\u2019est permettre \u00e0 Avesnes de rena\u00eetre dans ce qui subsiste, dans ce qui affleure, dans ce qui se devine encore dans la ville moderne.<br>C\u2019est faire de cette encyclop\u00e9die la passerelle entre la ville visible et la ville disparue.<br>C\u2019est donner \u00e0 Avesnes\u2011sur\u2011Helpe un avenir enracin\u00e9 dans son pass\u00e9 retrouv\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Avesnes, la ville sous la ville Il existe des villes dont l\u2019histoire se lit dans les pierres encore debout. Et il en existe d\u2019autres, plus rares, dont l\u2019histoire se lit dans les pierres qui ont disparu. Avesnes\u2011sur\u2011Helpe appartient \u00e0 cette seconde cat\u00e9gorie. Depuis des si\u00e8cles, la ville a vu s\u2019\u00e9lever, prosp\u00e9rer, se transformer puis dispara\u00eetre &hellip; <a href=\"http:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/les-monuments-disparus-davesnes-sur-helpe\/\" class=\"more-link\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"> de &laquo;&nbsp;Les Monuments disparus d\u2019Avesnes-Sur-Helpe&nbsp;&raquo;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-27075","page","type-page","status-publish","hentry"],"jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/PaOEkN-72H","jetpack-related-posts":[],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/27075","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"http:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=27075"}],"version-history":[{"count":22,"href":"http:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/27075\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":27103,"href":"http:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/27075\/revisions\/27103"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=27075"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}