* Moulins en Avesnois au gré du vent

Inventaire des Moulins à Vent de l’Avesnois

A partir de recherches effectuées de 2011 à 2015 et en 2019 aux Archives Départementales du Nord, j’ai pu recenser quatre vingt dix moulins à vent (Série L : Archives de la Révolution Série K : Lois Ordonnances Arrêtés Sous Série 3Q : Enregistrement. Les cadastres et les Matrices cadastrales 35 P Les Journaux Régionaux).

Ces moulins ont été construits essentiellement au cours du XIX e siècle. Ils étaient à l’origine en bois et sur pilotis. De ce fait ils n’ont pas résisté au temps et notamment à l’ouragan de 1873. D’autres sont des moulins de type « Tour » construits en bois, puis par la suite en pierres ou en briques. Seuls quelques uns en maçonnerie sont parvenus jusqu’à nous.

Nous allons donc les faire revivre, le temps d’un moment en mettant l’accent sur leur historique et sur leurs propriétaires successifs.

Commune Date de constructionDate de démolition
Aulnoye
Rue Mirabeau
< 17941876
Aymeries
Rue Mirabeau
< 18041809
Aymeries
Chemin de Bachant
18191880
Avesnelles
Chemin de Rainsars
< 17951863
Bachant
Rue de Maubeuge
18651876
Bavay
Louvignies
Rue de l’Alouette
Moulin déplacé
18471858
Beaurepaire
sur Sambre
Rue Haute
ca 1810ca 1860
Berlaimont
Rue Wibaille
Dupont
ca 18101852
Berlaimont
Rue des Courtils
1816 ca 1880
Bermeries
Route de
Le Quesnoy
< 18311876
Bettrechies
Rue de Meaurain
< 1758entre 1817 et 1831
Bousies
Rue du Moulin
à vent
< 1600ca 1838
Boussières
sur Sambre
Rue de
Vieux-Mesnil
18601881
Cartignies
Route de
Petit-Fayt
entre 1798
et 1804
ca 1843
Cerfontaine
Impasse le Moulin
1840Existe encore
Colleret
Rue de la République
ca 1830ca 1880-1890
Cousolre
Rue de Landignies
1845Existe encore
Croix-Caluyau
Rue du Moulin
< 18041867
Englefontaine
Rue des Tuileries
< 1760
En existe un 14e s
ca 1860
Englefontaine
(Petit Poix)
Ancien Chemin
de Hecq
< 18311885
Feignies
Rue A. Dubois
ca 1790ca 1890-1900
Feignies
Rue Pasteur
ca 1790ca 1870
Ferrière-
la-Grande
Rue Voltaire
18181875
Floyon
Chevireuil
< 1758
En existe un 16e s
< 1795
Fontaine-au- Bois
Rue du Chêne
< 17581876
Fontaine-au- Bois
Rue du Cateau
1764ca 1820
Fontaine-au- Bois
Rue du Cateau
ca 18201867
Forest-en-Cambrésis
Rue du Moulin
< 17071882
Forest-en-Cambrésis
Rue de Valenciennes
ca 17901892
Frasnoy
Chemin de Villers-Pol
< 17801888
Gognies-Chaussée
Rue Albert d’Hendecourt
< 18091855
Gommegnies
Rue Caché d’Erpion
< 1758ca 1875
Gommegnies
Rue du Chemineau
1770> 1879
Gommegnies
Rue de la Raperie
ca 1770ca 1890
Gommegnies
Rue des Saules
entre 1795
et 1803
1935
Gommegnies
Rue de la Raperie
entre 1803
et 1826
1888
Gommegnies
Rue du Chemineau
18171888
Hautmont
Route de Landrecies
ca 1800ca 1880
Hecq
Route de Landrecies
< 17581872
Houdain-lez-Bavay
Rue du Moulin
< 1737Vestiges Moulin Giblot
Houdain-lez-Bavay
Rue de la Roue d’Or
ca 1860Tour Moulin Richard
La Longueville
Rue des Chasseurs à Pieds
ca 1818ca 1900
Landrecies
déplacé du Bastion à la Rue de la Folie
entre 1724
et 1730
> 1831
Landrecies
Chemin de la Souris
1737< 1831
Landrecies
Rue Petit Versailles
1737ca 1850
Le Favril
Rue de Landrecies
< 1700ca 1850
le Favril
La Bouflette
1770ca 1860
Le Quesnoy
Déplacé de la Rue V. Hugo aux Remparts
15821854
Le Quesnoy
Route de Valenciennes
Ce Moulin est un tordoir
entre 1760
et 1802
1857
Le Quesnoy
D 2934 Probablement déplacé sur une autre commune
entre 1810
et 1818
1824
Leval
Rue Emile Brasselet
18421876
Liessies
Rue Clémenceau
17861792 ?
Limont-Fontaine
Route de Saint-Rémy-du Nord
ca 1830Vestiges de la Tour
Louvignies-Quesnoy
Rue de la Croix-Rouge
< 1758< 1830
Louvignies-Quesnoy
Rue Roger Robert
ca 17901863
Louvroil
Rue Jean Marie Gachot
< 1789ca 1880
Louvroil
Sous-le-Bois
18771879
Marbaix
Rue Baptiste
1769ca 1835
Maresches
Rue Léon Malard
1818ca 1850
Marpent
Moulin de la Parapette
Cité Léo Lagrange
< 1758Existe encore après réhabilitation
Maubeuge
Moulin Tablette
Boulevard Pasteur
1799Existe encore
Restauration réussie de l’ARAM
Mecquignies
Rue de Mecquignies
< 1758< 1820
Mecquignies
Chèvrerie des Sabotiers
1769< 1830
Mecquignies
Cogniau
18471858
Mecquignies
Chemin du Moulin
18621902
Neuville-en-Avesnois
Rue de Poix-du-Nord
1769ca 1825
Noyelles-sur-Sambre
Grand’Rue
17911876
Obies
Rue du cimetière
< 1793
1803
1793 ?
?
Poix-du-Nord
D 934
?entre 1804
et 1830
Pont-sur-Sambre
Route d’Hargnies
1841Tour en ruine
Potelle
Chemin du Moulin
< 17891863
Preux-au-Bois
Route Nationale
ca 17501858
Preux-au-Bois
Route Nationale
17661882
Preux-au-Bois
Route Nationale
< 1796entre 1804
et 1830
Prisches
Le Campiau
< 17031851
Rainsars
Route d’Avesnes
1758< 1809
Raucourt-au-Bois
Chemin du Moulin
18041867
Robersart
Rue du Chêne
< 17581857
Ruesnes
Rue de Sepmeries
17801884
Sains-du-Nord
Rue du Moulin à vent
17691824
Saint-Rémy-
du-Nord
Rue d’Ecuélin
ca 18551869
Saint-Waast-
la-Vallée
route Nationale
18581866
Salesches
Grand’Rue
ca 18401883
Sassegnies
Faché du Bois
< 17841876
Sepmeries
Rue de Valenciennes
entre 1860
et 1865
Tour en ruine
Taisnières-sur-Hon
chaussée du Bois
entre 1765
et 1775
entre 1806
et 1808 
Vendegies-au-Bois
?
< 1793< 1804
Villers-Pol
Rue Roger Denis
< 17821818 Déplacé
sur Maresches
Wargnies-le-Grand
Chemin du Moulin
< 1758entre 1804
et 1827
Wargnies-le-Grand
Route Nationale
Ce Moulin est un tordoir
< 1804ca 1892

Le moulin à vent d’Aulnoye :

Cadastre 1806 ADN P 30/018 Vue 1/3
Cadastre Aulnoye-Aymeries 1861 ADN P 31/651 Vue 6/9
Position fictive du moulin sur une carte actuelle
Endroit actuel où se dressait le moulin à vent d’Aulnoye : rue Mirabeau

La présence du moulin d’Aulnoye est déjà attestée en 1794 car il « a moitié de l’année sans vent et au service sur l’emplacement de trois communes, Aulnoy, Aymeries et Bachant (1). Il figure ensuite sur le plan cadastral de 1806 S.B 28, de 1812 S.A 67 et de 1861 SA 106.

En 1812 il appartient à Albert PREVOST, en 1824 à Joseph RIVIERE d’Aulnoye (2), et en 1840 à Auguste WILLOT (3). Ce dernier né en 1806 à Aymeries, meunier marié en 1827 à Berlaimont avec Augustine AULIT le met en vente en 1870 (4).

En 1876 le moulin situé à 500 mètres de la gare d’Aulnoye, sur la route d’Aymeries, est mis en vente par lots par son nouveau propriétaire Elutère DELHAYE, sabotier à Aulnoye : arbre tournant, trente poutres de 4 à 8 mètres de longueur, gites, une paire de meules anglaises de 1 mètre 52 de diamètre, etc (5). Il est donc démonté en 1876.

(1) : ADN Série L : District d’Avesnes Travaux Publics  5735 Moulins et usines (179:-an 3).

(2) : ADN NMD [1826-1865] 5 Mi 004 R 003 Vue 47/221 Il s’agit de Jacques Joseph RIVIERE marié à Bachant avec Marie Florentine TITRE le 12 messidor an XIII (1er juillet 1805) meunier domicilié à Aulnoye, couple présent au mariage de leur fille Amélie avec Pierre Benoni Lefebvre en date du 15 juillet 1835

(3) : ADN Matrices cadastrales 35 P 46

(4) : Le journal L’Observateur du 01/01/1870

(5) : Le journal L’Observateur du 15/06/1876.

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Les moulins à vent d’Aymeries :  

Cadastre Aymeries An 12 ADN P 31 / 021 Vue 2/2
Positions fictives des deux moulins sur une carte actuelle
Endroit actuel où se dressait le moulin à vent d’Aymeries B 17 Bis appartenant à Pierre EVRARD.
Croisement Rue Mirabeau et Rue Salvador Allendé

1 Sur le plan cadastral de l’An 12 (1804) figure un moulin à vent sur la section B 17 Bis. Il appartient à Pierre EVRARD qui est fermier du château d’Aymeries. Originaire de Noyelles-sur-Sambre où il est né en 1751, il se marie avec Marie Thérèse HOSTELART  en 1777 à Hargnies. Il décède le 18 février 1807 à Aymeries laissant notamment à ses deux filles Henriette et Désirée « un moulin à vent et une petite maison c’est-à-dire la moitié de ces objets situés sur Aymeries occupé par un nommé Brassard » (1). Il s’agit de Jean Brassart né en 1763 à Sassegnies qui est meunier et qui décède dans « cette petite maison » le 23 avril 1809. C’en est alors fini du moulin.

(1) : ADN 3 Q 373-8 Enregistrement Bureau de Maubeuge Successions An 14 1808

Endroit actuel où se dressait le moulin à vent d’Aymeries B 281 appartenant à Pierre DURIEUX. Chemin de Bachant

2 Un second moulin à pivot et à farine est construit à proximité du précédent (1) en 1819 par Pierre Joseph DURIEUX (2). Né en 1780 à Pont-sur-Sambre, il se marie en 1806 à Frameries (Belgique) avec Célestine MAHIEU. Il décède en 1842 à Aymeries et il est dit meunier. Son épouse décède le 18 juillet 1861. Sa succession laisse à ses enfants et petits enfants « un moulin à vent avec maison d’habitation, écurie, grange, le tout sur 30 a 60ca de jardin et pâture… » (3). Le seul fils Jean Baptiste est meunier en 1862 mais déjà cultivateur en 1873 : le moulin ne fonctionne déjà plus et il est mis en vente le 29 novembre 1880 (4). Il est alors démonté.  

(1) : Cadastre 1860 SB 281

(2) : ADN K 400

(3) : ADN 3 Q 94ter /6 n° d’ordre 293 Table des Successions- ADN 3 Q 94-20 Successions Bureau de Berlaimont 14 janvier 1862

(4) : Le journal L’Observateur du 11/11/1880

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Le moulin à vent d’Avesnelles :

Cadastre Avesnelles 1813 ADN P 31 / 652 Vue 1/26
Cadastre Avesnelles 1813 ADN P 31 / 652 Section C 214 Vue 6/26
Endroit actuel où se dressait le moulin à vent d’Avesnelles Chemin de Rainsars

Nicolas WIART laboureur de Dompierre vend son moulin à vent d’Avesnelles en 1795 à Théodore Louis Joseph PILLOT (1). Celui-ci est Lieutenant général du baillage d’Avesnes – Subdélégué de l’Intendant du Hainaut. Il loue le moulin le 21 septembre 1813 à Simon Mercier puis le 14 octobre 1814 à Augustin Lefevre (2). Il décède le 12 juin 1815 à Avesnes et sa veuve Eugénie PRISSE (°1763 Binche + 1842 Avesnes)  loue alors le moulin le 26 avril 1816 à Hubert Renotte  puis à Jean Mandron (2).

Le moulin a différents propriétaires successifs comme le révèlent les matrices cadastrales d’Avesnelles : en 1824 PARMENTIER, meunier à Avesnelles, en 1826 POLY Isidore, brasseur à Avesnes, en 1836 à MANDRON WAUTIER d’Avesnelles. Le couple vend le moulin le 6 novembre 1837 à trois associés : Joseph GUILLEMIN propriétaire à Avesnes, François Joseph AUBRY géomètre à Montauban et Louis PUYRAMAURE notaire à Avesnes (5). Ces derniers s’empressent de le revendre le 31 mars 1838 à Antoine HAZARD propriétaire à Leval (5) qui le donne à son fils Antoine le 16 juin 1847 (6). Ce dernier le met en vente dès 1852 et par acte du 20 janvier 1853 le nouveau propriétaire est un négociant d’Avesnes, Adolphe GUILLEMIN (7).

En 1854 apparait sur les matrices son fils Edouard GUILLEMIN propriétaire à Avesnes puis en 1859 François Régis BRISSON, meunier à Avesnelles puis à Saint-Hilaire-sur-Helpe. Il a acheté le moulin le 3 mai 1857 mais le met déjà en vente en 1859 (8). Puis de nouveau en 1861 (9). Il est acheté en 1863 par Louis LEFRANCQ, cultivateur à Avesnes qui le démolit.

(1) : 3 Q 29-3 Enregistrement Bureau d’Avesnes Table des vendeurs floréal An 3 Vendémiaire An 4 

(2) : 3 Q 31-5 Enregistrement Avesnes Table des baux 1813-1828

(3) : ADN Matrices cadastrales 35 P 59 à 61

(4) : Jean François MANDRON s’est marié le 13 décembre 1820 à Haut-Lieu avec désirée WAUTIER.

(5) : 3 Q 30-17 Enregistrement Avesnes Table des acquéreurs 1836-1838

(6) : 3 Q 30-22 Enregistrement Avesnes Table des acquéreurs 1846-1849

(7) : 3 Q 30-24 Enregistrement Avesnes Table des acquéreurs 1851-1853

(8) : Le journal L’Observateur du 20/03 1859 27/03/1859 20/11/1859 27/11/1859

(9) : Le journal L’Observateur du 22,25 et 29 août 1861

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Le moulin à vent de Bachant :

Position fictive du moulin sur une carte actuelle
Endroit actuel où se dressait le moulin à vent de Bachant : derrière les maisons
Monrival Rue de Maubeuge D 959

Il est érigé en 1865 par Eugène COLLART (1). Celui-ci exerce à Bachant en 1858 lors de son mariage avec Aurélie BARBENSON le métier de charron. Il est ensuite meunier avant de devenir aubergiste à Bachant puis à Tourcoing.

Le moulin est bâti sur la section C 18 Mont Rival. Il disparait suite au grand ouragan du 12 mars 1876.

(1) : ADN Matrices cadastrales 35 P 93 B NB 1862 1913

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Le moulin de Bavay (Louvignies-lez-Bavay) :

Cadastre Louvignies-Bavay 1831 ADN P 31 / 735 SB 78 Vue 5/5
Le moulin n’existe pas encore.
Endroit actuel où se dressait le moulin à vent de Louvignies-Bavay : derrière la maison.
Bavay Rue de l’Alouette

La commune de Louvignies-Bavay était une commune indépendante avant son rattachement à celle de Bavay en 1946.

Suite à l’autorisation préfectorale du 12 novembre 1847 un moulin à vent à moudre les céréales est érigé à l’angle des chemins du Moulin et des Ormes sur un terrain appartenant au sieur LENNES (1). Le 16 octobre 1849 Pierre LENNE vend un champ et un moulin à vent pour 7000 francs à Daniel DEMARET(Z), cultivateur à Louvignies (Buvigny). Daniel DEMAREST  le reconstruit en 1851 (2) et le met en vente sur L’Observateur le 19 novembre 1858 érigé sur 85 ares 50 centiares.

(1) : ADN K 459

(2) : Matrices cadastrales 35 P 867 B NB 1833 1914 Construction d’un moulin à vent appartenant à Demaretz Louis Daniel à Buvignies S B 78 Commun Seigneur

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Le moulin à vent de Beaurepaire-sur-Sambre :

Cadastre Beaurepaire-sur-Sambre 1813 ADN P 31 / 661 Vue 1/15
Endroit actuel où se dressait le moulin à vent de Beaurepaire-sur-Sambre : au fond de la pâture Rue Haute

Il est construit par Antoine GARD vers 1810 (1) qui possède déjà un moulin à eau dans la commune. En 1836 le propriétaire reçoit « un secours de 35 fr en raison de la destruction de son moulin à vent fracassé par l’ouragan du 25 mars dernier » (2). Le moulin est détenu en 1856 par LEPAPE NAVARRE (3) puis en 1857 par LEPAPE SENECHAL, meunier à Prisches puis à Beaurepaire (4) (5) . Le moulin disparait vers 1860.

(1) : Il ne figure pas sur le cadastre de 1806 mais sur celui de 1813

(2) : Le journal L’Observateur du 9 juin 1836

(3) François Joseph Guislain LEPAPE né en 1812 à Prisches marié en 1841 avec Marie Pacifique NAVARRE est charpentier.

(4) : ADN Matrices cadastrales 35 P 151 B NB 1824 1873

(5) : Jean Baptiste Fidèle LEPAPE né en 1800 à Barzy se marie en 1823 à Barzy avec Marie Joseph Ismérie SENECHAL née en 1801 à Prisches. Le couple habite Prisches dès leur mariage où il décède en 1875 et elle en 1883.

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Les moulins à vent de Berlaimont :

Cadastre Berlaimont 1812 ADN P 31 / 665 Vue 3/22
Endroit où se dressait l’un des moulins à vent de Berlaimont (Au fond de la pature derrière la haie)
D 951 Rue Wibaille Dupont

Un premier moulin à vent est construit vers 1810 et un second vers 1818.

1 Le plus ancien apparait pour la première fois sur le cadastre de 1812 sur la section A 469, à proximité du calvaire en direction de la Grande Carrière. Jean Baptiste DUEZ (°1760 Haucourt en Cambrésis + 1830 Préseau) marié à Rosalie NICODEME (° 1765 1845 Préseau) en est le propriétaire. Leur fils Benjamin, meunier au Préseau, se marie le 4 juillet 1827 à Berlaimont avec Mélanie BREDA. Le meunier de Berlaimont décède le 14 février 1846 laissant une veuve et deux enfants mineurs qui héritent d’un « moulin à vent d’un revenu brut de trois cent francs lequel est fixé sur piliers et fait partie de la maison » (1).

En 1848 le moulin a été vendu et appartient alors à Jean Baptiste FLAMENT, meunier à Berlaimont (2). Le moulin est démonté en 1852.

(1) : ADN 3 Q 94-12 Berlaimont Successions 29/03/1845-27/08/1846

(2) : Matrices cadastrales 35 P 181 182 B NB 1821 1864

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Cadastre Berlaimont 1861 ADN P 31 / 665 SA 660 Vue 14/22
Endroit où se dressait le second moulin à vent de Berlaimont (derrière les arbres au fond d’une pature)
Rue des Courtils

2 Le second moulin a une vie toute particulière. Un arrêté préfectoral du 21 juin 1816 autorise Mme Vve Nicolas PHILIPPE (née Elisabeth BELLAIN) à construire un moulin à vent (1). On le retrouve dans ses propriétés en 1821 sur la section A 534 Bis (2). Elle fait construire une maison sur la parcelle voisine A 534 en 1830 (2). Cette construction a probablement pour effet de déplacer le moulin qui se retrouve sur la parcelle A 219. Mme NICOLAS décède en 1838 et lègue sa maison et le moulin à vent érigé sur vingt cinq ares de terre estimé 450 francs de revenu à Nicolas, Elisabeth et Virginie ses enfants (3). Nicolas fils est meunier (4). Les matrices indiquent ensuite que le moulin en 1848 appartient à Pierre DUTRIEUX, cultivateur à Berlaimont époux de Marie Amande Victoire FRERE. Le couple décède en 1864 et le moulin revient aux sept enfants : Augustin, Charles, Ferdinand, Marcq, Pierre, Adolphine et Désirée. Ils décident de le mettre en vente de gré à gré et le journal L’Observateur d’Avesnes paru le 30 avril 1865 annonce la vente « d’un moulin à vent en très bon état, monté de 2 paires de meules dont une anglaise avec ses accessoires, érigé sur 23 ares de terrain ». Le meunier Constantin AUDIN marié à Marie Aurélie BAUDEZ s’en fait l’acquéreur en 1867 (5) mais le revend en 1873 à Félix DURIEUX, meunier à Berlaimont puis à Saint-Aubin. Le moulin n’existe plus en 1880.

(1) : ADN K 398

(2) : ADN Matrices cadastrales 35 P 181 182 1821 1864

(3) : ADN 3 Q 94-8 Berlaimont Successions 07/11/1836- 27/11/1838

(4) : Acte de décès de sa mère Bellain Elisabeth en date du 28/01/1838 : ADN NMD 1802 1845 Vue 1080/1342

(5) : ADN Matrices cadastrales 35 P 183 B NB 1867 1913 Moulin SA 660

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Le moulin à vent de Bermeries :

Cadastre Bermeries ADN P 31 / 666 Vue 1/10
Endroit où se dressait le moulin à vent de Bermeries (le long du chemin de terre)
D 942 Route de Le Quesnoy

Situé près de la ferme de Cambron, il est situé au bord du « Vieux Chemin du Quesnoy » en direction de la cense Ruelle et appartient en 1831 à Auguste MANESSE. A son décès en 1834 le moulin passe à ses frères et sœurs (1). Les héritiers vendent le 5 juin 1837 leur part à leur frère Martial MANESSE maire de Bermeries (2) qui devient alors propriétaire de nombreux biens  (habitations, fermes, distillerie de genièvre, abattoir, graisserie, bergerie, terres etc) et notamment « d’un moulin à vent à faire farine dit le Moulin de Cambron avec tout le matériel ». Le fermier décède en 1844 et le 17 mars  1845 sa veuve Denise Henriette FAUVILLE et sa fille unique Lydie Denise Augustine vendent le moulin à Pierre DUBOIS, cultivateur à Amfroipret (3). En 1849 le moulin est vendu à Hypolite POSTIAU (1805 1880), meunier à Bermeries (4). Le moulin est renversé par l’ouragan de 1876 et démoli.

(1) : ADN 3 Q 71-15 Enregistrement Bavay Table des acquéreurs 1833 1835

(2) : ADN 3 Q 71-16 Enregistrement Bavay Table des acquéreurs 1837 1840

(3) : ADN 3 Q 71-20 Enregistrement Bavay Table des acquéreurs 1845 1848

(4) : Matrices cadastrales 35 P 195 B NB 1850 1912

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Le Moulin à vent de Bettrechies :

Carte de Cassini 1758 Moulin de Bettrechies
Cadastre Bettrechies 1806 ADN P 30 / 048 Vue 1/3
Position fictive du moulin à vent de Bettrechies sur une carte actuelle
Endroit où se dressait le moulin à vent de Bettrechies (A l’emplacement de la ferme) 26 Rue de Meaurain

Le moulin à vent de Bettrechies figure déjà sur la carte de Cassini et doit donc être seigneurial. Il apparait également sur le cadastre consulaire de 1806 à la section B 1. Il appartient au meunier Antoine Joseph Eugène FIEVET (°1751 +1813) et à son épouse Marie Louise Joseph LECLERCQ (°1758 Erquennes +1815). Celle-ci laisse dans sa succession le vétuste moulin à vent à ses 8 enfants : Eugène-Alexandre, meunier, Albert, Vincent, Nicolas, Bernardine, Catherine, Nathalie et Marie Eugénie (1). Ceux-ci vendent le moulin le 24 mars 1817 à Jean DUBOIS, propriétaire à Gommegnies (2). Le moulin n’apparait plus sur le cadastre de 1831.

(1) : ADN 3 Q 69-11 Enregistrement Bavay Successions 25/09/1815-19/01/1819

(2) : ADN 3 Q 70-9 Enregistrement Bavay Table des vendeurs 1816 1817

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Le Moulin à vent de Bousies :

Carte de Cassini 1758 Moulin de Bousies
Cadastre Bousies An 13 ADN P 30 / 058 Vue 2/3
Cadastre Bousies 1831 ADN P 31 / 672 Vue 4/17
Position fictive du moulin à vent de Bousies sur une carte actuelle
Endroit où se dressait le moulin à vent de Bousies aux environs du 39 Rue du Moulin à vent

Le moulin à vent de Bousies figure sur la collection des Albums de Croÿ datée de 1599 et sur la carte de Cassini de 1758. Avant la Révolution, le moulin appartient à Auguste-Marie-Raymond, comte de La Marck, prince d’Arenberg (1753 1833), député du baillage du Quesnoy, marié au château de Raismes en 1774 avec la marquise de Cernay et de Bousies Marie Françoise Ursule Augustine Le Danois. Le couple émigre et le moulin à vent est vendu comme bien national à Jean Baptiste DOUILLEZ de Valenciennes le 24 prairial an 5 (12/06/1797) (1). Il vend le bien le 22 janvier 1810 à Edouard-Adolphe MORTIER (° 1768 Le Cateau + 1835 Paris), duc de Trévise, Maréchal d’Empire à Paris (2). Celui-ci loue en 1816 le moulin à Jean-Baptiste Boittiaux (3). MORTIER décède en 1835 et son moulin revient en 1837 à sa fille Sophie Malvina Joséphine épouse de Charles Certain de Bellozanne (4). Le moulin disparait vers 1838, le folio au nom du vicomte De Bellozanne sur la matrice cadastrale de 1839 ne précisant plus de moulin sur la section SC 1035.

(1) : ADN 1 Q 1001 Administration des domaines nationaux confisqués.Répertoire numérique manuscrit par Forret.

(2) : ADN 3 Q 181-12 Enregistrement Le Cateau Table des vendeurs 1810

(3) : ADN 3 Q 299-4 Enregistrement Landrecies Table des baux 1816 1830 Acte concerné : 5/12/1816

(4) : ADN 3 Q 298-11 Enregistrement Landrecies Table des acquéreurs 1835-1840 Acte concerné 07/05/1837

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Le moulin à vent de Boussières-sur-Sambre :

Cadastre Boussières-sur-Sambre 1861 ADN P 31 / 674 Vue 4/6
Position fictive du moulin à vent de Boussières-sur-Sambre sur une carte actuelle
Endroit où se dressait le moulin à vent de Boussières-sur-Sambre 154 Rue de Vieux-Mesnil

Le moulin à vent de Boussières-sur-Sambre est construit en 1860 par Ferdinand Collard, meunier à Vieux-Mesnil (1) (2). Il est démoli en 1881 (3).

(1) : ADN Matrices cadastrales 35 P 266 B NB 1824 1862

(2) Ferdinand Collart né en 1823 à Boussières se marie en 1852 à Vieux-Mesnil avec Sidonie Basilaire : NMD Vieux-Mesnil 1793 1878

(3) : ADN Matrices cadastrales 35 P 268 B NB 1862 1913

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Le moulin à vent de Cartignies :

Cadastre Cartignies 1813 ADN P 31 / 677 Section A 46 Vue 2/34
Position fictive du moulin à vent de Cartignies sur une carte actuelle
Endroit où se dressait le moulin à vent de Cartignies (en face de l’ancien moulin à eau encore présent)
1035 Route de Fayt

Le moulin à vent de Cartignies est érigé par Hubert MILON, près du moulin à eau des Ourdiaux que le citoyen MILON a fait construire en 1797. Le moulin à vent est bâti à une date légèrement ultérieure (entre 1798 et 1804) afin de se substituer au moulin à eau lorsque le cours d’eau est asséché. Son propriétaire décède le 21 avril 1824 et sa veuve Marie Madeleine LECOMTE loue les deux moulins à son beau fils Magloire Scottez le 12 août 1824 (1). André GOSSE aux Fayts (2) achète les deux moulins qu’il loue de nouveau à Magloire Scottez le 19 août 1827 (3). Le moulin à vent de Cartignies est démonté vers 1843.

(1) : ADN 3 Q 31-5 Enregistrement Bureau d’Avesnes Table des baux 1813 1828

(2) : André Gosse (°1778 1848) marié à Marie Joseph Bévenot est propriétaire, cultivateur et le premier maire de Petit-Fayt en 1838.

(3) : ADN 3 Q 31-5 Enregistrement Bureau d’Avesnes Table des baux 1813 1828

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Le Moulin de Cerfontaine :

Le Moulin à vent du Diable de Cerfontaine. Impasse Le Moulin

Etienne LEGAY fait tout d’abord construire en 1816 « au Bois de Gravette » un moulin à vent en bois sur pivot destiné à moudre le blé (1) . Sa situation étant mal appropriée, son fils Nicolas se voit autoriser le 28 septembre 1840 (2) à bâtir un nouveau moulin en brique de l’autre côté du village au lieu-dit « le Diable » d’où son nom. A une altitude de 70 mètres, il bénéficie ainsi d’un bon vent. Nicolas LEGAY (1795+ 1877) s’était marié sans contrat le 16 novembre 1825 à Quiévelon avec Marie Louise RENAUX. Celle-ci décède en 1873 et laisse à chacun de ses trois enfants Louis Antoine, meunier, Marie Louise et Félicie le quart du moulin (3). Louis Antoine décède en 1877 et le moulin revient à sa sœur Marie Louise épouse d’Anthime Poirette (4). Le moulin cesse son activité vers 1885, la toiture couverte alors d’une plateforme en zinc. Le 24 mars 1904 décède Marie Louise laissant à sa fille Emilia un moulin à vent transformé en habitation (5). Antime Poirette décède le 26 avril 1912 – Lieu-dit « Le Moulin ». Lors de la 1 ère guerre mondiale, il a servi de poste d’observation aux Français. En 1924 le moulin appartient à un préposé des douanes Jean JAGER (°1873 Vieux-Reng + 1956 Cerfontaine) époux de Adelina BERTRAND (°1878 + 1957) (6). Les Allemands en 1940 y installèrent une mitrailleuse. En 1948 le second étage est supprimé réduisant la hauteur à 6 m (bulletin municipal de 1998). Il est encore visible de nos jours, avec sa grosse tour au mur épais de 1.50 m à la base.

(1) : ADN K 398

(2) : ADN K 419

(3) : ADN 3 Q 373-45 Enregistrement Bureau de Maubeuge Successions 1873

(4) : ADN 3 Q 373-48 Enregistrement Bureau de Maubeuge Successions 1877

(5) : ADN 3 Q 373-104 Enregistrement Bureau de Maubeuge Successions du 19/09/1903 au 15/04/1904

(6) : ADN Matrices cadastrales 35 P 312 B NB 1911 1938

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Le Moulin à vent de Colleret :

Cadastre Colleret 1845 ADN P 31 / 681 (le moulin à vent sur la Section C 755) Vue 26/33
Position fictive du moulin à vent de Colleret sur une carte actuelle
Endroit où se dressait le moulin à vent de Colleret (au fond de la pâture derrière la haie) 40 Rue de la République

Le moulin de Colleret est construit vers 1830 par Pierre-Charles DARSONVILLE qui est aussi propriétaire du moulin à eau. Son épouse Emilie LEJEUNE décède le 10 avril 1836 laissant le moulin à vent à son mari (1). En 1838 à la naissance de sa fille Joséphine avec sa seconde épouse Victoire Nicolas il est dit rentier. Le moulin à vent appartient déjà à Isidore MONTAY que nous retrouvons sur le cadastre de 1845. Les matrices cadastrales de Colleret nous permettent de connaitre les propriétaires successifs : en 1851 le couple Louis MARIAGE-Justine Elisa BONTE. Louis MARIAGE décède le 27 janvier 1853 et le moulin est alors acheté la même année par Fidèle RICHE, boulanger épicier et débitant à Colleret. Il le revend en 1856 à MEUNIER PAVOT, meunier (2). Ce couple Amand MEUNIER (°1825 +1895) et Cécile PAVOT(° 1830 +1897) ont détenu le moulin jusqu’à sa disparition dans les années 1880 1890.

(1) : ADN 3 Q – 374bis / 7 [1830 – 1836] Table des Successions N° ordre 146 – ADN 3 Q 373-16 Enregistrements Bureau de Maubeuge Successions 24/12/1834 -09/10/1837

(2) : ADN 35 P 332 Table d’indexation 1846 et ADN 35 P 333/334 B NB 1847 1912

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Le Moulin à vent de Cousolre :

Cadastre Cousolre 1902 ADN P 31 / 682 Vue 32/39
L’ancien moulin à vent de Cousolre en 1912
Le moulin à vent de Cousolre vers 1925
Les ruines du moulin à vent de Cousolre construit en 1845 Rue de Landignies en direction de Marsignies

Le moulin à vent de Cousolre est construit par Jean HUART suite à une autorisation préfectorale du 29 mars 1845 (1). Comme tout moulin à vent il doit être établi à une distance minimale de 70 mètres de tout chemin public. Le 30 décembre 1847 les trois quarts du moulin appartenant à Joséphine et Jean Baptiste HUART et Elie BLANPAIN sont vendus à Nicolas Joseph Victorien et Benoit BLAINPAIN,(2 fils d’Elie) propriétaires du moulin à eau sur la Thure et du Cataya (2).

En 1850 le moulin est reconstruit en brique sur un soubassement en moellons de pierre bleue. En 1868 le même Benoit BLANPAIN marié à Adelle FISSIAUX tente à huit reprises de vendre ce moulin comportant 2 paires de meules françaises. (3). Le moulin dut être fortement endommagé par l’ouragan du 12 mars 1876 car il cesse son activité vers cette date. Sur le cadastre de 1902 l’ancien moulin appartient à Nicolas SOLASSE (° 1839 + 1909) cultivateur à Cousolre et à son épouse Maxellante DASTOT.

(1) : ADN K 100

(2) : ADN 3 Q 495-11 Enregistrements Bureau de Solre-le-Château Table des acquéreurs 1846-1853

(3) : Le journal L’Observateur de 1868

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Le Moulin à vent de Croix-Caluyau :

Cadastre Consulaire de Croix-Caluyau An 13 ADN P 30 / 094 S A 33 Vue 1/3
Cadastre Consulaire de Croix-Caluyau An 13 ADN P 30 / 094 S A 33 Vue 2/3
Cadastre Napoléonien Croix-Caluyau 1831 ADN P 31 / 683 Moulin à vent S A 249 Vue 2/9
Cadastre Napoléonien Croix-Caluyau 1831 ADN P 31 / 683
Position fictive des moulins à vent de Croix-Caluyau sur une carte actuelle
Endroit où se dressait le premier moulin à vent de Croix-Caluyau (sur cette terre en hauteur) Rue du Moulin
Endroit où se dressait le second moulin à vent de Croix-Caluyau Rue du Moulin

Le moulin à vent de Croix-Caluyau existe déjà en 1804 comme l’atteste le cadastre de l’An 13. Il pourrait appartenir selon l’état civil du village à Jean Baptiste FONTAINE (°1771 +1820 ) meunier à Croix-Caluyau marié avec Marie WANECQUE. Le 2 mai 1826 Pierre DEVAUX, propriétaire à Solesmes le vend à Augustin DEHEN (1). Le moulin est loué par ce dernier à Sieur Brabant le 7 août 1831 (2). Augustin DEHEN (° 1788 + 1851 ) marié à Marceline LECOUVEZ (°1788 + 1843 ) est cultivateur et dès 1850 le moulin appartient à son gendre Benoit GODON, meunier, marié avec Adolphie Julie DEHEN. Le moulin est alors démonté par Benoit GODON qui en bâtit un nouveau en 1854 sur la section A 51 (3). Il n’est peut être que simplement déplacé. Il appartient ensuite en 1863 à Désiré GODON marié avec Amélie Thérèse LEFEBVRE, cultivateur à Croix qui le démolit en 1867.

(1) : ADN 3 Q 298-6 Enregistrements Bureau de Landrecies Table des acquéreurs 1825 -1828

(2) : ADN 3 Q 299-5 Enregistrements Bureau de Landrecies Table des baux 1828-1844

(3) ADN Matrices Cadastrales 35 P 356 TI 1833- 35 P 357 et 358 B NB 1833 1913

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Le Moulin à vent d’Englefontaine :

Cadastre Englefontaine 1831 ADN P 31 / 693 Moulin S B 295 Vue 3/13
Position fictive du moulin à vent d’Englefontaine sur une carte actuelle
Endroit où se dressait le moulin à vent d’Englefontaine Rue des Tuileries

Englefontaine possède dès le XIV e siècle un moulin à vent (1). Il est identifié dès 1621, situé au lieu-dit la Thieullerie, sur la route menant à Salesches (2). Il appartient aux biens de l’église d‘Englefontaine. En 1760 Jean Charles ROGER, est cité meunier d’Englefontaine dans les actes d’échevinages. Le 22 Frimaire An 5 (12 décembre 1796) le moulin à tour est acheté par Jean Baptiste VAILLE (°1744 + 1799 ), marchand de filets et époux de Marie Catherine DUPIRE, fileuse (° 1753 + 1811) (3). Leurs enfants Jean Baptiste, François, Catherine, Marie Anne et Marie Joseph en héritent en 1811 (4). Le moulin est en location, occupé par le meunier Adrien Dron (° 1750 + 1801) et son épouse Adrienne Renard (°1752 + 1830) puis en 1831 par leur fils Antoine Dron. Les héritiers VAILLE vendent le bien qui est détenu en 1841 par Rémy MOREAU (5). Rémi MOREAU est marié à Thérèse DORESSE (mariage à Catillon-sur-Sambre le 30/10/1804). Ils ont un fils Charlemagne né en 1805 à Catillon, marié en 1828 à Fesmy-Le Sart avec Augustine FROMENT ( ° 1801+ 1851). Il est dit meunier à Englefontaine lors de son remariage à Grand-Fayt le 11 janvier 1853 avec Sophie Mozin fille de Constantin, meunier à Prisches. Maitre Lefranc, notaire à Le Quesnoy met en vente aux enchères le moulin de Charlemagne MOREAU en date du 11 février 1856. Le lot se compose du « moulin à vent, avec ses tournants, meules et travaillants et généralement ses dépendances, maison composée de plusieurs pièces, écurie, puits et environ 59 ares 12 centiares de pâture, le tout sis à Englefontaine, tenant au chemin des Tuileries, à M Crapez Douai et à M Jean Lefort (6). Le moulin disparait vers 1860.

(1) : Comptabilité du Comté de Hainaut pour l’année 1353.

(2) : « Le Moulin à vent d’Englefontaine (1353-1831) » étude de Benoit Painchart : excellent article d’Avril 2009 paru sur le bulletin N°13 du CHGB

(3) : ADN Q-1001

(4) : ADN 3 Q 406-12 Enregistrement Bureau Le Quesnoy Table des vendeurs 1811

(5) : ADN 35 P 446 Matrices cadastrales B NB 1833-1912

(6) : Le Journal L’Observateur 01/02/1856

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Le Moulin à vent d’Englefontaine Poix du Nord :

Cadastre Englefontaine 1831 ADN P 31 / 693 S C 312 Vue 1/13
Position fictive du moulin à vent d’Englefontaine au Petit Poix sur une carte actuelle
Endroit où se dressait le second moulin à vent d’Englefontaine Ancien Chemin d’Hecq

Un autre moulin à vent existe sur le cadastre d’Englefontaine de 1831 à la section C Petit Poix. A cette date le moulin est sur le territoire de Poix-du-Nord car cette section ne sera réunie à Englefontaine qu’en 1857. Le cadastre de 1831 indique qu’il appartient à DUTEMPLE veuve Pierre-François. Il s’agit après recherches généalogiques de Eléonore MUSEUX (° 1784 + 1838) mariée en 1802 à Englefontaine avec Jean François Joseph DUTEMPLE, cultivateur (° 1772 Bermerain + 1822 Poix). Le moulin ne figure pas sur le cadastre de l’An 13 de Poix-du-Nord. Il a donc été construit vers 1810. Il est en 1841 entre les mains de Ferdinand Charles BLANCHET (° 1809 Robersart + 1890 Ors) (1). Celui-ci est meunier et est marié depuis 1836 avec Marie Catherine LAURENT (° 1801 +1881). Leur fils Charles Ferdinand est également meunier en 1865 avec ses parents avant d’habiter Hecq dès son mariage (2) et (3). Le moulin est démoli en 1885.

(1) : ADN 35 P 446 Matrices cadastrales B NB 1833-1912

(2) : ADN Hecq / NMD [1837-1870]5 Mi 008 R 007 Vue 319/375

(3) : ADN Hecq / NMD [1837-1870]5 Mi 008 R 007 Vue 327/375

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Les Moulins à vent de Feignies :

Cadastre Consulaire Feignies 1807 ADN P 30 / 130 2 Moulins à vent Vue 1/2
Position fictive des 2 moulins à vent de Feignies sur une carte actuelle.
Endroit où se dressait le moulin à vent d’A DOTIER Rue Arthur Dubois
Endroit où se dressait le moulin à vent des ROUILLIES. Rue Pasteur

Deux moulins à vent existent à la fin du XVIII e siècle à Feignies. Le premier situé Chemin des Vents devenu de nos jours la Rue Arthur Dubois appartient à Auguste DOTIER époux de Robertine GAUDIERE. A son décès le 4 juin 1833 il laisse le moulin en héritage à ses enfants Casimir, meunier à Feignies, Jean Baptiste, Augustine, Domiltide et Florence (1). Casimir né en 1802 et marié avec Eulalie DURANT rachète alors les parts à ses frères et sœurs (2). En 1863 il loue le moulin à un dénommé Delsart ou Dussart (3). En 1880 le moulin est détenu par FLAMENT ROUILLIES Casimir Désiré meunier à Feignies (4). Il s’agit de Casimir FLAMENT marié en 1873 à Virginie Désirée ROUILLIE qui décède en 1879 et laisse à ses deux fils Casimir et Désiré parmi ses biens le moulin à vent loué à Parfait Lenglet suivant bail du 28 septembre 1878 devant Maitre Gravis (5). Le moulin s’arrête de tourner dans les années 1890 1900.

(1) : ADN 3 Q 71-15 Enregistrements Bureau de Bavay 1833-1835

(2) : ADN 3 Q 71-15 Enregistrements Bureau de Bavay 1835-1837

(3) : ADN 3 Q 73-8 Enregistrements Bureau de Bavay Table des baux 1855-1865 Bail du 02/08/1863

(4) : ADN 35 P 498 Matrices cadastrales B NB 1833 1914

(5) : ADN 3 Q 69-50 Enregistrements Bureau de Bavay Successions

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Quant au second moulin situé le long du chemin du Blanc Pronier (cadastre 1807) devenu le chemin de la Rouillie (cadastre 1831) et de nos jours la rue Pasteur, il appartient aux frères Constantin et Jean-Baptiste ROUILLIES. Constantin né en 1754 épouse Marie Cécile DERKENNE le 27 décembre 1791 et est dit meunier. Cela laisse à penser que le moulin est antérieur à 1791. Décédé en 1813 Constantin laisse la moitié du moulin à ses enfants Jean-Baptiste, Alexandre et Félicité (1). En 1857 le moulin est loué par Alexandre à Florent Durieux (2). Alexandre marié ave Désirée FILLEUR est donc bien à cette date l’unique propriétaire du moulin à vent.

Il fait construire un moulin à vapeur en 1859 à proximité du moulin à vent (3). Il décède le 29 août 1872 (4). Sa veuve et ses deux filles Adolphine Félicité et Virginie Désirée (celle mariée au meunier Casimir Flament) héritent entre autres d’un « bâtiment jadis moulin » (5). Le moulin de ROUILLIES a donc cessé son activité vers 1870.

(1) : ADN 3 Q 69-10 Enregistrement Bureau de Bavay Successions 17/12/1811-24/09/1815 Succession du 06/03/1813

(2) : ADN 3 Q 73-8 Enregistrement Bureau de Bavay Table des baux 1855-1865 Acte du 05/04/1857

(3) : ADN 35 P 498 à 500 Matrices cadastrales B NB 1833 1914

(4) Etat civil Feignies : Jean Baptiste ( ° 1795 + 1867) marié 1830 à Obrechies avec Julie Zélie CORNET ( ° 1804 + 1879) — Félicité (° 1794 + 1872) mariée avec Eugène Fontaine — Alexandre ( ° 1798 + 1872) marié avec Désirée Filleur (° 1801 + 1875) NB : celle-ci décède au hameau des 4 vents en la demeure de Casimir Dotier, cité ci-dessus en tant que meunier du premier moulin : les deux familles de meuniers semblent avoir des liens amicaux. (1 Mi EC 225 R 003)

(5) : ADN 3 Q 69-47 Enregistrement Bureau de Bavay Successions 1873 1874

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Le Moulin à vent de Ferrière-la-Grande :

Cadastre Ferrière-la-Grande 1845 P 30 / 130 S A 874 Vue 11/17
Position fictive du moulin à vent de Ferrière-la-Grande sur une carte actuelle
Endroit où se dressait le moulin à vent de Ferrière-la-Grande Rue Voltaire ou Rue Sadi Carnot
Endroit où se dressait le moulin à vent de Ferrière-la-Grande Rue Sadi Carnot près du terrain de football.

Le moulin de Ferrière-la-Grande est un moulin tour en brique érigé en 1818 en même temps qu’une maison au lieu-dit Les Trieux par Nicolas GARCON (1). Il est meunier en 1786 à Gommegnies (2). Son père Antoine François est également meunier dans la localité. Nicolas décède à Ferrière-la-Grande le 11 janvier 1835 époux de Catherine DINOIR.

Acte de décès de Nicolas GARCON le 11/01/1835 ADN NMD [1793-1855]5 Mi 007 R 007 Vue 817/1242

Il laisse pour héritiers trois fils Pierre qui décède le 8 février 1841 à Franc-Waret en Belgique, Valentin meunier à Ferrière -la-Grande (° 1796 + 1868) et Victorien (° 1813 + 1874) meunier à Maubeuge (3). C’est la fille de Victorien, Valentine Rose, qui hérite au décès de son père du moulin à vent qui provient de la succession de son oncle Valentin (4). Le moulin de Ferrière-la-Grande est en ruine en 1875.

(1) : ADN 35 P 535 Matrices cadastrales B NB 1817 1821

(2) : ADL – Gommegnies registre paroisse AM 29 août 1786

(3) : ADN 3 Q 373-16 Enregistrement Bureau de Maubeuge Successions 24/12/1834-09/10/1837

(4) : ADN 3 Q 373-46 Enregistrement Bureau de Maubeuge Successions 01/01/1874-09/09/1874 Succession 17/08/1874

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Le Moulin à vent de Floyon :

Un moulin à vent à Floyon est dessiné sur la carte de Cassini (1758). Il se situe au hameau de Chevireuil. Il est très ancien comme en atteste les chirographes de Floyon dépouillés par Georges Cloez de l’AGMAT. Ci dessous quelques extraits (liste non exhaustive). L’acte de 1545 montre que le moulin est seigneurial et celui de 1557 qu’il est moulin à farine et à écorces. Cependant il n’existe plus en 1795.

16/03/1545 Date portée: 16/03/1544
Jean Fiévet au nom de Monsieur de Floyon déclare avoir fait (cout) A Jean Duhault, lors meunier du moulin de Chevireuil pour la livraison d’une meule pour le dit moulin. Le dit Meunier déclare être redevable par devers Monseigneur de la somme de 40 livres. Fait en présence d’Etienne Marin, hoste de la Doloir, Nicolas Boucquenyau, Jean Podevin. Jean Laur( ) et Simon Lefran demeurant à Féron.

04/03/1557 Date portée 04/03/1556 Acte Floyon Estienotte Carlier veuve de Andrieu Du Rieu, demeurant à Boulogne, vente à Jean Baret, meunier du moulin et huisine de chevireuil

18/03/1694 Acte Chevireuil, Nicolas Lemoine, charron demeurant à Chevireuil X Adrienne Bronchin (de son patrimoine) vente à André Delesteulle, meunier, de 18 livres et 15 sols l’an de rente à prendre nouvelle charge sur deux rasières, gisant en la pâture Burière.

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Les Trois Moulins à vent de Fontaine-au-Bois :

Cadastre Consulaire Fontaine au Bois An 13 ADN P 30 / 136 S A 8 Vue 1/2
Position fictive du moulin à vent seigneurial de Fontaine-au-Bois sur une carte actuelle
Endroit où se dressait le moulin à vent seigneurial de Fontaine-au-Bois Rue du Chêne

Le premier moulin à vent de Fontaine-au-Bois est un moulin seigneurial. Il est visible sur les Albums de Croy et sur la carte de Cassini. On le retrouve précisément sur le cadastre consulaire de l’An 13 à la section A 8 le long du chemin de Robersart et sur le cadastre de 1831 à la section A 202. Appartenant en 1817 à Gaspard BISIAUX meunier de Preux-au-Bois,(° 1761 + 1831), celui-ci en vend la moitié au couple Amand GODON (° 1771 1846) et Célestine LEBLOND (° 1773 + 1853) (1). Ce couple propriétaire à Bousies loue le 25 mars 1830 sa moitié à Gaspard BISIAUX (2). En 1831 ce dernier décède et la matrice cadastrale nous apprend que le moulin est détenu par François BISIAUX et GODON à Robersart. François est le frère de Gaspard, il est également meunier et décède à Robersart le 2 mars 1837. Il laisse trois enfants François marié à Marie Catherine Catteau, meunier, Jean Baptiste également meunier marié à Marie Louise Objoie et Marie Anne mariée à Adrien Raverdy. Les deux frères achètent la part de leur sœur (3) et l’autre moitié du moulin détenu maintenant par Amand Célestin GODON (° 1796 +1849) fils d’Amand et de Célestine (4). Donc en 1841 le moulin à vent de Fontaine-au Bois appartient en totalité aux frères François et Jean Baptiste BISIAUX, confirmé par le cadastre de 1851 (5). Selon ce même cadastre le moulin est démoli en 1876.

(1) : ADN 3 Q 279-6 Enregistrement Bureau de Landrecies Table des vendeurs 1812-1818 Acte de vente du 05/06/1817.

(2) : ADN 3 Q 299-4 Enregistrement Bureau de Landrecies Table des baux 1816 – 1830

(3) : ADN 3 Q 298-11 Enregistrement Bureau de Landrecies Table des acquéreurs 1835-1840 Acte du 25/03/1838

(4) : ADN 3 Q 298-12 Enregistrement Bureau de Landrecies Table des acquéreurs 1840-1843 Acte du 16/08/1841

(5) : ADN 35 P 593 Matrices cadastrales B NB 1833 1913

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Cadastre Consulaire Fontaine au Bois An 13 ADN P 30 / 136 S B 82 Vue 1/2
Cadastre Consulaire Fontaine au Bois An 13 ADN P 30 / 136 S B 82 Vue 2/2
Position fictive du second moulin à vent de Fontaine-au-Bois sur une carte actuelle
Endroit où se dressait le second moulin à vent de Fontaine-au-Bois (derrière cette maison)
Rue du Cateau

Un second moulin se situe le long du chemin du Cateau à Landrecies en 1804. Ce moulin à pivot a en effet été autorisé par arrêt du Conseil du 30 novembre 1764 (1). L’arrêt révèle le demandeur : il s’agit de Gaspard DOUILLET et Consors. Gaspard DOUILLET est marchand graissier et meunier à Preux-au-Bois et décède en 1785 à l’âge de 70 ans (2). Il doit appartenir ensuite à André POTTIER (° 1756 + 1842), maire de Fontaine, marié à Marie Joseph POTTIER (° 1757 + 1787) puis à leur gendre Jean Baptiste MONIER (° 1780 + 1829) marié en 1807 à Marie Thérèse POTTIER (° 1780 + 1813) qui achète en 1815 le huitième du moulin à son beau-frère Emmanuel POTTIER (3). Le moulin disparait dans les années 1820.

(1) : ADN C Sous Série Bureau des Finances Article 58 / 2

(2) : Décès: Tables des actes de BMS de Preux, Publication AGFH. Généanet

(3) : ADN 3 Q 297-6 Enregistrement Bureau de Landrecies Table des vendeurs 1812-1818 Acte de vente du 13/06/1815.

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Cadastre Fontaine-au-Bois 1831 ADN P 31 / 705 S A 1035 Vue 3/15
Position fictive des 3 moulins de Fontaine-au-Bois sur une carte actuelle
Endroit où se dressait le troisième moulin à vent de Fontaine-au-Bois Rue du Cateau

Le troisième moulin se situe également au bord du chemin du Cateau à Landrecies mais cette fois-ci non pas sur le cadastre de 1804 mais sur celui de 1831. Il a donc du être érigé dans les années 1820 au moment où le second moulin disparaissait. Peut-être, compte tenu de la proximité des lieux, ne s’agit-il pas simplement que d’un déplacement ? En tout cas il appartient à Claude Joseph OBJOIE qui le loue en 1826 à un dénommé également Objoie (1). Le moulin est en 1831 entre les mains de Célestin Joseph OBJOIE, meunier à Fontaine -au-Bois. Il est démoli en 1867 alors qu’il est la propriété de son fils Pierre Joseph OBJOIE, garçon meunier à Fontaine puis à Ors (2) (3).

(1) : ADN 3 Q 299-4 Enregistrement Bureau de Landrecies Table des baux 1816-1830 Acte du 9/06/1826

(2) : ADN ADN 35 P 593 594 Matrices cadastrales B NB 1833 1913

(3) : Mariage de Pierre OBJOIE avec Léocadie BAILLEUX le 24/01/1855 ADN NMD [1854-1878]5 Mi 005 R 009 Vue 25/557

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Les Moulins à vent de Forest-en-Cambrésis :

Cadastre Forest-en-Cambrésis 1831 ADN P 31 / 706 Vue 1/17
Position fictive des 2 moulins de Forest-en-Cambrésis sur une carte actuelle
Endroit où se dressait le moulin à vent banal de Forest-en-Cambrésis Rue du Moulin
Endroit où se dressait le moulin à vent de la Rouge Croix de Forest-en-Cambrésis Rue de Valenciennes

Le moulin banal de Forest-en-Cambrésis devait appartenir au Chapitre des Dames Chanoinesses de Maubeuge car le 15 septembre 1707, Pierre François BALICQ et son beau frère Michel MARESCAULT louent le moulin à Jacques TOILLIEZ (1). Pierre François BALICQ est bailly du chapitre Ste Aldegonde. Le moulin a du être vendu comme bien national et acheté par Pierre Joseph HENRY (° 1748 + 1794) et son épouse Marie Thérèse CAPPELIEZ, celle-ci vendant la moitié du moulin en 1796 à son fils Pierre Joseph HENRY (° 1771 + 1849) (2). Celui-ci est meunier entre 1795 et 1838 avec son fils Pierre ( °1799 + 1836) meunier de 1822 à 1836 et son autre fils Léopold (° 1805 + 1876) meunier et cultivateur de 1844 à 1876. Léopold HENRY est donc le propriétaire du moulin à vent jusqu’à sa mort. Il a parmi ses enfants un fils Alexandre né en 1838, qui est garde moulin en 1868 lors de son mariage avec Aimée Amandine MOUTON, et meunier de 1867 à 1882. Le moulin est détruit en partie lors d’un incendie dans la journée du 20 février 1881, le moulin appartenant à Achille SOUFFLET (3). Celui-ci est cultivateur à Croix et le moulin très certainement occupé par le meunier HENRY. Le moulin disparait en 1882.

(1) : ADN J 1366 / 41

(2) : ADN 3 Q 297 / 1 Bis Enregistrement Bureau de Landrecies Table des vendeurs An 3-An 13

(3) : Le Journal L’Observateur du 22/02/1881

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Le moulin à vent de la Rouge Croix à Forest-en-Cambrésis est présent sur le cadastre de l’An 12, construit dès la Révolution car Pierre LEBOUCQ (° 1734 + 1799) marié à Cécile HAUTCOEUR le détient. Son fils Benoit LEBOUCQ (° 1765 + 1840) marié à Marie Anne SOUFFLET est ensuite le maitre meunier. Leur fils Benoit, meunier décédé célibataire en 1827 à l’âge de 20 ans. Leur fille Judith (° 1800 + 1831) se marie avec Pierre Joseph HENRY (° 1799 + 1836) meunier de l’autre moulin de Forest-en-Cambrésis comme nous l’avons vu précédemment. Le 14 Février 1846 le journal L’Observateur annonce la vente sur licitation en vertu d’un jugement de première instance d’Avesnes en date du 17 janvier 1746 de biens dont un moulin à vent sur 16 ares de terrain appartenant d’une part au frère et sœur de feu Pierre Joseph HENRY (Léopold et Pétronille) et d’autre part à son fils mineur Léopold sous tutelle de son grand père Pierre Joseph HENRY (° 1771 + 1849). La vente revient à Romain LECOUVEZ qui rétrocède le moulin en 1848 à Pierre Joseph HENRY, fils de Léopold et donc neveu de Pierre (° 1799 + 1836) (1). Le neveu vend ensuite le moulin en 1851 à Amédée ELOIRE, cultivateur à Forest (2). Amédée ELOIRE, fils de Pierre et d’Angélique Poly vend vers 1860 à Augustin FONTAINE, meunier puis rentier à Forest (3). Augustin FONTAINE père et ses fils Augustin et Henri sont meuniers en 1889 (4) preuve que le moulin existe encore mais plus pour très longtemps car il est démoli en 1892.

(1) : ADN 3 Q 298-14 Enregistrement Bureau de Landrecies Table des acquéreurs 1847-1850 Acte du 24/02/1848

(2) : ADN 3 Q 298-15 Enregistrement Bureau de Landrecies Table des acquéreurs 1850-1852 Acte du 12/06/1851

(3) : ADN 35 P 603 604 Matrices cadastrales B NB 1833 1912

(4) Relevés collaboratifs Mariages Forest-en-Cambrésis

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Le Moulin à vent de Frasnoy :

Cadastre consulaire de Franoy An 13 ADN P 30 / 140 S B 54 Vue 2/3
Cadastre Frasnoy 1826 ADN P 31 / 708 S B 498 Vue 6/11
Position fictive du moulin de Frasnoy sur une carte actuelle
Endroit où se dressait le moulin à vent de Frasnoy Chemin de Villers Pol

Le moulin à vent de Frasnoy a été déplacé deux fois sur la commune. Une première fois en 1780 à la demande de sieur MANESSE (1) (2). On le retrouve sur le cadastre de l’An 13 à la section B 54. En 1803 le moulin est détenu par un dénommé PREVOST qui le loue à un dénommé Briss0n (3). Les recherches ne m’ont pas permis d’identifier le prénom de ce propriétaire. Sur le cadastre de 1826 le moulin a été déplacé de 500 mètres sur le même chemin de Villers-Pol à Frasnoy. Ce moulin à vent à farine appartient à Charles Joseph DELCROIX qu’il occupe. Les propriétaires successifs sont en 1836 François RICHARD, meunier à Frasnoy décédé le 24 janvier 1845, en 1848 ses héritiers, en 1855 Ferdinand CARPENTIER, meunier à Frasnoy, en 1869 Constantin MICHAUX (marié à Euphémie DURIEUX (5)), cultivateur à Artres puis meunier à Frasnoy (6). Il est démoli en 1888 (6).

(1) : ADN C 16818

(2) : Il pourrait bien s’agir de Michel MANESSE (° 1733 Gommegnies + 1821 Frasnoy) censier de Frasnoy, dont le père Thomas a une pierre tombale dans la nef de l’église et dont le grand-père André était meunier à Le Favril

(3) : ADN 3 Q 409-4 Enregistrement Bureau Le Quesnoy Table des baux An 7 1806 Acte du 29 fructodor An 11)

(4) : Selon les BMS et NMD Charles DELCROIX est né en 1758 à Gommegnies, se marie à Frasnoy en 1786 avec Marie Barbe CHANDELIER. Il est tisserand et décède en 1854 à son domicile Grande rue. Il aurait donc vendu le moulin François RICHARD

(5) Nom de l’épouse donné par acte de naissance de leur fils Gustave Léon en date du 18/03/1875 ADN NMD 1871 1885 Vue 57/85

(6) : ADN 35 P 630 B NB 1828 1897

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Le Moulin à vent de Gognies-Chaussée :

Cadastre Gognies-Chaussée An 13 ADN P 30 / 149 Vue 2/2
Cadastre Gognies-Chaussée 1841 ADN P 31 / 711 Vue 7/14
Position fictive où se dressait le moulin à vent de Gognies-Chaussée
Endroit où se dressait le moulin à vent de Gognies-Chaussée (dans la pâture près de la maison) Rue Albert d’Hendecourt

L’enquête de 1809 nous signale la présence d’un moulin à vent à Gognies-Chaussée. « Le moulin sert à moudre les grains pour brasseries, distilleries et engrais de bestiaux » (1). Il est représenté sur le cadastre de l’An 13 et dépend du château du Gontreulle. Il appartient à Honoré De Vinchant de GONTREUIL dont le père Charles Philippe Joseph Agathon ( °1755 Mons + 1798 Vienne) est comte de Gontreuil et Général Major. Honoré décède en 1806 à Mons à l’âge de 22 ans. Sa sœur Constance Eugénie Louise, demeurant à Bruxelles hérite du château, d’une maison de ferme, de deux autres maisons et d’un moulin à vent avec une maison occupée par Joseph et Jacques Willot (2). Elle se marie en 1810 avec Pierre Michel Charles de KNYFF et elle décède en 1865 à Bruxelles. Selon le cadastre, le moulin à vent de Gognies-Chaussée est en ruine depuis 1855 et l’occupant de la maison est Séraphin Colard .

(1) : Energie et Subsistances Enquêtes sur les moulins à blé An II 1809 Inventaire Archives Nationales 21110

(2) : ADN 3 Q 373-8 Enregistrement Bureau de Maubeuge Successions 18 brumaire An 14-13/03/1808

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Les Six Moulins à vent de Gommegnies :

Cadastre Gommegnies 1826 ADN P 31 / 712 Vue 1/33
Position fictive des 6 moulins de Gommegnies sur une carte actuelle

Gommegnies a compté jusqu’à six moulins dont trois avant la Révolution.

1 Le Moulin à vent d’Amfroipret (S C 91) :

Carte de Cassini
Carte du diocèse de Cambrai
Endroit où se dressait le « moulin d’Amfroipret » Rue Caché d’Erpion

C’est le seul qui figure sur la carte de Cassini et sur la carte du diocèse de Cambrai. Il est intitulé Moulin d’Anfroidpret. Cela laisse penser qu’il était probablement à l’origine sur le territoire d’Amfroipret (il n’est pas sur le cadastre de 1804) et qu’il a ensuite été déplacé à Gommegnies car on le retrouve sur les cadastres de cette commune : S E 19 sur le cadastre de l’An 12 et S C 91 sur le cadastre de 1826. Mais alors quand a t-il été déplacé ? Une succession d’un Charles François de MONTMAUR décédé en 1803 à Meymac en Corrèze nous apprend que celui-ci avait en 1794 fait un testament en faveur de son épouse dans lequel figurait des terres à Amfroipret et un moulin à vent loué à Jean Baptiste Dubois (1). S’il s’agit bien de notre moulin, celui-ci a changé de commune entre 1795 et 1803. En 1816 le moulin est acheté par Isidore CARPENTIER (° 1766 +1853) (2) qui est marié avec Marie Rose Aimée HECQUET ( ° 1769 + 1824). Le moulin appartient en 1832 à Isidore et à une de ses filles Agnès Aimée mariée avec Emmanuel DAZIN. A partir de 1844 le moulin appartient seul au fils Isidore Juvénal CARPENTIER (3). Le moulin disparait vers 1875.

(1) : ADN 3 Q 69-6 Enregistrement Bureau de Bavay Successions 18 vendemiaire An 12-12 décembre 1806

(2) : ADN 3 Q 70-9 Enregistrement Bavay Table des vendeurs 1816-1817 Acte du 16/12/1816

(3) ADN 35 P 664 665 Matrices cadastrales B NB 1828 1899

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2 Le premier Moulin à vent du Champ de Corneille (S B 118) :

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Capture-80-1.jpg.
Cadastre Gommegnies 1826 ADN P 31 / 712 Vue 1/33
Endroit où se dressait le premier moulin à vent du Champ de Corneille Rue du Chemineau

Ce moulin à vent est érigé en 1770 suite à une réponse favorable du 9 octobre 1769 accordée à Jean Baptiste BETH (1). Celui-ci (°1729 + 1808), célibataire, vend en 1799 le moulin à moudre du blé à son frère Jean et à son beau frère Guillain BOEZ (2). Le moulin appartient en 1826 à Victor WILMART (°1775 + 1857), meunier et occupant puis en 1862 à son fils Henri, meunier à la Cavée et en 1879 à Marie Fanny AUCLAIRE épouse WILMART Henri à la Cavée (3).

(1) : ADN Série C 17385 Acte trouvé grâce à l’aimable recherche de M Michel Vangheluwe

(2) : 3 Q 406-3 Enregistrement Bureau Le Quesnoy Table des vendeurs 1793- An 7 Acte du 21 ventôse An 7

(3) ADN 35 P 664 665 Matrices cadastrales B NB 1828 1899

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3 Le Moulin à vent du Hyaume (S A 218) :

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Capture-80-1.jpg.
Endroit où se dressait le moulin à vent du Huyaume D 87 Rue de la Raperie

Ce moulin à vent est situé sur le cadastre de l’An 12 à la section D 9 et sur le cadastre de 1826 à la section A 218 Face du Huyaume le long du chemin de Preux à Gommegnies devenu aujourd’hui rue de la Raperie. Il aurait été construit aux environs des années 1770 par le sieur LENGLET. Il pourrait s’agir d’un des trois fils de Philippe LENGLET et de Anne Marie MARTIN, à savoir Antoine, Charles-François ou plus probablement Jean Pierre, tous charpentiers. Quoiqu’il en soit le moulin est sur le cadastre de 1826 et il est la propriété de Pierre Joseph DELCOURT, meunier, marié à Aimée Pélagie BRASSEUR. Il détient certainement le moulin juste avant 1795, date à laquelle il est déjà dit meunier lors de la naissance du fils Henry Paschal (1). Il était marchand de bois en 1790 lors de son mariage. Décédé en 1832, un autre fils Paschal (°1803 + 1885) détient le moulin à vent. A son décès le moulin revient à sa fille Clémence mais le moulin est déjà dans un tel état qu’il disparait vers 1890.

(1) : ADN BMS Gommegnies [1791-1796] 5 Mi 009 R 006 Vue 138/224

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4 Le Moulin à vent du Cheval Blanc (S E 26 ou S B 1035) :

Cadastre Gommegnies An 12 Moulins S E 19 ET S E 26 ADN P 30 / 150 Vue 2/6
L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Capture-80-1.jpg.
Gommegnies Le Moulin du Cheval Blanc Photo ARAM Il s’agit du moulin à vent du Champ du Tour (Rue des Saules)

Nous avons signalé plus haut que le moulin d’Amfroipret était loué en 1794 à Jean Baptiste DUBOIS (1). Or en 1806 ce même moulin est loué par deux de ses enfants Jean Louis et Caroline (2). On peut en déduire que Jean Baptiste n’occupe plus ce moulin. En fait il a fait bâtir entre 1795 et 1803 à un autre endroit son propre moulin. Ceci est confirmé par un acte de 1809 dans lequel Jean Baptiste, garde forestier à Locquignol fait donation de la moitié d’un moulin à son épouse Marie Joseph DELATTE (3). L’endroit de l’érection de ce moulin d’ailleurs très proche du moulin d’Amfroipret nous est dévoilé par le cadastre de 1826 dans lequel la section B 1035 Champ du Tour contient un moulin à vent à farine appartenant à DUBOIS Jean Joseph, meunier et occupant à Gommegnies. Jean Joseph n’est autre selon moi que Jean (Louis) Joseph le fils de Jean Baptiste. Le moulin est situé le long de la rue des Saules (La Cavée-Chasse d’Herpion) prolongée par la rue du Cheval Blanc . Jean décède le 14 octobre 1840 au lieu-dit Herpion et dès 1841 le moulin à vent du Cheval Blanc appartient à Augustin SENECHAL.

Endroit où se dressait le Moulin à vent Gros Jean (au niveau du saule se trouvant dans la haie de gauche) Rue des Saules

Augustin SENECHAL meunier à la Cavée marié avec Marie Sophie CHOQUET décède en 1848. Le moulin est alors détenu par moitié par ses deux fils Désiré Augustin et Michel Augustin (°1818 + 1867) marié avec Eugénie PREVOST. Ce couple a deux enfants Désiré Michel Augustin (° 1846 + 1886) meunier de profession et une fille Elise Sidonie mariée en 1874 avec Jean Baptiste René DUBOIS. Ce dernier apparait le propriétaire du moulin et meunier aux Caches sur le cadastre de 1875 (4).

Cadastre Gommegnies 1897 ADN P 31 / 712 S B 994 Vue 17/33

Le Moulin à vent a changé de nom sur le cadastre de 1897 : il s’appelle le moulin Gros Jean. Il appartient encore au couple DUBOIS SENECHAL. En 1932 il a changé de propriétaire en la personne de Paul CANDAMIN-CROIX qui le démolit en 1935.

(1) : ADN 3 Q 69-6 Enregistrement Bureau de Bavay Successions 18 vendemiaire An 12-12 décembre 1806

(2) : ADN 3 Q 73-3 Enregistrement Bureau de Bavay Table des baux An 8-1813 Acte du 28/06/1806

(3) : ADN 3 Q 406-9 Enregistrement Bureau Le Quesnoy 1809 Acte du 24/10/1809

(4) : ADN 35 P 664 665 Matrices cadastrales B NB 1828 1899

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5 Le Moulin à vent du Bain des Corbeaux (S A 98) :

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Capture-80-1.jpg.
Cadastre de 1826
Endroit où se dressait le Moulin à vent du Bain des Corbeaux ( au niveau du bosquet à la gauche du poteau électrique) Rue de la Raperie

Le Moulin à vent à farine du Bain des Corbeaux à Gommegnies à la limite de Preux-au-Sart est érigé entre l’An 12 (1803-1804) et 1826 probablement par Alexis-François JOUGLET marié en 1806 à Preux-au-Sart avec Marie Joseph GOSSELIN car sur le cadastre de 1826 il en est le propriétaire. Toujours selon le cadastre le moulin appartient en 1841 à Thomas Désiré DELCOURT qui est un des fils de Pierre Joseph DELCOURT et de Aimée Pélagie BRASSEUR propriétaire du moulin à vent du Hyaume comme nous l’avons indiqué ci-dessus. Il le vend entre 1843 et 1851 à Louis RICHARD marié à Adèle LEMAITRE, meunier à Gommegnies qui le démonte en 1888 avec son fils Charles âgé de 36 ans également meunier .

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6 Le second Moulin à vent du Champ de Corneille (S B 114) :

L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Capture-95.jpg.
Cadastre Gommegnies 1826 ADN P 31 / 712 Moulins S B 114 et 118 Vue 3/33
Position fictive du second moulin à vent du Champ de Corneille sur une carte actuelle
Endroit où se dressait le second moulin à vent du Champ de Corneille Rue de la Gare

Le sixième moulin à vent de Gommegnies, au Champ de Corneille est érigé à proximité du premier moulin du même lieu-dit, rue du Chemineau. Il est l’œuvre de Quentin CUVELIER (° 1769 + 1838) suite à un arrêté du 9 mai 1817 (1). Il est meunier, occupant à Gommegnies et marié avec Amélie DUPONT. En 1843 les propriétaires indiqués sur le cadastre sont pour moitié Célestin CUVELIER ( fils de Quentin né en 1813) meunier et pour l’autre moitié Philippe Joseph Germain PRÉVOST cordonnier marié à Marie Catherine CUVELIER (fille de Quentin) à Gommegnies. Pour information un autre fils de Quentin, François Jh Quentin né en 1796 est également meunier au moulin à vent avec son frère Célestin. En 1848 le moulin dans sa totalité appartient au meunier Louis Joseph BOSSOIS puis en 1875 au fils Raymond BOSSOIS, meunier puis boulanger. Le moulin à vent est démoli en 1888 (2).

(1) : ADN K 399

(2) : ADN 35 P 664 665 Matrices cadastrales B NB 1828 1899

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Le Moulin à vent d’Hautmont :

Cadastre Hautmont 1806 ADN P 30 / 164 Moulin S C 16 Vue 2/2
Cadastre Hautmont 1844 ADN P 31 / 717 Moulin S C 71 Vue 18/20
Position fictive du Moulin à vent d’Hautmont sur une carte actuelle (sur la D 959 )
Endroit où se dressait le moulin à vent d’Hautmont D 959 (dans cette propriété) Route de Landrecies

Le cadastre de 1844 nous montre un moulin à vent de type Tour, tronconique. En 1810 il appartient à Louis GRICOURT (° 1750 Clairfontaine + 1816) qui loue depuis 1785 le moulin à eau de l’abbaye. Louis GRICOURT marié avec Amélie BECQUET (° 1750 + 1818) a probablement fait bâtir ce moulin à vent vers 1800 afin que celui-ci se substitue au moulin à eau lors de périodes de sécheresse ou d’intempéries, lesquelles entravaient le cours de la Sambre.

Décès d’Amélie Becquet 18/07/1818 veuve en première noces de Claude Narcisse DEMAREZ et en seconde noces de Louis Joseph GRICOURT .ADN Hautmont NMD 1816 1859 5 Mi 006 R 010

Les héritiers d’Amélie BECQUET à savoir Louis, Isidore, Amélie GRICOURT et Constance DEMARAIS fille de son premier mari (1) vendent ensuite le moulin à vent vers 1820 à Auguste et Alexis DUCARNE à Hautmont (2). Ces derniers sont peut-être des meuniers originaires d’Elesmes. Auguste fait bâtir en 1827 sur la parcelle du moulin une maison et en 1836 le cadastre nous indique que le tout lui appartient. L’ensemble, comprenant moulin équipé de trois paires de meules, maison, grange, 1 hectare 40 ares de terre, est mis en vente dans le journal L’Observateur du 14 septembre 1856. Jules MOREAU, charpentier puis meunier à Hautmont l’achète (3). Epoux de Adèle Françoise Mélanie GRUNIAUX, il décède le 12 juin 1871 à Hautmont à l’âge de 43 ans laissant comme héritiers ses enfants mineurs : César, Thérèse, Florentine et Octave. Le moulin disparait vers 1880

(1) : ADN 3 Q 373-12 Enregistrement Bureau de Maubeuge Successions 04/07/1816-07/02/1822 Acte du 03/07/1819

(2) : ADN 35 P 664 665 Matrices cadastrales B NB 1828 1899

(3) : Ibidem

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Le Moulin à vent de Hecq :

Carte de Cassini 1758
Cadastre Hecq l’An 12 ADN P 30 / 166 Moulin S A 2 Vue 1/2
Cadastre Hecq l’An 12 ADN P 30 / 166 Moulin S A 2 Vue 2/2
Cadastre Hecq 1831 ADN P 31 / 718 Moulin S U 34 Vue 2/6
Position fictive du Moulin à vent de Hecq sur une carte actuelle
Endroit où se dressait le moulin à vent de Hecq Photo prise de la Route de Landrecies
Le moulin se situait derrière la haie où passait le Chemin du Moulin aujourd’hui disparu

Le moulin à vent de Hecq figure sur la carte de Cassini de 1758. Il a été construit quelques années auparavant. En effet en date du 29 juillet 1732 est passé un contrat de « déshéritance en arrentement de deux mencaudées de terre main ferme audit Hecq » entre Dame Marie Joseph DUBUISSON, Dame du dit Hecq, demeurant à Mons, et Nicolas MOUTON, meunier à Englefontaine sous réserve « au dit preneur à rente de faire ériger un Moulin à vent » (1). Signalons ici qu’au XV è siècle la seigneurie de Hecq appartient déjà à un Nicaise DUBUISSON époux de Jeanne de Bousies dont Marie Joseph est une descendante (2).Celle-ci marié à Charles Bonavanture DUMONT seigneur de GAGES décède le 25 juin 1734 et laisse la terre de Hecq à son fils Dom Jean Baptiste Dumont de Gages, chevalier, Lieutenant Général et Major des Gardes Wallonnes. Revenons à notre moulin : dans ce même document de la série C, Nicolas MOUTON fils voulant s’assurer que le moulin lui appartient bien sollicite un octroi en 1781 auprès du Roi joignant un certificat du mayeur et des échevins précisant que « le moulin dudit Hecq a été érigé l’an mil sept cent trente trois et qu’étant seul il est très nécessaire à la communauté ». Le meunier ne profite guère de son moulin car il décède le 11 mai 1737 à Englefontaine à l’âge de 42 ans. Son fils Nicolas MOUTON n’a alors que 7 ans. Il apprend ensuite le métier de meunier et se marie en 1755 à Fontaine-au-Bois avec Marie Albertine BRICOUT. Il décède le 31 janvier 1811 laissant plusieurs enfants dont trois fils, les trois étant meuniers : Jean-Baptiste et Jacques-Alexandre à Hecq et André à Paillancourt. Le moulin à vent appartient ensuite à Emmanuel MOTTE (° 1789 + 1865) brasseur et occupant à Hecq selon le cadastre de 1831 puis en 1866 à son gendre Albert CARLIER (°1811 + 1877), cultivateur à Hecq, marié avec Chlotilde Caroline MOTTE (° 1816 + 1882). Le moulin à vent de Hecq après plus d’un siècle de bons et loyaux services est en ruine en 1871 et il est démoli l’année suivante.

(1) : ADN Série C Bureau des Finances Article 62

(2) : J. Baptiste Le CHARPENTIER – 1664 – « Histoire de la noblesse des Païs Bas ou Histoire de Cambray et du Cambaisis»

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Les Moulins à vent de Houdain-lez-Bavay :

1 Le Moulin à vent Giblot :

Cadastre Houdain-lez-Bavay 1806 ADN P 30 / 180 Moulin S C 96 Vue 6/7
Cadastre Houdain-lez-Bavay 1831 ADN P 31 / 721 Moulin S C 799 Vue 9/26
Cadastre Houdain-lez-Bavay 1913 ADN P 31 / 721 Moulin Giblot S U 2422 Vue 25/26
Situation du Moulin Giblot Rue du Moulin
Vestige du moulin Giblot

Le moulin Giblot du nom d’un christ appelé le Bon dieu de Giblot était déjà cité en 1739 lors d’un octroi. Il appartient au général FERRAND (Jean Henry BERRYE) chargé de la défense de la place de Valenciennes en 1793. Il loue le moulin en 1805 à Jean Joseph Masson, meunier, et à sa femme Marie Victoire Bondeau devant le notaire Pascal Clément GERIN (1). Ce dernier en devint propriétaire à la mort de l’ex-général de division. GERIN décédé en 1812, sa veuve Joachime DELCROIX renouvelle le bail de location du moulin à Jean François Masson le 24 mars 1818 (2). Elle loue de nouveau le moulin en 1825 à François Anceau et Charles frongneu (3). Deux nouvelles locations de sa part ont lieu en 1826 et 1834 au sieur Brisson (4). En 1834 elle perd sa fille Joachime qu’elle a eu d’un premier mariage avec Frédericq EVRARD. En 1849 le moulin est détenu par Flore Joachime EVRARD (° 1831 + 1907) la fille de Joachime EVRARD et donc la petite fille de Joachime DELCROIX (5).

En 1853 le moulin appartient à Valère Sylvère LEVENT (° 1829 + 1877), maître de forges qui est marié à Flore Joachime EVRARD (° 1831 + 1907). Il loue le moulin à Raymond Legrand en 1853, à Léon Postiau en 1856, à Eugène Marchant en 1860 et en 1871 (6). LEVENT devient maire et conseiller Général en 1871. Après son décès en 1877, le moulin est loué en 1881 à la fois par Philippe LEGRAND à Augustin Leloup (le 12 février) et à la fois par la veuve LEVENT à Eugène Marchant (le 16 mars) (7). Je pense que Philippe LEGRAND est un mandataire. Le moulin aurait servi à scier du marbre. En 1905 il est déjà en ruine. Le moulin reste dans la famille des LEVENT car la petite fille de Valère Sylvère et de Flore Joachime prénommée Jeanne Flore Alizé (° 1890 + 1957) mariée en 1912 à Bavay avec Octave MASSART détient le moulin (8). Il appartient dans les années 1960 à leur fille Marie-Thérèse Jeanne. La tour subsiste encore, avec un grand trou causé par un bombardement allemand en 1940. Il mériterait d’être restauré eu égard à son passé et son intérêt architectural.

(1) : ADN 3 Q 73-3 Enregistrement Bureau de Bavay Table des baux An 8-1813 Acte du 4 brumaire An 14

(2) : ADN 3 Q 73-5 Enregistrement Bureau de Bavay Table des baux 1815-1825

(3) : ADN 3 Q 73-5 Enregistrement Bureau de Bavay Table des baux 1815-1825 Acte du 22/05/1825

(4) : ADN 3 Q 73-6 Enregistrement Bureau de Bavay Table des baux 1826-1840 Actes du 28/03/1828 et du 09/04/1834

(5) : ADN 35 P 755 Matrices cadastrales B NB 1833 1914

(6) : ADN 3 Q 73-7 Enregistrement Bureau de Bavay Table des baux 1840-1854 Acte du 25/07/1853 ** ADN 3 Q 73-8 Table des baux 1855-1865 Actes du 15/04/1856 et 15/09/1860** ADN 3 Q 73-9 Table des baux 1871-1882 Acte du 30/11/1871

(7) : ADN 3 Q 73-9 Enregistrement Bureau de Bavay Table des baux 1871-1882 Actes du 12/02/1881 concernant la location à Leloup et du 16/03/1881 concernant la location à Marchant

(8) : ADN 35 P 761 TI 1928

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2 Le Moulin à vent Richard :

Cadastre Houdain-lez-Bavay 1913 ADN P 31 / 721 Moulin Richard S U 2316 Vue 25/26
Situation du Moulin Richard Rue de la Roue d’Or
Moulin Richard Carte Postale de 1907 Site Delcampe
Moulin Ricahrd - Houdain lez Bavay
Le moulin François Richard et sa tour tronconique

Vers 1860, François RICHARD érige un moulin à pivot, provenant des remparts de Le Quesnoy. Il est renversé par un ouragan en 1868. Son propriétaire reconstruit alors un moulin en brique, la date étant inscrite sur la tour. François RICHARD époux de Constance Augustine CELLIER décède le 6 décembre 1879. Sa veuve renonçant à la donation que lui avait faite son mari le 2 octobre 1868, la succession revient à ses trois enfants Léonie, François et Charles meunier à Houdain (1). Le moulin équipé de deux meules, l’une à blé et l’autre à orge s’arrête vers 1907 et les ailes sont enlevées vers 1913 (2).

(1) : ADN 3 Q 69-50 Enregistrement Bureau de Bavay Successions 1878 1880

(2) Renseignements glanés par M Jean Bruggeman de l’ARAM auprès du dernier meunier Ferdinand Charles RICHARD en 1968

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Le Moulin à vent de La Longueville :

Cadastre La Longueville 1821 ADN P 31 / 726 Moulin à vent S D 258 Vue 14/36
Position fictive du Moulin à vent de La Longueville
Endroit où se dressait le Moulin à vent de La Longueville (derrière la maison) Rue des Chasseurs à Pieds

Le Moulin à vent de La Longueville est construit vers 1818 par Archange BOUILLIET qui exerce le métier de cordonnier. C’est un moulin tour loué à Noël et Désiré Boucher, père et fils le 27 janvier 1819 puis à Antoine Wilmart le 2 juin de la même année (1). Archange BOUILLIET décède le 24 décembre 1820 en laissant le moulin à ses enfants (2). Après avoir loué le moulin à vent à Sieur Pecqueux, la veuve BOUILLIET née PELSET Henriette le vend à André MARTIN, maire de Maubeuge en 1823 (3). Le moulin est alors loué la même année à Albert Prévot puis en 1834 à Théodore Voraux (4). André MARTIN décède le 12 Février 1849 et ses filles à savoir Pauline mariée à Louis Colin, Victoire Lucie mariée à Jean Baptiste Nicolas Schouller et Marie Clémence mariée à Robert Auguste Winceslas Jacquemant du Donjon, héritent entre autres du moulin (5). Elles vendent alors le moulin à vent le 12 Octobre 1849 à Napoléon HONOREZ (6), propriétaire à Hautmont qui le loue à Hugé en 1852 et en 1859 (7). Le locataire Louis Adolphe HUGÉ marié en 1845 à Adéline Catherine POSTICAN achète le moulin vers 1865 pour être loué à Adolphe Cousin en 1883 (8). Le moulin appartient vers 1877 à son fils Louis Emile (9) marié en 1875 à Marie Elisa PRÉVOT, meunier, qui le vend en 1886 à Jules COLART journalier à Douzies (10). Sur la matrice cadastrale Jules COLART est meunier à La Longueville en 1878 et fait construire une nouvelle habitation en 1892. Le moulin à vent disparait vers 1900 tandis que la maison appartient en 1923 à Henri ALLION de Flaumont marié à Adeline Renelde COLLART.

(1) : ADN 3 Q 73-5 Enregistrement Bureau de Bavay Table des baux 1815-1825

(2) : ADN 3 Q 69-12 et 13 Enregistrement Bureau de Bavay Successions 19/01/1819-13/09/1822 et 14/09/1822-10/05/1825

(3) : ADN 3 Q 73-5 Enregistrement Bureau de Bavay Table des baux 1815 1825 Acte du 12 Mars 1823

(4) : ADN 3 Q 73-6 Enregistrement Bureau de Bavay Table des baux 1826-1840 Acte du 20 Novembre 1834

(5) : ADN 3 Q 69-24 Enregistrement Bureau de Bavay Successions 03/12/1847-06/12/1849

(6) : ADN 3 Q 71-21 Enregistrement Bureau de Bavay Table des acquéreurs 1849-1852

(7) : ADN 3 Q 73-7 et 8 Enregistrement Bureau de Bavay Table des baux Actes du 31/06/1852 et du 24/10/1859

(8) : ADN 3 Q 73-12 Enregistrement Bureau de Bavay Table des baux 1883-1890

(9) : ADN Matrices Cadastrales 35 P 857 à 859 B NB 1824 1913

(10) : ADN 3 Q 69-90 Enregistrement Bureau de Bavay Successions 1908 la vente du moulin est indiquée dans la succession de Louis Emile HUGÉ décédé le 13/04/1908

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Les Moulins à vent de Landrecies (3) :

Landrecies détient au XVIII e siècle un moulin à eau très ancien et trois moulins à vent (1).

1 Le Moulin à vent du Bastion de la Ville

Le premier moulin à vent est un moulin à pivot appartenant au domaine royal. Il est érigé sur un bastion de la ville entre 1724 et 1730 selon des plans de l’époque (Carte Naudin 1720 Carte projet 1724 Plan 1730) :

Carte Naudin 1720
Plan Landrecies Projet 1724 : Carte du site ‘’Landrecies’’Le plan-relief du musée du Génie
Représentation de Landrecies avec le Moulin à vent du Bastion
Cadastre Landrecies An 12 ADN P 30 / 191 Moulin de la Ville S E 7 Vue 1/4
Cadastre Landrecies 1831 ADN P 31 / 727 Moulin Jamin S D 480 Vue 8/43
Position fictive du Moulin à vent du Bastion de la Ville sur une carte actuelle
Endroit où se dressait le Moulin à vent du Bastion de la Ville Rue de la Folie

Le Moulin du Bastion de la Ville est déplacé vers 1770 le long de la rue de Catillon à Landrecies appelée de nos rue de la Folie. Il est alors sur une terre de la manse abbatiale de Fesmy et le gouverneur de la ville en jouit à titre d’arrentement. A la mort de l’abbé et du gouverneur le moulin redevient une possession royale selon l’arrêt du Conseil du 1er octobre 1779. Un autre arrêt du Conseil daté du 26 septembre 1788 ordonne la possession du moulin par la Ville à charge de payer une redevance annuelle au domaine de sa Majesté (2). Sur le cadastre de 1831 le moulin est appelé le Moulin Jasmin.

(1) : Histoire d’une forteresse : Landrecies par Philippe Fournier page 162 Edition Perrin et Cie 1911

(2) ADN Série C 16823

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2 Le Moulin à vent d’En Haut

Le Moulin Les Etoquis de Landrecies Carte de Cassini

En 1711 le moulin à eau de Landrecies appartient à Michel François CORDIER de ROUCOURT (°1676 + 1736) Piqueur au 1er vol pour milan de la fauconnerie de Sa Majesté marié à Le Quesnoy avec Caroline de LANDAS +1743 à Louvignies-Quesnoy (1). Sa veuve fait ériger deux moulins à vent « pour pallier les inconvénients du moulin à eau », « l’un au Faubourg du Quesnoy, l’autre au Faubourg de France proche le terroir de la Folie » (2). Ils sont construits par arrêt du Conseil du 20 Août 1737, l’un pour la farine et l’autre pour faire de l’huile » (3). On en retrouve un sur la carte de Cassini de 1758 aux Etoquis, bordant la route qui conduit à Fontaine-au-Bois. C’est donc celui du Faubourg du Quesnoy (Faubourg Soyères de nos jours).

Cadastre Landrecies An 12 ADN P 30 / 191 Moulin d‘En Haut S B 117 Vue 1/4
Position fictive du Moulin à vent d’En Haut sur une carte actuelle
Endroit où se dressait le Moulin à vent d’En Haut Chemin de la Souris

Il est démonté ou détruit pour raisons ou conflits militaires. On le retrouve en 1804 un peu plus au Nord Est en direction d’un petit chemin conduisant à la forêt de Mormal. Il pourrait avoir appartenu à Robert MERCIER qui vend un moulin à vent le 24 janvier 1803 à Charles Michel CORDIER de ROUCOURT, fils de Michel François et de caroline LANDAS (4). Le moulin disparait avant 1831.

(1) : Voir mon site Moulins en Avesnois au fil de l’eau : La Sambre et ses Moulins

(2) : ADN Série C Finances 58 dossier 2

(3) : ADN C 23 dossier 4 et C Finances 58 dossier 2

(4) : ADN 3 Q 297-2 Enregistrement Bureau de Landrecies Table des vendeurs An 6-An 13 acte du 4 Pluviôse An 11

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3 Le Moulin à vent de La Folie

Un moulin à vent à La Folie est déjà représenté sur les Albums de Croÿ vers 1600; celui qui nous intéresse est celui de 1737.

Cadastre Landrecies 1831 ADN P 31 / 227 Moulin de la Folie S D 892 Vue 1/43
Position fictive du Moulin à vent de la Folie sur une carte actuelle
Endroit où se dressait le Moulin à vent de la Folie Rue Petit Versailles

Ce second moulin à vent construit par la veuve CORDIER de ROUCOURT et situé au « Faubourg de France proche le terroir de la Folie » n’est pas mentionné sur la carte de Cassini : a t-il été démonté ? Il est probablement déplacé par la suite pour se retrouver plus au sud du territoire de Landrecies au lieu-dit La Folie. On le retrouve à la fois sur le cadastre de l’An 12 à la section S E 63 et sur celui de 1831 Section D 892. Il est détenu par Marie Joseph DESPREZ qui le loue en 1796 à Isidore Joseph Rivart, fils de feu Jean-Baptiste, émigré et ancien propriétaire du moulin à eau (1). Par la suite le moulin semble être détenu par plusieurs propriétaires et change très régulièrement de mains : Honoré COPY de Troisvilles le vend en 1804 à Antoine GAVERIAUX de Le Cateau (2) qui le revend en 1812 à Benjamin BAUDRY (3). Il y aussi une vente en 1807 de Barthélémy HUVILLE à Jean Baptiste CHATELAIN qui le revend en 1809 à Thomas DUPONT (4). En 1837 c’est un Thomas BAUDRY qui le vend à Benoit MARCHAND. Le moulin disparait vers 1850.

(1) : ADN 3 Q 299-1 Enregistrement Bureau de Landrecies Table des baux An 2-An 5 Acte du 29 Fructidor An 4

(2) : ADN 3 Q 297-2 Enregistrement Bureau de Landrecies Table des vendeurs An 6-An 13 Acte du 27 Germinal An 12

(3) : ADN 3 Q 181-15 Enregistrement Bureau de Le Cateau Table des vendeurs 1811-1812 Acte du 13 Avril 1812

(4) : ADN 3 Q 297-4 Enregistrement Bureau de Landrecies Table des vendeurs 1807-1812 Actes du 19 Mai 1807 et du 9 Mars 1809

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Les deux Moulins à vent de Le Favril :

Cadastre Le Favril 1831 ADN P 31 / 739 Vue 1/19

1 Le Moulin du Petit Bout

Moulin où se dressait le Moulin du Petit Bout (pâture derrière la chapelle) Rue de Landrecies Le Favril

Situé sur la route de Landrecies ce moulin antérieur à 1700 appartient en 1770 pour moitié au Sieur CAPITAINE, gouverneur de Landrecies et pour moitié à l’abbaye de Maroilles (1). Il est vendu comme bien national le 18 Mars 1792 à Pierre SALENGROS (2), fils de Jean Pierre et de Anne Marie Castié, propriétaires du moulin à eau des Tricoteries sur le même territoire. Le moulin à vent comme le moulin des Tricoteries est détenu en 1831 par François AVOT, meunier. Il disparait dans les années 1850.

(1) : ADN C 73

(2) : ADN 1 Q 16 Biens Nationaux Répertoire numérique manuscrit par Forret, 86 pages.

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Moulin où se dressait le Moulin de la Haute Borne La Bouflette Le Favril

Le second Moulin à vent de Le Favril est à la limite de la commune de Maroilles, au lieu-dit « La Haute Borne ». Sa construction est autorisé par arrêt du Conseil du 13 Novembre 1770 suite à une demande de M Jean Pierre SALENGROS (1). En 1831 il appartient à son gendre, Jean Baptiste MANESSE qui est marié avec Anne Marie SALENGROS. Il est démonté vers 1860.

(1) : ADN C 18810

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Les Moulins à vent de Le Quesnoy (3) :

1 Le Moulin à vent du Rempart :

Le Moulin à vent de Le Quesnoy est représenté sur les Albums de Croÿ Photo Daniel Lefévère
Cadastre Le Quesnoy An 12 ADN P 30 / 292 Moulin à vent du Rempart bastion N° 8 S I 1 Bis Vue 3/3
Cadastre Le Quesnoy 1817 ADN P 31 / 761 Moulin à vent du Rempart S E 630 Bis Vue 3/29
Endroit où se sont successivement dressés les deux Moulins à vent au sein de la ville fortifiée de Le-Quesnoy (Vue aérienne)
Endroit où se drrssait le Moulin du Roi Rue Victor Hugo
Endroit où se dressait le nouveau Moulin à vent construit en l’An 4 Remparts du Quesnoy

En 1582 Philippe II consent à ce qu’Andrieu de Somain, maître charpentier et bourgeois du Quesnoy, construise un moulin à vent sur les remparts de cette ville, à la porte de la Flamengrie, pour venir en aide au moulin à eau érigé dans la dite localité qu’on n’emploie que six mois de l’année, attendu qu’en travaillant sans cesse, il aurait bientôt mis à sec les fossés du fort dont il est alimenté (1). Voici donc l’origine de ce moulin à vent. Il est représenté sur les Albums de Croÿ vers 1600. Qu’en est-il de son histoire ? Jean-Thomas LION (°1689 Hestrud +1751 Le Quesnoy) marié avec Marie-Thérèse BLANPAIN (°1694 Grandrieu +1779 Le Quesnoy) en est le meunier avec ses deux fils Englebert (°1720 Le Quesnoy + 1773 Le Quesnoy) et Jean Pierre (°1723 + 1765 Le Quesnoy). Ce moulin ayant appartenu au domaine royal est déjà aliéné (2). Précisons ici que l’aliénation n’est pas absolue et irrévocable : elle est tacitement faite à réméré, c’est à dire avec faculté de rachat. Le roi peut donc toujours reprendre le bien vendu en restituant le prix. Cette aliénation est de droit analogue à un gage, aussi on assimile les ventes du domaine à des engagements et les acquéreurs à des engagistes. Marie -Thérèse BLANPAIN est donc engagiste de ce moulin à vent à son décès en 1779. C’est ici qu’un document de 1808 est très précieux pour connaitre la suite réservée à ce moulin à vent. Il s’agit plus précisément d’un courrier adressé par Marie Alexandre Bonaventure de NÉDONCHEL (°1741 Baralle 62 + 1834 – Château du Quesnoy) au préfet Dieudonné en date du 29 juin 1808 (3). Le baron relate qu’en 1782 il a obtenu « qu’au lieu que le gouvernement rentrat dans la propriété de ce moulin comme ancien domaine aliéné, de payer une somme annuelle de deux cents francs pour la totalité du moulin, laquelle prestation a été servie jusqu’au 1er janvier 1792 ». Il précise également « qu’un décret du 3 Septembre 1792 a révoqué toutes les aliénations de domaines de l’ancien gouvernement » …. que « ce moulin fut abattu en 1794 par ordre du commandant autrichien qui occupait la ville » …et que « les héritiers …qui avaient l’autre moitié ont obtenu la permission en l’an 4 de rebâtir ce moulin ». En fait le baron écrit au Préfet pour obtenir toute annulation de dettes consistant à « des arrérages d’une rente hypothécaire sur un moulin érigé sur les fortifications de ladite ville et qu’il possédait indivisiblement avec Mlle CORDUANT » évoquant la destruction du moulin, le profit généré par le Trésor Public lors de la vente de ses biens lorsqu’il émigra et un arrêté du 9 floréal an 11 compensant les dettes de cette nature . Ainsi donc le moulin à vent de Le Quesnoy est aliéné au baron de NÉDONCHEL entre 1782 et fin 1791. En 1792 il vend la moitié du moulin à CORDIER de ROUCOURT qui le revend le 14 Décembre 1792 à Rose CORDUANT (4).

Le nouveau moulin à vent qui figure sur le cadastre de l’An 12 est donc le moulin rebâti suite à l’autorisation de l’An 4. Il n’est plus Porte de la Flamengrie mais sur le bastion N°8. L’autorisation de rétablir ce moulin est confirmée par un décret du 3 Septembre 1811 par lequel Mlle CORDUANT est admise à payer une redevance annuelle de 50 francs au Domaine (5). Selon le cadastre , en 1817 le moulin à vent à farine appartient à la veuve HUVELLE, brasseuse au Quesnoy. Il s’agit de Marie-Catherine MERCIER (°1766 Englefontaine + 1832 Landrecies) veuve de Barthélémy HUVELLE (°1757 Le Quesnoy + 1814 Landrecies) en son vivant receveur des Contributions Indirectes. En 1824 le moulin appartient à son gendre Jean (Baptiste) Joseph BONNAIRE brasseur à Landrecies marié le 24 Mars 1824 avec Antoinette Julie Constance Emerie HUVELLE née le 17 janvier 1795 à Paderborn, royaume de Prusse. (ses parents ont du émigré à la Révolution). Toujours selon les matrices cadastrales le moulin à vent est la possession en 1838 de DEMOULIN receveur des Contributions Indirectes. Le moulin est vendu en 1841 à Hilaire DUEZ de Le-Quesnoy (il était meunier à Gommegnies en 1839) puis vers 1845 à MONIER SALVANT avant d’être démonté en 1854 (6). Le dernier propriétaire est Philippe MONIER, boulanger, marié le 18 Mai 1831 à Le-Quesnoy avec Adolphie Ernestine SALVAN (°1807 +1846).

1) : ADN Inventaire sommaire de la série B Chambre des comptes de Lille Tome 2 édité en 1872 par M.A Desplanque

(2) : Aliénation indiquée dans le courrier du 29 juin 1808 de Marie Alexandre Bonaventure de Nédonchel

(3) : ADN Biens nationaux contentieux domanial 1 Q 1206-23

(4) : ADN 3 Q 406-2 Enregistrement Bureau le Quesnoy Table des vendeurs 1791-1793

(5) : ADN Biens nationaux contentieux domanial 1 Q 1206-24

(6) : Matrices cadastrales de Le-Quesnoy 35 P 1117 à 1119 B NB 1819 1898

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2 Le Moulin à vent à huile :

Cadastre Le Quesnoy An 12 ADN P 30 / 292 Moulin à huile S C 8 Vue 3/3
Cadastre Le Quesnoy 1817 ADN P 31 / 761 Moulin à huille S A 335 (Meully) Vue 3/29
Endroit où se dressait le Moulin à vent à huile de Le Quesnoy Route de Valenciennes

Ce tordoir est l’un des très rares moulins à vent à huile de l’arrondissement d’Avesnes-sur-Helpe. Il est construit entre 1760 et 1802 puisqu’il ne figure pas sur la carte de Cassini mais sur le cadastre de 1803. Il appartient en 1817 à Augustin de MONTEVILLE (°1755 +1822) échevin de Le Quesnoy et rentier. Il appartient ensuite à son fils Charles-Alexandre de MONTEVILLE (°1783 +1828) cultivateur marié avec Caroline Henriette BRIFFAULT puis à son petit-fils Eugène de MONTEVILLE (°1814 +1896) marié en 1857 à Cottenchy dans la Somme avec Cécile CANNET. Le moulin à huile est en ruine en 1857 (1).

(1) : Matrices cadastrales Le Quesnoy 35 P 1117 à 1119 B NB 1819 1898

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3 Le Moulin à vent Cossiau :

Cadastre Le Quesnoy 1817 ADN P 31 / 761 Moulin à vent Cossiau S B 130 Vue 3/29
Acte décès François COSSAU Le Quesnoy NMD 1802 1809 Vue 166 / 556
Endroit où se dressait le Moulin Cossiau (au fond de cette allée privée) D 2934

François COSSIAU marié à Marie Octavie LENGLET décède le 24 Prairial An 12 (3 Novembre 1804) à l’âge de 53 ans meunier habitant au Moulin de Lorgnies. Il est en effet propriétaire de la moitié de ce moulin à eau situé sur la commune de Villereau depuis 1796 (1).

Le moulin à vent situé à Le Quesnoy n’existe pas sur le cadastre de l’An 12 : François COSSIAU ne l’a donc pas fait construire. Or il porte bien le nom de Moulin Cossiau sur le cadastre de 1817. Il est par conséquent l’œuvre de son fils François-Joseph COSSIAU né le 31 Octobre 1782 à Villers-Pol marié le 4 novembre 1809 à Villereau avec Marie Catherine Joseph ROUSSEAU. Il est en 1809 meunier à Villereau avec sa mère. Celle-ci décède à l’âge de 65 ans au Moulin de Lorgnies le 4 Novembre 1818. Son fils François qui déclare le décès est meunier domicilié à Le Quesnoy. François-Joseph a donc fait construire le Moulin Cossiau à Le Quesnoy entre 1810 et 1818. Selon le cadastre le moulin à vent est démoli en 1824. Il a peut-être été déplacé près du Moulin de Lorgnies où en 1826 Benoit le frère de François-Joseph est le propriétaire de ce moulin à eau.

(1) : ADN 3 Q 406-4 Enregistrement Bureau Le Quesnoy Table des vendeurs An 3-An 7 Acte du 23 Thermidor An 4 (9 Septembre 1796)

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Le Moulin à vent de Leval :

Cadastre Leval 1861 ADN P 31 / 730 Moulin S B 159 Vauchette Vue 10/12
Position fictive du Moulin à vent de Leval sur une carte actuelle
Endroit où se dressait le Moulin à vent de Leval Rue Emile Brasselet Leval

Le sieur RIBAUMET est autorisé à ériger sur sa parcelle un moulin à vent destiné à moudre le grain situé le long de la route départementale N°13 en date du 1er Juillet 1842 (1). Pierre RIBAUMEZ est marié à Marie Louise DERESME. Il est dit à son mariage à Leval le 30 Mai 1827 qu’il est originaire de Berlaimont et qu’il est meunier domicilié à Maubeuge. Le moulin à vent est construit en 1844 et démoli en 1877 selon le cadastre (renversé très probablement par l’ouragan de 1876).

(1) : ADN 1 K 140 tome 25 ou 1 K 173 tome 22 Collection du Bulletin des Lois

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Le Moulin à vent de Liessies :

Endroit approximatif où se dressait le moulin à vent de Liessies D 133 Rue Clémenceau Liessies

L’abbaye de Liessies possède un moulin à vent érigé à proximité de l’oratoire Ste Hiltrude. Il est autorisé par permission du 7 Novembre 1786 (1). Il n’est pas signalé dans l’enquête de 1809 (2). Il a peut être été saccagé à la Révolution.

(1) : ADN Série 9 H

(2) : Energie et Subsistances Enquêtes sur les moulins à blé An II 1809 Inventaire Archives Nationales 21110

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Le Moulin à vent de Limont-Fontaine :

Cadastre Limon-Fontaine 1846 ADN P 31 / 733 Moulin à vent S B 180 Le Croquet Vue 11/14
Moulin à vent Photo 1967
Moulin à vent Photo 1985
Moulin à vent Photo 2009 Route de Saint-Rémy-du Nord

Le moulin à vent de Limont-Fontaine est construit par les frères COUPLET vers 1830. C’ est alors une solide tour en pierre bleue et en brique, au mur épais de 1,10 m à la base et au diamètre d’environ 7,30 m intérieur.

Il appartient en 1848 à Honore LANGLET, qui désire alors le vendre. Il est acheté par Jean-Louis-Auguste HUGÉ vers 1855 qui le loue en 1886 à Jean Nisse puis à Guillaume Nisse en janvier 1895. Son épouse Euphémie FRANCOIS décède en 1888 laissant pour héritiers son mari et Irma HERMAND épouse de Georges HAPLENCOURT (1).

Jean-Louis-Auguste HUGÉ décède à Saint-Rémy-Mal-Bâti le 16 mai 1896, sans héritier, laissant pour lui succéder deux frères, deux neveux et une nièce (2). Les héritiers vendent vers 1897 le moulin à Georges HAPLENCOURT marié à Irma HERMAND. Ceux-ci renouvellent le bail à Guillaume Nisse le 24 février 1902 (3). Cependant le cadastre cite le moulin déjà démoli en 1901. Le moulin s’arrête donc à cette date. Seule reste encore de nos jours la tour en bien triste état.

(1) : ADN 3 Q 373-67 Enregistrement Bureau de Maubeuge Successions

(2) : ADN 3 Q 373-82 Enregistrement Bureau de Maubeuge Successions

(3) : ADN 3 Q 373-101 Enregistrement Bureau de Maubeuge Bail indiqué dans la succession d’Irma HERMAND 1903

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Les Moulins à vent de Louvignies-Quesnoy :

Carte de Cassini avec le moulin à vent de Louvignies-Quesnoy
Cadastre Louvignies-Quesnoy An 12 ADN P 30 / 211 Moulin S A 19 Vue 2/3
Endroit où se dressait le Moulin à vent du comte de Louvignies, à droite de l’intersection en montant Rue de la Croix Rouge

Le plus ancien Moulin à vent de Louvignies-Quesnoy se situe près de la cense du Futoir (Futoy) sur la carte de Cassini. Il appartient à Marie Charles Guislain de LANDAS, comte de Louvignies et est vendu le 7 mars 1799 (13 ventôse An 7) à la veuve BOURSIER née MELCHIOR DIDIER Reine qui avait émigré à la Révolution (1). On retrouve son moulin sur le cadastre de l’An 2. Il disparait avant 1830.

(1) : ADN Q 1001

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Cadastre Louvignies-Quesnoy An 12 ADN P 30 / 211 Moulin à vent S C 7 Vue 2/3
Cadastre Louvignies-Quesnoy 1831 ADN P 31 / 736 Moulin à vent S B 488 Vue 6/20
Positions fictives des 2 Moulins à vent de Louvignies-Quesnoy sur une carte actuelle
Endroit où se dressait le Moulin à vent LENGLET ( Au fond de cette allée où se trouve de nos jours la SARL JM Boutteaux ) Rue Roger Robert Louvignies-Quesnoy

Le second moulin à vent de Louvignies-Quesnoy, à bois et sur pilotis, est construit peu après la Révolution et son propriétaire est Auguste LENGLET, marchand de bois à Englefontaine. En 1792 il vend la moitié de son moulin à Louis CLERBAUX (1), meunier à Englefontaine qui loue alors sa moitié à Jean Baptiste Depert en 1798 (2). A l’aube du XIX e siècle le moulin est détenu par Jacques Joseph CAUDRELIER (°1751 +1806), propriétaire également du moulin à eau sur la commune. Sa veuve Catherine Joseph LIÉNARD (°1748 +1829) vend alors le moulin à vent à Anicet DUBOIS. La matrice cadastrale confirme qu’il le détient encore en 1842 mais qu’il l’a converti en bâtiment rural en 1863.

(1) : ADN 3 Q 406-2 Enregistrement Bureau Le Quesnoy Table des vendeurs 1791-1793 Acte du 19/07/1792

(2) : ADN 3 Q 409-1 Enregistrement Bureau Le Quesnoy Table des baux 1791-An 8 Acte du 22 Pluviôse An 6

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Les deux Moulins à vent de Louvroil :

Cadastre Louvroil An 12 ADN P 30 / 212 Vue 1/1
Cadastre Louvroil 1844 ADN P 31 / 737 Moulin à vent S A 393 Vue 7/12
Endroit où se dressait le Moulin à vent du Seigneur de Louvroil Rue Jean Marie Gachot

Un seul Moulin à vent est érigé sur le territoire de Louvroil avant la Révolution. Il appartient à Ferdinand Joseph Pascal DU BELLOY (° 1738 Mons + 1782 Maubeuge), Ecuyer, Officier au régiment Royal Suédois, Seigneur de Louvroil et marié avec Marie Joseph Félicité Sophie de BRETONNEAU. Il est sur le cadastre de l’An 12. En 1810 il appartient à Léopold LHOTELLERIE(° 1734 Gognies-Chaussée + 1814 Maubeuge), négociant, marchand savonnier à Maubeuge. Son épouse Catherine LEROY décède le 1er octobre 1811 et laisse la moitié du moulin à ses deux enfants Marie Josephe Désirée et Léopold (1). Selon le cadastre en 1824 le moulin est démonté puis reconstruit par un dénommé NAVEAU qui est entrepreneur et propriétaire du moulin. Il le vend très vite puisqu’en 1827 VERDAVAINE de Maubeuge le détient. En 1835 c’est Victor CAILLEAU de Valenciennes qui en est le propriétaire puis en 1838 Antoine COUTURE d’Elesmes puis meunier à Louvroil qui entre en possession du moulin à vent (2). Sa succession en 1859 nous apprend que sa maison et le moulin reviennent à ses enfants Xavier, Flore, Philippine épouse François Navez et Elisa femme de Louis Chapeau (3). Ils font paraitre une annonce de vente dans le Journal L’Observateur du 3 Juillet 1859 d’ « moulin en pierres et briques avec cave, garni de deux paires de meules , de deux bluttoirs cylindriques, deux tournants, écousseaux et autres appareils ». Alexis LAMBRET l’achète le 18 août de la même année et le met en location. Il décède le 11 Janvier 1867. Sa fille unique Elisa hérite en nu propriété du moulin tandis que sa veuve Eugénie MARECHAL en a la jouissance (4). Le Journal L’Observateur du 11 Août 1867 annonce de nouveau la vente du moulin à vent « monté à l’anglaise avec trois paires de meules ». Henri SOUMILLON, meunier à Louvroil l’achète, le fait fonctionner au moins jusqu’en 1873 puis cesse de le faire tourner vers 1880.

(1) : ADN 3 Q 373-11 Enregistrement Bureau de Maubeuge Successions 1811-1816

(2) : ADN Matrices cadastrales 35 P 885 B NB 1822 1846

(3) : ADN 3 Q 373-28 Enregistrement Bureau de Maubeuge Successions 18/09/1858-07/02/1860

(4) : ADN 3 Q 373-37 Enregistrement Bureau de Maubeuge Successions 29/06/1866-11/05/1867

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Cadastre Louvroil 1844 ADN P 31 / 737 Moulin à vent S A 63 Vue 6/12
Position fictive du second moulin à vent à Louvril sur une carte actuelle
Position fictive du second moulin à vent à Louvril sur une carte actuelle (Vue rapprochée)
Endroit où se dressait le second Moulin à vent de Louvroil (en contre-bas de la D 195)

Au moment où le premier moulin à vent cesse de fonctionner vers 1880, se construit en 1877 selon le cadastre un nouveau moulin à vent. Il se dresse sur la parcelle A 83 appartenant à BECK frères et Cie à Louvroil. En plus du moulin la parcelle comprend une maison, un pavillon et une serre. Selon Jean Bruggeman de l’ARAM le moulin sert à pomper de l’eau pour la serre. Il disparait très vite car le cadastre le dit démoli en 1879.

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Le Moulin à vent de Marbaix :

Chapelle N.D de Hal
Chapelle N.D de Hal Rue Baptiste à Marbaix. Le Moulin à vent de l’abbaye de Maroilles se trouvait à proximité.

Le 4 Mai 1768 Dom Maurice DOSSIGNIES représentant l’abbaye de Maroilles et Nicolas Géniaux signent une convention-devis afin de construire pour le compte de l’abbaye, qui le 16 avril de la même année avait renoncé à son droit de banalité, un moulin à vent en bois sur pivot. Muni de deux paires de meules, la superficie de sa cage sera de 5,35 m sur 3,76 m et sera monté sur « huit dés en pierre bleue pour le mettre à l’abri de tous les vents… dont les deux plus élevés seront de 1 m de hauteur ». Le moulin à vent sera construit « sur le trieux proche de la grande chapelle à Marbaix (1) ». Ce renseignement permet de le localiser car la grande chapelle est la chapelle N D de Hal (1681) Rue Baptiste . L’abbaye de Maroilles le dit terminé et prêt à tourner dans un courrier du 17 Février 1769 (2). Le moulin est vendu comme bien national le 26 avril 1791 à Pierre LEVEAU (3). Il appartient ensuite à Jean Joseph, Edouard, Humbert, Catherine et Amélie MOSIN qui le vendent en 1822 à Joseph PASSAGE propriétaire à Avesnes (4). Celui-ci le loue alors à Noël et Jean Baptiste Deresme (5). Le moulin à vent n’existe plus en 1835 car Jean PASSAGE vend l’emplacement du moulin à Pierre Roland (6).

(1) : ADN 1 H 117

(2) : ADN Bureau des Finances C 23 dossiers 2 et 3

(3) : ADN 1 Q 16

(4) : ADN 3 Q 29-20 Enregistrement Bureau d’Avesnes Table des vendeurs 1822-1823 Acte du 14/08/1822

(5) : ADN 3 Q 31-5 Enregistrement Bueau d’Avesnes Table des baux 1813-1828 Acte du 16/09/1822

(6) : ADN 3 Q 30-16 Enregistrement Bureau d’Avesnes Table des acquéreurs 1834-1836 Acte du 7/01/1835

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Le Moulin à vent de Maresches :

Cadastre Maresches 1826 ADN P 31 / 740 Moulin à vent S A 781 Vue 3/11
Position fictive du Moulin à vent de Maresches sur une carte actuelle
Endroit où se dressait le Moulin à vent de Maresches Rue Léon Malard

Le 18 Mai 1818 une autorisation de construire un moulin à vent à farine à Maresches est accordée à Jean Baptiste CARPENTIER (1). Il est né en 1731 à Villers-Pol, marié en 1801 à Mareches avec Marie Joseph Renelde FREMAUT. Il est d’abord mulquinier puis meunier en 1818. Il décède en 1832. Un de ses fils Jean Baptiste est également meunier en 1838 lors de son mariage avec Marie Claire MARECHAL. En 1849 à la naissance de l’un de ses enfants il est encore meunier mais par la suite il est dit en 1858 cultivateur puis marchand épicier revendeur. Le moulin à vent de Maresches est donc démonté vers 1850.

(1) : ADN K 309

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Le Moulin à vent de Marpent :

Le Moulin de la Parapette à Marpent Cité Léo Lagrange

Le Moulin à vent de Marpent appelé communément le Moulin de la Parapette est un Moulin Tour en moellons de pierre bleue. Il est antérieur à 1758 car il figure sur la carte de Cassini. Jean FISSIAU marié à Françoise Philippine CANTINEAU est alors meunier à Marpent. Ce moulin appelé à l’époque le Moulin de la Folie d’En Haut (il est en effet à l’emplacement du point le plus haut de la commune) est détenu vers 1775 par Lambert Antoine Eugène Lagase de BÉCOURT, maitre de forge à Jeumont (1). Modeste COLLART (° 1781 + 1851), meunier originaire de Jeumont en est le propriétaire en 1807. Il est alors acquis vers 1810 par Catherine LEJUSTE, fille de Thomas et de Marie Catherine Godin puis détenu en 1828 par son frère Antoine LEJUSTE qui le vend vers 1835 à Antoine BUREAU (° 1800 Boussois + 1883  Longueil-Sainte-Marie, Oise).

Acte de naissance de François Joachim LEJUSTE le 28/12/1836 en sa maison La Folie d’En Haut ADN NMD [1793-1850] Vue 635/818

Le fils d’Antoine BUREAU François Joachim (°1832 + 1887) est cultivateur et meunier du Moulin à vent de Marpent en 1865 à (2). Selon le cadastre il est en ruine en 1877. Acheté en 1880 par Louis Emile BAUCHET, cet aubergiste de Jeumont le transforme en habitation. Cette transformation explique pourquoi la présence de fenêtres en haut de la tour, laquelle a donc été rehaussée. Toujours selon le cadastre le moulin à vent de Marpent appartient en 1924 à Georges PRUVOST directeur de la Banque générale du Nord à Jeumont marié en 1922 à Marpent avec Madeleine Maria MORTIER, ensuite en 1925 à Jules HANON fondeur en fonte à Jeumont puis à Marpent. Cyrille GUIPONNI est détenteur du moulin de la Parapette en 1940 puis en 1964 sa veuve née Isetta ALBERTI. Après son décès le moulin est abandonné. Il est acquis en 1990 par le commune. Plusieurs projets de réhabilitation menés à la fois par la mairie et l’association « Les Amis du Moulin » échouent jusqu’à la mise en place en 2005 de nouveaux plans : le moulin est inauguré en 2013, et se voit attribuer des ailes de type Berton (système de volets longitudinaux sur toute la longueur de la voile) ayant une envergure de 14 mètres. Pour l’anecdote ce moulin de la Parapette est le seul moulin typiquement vendéen de l’Avesnois : il doit la configuration de ses ailes par l’envoi d’une carte postale du moulin de Rairé en Vendée falsifiée au niveau du cachet avec le nom de Marpent.

(1) : ADN C 18812

(2) : ADN Matrices cadastrales 35 P 939 B NB 1847 1913

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Le Moulin à vent de Maubeuge :

le Moulin Tablette
Le Moulin à vent de la Tablette Boulevard Pasteur Maubeuge

Le Moulin à vent de Maubeuge aurait été bâti en 1799 en même temps que la maison du meunier au lieu-dit La Chapelle du Bon Dieu. Il appartient en 1810 à Alexandre TILLEMAND, cabaretier qui le vend en 1812 à Melle Catherine (1). Il appartient ensuite en 1820 au meunier Hubert COPIN puis à Victorien GARCON et vers 1845 à François-Vital LEGAIX, auparavant garçon meunier à Cerfontaine, marié avec Marie Joseph Désirée BELLER. Celle-ci décède le 22 Janvier 1848 à Maubeuge laissant une maison et le moulin avec 24 ares de terrain au lieu-dit Sous-le-Bois à son fils Vital François né en 1834 et l’usufruit à son mari (2).Le fils décède en 1855 et le moulin appartient pour moitié à son père et pour moitié à ses oncle et tantes Philippe, Eulalie et Marie Anne BELLER (3). François Vital LEGAIX est surnommé Tablette d’où le nom de ce moulin de nos jours. Il vend le moulin vers 1880 à la ville de Maubeuge en conservant l’usufruit du bien. C’est donc le premier moulin à vent à devenir propriété communale. Le moulin se trouvant dans une zone de servitudes militaires, l’adjoint au maire Armand Robert demande le 7 juin 1928 l’autorisation de modifier la partie supérieure du moulin. La modification projetée porte sur la suppression des deux ailes et le remplacement de la toiture par une plate forme en béton ou en zinc. Seules les deux ailes seront démontées. En 1986 la maison disparait avec la construction d’un immeuble mais non le moulin, sauvé de la destruction grâce à l’Association du Moulin Tablette créée en 1993. L’association adhère à l’ARAM le 26 octobre 1993.
Les plans de reconstruction sont exécutés par Jean Bruggeman de l’ARAM en 1994. L’association Accueil et Promotion, les Compagnons du Tour de France à Jeumont, et des entreprises entreprennent alors les travaux la même année. La charpente octogonale fabriquée par les Compagnons est installée le 10 juin 1995. Puis succède à la maçonnerie la fabrication de la toiture par l’entreprise MGC Bertrand de Cerfontaine et sa pose par l’entreprise H et G Peel le 16 juin 1999. le mécanisme est aussi fabriqué par cette dernière firme. L’inauguration a lieu le 15 septembre 2000. Un problème de champignon dans la charpente surgit en 2004 faute d’aération suffisante. Il est résolu en 2015 grâce à des travaux de remplacement des poutres infectées par du béton armé recouvert d’une planche pour conserver l’aspect octogonal de la charpente, qui est une originalité de ce moulin (4). La restauration de ce moulin grâce à l’intervention de l’ARAM est une réussite.

(1) : ADN 3 Q 29-14 Enregistrement Bureau d’Avesnes -sur-Helpe Table des vendeurs 1811-1813

(2) : ADN 3 Q 373-22 Enregistrement Bureau de Maubeuge Successions 20/11/1847-06/12/1849

(3) : ADN 3 Q 373-25 Enregistrement Bureau de Maubeuge Successions 08/11/1853-04/09/1855

(4) : Source ARAM

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Les Quatre Moulins à vent de Mecquignies :

La localisation et l’histoire des moulins à vent de Mecquignies est assez complexe et j’accepterai volontiers des compléments d’informations voire des rectificatifs. Je les désignerai par le nom du premier propriétaire connu.

Positions fictives des Moulins à vent de Mecquignies sur une carte actuelle

Commençons par celui qui est le plus ancien : le Moulin Mandron

1 Le Moulin à vent de Jean-Joseph MANDRON

Sur la gauche Carte de Cassini de 1758 et sur la droite Carte du diocèse de Cambrai de 1769

Ce moulin à vent est représenté à la fois sur la carte de Cassini et sur celle du diocèse de Cambrai. Il se situe au nord du territoire, à la limite du hameau de Buvignies, dépendance de Louvignies-Bavay. Etrangement il ne figure pas sur le cadastre de l’An 12 de Mecquignies. Il appartient à cette date à Jean-Joseph MANDRON comme nous allons le voir ci-dessous. Or celui-ci a ses terres à la limite de Mecquignies et de Louvignies comme on peut le voir sur ce même cadastre :

Cadastre de Mecquignies An 11 ADN P 30/233 Vue 3/3 (trait rose = limite de commune)

Il en était probablement de même de la situation du moulin. A cause de cette position ambiguë le géomètre et l’arpenteur n’ont donc pas indiqué le moulin en l’An 11 et en l’An 12 ne sachant pas sur quelle commune il était exactement érigé.

Endroit où devait se dresser le Moulin à vent de Jean-Joseph MANDRON Rue de Mecquignies

Jean-Joseph MANDRON né le 28 janvier 1779 à Louvignies-Bavay, époux de Catherine LEGAT est meunier et cultivateur à Mecquignies. Ses parents et son frère Pierre-Joseph marié ave Constance Bernardine DECROUEZ possèdent le moulin à eau de Louvignies-Bavay. MANDRON loue son moulin à vent en 1803 à Bernard Pecqueux (1) puis en en 1805 à Jean-Baptiste Hiolle et Catherine Dorpe (2). Le Moulin à vent de Mecquignies disparait avant 1820 car le couple MANDRON LEGAT est dit meunier domicilié à Avesnes lors du mariage de leur fils Jean-Baptiste le 13 Décembre 1820 à Haut-Lieu avec Désirée Wautier. Ils marient leur fille Catherine en 1830 à Avesnelles avec Jean Philippe DEBIEVRE. Ils sont alors meuniers en cette commune. Il est vrai que leur fils détient le moulin à vent d’Avesnelles. Jean-Joseph MANDRON décède 12 janvier 1834 à Avesnelles. Son acte de décès le mentionne aubergiste.

(1) : ADN 3 Q 73-3 Enregistrement Bureau de Bavay Table des baux An 8-1813 Acte du 20 ventôse An 11 (11/03/1803)

(2) : ADN 3 Q 73-3 Enregistrement Bureau de Bavay Table des baux An 8-1813 Acte du 1er vendémiaire An 14 (23/09/1805)

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2 Le Moulin à vent de Benoni GÉRIN

Cadastre de Mecquignies An 11 ADN P 30/233 Moulin C 59 Vue 3/3
Cadastre de Mecquignies An 12 ADN P 30/233 Moulin C 59 Vue 1/3
A l’origine le Moulin à vent de Benoni GÉRIN se trouvait sur la gauche de ce chemin à environ 300 mètres avant d’être déplacé beaucoup plus dans les terres. Chèvrerie des sabotiers
Endroit approximatif où se dressait le Moulin à vent de Benoni GÉRIN après son déplacement en l’An 12

Visiblement ce moulin à vent représenté sur la parcelle C N° 59 a été déplacé entre l’An 11 et l’An 12. Situé au préalable au bord du chemin de la Couv il est ensuite bien en retrait dans les terres. Benoni-Joseph GÉRIN (°1751 +1838) est à l’origine de ce Moulin à vent. Le Bureau des Finances lui accorde en effet le 31 décembre 1778 l’autorisation d’ériger un moulin à vent à farine à Mecquignies. GÉRIN demande confirmation de cette sentence et le 6 mai 1779 Débonnaire Deforges de Paris renvoie cette requête à l’intentant Calonne qui l’adresse à M de Sénac. La confirmation est établie le 9 octobre 1779 sous réserve que le meunier paie une redevance annuelle de 6 florins (1). Benoni-Joseph GÉRIN est marié depuis 1774 avec Marie Dorothée POIRETTE (°1750 +1823). En 1807 deux familles différentes détiennent le moulin par moitié, d’une part Joachim-Benoit GÉRIN (° 1762 + ?) qui est cousin germain à Benoni et d’autre part Thomassine DECROUEZ qui le reçoit en donation de ses parents Jean-Baptiste DECROUEZ, brasseur à Saint-Waast-la-Vallée et Marie-Rosaline BRAYERE. Thomassine mariée le 9 avril 1806 à Saint-Waast-la-Vallée avec Alexandre MIRLAND, cultivateur, décède le 1er décembre 1807 à Mecquignies. Elle laisse son héritage, donc la moitié du moulin qu’elle possède à son fils Constantin Alexandre né le 23 novembre 1807 et l’usufruit à son mari et tuteur de l’enfant (2). Le moulin à vent est loué le 5 juin 1808 pour 3 ans à Benoit-Joachim Gérin et à Adrien Prévost (3). Cependant Joachim-Benoit GÉRIN propriétaire de la moitié du moulin loue celui-ci en 1809 à Antoine Hote (4). Il semble donc que les deux propriétaires accordent des baux à des locataires différents. En Mai 1817 Alexandre MIRLAND loue le moulin à Pierre Banse, Alexandre et Philibert Wattier de Houdain (5). Entre juin et octobre 1817 le moulin est vendu à Guislain-Joseph PRÉVOST qui est le père d’Adrien locataire en 1808. Guislain-Joseph PRÉVOST (°1736 +1819 Saint-Waast-la-Vallée) marié avec Marie-Thérèse ROUSSEAU (°1745 Gommegnies + 1782 Gommegnies) domicilié à Gommegnies loue le moulin à Casimir et Guislain Bresson meuniers à Gommegnies en date du 18 novembre 1817 (6). Il décède le 17 décembre 1819 à Saint-Waast-la-Vallée laissant comme héritiers Antoine-Joseph, d’abord meunier à Bermeries puis garçon meunier à Hon-Hergies, Louis-Joseph meunier à Saint-Waast et Ferdinand tourneur à Villereau (7). Les trois héritiers louent alors le moulin à vent pour la dernière fois en 1820 à Désiré BOUCHER (8). Le moulin disparait avant 1830.

(1) : ADN C 19059 Pour information André Charles Débonnaire de Forges est Conseiller au Parlement de Paris en 1761, maître des requêtes en 1768,puis intendant des domaines de la couronne. Il sera guillotiné en 1793. Gabriel Sénac de Meilhan est intendant du Hainaut en 1778. Charles-Alexandre Calonne est intendant de Flandre et Artois depuis 1778.

(2) : ADN 3 Q 69-10 Enregistrement Bureau de Bavay Successions 17/12/1811-24/09/1815

(3) : ADN 3 Q 73-2 Enregistrement Bureau de Bavay Table des baux 05/1808-10/1810. Bail pour 3 ans auprès de Maitre Gérin notaire à Bavay.

(4) : ADN 3 Q 73-2 Enregistrement Bureau de Bavay Table des baux 05/1808-10/1810.

(5) : ADN 3 Q 73-5 Enregistrement Bureau de Bavay Table des baux 1815-1825

(6) : ADN 3 Q 73-5 Enregistrement Bureau de Bavay Table des baux 1815-1825

(7) : ADN 3 Q 69-12 Enregistrement Bureau de Bavay Successions 19/01/1819-13/09/1822

(8) : ADN 3 Q 73-5 Enregistrement Bureau de Bavay Table des baux 1815-1825

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3 Le Moulin à vent de Pierre GÉRIN

Cadastre de Mecquignies 1831 ADN P 31/744 Moulin Pierre GERIN érigé en 1847 sur la parcelle S A 380 Vue 2/10
Endroit où se dressait le Moulin à vent de Pierre GERIN (Au Gogniau)

Le cadastre de Mecquignies nous indique la construction en 1847 d’un moulin à vent à farine appartenant à GÉRIN Pierre-Joseph fils à Mecquignies qui le loue le 1er septembre 1847 à Quévy et Caulier (1) (2). En 1854 Ferdinand COLLARD, meunier à Mecquignies puis à Houdain en est le nouveau propriétaire. Il vend le moulin à vent en 1858 à Vulgis LEROY, meunier à Saint-Waast-la-Vallée qui le déplace alors sur sa commune (3).

(1) : ADN 3 Q 73-7 Enregistrement Bureau de Bavay Table des baux 1840-1854

(2) Selon l’état civil Juvénal Quévy, journalier et Pierre Caulier épicier sont beaux-frères domiciliés à Bavay.

(3) : ADN S 5987 Voir sur ce site le Moulin à vent de Saint-Waast-la-Vallée

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4 Le Moulin à vent de Florent DEMAREST

Cadastre de Mecquignies 1831 ADN P 31/744 Moulin DEMAREST érigé en 1862 sur la parcelle S A 447 Vue 2/10

Nous avons vu que Daniel DEMAREST(Z), cultivateur à Louvignies-Bavay (Buvigny) reconstruit en 1851 un moulin à vent sur cette commune. C’est ce même moulin que son fils Florent DEMAREST fait déplacer sur la commune de Mecquignies en 1862 (1). En 1868 le moulin appartient à Charles PONSIN meunier à Mecquignies marié avec Eulalie LEMAIRE.

Journal de Fourmies édition du 29 mai 1881

PONSIN a des démêlés avec la justice et est condamné en audience du 25 mai 1881 par le tribunal correctionnel d’Avesnes à six mois de prison pour menaces de mort avec ordre. Il s’ensuit que PONSIN est déclaré en faillite et que sa femme demande la séparation de biens contre son mari.

Endroit où se dressait le Moulin à vent de Florent DEMARST à Mecquignies Chemin du Moulin

Le moulin est alors acquis par Ernest GRAVIS notaire à Bavay qui le loue le 1e décembre 1887 à Prudent Fiévet (2). Ernest GRAVIS marié avec Anna-Louise-Amandine DELHAYE décède le 25 septembre 1898 à Bavay à l’âge de 75 ans. Ses trois filles Anna épouse de Charles Barbieux notaire à Saint-Amand-les-Eaux, Sophie épouse de Alfred TRECA notaire à Bavay et Gabrielle épouse de Pierre MANDRON fabricant de chicorée à Louvignies-Bavay héritent du moulin à vent (3). Selon le cadastre il est démoli en 1902.

(1) : Matrices Cadastrales Mecquignies ADN 35 P 973 B NB 1833-1913

(2) : ADN 3 Q 73-12 Enregistrement Bureau de Bavay Table des baux 1883-1890

(3) : ADN 3 Q 69-72 Enregistrement Bureau de Bavay Successions 1899

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Le Moulin à vent de Neuville-en-Avesnois :

Cadastre Neuville-en-Avesnois An 13 ADN P 30 / 254 Moulin à vent S B 69 Vue 2/3
Position fictive du Moulin à vent de Neuville-en-Avesnois sur une carte actuelle
Endroit où se dressait le Moulin à vent de Neuville-en-Avesnois Rue de Poix-du-Nord

Nicolas DELFOSSE de Poix-du-Nord fait construire sur le territoire de Neuville-lès-Saleches (Neuville-en-Avesnois de nos jours) à la fin de l’année 1769 un moulin à vent sans avoir fourni ses lettres d’octrois au Bureau des Domaines du Quesnoy. Celui-ci dresse alors au meunier un procès-verbal en date du 6 mars 1770 avec assignation au dit Delfosse de comparaitre au Bureau des Finances de Lille afin que le procureur Général du Roi prenne les décisions qu’il jugera utiles. Le procès-verbal est transmis à Lille le 21 décembre 1770 (1). Je n’ai rien trouvé de plus et j’ignore les suites données à cette affaire. Quoiqu’il en soit le moulin à vent est sur le cadastre de l’An 13 (1805). Il a peut-être été démonté quelques temps après car il ne figure pas sur l’enquête de 1809 (2). Ou bien encore il ne figure pas sur cette enquête car il n’est pas légal mais il continue peut-être de tourner car on trouve en 1824 Benoit Boez valet de meunier à Neuville-en-Avesnois (3) !

(1) : ADN C 18810 et C Finances 20 dossier 9

(2) : Energie et Subsistances Enquêtes sur les moulins à blé An II 1809 Inventaire Archives Nationales 21110

(3) : NMD Neuville-en-Avesnois 1793-1829 5 Mi 008 R 012 Vue 370/430

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Le Moulin à vent de Noyelles-sur-Sambre :

Cadastre Noyelles-sur-Sambre 1812 ADN P 31 / 749 Moulin à vent S B 86 Vue 4/11
Position fictive du Moulin à vent de Noyelles-sur-Sambre sur une carte actuelle
Endroit où se dressait le Moulin à vent de Noyelles-sur-Sambre (derrière cette maison) Grand’Rue

Sébastien ROGER (°1735 + 1809 Taisnières-en- Thiérache) marié avec Marie Joseph LEBON (°1730 Croix-Caluyau + 1803 Noyelles-sur-Sambre) est meunier à Taisnières-en-Thiérache en 1780 (1). Il sollicite en 1791 l’autorisation de faire bâtir un moulin à vent sur un terrain lui appartenant à Noyelles-sur-Sambre. Il obtient l’accord auprès des administrateurs composant le Directoire du Département du Nord réunis lors de la séance du 10 Décembre 1791 à Douay (2). Son fils Thomas en est le meunier en 1808 (3). Thomas et ses sœurs Marie-Joseph, Henriette, Marie-Françoise, Gabrielle, Anne, Marie-Thérèse, Catherine vendent le moulin à vent de Noyelles en 1811 à Humbert EVRARD, propriétaire à Noyelles (4). Celui-ci (°1760 +1831) est propriétaire de la cense Renaut-Folie et il loue le moulin à Jean-Baptiste Cras en 1820 (5) avant de le vendre quelques années plus tard à Henri HALLEZ originaire de Bousies, meunier et marié avec Maxellence LELEUX (6). Henri HALLEZ décède le 8 avril 1837 à Berlaimont laissant à ses trois enfants : Henry, Adolphe Joseph René et Palmyre-Césarine la nue propriété d’une maison, d’un jardin de 8 ares et d’un moulin et l’usufruit à son épouse (7). Le moulin à vent est renversé par l’ouragan du 16 mars 1876 et le Journal L’Observateur du 26 mars qui suit annonce sa vente complet ou en pièces avec meule anglaise.

(1) : ADN NMD Taisnières 1793-1830 5 Mi 001 R 030 Mariage de sa fille Henriette avec Jacques Michaux Vue 178/346

(2) : ADN B Cours et Juridictions d’Ancien Régime 8984

(3) : ADN NMD Noyelles 1802 1878 5 Mi 004 R 014 Vue 75/840

(4) : ADN 3 Q 29-13 Enregistrement Bureau d’Avesnes-sur-Helpe Table des vendeurs 05/1810-04/1811 Acte du 20/04/1811

(5) : ADN 3 Q 31-5 Enregistrement Bureau d’Avesnes-sur-Helpe Table des baux 1813-1828 Acte du 7/11/1820

(6) : ADN Matrices cadastrales 35 P 1012 B NB 1822 1862 : 1830 Hallez Henri

(7) : ADN 3 Q 94-8 Enregistrement Bureau de Berlaimont Succesions 07/11/1836-27/11/1838

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Le Moulin à vent d’Obies :

Cadastre Obies 1831 ADN P 31 / 750 Rue du Moulin Vue 4/16
Le Moulin à vent était situé Rue du Moulin devenue de nos jours Rue du Cimetière. Position approximative car déjà disparu sur le cadastre de l’An 12

Un moulin à vent à Obies est vendu en 1793 par Pierre MORET, juge au tribunal du district de Le Quesnoy à François Bois de Frasnoy (1). Il n’est pas sur le cadastre de l’An 12 et a probablement été la cible des armées révolutionnaires françaises et des troupes autrichiennes en 1793.

En consultant la Série S lors de mon étude sur les moulins à eau en Avesnois (1) j’ai pu lire le dossier n° 5964 relatif à une demande de construction en 1803 d’un moulin à vent à ériger sur la commune d’Obies au lieu-dit Le Bavisiau. Elle émane de Benoni Joseph DELVALLÉE qui est le locataire du moulin à eau de Mecquignies. Selon le meunier cette requête du 20 Vendémiaire An 12 adressé au Sous-Préfet est motivée par le fait que son moulin à eau tourne très peu depuis deux ans à cause du manque d’eau. Le 27 Brumaire il est demandé au pétitionnaire de préciser la distance qui séparerait le moulin des chaussées (Pour rappel une distance de 70 mètres est demandée à cette époque). Le 5 Frimaire le Sous-Préfet émet un avis favorable et l’arrêté est dressé le 30 Nivôse soit le 21 Janvier 1804. Il n’est cependant pas sur le cadastre de 1805 et n’a probablement jamais été érigé. Benoni DELVALLÉE souhaitait lors de sa demande le situer à proximité ou en direction de l’emplacement de l’ancien moulin à vent indiqué ci-dessus.

(1) : ADN 3 Q 406-2 Enregistrement Bureau Le Quesnoy Table des vendeurs 1791-1793 Acte du 15/06/1793

(2) : Voir mon site Moulins en avenois au fil de l’Eau

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Le Moulin à vent de Poix-du-Nord :

Cadastre de Poix-du-Nord An 13 ADN P 30 / 278 Moulin à vent S C 10 Vue 2/3
Cadastre de Poix-du-Nord An 13 ADN P 30 / 278 Moulin à vent S C 10 Vue 3/3
Le Moulin à vent de Poix-du-Nord serait de nos jours situé sur la commune d’Englefontaine

Aucun renseignement sur ce moulin à vent situé à Poix-du-Nord (Hameau de Petit-Poix) en l’An 13. Il est à la limite de Hecq et n’est plus sur le cadastre de 1831. Une hypothèse serait qu’il aurait appartenu à Henri MUSEUX, cultivateur, (°1732 Bony Aisne + 1804 Poix-du-Nord) et à sa femme Marie Marguerite Louise LOCQUENEUX (°1741 Gouy Aisne + 1823 Poix-du-Nord) qui détenaient une ferme et des terres limitrophes au Moulin à vent du Petit-Poix.

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Le Moulin à vent de Pont-sur-Sambre :

Cadastre de Pont-sur-Sambre 1860 ADN P 31 / 756 Moulin à vent S A 128 Vue 10/22
L’ancien moulin à vent de Pont-sur-Sambre Route d’Hargnies

La construction de ce moulin à vent fait suite à une demande du meunier Benjamin DEWEZ autorisée par arrêté préfectoral du 2 Septembre 1841 (1). Il vend son moulin le 26 Août 1845 à un autre meunier Célestin LATOUR né en 1818 à Aymeries et marié en 1846 à Saint Waast avec Elisée BRUNO. Il est encore meunier en 1892. Il décédé en 1896 à Pont-sur-Sambre en sa maison lieu-dit « le moulin à vent ». Le fils Hector Clary ° 1850 + 1919 continue d’occuper la ferme mais le moulin ne fonctionne déjà plus car après avoir exercé le métier de cultivateur jusqu’en 1905 il est tourneur depuis 1906 chez Martin et Cie. Le moulin à vent est en ruine en 1926.

(1) : ADN 1 K 420

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Pour information une demande auprès du Sous-préfet de bâtir un moulin à vent à Pont-sur-Sambre est effectuée par Simon MERCIER en date du 2 Germinal An 12 (23 Mars 1804). Simon MERCIER (°1740 Noyelles-sur-Sambre + 1814 Avesnelles) remarié avec Marie Claire LEGER est meunier locataire du moulin à eau appartenant à Paul HAZARD. Il verrait dans cette construction l’occasion de pallier aux insuffisances du moulin à eau lors d’inondations ou de sécheresses. Il obtient l’accord du Sous-Préfet le 10 Avril 1804 et l’arrêté préfectoral est signé par le préfet Dieudonné le 29 Mai 1804 (1). Simon MERCIER n’est plus le locataire du moulin HAZARD en 1805 et on le retrouve à cette date domicilié à Monceau-Saint-Waast (2). Le moulin à vent ne sera jamais érigé.

(1) : ADN S 5971

(2) : Domicile indiqué dans l’acte de mariage de son fils Placide en date du 9 Frimaire An 14 (30 Novembre 1805) à Monceau-Saint-Waast avec Marie Louise Wéry. ADN NMD [1793-1833] 5 Mi 004 R 012 Vue 240/565

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Le Moulin à vent de Potelle :

Moulin de Potelle Carte de Cassini
Cadastre Potelle An 12 ADN P 30 / 282 Moulin à vent S B 6 Vue 2/3
L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Capture-17.jpg.
Cadastre Potelle ADN P 31 / 757 Moulin à vent S B 11 Vue 4/11
Position fictive du Moulin à vent de Potelle sur une carte actuelle
Emplacement où se dressait le Moulin à vent de Potelle (dans la propiété de la ferme) Chemin du Moulin
La ferme du Moulin existe toujours.

Le Moulin à vent de Potelle appartient avant la Révolution au baron de Nédonchel, Marie Alexandre BONAVENTURE qui possède également la cense de l’Artois attenante au moulin et le château dénommé « de riz pain sel » (de nos jours le château Mantoue). Il émigre et ses biens sont vendus comme biens nationaux. Le moulin est acheté le 30 Fructidor An 4 par Edmond-Louis-Alexis DUBOIS de CRANCÉ (1) (°1734 Charleville + 1814 Rethel), membre de la Convention en 1792, commandant du Siège de Lyon, membre du Conseil des Cinq-Cents et ministre de la guerre en 1799. Il loue le moulin à Jean-Baptiste Despinoy en 1800 (2). Despinoy marié à Marie Lefebvre, propriétaire et résident à Jolimetz décède à Le Quesnoy le 29 prairial an XIII (18 juin 1805). Le baron de Nédonchel récupère sous l’Empire ses biens et loue alors le moulin à vent à Jacques-Joseph CAUDRELIER, meunier à Louvignies, le 26 Mars 1806 (3). Le cadastre renseigne sur les propriétaires suivants : en 1831 Charles DUBOIS, occupant à Locquignol puis à Potelle, en 1843 Amélie DUBOIS meunière à Potelle, en 1854 Augustin POIRETTE meunier puis agriculteur à Potelle. Amélie DUBOIS est la fille de (Jean) Charles et de Natalie ROUSSEAU. Elle se marie à Potelle le 19 Janvier 1853 à l’âge de 44 ans avec Augustin POIRETTE, voiturier à Jolimetz (4).Le moulin à vent de Potelle est démoli en 1863.

(1) : ADN Q 1001

(2) : ADN 3 Q 409-3 Enregistrement Bureau Le Quesnoy Table des baux An 4-An 13 Acte du 5 Nivôse An 9

(3) : AD 3 Q 406-7 Enregistrement Bureau Le Quesnoy Table des vendeurs 1806-1808

(4) ADN NMD Potelle 1798-1878 5 Mi 008 R 016 Vue 347/474

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Les Trois Moulins à vent de Preux-au-Bois :

Cadastre Preux-au-Bois An 12 ADN P 30 / 285 Moulins à vent S C 176 S A 2 S A 3

Comme on le constate sur le cadastre de l’An 12 de Preux-au-Bois, trois moulins existent à cette date.

Le premier moulin : S C 176 (appelé le Moulin des Bonnettes sur le cadastre de 1831 S B 821)

Endroit où se dressait le Moulin des Bonnettes Route Nationale D 934

Un acte de 1802 concerne ce moulin : il s’agit d’une vente par Barthélémy BARBIER à Gaspar-Joseph BISIAU (1). Gaspard BISEAU (°1761 + 1831) est meunier à Preux-au-Bois comme l’a été son père Joseph (°1732 + 1793) et son grand-père Guillaume (°1709 + 1764). Barthélémy BARBIER est avocat à Le Quesnoy, comme son père Barthélémy-François tandis que son grand-père Barthélémy (°1679 +1738) était trésorier des troupes et receveur des fermes du Roy de la ville du Quesnoy. Selon moi compte tenu que les BISEAU exercent la profession depuis au moins la première moitié du XVIII e siècle à Preux-au-Bois, ce moulin aurait déjà pu appartenir à Barthélémy BARBIER, le receveur des fermes du Roy dont le petit-fils vend en toute logique en 1802 le moulin à vent à la famille BISEAU qui en est depuis longtemps locataire. Gaspard BISEAU (°1761 + 1831) marié en 1781 avec Marie Antoinette LANTOINE loue le moulin en 1824 à son fils Gaspar-Joseph (°1793 +1845 Escarmain) marié avec Marie Catherine VINOY (2). En 1848 Zéphirin BISEAU fils de Gaspar-Joseph et de Marie Catherine VINOT, marié à Sophie CATTEAU détient le moulin à vent (3). Le moulin à vent est vendu en 1852 à Léony VOLPELIERE propriétaire et banquier à Landrecies veuf de Rose Elisée CORDUANT (4). Il est selon le cadastre démoli en 1858.

(1) : ADN 3 Q 406-5 Enregistrement Bureau Le Quesnoy Table des vendeurs An 6-An 11 Acte du 28 ventôse An 10 (19 mars 1802)

(2) : ADN 3 Q 299-4 Enregistrement Bureau Landrecies Table des baux 1816-1830 Acte du 29/10/1824

(3) : Matrices Cadastrales Preux-au-Bois 35 P 1089 B NB 1833 1914

(4) : ADN 3 Q 298-15 Enregistrement Bureau Landrecies Table des ACQU2REURS 1850-1852 Acte du 25/04/1852

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Le second moulin : S A 22 (appelé le Moulin de la Joncquière sur le cadastre de 1831 S B 113)

Endroit où se dressait le Moulin de la Jonquière (sur une terre à la gauche de la Route Nationale D 934) en retrait de 100 mètres)

Le 10 avril 1766 Jean-Charles DUBOIS de Preux-au-Bois et Théodore DUCHATEAU de Le Quesnoy demandent l’autorisation d’ériger un moulin à vent à farine. Malgré l’opposition d’Emmanuel-Marie de SUCRE, seigneur de Preux-au-Bois en date du 25 avril de la même année, les demandeurs obtiennent gain de cause en 1772 (1). Jean-Charles DUBOIS (°1736 + 1804) est Garde de vente de la forêt de Mormal et Théodore DUCHATEAU (°1725 +1799) huissier au Quesnoy en 1761 et huissier au Parlement de Flandres en 1780. En 1795 DUBOIS loue le moulin à Joseph Bisiau (2). Selon les matrices cadastrales le moulin à vent reste dans la famille DUBOIS : Philippe (1831) et Denis (1853) avant de tomber en ruine en 1882 (3).

(1) : ADN Finances C 12

(2) : ADN 3 Q 409-2 Enregistrement Bureau Le Quesnoy Table des baux 1792-An 9 Acte du 5 septembre 1795

(3) : Philippe (°1777 +1851) fils de Jean Charles et de Marie Anne GUYOT marié en 1805 avec Marie Catherine Ludivine STAQUET est meunier. Son fils Denis (Philippe) (°1814 +1887) est marié avec Christine HUVELLE

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Le troisième moulin : S A 3 sur le cadastre de l’An 12 (il n’est plus sur celui de 1831)

Endroit où se dressait le Moulin LANTOINE Route Nationale D 934

Jean-Baptiste LANTOINE vend le tiers de ce moulin en 1796 à Pierre Joseph SAMAIN (1). Celui-ci (°1738 + 1810), cultivateur, revend ce tiers en 1803 à Jean-Charles et François-Joseph LANTOINE (2). Jean-Charles LANTOINE (°1749 + 1813) fils d’Antoine-François (°1720 +1768) et de Jeanne-Marie BRIASTRE (°1717 +1789) marié avec Marie Augustine DOUILLET est meunier. Il a un frère Jean-Baptiste, celui qui est vendeur en 1796. Il y a donc de fortes présomptions que le moulin à vent ait été érigé par leurs parents qui ont ensuite partagé le moulin entre leurs trois enfants : Jean-Baptiste, Jean-Charles et (Jean) François-Joseph (3).

(1) : ADN 3 Q 297-1 bis Enregistrement Bureau Landrecies Table des vendeurs An 3-An 13 Acte du 13 Ventôse An 4 (3 Mars 1796)

(2) : ADN 3 Q 297-2 Enregistrement Bureau Landrecies Table des vendeurs An 6-An 13 Acte du 3 Germinal An 11 (24 Mars 1803)

(3) : Au décès de Jean-Charles LANTOINE le 7 Mars 1813 il est dit décédé à 65 ans, époux d’Augustine DOUILLET. Décès déclaré par Jean Baptiste, 58 ans, cultivateur et Jean François LANTOINE, 55 ans, ses frères. Sources: Acte de Décès (ADN)

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Le Moulin à vent de Prisches :

Position approximative de l’ancien Moulin à vent de Prisches

Le Moulin à vent de Prisches est situé au Campiau. En 1340 il est brûlé lorsque le comte Guillaume II de Hainaut déclare la guerre à la France. Il est rebâti à plusieurs reprises et appartient en 1703 au duc d’Orléans et ce jusqu’à la Révolution de 1789. Probablement vendu comme bien national, il est la propriété en 1808 de Pierre Joseph MAHY, meunier à Prisches et marié vers 1788 avec Marie Rose BAUDRY. Il est également propriétaire du moulin à eau sur la Rivierette. Il décède le 20 novembre 1812. Le moulin à vent entre dans sa succession : ses enfants (Louis) Joseph, Catherine, Sophie, Benoite et Marie Rose fiancée à Constant MOZIN, meunier à Grand-Fayt en héritent (1). En 1814 une partie du moulin est vendue au sénateur Wirth de Landrecies (2). En 1843 Constant MOZIN et son épouse Marie Rose MAHY vendent le moulin du Campiau à André Joseph LOCQUENEUX, maréchal de camp(3), qui le loue le jour même à l’ancien propriétaire (4). Le moulin à vent de Prisches disparait dans un incendie en 1851 (5).

(1) : ADN 3 Q 297-6 Enregistrement Bureau de Landrecies Table des vendeurs 1812-1818

(2) : ADN 3 Q 297-6 Enregistrement Bureau de Landrecies Table des vendeurs 1812-1818

(3) : ADN 3 Q 298-12 Enregistrement Bureau de Landrecies Table des acquéreurs 1840-1843 Acte du 10/01/1843

(4) : ADN 3 Q 299-5 Enregistrement Bureau de Landrecies Table des baux 1828-1844

(5) : ADN Matrices cadastrales 35 P 1107 B NB 1821 1883 Section D 315

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Le Moulin à vent de Rainsars :

Cadastre Rainsars 1823 ADN P 31 / 763 Vue 2/11