{"id":10665,"date":"2020-04-23T10:45:32","date_gmt":"2020-04-23T08:45:32","guid":{"rendered":"http:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/?page_id=10665"},"modified":"2023-06-14T17:30:52","modified_gmt":"2023-06-14T15:30:52","slug":"les-divertissements-de-nos-aieux-avesnois-xviiie-et-xix-e-siecles","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/les-divertissements-de-nos-aieux-avesnois-xviiie-et-xix-e-siecles\/","title":{"rendered":"Les divertissements de nos a\u00efeux (Avesnois XVIII\u00e8 et XIX\u00e8 si\u00e8cles)"},"content":{"rendered":"\n<p>Il est int\u00e9ressant de se poser la question de savoir comment se divertissaient nos a\u00efeux durant ces deux si\u00e8cles qui encadrent la R\u00e9volution fran\u00e7aise de 1789, tant sous  l&rsquo;Ancien R\u00e9gime que lors des r\u00e9gimes politiques successifs.<br> A la cr\u00e9ation du district d&rsquo;Avesnes en 1793, les privil\u00e8ges de la noblesse et du clerg\u00e9 ayant \u00e9t\u00e9 pourtant abolis, la vie quotidienne de nos anc\u00eatres \u00e9volua peu jusque sous l&rsquo;Empire. Ceux-ci \u00e9taient majoritairement des paysans  dont plus de la moiti\u00e9 \u00e9tait des journaliers. Leurs conditions de vie \u00e9taient difficiles et leurs situations financi\u00e8res souvent pr\u00e9caires. A partir de la seconde moiti\u00e9 du XIX e si\u00e8cle, notre r\u00e9gion jusqu\u2019alors exclusivement rurale connut de s\u00e9rieux changements avec l&rsquo;essor industriel, l&rsquo;apparition de v\u00e9ritables villes et l&rsquo;\u00e9mergence du monde ouvrier.<br> Quels sont alors dans ce contexte historique les divertissements de nos anc\u00eatres et l&rsquo;\u00e9volution de leurs distractions au fil du temps ? Les  f\u00eates \u00e9taient un temps exceptionnel dans leur vie routini\u00e8re. Suivre l&rsquo;histoire de leurs r\u00e9jouissances permettra peut-\u00eatre d&rsquo;imaginer d&rsquo;avantage leur temp\u00e9rament. Ne dit-on pas que les divertissements d\u2019un peuple sont l\u2019expression de son caract\u00e8re.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"808\" height=\"517\" data-attachment-id=\"14068\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/les-divertissements-de-nos-aieux-avesnois-xviiie-et-xix-e-siecles\/image-13-7\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/image-13.png?fit=808%2C517&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"808,517\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"image-13\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/image-13.png?fit=808%2C517&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/image-13.png?resize=808%2C517\" alt=\"\" class=\"wp-image-14068\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/image-13.png?w=808&amp;ssl=1 808w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/image-13.png?resize=300%2C192&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2021\/07\/image-13.png?resize=768%2C491&amp;ssl=1 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 808px) 85vw, 808px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>PR\u00c9AMBULE : LES ASSOCIATIONS DE JEUNESSE ET LES AUTRES INSTITUTIONS DE JUSTICE POPULAIRE<\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>Dans chaque paroisse, les c\u00e9libataires des deux sexes formaient une association fraternelle qui avait ses r\u00e8gles et \u00e0 la t\u00eate de laquelle il y avait un et une capitaine. <br>Annuellement, gar\u00e7ons d&rsquo;une part, filles de l&rsquo;autre, se r\u00e9unissaient dans un cabaret et chaque groupe \u00e9lisait un chef de son sexe, un capitaine, charg\u00e9 d&rsquo;organiser les bals, de recevoir les cotisations et de rendre les comptes. De nos jours encore les membres des associations de jeunesse \u00e9lisent un pr\u00e9sident et une pr\u00e9sidente. Il pouvait y avoir des variantes \u00e0 l&rsquo;\u00e9lection de ce capitaine : ainsi \u00e0 Dourlers lorsqu&rsquo;un jeune homme voulait obtenir la place, on assemblait la compagnie, les \u00e9tendards \u00e9taient d\u00e9ploy\u00e9s et au roulement du tambour on faisait une esp\u00e8ce d&rsquo;adjudication de la place de capitaine, laquelle s&rsquo;attribuait \u00e0 celui qui promettait de payer le plus grand nombre de pots de bi\u00e8re.<br>Pour faire partie de cette association, le r\u00e9cipiendaire en \u00e9tait quitte \u00e9galement avec quelques pots de bi\u00e8re. A Dompierre, on voyait avant la R\u00e9volution, sur l&#8217;emplacement de l&rsquo;ancien cimeti\u00e8re, une pierre tr\u00e8s ancienne, nomm\u00e9e la pierre D\u00e9tombe (ou des Tombes). Le lundi de P\u00e2ques, les jeunes gens qui, ayant atteint l&rsquo;\u00e2ge de dix-huit ans, d\u00e9siraient se faire agr\u00e9ger dans la jeunesse du village, devaient se tenir debout sur cette pierre et la t\u00eate d\u00e9couverte, pour entendre lire le r\u00e8glement prescrit pour se comporter avec honneur et probit\u00e9. Ils faisaient serment de l&rsquo;observer fid\u00e8lement et payaient un lot (deux litres) de bi\u00e8re. A Sars-Poteries, au sommet de la Pierre de Dessus Bise dans un trou pratiqu\u00e9 \u00e0 cet effet, on pla\u00e7ait le drapeau de la jeunesse en temps de f\u00eate. Pour \u00eatre admis dans la corporation et prendre part aux divertissements publics, chaque adolescent devait uriner sur la pierre. A Dourlers, lorsqu&rsquo;un gar\u00e7on atteignait l&rsquo;\u00e2ge de pubert\u00e9 et qu&rsquo;il voulait rejoindre la soci\u00e9t\u00e9 des jeunes hommes, il se pr\u00e9sentait et il t\u00e9moignait son d\u00e9sir au capitaine. Celui-ci convoquait alors la compagnie qui conduisait le n\u00e9ophyte au cabaret o\u00f9 il payait amplement \u00e0 boire. Apr\u00e8s quoi on lui attachait une cheville \u00e0 la ceinture de son pantalon, cette cheville repr\u00e9sentant le bouton; on le promenait ainsi par tout le village, avec le drapeau et la musique pour faire connaitre qu&rsquo;il avait pay\u00e9 son entr\u00e9e dans la soci\u00e9t\u00e9. <br>Ces associations avaient pour principale activit\u00e9 l&rsquo;organisation des f\u00eates et notamment celle des ducasses.<\/li><\/ul>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\"><li>A cot\u00e9 de ces Soci\u00e9t\u00e9s de jeunesse lesquelles, en mati\u00e8re matrimoniale et nuptiale se montraient jalouses de certaines pr\u00e9rogatives traditionnelles, il existait dans nos villages des institutions de justice populaire qui, au nom de l&rsquo;opinion publique pronon\u00e7aient des arr\u00eats et appliquaient des sanctions contre ceux qui offensaient les bonnes m\u0153urs, les traditions, la biens\u00e9ance. Dans certaines communes fonctionnait ce qu&rsquo;on appelait la Basse-Loi sorte de tribunal compos\u00e9 d&rsquo;un grand-juge assist\u00e9 de conseillers rapporteurs pris g\u00e9n\u00e9ralement dans les localit\u00e9s voisines. Cette cour pronon\u00e7ait des arr\u00eats sans appel contre les ivrognes, les libertins, les polissons, les malpropres, voire m\u00eame les gens d&rsquo;une originalit\u00e9 excessive. Ces sanctions consistaient en punitions plus ou moins dr\u00f4latiques et burlesques. Personne n&rsquo;eut os\u00e9 se soustraire aux cons\u00e9quences de ces redoutables verdicts. Les amendes \u00e9taient toujours pay\u00e9es imm\u00e9diatement et sans murmure. Elles \u00e9taient employ\u00e9es en divertissements pour tous. <\/li><\/ul>\n\n\n\n<p>Le R\u00e9giment manant \u00e9tait une sorte de compagnie compos\u00e9e de tous les habitants ais\u00e9s du village qui s\u2019\u00e9taient arrog\u00e9 le droit de proc\u00e9der \u00e0 des manifestations r\u00e9probatives envers ceux qu&rsquo;ils jugeaient passibles d&rsquo;un reproche quelconque. Ce r\u00e9giment avait son r\u00e8glement et ses attributions bien d\u00e9finis. Chaque cavalier devait poss\u00e9der un \u00e2ne sur lequel il assistait aux r\u00e9unions provoqu\u00e9es par le colonel. Celui-ci passait sa troupe en revue, puis, enseigne d\u00e9ploy\u00e9e on se rendait devant la maison du coupable. Ce dernier \u00e9tait oblig\u00e9 \u00e0 comparaitre et devant le r\u00e9giment assembl\u00e9 il recevait une s\u00e9rieuse admonestation morale.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces institutions empi\u00e9taient \u00e9videmment sur les attributions du corps municipal et de la justice officielle, mais presque toujours, leurs officiers \u00e9taient des notables ou des magistrats communaux ce qui explique pourquoi elles ont pu pendant si longtemps persister sans provoquer ni r\u00e9clamations ni r\u00e9criminations. Cette justice populaire s\u2019exer\u00e7ait aussi sans l&rsquo;intervention d&rsquo;aucune institution sp\u00e9ciale, par le simple jeu d&rsquo;un usage traditionnel tr\u00e8s ancien.<\/p>\n\n\n\n<p><br>LES DUCASSES<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"10739\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/les-divertissements-de-nos-aieux-avesnois-xviiie-et-xix-e-siecles\/image-1811\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-141.png?fit=719%2C481&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"719,481\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"image\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-141.png?fit=719%2C481&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-141.png?resize=535%2C358\" alt=\"\" class=\"wp-image-10739\" width=\"535\" height=\"358\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-141.png?w=719&amp;ssl=1 719w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-141.png?resize=300%2C201&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 535px) 85vw, 535px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Le village avait deux f\u00eates patronales, l&rsquo;une au printemps \u00e9t\u00e9, l&rsquo;autre au d\u00e9but de l&rsquo;automne. C&rsquo;\u00e9taient les ducasses, ainsi appel\u00e9es parce qu&rsquo;elles avaient lieu le jour anniversaire de la d\u00e9dicace de l&rsquo;\u00e9glise, c&rsquo;est-\u00e0-dire des saints auxquels elle \u00e9tait consacr\u00e9e. Aux XVIII et XIX e si\u00e8cles la jeunesse \u00e9tait \u00e0 l&rsquo;initiative de ces ducasses mais aussi en certains endroits des kermesses qui \u00e9taient des foires patronales, \u00e0 la fois foires et p\u00e8lerinages. <br>Le samedi, veille de la ducasse, un tambour ou une trompe parcourait les rues pour annoncer la f\u00eate. Le dimanche matin, la jeunesse se rendait c\u00e9r\u00e9monieusement \u00e0 l&rsquo;\u00e9glise, pr\u00e9c\u00e9d\u00e9e de ses drapeaux. L&rsquo;office religieux \u00e9tait accompagn\u00e9 de la musique des instrumentistes : serpents qui deviendront des ophicl\u00e9ides \u00e0 partir de 1820 (instruments \u00e0 vents de la famille des cuivres), tambours, flageolets (flutes \u00e0 un, deux ou trois tuyaux). Apr\u00e8s les v\u00eapres, le cort\u00e8ge se reformait, musique et drapeaux en t\u00eate, en saluant le mayeur, les \u00e9chevins, le seigneur, le bailli et le cur\u00e9. Le bal commen\u00e7ait apr\u00e8s ces aubades. <br>Le lundi matin, \u00e9tait c\u00e9l\u00e9br\u00e9e une messe chant\u00e9e \u00e0 l&rsquo;intention des c\u00e9libataires d\u00e9funts, \u00e0 l&rsquo;issue de laquelle les gar\u00e7ons et les filles parcouraient le village, s&rsquo;arr\u00eatant \u00e0 chaque cabaret pour danser et vider quelques pots. Ils terminaient alors dans l&rsquo;apr\u00e8s-midi leurs tourn\u00e9es sur la place publique. Au soir tombant les danses reprenaient pour quelques heures. Apr\u00e8s des libations abondantes, le bal \u00e9tait r\u00e9guli\u00e8rement le th\u00e9\u00e2tre de pugilats n\u00e9cessitant parfois l&rsquo;intervention des hommes de la mar\u00e9chauss\u00e9e ou de quelques soldats de la garnison voisine.<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"10711\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/les-divertissements-de-nos-aieux-avesnois-xviiie-et-xix-e-siecles\/image-1796\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-126.png?fit=461%2C305&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"461,305\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"image\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-126.png?fit=461%2C305&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-126.png?resize=534%2C354\" alt=\"\" class=\"wp-image-10711\" width=\"534\" height=\"354\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-126.png?w=461&amp;ssl=1 461w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-126.png?resize=300%2C198&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 534px) 85vw, 534px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><br>Dans certains villages comme \u00e0 Maroilles par exemple on voyait sur la place le jour de la ducasse un man\u00e8ge de quatre chevaux de bois. \u00ab Les cavaliers concourent pour le prix, qui sans doute est r\u00e9serv\u00e9 \u00e0 celui qui perd la t\u00eate le dernier. C\u2019est le jeu de la bague, qui est pour moi une nouveaut\u00e9. Il s\u2019agit pour le cavalier de passer un fleuret \u00e0 travers une bague suspendue \u00e0 une hauteur convenable sur son passage \u00bb (r\u00e9cit de l&rsquo;abb\u00e9 de Feller en 1776). Ce divertissement avec de vrais chevaux est connu des Romains, et pratiqu\u00e9 lors des tournois au Moyen \u00e2ge, et, dans les carrousels qui eurent lieu sous le r\u00e8gne de Louis XIV. Le jeu de la bague restera pratiqu\u00e9 sur la place Verte tout au long du XIXe si\u00e8cle. De nos jours les man\u00e8ges pour enfants disposent d&rsquo;un pompon qui permet \u00e0 celui ou \u00e0 celle qui l\u2019attrape d&rsquo;avoir un tour de man\u00e8ge suppl\u00e9mentaire gratuit.<\/p>\n\n\n\n<p><br>LE RACCROC<\/p>\n\n\n\n<p><br>Le mardi ou plus souvent le dimanche suivant, c&rsquo;\u00e9tait le tour des demoiselles de rendre les politesses re\u00e7ues pr\u00e9c\u00e9demment, d&rsquo;offrir des violons et des rafra\u00eechissements : c&rsquo;\u00e9tait le Raccroc. Celui-ci avait \u00e9galement lieu le jour de la Sainte-Catherine. Les filles invitaient les gar\u00e7ons \u00e0 danser et payaient la musique et les boissons. <br>Les deux sexes traitaient donc d&rsquo;\u00e9gal \u00e0 \u00e9gal, la surveillance des parents se faisait peu ou point sentir, chacun ou chacune avait le sentiment du devoir, le souci de son honneur, la recherche de l&rsquo;estime publique.<br><\/p>\n\n\n\n<p><br>LES BALS CHAMP\u00caTRES<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"535\" height=\"354\" data-attachment-id=\"10712\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/les-divertissements-de-nos-aieux-avesnois-xviiie-et-xix-e-siecles\/image-1797\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-127.png?fit=535%2C354&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"535,354\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"image\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-127.png?fit=535%2C354&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-127.png?resize=535%2C354\" alt=\"\" class=\"wp-image-10712\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-127.png?w=535&amp;ssl=1 535w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-127.png?resize=300%2C199&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 535px) 85vw, 535px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><br>Jusqu&rsquo;\u00e0 la R\u00e9volution, les bals \u00e9taient principalement r\u00e9serv\u00e9s \u00e0 la noblesse et \u00e0 l&rsquo;aristocratie et, nous l&rsquo;avons vu, seule la jeunesse du Peuple organisait des bals lors de certaines f\u00eates comme lors des ducasses. Nos ain\u00e9s aimaient cependant danser et comme nous le verrons plus tard ils le faisaient notamment \u00e0 l&rsquo;occasion du b\u00e9hourdi de la Saint Jean : on dansait une ronde ou le rigaudon, danse en rond par couple d&rsquo;un pas qui se faisait \u00e0 la m\u00eame place. La jambe agitait la hanche et la brisait tout de suite. Les deux pieds \u00e9tant \u00e0 terre, on pliait puis on se relevait en sautant. Ce go\u00fbt pour la danse \u00e9tait ancien et avait sans doute \u00e0 l&rsquo;origine une port\u00e9e plus rituelle. Dans son Histoire d&rsquo;Avesnes, Isidore Lebeau \u00e9crit en effet : \u00ab\u00a0La foule, naturellement routini\u00e8re, continua\u2026 de danser en rond devant l&rsquo;image du patron ou de la patronne de chaque rue, le soir de sa f\u00eate et durant la neuvaine\u00a0\u00bb. De fait, chaque rue d&rsquo;Avesnes avait son patron dans une niche.<br>Sous la R\u00e9volution, les f\u00eates civiques se cl\u00f4turaient \u00e9videmment par un bal. Mais une rupture assez nette apparut \u00e0 partir de l&rsquo;Empire par rapport \u00e0 l&rsquo;Ancien R\u00e9gime. Le bal devint la principale attraction de la ducasse devenue profane. D&rsquo;avril \u00e0 octobre les amateurs de danse pouvaient se livrer \u00e0 leur divertissement favori; chaque semaine une localit\u00e9 diff\u00e9rente organisait sa ducasse, cr\u00e9ant ainsi une \u00e9mulation entre villages qui disposaient depuis longtemps de places plant\u00e9es d&rsquo;arbres. Cette \u00e9mulation provoqua l&rsquo;abandon des danses traditionnelles entre 1830 et 1840 comme par exemple les rigaudons et par cons\u00e9quent une \u00e9volution dans la composition des orchestres, les m\u00e9nestriers (violonistes le plus souvent) c\u00e9dant la place \u00e0 des orchestres comprenant plusieurs instruments notamment \u00e0 vent.<br>Dans les villes des espaces publics ou priv\u00e9s furent affect\u00e9s \u00e0 la danse. Ainsi \u00e0 Avesnes, l&rsquo;H\u00f4tel de Ville construit en 1757 \u00e9tait \u00e9quip\u00e9 d&rsquo;une salle de bal pourvue d&rsquo;une galerie pour les musiciens. En 1837, cette salle pour le bal de la Sainte-Catherine accueillit quatre-vingt danseurs entre 7 h 30 du soir et 3 heures du matin. Les cabarets proposaient aussi des bals comme l&rsquo;auberge de Tivoli et celle des Trois Pignons et se situaient hors des remparts, donc libres d&rsquo;octroi. De m\u00eame les glacis des fortifications d&rsquo;Avesnes furent am\u00e9nag\u00e9s en 1813 avec la \u00ab\u00a0Rotonde\u00a0\u00bb, piste de danse circulaire \u00e0 laquelle menaient des all\u00e9es plant\u00e9es et bord\u00e9e sur un c\u00f4t\u00e9 d&rsquo;une estrade en bois pour les musiciens.<br>A Maubeuge le plus bel exemple de jardin affect\u00e9 \u00e0 la danse fut celui du jardin de Tivoli \u00e9tabli \u00e0 Maubeuge vers 1815. C&rsquo;\u00e9tait une rotonde spacieuse dont les bords \u00e9taient plant\u00e9s de tilleuls et entour\u00e9s de bancs. \u00c9galement \u00e0 cette date on avait aussi plant\u00e9 la \u00ab\u00a0belle prairie du Pont-Allant qu&rsquo;ombrageaient une double ligne de fr\u00eanes et d&rsquo;ormeaux\u00a0\u00bb. La nuit, des lanternes v\u00e9nitiennes \u00e9clairaient les danseurs.<br>Le XIX e si\u00e8cle se traduisit donc par une \u00e9volution des libert\u00e9s : les bals n&rsquo;\u00e9taient plus alors r\u00e9serv\u00e9s \u00e0 une minorit\u00e9. A la fin de ce si\u00e8cle, tous les villages poss\u00e9daient une place am\u00e9nag\u00e9e pour les bals , g\u00e9n\u00e9ralement une pelouse avec un petit kiosque pour les musiciens. On y dansait valses, polkas, quadrilles, galops. En ville, des am\u00e9nagements publics ou bien encore des cabarets permettaient de s&rsquo;adonner au plaisir de la danse.<\/p>\n\n\n\n<p><br>LES PROCESSIONS<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"10713\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/les-divertissements-de-nos-aieux-avesnois-xviiie-et-xix-e-siecles\/image-1798\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-128.png?fit=454%2C306&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"454,306\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"image\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-128.png?fit=454%2C306&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-128.png?resize=534%2C360\" alt=\"\" class=\"wp-image-10713\" width=\"534\" height=\"360\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-128.png?w=454&amp;ssl=1 454w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-128.png?resize=300%2C202&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 534px) 85vw, 534px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><br>La foi \u00e9tait profonde chez nos ain\u00e9s et leurs vies \u00e9taient tourn\u00e9es vers la religion. Chaque ville avait sa procession gigantesque, glorification de son patron ou de sa patronne, de ses reliques, de sa madone miraculeuse. Y prenaient part le clerg\u00e9, les magistrats de la cit\u00e9, l&rsquo;arm\u00e9e, les repr\u00e9sentants du Roi, les corporations, les soci\u00e9t\u00e9s particuli\u00e8res avec leurs costumes. Chaque bourgade \u00e9tait fi\u00e8re de cette f\u00eate, s&rsquo;effor\u00e7ait d&rsquo;en rehausser l&rsquo;\u00e9clat, des sommes \u00e9normes \u00e9taient d\u00e9pens\u00e9es \u00e0 cette occasion. Les paysans accouraient de plusieurs lieues \u00e0 la ronde, \u00e9merveill\u00e9s de la splendeur d\u00e9ploy\u00e9e, ravis de voir ceux qui d\u00e9tenaient la puissance courber la t\u00eate devant la ch\u00e2sse dor\u00e9e ou l&rsquo;image au cadre scintillant de pierreries. Et la c\u00e9r\u00e9monie religieuse achev\u00e9e, ils se portaient \u00e0 la foire o\u00f9 s&rsquo;\u00e9taient donn\u00e9 rendez-vous bateleurs et marchands. De nos jours la Saint Etton \u00e0 Dompierre-sur-Helpe a toujours autant de succ\u00e8s. Le matin de la procession, Saint-Etton et ses reliques sont expos\u00e9s \u00e0 la population lors d&rsquo;une longue c\u00e9r\u00e9monie menant jusqu&rsquo;\u00e0 la fontaine. Une messe a lieu juste apr\u00e8s et petits et grands fl\u00e2nent sur la foire, la brocantes et les animations foraines le reste de l&rsquo;apr\u00e8s-midi.<\/p>\n\n\n\n<p><br>LES F\u00caTES DU CARNAVAL<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"10715\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/les-divertissements-de-nos-aieux-avesnois-xviiie-et-xix-e-siecles\/image-1799\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-129.png?fit=433%2C286&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"433,286\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"image\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-129.png?fit=433%2C286&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-129.png?resize=534%2C353\" alt=\"\" class=\"wp-image-10715\" width=\"534\" height=\"353\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-129.png?w=433&amp;ssl=1 433w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-129.png?resize=300%2C198&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 534px) 85vw, 534px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Elles \u00e9taient en vogue, tout le monde se d\u00e9guisait et prenait part aux divertissements publics. Certaines villes ou bourgs donnaient \u00e0 leur carnaval un \u00e9clat extraordinaire ; tel celui de Cousolre qui attirait chaque ann\u00e9e le jour de Mardi-Gras quantit\u00e9 d&rsquo;\u00e9trangers. Une cavalcade plus burlesque qu&rsquo;artistique traversait le village. Dans le cort\u00e8ge \u00e9tait plac\u00e9 un chariot auquel \u00e9taient attel\u00e9es des demoiselles v\u00eatues de blanc, qui tiraient le v\u00e9hicule charg\u00e9 de bois avec lequel on r\u00e9duisait en cendres le Prince Carnaval. La mascarade n&rsquo;\u00e9tait pas seulement un amusement; elle \u00e9tait aussi consid\u00e9r\u00e9e comme propre \u00e0 corriger les travers et les ridicules, \u00e0 faire la satire des grands et des puissants. Plus d&rsquo;une fois, en temps de carnaval, un mayeur, un bailli, un seigneur fut bafou\u00e9, ridiculis\u00e9, insult\u00e9 par ses concitoyens ou ses manants habilement d\u00e9guis\u00e9s. <br>Les gens de Maroilles et des environs, qui avaient \u00e0 se plaindre de leur abbaye, all\u00e8rent si loin que les moines se sentant humili\u00e9s s&rsquo;adress\u00e8rent \u00e0 la justice pour mettre fin aux exc\u00e8s dont ils \u00e9taient victimes pendant le carnaval. <br>En 1779, une foule tumultueuse, masqu\u00e9e et bizarrement travestie, exalt\u00e9e par de copieuses libations, p\u00e9n\u00e9tra dans les d\u00e9pendances du couvent, et insulta les religieux. Ceux-ci port\u00e8rent plainte et rappel\u00e8rent que les ordonnances du royaume \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard des mascarades \u00e9taient absolument prescriptives. <br>Le carnaval de 1788 donna lieu \u00e9galement \u00e0 des d\u00e9bordements : lettres anonymes, pleines de menaces et de m\u00e9pris, propos insultants tenus dans les cabarets, enfin injures orales, bris de vitres et tentative d&rsquo;incendie, de sorte que le couvent, dans le but de pr\u00e9venir le retour de ces scandales, stipula nettement dans ses contrats, que ses fermiers seraient d\u00e9chus de leurs baux, sans avoir droit \u00e0 aucune indemnit\u00e9 et sans aucune formalit\u00e9 de justice, par le seul fait qu&rsquo;eux ou leurs enfants se seraient masqu\u00e9s. <\/p>\n\n\n\n<p><br>LES FOIRES<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"10717\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/les-divertissements-de-nos-aieux-avesnois-xviiie-et-xix-e-siecles\/image-1800\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-130.png?fit=840%2C544&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"840,544\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"image\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-130.png?fit=840%2C544&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-130.png?resize=534%2C345\" alt=\"\" class=\"wp-image-10717\" width=\"534\" height=\"345\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-130.png?w=840&amp;ssl=1 840w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-130.png?resize=300%2C194&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-130.png?resize=768%2C497&amp;ssl=1 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 534px) 85vw, 534px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left\"><br>Elles \u00e9taient avant tout des lieux d&rsquo;affaires mais attiraient \u00e9galement au XIX e si\u00e8cle les paysans des petits villages ou hameaux des alentours qui prenaient plaisir \u00e0 se donner rendez-vous pour prendre des nouvelles des proches et qui de plus pouvaient observer les nouveaux produits propos\u00e9s \u00e0 la vente.<\/p>\n\n\n\n<p><br>LES NOCES<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"10718\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/les-divertissements-de-nos-aieux-avesnois-xviiie-et-xix-e-siecles\/image-1801\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-131.png?fit=960%2C636&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"960,636\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"image\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-131.png?fit=840%2C557&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-131.png?resize=534%2C353\" alt=\"\" class=\"wp-image-10718\" width=\"534\" height=\"353\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-131.png?w=960&amp;ssl=1 960w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-131.png?resize=300%2C199&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-131.png?resize=768%2C509&amp;ssl=1 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 534px) 85vw, 534px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left\"><br>Elles \u00e9taient un moment privil\u00e9gi\u00e9 pour nos anc\u00eatres. En pays d&rsquo;Avesnes, le repas de noce durait une demi-journ\u00e9e. Le nouveau mari\u00e9 devait servir les convives en veste, tablier et bonnet blancs, la serviette sous le bras, une cocarde jaune au c\u00f4t\u00e9 du bonnet. Les invit\u00e9s enlevaient la mari\u00e9e au dessert et ne la lui rendaient que le soir, apr\u00e8s avoir obtenu de lui une ran\u00e7on de liqueurs. Le soir, le gar\u00e7on d&rsquo;honneur avait le privil\u00e8ge incontest\u00e9 de d\u00e9nouer la jarreti\u00e8re de la mari\u00e9e. Dans certains endroits, elle \u00e9tait mise en vente, et la mise aux ench\u00e8res venait compl\u00e9ter la dot du jeune couple. Ailleurs, elle \u00e9tait coup\u00e9e en morceaux, dont chaque convive ornait sa boutonni\u00e8re en guise de d\u00e9coration. La tradition de la jarreti\u00e8re remonte au Moyen Age et symbolisait la d\u00e9floration de la jeune femme ou bien un v\u00eatement portant chance. Cette coutume s&rsquo;est perp\u00e9tu\u00e9e jusqu&rsquo;\u00e0 nos jours. <br>Le lendemain, de grand matin, la foule des invit\u00e9s courait tumultueusement \u00e0 la chambre nuptiale, y faisait irruption et offrait un cordial \u00e0 l&rsquo;heureux couple. <br>Lorsqu&rsquo;un homme se mariait dans une autre paroisse, les compatriotes de sa fianc\u00e9e lui faisaient les honneurs. Un \u00e9norme bouquet, enjoliv\u00e9 de rubans roses et blancs, \u00e9tait port\u00e9 en \u00e9vidence par les compagnes de la mari\u00e9e, tandis que les jeunes villageois lan\u00e7aient des fus\u00e9es, des p\u00e9tards et certains allaient jusqu&rsquo;\u00e0 tirer quelques coups de fusils. Aujourd&rsquo;hui les p\u00e9tards sont encore de mise et les confettis, moins dangereux, ont remplac\u00e9 les coups de fusils.<\/p>\n\n\n\n<p><br>LE CHARIVARI<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"10719\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/les-divertissements-de-nos-aieux-avesnois-xviiie-et-xix-e-siecles\/image-1802\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-132.png?fit=813%2C544&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"813,544\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"image\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-132.png?fit=813%2C544&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-132.png?resize=534%2C358\" alt=\"\" class=\"wp-image-10719\" width=\"534\" height=\"358\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-132.png?w=813&amp;ssl=1 813w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-132.png?resize=300%2C201&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-132.png?resize=768%2C514&amp;ssl=1 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 534px) 85vw, 534px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><br>Le futur mari\u00e9 devait \u00e9galement d\u00e9bourser une somme rondelette \u00e0 la jeunesse qui buvait et dansait \u00e0 ses d\u00e9pens. S&rsquo;il refusait, il avait droit au charivari. <br>Tout le village se r\u00e9unissait alors, les uns munis d&rsquo;un cornet \u00e0 bouquin, d&rsquo;autres de chaudrons, de casseroles, de plaques de t\u00f4le ; on soufflait, on frappait de mani\u00e8re \u00e0 faire le plus de bruit possible. Certains, dans leurs vocif\u00e9rations, imitaient des cris d&rsquo;animaux ; d&rsquo;autres amenaient leurs cochons et leur tiraient les oreilles pour provoquer leurs grognements. Cette s\u00e9ance presque ininterrompue durait deux jours et plus, les paysans se relayant pour vaquer \u00e0 leurs occupations et prendre du repos. La noce achev\u00e9e, les nouveaux mari\u00e9s \u00e9taient conduits hors du village au milieu d&rsquo;un vacarme aussi complet. <br>Le charivari s&rsquo;appliquait \u00e9galement aux veufs ou veuves qui se remariaient. A Jeumont on se contentait de troubler les veufs remari\u00e9s la premi\u00e8re nuit par les sons les plus discordants qu&rsquo;on puisse imaginer. A Villers-Sire-Nicole il durait 8 jours. En 1830, le maire d\u00e9clarait qu&rsquo;il serait impossible, sans occasionner de r\u00e9voltes, de s&rsquo;opposer \u00e0 cet usage consacr\u00e9 par le temps et qui constituait une des pr\u00e9rogatives du R\u00e9giment manant. Dans maintes communes ce r\u00e9giment avait ses r\u00e8gles et ses devoirs bien d\u00e9finis. \u00c0 Noyelles, il se composait de tous les paysans ais\u00e9s de la commune, les grades \u00e9taient les m\u00eames que ceux des arm\u00e9es du royaume, et chaque cavalier devait poss\u00e9der en propre un baudet. Toutes les fois que l&rsquo;occasion se pr\u00e9sentait, la troupe se r\u00e9unissait au son du sempiternel cornet \u00e0 bouquin, chacun mont\u00e9 sur son \u00e2ne. Apr\u00e8s une revue, le r\u00e9giment, enseigne d\u00e9ploy\u00e9e, le colonel en t\u00eate, se rendait en face de la maison du concern\u00e9, qui, oblig\u00e9 \u00e0 compara\u00eetre, \u00e9coutait une exhortation morale en pr\u00e9sence du r\u00e9giment. <\/p>\n\n\n\n<p><br>LES DURS MEN\u00c9S<\/p>\n\n\n\n<p><br>Le dernier jour de la f\u00eate \u00e9tait le jour des durs men\u00e9s. La personne, barbouill\u00e9e de noir, accoutr\u00e9e d&rsquo;un costume carnavalesque, \u00e9tait hiss\u00e9 sur un \u00e2ne le visage vers la queue et promen\u00e9 dans les rues du village au milieu de la foule des paysans munis de cornets, de po\u00ealons, de marmites, qui se livraient \u00e0 sa suite au plaisir d&rsquo;un charivari \u00e9tourdissant. C&rsquo;\u00e9tait le dernier mari\u00e9 de l&rsquo;ann\u00e9e, un homme accus\u00e9 de laisser \u00e0 son \u00e9pouse la direction des affaires du m\u00e9nage, ou bien soup\u00e7onn\u00e9 de manquer \u00e0 la foi conjugale, une femme dont la coquetterie \u00e9tait d\u00e9plac\u00e9e, un vieillard nouvellement mari\u00e9 \u00e0 une jeunesse, etc. Le dur men\u00e9 qui r\u00e9sistait \u00e9tait houspill\u00e9, frapp\u00e9, brutalis\u00e9 jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;il accept\u00e2t son r\u00f4le; les taloches avaient raison des plus r\u00e9calcitrants. Apr\u00e8s la R\u00e9volution, la justice eut plus d&rsquo;une fois \u00e0 intervenir. <\/p>\n\n\n\n<p><br>DIVERTISSEMENT SUITE A UN D\u00c9C\u00c8S DE C\u00c9LIBATAIRE.<\/p>\n\n\n\n<p>Aussi surprenant soit-il, il y avait une coutume se rapprochant du divertissement lors d&rsquo;un d\u00e9c\u00e8s d&rsquo;un c\u00e9libataire juv\u00e9nile. Les jeunes gens se cotisaient pour l&rsquo;achat d&rsquo;un cercueil, le recouvraient d&rsquo;un linge blanc, et l&rsquo;ornaient, selon la saison, de roses, de pervenches, de mousse ou de rubans. Ils prenaient \u00e0 leur charge les d\u00e9penses de l&rsquo;enterrement, ainsi que les frais d&rsquo;un d\u00eener copieux, qu&rsquo;on mangeait \u00e0 la maison mortuaire en compagnie des parents du d\u00e9funt duquel on s&rsquo;entretenait en lui souhaitant du bonheur en l&rsquo;autre vie. Le repas achev\u00e9, gar\u00e7ons et filles se rendaient \u00e0 l&rsquo;\u00e9glise, y r\u00e9citaient quelques pri\u00e8res, puis, se r\u00e9unissant sur la place publique, y dansaient joyeusement jusqu&rsquo;\u00e0 la nuit. <br>Cette coutume, encore en usage \u00e0 Villers-sire-NicoIe en 1830, avait des variantes : \u00e0 Ferri\u00e8re, \u00e0 Louvroil, le d\u00eener \u00e9tait offert \u00e0 la jeunesse par la famille du mort; \u00e0 Colleret, \u00e0 Obrechies, la jeunesse ornait simplement le cercueil, elle ne payait pas le d\u00eener qu&rsquo;elle acceptait cependant, mais faisait c\u00e9l\u00e9brer huit jours apr\u00e8s l&rsquo;enterrement un service \u00e0 l&rsquo;issue duquel gar\u00e7ons et filles recevaient de la famille une gratification qui \u00e9tait consacr\u00e9e \u00e0 se divertir le reste de la journ\u00e9e. L\u00e0 aussi ces coutumes pouvaient varier selon les cantons. Ainsi vers 1820 dans les faubourgs de Maubeuge ou bien dans les villages voisins comme \u00e0 Rousies par exemple, il \u00e9tait d&rsquo;usage qu&rsquo;au retour de l&rsquo;enterrement d&rsquo;une jeune fille, les parents, les invit\u00e9s se r\u00e9unissaient dans un cabaret pour y danser jusqu&rsquo;au soir. De nos jours il est fr\u00e9quent que la famille d&rsquo;un d\u00e9funt invite les personnes ayant particip\u00e9 \u00e0 la c\u00e9r\u00e9monie religieuse dans un caf\u00e9 non pour danser mais pour boire une tasse de caf\u00e9 ou un verre de vin.<\/p>\n\n\n\n<p><br>LE FEUREUX<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"10728\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/les-divertissements-de-nos-aieux-avesnois-xviiie-et-xix-e-siecles\/image-1807\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-137.png?fit=636%2C475&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"636,475\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"image\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-137.png?fit=636%2C475&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-137.png?resize=535%2C399\" alt=\"\" class=\"wp-image-10728\" width=\"535\" height=\"399\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-137.png?w=636&amp;ssl=1 636w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-137.png?resize=300%2C224&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 535px) 85vw, 535px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><br>Le premier dimanche suivant le Car\u00eame, \u00e9tait le jour du Feureux, c&rsquo;est-\u00e0-dire du feu heureux. Les gamins et les jeunes gens qu\u00eataient chez les particuliers, du bois, de la paill\u00e9. Ils coupaient \u00e9galement dans les terrains vagues, le long des sentiers, la v\u00e9g\u00e9tation des lieux incultes : gen\u00eats, bruy\u00e8res, \u00e9pines vinettes, ronces, gen\u00e9vriers. Sur un endroit culminant, d&rsquo;ordinaire \u00e0 la Justice, c&rsquo;est-\u00e0-dire l\u00e0 ou l&rsquo;on ex\u00e9cutait les criminels au moyen-\u00e2ge, on disposait les mati\u00e8res combustibles autour d&rsquo;une grande perche. A l&rsquo;issue des v\u00eapres, l&rsquo;\u00e9norme meule \u00e9tait achev\u00e9e ; processionnellement, le cur\u00e9 s&rsquo;y rendait et la b\u00e9nissait; il b\u00e9nissait aussi le brandon qui lui \u00e9tait pr\u00e9sent\u00e9 par un adolescent agile, charg\u00e9 de le planter au sommet du b\u00fbcher et d&rsquo;allumer la masse. Pendant que celle-ci br\u00fblait, une ronde immense se formait autour du foyer ; vieillards, hommes m\u00fbrs, femmes, enfants, tous dansaient et chantaient \u00e0 qui mieux mieux des refrains s\u00e9culaires. Les villageois attachaient une id\u00e9e superstitieuse \u00e0 cette coutume qui remontait aux temps les plus recul\u00e9s et qui avait travers\u00e9 les si\u00e8cles. Il est probable qu&rsquo;elle venait de l&rsquo;usage d&rsquo;allumer du feu nouveau sur l&rsquo;autel de Vesta, aux calendes de mars; effectivement le premier dimanche de Car\u00eame tombant presque toujours dans le commencement du mois de mars.<br>Le feureux est donc le reste d&rsquo;une c\u00e9r\u00e9monie pa\u00efenne qui, jug\u00e9e indestructible, fut christianis\u00e9e comme tant d&rsquo;autres. Ailleurs, il se pr\u00e9sentait sous divers noms (le bourdit ou bon bourdit, les brandons) et sous une forme encore plus rapproch\u00e9e des c\u00e9r\u00e9monies du paganisme, quand les paysans arm\u00e9s de torches parcouraient les champs, pour les purifier et en \u00e9carter les mauvais g\u00e9nies. <br>A Taisni\u00e8res-en-Thi\u00e9rache et dans d&rsquo;autres villages riches en arbres fruitiers, les enfants et les jeunes gens allumaient des feux dans les vergers ; arm\u00e9s de brandons incandescents, ils frappaient le pied des arbres en demandant \u00e0 haute voix une abondance de fruits, pommes et poires. Ou bien, c&rsquo;\u00e9tait une botte de paille qu&rsquo;on pla\u00e7ait dans les branches des arbres et qu&rsquo;on br\u00fblait en chantant et en criant joyeusement. <br>Le mois de mai, qui annonce le renouveau, \u00e9tait f\u00eat\u00e9 tout particuli\u00e8rement par la jeunesse. Dans la nuit du 1er mai, les gar\u00e7ons se rendaient dans les bois voisins, s&rsquo;y approvisionnaient de branches de jeunes arbres et en ornaient la grand&rsquo;porte ou la cour du seigneur, les maisons du cur\u00e9, du mayeur et des \u00e9chevins. Cet hommage rendu aux sup\u00e9rieurs officiels, ils plantaient devant la porte ou la fen\u00eatre des jeunes filles des rameaux verts, souvent hommage discret \u00e0 une vertu appr\u00e9ci\u00e9e, parfois symbole de m\u00e9pris ou de d\u00e9dain. Chaque plante, dans ce langage pittoresque, avait sa signification, mais elle variait d&rsquo;un endroit \u00e0 l&rsquo;autre, de sorte qu&rsquo;une flatterie dans tel village \u00e9tait une insulte ailleurs. A Jeumont par exemple en 1820, le cerisier fleuri indiquait le rel\u00e2chement des m\u0153urs, le saule peignait la coquetterie (nom d\u00e9signant des c\u0153urs froids avides d&rsquo;hommages), le sureau et le houx indiquaient le d\u00e9laissement, l&rsquo;abandon; souvent l&rsquo;un des embl\u00e8mes \u00e9tait joint au saule, ce qui signifi\u00e2t que l&rsquo;abandon n&rsquo;avait d&rsquo;autre cause que la coquetterie.<br>Les jeunes gens ne se bornaient pas \u00e0 la plantation de ces MAIS : munis de goudron et de couleurs, ils barbouillaient de bonshommes grotesques, de caricatures, d&rsquo;inscriptions narquoises et mordantes les portes et les murs \u00e0 l&rsquo;adresse d&rsquo;une personne mal r\u00e9put\u00e9e, d&rsquo;un calomniateur d\u00e9test\u00e9. Les libert\u00e9s qu&rsquo;ils prenaient d\u00e9g\u00e9n\u00e9raient en licences, les d\u00e9marches symboliques du Renouveau en saturnales d\u00e9plac\u00e9es. Toutefois les abus \u00e9taient peu nombreux : la conduite de celui qui aurait diffam\u00e9 \u00e0 tort e\u00fbt \u00e9t\u00e9 s\u00e9v\u00e8rement jug\u00e9e par ses concitoyens, et il e\u00fbt pu s&rsquo;attendre \u00e0 de s\u00e9rieuses repr\u00e9sailles. <br>Chaque jeune fille savait quels \u00e9taient ses planteurs de mais, voisin d\u00e9sireux d&rsquo;\u00eatre agr\u00e9\u00e9 comme fianc\u00e9, ou bien camarade aspirant au titre d&rsquo;ami. L&rsquo;un et l&rsquo;autre avaient l&rsquo;occasion de montrer leur constance la nuit de l&rsquo;Ascension o\u00f9 les mais \u00e9taient renouvel\u00e9s, les jeunes gens recommen\u00e7ant leur p\u00e8lerinage avec leurs rameaux verts et fleuris. Quelques mois plus tard, pour les ducasses d&rsquo;automne, un mariage \u00e9tait l&rsquo;\u00e9pilogue de cet usage na\u00eff et rustique. <\/p>\n\n\n\n<p><br>LES FEUX DE LA SAINT-JEAN<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"10720\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/les-divertissements-de-nos-aieux-avesnois-xviiie-et-xix-e-siecles\/image-1803\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-133.png?fit=846%2C551&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"846,551\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"image\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-133.png?fit=840%2C547&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-133.png?resize=534%2C348\" alt=\"\" class=\"wp-image-10720\" width=\"534\" height=\"348\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-133.png?w=846&amp;ssl=1 846w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-133.png?resize=300%2C195&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-133.png?resize=768%2C500&amp;ssl=1 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 534px) 85vw, 534px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><br>Nous l&rsquo;avons vu le premier dimanche du Car\u00eame, les enfants du village allumaient un grand feu de paille ou de bois, soit sur la place du village, soit sur une hauteur : on le nommait \u00e9l feureu (le feu heureux). Les villageois en faisaient de m\u00eame \u00e0 la Saint-Jean.<br>Le feu de joie de la Saint-Jean repr\u00e9sentait la f\u00eate du Solstice qui, autrefois, commen\u00e7ait l&rsquo;ann\u00e9e. Les Grecs la c\u00e9l\u00e9braient en l&rsquo;honneur de Diane; les Romains en l&rsquo;honneur de Janus; les Juifs idol\u00e2tres en l&rsquo;honneur de Moloch, qui n&rsquo;est autre que Saturne, etc., etc. Ce feu symbolisait pour nos a\u00efeux la f\u00eate de la moisson.<\/p>\n\n\n\n<p><br>LES REPR\u00c9SENTATIONS SC\u00c9NIQUES<\/p>\n\n\n\n<p><br>Les habitants des villes de garnison avaient le privil\u00e8ge de pouvoir assister \u00e0 des com\u00e9dies dont le but \u00e9tait le d\u00e9lassement des officiers et de leurs troupes. Les arm\u00e9es en campagne avaient m\u00eame leur th\u00e9\u00e2tre ; on applaudissait un vaudeville entre deux escarmouches. <\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"10730\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/les-divertissements-de-nos-aieux-avesnois-xviiie-et-xix-e-siecles\/image-1808\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-138.png?fit=529%2C554&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"529,554\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"image\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-138.png?fit=529%2C554&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-138.png?w=535\" alt=\"\" class=\"wp-image-10730\"  srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-138.png?w=529&amp;ssl=1 529w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-138.png?resize=286%2C300&amp;ssl=1 286w\" sizes=\"(max-width: 529px) 85vw, 529px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><br>A d\u00e9faut de repr\u00e9sentations sc\u00e9niques, nos anciens se d\u00e9lassaient en regardant les tours de saltimbanques, de montreurs de jeux, de dresseurs d&rsquo;ours , de jongleurs, bref de ces spectacles de rue effectu\u00e9s par ces gens appel\u00e9s Boh\u00e9miens qui allaient de village en village. <\/p>\n\n\n\n<p><br>LES CHANSONS<\/p>\n\n\n\n<p><br>Nos a\u00efeux aimaient aussi les chansons, po\u00e9sies l\u00e9g\u00e8res, tour \u00e0 tour tendres, langoureuses, vives, ironiques, voire caustiques.On chantait partout et \u00e0 tout propos : les mamans murmuraient des chansons enfantines, les adolescents d\u00e9bitaient des chansons d&rsquo;amour, les soldats exaltaient la gloire des armes, d&rsquo;autres encore mettaient en paroles des situations v\u00e9cues. Les habitants d&rsquo;un village avaient-ils \u00e0 se plaindre de voisins f\u00e2cheux, d&rsquo;un seigneur peu accommodant ? sur un air connu, avec des \u00e0-peu-pr\u00e8s nombreux et en un fran\u00e7ais tr\u00e8s correct, ils les mettaient en chansons. <\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"686\" height=\"138\" data-attachment-id=\"10733\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/les-divertissements-de-nos-aieux-avesnois-xviiie-et-xix-e-siecles\/image-1809\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-139.png?fit=686%2C138&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"686,138\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"image\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-139.png?fit=686%2C138&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-139.png?resize=686%2C138\" alt=\"\" class=\"wp-image-10733\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-139.png?w=686&amp;ssl=1 686w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-139.png?resize=300%2C60&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 686px) 85vw, 686px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p>Ainsi sait-on que Malbrough s&rsquo;en-ta-t&rsquo;en guerre a vu le jour le lendemain de la bataille de Malplaquet, refrain compos\u00e9 \u00e0 Le Quesnoy ou aux environs le 12 septembre 1710. A Malplaquet, malgr\u00e9 leur courage, les Fran\u00e7ais avaient d\u00fb c\u00e9der le champ de bataille, et cette retraite avait co\u00fbt\u00e9 cher \u00e0 leur amour-propre patriotique. Ce fut assez pour qu&rsquo;un rimeur, au bivouac du Quesnoy, chansonn\u00e2t Malbrough, l&rsquo;illustre g\u00e9n\u00e9ral anglais, dont la mort \u00e9tait annonc\u00e9e de toutes parts. Se venger d&rsquo;un ennemi par des chansons, c&rsquo;est bien le propre de notre caract\u00e8re. <\/p>\n\n\n\n<p><br>LE CABARET<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"10725\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/les-divertissements-de-nos-aieux-avesnois-xviiie-et-xix-e-siecles\/image-1806\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-136.png?fit=793%2C526&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"793,526\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"image\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-136.png?fit=793%2C526&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-136.png?resize=535%2C355\" alt=\"\" class=\"wp-image-10725\" width=\"535\" height=\"355\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-136.png?w=793&amp;ssl=1 793w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-136.png?resize=300%2C199&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-136.png?resize=768%2C509&amp;ssl=1 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 535px) 85vw, 535px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><br>Il \u00e9tait tr\u00e8s populaire. Nos aieux jouaient beaucoup et ils affectionnaient autant les jeux de hasard que les exercices o\u00f9 ils devaient faire preuve d&rsquo;adresse ou de force. Les d\u00e8s, d\u00e9j\u00e0 proscrits depuis six ou sept cents ans et toujours en vain, exer\u00e7aient sur eux une attraction invincible; chaque cabaret avait les siens.<br>Les cartes \u00e9taient \u00e9galement un divertissement suivi. On jouait ainsi au lansquanet, au mariage dragon, et au pandour. Au lansquanet le banquier ayant \u00e9t\u00e9 d\u00e9termin\u00e9 par la plus forte carte, annon\u00e7ait la somme qu&rsquo;il avait l&rsquo;intention de jouer. La partie \u00e9tait termin\u00e9e lorsqu&rsquo;un joueur tenait la somme propos\u00e9e. Entre temps si le banquier r\u00e9ussissait \u00e0 retourner deux cartes semblables, il gagnait la partie. On jouait au pandour \u00e0 la broque : quiconque demandait le pandour et ne le gagnait pas \u00e9tait condamn\u00e9 \u00e0 avoir le nez serr\u00e9 par une pince de bois jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;un autre perdant le d\u00e9livr\u00e2t en prenant \u00e0 son tour l&rsquo;instrument de supplice. <br>Nos ain\u00e9s se passionnaient \u00e9galement pour les jeux de balle, de paume, de billons, de boules, de quilles, d&rsquo;oie. Le jeu de balle ou de paume \u00e9tait pratiqu\u00e9 \u00e0 main nue ou gant\u00e9e de cuir et est l&rsquo;anc\u00eatre du tennis. Le billon \u00e9tait une sorte de massue comportant une partie renfl\u00e9e, appel\u00e9e \u00ab le cul \u00bb, qui va en s&rsquo;effilant vers le bout appel\u00e9 \u00ab la pique ou la pointe \u00bb. Il mesurait environ 80 centim\u00e8tres de haut, et pesait environ 1,5 kg. Le match se jouait \u00e0 un contre un, deux contre deux ou quatre contre quatre. Le jeu consistait \u00e0 lancer le plus pr\u00e8s possible du but (situ\u00e9 \u00e0 neuf m\u00e8tres du pas de lancer) le billon. La partie se jouait en dix points, sauf les finales qui se jouaient en douze. <br>Les jeux de boules sont encore en vogue de nos jours et les jeux de quilles font encore l&rsquo;attraction lors de nos ducasses actuelles.<br>Un autre jeu organis\u00e9 pendant la belle saison, souvent le lundi de P\u00e2ques, attirait de nombreux amateurs : la course aux \u0153ufs.<br>Cent et un \u0153ufs de poule \u00e9taient rang\u00e9s par terre en ligne droite \u00e0 une distance d&rsquo;environ un m\u00e8tre; au besoin on disposait plusieurs lignes. Deux paysans, la perruque poudr\u00e9e, se tenaient par la main \u00e0 l&rsquo;extr\u00e9mit\u00e9 de la ligne, et, au son d&rsquo;un orchestre rustique, ils avan\u00e7aient lentement vers l&rsquo;autre bout. L\u00e0 ils se saluaient gravement. L&rsquo;un courait vers un but d\u00e9sign\u00e9 \u00e0 l&rsquo;avance \u00e0 quelques centaines de pas et en revenait pr\u00e9cipitamment, pendant que l&rsquo;autre ramassait rapidement les \u0153ufs et les pla\u00e7ait dans un panier que tenait un jeune gar\u00e7on. Autant d&rsquo;\u0153ufs il rompait ou laissait tomber, autant on en remettait \u00e0 l&rsquo;extr\u00e9mit\u00e9 libre, ce qui augmentait son travail. Pour \u00eatre class\u00e9, il devait avoir achev\u00e9 avant que l&rsquo;autre rev\u00eent au point de d\u00e9part, et la casse devait \u00eatre mod\u00e9r\u00e9e. Les gagnants couraient ensuite les \u0153ufs entre eux, et les plus habiles remportaient les prix : souvent un jambon qui venait \u00e0 point orner l&rsquo;omelette confectionn\u00e9e par la cabareti\u00e8re qui avait offert une partie de l&rsquo;enjeu. <br>Les cabarets devaient \u00eatre ferm\u00e9s \u00e0 9 heures du soir. Les dimanches et jours de f\u00eates le cabaretier devait refuser de servir toute boisson pendant la grand&rsquo;messe, le sermon, les v\u00eapres et tous les jeux interdits durant ces exercices religieux.<\/p>\n\n\n\n<p><br>LES VEILL\u00c9ES<\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-image\"><figure class=\"aligncenter is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" data-attachment-id=\"10736\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/les-divertissements-de-nos-aieux-avesnois-xviiie-et-xix-e-siecles\/image-1810\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-140.png?fit=852%2C554&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"852,554\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"image\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-140.png?fit=840%2C546&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-140.png?resize=535%2C348\" alt=\"\" class=\"wp-image-10736\" width=\"535\" height=\"348\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-140.png?w=852&amp;ssl=1 852w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-140.png?resize=300%2C195&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-140.png?resize=768%2C499&amp;ssl=1 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 535px) 85vw, 535px\" \/><\/figure><\/div>\n\n\n\n<p><br>Apr\u00e8s leurs lourdes journ\u00e9es de labeur, nos a\u00efeux aimaient se retrouver pendant ces veill\u00e9es hivernales. R\u00e9unis entre amis et voisins, au coin du feu, ils chantaient et se racontaient des histoires. Ils aimaient ces instants de convivialit\u00e9, o\u00f9 l&rsquo;on parlait de tout et de rien.<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab\u00a0Ces r\u00e9unions commen\u00e7aient en Octobre pour prendre fin \u00e0 la Mi-Car\u00eame. Elles se tenaient tant\u00f4t chez l&rsquo;un, tant\u00f4t chez l&rsquo;autre et pour y assister aucune formalit\u00e9 de pr\u00e9sentation n\u2019\u00e9tait n\u00e9cessaire, aucun protocole impos\u00e9. C\u2019\u00e9tait pour chacun une sorte de droit, \u00e0 charge de revanche d&rsquo;ailleurs, consacr\u00e9 par un usage traditionnel. A la faveur de cette libert\u00e9, les jeunes gens ne manquaient pas, sous les pr\u00e9textes les plus divers, de s&rsquo;y trouver en grand nombre surtout si le maitre de la maison poss\u00e9dait de jeunes et jolies demoiselles, filles, parentes ou voisines. A la lueur tremblotante du \u00ab crachet \u00bb autour du po\u00eale ou de l\u2019\u00e2tre on d\u00e9guste des fruits de saison : poires, pommes, noix, noisettes, figottes (pommes coup\u00e9es en tranches minces et s\u00e9ch\u00e9es au four) on boit de la bi\u00e8re ou du cidre. Des parties de cartes pandour ou mariage-dragon s&rsquo;organisent. Parfois un des assistants fait la lecture, Robinson. Don Quichotte, Gil-Blas, sont tr\u00e8s appr\u00e9ci\u00e9s et aussi les ouvrages de la Biblioth\u00e8que bleue, les aventures des preux chevaliers et des belles ch\u00e2telaines, sont une source d\u2019\u00e9motions diverses, attendrissement, admiration, col\u00e8re. Tant\u00f4t ce sont des coiffeurs improvis\u00e9s qui tiennent en suspens l&rsquo;auditoire par des r\u00e9cits vari\u00e9s o\u00f9 dominent surtout les histoires ayant trait \u00e0 des \u00e9v\u00e9nements bizarres, extraordinaires ou surnaturels. On en frissonne d\u00e9licieusement, on en r\u00eavera la nuit. C&rsquo;est l&rsquo;histoire du <em>Maricbau d&rsquo;Rinsars qu&rsquo;avot vindu s&rsquo;n&rsquo;dme au Diabe<\/em>, c&rsquo;est celle des <em>lumerettes <\/em>ou <em>feux follets<\/em> qui, si vous avez l&rsquo;imprudente curiosit\u00e9 de les suivre, vous conduisent vers les pires m\u00e9saventures, c&rsquo;est celle des sorciers dont il faut vous d\u00e9fier parce qu&rsquo;y sont<em> dins l&rsquo;cas d&rsquo;vos fait danser vos pan d&rsquo;quemise \u00e0 vos dints, d&rsquo;fait manquer vos bure, d&rsquo;imp\u00e9chie vos pain de r&rsquo;venir, d&rsquo;fait morie vos bi\u00e8tes et vos \u00e9fants<\/em> celle aussi des <em>revenants et des loups-garous<\/em> histoires plus terrifiantes les unes que les autres mais dont se d\u00e9lectent les cr\u00e9dules auditeurs. Parfois ce sont des r\u00e9cits de voyage ou, si le contour est un ancien soldat, la relation de ses campagnes en Russie, en Espagne, des batailles auxquelles il a pris part et o\u00f9 il s&rsquo;est, cela va sans dire, brillamment distingu\u00e9. Enfin il est fait une part \u00e0 l&rsquo;esprit (?) sous la forme de devinettes et de bons mots recueillis dans les almanachs. Au cours de ces r\u00e9unions familiales des idylles s\u2019\u00e9bauchent qui finiront par des mariages\u00a0\u00bb. (Il y a cent ans Vieilles coutumes de l&rsquo;Avesnois C N Peltrisot )<\/p>\n\n\n\n<p>LA BOUDIN\u00c9E<\/p>\n\n\n\n<p>Appel\u00e9 \u00e9galement le<em> repas de cochon<\/em>: aux approches de l&rsquo;hiver le compagnon de Saint Antoine avait \u00e9t\u00e9 sacrifi\u00e9, son enterrement \u00e9tait un \u00e9v\u00e9nement agr\u00e9able. Entre voisins on s&rsquo;invitait \u00e0 des agapes dont le menu \u00e9tait constitu\u00e9 presque enti\u00e8rement par les reliefs de la b\u00eate, franches ripailles o\u00f9 r\u00e9gnaient le plus bel entrain et la plus exub\u00e9rante ga\u00eet\u00e9. <\/p>\n\n\n\n<p>L&rsquo;PINDAGE CRAMAILLE<\/p>\n\n\n\n<p>Il y avait \u00e0 l&rsquo;occasion d&rsquo;un d\u00e9m\u00e9nagement, d&rsquo;un changement de domicile, de l&rsquo;inauguration d&rsquo;un logis neuf ou restaur\u00e9 ce qu&rsquo;on appelait en patois l&rsquo;pindage cramaille. On pendait la cr\u00e9maill\u00e8re. Une bande d&rsquo;amis, de voisins allaient \u00e0 la d\u00e9rob\u00e9 s&#8217;emparer de la cr\u00e9maill\u00e8re, pendant qu&rsquo;on d\u00e9tournait l&rsquo;attention des int\u00e9ress\u00e9s. L&rsquo;ustensile en question nettoy\u00e9 et orn\u00e9 de fleurs et de rubans \u00e9tait transport\u00e9 et suspendu dans l&rsquo;habitation nouvelle. On amenait ensuite triomphalement le m\u00e9nage qu&rsquo;on voulait ainsi f\u00eater, on lui pr\u00e9sentait force souhaits de paix, de sant\u00e9, de bonheur et la c\u00e9r\u00e9monie se terminait par un bon repas, car va sans dire que ceux qui \u00e9taient l&rsquo;objet de cette manifestation de sympathie s&rsquo;y attendaient bien. Ils n\u2019\u00e9taient pas pris au d\u00e9pourvu et leur surprise \u00e9tait toute de commande.<\/p>\n\n\n\n<p><br>CONCLUSION<\/p>\n\n\n\n<p>Notons tout d&rsquo;abord que cette qu\u00eate de divertissements de nos a\u00efeux nous a permis de mieux s&rsquo;impr\u00e9gner de leurs traditions mais aussi de mieux cerner leur temp\u00e9rament et donc en quelque sorte de p\u00e9n\u00e9trer dans une partie de l&rsquo;intimit\u00e9 de leur v\u00e9cu. Une immersion dans le quotidien d&rsquo;une \u00e9poque r\u00e9volue qui, malgr\u00e9 sa rudesse avait tout de m\u00eame de bons c\u00f4t\u00e9s. Si nos anc\u00eatres menaient au XVIII et XIX e si\u00e8cles une vie dure, ils savouraient les quelques moments de d\u00e9tente qui leur \u00e9taient allou\u00e9s. Les f\u00eates du village \u00e9taient \u00e0 l&rsquo;origine li\u00e9es au culte d&rsquo;un saint. Elles devinrent avec l&rsquo;\u00e9volution des m\u0153urs, profanes, patriotiques, militaires. Les noces \u00e9taient des moments uniques et l&rsquo;occasion de s&rsquo;amuser, de rire, de danser. Les veill\u00e9es t\u00e9moignaient d&rsquo;une solidarit\u00e9 et d&rsquo;une entraide entre voisins. Les plaisirs de la moisson se concr\u00e9tisaient avec la St Jean. Bref les f\u00eates devenues au fil du temps des f\u00eates populaires caract\u00e9risaient les mentalit\u00e9s de nos a\u00efeux : des besogneux aux conditions de vie tr\u00e8s difficiles mais sachant profiter des rares moments d&rsquo;amusement. Leurs r\u00e9jouissances t\u00e9moignaient ainsi d&rsquo;un immense trait de caract\u00e8re : leur joie de vivre.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il est int\u00e9ressant de se poser la question de savoir comment se divertissaient nos a\u00efeux durant ces deux si\u00e8cles qui encadrent la R\u00e9volution fran\u00e7aise de 1789, tant sous l&rsquo;Ancien R\u00e9gime que lors des r\u00e9gimes politiques successifs. 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