{"id":18384,"date":"2023-06-25T11:23:05","date_gmt":"2023-06-25T09:23:05","guid":{"rendered":"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/?page_id=18384"},"modified":"2025-02-11T17:26:11","modified_gmt":"2025-02-11T16:26:11","slug":"la-collegiale-davesnes-sur-helpe-chroniques-et-melanges","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/la-collegiale-davesnes-sur-helpe-chroniques-et-melanges\/","title":{"rendered":"La Coll\u00e9giale d\u2019Avesnes-sur-Helpe (Chroniques et M\u00e9langes)"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-dark-gray-color has-text-color has-link-color wp-elements-db1889b9f285c9cc05254223dbb5ef41\">La terre d\u2019Avesnes formait une des plus anciennes seigneuries du Hainaut. On en fait remonter l\u2019origine au commencement du onzi\u00e8me si\u00e8cle lorsque vers 1020 le comte Rainier V voulant s\u2019attacher W\u00e9dric-le-Sor, paladin agit\u00e9 et redoutable, lui donna cette terre pour \u00eatre tenue en fief de son comt\u00e9 de Hainaut. Son fils W\u00e9dric-le-Barbu vint s&rsquo;installer \u00e0 Grand-Fayt, o\u00f9 il construisit un ch\u00e2teau. Il d\u00e9cida ensuite vers 1066, de faire construire un autre ch\u00e2teau \u00e0 Avesnes-sur-Helpe. Une agglom\u00e9ration unique se forma, entour\u00e9e d\u2019un mur d\u2019enceinte qui r\u00e9unissait deux tours. Sur la place du march\u00e9 fut fond\u00e9e l\u2019\u00e9glise Saint Nicolas qui au fil des si\u00e8cles \u00e9volua pour devenir l\u2019un des plus beaux \u00e9difices gothiques&nbsp;du dioc\u00e8se de Cambrai. Retra\u00e7ons ici l\u2019histoire de cette \u00e9glise qui est \u00e9troitement li\u00e9e \u00e0 celle de la ville d\u2019Avesnes-sur-Helpe.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"307\" height=\"458\" data-attachment-id=\"18454\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/la-collegiale-davesnes-sur-helpe-chroniques-et-melanges\/eglise-davesnes\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Eglise-dAvesnes-.jpg?fit=307%2C458&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"307,458\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;fr\\u00e9d\\u00e9ric carr\\u00e9&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1687973320&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Eglise-dAvesnes-\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Eglise-dAvesnes-.jpg?fit=307%2C458&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Eglise-dAvesnes-.jpg?resize=307%2C458&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-18454\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Eglise-dAvesnes-.jpg?w=307&amp;ssl=1 307w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Eglise-dAvesnes-.jpg?resize=201%2C300&amp;ssl=1 201w\" sizes=\"auto, (max-width: 307px) 85vw, 307px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">\u00c9glise d&rsquo;Avesnes-sur-Helpe<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Une \u00e9glise \u00e9difi\u00e9e d\u00e8s le XIe si\u00e8cle<\/strong><\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>En ces temps, Avesnes n\u2019\u00e9tait probablement qu\u2019une petite bourgade compos\u00e9e de quelques chaumi\u00e8res group\u00e9es autour d\u2019une chapelle rustique, sur la cime d\u2019un roc environn\u00e9 de bois et de marais (Isidore Lebeau, Pr\u00e9cis de l\u2019histoire d\u2019Avesnes).<\/p>\n<p>Thierri (ca 1060 + 1106), petit fils de W\u00e9dric, entreprit, \u00e0 port\u00e9e d\u2019une grosse tour qu\u2019il avait \u00e9lev\u00e9e et du ch\u00e2teau qu\u2019il venait d\u2019agrandir, de b\u00e2tir une belle et vaste \u00e9glise \u00ab\u00a0dress\u00e9e de dortoir et de chapitre\u00a0\u00bb. Il avait l\u2019intention de la doter richement et d\u2019en faire la s\u00e9pulture de sa famille. Il changea cependant d\u2019id\u00e9e, press\u00e9 par les instantes pri\u00e8res de sa femme Ade qui installa vers 1095 dans un domaine qui lui \u00e9tait propre \u00e0 Liessies une abbaye b\u00e9n\u00e9dictine apr\u00e8s avoir transf\u00e9r\u00e9 peu de temps avant, un chapitre de chanoines provenant d\u2019Avesnes.<\/p>\n<p>Cela n\u2019emp\u00eacha pourtant pas l\u2019\u00e9glise d\u2019Avesnes de devenir le si\u00e8ge d\u2019un doyenn\u00e9 ou d\u00e9canat qui en 1186 comprenait 53 cures ou paroisses (J de Guyse, Annales, livre XVIII).<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>L'\u00e9volution de la paroisse aux XIIIe et XIVe si\u00e8cles<\/strong><\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>Pendant une longue suite d\u2019ann\u00e9es, la cure d\u2019Avesnes recueillit, en aum\u00f4nes particuli\u00e8res, des dons, rentes, terres et autres propri\u00e9t\u00e9s, sans avoir obtenu, ni m\u00eame sollicit\u00e9 \u00e0 cet \u00e9gard, l\u2019autorisation du seigneur f\u00e9odal, et sans d\u2019ailleurs lui avoir pay\u00e9 aucun droit.<\/p>\n<p>En mai 1335, le comte Gui Ier de Ch\u00e2tillon (1289-1342), entr\u00e9 en possession en 1303 des terres d\u2019Avesnes, de Guise, etc, agissant par g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9, et pour \u00e9viter que la cure ne fusse d\u00e9sormais inqui\u00e9t\u00e9e dans la possession de ces biens, lui accorda spontan\u00e9ment, des lettres d\u2019amortissement pour tout ce qu\u2019elle avait acquis de la sorte pendant les soixante ann\u00e9es qui avaient pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 le jour de la Trinit\u00e9 (7 juin) 1327, se r\u00e9servant n\u00e9anmoins \u00ab&nbsp;la justice, la seigneurie, la souverainet\u00e9 et la garde en toutes les dites choses, ainsi que sur les rentes dont les h\u00e9ritages pouvoient estre charg\u00e9s envers luy ou autruy&nbsp;\u00bb (Inventaire des archives de la pairie d\u2019Avesnes).<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>L\u2019\u00e9glise et le tombeau du comte Olivier de Ch\u00e2tillon et de Jeanne de Lalaing (1435)<\/strong><\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>Ce comte de Penthi\u00e8vre, vicomte de Limoges, seigneur d\u2019Avesnes entra en possession de la terre d\u2019Avesnes en 1404 mais n\u2019arriva \u00e0 Avesnes que dans le courant de l\u2019ann\u00e9e 1422.<\/p>\n<p>Il \u00e9pousa en 1428 Jeanne de Lalaing, fille ain\u00e9e de Simon IV, baron de Qui\u00e9vrain (Brassart F\u00e9lix, Histoire et g\u00e9n\u00e9alogie des comtes de Lalaing,&nbsp;Douai, A. d\u2019Aubers, 1854, p.&nbsp;7).<\/p>\n<p>Olivier fut ainsi li\u00e9 \u00e0 l\u2019importante famille des Croy&nbsp;: Marie, s\u0153ur de Jeanne, \u00e9tait l\u2019\u00e9pouse de Jean de Croy, comte de Chimay, grand bailli de Hainaut. Il re\u00e7ut de Philippe de Bourgogne, par l\u2019interm\u00e9diaire de son procureur Jean de Croy, l\u2019hommage pour la seigneurie d\u2019Etr\u0153ungt-la-Chauss\u00e9e. Il mourut en 1433 en son ch\u00e2teau d\u2019Avesnes et fut enterr\u00e9 dans l\u2019\u00e9glise paroissiale de cette ville.<\/p>\n<p>Sa veuve en 1457 projeta &nbsp;d\u2019affecter, en fondations et aum\u00f4nes, \u00ab&nbsp;pour le service de Dieu et le salut de son \u00e2me&nbsp;\u00bb des biens, d\u00e9j\u00e0 acquis ou \u00e0 acqu\u00e9rir, jusqu\u2019\u00e0 concurrence de trois cent livres monnaie de Hainaut (livre de la mairie d\u2019Avesnes, folios 318 et suivants). Elle dota cette fondation d\u2019une vaste ferme situ\u00e9e \u00e0 St Saulve, pr\u00e8s de Valenciennes.<\/p>\n<p>Cette fondation eut pour principe une disposition dans laquelle il \u00e9tait pr\u00e9vue que si le produit de la dotation \u00ab&nbsp;par succession de temps, valloit et montoit plus, par an que les charges religieuses conditionn\u00e9es et les d\u00e9penses de r\u00e9paration et d\u2019entretien de l\u2019\u00e9glise, l\u2019exc\u00e9dant \u2013 apr\u00e8s les trente premi\u00e8res ann\u00e9es, r\u00e9serv\u00e9es pour certaines \u00e9conomies sp\u00e9cifi\u00e9es, seroit chacun an, donn\u00e9 et distribu\u00e9 par le conseil et science des mayeurs et jur\u00e9s, les cinq nuits N D , aux pauvres chartiers et indigents de la ville&nbsp;\u00bb.<\/p>\n<p>Ce que la fondatrice avait \u00e9ventuellement pr\u00e9vu se r\u00e9alisa bient\u00f4t et dans des proportions au-del\u00e0 de toute esp\u00e9rance. Les produits s\u2019accrurent tellement qu\u2019une large part fut affect\u00e9 au soulagement des malheureux. Jeanne de Lalaing d\u00e9c\u00e9da en 1465, d\u00e9sirant \u00eatre ensevelie aupr\u00e8s de son mari.<\/p>\n<p>Elle avait fait construire au d\u00e9c\u00e8s de celui-ci un tombeau qui avait \u00e9t\u00e9 \u00e9lev\u00e9 \u00ab&nbsp;dessous une arcuille (vo\u00fbte) \u00e0 jour, pratiqu\u00e9e dans toute l\u2019\u00e9paisseur du mur qui s\u00e9pare du ch\u0153ur la chapelle de la Vierge (M Maloteau de Guerne, notice ms Biblioth\u00e8que de Douai). Au midi, l\u2019ouverture \u00e9tait garnie d\u2019un treillis en fer \u00e0 larges mailles, remplac\u00e9 par la suite d\u2019un treillis en bois. De l\u2019autre c\u00f4t\u00e9, elle \u00e9tait close par une boiserie dans laquelle se trouvait, \u00e0 une certaine hauteur, une lucarne masqu\u00e9e par un tableau mobile reproduisant les armes d\u2019Olivier et qu\u2019on mettait au pied du sarcophage quant on chantait l\u2019obit dit de Penthi\u00e8vre, toujours desservi dans la dite chapelle. Le tombeau \u00e9tait en marbre noir, taill\u00e9 en forme de d\u00e9, d\u00e9cor\u00e9 d\u2019ornements en marbre blanc, et sur lequel \u00e9taient couch\u00e9es les statues du comte et de la comtesse de Penthi\u00e8vre, ayant \u00e0 leurs c\u00f4t\u00e9s celles de leurs enfants, tous morts jeunes. Deux \u00e9pitaphes grav\u00e9es sur la bordure de la table de marbre du monument \u00e9taient accompagn\u00e9es d\u2019\u00e9cussons aux armes des d\u00e9funts surmont\u00e9s d\u2019une couronne comtale.<\/p>\n<p>Le tombeau fut mis dans le ch\u0153ur en 1769 comme en t\u00e9moigne le folio 363 du Registre de la Coll\u00e9giale d&rsquo;Avesnes n\u00b06 Bis (ADN S\u00e9rie H n\u00b021479) :<\/p>\n<p>R C f\u00b0 363. 30 Novembre 1769<\/p>\n<p>Pierre s\u00e9pulcrale d&rsquo;Olivier de Bretagne<\/p>\n<p>\u00ab A l&rsquo;assembl\u00e9e extraordinaire du 30 novembre 1769 tenue dans la sacristie de notre ch\u0153ur, nous, pr\u00e9vost, doyen et chanoines, avons bien voulu consentir pour le bien et l&rsquo;ornement de notre susdit ch\u0153ur et cela \u00e0 la requ\u00eate et aux pri\u00e8res tant de Mr Fabry, agent du Price, et de Mrs du Magistrat de cette ville<br \/>que de celles de leurs confr\u00e8res de N. D de 7 Douleurs, que la pierre s\u00e9pulchrale de Messire Olivier de Bretagne, comte de Penthi\u00e8vre, seigneur d&rsquo;Avesnes, qui \u00e9tait cy-devant plac\u00e9e pr\u00e8s de la vo\u00fbte pratiqu\u00e9e dans le mur qui s\u00e9pare le ch\u0153ur de la dite chapelle, serait mise en dedans du ch\u0153ur de niveau avec le mur d&rsquo;ycelui, lesdits sieurs du Magistrat s&rsquo;\u00e9tant oblig\u00e9s par l&rsquo;acte cydessous de faire placer une armoire, de la mettre en couleur, \u00e0 faire dorer la peinture et les moulures, laquelle armoire se trouve dans le mur de s\u00e9paration dudit ch\u0153ur d&rsquo;avec la chapelle de St-Nicolas et les confr\u00e8res de la Chapelle de Notre-Dame s&rsquo;obligent d&rsquo;autre part pour la conformit\u00e9 d&rsquo;environner ce monument au dedans du ch\u0153ur avec la boiserie qui servait auparavant au dedans de ladite chapelle et de la faire orner et dorer conform\u00e9ment \u00e0 l&rsquo;armoire susdite \u00bb.<\/p>\n<p>Le tombeau fut saccag\u00e9 \u00e0 la R\u00e9volution.<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>1461&nbsp;: un \u00e9v\u00e9nement aussi notable qu\u2019inattendu<\/strong><\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"292\" height=\"429\" data-attachment-id=\"18459\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/la-collegiale-davesnes-sur-helpe-chroniques-et-melanges\/louis-le-dauphin\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Louis-le-dauphin.jpg?fit=292%2C429&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"292,429\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;fr\\u00e9d\\u00e9ric carr\\u00e9&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1688028993&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Louis-le-dauphin\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Louis-le-dauphin.jpg?fit=292%2C429&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Louis-le-dauphin.jpg?resize=292%2C429&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-18459\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Louis-le-dauphin.jpg?w=292&amp;ssl=1 292w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Louis-le-dauphin.jpg?resize=204%2C300&amp;ssl=1 204w\" sizes=\"auto, (max-width: 292px) 85vw, 292px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n<p>En 1456, le dauphin, Louis de France, en r\u00e9bellion ouverte avec son p\u00e8re le roi de France, Charles VII, s\u2019\u00e9tait r\u00e9fugi\u00e9 \u00e0 la cour de Philippe le Bon, duc de Bourgogne, qui lui avait accord\u00e9 une magnifique et dispendieuse hospitalit\u00e9 en lui abandonnant le ch\u00e2teau de Genappe, pr\u00e8s de Nivelles, pour y faire sa r\u00e9sidence.<\/p>\n<p>Charles VII d\u00e9c\u00e9da le 22 juillet 1461 dans son ch\u00e2teau de Melun-sur-Y\u00e8vre, pr\u00e8s de Bourges. Le dauphin vit en cet \u00e9v\u00e9nement sa d\u00e9livrance. Il prit alors imm\u00e9diatement des dispositions pour aller prendre possession de la couronne de France. Il engagea le duc de Bourgogne \u00e0 venir au plus t\u00f4t aupr\u00e8s de lui, pour l&rsquo;accompagner \u00e0 Reims, en lui donnant rendez-vous \u00e0 la ville d&rsquo;Avesnes.<\/p>\n<p>Le 1<sup>er<\/sup> ao\u00fbt, le dauphin fit son entr\u00e9e \u00e0 Avesnes, o\u00f9 son arriv\u00e9e fut annonc\u00e9e par l\u2019artillerie de la place. Il re\u00e7ut les hommages du gouverneur, du pr\u00e9v\u00f4t, du mayeur et des jur\u00e9s, auxquels s\u2019\u00e9taient r\u00e9unis les notables du clerg\u00e9, de la noblesse et de la bourgeoisie.<\/p>\n<p>Le 2 ao\u00fbt, le duc de Bourgogne accompagn\u00e9 de son fils, le comte de Charolais (futur Charles le T\u00e9m\u00e9raire) arriva \u00e0 Avesnes. Le futur roi re\u00e7ut les grands dignitaires et les d\u00e9put\u00e9s des parlements et des villes de France.<\/p>\n<p>Il fit c\u00e9l\u00e9brer dans l&rsquo;\u00e9glise de Saint-Nicolas les vigiles des morts. L\u2019\u00e9glise avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9cor\u00e9e de tentures noires portant des \u00e9cussons aux armes de France. On avait \u00e9lev\u00e9, dans le ch\u0153ur, pour le dauphin, un dais en forme de tr\u00f4ne, orn\u00e9 de somptueux tapis, et, au milieu de la grande nef, un haut catafalque rev\u00eatu de drap noir et dont les coins \u00e9taient gard\u00e9s par quatre h\u00e9rauts d\u2019armes (Auguste Lebeau, Archives historiques du nord de la France et du midi de la Belgique, l \u00e8re s\u00e9rie, tome IV, page 477).<\/p>\n<p>Au centre de ce monument fun\u00e9raire, qu\u2019\u00e9clairaient quatre ou cinq cierges, se trouvait un c\u00e9notaphe couvert \u00ab&nbsp;d\u2019un tr\u00e8s riche drap cramoisy, dont le tissu estoit tout d\u2019or. Parmy l\u2019\u00e9glise, sans les chieges qui sont de coutume tout \u00e0 l\u2019enthour du cueur (ch\u0153ur) et de la nef, il y avait cent torses (torches) envelopp\u00e9es chacune de trois aulnes de drap noir, et armoy\u00e9es des armes de France&nbsp;; et furent les portans (porteurs de torches) tous vestus de noir Et en y avoit chincquante aultres aussi, que aultres gens portoient, non vestus de noir, mais sallari\u00e9s d\u2019argent&nbsp;\u00bb (Georges Chastelain, Chronique des ducs de Bourgogne I \u00e8re partie, chapitre III)<\/p>\n<p>Le lendemain, le lundi 3 ao\u00fbt, un service solennel pour le repos de l&rsquo;\u00e2me du feu roi fut organis\u00e9 dans l\u2019\u00e9glise paroissiale. Ce service fut chant\u00e9 par l&rsquo;archev\u00eaque de Bourges. Le dauphin, le duc de Bourgogne, le comte de Charolais, le comte d&rsquo;\u00c9tampes, Jacques de Bourbon, Adolphe de Cl\u00e8ves et plusieurs autres grands seigneurs de France et des Pays-Bas, tous en noir, composaient le deuil. Au service, qui fut fait avec pompe et solennit\u00e9, assist\u00e8rent \u00e9galement les abb\u00e9s de Liessies et de Maroilles qui s&rsquo;y firent remarquer par la richesse de leurs v\u00eatements sacerdotaux.<\/p>\n<p>Grace \u00e0 G Chastelain (1415 1475) chroniqueur et&nbsp;historiographe&nbsp;des&nbsp;ducs de Bourgogne, nous en apprenons un peu plus sur l\u2019int\u00e9rieur de l\u2019\u00e9glise d\u2019Avesnes.<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>1477&nbsp;: Une \u00e9glise saccag\u00e9e<\/strong><\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"493\" height=\"370\" data-attachment-id=\"18460\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/la-collegiale-davesnes-sur-helpe-chroniques-et-melanges\/saccage-avesnes\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/saccage-Avesnes.jpg?fit=493%2C370&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"493,370\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;fr\\u00e9d\\u00e9ric carr\\u00e9&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1688029180&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" data-image-title=\"saccage-Avesnes\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/saccage-Avesnes.jpg?fit=493%2C370&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/saccage-Avesnes.jpg?resize=493%2C370&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-18460\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/saccage-Avesnes.jpg?w=493&amp;ssl=1 493w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/saccage-Avesnes.jpg?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 493px) 85vw, 493px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n<p>La mort de Charles-le-T\u00e9m\u00e9raire duc de Bourgogne, survenue le 5 janvier 1477 combla de joie Louis XI et lui parut une occasion propice pour s\u2019emparer de ses \u00c9tats dont la succession venait d\u2019\u00e9choir \u00e0 sa fille unique, Marie de Bourgogne, encore mineure et sans d\u00e9fense. Avesnes, qui n\u2019\u00e9tait qu\u2019\u00e0 quelques lieues de la fronti\u00e8re fran\u00e7aise, se vit tr\u00e8s vite menac\u00e9e par les troupes royales. Les habitants d\u2019Avesnes refus\u00e8rent de se soumettre \u00e0 Louis XI, attach\u00e9s \u00e0 la maison de Bourgogne. Louis XI qui seize ans auparavant avait \u00e9t\u00e9 si bien accueilli dans cette m\u00eame ville donna l\u2019ordre de l\u2019attaquer en juin 1477. Ce fut un v\u00e9ritable massacre accompli par les francs-archers qui la mirent \u00e0 sac, la pill\u00e8rent et la brul\u00e8rent.<\/p>\n<p>L\u2019\u00e9glise paroissiale \u00ab&nbsp;qui \u00e9tait moult bien aorn\u00e9e&nbsp;\u00bb fut enti\u00e8rement d\u00e9vast\u00e9e et livr\u00e9e aux flammes. Elle gisait- \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d\u2019une grosse tour, solide encore, quoique r\u00e9duite \u00e0 ses seules ma\u00e7onneries- en un vaste amas de mat\u00e9riaux informes, noircis, \u00e0 demi br\u00fbl\u00e9s ou calcin\u00e9s, surmont\u00e9, par ci par l\u00e0, de portions de murailles rest\u00e9es debout, l\u00e9zard\u00e9es et partiellement \u00e9croul\u00e9es&nbsp;; de colonnes tronqu\u00e9es, \u00e0 des hauteurs diff\u00e9rentes&nbsp;; d\u2019autres, enti\u00e8res et avec leurs chapiteaux, supportant encore des fragments de murs, de vo\u00fbtes, de nervures.<\/p>\n<p>Mais trop \u00e9puis\u00e9e, trop pauvre, pour entreprendre la restauration de l\u2019\u00e9difice d\u00e9truit, la population se limita \u00e0 d\u00e9blayer le terrain et \u00e0 y \u00e9lever, utilisant les anciennes ma\u00e7onneries conserv\u00e9es, une construction l\u00e9g\u00e8re, en charpentes et planches, pour y assurer provisoirement le service du culte.<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Une premi\u00e8re reconstruction \u00e0 la fin du XV\u00e8 si\u00e8cle<\/strong><\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>Les choses \u00e9taient dans cet \u00e9tat lorsque des d\u00e9l\u00e9gu\u00e9s d\u2019Avesnes, en vertu d\u2019une autorisation du conseil de ville de Mons du samedi 13 mars 1484 firent \u00ab&nbsp; pourcaz en ceste ville, des grandes aulmosnes des bonnes gens pour reconstruire leur \u00e9glise, r\u00e9diffi\u00e9 de bos apr\u00e8s la destruction par les Fran\u00e7ois&nbsp;: attendu que il n\u2019en avoient que par emprunt une seulement (Registre des d\u00e9lib\u00e9rations du conseil de ville de Mons du 13 mars 1483).<\/p>\n<p>Cette reconstruction fut achev\u00e9e avant 1503 car lors du bapt\u00eame&nbsp; en juillet de cette ann\u00e9e d\u2019Englebert, deuxi\u00e8me fils du prince de Chimay il est dit que \u00ab&nbsp;la grande esglise de la ville estoit richement tendue de tapisserie et fort bien par\u00e9e&nbsp;\u00bb (Fran\u00e7ois Vinchant Annales de la Province et Comt\u00e9 de&nbsp;Haynau&#8230; v 191).<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>L\u2019incendie de 1514<\/strong><\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>Avesnes \u00e9tait enti\u00e8rement reconstruite et repeupl\u00e9e lorsque se d\u00e9clara le 24 ou le 25 juin 1514 un incendie qui porta ses ravages jusqu\u2019aux extr\u00e9mit\u00e9s de la ville. La maison de paix avec les archives, les \u00e9difices publics comme les b\u00e2timents particuliers, tout devint la proie des flammes. L\u2019\u00e9glise \u00e0 l\u2019exception du ch\u0153ur, n\u2019\u00e9chappa pas \u00e0 cet incendie d\u00e9sastreux.<\/p>\n<p>Dans cette m\u00eame ann\u00e9e, mais sans que l\u2019on sache si c\u2019est avant ou apr\u00e8s l\u2019incendie, on fit fondre, pour le service de l\u2019\u00e9glise, une cloche qui existait encore au XIX e si\u00e8cle \u00e0 la tour. On est tent\u00e9 de croire que les anciennes cloches ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9truites par le feu et que, de leurs d\u00e9bris, on en a fondu de nouvelles. Dans ce cas, il faut alors admettre que la tour n\u2019avait pas \u00e9t\u00e9 fortement endommag\u00e9e.<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>La reconstruction de la nef 1520-1550<\/strong><\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"280\" height=\"402\" data-attachment-id=\"18479\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/la-collegiale-davesnes-sur-helpe-chroniques-et-melanges\/voutes\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/voutes.jpg?fit=280%2C402&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"280,402\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;fr\\u00e9d\\u00e9ric 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Il y avait donc une chapellerie \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur de l\u2019\u00e9glise fond\u00e9e pour l\u2019\u00e2me de la Dame d\u2019Avesnes<\/p>\n<p>En 1533, la vo\u00fbte de la grande nef n\u2019\u00e9tait pas encore achev\u00e9e car la restauration coutait tr\u00e8s cher.<\/p>\n<p>Anim\u00e9e d\u2019une fervente pi\u00e9t\u00e9, Louise d\u2019Albret avait affect\u00e9 ses \u00e9pargnes \u00e0 la r\u00e9novation de l\u2019\u00e9glise, qui n\u2019avaient cependant pas suffi. La ville, de son c\u00f4t\u00e9, y avait consacr\u00e9 toutes ses ressources et on s\u2019ing\u00e9niait \u00e0 en cr\u00e9er d\u2019autres. On en vint \u00e0 imposer, aux locataires des biens du cantuaire de Penthi\u00e8vre, situ\u00e9s \u00e0 St Saulve, outre les pots-de-vin et les fermages ordinaires, en 1544 la somme de 500 livres \u00e0 payer en une fois et en 1558 la somme de 500 florins \u00e0 acquitter en cinq ans, pour le tout \u00eatre employ\u00e9 aux ouvrages de l\u2019\u00e9glise (Baux de 1544 et 1558 dans le Livre Rouge&nbsp; de la ville d\u2019Avesnes).<\/p>\n<p>Au moyen de plusieurs ressources de ce genre, un march\u00e9 dont font mention les archives de la ville put \u00eatre conclu entre le gouverneur, le mayeur, les jur\u00e9s d\u2019Avesnes et Gr\u00e9goire de S\u00e9meries, maitre tailleur, pour livrer et travailler enti\u00e8rement les pierres des verri\u00e8res de la fa\u00e7ade de l\u2019\u00e9glise, des ogives et autres petites verri\u00e8res des bas-c\u00f4t\u00e9s.<\/p>\n<p>Il fallut attendre 1549 pour que les meneaux et les vitraux fussent plac\u00e9s aux fen\u00eatres.<\/p>\n<p>Il ne parait pas que la tour et le ch\u0153ur eurent autant \u00e0 souffrir de l\u2019incendie de 1514 que le vaisseau. Le fait est qu\u2019en 1549, on se bornait \u00e0 raccommoder les quatre piliers de c\u00f4t\u00e9 de la tour (March\u00e9 du 3 f\u00e9vrier 1548 n,st 1549 dans le Livre Rouge pr\u00e9cit\u00e9) avant que, le 17 aout,&nbsp; venant du Quesnoy et de Landrecies Charles Quint fit sa joyeuse entr\u00e9e.<\/p>\n<p>Quant au ch\u0153ur, environn\u00e9 de fortes murailles dont la construction remontait vraisemblablement vers la fin du XII e si\u00e8cle, et vo\u00fbt\u00e9 solidement, dans le XV e si\u00e8cle, en briques soutenues par des arcades de pierres surbaiss\u00e9es ou en anses de panier, il n\u2019est pas \u00e9tonnant qu\u2019il ait r\u00e9sist\u00e9 au feu.<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Un des plus beaux exemples d\u2019\u00e9glise-halle<\/strong><\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"332\" height=\"546\" data-attachment-id=\"18478\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/la-collegiale-davesnes-sur-helpe-chroniques-et-melanges\/eglise-halle\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Eglise-halle.jpg?fit=332%2C546&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"332,546\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;fr\\u00e9d\\u00e9ric carr\\u00e9&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1688033637&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Eglise-halle\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Eglise-halle.jpg?fit=332%2C546&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Eglise-halle.jpg?resize=332%2C546&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-18478\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Eglise-halle.jpg?w=332&amp;ssl=1 332w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Eglise-halle.jpg?resize=182%2C300&amp;ssl=1 182w\" sizes=\"auto, (max-width: 332px) 85vw, 332px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n<p>La reconstruction de la nef prit certes du temps mais elle procure sans nul doute un des plus beaux exemples d\u2019\u00e9glise-halle par son unit\u00e9, sa simplicit\u00e9 et son ampleur. Flanqu\u00e9e des deux c\u00f4t\u00e9s de chapelles lat\u00e9rales, dans le go\u00fbt espagnol, et dont les murs s\u00e9paratifs servent \u00e0 contrebuter les vo\u00fbtes, elle fut reconstruite avec beaucoup de gr\u00e2ce.<\/p>\n<p>Le vaisseau est vaste et divis\u00e9 en trois nefs, s\u00e9par\u00e9es par des arcades en larges pierres de taille que soutiennent de hautes colonnes au nombre de huit, ou de quatre de chaque c\u00f4t\u00e9.<\/p>\n<p>Le vaisseau central est long d\u2019environ quarante m\u00e8tres, large de neuf et culmine \u00e0 une vingtaine de m\u00e8tres. Les collat\u00e9raux atteignent pratiquement la m\u00eame hauteur. La largeur de l&rsquo;ensemble atteint vingt neuf &nbsp;m\u00e8tres en fa\u00e7ade. De nos jours l\u2019int\u00e9rieur de l\u2019\u00e9glise offre dix chapelles lat\u00e9rales.<\/p>\n<p>Cette nef halle a tr\u00e8s peu d&rsquo;\u00e9quivalent en France. On retrouve en revanche en Belgique des constructions analogues au premier rang desquelles l&rsquo;\u00e9glise Saint Pierre Saint Paul de Chimay qui lui est contemporaine.<\/p>\n<p>Les vo\u00fbtes resserr\u00e9es et comme encadr\u00e9es entre des arceaux de pierres en ogives et \u00e0 c\u00f4tes n\u2019ont d\u2019\u00e9paisseur que la largeur d\u2019une brique, et ne plaisent pas moins par la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 qu\u2019elles n\u2019\u00e9tonnent par la hardiesse&nbsp;: il semble qu\u2019il suffise d\u2019un choc, de la moindre l\u00e9zarde, pour les pr\u00e9cipiter sur le pav\u00e9 et pourtant elles subsistent intactes depuis cinq si\u00e8cles. Judicieusement, ces vo\u00fbtes en ar\u00eates avec nervures en pierre forment des arcs doubleaux et entrecrois\u00e9s.<\/p>\n<p>On entrait alors par cinq portes, trois cintr\u00e9es, toutes trois de front, qui subsistent, et deux lat\u00e9rales dont il ne reste plus de traces.<\/p>\n<p>L\u2019int\u00e9rieur \u00e9tait \u00e9clair\u00e9 par treize fen\u00eatres oblongues, termin\u00e9es en ogives, mais disparates. De nos jours il est \u00e9clair\u00e9 par dix neuf fen\u00eatres \u00e0 encadrement en pierre bleue et en partie \u00e0 meneaux toujours d\u2019in\u00e9gale hauteur et de largeur.<\/p>\n<p>Dix piliers et dix t\u00eates de mur supportent 17 arcades dont 15 sont en arcs tiers-point plus ou moins aigu et deux en plein cintre.<\/p>\n<p>Le jub\u00e9, avec une balustrade et quatre colonnes en marbre de diff\u00e9rentes couleurs et de forme semi circulaire, se situait \u00e0 l\u2019entr\u00e9e du ch\u0153ur. On distinguait sur le jub\u00e9 un grand crucifix qui touchait \u00e0 la vo\u00fbte du ch\u0153ur, le christ passait pour avoir \u00e9t\u00e9 sculpt\u00e9 au couteau par des prisonniers. La tribune fut d\u00e9plac\u00e9e en 1745 au dessus de la porte d\u2019entr\u00e9e principale entre les bancs de Messieurs du Magistrat et celui dit du Prince, le christ demeurant dans le ch\u0153ur.<\/p>\n<p>En mai 1719 une Chaire de v\u00e9rit\u00e9 de forme octogonale, orn\u00e9e de bas-reliefs, fut donn\u00e9e par \u00c9tienne Mutte, un officier de l\u2019\u00e9v\u00eaque de Gand.<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Une \u00e9glise en coll\u00e9giale en 1534<\/strong><\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>En 1533, la princesse d\u2019Albret fit \u00e9riger l\u2019\u00e9glise en coll\u00e9giale en fondant un chapitre qu\u2019elle dota de treize pr\u00e9bendes dont la collation fut confi\u00e9e au v\u00e9n\u00e9rable abb\u00e9 de Blois et \u00e0 ses successeurs.<\/p>\n<p>Un cur\u00e9 et deux vicaires avaient jusqu\u2019alors desservi la paroisse. Le chapitre fut compos\u00e9 d\u2019un pr\u00e9v\u00f4t, d\u2019un doyen, d\u2019un chantre, d\u2019un \u00e9col\u00e2tre et de huit autres chanoines du nombre auxquels il y \u00e9tait ajout\u00e9 le cur\u00e9 de la paroisse, chanoine n\u00e9. Outre les revenus affect\u00e9s aux pr\u00e9bendes, la fondatrice assigna sur ses \u00e9pargnes des fonds suffisants pour les gages d\u2019un b\u00e2tonnier, de six enfants de ch\u0153ur, d\u2019un maitre de musique, d\u2019un organiste et le salaire des sonneurs. Mais le chapitre demeura charg\u00e9 de l\u2019entretien du ch\u0153ur et de celui de deux chapelles lat\u00e9rales, dont la princesse lui avait abandonn\u00e9 le patronage, celle de saint Jean Baptiste et celle de sainte Marie Magdeleine, collectivement d\u00e9sign\u00e9es dans la clause d\u2019abandon, de chapelles du ch\u00e2teau.<\/p>\n<p>Le pape Cl\u00e9ment VII approuva la fondation du chapitre d\u2019Avesnes par un bref du 30 juillet 1533. Le titre de cette fondation ne fut n\u00e9anmoins dress\u00e9 que le 10 avril 1534. La princesse de Chimay et dame d\u2019Avesnes mourut le 12 septembre 1535 et ses fun\u00e9railles eurent lieu avec une grande pompe le 12 octobre dans la coll\u00e9giale o\u00f9 elle fut inhum\u00e9e (livre du pr\u00f4ne de l\u2019\u00e9glise d\u2019Avesnes de 1529 \u00e0 1544 Biblioth\u00e8que de Lille F A N\u00b042).<\/p>\n<p>Son fils Philippe de Croy, ratifia le 3 janvier 1536 l\u2019\u0153uvre de sa m\u00e8re. Toutefois, les six vicaires qu\u2019elle avait eu le projet d\u2019adjoindre aux chanoines pour les suppl\u00e9er en cas de maladie ou d\u2019absence ne furent pas institu\u00e9s. Un des treize canonicats qu\u2019elle avait cr\u00e9\u00e9s fut supprim\u00e9 \u00e0 la mort du premier chanoine, et la pr\u00e9bende qui y \u00e9tait attach\u00e9e se r\u00e9partit entre les autres membres du chapitre.<\/p>\n<p>Les douze chanoines habitaient autour de l\u2019\u00e9glise, rue de Berry et rue d\u2019Albret qui fut d\u2019abord la rue des Lombards.<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Nef centrale, collat\u00e9raux, chapelles <\/strong><\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"350\" height=\"590\" data-attachment-id=\"19717\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/la-collegiale-davesnes-sur-helpe-chroniques-et-melanges\/plan-3\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Plan-1.jpg?fit=350%2C590&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"350,590\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;CARRE&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1729864764&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" data-image-title=\"Plan\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Plan-1.jpg?fit=350%2C590&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Plan-1.jpg?resize=350%2C590&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-19717\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Plan-1.jpg?w=350&amp;ssl=1 350w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Plan-1.jpg?resize=178%2C300&amp;ssl=1 178w\" sizes=\"auto, (max-width: 350px) 85vw, 350px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Plan de la Coll\u00e9giale<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<p>L&rsquo;eglise Saint-Nicolas est construite sur le plan basilical avec nef centrale, deux collat\u00e9raux, chapelles, choeur et abside.<\/p>\n<p>La nef centrale et les bas-c\u00f4t\u00e9s sont divis\u00e9s en quatre trav\u00e9es par les supports de la voute. Une cinqui\u00e8me trav\u00e9e a fait partie da choeur jusqu&rsquo;en 1851. Elle correspond \u00e0 l&rsquo;espace qui s\u00e9pare l&rsquo;arc triomphal les deux derni\u00e8res piles de la nef et peut \u00eatre consid\u00e9r\u00e9e comme appartenant au transept.<\/p>\n<p>Sur les huit trav\u00e9es des collat\u00e9raux s&rsquo;ouvrent largement autant de chapelles, peu profondes. Celles du c\u00f4t\u00e9 nord \u2014 sauf la chapelle Sainte-Anne \u2014 sont moins profondes que celles du c\u00f4t\u00e9 sud.<\/p>\n<p>De chaque cote de Ia cinqui\u00e8me trav\u00e9e vers le choeur et de plain-pied avec la nef, se trouvent deux vastes chapelles, celle de la Vierge (c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;Evangile) et celle de Saint Nicolas (c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;Epitre) constituant en quelque sorte les bras nord et sud du transept.<\/p>\n<p>Ceux-ci ne d\u00e9passent pas l&rsquo;alignement des chapelles. On trouve une disposition \u00e0 peu pros analogue \u00e0 l&rsquo;\u00e9glise Saint Martin, de Marcinelle (Belgique) \u2014 reconstruite de 1484 \u00e0 1505 \u2014 o\u00f9 le transept n&rsquo;existe que sous la forme d&rsquo;une trav\u00e9e plus large sur laquelle empi\u00e8te le choeur.<\/p>\n<p>Parmi les irr\u00e9gularit\u00e9s qu&rsquo;on s&rsquo;est plu \u00e0 remarquer dans le plan de l&rsquo;\u00e9glise, notons : la tr\u00e8s l\u00e9g\u00e8re d\u00e9viation de l&rsquo;axe du choeur du cote de l&rsquo;Epitre (5) et surtout la profondeur in\u00e9gale des chapelles : profondes de 3 m. 65 du c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;Epitre, elles ne mesurent que 2 m. 85 du c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;Evangile \u2014 exception faite pour Ia chapelle Sainte-Anne. Dans le m\u00eame ordre d&rsquo;id\u00e9es, on constate que la chapelle de la Vierge mesure 3 m. 65 de largeur, contre 4 m. 35 pour la chapelle de Saint-Nicolas qui lui fait face. De tout ceci r\u00e9sulte que les trois premi\u00e8res chapelles du c\u00f4t\u00e9 de L&rsquo;Evangile sont en l\u00e9ger retrait sur celles de Sainte-Anne et de la Vierge.<\/p>\n<p>Notons aussi qu&rsquo;\u00e0 cette portion de la fa\u00e7ade septentrionale \u2014portion remarquable par l&rsquo;unit\u00e9 de son appareil \u2014 furent adoss\u00e9s des b\u00e2timents jusqu&rsquo;en 1822. L&rsquo;irr\u00e9gularit\u00e9 constat\u00e9e serait-elle imputable \u00e0 des questions de voirie et d&rsquo;expropriation ? Peut-\u00eatre tendrait-elle \u00e0 prouver que certaines parties d&rsquo;un \u00e9difice ant\u00e9rieur \u00e0 la fin du XV si\u00e8cle furent utilis\u00e9es lors de Ia r\u00e9fection de l&rsquo;\u00e9glise effectu\u00e9e \u00e0 cette \u00e9poque ?<\/p>\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"589\" height=\"798\" data-attachment-id=\"19739\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/la-collegiale-davesnes-sur-helpe-chroniques-et-melanges\/arcades\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Arcades.jpg?fit=589%2C798&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"589,798\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;CARRE&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1730023382&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Arcades\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Arcades.jpg?fit=589%2C798&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Arcades.jpg?resize=589%2C798&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-19739\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Arcades.jpg?w=589&amp;ssl=1 589w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Arcades.jpg?resize=221%2C300&amp;ssl=1 221w\" sizes=\"auto, (max-width: 589px) 85vw, 589px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Int\u00e9rieur<\/figcaption><\/figure>\n<p>Nef, collat\u00e9raux et chapelles sont enti\u00e8rement vo\u00fbt\u00e9s sur crois\u00e9e d&rsquo;ogives. Les collat\u00e9raux s&rsquo;ouvrent sur la nef centrale par de grandes arcades en pierre de taille et de trac\u00e9 bris\u00e9 assez aigu. Elles sent \u00e9paul\u00e9s \u00e0 l&rsquo;E par les murs \u00e9pais (1 m. 55) qui limitent partiellement le choeur actuel et, \u00e0 l&rsquo;O., par les quatre gros piliers qui supportent la tour. Leur profil rectiligne \u00e0 ar\u00eates abattues pr\u00e9sentent les caract\u00e8res de simplicit\u00e9 des grandes arcades de Ia fin du XV si\u00e8cle.<\/p>\n<p>Un mur en briques formant dans sa partie visible un \u00e9troit tympan entre les arcades et les formerets de la vo\u00fbte se poursuit, sous le comble par un mur en moellons qui supporte des piliers et des arcades sur lesquels repose la toiture. En surhaussant ainsi les arcs bas, le constructeur obtient un nivellement relatif des sommets des arcs. II \u00e9vite donc que les panneaux de remplissage de la vo\u00fbte ne s&rsquo;abaissent, \u00e0 partir de la clef des ogives, vers les c\u00f4t\u00e9s de la trav\u00e9e et que la vo\u00fbte ne prenne une forme bomb\u00e9e. Ce proc\u00e9d\u00e9 \u2014 rudimentaire et ancien \u2014 t\u00e9moigne d&rsquo;un certain manque de hardiesse de la part du constructeur qui e\u00fbt pu, semble-t-il, exploiter plus \u00e0 fond la propri\u00e9t\u00e9 que poss\u00e8de l&rsquo;arc bris&amp; de culminer \u00e0 des hauteurs diff\u00e9rentes suivant l&#8217;emplacement de ses centres.<\/p>\n<p>Les vo\u00fbtes des collat\u00e9raux s&rsquo;\u00e9l\u00e8vent presque \u00e0 la m\u00eame hauteur que les vo\u00fbtes de la nef centrale. Cette disposition \u2014 fr\u00e9quente au XV si\u00e8cle \u2014 contribue \u00e0 donner \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de l&rsquo;\u00e9difice cet air de grandeur et de majest\u00e9 qui frappe les moins avertis. Cette impression de \u00ab spaciosit\u00e9 \u00bb est renforc\u00e9e par la vue qu&rsquo;on a, de la nef, sur les collat\u00e9raux et le renfoncement des chapelles.<\/p>\n<p>Par contre, la nef centrale est aveugle et ne re\u00e7oit la lumi\u00e8re que des fen\u00eatres perc\u00e9es dans les fa\u00e7ades lat\u00e9rales. Le collat\u00e9ral nord, moins large (3 m. 55) que le collat\u00e9ral sud (4 m. 85), est aussi sensiblement moins \u00e9lev\u00e9, bien que le trac\u00e9 de ses arcs soit plus aigu.<\/p>\n<p>Les arcades des collat\u00e9raux, band\u00e9es entre les piliers et les murs s\u00e9paratifs des chapelles, pr\u00e9sentent le m\u00eame trac\u00e9 et le m\u00eame profil que les grandes arcades, avec cette diff\u00e9rence que l&rsquo;axe des formerets est d\u00e9jet\u00e9, soit vers la droite (collat\u00e9ral droit) soit vers Ia gauche (collat\u00e9ral gauche), par rapport \u00e0 celui des doubleaux et de la crois\u00e9e d&rsquo;ogives. II y a l\u00e0, malgr\u00e9 l&#8217;emploi du tas de charge, une certaine gaucherie dans la naissance des nervures : tandis que, d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9, formeret ogives retombent sur les murs des chapelles \u2014o\u00f9 la place n&rsquo; \u00e9tait pas mesur\u00e9e \u2014 de l&rsquo;autre, ces nervures s&rsquo;ins\u00e8rent difficilement, et sans atteindre Ia ligne des impostes, entre la retomb\u00e9e des grandes arcades et la retomb\u00e9e des doubleaux des bas-c\u00f4t\u00e9s.<\/p>\n<p>Dans la nef centrale, la vo\u00fbte de chaque trav\u00e9e est sur plan carr\u00e9. Les collat\u00e9raux \u00e9tant mains larges que la nef centrale et les chapelles \u00e9tant encore moins profondes, leurs vo\u00fbtes sont \u00e9tablies sur plan barlong.<\/p>\n<p>Etant donn\u00e9 les dimensions des vo\u00fbtes de la nef centrale, on a employ\u00e9 le trac\u00e9 plein-cintre pour les ogives afin de r\u00e9duire autant que possible la hauteur \u00e0 laquelle il eut fallu porter la clef de vo\u00fbte.<\/p>\n<p>Crois\u00e9e d&rsquo;ogives et doubleaux supportent les panneaux de remplissage de la vo\u00fbte \u2014 l\u00e9g\u00e8re et hardie \u2014 qui n&rsquo;a que l&rsquo;\u00e9paisseur d&rsquo;une brique de champ. Les rangs de briques sont parall\u00e8les \u00e0 la ligne de faite des vo\u00fbtains, donc perpendiculaires aux c\u00f4t\u00e9s de la trav\u00e9e et obliques \u00e0 l&rsquo;ogive.<\/p>\n<p>Tandis que, dans presque toutes les constructions gothiques, l&rsquo;appareil des vo\u00fbtains en briques est d&rsquo;une facture grossi\u00e8re et doit recevoir un enduit destin\u00e9 \u00e0 en cacher les irr\u00e9gularit\u00e9s, \u00e0 Avesnes, comme dans la plupart des \u00e9glises du Hainaut (Sainte-Waudru, de Mons, Braine-le-Comte, Chimai, etc\u2026), les vo\u00fbtains, soigneusement jointoy\u00e9s, ont \u00e9t\u00e9 con\u00e7us pour rester apparents.<\/p>\n<p>Aux clefs de vo\u00fbtes (nef centrale, collat\u00e9raux et chapelles) et \u00e0 celles des arcades moulur\u00e9es qui ouvrent sur les chapelles, on remarque les armoiries de la yille, celles des Croy-Albret \u2014 autant qu&rsquo;on puisse en juger \u2014 le Christ en croix et deux personnages agenouill\u00e9s, Saint-S\u00e9bastien, patron des archers, trois fleurs de lis, des rosaces, etc\u2026<\/p>\n<p>La retomb\u00e9e des doubleaux et des branches d&rsquo;ogives de la nef centrale est constitu\u00e9e par un faisceau de trois moulures qui se termine en pointe entre les formerets, encadr\u00e9s eux-m\u00eames par les grandes arcades. En fait, on a simul\u00e9, par la sculpture, des retomb\u00e9es distinctes pour chacun de ses organes. Ces nervures reposant, th\u00e9oriquement, sur une pierre qui se terminerait en pointe, seraient en effet incapables de r\u00e9sister \u00e0 la pression. Aussi, le constructeur a-t-il employ\u00e9 l&rsquo;artifice du tas-de-charge, g\u00e9n\u00e9ralement de quatre assises.<\/p>\n<p>La vo\u00fbte de la chapelle de Saint-Nicolas ( vers 1520) plus \u00e9lev\u00e9e est aussi d&rsquo;une structure plus compliqu\u00e9e et t\u00e9moigne des r\u00e9fections et remaniements que nous avons constat\u00e9s dans le premier quart du XVI\u00b0 si\u00e8cle (suppression probable des bras du transept). Les ogives dessinent un W dont les deux pointes viennent s&rsquo;ench\u00e2sser dans le mur de la fa\u00e7ade Sud, l&rsquo;une entre les deux grandes fen\u00eatres, l&rsquo;autre \u2014 contrebut\u00e9e par un contrefort ext\u00e9rieur \u2014 dans le mur plein parall\u00e8le \u00e0 celui du choeur. Des branches d&rsquo;ogives secondaires d\u00e9terminent cinq clefs de vo\u00fbte par leur rencontre avec les branches d&rsquo;ogives principales.<\/p>\n<p>Les nervures \u2014 ogives et doubleaux \u2014 pr\u00e9sentent le m\u00eame profil et la m\u00eame \u00e9l\u00e9gance dans toutes les parties de l&rsquo;\u00e9glise : nef centrale, collat\u00e9raux et chapelles.<\/p>\n<p>La premi\u00e8re trav\u00e9e en entrant est limit\u00e9e par quatre gros piliers cylindriques de 6 m. 5o de circonf\u00e9rence dont deux sont \u00e0 demi noy\u00e9s clans le mur de la fa\u00e7ade. Ces quatre piliers supportent tout le poids de la tour, y compris les contreforts d&rsquo;angle de sa face Est : ceux-ci s&rsquo;arr\u00eatent en effet au niveau de la vo\u00fbte et portent sur les arcades naissantes de la nef et des bas-c\u00f4t\u00e9s.<\/p>\n<p>Ces gros piliers cylindriques, dont la partie inferieure est soulign\u00e9e par un volumineux tore, reposent sur un socle octogonal. Le passage de l&rsquo;octogone au cylindre est habilement m\u00e9nag\u00e9 par un enga\u00eenement moulur\u00e9 et festonn\u00e9.<\/p>\n<p>Une disposition analogue se retrouve \u00e0 la partiec sup\u00e9rieure de ces quatre piliers, le tore faisant place \u00e0 une moulure profil\u00e9e en larmier.<\/p>\n<p>Un tailloir octogonal \u2014 compos\u00e9 de deux listels, s\u00e9par\u00e9s par une gorge, et d&rsquo;un cavet \u2014 re\u00e7oit la retomb\u00e9e des grandes arcades, ainsi que celle des doubleaux de la nef centrale et des collat\u00e9raux. Nous avons vu plus haut que les arcades elles-m\u00eames, \u00e0 leur d\u00e9part, supportent les contreforts orientaux de la tour.<\/p>\n<p>Les six autres piliers \u2014 de plus petites dimensions (3 m. 25 de circonf\u00e9rence) puisqu&rsquo;ils n&rsquo;ont \u00e0 supporter, avec les grandes arcades, que Ia retomb\u00e9e des doubleaux et des ogives de la nef et des bas-c\u00f4t\u00e9s \u2014 pr\u00e9sentent les m\u00eames dispositions et une mouluration analogue dans leur partie sup\u00e9rieure. Ils sont constitu\u00e9s par des demi-tambours appareill\u00e9s et altern\u00e9s de telle sorte que les joints montants se recoupent \u00e0 peu pr\u00e8s r\u00e9guli\u00e8rement.<\/p>\n<p>Ces dix supports, gros et petits. sont en belle pierre bleue, dense, solide mais quelque peu rebelle au ciseau du sculpteur : en dehors des moulures d\u00e9j\u00e0 signal\u00e9es. des clefs de vo\u00fbtes et des chapiteaux du choeur, l&rsquo;\u00e9glise ne comporte aucune ornementation int\u00e9rieure.<\/p>\n<p>On remarque sur les piliers des marques de t\u00e2cherons ou d&rsquo;appareillage, reproduites parfois sur des blocs contigus : des fl\u00e8ches, des pointe double. des 4, des triangles. etc\u2026<\/p>\n<p>Aux huit piliers de la nef correspondent, \u00e0 droite et \u00e0 gauche quatre contreforts int\u00e9rieurs en forme de murs \u00e9pais(1 m. 55) qui \u00e9paulent la pouss\u00e9e des vo\u00fbtes des collat\u00e9raux et, par l&rsquo;interm\u00e9diaire des doubleaux de ces collat\u00e9raux. la pouss\u00e9e des vo\u00fbtes de la nef centrale : chacun de ces murs-boutants correspond donc \u00e0 une retomb\u00e9e des vo\u00fbtes de la nef.<\/p>\n<p>Ce sont en d\u00e9finitive ces pans de murs transversaux qui assurent, par l&rsquo;inertie de leur masse, la stabilit\u00e9 et la coh\u00e9sion de la plus grande partie de l&rsquo;\u00e9difice.<\/p>\n<p>Ils isolent huit chapelles qui s&rsquo;ouvrent, au Nord et au Sud, sur les huit trav\u00e9es des bas-c\u00f4t\u00e9s \u2014 mises \u00e0 part les chapelles de la Vierge (\u00e0 gauche) et de Saint-Nicolas (\u00e0 droite) qui ont les proportions et la disposition de v\u00e9ritables bras de transept.<\/p>\n<p>Ces chapelles sont : du c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;\u00e9pitre et en allant vers le choeur, celles du Rosaire, de Saint-Antoine, de Notre-Dame des Mouches, de Tous les Saints ; du c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;\u00e9vangile, celles des Fonts-baptismaux, de Saint-Joseph, du Sacr\u00e9-C\u0153ur et de Sainte-Anne.<\/p>\n<p>Sur\u00e9lev\u00e9es d&rsquo;une marche, largement ouvertes sur les bas-c\u00f4t\u00e9s et peu profondes, ces chapelles ont des vo\u00fbtes d&rsquo;ogives l\u00e9g\u00e8res, de plan barlong. Ces derni\u00e8res s&rsquo;\u00e9l\u00e8vent sensiblement \u00e0 la m\u00eame hauteur que les vo\u00fbtes des collat\u00e9raux.<\/p>\n<p>D\u00e8s le XIV si\u00e8cle, l\u00a0\u00bbusage des chapelles \u00e9tait devenu tellement courant qu&rsquo;elles \u00e9taient pr\u00e9vues dans le plan de l&rsquo;\u00e9difice. C&rsquo;est le cas pour l&rsquo;\u00e9glise d&rsquo;Avesnes.<\/p>\n<p>On remarque sur la partie des murs-boutants qui est apparente un certain nombre de marques de t\u00e2cherons ou d&rsquo;appareillage : carr\u00e9s, croix, triangles, \u00e9toiles \u00e0 six branches, fl\u00e8ches, niveaux, \u00e9querres\u2026 La pr\u00e9sence des m\u00eames marques sur tous ces contreforts int\u00e9rieurs prouve que ceux-ci sont de la m\u00eame \u00e9poque.<\/p>\n<p>Chacune des chapelles est \u00e9clair\u00e9e par une fen\u00eatre qui fournit en m\u00eame temps la lumi\u00e8re aux bas-c\u00f4t\u00e9s et \u00e0 la nef centrale Ces baies ont un glacis et leurs pi\u00e9droits sont simplement chanfreines. Seules les baies de la chapelle de Saint-Nicolas sont \u00e9bras\u00e9es.<\/p>\n<p>Du c\u00f4t\u00e9 de Ia fa\u00e7ade occidentale, l&rsquo;orgue emp\u00eache tout acc\u00e8s \u00e0 la grande baie qui surmonte le portail central. Enti\u00e8rement masqu\u00e9e aujourd&rsquo;hui par l&rsquo;orgue, elle devait autrefois prodiguer la lumi\u00e8re dans la grande nef. Lors de la r\u00e9fection des vo\u00fbtes de la chapelle des Fonts-baptismaux, on a pu constater que la grandle fen\u00eatre de gauche de la fa\u00e7ade (chap, des Fonts) avait primitivement les m\u00eames dimensions que celle de droite. Elle a \u00e9t\u00e9 r\u00e9duite par l&rsquo;\u00e9tablissement de l&rsquo;escalier \u00e0 vis entre cette fen\u00eatre et le grand contrefort de la tour.<\/p>\n<p>La fen\u00eatre de droite, intacte, est largement \u00e9bras\u00e9e comme la pr\u00e9c\u00e9dente et son embrasure est constitu\u00e9e par un ensemble de moulures compliqu\u00e9es. Un tore, plus important que les autres simule une colonnette et divise l&#8217;embrasure en deux parties \u00e0 la hauteur du glacis. Mais, tandis qu&rsquo;\u00e0 la fen\u00eatre mutil\u00e9e de gauche la base de la colonnette qui subsiste est rudimentaire, ici la base repose sur un socle prismatique \u00e0 ar\u00eates vives et \u00e0 faces concaves caract\u00e9ristiques du flamboyant.<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Les boiseries de 1534<\/strong><\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>II existe dans les deux premi\u00e8res chapelles lat\u00e9rales de l\u2019\u00c9glise d&rsquo;Avesnes, celle de droite, chapelle du Rosaire et celle de gauche, fonts baptismaux, des boiseries int\u00e9ressantes par leur anciennet\u00e9. Elles remontent en effet \u00e0 la reconstruction de ]&rsquo;\u00c9difice par Louise d&rsquo;Albret et faisaient partie des premiers rev\u00eatements lambrisses dont fut orn\u00e9e la coll\u00e9giale lors de la fondation du Chapitre.<\/p>\n<p>Ces panneaux de ch\u00eane, tr\u00e8s simples par eux-m\u00eames, sont s\u00e9par\u00e9s par des bandes d&rsquo;environ huit centim\u00e8tres orn\u00e9es de fines sculptures en plein bois dans le style Renaissance. ces ornements figurent, soit des motifs purement d\u00e9coratifs, soit des attributs all\u00e9goriques de m\u00e9tiers ou d&rsquo;arts diff\u00e9rents.<\/p>\n<p>L&rsquo;histoire de ces boiseries qui portent la date de 1534, date de la fondation du chapitre, n&rsquo;est pas d\u00e9pourvue d\u2019int\u00e9r\u00eat. Elles n&rsquo;ont pas toujours \u00e9t\u00e9 plac\u00e9es l\u00e0 o\u00f9 nous les voyons aujourd&rsquo;hui. Elles ont \u00e9t\u00e9 faites, \u00e0 l&rsquo;origine, pour garnir le fond du ch\u0153ur, les murs de l&rsquo;abside auxquels \u00e9taient adoss\u00e9es les stalles des chanoines.<\/p>\n<p>Le 18 septembre 18o4, le conseil de fabrique s\u2019\u00e9tant r\u00e9uni pour statuer sur certaines questions il fut, entre autres choses d\u00e9cid\u00e9 que <strong>\u00ab<\/strong>la boiserie existante au fond du sanctuaire serait r\u00e9par\u00e9e \u00bb. C\u2019\u00e9tait le moment o\u00f9 l\u2019\u00c9glise venait d&rsquo;\u00eatre rendue au culte et o\u00f9 le nouveau cur\u00e9-doyen, Philippe-Joseph Bonnaire, install\u00e9 depuis le 28 f\u00e9vrier 1803, travaillait activement \u00e0 la restauration paroissiale.<\/p>\n<p>En 1851, les panneaux en question furent transport\u00e9s dans les deux premi\u00e8res chapelles lat\u00e9rales. Celle du Rosaire qui autrefois, m\u00eame apr\u00e8s la R\u00e9volution, contenait les fonts baptismaux, poss\u00e9dait des boiseries datant de 1769 et qui avaient \u00e9t\u00e9 \u00e9tablies par le sieur Colinet, menuisier \u00e0 Avesnes, pour la somme de 400 livres. Elle comportaient des armoires et un confessionnal qui existait encore apr\u00e8s la R\u00e9volution.<\/p>\n<p>Quant aux boiseries actuelles du ch\u0153ur, qui sont l\u2019\u0153uvre \u00e9galement d&rsquo;un menuisier local, elles n&rsquo;ont rien de remarquable. Notons seulement encore, comme disposition diff\u00e9rente, que les stalles \u00e9taient, avant ces modifications. plac\u00e9es contre les grilles en bois qui fermaient sur les c\u00f4t\u00e9s le prolongement du ch\u0153ur vers la nef.<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Le mausol\u00e9e de Louise d\u2019Albret<\/strong><\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>Le chapitre, en signe de profonde reconnaissance envers leur fondatrice, fit \u00e9lever, dans le ch\u0153ur de l\u2019\u00e9glise, \u00e0 gauche, un mausol\u00e9e en marbre noir, supportant un prie-Dieu de m\u00eame marbre sur lequel une statue en marbre blanc de la plus belle qualit\u00e9 repr\u00e9sentait Louise d\u2019Albret (Expilly ,333). On admirait la princesse agenouill\u00e9e, priant, les genoux appuy\u00e9s sur un coussin o\u00f9 reposait un petit chien, et les mains jointes au dessus d\u2019un livre d\u2019heures ouvert devant elle. Couverte d\u2019un manteau qui descendait du haut des \u00e9paules jusqu\u2019aux talons, et coiff\u00e9e d\u2019un couvre-chef \u00e0 barbes, surmont\u00e9 d\u2019une couronne ducale, la princesse avait une pose simple, naturelle (Lebeau Pr\u00e9cis de l\u2019histoire d\u2019Avesnes). Ce monument, comme tous ceux qui existaient dans l\u2019\u00e9glise en 1793, fut alors d\u00e9truit.<\/p>\n<p>On y remarquait encore dans ces premi\u00e8res ann\u00e9es de la r\u00e9volution, le tombeau de Jean d\u2019Aneux et l\u2019\u00e9pitaphe du marquis de Cr\u00e8vec\u0153ur, deux anciens gouverneurs d\u2019Avesnes.<\/p>\n<p>Le tombeau, large sarcophage, en marbre blanc, surmont\u00e9 de la statue de Jean d\u2019Aneux \u00e0 genoux et les mains jointes vis-\u00e0-vis un crucifix, \u00e9tait renferm\u00e9 dans une cellule adoss\u00e9e ext\u00e9rieurement au mur du fond de la quatri\u00e8me des chapelles de gauche. Il tirait du jour par une large fen\u00eatre du c\u00f4t\u00e9 de la rue, et, par un treillis du c\u00f4t\u00e9 de la chapelle.<\/p>\n<p>D\u2019\u00e9pitaphe du marquis de Cr\u00e8vec\u0153ur \u00e9tait grav\u00e9e en lettres d\u2019or sur une table de marbre noir orn\u00e9e d\u2019embl\u00e8mes en marbre blanc, entre autres de deux mains s\u2019allongeant comme pour se prendre et tenant chacune un c\u0153ur enflamm\u00e9 (Lebeau Pr\u00e9cis de l\u2019histoire d\u2019Avesnes).<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Un carillon en 1549<\/strong><\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>On fonda douze cloches pour les joindre \u00e0 l\u2019horloge. Ce carillon fut le premier qu\u2019ait eu Avesnes. A cet ensemble s&rsquo;ajoutait des cloches de vol\u00e9e dont en particulier la grosse cloche donn\u00e9e par Charles Quint en 1514 et nomm\u00e9e pour cette raison Charlotte. Elle avait \u00e9t\u00e9 fondue par Simon Wagheven, fondeur de Malines, et portait la devise \u00a0\u00bb Vive Bourgogne \u00ab\u00a0. Quant \u00e0 l\u2019horloge, elle fut remplac\u00e9e le 29 janvier 1769.<\/p>\n<p>D&rsquo;autres timbres furent rajout\u00e9s pour arriver en 1791 \u00e0 30 cloches. La ville payait alors un carillonneur &#8211; organiste 500 livres par an ind\u00e9pendamment des sonneurs et des guetteurs.<\/p>\n<p>Le Carillon ne cessa de fonctionner pendant la R\u00e9volution.<\/p>\n<p>Le carillon de nos jours vient de l\u2019abbaye de Liessies, il avait \u00e9t\u00e9 fondu \u00e0 Louvain en 1767 et 1768. &nbsp;Il a \u00e9t\u00e9 remis en \u00e9tat en 1884<\/p>\n<p>En 1917 six cloches furent descendues avec peine par les Allemands mais rest\u00e8rent \u00e0 Avesnes. L&rsquo;ensemble fut reconstitu\u00e9 sans trop de difficult\u00e9s en 1923.<\/p>\n<p>Mais le 2 Septembre 1944 alors que les troupes am\u00e9ricaines entraient en ville, le drapeau fran\u00e7ais fut hiss\u00e9 au sommet de la tour. Les troupes allemandes rest\u00e9es \u00e0 proximit\u00e9 lanc\u00e8rent un obus incendiaire qui d\u00e9truisit le Beffroi et occasionna la chute de l&rsquo;instrument. Seule Charlotte en raison de son poids ne fut pas bris\u00e9e mais seulement f\u00eal\u00e9e. Le d\u00f4me et la toiture ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9tablis en 1950.<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Le carillon en 2024<\/strong><\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>\u00ab L\u2018int\u00e9gralit\u00e9 des cloches du carillon (Cloches de vol\u00e9e incluses), ont toutes \u00e9t\u00e9 refondues par les ateliers Paccard, en 1 956, la ville en profita pour augmenter le nombre de cloches, passant de 30 avant-guerre, \u00e0 48 actuellement.&nbsp;&nbsp;<strong>L<\/strong>e carillon fixe, civil, se compose de 44 cloches, allant du Sol3, au R\u00e97, de fa\u00e7on chromatique, c\u2019est-a-dire, avec un demi-ton entre chaque cloche.&nbsp;<strong>T<\/strong>ous les quarts d\u2019heure, une agr\u00e9able m\u00e9lodie est jou\u00e9e, de fa\u00e7on automatique.&nbsp;<strong>B<\/strong>ien-s\u00fbr, celui-ci est jouable manuellement depuis la cabine, situ\u00e9e entre les cloches fixes, et les cloches de vol\u00e9e.&nbsp;<strong>L<\/strong>es cloches de vol\u00e9e, vou\u00e9es aux cultes, sont au nombre de 4, c\u2019est une imposante sonnerie qui s\u2019offre \u00e0 nous.&nbsp;<strong>L<\/strong>a plus petite des cloches sonne le Fa#3, elle se nomme joliment \u00ab&nbsp;Jos\u00e9phine&nbsp;\u00bb, elle p\u00e8se 705 kg, et mesure 105 cm de diam\u00e8tre.&nbsp;<strong>N<\/strong>ous pouvons remarquer que son battant a \u00e9t\u00e9 alourdi, en ajoutant une masse m\u00e9tallique en dessous de son \u00ab&nbsp;boulet&nbsp;\u00bb.&nbsp;<strong>L<\/strong>a moyenne, nomm\u00e9e \u00ab&nbsp;Hiltrude&nbsp;\u00bb, mesure pr\u00e8s de 120 cm, elle r\u00e9pond \u00e0 sa petite s\u0153ur, par un tr\u00e8s jolie Mi3, et p\u00e8se un peu plus de 950 kg.&nbsp;<strong>E<\/strong>lle dispose d\u2019inscriptions typique de la fonderie Paccard, tout comme la cloche pr\u00e9c\u00e9demment cit\u00e9e.&nbsp;<strong>L<\/strong>a deuxi\u00e8me plus grosse de l\u2019ensemble, avec un poids approchant les 1 500 kg, s\u2019appelle \u00ab&nbsp;Aldegonde&nbsp;\u00bb, je la trouve, \u00e0 titre personnel, la plus belle de l\u2019ensemble campanaire, bien que le bourdon soit \u00e9galement tr\u00e8s joli.&nbsp;<strong>E<\/strong>lle a un diam\u00e8tre de 134 cm et chante un tr\u00e8s beau R\u00e93. Et enfin, finissons en apoth\u00e9ose, avec Charlotte.&nbsp;<strong>C<\/strong>e beau bourdon a \u00e9t\u00e9 refondu sur le mod\u00e8le de l\u2019ancienne cloche, j\u2019ai d\u00e9j\u00e0 eu l\u2019occasion de voir ce genre de refonte \u00e0 Saint-Omer, et \u00e9galement \u00e0 Solre-Le-Ch\u00e2teau.&nbsp;<strong>N<\/strong>ous pouvons admirer pour le coup, les inscriptions gothiques parcourant la base de l\u2019\u00e9paule, ainsi que les diff\u00e9rents blasons des seigneurs de l\u2019\u00e9poque, ainsi que de celui de la ville.&nbsp;<strong>J<\/strong>e trouve ce genre de cloche, toute aussi int\u00e9ressante que les cloches historiques, en revanche, le son que la cloche \u00e9met, est typiquement Paccard, ce qui est un peu dommage, car la cloche fut accord\u00e9e pour donner un tr\u00e8s beau La2.&nbsp;<strong>A<\/strong>vec ses 175 cm de diam\u00e8tre, la cloche p\u00e8se 3 375 kg. Je vais conclure ce long texte en vous disant, que pour le moment, il s\u2019agit de la plus belle sonnerie qui m\u2019a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9 de voir depuis le d\u00e9but de cette belle aventure \u00bb. Source<a href=\"https:\/\/sonnerieshautsdefrance.com\/avesnes-sur-helpe\/\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/sonnerieshautsdefrance.com\/avesnes-sur-helpe\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\"> SHDF<\/a><\/p>\n<p>En d\u00e9cembre 2024 gr\u00e2ce \u00e0 la collecte de dons de l\u2019association \u00ab Sauvons la Coll\u00e9giale d\u2019Avesnes \u00bb, le carillon a \u00e9t\u00e9 automatis\u00e9 par l\u2019entreprise Lepers &amp; fr\u00e8res de Dompierre-sur-Helpe, sp\u00e9cialis\u00e9e dans l\u2019art campanaire. <\/p>\n<p>\u00ab Nous avons modernis\u00e9 le carillon, avec l\u2019\u00e9lectrification de 27 cloches pour remplacer les ritournelles qui tournaient depuis plus de cinquante ans. Chaque cloche est \u00e9quip\u00e9e d\u2019un marteau et les cloches sont programm\u00e9es toute la journ\u00e9e aux heures que nous souhaitons \u00bb, a expliqu\u00e9 Olivier Lepers. Source La Voix du Nord<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Les cloches-le carillon-l'horloge<\/strong><\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"527\" data-attachment-id=\"19771\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/la-collegiale-davesnes-sur-helpe-chroniques-et-melanges\/cloches\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Cloches.jpg?fit=768%2C527&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"768,527\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;CARRE&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1730126182&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Cloches\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Cloches.jpg?fit=768%2C527&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Cloches.jpg?resize=768%2C527&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-19771\" style=\"width:518px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Cloches.jpg?w=768&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Cloches.jpg?resize=300%2C206&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 85vw, 768px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Les cloches<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"768\" height=\"522\" data-attachment-id=\"19772\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/la-collegiale-davesnes-sur-helpe-chroniques-et-melanges\/horloge\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Horloge.jpg?fit=768%2C522&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"768,522\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;CARRE&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1730126409&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Horloge\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Horloge.jpg?fit=768%2C522&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Horloge.jpg?resize=768%2C522&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-19772\" style=\"width:534px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Horloge.jpg?w=768&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Horloge.jpg?resize=300%2C204&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 768px) 85vw, 768px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">l&rsquo;horloge<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<p>Avant que les cloches soient d\u00e9truites dans l&rsquo;incendie du 2 septembre 1944 avec le carillon, l&rsquo;horloge et les orgues, on comptait dans la tour 36 cloches, dont cinq servaient aux diverses sonneries.<\/p>\n<p>Le carillon proprement dit, qui provenait de l&rsquo;abbaye de Liessies, \u00e9tait constitu\u00e9 en 1914 par 32 timbres fixes de diff\u00e9rentes dimensions et deux cloches. Les trois autres cloches : Charlotte, Aldegonde et Hiltrude, \u00e9taient aussi reli\u00e9es au clavier du carillon.<\/p>\n<p>Six des plus gros timbres furent descendus par les Allemands, fin janvier 1918. L&rsquo;un deux, bris\u00e9 au cours de l&rsquo;op\u00e9ration, ne sembla pas avoir \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9. Les cinq autres furent suspendus en diff\u00e9rents lieux de la ville et regagn\u00e8rent la tour apr\u00e8s l&rsquo;armistice. II restait donc avant septembre 1944 31 timbres fixes.<\/p>\n<p>Deux cloches, Hiltrude et Benoite, dataient, comme les timbres, de 1767-1768. Elles furent refondues en 1879, en m\u00eame temps que le bourdon, enlev\u00e9es en 1917 et remplac\u00e9es en 1923. Le poids d&rsquo;Hiltrude fut alors ramen\u00e9 de 1250 \u00e0 1050 kilos (mi naturel). Un timbre du m\u00eame nom a \u00e9t\u00e9 refondu par Drouot, de Douai, en 1879. Benoite baptis\u00e9e Jeanne d&rsquo;Arc lors de cette refonte, p\u00e8se 45o kilos (la nature).<\/p>\n<p>Les trois autres cloches \u00e9taient : Charlotte, Aldegonde et Jos\u00e9phine.<\/p>\n<p>Charlotte \u2014 le bourdon ou grosse cloche &#8211; qui datait de 1514, fut refondue en 1879. Son poids fut alors port\u00e9 de 2.500 a 3.123 kilos. C&rsquo;est la seule qui ait \u00e9t\u00e9 respect\u00e9e par les Allemands, sans doute en raison des difficult\u00e9s que leur faisaient craindre ses dimensions et son poids (Elle portait aussi les armoiries de Charles-Quint comme empereur d&rsquo;Allemagne et comme duc de Bourgogne.). Elle donnait le <em>la<\/em> de l&rsquo;octave.<\/p>\n<p>Aldegonde, qui provenait aussi de l&rsquo;abbaye de Liessies, datait de 1617 et pesait 1425 kilos. Elle fut enlev\u00e9e le 15 octobre 1917 et remplac\u00e9e en 1923. Son poids \u00e9tait de 1460 kilos (mi naturel).<\/p>\n<p>Jos\u00e9phine, refondue en 1805, le fut \u00e0 nouveau en 1879. Enlev\u00e9e le 10 octobre 1917 et remplac\u00e9e en 1923 ,elle pesait 725 kilos (f<em>a di\u00e8ze<\/em>). On peut estimer le poids du carillon \u00e0 4.65o kilos \u2014 en y comprenant les deux cloches, Hiltrude et Jeanne d&rsquo;Arc. Les trois autres cloches pesaient un poids total de 5345 kilos. C&rsquo;est donc une charge de pr\u00e8s de 10.000 kilos que supportait le beffroi.<\/p>\n<p>Le nombre des cloches a vari\u00e9 au cours des \u00e2ges. Pour nous en tenir au XIX\u00b0 si\u00e8cle, disons qu&rsquo;au temps ou I. Lebeau \u00e9crivait son <em>Pr\u00e9cis de l&rsquo;histoire d&rsquo;Avesnes,<\/em> (1836), l&rsquo;\u00e9glise ne poss\u00e9dait plus \u00ab que deux de ses anciennes cloches [dont Charlotte, de 1514] et une cloche r\u00e9cente [Jos\u00e9phine, de 18o5] \u00bb, les autres ayant \u00e9t\u00e9 apport\u00e9es de Liessies avec le carillon.<\/p>\n<p>En 1855, il existait cinq cloches : la grosse, la cloche de justice et d&rsquo;alarme, la cloche de midi, celle du glas des morts, celle des basses-messes et de l&rsquo;angelus (S\u00e9ance du 7 mai 1855).<\/p>\n<p>En 1878, A. Lebeau (Les cloches d&rsquo;Avesnes, dans l&rsquo;Observateur, 24 novembre 1878) distinguait aussi les cloches par leur usage, malheureusement sans donner leurs noms : 1\u00b0) la grosse cloche [Charlotte], 2\u00b0) La cloche de justice ou d&rsquo;alarme (qu&rsquo;il appelle ailleurs la seconde cloche) ,qui annon\u00e7ait les ex\u00e9cutions capitales, le supplice de la marque, l&rsquo;exposition\u2026 3\u00b0) La cloche de midi (ou 3\u00e8 cloche), 4\u00b0) La cloche des petits enterrements [Jos\u00e9phine], 5\u00b0) La cloche de l&rsquo;Ang\u00e9lus. 6\u00b0) La cloche de la fermeture des portes. D&rsquo;apr\u00e8s lui, les n\u00b0 2. 3, 4, 5 et 6, provenaient de l&rsquo;abbaye de Liessies (y compris sans doute Jos\u00e9phine. refondue en 1805).<\/p>\n<p>Une note, (arch. Ch.-N. Peltrisot) les d\u00e9signait de la fa\u00e7on suivante : le bourdon ; le demi-bourdon (Hiltrude) : la cloche de l&rsquo;angelus (Saint-Lambert) : la 1\u00e8re cloche (Jos\u00e9phine) ; la 2\u00e8me cloche (Aldegonde).<\/p>\n<p>Ces quelques lignes montrent \u00e0 quelles difficult\u00e9s se heurte un essai d&rsquo;identification de nos cloches anciennes, sans parler de la confusion entre les timbres fixes du carillon et les cloches, des lectures erron\u00e9es, des confusions dont nous aurons \u00e0 parler. Les refontes, avec augmentation ou diminution du poids, les changements de nom m\u00eame, compliquent encore la question.<\/p>\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>I- La cloche de 1 509 <\/strong><\/p>\n<p>La plus ancienne cloche dont nos documents aient conserv\u00e9 le souvenir est celle de 1509. Elle passa ,par \u00e9change, \u00e0 la paroisse de Liessies en 1791 et fut enlev\u00e9e de ce clocher \u2014 avec une autre de 1616, provenant aussi d&rsquo;Avesnes, \u2014 le 26 d\u00e9cembre 1916.<\/p>\n<p>Elle illustre au mieux la circonspection avec laquelle il convient d&rsquo;accueillir les informations transmises par des auteurs diff\u00e9rents.<\/p>\n<p>Voici les inscriptions relev\u00e9es dans quelques historiens r\u00e9gionaux :<\/p>\n<p>\u00ab ANNO DOMINI MIL V X L (1540) JE FUT FAICT a ANNS (?) DOMINI MIL Ye ET IX (1509) JE FUT FAITE POUR AVESNES \u00bb (2) a ANNO DOMINI MIL V ET IX (1509) JE FVS FAITE POVR AVESNES \u00bb<\/p>\n<p>Max Bruchet, dans la Notice sur les monuments historiques du Nord ( Bull. de la Com. List. du Nord, t. XXXI, pp. 127 et 128.) donne Ia date de 1549, puis \u00e9crit (p. 128) \u00ab&nbsp;Rien que dans Ia s\u00e9rie des cloches, on aura \u00e0 regretter l&rsquo;enl\u00e8vement (pendant la guerre] de plus de cent pi\u00e8ces int\u00e9ressantes, ant\u00e9rieures \u00e0 la R\u00e9volution, notamment celles de Liessies (1509 et 1540) \u00bb.<\/p>\n<p>II y eut en effet, \u00e0 Liessies. une cloche dat\u00e9e de 154o, non class\u00e9e, enlev\u00e9e par les Allemands, et une de 1549, class\u00e9e, enlev\u00e9e \u00e9galement.<\/p>\n<p>En fait, celle qui \u00e9tait dat\u00e9e de 1 549 ne venait vraisemblablement pas d&rsquo;Avesnes. Celle de 1509 a \u00e9t\u00e9 enlev\u00e9e par les Allemands, mais elle ne figurait pas parmi les objets class\u00e9s, ce qui fait qu&rsquo;on n&rsquo;a pas pu se procurer aux archives d\u00e9partementales le texte de l&rsquo;inscription. en effet, la lettre de l&rsquo;archiviste d\u00e9partemental, en date du 25 ao\u00fbt 1934 indique que l&rsquo;arr\u00eat\u00e9 de classement de la cloche que poss\u00e9dait l&rsquo;\u00e9glise de Liessies porte l&rsquo;indication suivante : cloche avec armoiries, bronze, 1549. II est dat\u00e9 du 29 janvier 1910.<\/p>\n<p>Cette cloche de 1509 pesait 700 kilos (Douze cents livres, d&rsquo;apr\u00e8s le proCc\u00e8s verbal de la pes\u00e9e des cloches d&rsquo;Avesnes en 1791) et pr\u00e9sentait sur ses flancs, outre l&rsquo;inscription, les armoiries de Ia famille d&rsquo;Albret.<\/p>\n<p>Ajoutons que le probl\u00e8me de la date de cette cloche \u2014 au sujet de laquelle existent, comme on le voit, des contradictions et des incertitudes \u2014 pr\u00e9sente une certaine importance. Sa solution permettrait en effet de fixer un point de l&rsquo;histoire de l&rsquo;\u00e9glise : si la cloche de 1509 a \u00e9t\u00e9 conserv\u00e9e jusqu&rsquo;\u00e0 la R\u00e9volution, ce fait indique d&rsquo;une fa\u00e7on asset certaine que la tour a r\u00e9sist\u00e9 \u00e0 l&rsquo;incendie de 1514.<\/p>\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>II- La \u00ab Grosse Cloche \u00bb de 1 514<\/strong><\/p>\n<p>La grosse cloche resta dans Ia tour pendant trois-cent-soixante ans, jusqu&rsquo;\u00e0 la refonte de 1879. Disons de suite que les contestations qui s&rsquo;\u00e9lev\u00e8rent \u00e0 cette date entre la Fabrique et la Municipalit\u00e9 nous ont valu une reproduction \u00e0 peu pr\u00e8s exacte \u2014 dimensions et poids mis \u00e0 part \u2014 de ce bel instrument.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s l&rsquo;incendie de 1514, Charles, prince de Chimai, seigneur d&rsquo;Avesnes et mari de Louise d&rsquo;Albret, vint en aide a la ville, avec Charles-Quint dont il \u00e9tait un des principaux conseillers : ces puissants personnages offrirent, pour l&rsquo;usage de la commune et de l&rsquo;\u00e9glise, une superbe cloche. Le seigneur l&rsquo;honora m\u00eame de son pr\u00e9nom Charles.<\/p>\n<p>A vrai dire, il est impossible de pr\u00e9ciser si cette cloche fut offerte avant ou apr\u00e8s l&rsquo;incendie, mais il est \u00e0 pr\u00e9sumer que \u2014 soit qu&rsquo;lle f\u00fbt en place au moment du sinistre soit qu&rsquo;elle ait \u00e9t\u00e9 coul\u00e9e, et sans doute install\u00e9e, peu apr\u00e8s \u2014 la tour n&rsquo;avait pas \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s endommag\u00e9e et avait conserv\u00e9 une grande solidit\u00e9.<\/p>\n<p>Ses dimensions \u00e9taient les suivantes : haut t m. 22 ; diam\u00e8tre \u00e0 la base, 1 m. 68 diam\u00e8tre au cerveau o m. 8o. Elle pesait 2.486 kilos (d&rsquo;apr\u00e8s une lettre de M. Clavon, avocat a Douai, qui assista en t879 \u00e0 la pes\u00e9e de cette cloche) et donnait le <em>si b\u00e9mol.<\/em> Sa forme \u00e9tait \u00e9l\u00e9gante, son timbre solennel.<\/p>\n<p>Au cerveau (d&rsquo;apr\u00e8s A. LEBEAU. Histoire de cloches, dans l&rsquo;Observateur, 14 juillet 1878.), entre deux rang\u00e9es de feuilles de foug\u00e8re, on lisait l&rsquo;inscription suivante, en caract\u00e8res gothiques:<\/p>\n<p>\u00ab CHARLES EVLTS NOM SVPOSE * L&rsquo;AN QVINZE CENS QUATORZE * POVR TOV PEVPLE EXITER * VENIR A SAINCTE \u00ab EGLISE * ILECQ DIEV CONTEMPLER * ET SA VERTV QVE \u00ab ON PRISE * \u00bb<\/p>\n<p>En dessous, un vers latin en forme de chronogramme donnait la date de 1514<\/p>\n<p>INSPICE, sVM aVT:11-0 CLARESCES ECA NITORE. (\u00ab Regarde je suis brillante d&rsquo;un \u00e9clat semblable \u00e0 celui de l&rsquo;or \u00bb)<\/p>\n<p>Un quatre feuille s\u00e9parait chacun des vers fran\u00e7ais. Entre les deux l\u00e9gendes \u00e9tait une petite image de la Vierge dans une aur\u00e9ole, les pieds pos\u00e9s sur un croissant et tenant l&rsquo;enfant J\u00e9sus.<\/p>\n<p>Au dessous. \u2014 pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 d&rsquo;un lion debout, tenant la hampe d&rsquo;une lance orn\u00e9e d&rsquo;une banderole flottante sur laquelle on lisait : VIVE BOURGOIGNE &#8211; le nom du fondeur, sur deux lignes : \u00ab MAISTRE SIMON WAGHEVEN HEEFT ONS GEMACHCT \u00bb (Maitre Simon Wagheven nous a faites).<\/p>\n<p>Le reste de l&rsquo;espace libre du vase sup\u00e9rieur \u00e9tait occup\u00e9 par cinq \u00e9cus armori\u00e9s fort int\u00e9ressants et tr\u00e8s exactement reproduits sur la cloche actuelle :<\/p>\n<p>1\u00b0 L&rsquo;\u00e9cu de Charles-Quint comme duc de Bourgogne, surmont\u00e9 d&rsquo;une couronne ducale, accost\u00e9 de deux lions rampants. Cet \u00e9cu repose sur une terrasse en cul de lampe, garnie de deux rameaux de ch\u00eane orn\u00e9s de glands.<\/p>\n<p>2\u00b0 L&rsquo;\u00e9cu de Charles-Quint comme empereur d&rsquo;Allemagne, avec l&rsquo;aigle bic\u00e9phale surmont\u00e9 d&rsquo;une couronne imp\u00e9riale et bord\u00e9 du collier de la Toison d&rsquo;or.<\/p>\n<p>3\u00b0 L&rsquo;\u00e9cu de Charles de Croy, premier prince de Chimai, surmont\u00e9, nom d&rsquo;une couronne ,mais d&rsquo;un simple bandeau perl\u00e9, entour\u00e9 aussi du collier de la Toison d&rsquo;or.<\/p>\n<p>4\u00b0 Un \u00e9cu en losange \u00ab \u00e9cartel\u00e9 aux 1er et 4\u00b0 de trois fleurs de lis ; aux 2\u00b0 et 3\u00b0 plain, charg\u00e9 en c\u0153ur d&rsquo;un \u00e9cusson \u00e0 un sem\u00e9 d&rsquo;hermines \u00bb. C&rsquo;est l&rsquo;\u00e9cu de Louise d&rsquo;Albret, femme de Charles de Croy.<\/p>\n<p>5\u00b0 Un \u00e9cu aux armes \u2014 erron\u00e9es \u2014 de la ville d&rsquo;Avesnes. avec sept pi\u00e8ces (au lieu de six), sans ornements mais surmont\u00e9 d&rsquo;un A majuscule gothique.<\/p>\n<p>Apres la derni\u00e8re lettre du nom du fondeur on voit un dragon ail\u00e9 qui s&rsquo;\u00e9lance gueule b\u00e9ante et darde sa langue contre le lion de gauche soutenant l&rsquo;\u00e9cu de Bourgogne.<\/p>\n<p>Lors des r\u00e9jouissances publiques \u00e0 l&rsquo;occasion de la naissance du Roi de Rome (20 mars 1811), des soldats voulurent se livrer eux-m\u00eames \u00e0 la sonnerie des cloches. Le marteau sonnant l&rsquo;heure ayant heurt\u00e9 la cloche en m\u00eame temps que le battant, il en r\u00e9sulta une f\u00ealure \u00e0 laquelle on essaya de rem\u00e9dier en 1857. A cette date, on enleva, \u00e0 la partie inf\u00e9rieure de la cloche, un morceau de quinze kilos environ pour essayer de lui rendre le son plein qu&rsquo;elle avait perdu. Le travail, ex\u00e9cut\u00e9 par le sieur Lambert fut long et difficile. L&rsquo;alliage pr\u00e9sentait une telle duret\u00e9, qu&rsquo;on put en utiliser une partie pour fabriquer des cymbales \u00e0 la musique bourgeoise. (Registre des proc\u00e8s verbaux, 2 novembre 1857.)<\/p>\n<p>Sur la cloche actuelle, les deux inscriptions, fran\u00e7aise et latine sont sur une m\u00eame ligne. On trouvera une bonne reproduction de ces inscriptions dans le Dictionnaire, de Chevalier, p. 8. Sur la cloche actuelle, la Vierge marque le d\u00e9but de l&rsquo;inscription qui est en une seule ligne. Inscriptions et motifs d\u00e9coratifs occupent le vase sup\u00e9rieur. Le vase inferieur, s\u00e9par\u00e9 du pr\u00e9c\u00e8dent par un simple filet, est nu. A la pince : \u00ab Refondue en 1878 par Paul Drouot, a Douai \u00bb.<\/p>\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>III.- La cloche de 1616<\/strong><\/p>\n<p>Comme celle de 1509, la cloche de 1616 fut remise en 1791 \u00e0 la municipalit\u00e9 de Liessies, lors de l&rsquo;\u00e9change dont nous aurons \u00e0 parler plus loin. Elle pesait 1000 kilos (d&rsquo;apr\u00e8s la pes\u00e9e effectu\u00e9e en 1916 \u00e0 Liessies) et portait l&rsquo;inscription suivante en capitales ordinaires :<\/p>\n<p>\u00ab LES MAYEVR ET CVREZ DE LA VILLE D&rsquo;AVESNES MONT FAIT FAIRE. PHLES DANNEVX CH ler BARON DE CREVECOEVR, SEIGNEVR DE GRAND WARGNIES, FONTAINE-AV-FIRE ETC. . . ET<\/p>\n<p>Mlle CHARLOTTE DE BOVZY LESPEVZE (1) A M. BELLABOCCA (2) ESC. (3) ET GRAND BAILLY DE. LA TERRE ET PAIRIE D&rsquo;AVESNES, MONT MIS A NOM ISABELLE. \u00ab Mre NICOLAS WARNOT, (4), LICENCIE EN LA SAINTE THEOLOGIE, DOYEN, CHANOINE ET CURE D&rsquo;AVESNES M&rsquo;AT BENITE EN L&rsquo;AN MIL VIe 16 . \u00ab M. J. VOITEZ ET M. JEAN ET M. NICOLAS BRONCHARD FRERES MONT FAITTE A BAR \u00bb.<\/p>\n<p>(1) Espouze (Duvaux). (2) Il fut un des bienfaiteurs du chapitre, de l&rsquo;\u00e9glise et des pauvres. (3) Seigneur (4) cur\u00e9 d&rsquo;Avesnes de 1616 \u00e0 1628<\/p>\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>IV.- L&rsquo;\u00e9change de 1791<\/strong><\/p>\n<p>Les documents publi\u00e9s en 1924 sur le Carillon d&rsquo;Avesnes (M S A A t XI 1923 page 185), ainsi que les circonstances qui permirent \u00e0 l&rsquo;\u00e9glise d&rsquo;Avesnes d&rsquo;entrer en possession de cet instrument et de certaines cloches de l&rsquo;abbaye de Liessies ne nous apportent malheureusement que peu de pr\u00e9cisions sur la question qui nous occupe. Les termes de l&rsquo;\u00e9change de cloches entre la ville d&rsquo;Avesnes et la paroisse de Liessies, les proc\u00e8s-verbaux de la pes\u00e9e des cloches destin\u00e9es, les unes \u00e0 \u00ab \u00eatre conduites a la monnoye \u00bb, les autres \u00e0 \u00eatre install\u00e9es dans la tour de Saint-Nicolas, ne nous renseignent que tr\u00e8s imparfaitement. Les cloches ou les timbres du carillon ne sont d\u00e9sign\u00e9s que par un num\u00e9ro d&rsquo;ordre qui rend toute identification incertaine et le terme de \u00ab cloche \u00bb, seul employ\u00e9 par les experts de 1791, d\u00e9signe \u00e0 la fois les cloches proprement dites, destin\u00e9es \u00e0 \u00eatre sonn\u00e9es \u00e0 la vol\u00e9e et les cloches fixes, les timbres de toutes dimensions, servant uniquement au carillon. Les \u00ab basses du carillon \u00bb, dont il est souvent question, \u2014 on disait aussi \u00ab grosse sonnerie \u00bb ou \u00ab sonnerie majeure \u00bb \u2014 semblent bien \u00eatre des cloches proprement dites.<\/p>\n<p>En fait quatre timbres peut \u00eatre cinq \u2014 consacr\u00e9 \u00e0 Saint-Agapit, Saint-Benoit, Saint-Etton et Saint-Thomas, sont par leur taille de v\u00e9ritables cloches, bien qu&rsquo;elles n&rsquo;aient jamais \u00e9t\u00e9 sonn\u00e9es \u00e0 la vol\u00e9e.<\/p>\n<p>Le carillon de Liessies comportait 36 cloches et pesait 9.590 livres. Ces 9.590 livres de m\u00e9tal furent r\u00e9quisitionn\u00e9es par la Nation pour \u00eatre envoy\u00e9s \u00e0 la Monnaie et transform\u00e9es en num\u00e9raire. Par lettre du 4 juillet1791, la municipalit\u00e9 d&rsquo;Avesnes demandait que ce carillon lui fut attribu\u00e9 et offrait, en \u00e9change, de fournir un poids \u00e9gal de bronze de son propre carillon.<\/p>\n<p>Le 19 juillet, le Directoire du d\u00e9partement faisait savoir que l&rsquo;\u00e9change \u00e9tait accord\u00e9.<\/p>\n<p>Mais, le 3o du m\u00eame mois les deux municipalit\u00e9s de Liessies et de Willies, villages \u00ab faisant ensemble une seule et m\u00eame paroisse \u00bb exposent au d\u00e9partement que \u00ab la grande horloge de la ci-devant abbaye a toujours \u00e9t\u00e9 seule pour l&rsquo;utilit\u00e9 des deux communes avec les trois cloches qui en d\u00e9pendent et servant a l&rsquo;office divin que celles servant \u00e0 l&rsquo;office paroissial sont insuffisantes pour \u00eatre entendues de toutes les habitations\u2026 principalement des hameaux en partie \u00e9loign\u00e9s de plus de trois quarts d&rsquo;heure \u00bb.<\/p>\n<p>Cette p\u00e9tition obtient un avis favorable du District qui accorde l&rsquo;horloge et les trois cloches. II convient en effet que, dans ce village tr\u00e8s \u00e9tendu \u00ab le son des cloches puisse \u00eatre entendu (Arc D\u00e9p du Nord L 5030 P\u00e9tition des municipalit\u00e9s de Liessies Willies du 30 juillet 1791) \u00bb.<\/p>\n<p>Mais ces cloches font partie du carillon et Avesnes entend qu&rsquo;elles n&rsquo;en soient pas s\u00e9par\u00e9es : de l\u00e0, entre les deux localit\u00e9s un conflit dont est saisi le Directoire de d\u00e9partement. Signalons ici que dans le district d&rsquo;Avesnes, les cur\u00e9s constitutionnels les plus avides sont ceux des paroisses les plus importantes : Avesnes et Solre-le-Ch\u00e2teau. Ils convoitent les ornements, les cloches des riches abbayes de Liessies, Maroilles, Hautmont. \u00ab Ils garnissent leur \u00e9glise des d\u00e9pouilles des chapitres, des monast\u00e8res et des paroisses disparues \u00bb. (J. Peter et Dom Ch Poulet. Histoire religieuse du d\u00e9partement du Nord pendant la R\u00e9volution &lsquo;(r789- \/802) 1930, 2 vol., t. I., p. 26)..<\/p>\n<p>Voici la succession chronologique des faits. Le 24 ao\u00fbt 1791, des ouvriers et des chariots sont envoy\u00e9s \u00e0 Liessies pour enlever \u00ab les quatre cloches restantes \u00bb, en vertu de la cession faite par le Directoire du d\u00e9partement du Nord. Elles seront remplac\u00e9es par d&rsquo;autres cloches, m\u00eame plus fortes.<\/p>\n<p>Mal re\u00e7us, voire pourchass\u00e9s par les habitants de Liessies, les envoy\u00e9s rentrent \u00e0 Avesnes. Le District ordonne alors au commandant de la place d&rsquo;Avesnes, de d\u00e9p\u00eacher 3o hommes du 44\u00e8 r\u00e9giment d&rsquo;infanterie qui pr\u00eateront aide et assistance aux ouvriers. Mais, ayant appris que la municipalit\u00e9 n&rsquo;enverrait que six hommes de la garde nationale, et \u00ab ce nombre \u00e9tait insuffisant pour r\u00e9sister en cas d&rsquo;attaque \u00bb, le District ordonne au commandant de ne pas donner suite \u00e0 la r\u00e9quisition qui lui a \u00e9t\u00e9 faite (Registre des proc\u00e8s-verbaux du D\u00e9partement, 3o ao\u00fbt 1791. Arch. du Nord, L. 5484, folio 8o).<\/p>\n<p>N\u00e9anmoins, le 8 septembre, les officiers municipaux d\u00fbment escort\u00e9s enl\u00e8vent de force \u00ab les quatre cloches de la ci &#8211; devant abbaye de Liessies \u00bb \u2014 sans doute les trois cloches et un timbre \u2014et les ram\u00e8nent a Avesnes.<\/p>\n<p>Le 15 septembre, le D\u00e9partement leur adresse un bl\u00e2me (Arch. du Nord, L. 5555, fo 8o, r\u00b0.).<\/p>\n<p>De leur c\u00f4t\u00e9, les municipalit\u00e9s de Liessies et de Willies, frustr\u00e9es, protestent \u00e9nergiquement et obtiennent, le 22 septembre, que \u00ab les trois cloches formant la sonnerie majeure de labbaie \u00bb, enlev\u00e9es et transport\u00e9es \u00e0 Avesnes, leur seront remises pour l&rsquo;usage de leur paroisse (Ibid, L. 147, 10 127. v\u00b0 \u2014 128.).<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9change doit en effet se borner au carillon, \u00e0 charge de remettre une quantit\u00e9 \u00e9gale de m\u00e9tal. Mais, objecte-t-on \u00e0 Avesnes, \u00ab toutes les cloches (descendues) dans la cour de la ci-devant abbaye de Liessies, font partie du carillon. Les marques faites sur celles qu&rsquo;on donne comme grosse sonnerie par les marteaux du carillon sont une preuve incontestable que, sans elles, il serait impossible de remonter dans notre tour ce superbe carillon dans la perfection qu&rsquo;il m\u00e9rite, puisqu&rsquo;elles sont les basses de son harmonie, comme une partie de nos grosses cloches \u2014 que nous remettons \u00e0 la nation par l&rsquo;effet dudit \u00e9change \u2014 formaient les basses du notre \u00bb.<\/p>\n<p>Finalement, apr\u00e8s \u00e9change de correspondance, pourparlers et interventions de Gossuin, les deux municipalit\u00e9s consentent \u00e0 une transaction. En \u00e9change des trois grosses cloches \u2014 amen\u00e9es \u00e0 Avesnes, le 8 septembre, attribu\u00e9es le 22 \u00e0 Liessies et \u00e0 Willies, mais qui ne peuvent \u00eatre distraites du carillon sans d\u00e9truire son harmonie et rendre infructueux l&rsquo;\u00e9change accorde \u2014 la municipalit\u00e9 de Liessies accepte de \u00ab prendre deux grosses cloches appartenant \u00e0 la ville d&rsquo;Avesnes et d&rsquo;en amener deux autres en place.<\/p>\n<p>La pes\u00e9e des cloches d&rsquo;Avesnes a lieu le 20 octobre et celle des cloches de Liessies le lendemain. Avesnes entrait en possession du carillon de Liessies, pesant 9.590 livres mais devait un poids \u00e9gal \u00e0 la Nation, qui recevait :<\/p>\n<p>1\u00b0) Directement de la ville d&rsquo;Avesnes, son carillon : 6.897 l<\/p>\n<p>2\u00b0) De Liessies, 2 timbres pesant 937 l<\/p>\n<p>3\u00b0) De Liessies, pour compl\u00e9ter les 9.590 l. de m\u00e9tal : 1.756 l. Total 9590 l<\/p>\n<p>Qu&rsquo;avait fourni Avesnes ?<\/p>\n<p>1\u00b0) A la Nation, son carillon ancien, soit6897 l<\/p>\n<p>2\u00b0) A Liessies, en \u00e9change des cloches basses du carillon et des petites cloches remises par Liessies \u00e0 la Nation : 2 cloches, de 1509 et de 1616 (soit 1.200 et 1.823 livres) : 3023 l Total 9920 l-<\/p>\n<p>Avesnes a donc re\u00e7u 9.590 l de m\u00e9tal et en a remis 9.92o. Liessies a fourni 2.693 l de m\u00e9tal et en a re\u00e7u d&rsquo;Avesnes 3.023 livres. C&rsquo;est donc par un exc\u00e8dent de 33o l de m\u00e9tal en faveur de Liessies \u2014 et au d\u00e9triment d&rsquo;Avesnes \u2014 que s&rsquo;est sold\u00e9 l&rsquo;\u00e9change en question.<\/p>\n<p>Avesnes y perdait en outre deux beaux souvenirs de son pass\u00e9 : une cloche de 1509 et une de 1616. Par contre. Avesnes entrait en possession d&rsquo;un des plus beaux carillons du Nord, au dire des connaisseurs et des carillonneurs les plus r\u00e9put\u00e9s.<\/p>\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>V.- Les cloches du carillon<\/strong><\/p>\n<p>Le premier carillon dont il soit fait mention \u00e0 Avesnes remonte \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque de Charles de Croy et de Mre Andr\u00e9 Franquart, cur\u00e9 de 1547 \u00e0 1564. C&rsquo;est alors en effet, que furent fondues, aux frais de la ville, douze petites cloches qui constituaient un carillon rudimentaire (L. R. in reg.. f\u00b0 8. ).<\/p>\n<p>Le 16 janvier 1549 (n. st. 1550), on proc\u00e9da \u00e0 la c\u00e9r\u00e9monie du bapt\u00eame : \u00ab furent baptis\u00e9es les douze cloches \u00e0 pr\u00e9sent en appeaux (timbres) pour l&rsquo;horloge de ceste ville d&rsquo;Avesnes, dont les noms s&rsquo;ensuivent. Si comme la plus grosse, Marie ; la seconde Nicolle, et les aultres Jehanne, Anne. Margheritte, Catherine, lzabeau, Aldegond. Suzanne, Barbe, Lucie et Magdeleine \u00bb.<\/p>\n<p>On peut douter qu&rsquo;il ait \u00e9t\u00e9 le premier : le Livre rouge nous apprend en effet qu&rsquo;en 1552, de petites cloches, \u2014 sans baltant \u2014furent pr\u00eat\u00e9es par la ville \u00e0 plusieurs \u00e9glises des environs. II n&rsquo;est pas interdit de supposer que ces cloches provenaient d&rsquo;un carillon ant\u00e9rieur, remplac\u00e9 vers 1550 \u2014 alors que les plus gros travaux ex\u00e9cut\u00e9s \u00e0 la tour \u00e9taient \u00e0 peu pr\u00e8s termin\u00e9s \u2014 et dont Ia ville trouvait ainsi l&#8217;emploi.<\/p>\n<p>Des le 12 ao\u00fbt 1549, les maire et jures pr\u00eatent aux \u00e9chevins de Cartignies \u00ab les deux gros appeaux pour eux en aydier jusques le bon plaisir des maire et jurez d&rsquo;Avesnes. Le plus gros poise deux cens huit livres, poix d&rsquo;Avesnes, et l&rsquo;autre clxiiij livres. Mais peu de temps enssuyvant ont rendu la plus grosse, ayant les oreilles [anses] rompues. Receu par les mains Tassart du Pont en argent portant lxv livres xii cols \u00bb (L. R. in reg.. f\u00b0 8.).<\/p>\n<p>Le 7 juin 1552, Pierre Peissart et Augustin Le Leup reconnaissent que les maire et jur\u00e9s d&rsquo;Avesnes leur ont pr\u00eat\u00e9 ce jour \u00ab une cloxe pesant cxiiii Iivres pour mettre en l&rsquo;\u00e9glise de Bouloigne, que promettons leur rendre touttefois il leur plaira. Ft, en cas qu&rsquo;elle fuist perdue, promettons le payer \u00e0 tel pris que raison voelt. C&rsquo;est nos signes cy mis, advertissans qu&rsquo;il n&rsquo;y a batteau\u2026(battant) \u00bb.(L. R. 1er vol., f\u00b0 9).<\/p>\n<p>Le 4 juillet 1552, R\u00e9my de Solre, mayeur de S\u00e9meries, l&rsquo;\u00e9chevin Antoine de Solre et, \u00ab comme mannans \u00bb Soupply, Rousseau, Antoine Meurisse, Mathieu du Carne et Philippe Meurisse. reconnaissent que les maire et jures d&rsquo;Avesnes leur ont pr\u00eat\u00e9 une cloche pesant 114 livres pour l&rsquo;\u00e9glise de S\u00e9meries, \u00ab avertissant qu&rsquo;il n&rsquo;y a batteau \u00bb.<\/p>\n<p>Le 17 de la m\u00eame ann\u00e9e enfin, Thomas Wautier. mayeur de Sains, les \u00e9chevins Th. Cornu, Jean Julyien, Christophe de Rocque. Guillaume Touet, Guillaume Desquesne et \u00ab comme mannans \u00bb Pierre du Vault, Andrieu du Fourmanoir et George Hiroux. reconconnaissent que les maire et jures d&rsquo;Avesnes leur ont pr\u00eat\u00e9 une cloche pesant 8o livres et demie pour l&rsquo;\u00e9glise de Sains, \u00ab avertissant qu&rsquo;il n&rsquo;y a point de bastiau \u00bb.<\/p>\n<p>Le carillon actuel compos\u00e9 de 31 timbres fixes, est remarquable par la justesse et la puret\u00e9 du timbre de ses cloches. II a \u00e9t\u00e9 fondu \u00e0 Louvain, en 1767-1768, par Andr\u00e9 Van den Gheyn, pour la riche abbaye de Liessies. Ses cloches portent toutes une inscription, plus ou moins d\u00e9velopp\u00e9e selon leurs dimensions :<\/p>\n<p>ANDREAS VANDEN GHEYN ME FUDIT [LOVANII OU LAETIIS] ANNO 1767 [1768]<\/p>\n<p>Certains de ces timbres, les plus gros, sont consacr\u00e9s \u00e0 un saint comme de v\u00e9ritables cloches. Sur l&rsquo;un on lit, outre la formule donn\u00e9e plus haut :<\/p>\n<p>D.O. M. ET S. AGAPITO SACRVM. OPVS XII.<\/p>\n<p>Un grand m\u00e9daillon carr\u00e9 (o m. 16) pr\u00e9sente, au milieu d&rsquo;\u00e9l\u00e9gants rinceaux surmont\u00e9s d&rsquo;une mitre et de deux crosses d&rsquo;abb\u00e9s, une hure de sanglier. Autour formulant bordure :<\/p>\n<p class=\"has-text-align-center\">SEMITE DOMINO IN LAETITIA<\/p>\n<p>Sur une autre cloche consacr\u00e9e \u00e0 saint Etton\u201e on voit, clans un petit m\u00e9daillon ovale (7 cm), le buste du saint derri\u00e8re lequel se profile une t\u00eate de b\u0153uf, et, sur la face oppos\u00e9e, les armoiries de l&rsquo;abbaye.<br \/>Une cloche est consacr\u00e9e \u00e0 saint Thomas, une autre \u00e0 saint Benoit. Cette derni\u00e8re a \u00e9t\u00e9 refondue en 1878.<br \/>Le carillon a \u00e9t\u00e9 install\u00e9 \u00e0 mi-hauteur de la tour par le sieur Robert, horloger, d\u00e8s que la ville fut entr\u00e9e en possession de ce magnifique instrument.<\/p>\n<p>Il poss\u00e8de deux m\u00e9canismes. L&rsquo;un permet, gr\u00e2ce \u00e0 un clavier \u00e0 main et \u00e0 p\u00e9dales, d&rsquo;ex\u00e9cuter les morceaux les plus vari\u00e9s. L&rsquo;autre est un cylindre automatique m\u00fb par un mouvement d&rsquo;horlogerie. C&rsquo;est gr\u00e2ce \u00e0 ce dernier que, tous les quarts d&rsquo;heure, le carillon lance aux quatre vents ses joyeuses ritournelles.<\/p>\n<p>En l&rsquo;an XI l&rsquo;entretien du carillon donna lieu \u00e0 un l\u00e9ger conflit entre la municipalit\u00e9 et le pr\u00e9fet. Le conseil avait port\u00e9 \u00e0 son budget une somme de 166 fr. se d\u00e9composant ainsi : 72 fr. \u00e0 deux ouvriers charg\u00e9s de remonter le poids de l&rsquo;horloge et du carillon ; 4o fr. pour l&rsquo;entretien ; 54 fr. pour le r\u00e9glage et la main-d&rsquo;\u0153uvre du conservateur et du conducteur. Le pr\u00e9fet ayant r\u00e9duit le cr\u00e9dit de 5o fr., le conseil municipal protesta en ces termes : \u00ab Si le cr\u00e9dit n&rsquo;est pas maintenu, l&rsquo;horloge et le carillon cesseront \u00e0 dater du 11 pluvi\u00f4se an XI. Ce serait malheureux pour la ville d&rsquo;en venir \u00e0 une extr\u00e9mit\u00e9 semblable, puisque, m\u00eame des tems les plus orageux de la R\u00e9volution, le carillon et l&rsquo;horloge n&rsquo;ont cess\u00e9 et ce serait une perte consid\u00e9rable, attendu que ce chef-d&rsquo;\u0153uvre n&rsquo;\u00e9tant plus entretenu, il d\u00e9p\u00e9rirait n\u00e9cessairement \u00bb. Le pr\u00e9fet c\u00e9da devant cet argument (L&rsquo;Observateur du 23 mars 1894).<\/p>\n<p>Dans tout le cours du XIX si\u00e8cle et jusqu&rsquo;\u00e0 nos jours, les municipalit\u00e9s successives \u00ab interpr\u00e8tes en cela du d\u00e9sir de tous les habitans \u00bb. veill\u00e8rent avec soin \u00e0 l&rsquo;entretien et au bon fonctionnement de ce d\u00e9licat m\u00e9canisme.<\/p>\n<p>Ce dernier fut am\u00e9lior\u00e9 en 1884 par les soins de la maison Crouzet-Hildebrand, de Paris, qui parvint \u00e0 r\u00e9soudre \u00ab un difficile probl\u00e8me de m\u00e9canique, vainement cherch\u00e9, disait-on, \u00e0 Saint-Germain-L&rsquo;auxerrois \u00bb.<\/p>\n<p>II s&rsquo;agissait : 1\u00b0 de r\u00e9installer le carillon \u00e0 m\u00e9canique mu par l&rsquo;horloge ; 2\u00b0 de r\u00e9installer le carillon \u00e0 main. La disposition des cloches devant \u00eatre modifi\u00e9e, la maison Crouzet s&rsquo;engageait \u00e0 fournir une nouvelle charpente fortement armatur\u00e9e en fer.<\/p>\n<p>Dans une lettre \u00e0 Ia municipalit\u00e9, MM. Crouzet et Hildebrand \u00e9crivaient : \u00ab J&rsquo;ignorais absolument la valeur de votre carillon et j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 surpris de trouver un instrument aussi complet\u2026 Vos 36 cloches sont fort belles \u00e0 tous \u00e9gards, leur timbre en est tr\u00e8s pur et l&rsquo;accord tr\u00e8s exact.<\/p>\n<p>\u00ab J&rsquo;ai la conviction, connaissant la plupart des carillons de France et de Belgique, qu&rsquo;une fois celui de la ville d&rsquo;Avesnes r\u00e9par\u00e9, il pourrait dignement tenir sa place au premier rang. Le nombre des cloches permet de jouer des morceaux complets. puisqu&rsquo;il y a trois octaves. La voix humaine n&rsquo;a pas plus d&rsquo;\u00e9tendue\u2026<\/p>\n<p>\u00ab Le carillon d&rsquo;Avesnes, une fois r\u00e9par\u00e9, sera certainement sup\u00e9rieur \u00e0 celui de Dunkerque dont tout le monde connait la vieille r\u00e9putation\u2026 \u00bb<\/p>\n<p>M. Hildebrand ne croit pas qu&rsquo;une partie du carillon puisse \u00eatre \u00e0 Chimai, comme le dit la tradition. S&rsquo;il s&rsquo;agit des petites, les cloches auraient du \u00eatre de trop petites dimensions ; s&rsquo;agit des grandes, en admettant qu&rsquo;on en ait distrait cinq ou six, la plus grosse aurait du peser au moins 4.000 kilos\u2026<\/p>\n<p>II se trouva que les r\u00e9parations et modifications aggrav\u00e8rent la situation du carillon m\u00e9canique au lieu de l&rsquo;am\u00e9liorer. Avant, les marteaux, \u2014 les masses \u2014 avaient la t\u00eate en bas et la transmission du mouvement aux marteaux se faisait par l&rsquo;interm\u00e9diaire d&rsquo;\u00e9querres. Dor\u00e9navant, les marteaux \u2014 sauf dix ou douze aux grosses cloches \u2014 eurent la t\u00eate en haut et on leur donna une position assez inclin\u00e9e. Le tirage s&rsquo;op\u00e9rant directement, la force de r\u00e9sistance \u00e9tait si consid\u00e9rable que l&rsquo;horloge et le carillon s&rsquo;arr\u00eataient\u2026 De l&rsquo;avis de tous, le travail \u00e9tait bien fait mais le syst\u00e8me apparut comme d\u00e9fectueux.<\/p>\n<p>Les marteaux furent donc rapproch\u00e9s des cloches et moins inclin\u00e9s, les leviers furent par suite plus longs et la force de r\u00e9sistance moins grande (1). La premi\u00e8re exp\u00e9rience officielle, le 13 juillet 1884, satisfit enti\u00e8rement les membres de la commission charges de r\u00e9ceptionner les travaux (2).<\/p>\n<p>Restaur\u00e9 apr\u00e8s la guerre de 1914-1918, le carillon fut inaugur\u00e9 le 14 ao\u00fbt 1927, par un grand concert, avec le contours de Maurice Lannoy, carillonneur a Saint-Amand.<\/p>\n<p>(1) \u00ab Avesnes est seule actuellement \u00e0 poss\u00e9der un clavier qui permet de tirer tout le parti possible du magnifique instrument renferm\u00e9 dans notre vieille tour. L&rsquo;\u0153uvre de M. Crouzet-Hildebrand m\u00e9rite \u00e0 la fois l l&rsquo;admiration des m\u00e9caniciens et la gratitude des nombreux citoyens qui consid\u00e8rent le carillon comme une sorte de palladium municipal. Nos chantres d&rsquo;airain ob\u00e9issent aujourd&rsquo;hui \u00e0 l&rsquo; inspiration, au caprice du musicien, avec la m\u00eame facilit\u00e9 que les cordes du ch\u00e9tif clavecin et le petit doigt d&rsquo;un enfant met en branle le battant d&rsquo;une cloche de 3.c00 (?) kilos \u00bb. (l&rsquo;Observateur, :15 et 17 juillet 1884).<\/p>\n<p>(2) Nombreux d\u00e9tails dans les registres des d\u00e9lib\u00e9rations du Conseil municipal : :881-1883, f\u00a0\u00bb 45. 46, 47 et 1883-1885, f\u00b019, 60, 63.<\/p>\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>VI.- Aldegonde<\/strong><\/p>\n<p>Aldegonde, la deuxi\u00e8me cloche par son poids et ses dimensions, portait sur trois lignes :&rsquo;inscription suivante :<br \/>FVNDI ME JVSSIT ABBAS ANTONIVS. HORAE DO SIGNVM. \u00ab POPVLOS AD TEMPLUM CONVOCO. DICOR \u00ab ALDEGVNDIS. IN VRBE FVI FORMATA DVACO, 1617 \u00bb.<\/p>\n<p><em>\u00ab Antoine , abb\u00e9, a ordonn\u00e9 de me couler. Je donne le signal de l&rsquo;heure, j&rsquo;appelle le peuple au temple. Je m&rsquo;appelle Aldegonde. J&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 fabriqu\u00e9e dans la -ville de Douai, 1617. \u00bb<\/em><br \/>Antoine est Antoine de Winghe, XXXVIII e abb\u00e9 de Liessies, de 1610 \u00e0 1637. (Voy. M.S.A.A., t II, 1866, 2e partie, p. 8).<\/p>\n<p>On remarquait sur cette cloche : les armoiries de l&rsquo;abbaye de Liessies \u2014 dont l&rsquo;\u00e9l\u00e9ment le plus remarquable est la hure de sanglier, \u2014 un abb\u00e9 et les noms de la Vierge et du Christ. Les mots VIRGO MARIA et JESUS GHRISTUS sont dispos\u00e9s en croix de part et d&rsquo;autre de la formule : SERVITE DEO IN LAETITIA, dans un carr\u00e9.<\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"661\" height=\"249\" data-attachment-id=\"19779\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/la-collegiale-davesnes-sur-helpe-chroniques-et-melanges\/capture-571\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Capture-2.jpg?fit=661%2C249&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"661,249\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;CARRE&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1730199885&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Capture\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Capture-2.jpg?fit=661%2C249&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Capture-2.jpg?resize=661%2C249&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-19779\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Capture-2.jpg?w=661&amp;ssl=1 661w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Capture-2.jpg?resize=300%2C113&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 661px) 85vw, 661px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n<p>Les armoiries de Liessies portaient \u00ab d&rsquo;argent 0 une hure de sanglier de sable, d\u00e9fendue d&rsquo;argent et lampass\u00e9e de gueules \u00bb. On connait plusieurs \u00ab taques \u00bb de chemin\u00e9e aux armes de l&rsquo;abbaye (1): celle de la ferme de la Goulette \u2014 l&rsquo;ancienne Court d&rsquo;Avesnelles-Saint-Denis, d\u00e9pendance de l&rsquo;abbaye \u2014 pr\u00e9sentait au centre une hure de sanglier ayant pour supports une branche de ch\u00eane et une de vigne on on lit le mot \u00ab Liessies \u00bb et La date de 1679. Une autre, \u00e0 Etroeungt, porte en outre la mitre et la crosse abbatiale et une guirlande form\u00e9e d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 par un rameau de vigne charg\u00e9 de fruits, de l&rsquo;autre par une branche de rosier couverte de fleurs. Au-dessous : <em>Servite Domino in laetitia<\/em><\/p>\n<p>Les inscriptions de l&rsquo;ancienne cloche figurent sur la cloche actuelle (1923).<\/p>\n<p>1) L&rsquo;abbaye poss\u00e9dait \u00e0 F\u00e9ron un fourneau, qui en 1737 produisait 3.000 livres de fonte en 24 heures. On a retrouve sur son emplacement des fragments de plaques de chemine. Vers 1708, un autre fourneau fonctionnait \u00e0 Liessies m\u00eame.<\/p>\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>VII.- Hiltrude<\/strong><\/p>\n<p>Les dimensions de cette cloche \u00e9taient les suivantes : haut. m. 30 ; diam\u00e8tre \u00e0 la base, 1 m. 30 ; diam\u00e8tre au sommet o m. 72. Sa forme \u00e9tait \u00ab gracieuse et bien proportionn\u00e9e \u00bb. Elle pesait 1.25o kilos et donnait le <em>mi naturel<\/em>. Un \u00e9clat sur le bord \u2014 enlev\u00e9, disait-on, par un boulet, lors du si\u00e8ge d&rsquo;Avesnes en 1815 \u2014 n&rsquo;avait pas alt\u00e8re sa sonorit\u00e9.<\/p>\n<p>On lisait, pr\u00e8s du cerveau l&rsquo;inscription suivante en une seule ligne :<br \/>ANDREAS JOSEPHVS VANDEN GHEYN ME FVDIT CVM SOCIIS GREGORIO PRAESVLE FVNDOR S. HILTRVDI VIRGIN! (1).<\/p>\n<p><em>Andre Joseph Vanden Gbeyn m&rsquo;a coul\u00e9e avec mes compagnes. Gr\u00e9goire \u00e9tant abb\u00e9. Je suis fondue en l&rsquo;honneur de Sainte Hiltrude, vierge.<\/em><\/p>\n<p>Les capitales du chronogramme donnent la date de 1768. Elle fut donc coul\u00e9e en m\u00eame temps que les cloches du carillon dont elle faisait partie. Au-dessous. on remarquait quatre m\u00e9daillions encadr\u00e9s :<\/p>\n<p>1\u00b0 Un \u00e9cusson. surmont\u00e9 d&rsquo;une mitre et d&rsquo;une crosse d&rsquo;abb\u00e9, \u00e9tait orn\u00e9 au centre d&rsquo;une hure dispos\u00e9e en fasce, rappelant le sanglier de la l\u00e9gende de sainte Hiltrude. Autour de l&rsquo;\u00e9cu on lisait l&rsquo;Inscription : SERVITE DOMINO IN LAETITIA.<\/p>\n<p>2\u00b0 Le deuxi\u00e8me repr\u00e9sentait le monogramme du Christ, IHS, surmont2 d&rsquo;un c\u0153ur perc\u00e9 de deux clous.<\/p>\n<p>3\u00b0 Sur le troisi\u00e8me, on voyait un abb\u00e9 debout, tenant un livre dans la main droite et une crosse de la main gauche avec cette l\u00e9gende :<br \/>GREGORIVS DVPIRE, XLV ARRAS MONASTERII LAETIENSIS<br \/><em>Gr\u00e9goire Dupire, 45e abb\u00e9 du monast\u00e8re de Liessies.<\/em><br \/>Sous les pieds de l&rsquo;abb\u00e9 \u00e9tait un petit \u00e9cusson divis&amp; en deux parties : \u00e0 la partie sup\u00e9rieure, un coq et, \u00e0 Ia partie inferieure, un lion avec cette devise :<br \/>VIGILANTIA ET VIRTUTE. Vigilance et courage.<\/p>\n<p>4\u00b0 Le quatri\u00e8me \u00e9tait le plus int\u00e9ressant. Un encadrement ovale \u2014 rectangulaire sur la cloche actuelle qui reproduit ce motif \u2014 offrait un tableau d&rsquo;un trait de la l\u00e9gende. En pr\u00e9sence de son p\u00e8re et de sa m\u00e8re, Hiltrude, levant la main et enla\u00e7ant du bras le Christ en croix vers lequel sa t\u00eate et ses regards se tournent avec passion, d\u00e9clare a Hugues de Bourgogne, jeune seigneur \u00e0 elle propos\u00e9e comme \u00e9poux, que son choix est fait, que le Christ est son fianc\u00e9, qu&rsquo;il est le seul \u00e9poux auquel elle aspire. Ce sujet est, parai-il, l&rsquo;esquisse d&rsquo;un tableau, attribu\u00e9 au peintre Crayer, qui ornait l&rsquo;abbaye de Liessies.<\/p>\n<p class=\"has-text-align-center\">Autant qu&rsquo;on puisse s&rsquo;en rendre compte a distance, cette sc\u00e8ne est reproduite en assez fort relief sur la cloche actuelle. On y voit aussi un \u00e9cu de o m. 05 de hauteur pr\u00e9sentant une hure de sanglier et pose sur une crosse d&rsquo;abb\u00e9. Au-dessous un rouleau d\u00e9pli\u00e9 de o m. 08, reproduit avec quelques variantes l&rsquo;inscription que nous avons donn\u00e9e plus haut. Enfin la mention suivante a \u00e9t\u00e9 reproduite sur la cloche actuelle :<br \/>[ J&rsquo;AI ETE REFONDVE EN ] 1734 PAR CHEVERSON (3)-<\/p>\n<p>(1) Cette inscription a \u00e9t\u00e9 reproduite sur la cloche actuelle (1923).<\/p>\n<p>(2) Abb\u00e9 de 1763 a 1772.<\/p>\n<p>(3) Lisez Chevresson (Nicolas), fondeur ambulant \u00ab lorrain \u00bb, d&rsquo;Illoud. canton de Bourmont (Haute-Marne). Nous reconstituons les premiers mots que Ia situation de la cloche ne permet pas de lire. Nous ne nous expliquons pas comment cette cloche refondue par ordre du Magistrat en 1734 est pass\u00e9e \u00e0 l&rsquo;abbaye de Liessies qui l&rsquo;a fait refondre a nouveau en 1768. (Voy. It Document n\u00b0 23).<\/p>\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>VIII.- Benoite<\/strong><\/p>\n<p>Cette petite cloche de 35o kilos portait l&rsquo;inscription :<br \/>ANDREAS VANDEN CHEYN ME FVDIT LAETIIS<br \/>ANNO 1768 S. BENEDICTO.<br \/>Elle \u00e9tait class\u00e9e. semble-t-il sous le n\u00b0 3 dans le proc\u00e8s verbal de pes\u00e9e des cloches de l&rsquo;abbaye en date du 21 octobre 1791. Enlev\u00e9e en 1917 et remplac\u00e9e en 1923, \u00ab il parut convenable qu&rsquo;une des voix de la tour de noire \u00e9glise \u00e9voqu\u00e2t la sainte de la Patrie \u00bb. Elle fut donc baptis\u00e9e<em> Jeanne d&rsquo;Arc.<\/em><\/p>\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>IX.- Jos\u00e9phine<\/strong><\/p>\n<p>La cloche \u00ab des petits enterrements \u00bb. qui provenait aussi de Liessies, ayant \u00e9t\u00e9 cass\u00e9e accidentellement en 1802, le maire, dans la s\u00e9ance du Conseil du 18 messidor an XIII (7 juillet 1805), proposa la refonte de cette cloche pour compl\u00e8tera la sonnerie. Le Conseil vota dans ce but une somme de 6oo fr. et autorisa le maire \u00e0 traiter avec le sieur Antoine, fondeur (Registre des d\u00e9lib\u00e9rations juin 1802 \u00e0 avril 1807,, folio 30, v\u00b0).<\/p>\n<p>La cloche fut remise en place le 27 vend\u00e9miaire An XIV et b\u00e9nite par M. Bonnaire, cur\u00e9 de Saint-Nicolas.<\/p>\n<p>Elle portait l&rsquo;inscription suivante<\/p>\n<p>\u00ab L&rsquo;an XIV. deuxi\u00e8me de l&rsquo;Empire fran\u00e7ais, le 27 vend\u00e9miaire ou 12 octobre 1805, j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9e Jos\u00e9phine-Marguerite-Eug\u00e9nie par Constant Gossuin. administrateur des for\u00eats imp\u00e9riales mon parrain, repr\u00e9sent\u00e9 par M Th\u00e9odore-Louis-Joseph Pillot procureur imp\u00e9rial pr\u00e8s le Tribunal d&rsquo;Avesnes : par Madame Marguerite-Christine- Florence Froville-Debize, ma marrraine \u00e9pouse de M. Th\u00e9odore-Joseph-Marie Prissette, sous-pr\u00e9fet de cet arrondissement. J&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 b\u00e9nite par M. Bonnaire, cur\u00e9 de cette paroisse de Saint-Nicolas d&rsquo;Avesnes en pr\u00e9sence de M. Fr\u00e9d\u00e9ric-Marie-Joseph Hencart, maire de la ville, de M.M. Louis-Michel Faussabry (1) et Pierre-Joseph Li\u00e9zard adjoints d&rsquo;icelle et j&rsquo;ai \u00e9t\u00e9 harmonieusement fondue par Nicolas Antoine et son fils (2) \u00bb<\/p>\n<p>(1) Marie Louis-Mithel Joseph Faussabry (1774-1813), petit-fils du subd\u00e9l\u00e9gu\u00e9 fut adjoint au maire et commandant de la 1\u00e8re cohorte des gardes nationales du Nord en 1807; En 1806, il avait \u00e9pous\u00e9 en secondes noces, Sophie-Elisabeth-Joseph Prissette s\u0153ur du sous-pr\u00e9fet dont il est question dans l&rsquo;inscription.<\/p>\n<p>(2) D&rsquo;apr\u00e8s <em>Avesnes pendant l&rsquo;occupation ennemie<\/em>, imprimerie de l&rsquo;Observateur 1925, p 125.<\/p>\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>X.- Refonte de 1878-1879<\/strong><\/p>\n<p>En 1878, la grosse cloche, fortement \u00e9br\u00e9ch\u00e9e, donne \u00e0 peine le quart du son qu&rsquo;elle doit produire et ce son est d\u00e9sagr\u00e9able \u00e0 l&rsquo;oreille. En outre le syst\u00e8me de suspension est si d\u00e9fectueux que la chute de la cloche n&rsquo;est pas impossible. Enfin, la sonnerie g\u00e9n\u00e9rale est tellement difficile que quatorze hommes sont \u00e0 peine suffisants pour l&rsquo;ex\u00e9cuter convenablement !<\/p>\n<p>Ces hommes sont d&rsquo;ailleurs recrut\u00e9s \u00ab avec peine et au hasard. C&rsquo;est ce qui explique la mauvaise tenue de la plupart d&rsquo;entre eux qui choque le regard des habitants de la ville et surtout ceux des \u00e9trangers qui ne sont pas habitu\u00e9s \u00e0 ce spectacle \u00bb. (Lettre du pr\u00e9sident du Conseil de Fabrique Evrard, du 16 mai 1878, lue dans la s\u00e9ance du Conseil municipal du 20 mai. D\u00e9j\u00e0 au XVIII e si\u00e8cle les sonneurs, \u00ab gens grossiers, arrogants, paresseux et ivrognes \u00bb s&rsquo;acquittaient de leurs fonctions dune mani\u00e8re d\u00e9plorable. Voy. CH Peltrisot <em>les d\u00e9m\u00eal\u00e9s de M Faussabry, grand clerc de la paroisse Saint-Nicolas d&rsquo;Avesnes.<\/em> M S A A t. XVII. 1940. p 55).<\/p>\n<p>Dans de pareilles conditions, il est naturel que M. Mortier, doyen d&rsquo;Avesnes, d\u00e9sire rem\u00e9dier \u00e0 cet \u00e9tat de choses en pratiquant une refonte de la grosse cloche, en lui donnant un poids plus consid\u00e9rable et un mode de suspension plus perfectionn\u00e9.<\/p>\n<p>Le Conseil municipal autorise, le 22 mai 1878, la refonte de la grosse cloche et vote, dans la m\u00eame s\u00e9ance, une subvention de 500 francs ,<em> \u00e0 la condition que la cloche restera, comme par le pass\u00e9, propri\u00e9t\u00e9 de la ville.<\/em> La fabrique, de son c\u00f4t\u00e9, ne pr\u00e9tend pas se dessaisir du droit de propri\u00e9t\u00e9 qu&rsquo;elle croit avoir\u2026 II va en r\u00e9sulter un conflit \u00ab qui co\u00fbtera \u00e0 M. Mortier \u2014 futur \u00e9v\u00eaque de Digne \u2014le plus d&rsquo;ennui pendant son s\u00e9jour \u00e0 Avesnes \u00bb (Registre de d\u00e9lib\u00e9rations de la fabrique p 107 \u00e0 114).<\/p>\n<p>La cloche est descendue le 6 juillet et envoy\u00e9e chez M. Drouot, fondeur \u00e0 Douai, faubourg Notre-Dame. On apprend bient\u00f4t que le moule reproduit bien les armoiries et inscriptions qui figuraient sur l&rsquo;ancienne, <em>\u00e0 l&rsquo;exception de l&rsquo;\u00e9cusson d&rsquo;Avesnes.<\/em><\/p>\n<p>Revenant alors sur ses dispositions bienveillantes, le Conseil municipal invite le maire \u00e0 prendre toutes les mesures n\u00e9cessaires pour emp\u00eacher la refonte (le proc\u00e8s-verbal de constat registre folio 31 r\u00b0), tant que la Fabrique n&rsquo;aura pas adh\u00e9r\u00e9 \u00e0 la d\u00e9lib\u00e9ration du 22 mai et que le moule ne reproduira pas toutes les inscriptions et armoiries de la cloche de 1514 avec, en outre, la mention : \u00ab J&rsquo;appartiens \u00e0 la ville d&rsquo;Avesnes \u00bb. On fait donc de la reconnaissance des droits de la ville une condition sine qua non de la refonte de la cloche.<\/p>\n<p>De tout temps, en effet, la grosse cloche a eu un caract\u00e8re \u00e9minemment communal. : on la sonnait pour l&rsquo;\u00e9lection et l&rsquo;installation du mayeur, pour la d\u00e9dicace de la ville ou f\u00eate communale \u2014 la ducasse &#8212; la veille au soir des deux grandes foires de Quasimodo et de septembre ; elle tintait le tocsin pour annoncer les incendies ; elle saluait l&rsquo;entr\u00e9e d&rsquo;un nouveau gouverneur, l&rsquo;installation du corps \u00e9chevinal&#8230;Elle m\u00ealait sa voix aux salves de canon, au p\u00e9tillement des feux de joie pour c\u00e9l\u00e9brer nos victoires.<\/p>\n<p>On sait d&rsquo;ailleurs qu&rsquo;au Moyen Age la cloche \u00e9tait l&rsquo;un des principaux attributs de la commune et qu&rsquo;elle servait autant \u00e0 l&rsquo;autorit\u00e9 civile qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;autorit\u00e9 religieuse. A la fin du XVIII e si\u00e8cle surtout, les inscriptions de nombreuses cloches sont comme un t\u00e9moignage oubli\u00e9 des droits des municipalit\u00e9s.<\/p>\n<p>Par ailleurs, les frais d&rsquo;entretien et de r\u00e9parations des cloches \u00e9taient \u00e0 la charge de la ville. En 1574, celle-ci paye 4 livres au sieur Cousin pour une b\u00e9li\u00e8re de cloche pesant 7 livres ; en 1678, 4 livres 16 sols au sieur Wiot \u00ab pour une corde pour le marteau de la cloche ; en 1782, elle alloue 23 livres pour l&rsquo;entretien des cloches\u2026 La ville payait aussi le sonneur qui sonnait la grosse cloche pendant les orages \u2014 il aurait du seulement \u00ab tinter \u00bb \u2014 ainsi qu&rsquo;il ressort d&rsquo;un compte de 1626-1627.<\/p>\n<p>Nous avons vu d&rsquo;autre part qu&rsquo;en 1791, la ville avait dispos\u00e9 de ses cloches de 15o9 et de 1616, sans aucune r\u00e9clamation ni du cur\u00e9 ni du conseil des marguilliers. Enfin, lorsqu&rsquo;en 1802, le Conseil municipal autorisa la refonte de la cloche des petits enterrements, ni le cur\u00e9 ni le Conseil de fabrique n&rsquo;\u00e9lev\u00e8rent la moindre objection.<\/p>\n<p>En d\u00e9pit de ]&rsquo;intervention de l&rsquo;Archev\u00eaque et du Pr\u00e9fet, le maire mena\u00e7a de faire r\u00e9installer la cloche dans le beffroi, \u00ab car, disait-il, elle suffit parfaitement, encore \u00e0 tous les besoins du culte, comme \u00e0 tous les besoins municipaux \u00bb. Entre temps, on avait appris par M Clavon, avocat \u00e0 Douai, que l&rsquo;\u00e9preuve en cire de l&rsquo;inscription \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 pr\u00eate. Apr\u00e8s les vers fran\u00e7ais elle portait : \u00ab<em> Anno 1878, M. Mortier archipresbytero, J. Herbecq, ministratore (?) ex eod. aere conflata et ex sumptibus ecclesiae Sti Nicola\u00ef\u2026<\/em>\u00bb. Elle pr\u00e9sentait ensuite les noms de Prosper-Ad\u00e8le, en m\u00e9moire de M. et Mme Hannoye, donateurs du presbyt\u00e8re\u2026 Bref. cette inscription \u00e9tait la n\u00e9gation des droits de la ville \u00bb (S\u00e9ance du Conseil municipal du 26 juillet 1878 L&rsquo;Observateur 1er septembre 1878).<\/p>\n<p>Un mois plus lard, l&rsquo;Observateur du 6 octobre 1878 annon\u00e7ait que le conflit, qui durait depuis cinq mois, \u00e9tait enfin termin\u00e9!. La question de propri\u00e9t\u00e9 restant en l&rsquo;\u00e9tat, le maire \u00e9tait autoris\u00e9 \u00e0 notifier au fondeur la main-lev\u00e9e de l&rsquo;opposition qui lui avait \u00e9t\u00e9 signifi\u00e9e le 20 juillet, mais aux conditions formelles suivantes : 1&Prime; Que la nouvelle cloche serait, toutes proportions gard\u00e9es \u2014 puisque son volume devait \u00eatre augment\u00e9 \u2014 \u00ab la reproduction identique de l&rsquo;ancienne \u00bb porterait, aux m\u00eames endroits, les m\u00eames inscriptions, armoiries, \u00e9cussons et embl\u00e8mes d\u00e9crits au proc\u00e8s-verbal de constat en date du 13 ao\u00fbt 1878. 3\u00b0 Que le fait de la refonte, sans que cela puisse donner aucun droit nouveau \u00e0 la Fabrique. serait relat\u00e9 en langue fran\u00e7aise et en ces termes : \u00ab Refondue en 1878 \u00bb, avec les nom et domicile du fondeur si cela convenait a celui-ci. 4\u00b0 Qu&rsquo;aucun autre ornement, qu&rsquo;aucune autre inscription ou image ne figureraient sur la nouvelle cloche. 5\u00b0 Qu&rsquo;en outre, au cas o\u00f9 le fondeur aurait bris\u00e9 la cloche et l&rsquo;aurait refondue autrement qu&rsquo;il est dit ci-dessus, il serait d\u00e9clar\u00e9 responsable envers la ville des frais d&rsquo;une seconde op\u00e9ration ainsi que de tous depens, dommages et interets (s\u00e9ance du Conseil municipal du 4 octobre 1878 l&rsquo;Observateur 6 octobre 1878).<\/p>\n<p>La grosse cloche et Hiltrude furent donc refondues le 4 f\u00e9vrier 1879. La fonte de cette journee fut d&rsquo;ailleurs exclusivement consacr\u00e9e \u00e0 Avesnes (Lettre de M J Clavon au conseil municipal du 7 f\u00e9vrier 1879).<\/p>\n<p>On profila de l&rsquo;occasion pour refondre un gros timbre du carillon, fortement f\u00eal\u00e9, de o m. 70 de haut sur o m. 70 de diam\u00e8tre. II porte l&rsquo;inscription suivante : ANDREAS VANDEN GHEYN ME FVDIT LAETIIS ANNO 1768 S. BENEDICTO. REFONDVE EN 1878 PAR PAVL DROVOT A DOVAI.<\/p>\n<p>Elleest decor\u00e9e des armoiries de Liessies et d&rsquo;un petit m\u00e9dallion ovale (o m. 1o) repr\u00e9sentant le buste de saint Benoit, sous la r\u00e8gle duquel \u00e9tait plac\u00e9e l&rsquo;abbaye de Liessies.<\/p>\n<p>Cette refonte, avec addition de nouveau m\u00e9tal, co\u00fbta la somme de 8.525 francs, qui fut couverte en partie par une souscription publique. La c\u00e9r\u00e9monie du bapt\u00eame des cloches fut une f\u00eate splendide que presida Mgr Monnier, \u00e9v\u00eaque de Lydda (Sur l&rsquo;enl\u00e9vement des cloches en 1917 et le remplacement en 1923, voir Avesnes pendant l&rsquo;occupation ennemie p 129).<\/p>\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>XI.- Quelques mots sur les sonnerie<\/strong><\/p>\n<p>Jusqu&rsquo;en 1676, aucun droit ne parait avoir \u00e9t\u00e9 per\u00e7u lorsqu&rsquo;on sonnait la cloche aux enterrements. Sur la proposition du doyen Cambrelin, et pour subvenir aux d\u00e9penses d&rsquo;entretien des cloches, le Magistrat d\u00e9cida, le 12 novembre 1676 que certaines sommes seraient per\u00e7ues dor\u00e9navant sur la sonnerie des cloches, parmi lesquelles sont design\u00e9es la grosse, la deuxi\u00e8me et la troisi\u00e8me.<\/p>\n<p>\u00ab A l&rsquo;intervention de M. Cambrelin, doyen et pasteur du lieu, a este demontr\u00e9 que survient journellemertt de grands frais et despenses pour l&rsquo;entretien des cloches de lad. ville et pour le racommodement d&rsquo;icelles lorsque, par malheur, elles sont rompues et cass\u00e9es et cependant qu&rsquo;il n&rsquo;y a aucuns droits establis lorsqu&rsquo;on les sonne aux enterrements et fun\u00e9railles des personnes qui d\u00e9c\u00e8dent dans lad. ville. Ors, pour avoir cy apres un petit fond pour entretien desd. cloches, il a \u00e9t\u00e9 conclu et unanimement arrest\u00e9 que d\u00e9sormais, quand on sonnera la grosse cloche aux services et fun\u00e9railles, que les h\u00e9ritiers des tr\u00e9pass\u00e9s payeront 8 florins de 20 pi\u00e8ces marqu\u00e9es pour florin, entendu que ce sera pour l&rsquo;estat \u00e0 la noblesse, quand on sonnera les deux plus grosses cloches on payera 3 florins, pour in 2e et 3e 40 patars, au moyen estat 10 patars, et lorsqu&rsquo;on sonnera la grosse cloche avec le carillon aux enterremens des enfans 40 patars ; pour la 2e cloche 20 patars, lequel droit sera per\u00e7u par le manbour et receveur de l&rsquo;\u00e9glise qui le renseignera chacun an, dans son compte de biens d&rsquo;icelle, pour servir aux ouvrages tans de lad. eglise aue l&rsquo;entretien desd cloches. Et, afin que ce r\u00e9glement soit observ\u00e9, les sus nommes ont sign\u00e9 et escrit. [Sign\u00e9 : Cambrelin, de Fontaine, Doutre-mer. Marotreau, J. Pillot. Rennart, N. Brongnet, Gesier, Diesmes] \u00bb.(L. R. ler vol., f\u00b0145 v\u00b0).<\/p>\n<p>En 1609, il y eut quelques d\u00e9m\u00eal\u00e9s entre l&rsquo;administration civile et l&rsquo;autorit\u00e9 religieuse au sujet des sonneries. Au cours d&rsquo;un proc\u00e8s soutenu par le Magistrat contre les chanoines, \u00ab les anciens \u00e9chevins, bourgeois anciens et nouveaux des corps de m\u00e9tiers fournirent des attestations comme quoi, quand il s&rsquo;est agi de leurs, f\u00eates et r\u00e9jouissances publiques. on a toujours du demander la permission aux \u00e9chevins pour sonner la grosse cloche et au mayeur, depuis la domination fran\u00e7aise \u00bb.<\/p>\n<p>Ces deux documents nous prouvent une lois de plus que la grosse cloche avait un caract\u00e8re essentiellement communal : dans le premier, le doyen signe et approuve sans protester la d\u00e9liberation du 12 novembre 1676 ; dans le second, le Magistrat d\u00e9fend ses pr\u00e9rogatives et exige du moins que l&rsquo;autorisation de la sonner lui soit demand\u00e9e.<\/p>\n<p>En 178o, M Paussabry, grand-clerc de la paroisse, propose la mise en adjudication au rabais du service de la sonnerie, afin de mettre fin an d\u00e9sordre qui r\u00e8gne dans \u00ab le clochement \u00bb. Voici le texte de l&rsquo;adjudication et du r\u00e9glement du 20 novembre 178o :<\/p>\n<p>\u00ab On fait savoir que Messieurs du Magistrat\u2026 exposent au moins offrant\u2026 la sonnerie de la paroisse de cette ditte ville \u00e0 charge par l&rsquo;adjudicataire de choisir des grandes personnes, et non des enfans pour sonner les cloches aux heures des offices, en les mettant le plus d&rsquo;accord qu&rsquo;il sera possible, sans pouvoir jamais les tinter : de sonner aussi longtemps aux enterrements des pauvres que d&rsquo;autres personnes, \u00e0 peine d&rsquo;\u00eatre priv\u00e9 de ce qui pourrait lui revenir \u00e0 cet effet qui tournera au profit de laditte \u00e9glise : de payer en outre ceux qu&rsquo;il employera sans qu&rsquo;ils puissent rien pr\u00e9tendre \u00e0 la charge de l&rsquo;administration. Sera en outre tenu l&rsquo;adjudicataire de sonner le tr\u00e9pas des pauvres, tels qu ils soient. aussit\u00f4t qu&rsquo;il sera averti de leur mort sans autre permission.<\/p>\n<p>\u00ab Aura aussi \u00e0 son profit la qu\u00eate qui se fait ordinairememt <em>le jour des \u00e2mes<\/em> (le 2 novembre), tant dans la vile que dans les banlicees d&rsquo;icelle, de m\u00eame que tout le profit de laditte sonnerie que re\u00e7oit le grand clerc, qu&rsquo;il pourra toucher tous les six mois. ainsy que tout ce qui est pay\u00e9 tant par la ville, administration, par le chapitre\u2026<\/p>\n<p>\u00ab Les deux gu\u00e9teurs seront tenus parmi la r\u00e9tribution ordinaire de sonner la cloche des clefs et de la retraite, qu&rsquo;ils sonneront pendant un bon quart d&rsquo;heure, en pr\u00e9sence du bedeau de l&rsquo;\u00e9glise ou de quelque autre personne qu&rsquo;il pr\u00e9posera, \u00e0 l&rsquo;exception toutes fois de la cloche de l&rsquo; ouverture des portes que le gu\u00e9teur de garde sonnera \u00e9galement, pendant un quart d&rsquo;heure gratuitement, comme y est oblig\u00e9 par sa reception, et de celle de midy qui sera sonn\u00e9e par le bedeau\u2026<\/p>\n<p>\u00ab Et au cas que les dits gu\u00e9teurs ne se rendent pas aux heures indiqu\u00e9es pour sonner exactement les cloches, ils seront priv\u00e9s, sur les plaintes qui seront port\u00e9es contre eux par l&rsquo;adjudicataire, du portage et mesurage de charbon qui sera donn\u00e9 \u00e0 d&rsquo;autres par l&rsquo;adjudicataire, lesquels seront present\u00e9s \u00e0 Messieurs du Magistrat pour y \u00eatre re\u00e7us, autorisant ledit adjudicataire de changer les sonneurs qu&rsquo;il choisira toutes et quantes fois qu&rsquo;il trouvera convenir\u2026<\/p>\n<p>\u00ab Sera tenu ledit bedeau d&rsquo;ouvrir les portes de l&rsquo;\u00e9glise toutes et quantes fois il faudra sonner pour le service de laditte paroisse, d&rsquo;y \u00eatre pr\u00e9sent ou quelqu&rsquo;un de chez lui sa place, pour s\u00fbret\u00e9 des effets de l&rsquo;\u00e9glise dont il est responsable, le tout pour le terme de onze mois cons\u00e9cutifs, qui commenceront le premier d\u00e9cembre prochain et finiront au trente-un octobre de l&rsquo;ann\u00e9e 1781 \u00bb.<\/p>\n<p>La sonnerie fut adjug\u00e9e \u00e0 Louis Petit, bedeau, \u00ab au prix de la r\u00e9tribution ordinaire montant \u00e0 209 l. 15 s. de France ou environ, formant le montant annuel de la sonnerie suivant le tableau administr\u00e9 par Me Faussabry grand clerc de la paroisse \u00bb. ( Registre des biens de l&rsquo;\u00e9glise de la ville d&rsquo;Avesnes. (A .S.A.A.). )<\/p>\n<p>Au d\u00e9but du XIXe si\u00e8cle, on sonnait encore deux fois par jour \u00ab l&rsquo;une pour annoncer, une demi-heure \u00e0 l&rsquo;avance, la cl\u00f4ture des portes, l&rsquo;autre, \u00e0 10 heures du soir pour indiquer la retraite bourgeoise ( D\u00e9liberation du 15 octobre 1814.) \u00bb.<\/p>\n<p>Ajoutons qu&rsquo;un nouveau r\u00e9glement des sonneries intervint le 18 pluviose au XIII (i8 fev. 1805). Le Conseil de fabrique arr\u00eata que :<br \/>1\u00b0) Les trois cloches ne seraient d\u00e9sormais sonn\u00e9es que pour \u00ab l&rsquo;\u00e9tat extraordinaire \u00bb. 2\u00b0) Les deux premi\u00e8res cloches seulement seraient sonn\u00e9es pour le \u00ab premier \u00e9tat \u00bb. 3&Prime;) L&rsquo; \u00ab \u00e9tat bourgeois \u00bb serait annonc\u00e9 par le son des deux moindres cloches.<\/p>\n<p>En 1822, le Conseil municipal d\u00e9cida qu&rsquo;on ne sonnerait la grosse cloche que pour les c\u00e9r\u00e9monies et les f\u00eates publiques et que, hors ces circonstances, on devrait payer la somme de 6 fr. \u00e0 la fabrique, toutes les fois que cette cloche serait sonn\u00e9e, \u00ab sans pr\u00e9ejudice aux r\u00e9glements relatifs aux inhumations (Registre des d\u00e9lib\u00e9rations 1802 1827- 18 septembre 1822) \u00bb.<\/p>\n<p>L&rsquo;installation d&rsquo;un p\u00e9dalier, vers 1926, avait d\u00e9j\u00e0 simplifi\u00e9 et modernis\u00e9 le rude travail des sonneurs. L&rsquo;installation d&rsquo;un appareillage \u00e9lectrique, pour la mise en branle automatique des cloches, date de 1936. Le travail fut execut\u00e9 par la maison Blanchet, de Paris, sous la direction des Beaux-Arts. Chaque cloche est actionn\u00e9e par un moteur individuel command\u00e9 de la sacristie. Les sonneries de 6 h., midi et 18 h., sont d\u00e9clanch\u00e9es automatiquement gr\u00e2ce \u00e0 une pendule \u00e0 cadran dite \u00ab astronomique \u00bb. Le tableau de commande comporte quatre sonneries de glas, suivant les quatre classes de \u00ab fun\u00e9railles (8) \u00bb.<\/p>\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>XII.- L&rsquo;horloge<\/strong><\/p>\n<p>La tour \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 dot\u00e9ee d&rsquo;une horloge au XVI\u00b0 si\u00e8cle. Le 22 novembre, 1583, le maire et les jur\u00e9s passent en effet un march\u00e9 avec Jean Barte \u00ab ouvrier d&rsquo;orloge \u00bb, a Avesnes, \u00ab pour les parties d&rsquo;ouvraiges qu&rsquo;il pr\u00e9tendait sur iceulx fais \u00e0 l&rsquo;orloge; batellaiges et cloches d&rsquo;icelle ville \u00bb et lui paient 225 livres tournois (L R 1er volume f\u00b0 31, 22 novembre 1583).<\/p>\n<p>L&rsquo;horloge qui fonctionnait en 1768 \u2014 et qui avait \u00e9t\u00e9 mont\u00e9e par un certain Posteau, ancien maitre horloger \u00e0 Valenciennes \u2014 \u00e9tait tr\u00e8s vieille et marchait si mal qu&rsquo;il en coutait 500 livres par an \u00e0 la ville pour la faire r\u00e9parer. Aussi, pour y suppl\u00e9er, \u00e9tablit-on en 1768, sur le mur m\u00e9ridional de l&rsquo;\u00e9glise, un cadran solaire qui existe encore. \u00ab Au sieur Redout\u00e9 pour avoir marqu\u00e9 et color\u00e9 le cadran solaire qui est attach\u00e9 au mur de l&rsquo;\u00e9glise \u00e0 l&rsquo;effet de suppl\u00e9er aux d\u00e9fauts de l&rsquo;horloge \u00bb (Comptes municipaux de 1768, Archives D\u00e9partementales du Nord C Hainaut 197 ).<\/p>\n<p>Ce n&rsquo;\u00e9tait qu&rsquo;un exp\u00e9dient. L&rsquo;ann\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dente, le sieur Demond, maitre horloger \u00e0 Aibes, avait \u00e9t\u00e9 charg\u00e9, apr\u00e8s adjudication, de l&rsquo;installation d&rsquo;une nouvelle horloge pour une somme de 4.840 livres ( J Peter <em>M\u00e9langes pour servir \u00e0 l&rsquo;histoire d&rsquo;Avesnes<\/em> M S A A t XIII 1930 p 191)<\/p>\n<p>Gr\u00e2ce \u00e0 une subvention de 1000 livres, obtenue de Paris et pr\u00e9lev\u00e9e sur la fondation de Penthievre, gr\u00e2ce aussi \u00e0 une autre de 100 pistoles re9ue de l&rsquo;intendant, le Magistrat put faire commencer les travaux en 1769 (L R 2 \u00e8 reg, f\u00b0 217 Devis tr\u00e8s d\u00e9taill\u00e9 en 12 articles. Un si\u00e8cle plus tard, on travaillait \u00e0 la restauration des quatre grands cadrans ).<\/p>\n<p>Nous avons vu que le sieur Robert, horloger avesnois commen\u00e7a, d\u00e8s septembre 1791, le montage du carillon. Les travaux furent interrompus pendant l&rsquo;hiver qui fut tr\u00e8s rigoureux. Aux beaux jours, il transforma le cylindre et r\u00e9gla la transmission automatique de l&rsquo;horloge et des pi\u00e8ces qui en d\u00e9pendent. La \u00ab chambre de l&rsquo;horloge \u00bb fut alors install\u00e9e et r\u00e9unit tout le m\u00e9canisme tel que nous le voyons aujourd&rsquo;hui.<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Le d\u00f4me en 1550<\/strong><\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>Nous avons vu qu\u2019en 1549 on raccommodait les piliers de la tour. En 1550 on travaillait encore \u00e0 la restauration de cette grosse tour quadrangulaire qui surmonte l\u2019\u00e9glise. Cette masse \u00e9norme ayant pour base que quatre piliers fut rev\u00eatue de belles pierres-de-taille bleues. C\u2019est de ce moment que date le d\u00f4me \u00e0 pans octogones qui couronne cette tour, pr\u00e9c\u00e9demment termin\u00e9e par une terrasse \u00e0 cr\u00e9neaux. La tour et son d\u00f4me culminent \u00e0 soixante m\u00e8tres de hauteur.<\/p>\n<p>On y ajouta un campanile o\u00f9 logea un guetteur jusqu\u2019en 1815. Ce logis de guetteur \u00e9tait &nbsp;destin\u00e9 \u00e0 surveiller la fronti\u00e8re de France qui passait \u00e0 une douzaine de kilom\u00e8tres au sud \u00e0 la limite de l&rsquo;actuel d\u00e9partement de l&rsquo;Aisne. Jusqu&rsquo;\u00e0 la Paix des Pyr\u00e9n\u00e9es en 1659, Avesnes \u00e9tait l&rsquo;une des principales places fortes qui d\u00e9fendaient les Pays-Bas contre les incursions fran\u00e7aises. C&rsquo;est la raison pour laquelle la ville fut acquise en 1556 par Philippe II d&rsquo;Espagne et d\u00e9tach\u00e9e de la Terre d&rsquo;Avesnes.<\/p>\n<p>La tour surmont\u00e9e de son d\u00f4me octogonal, surmont\u00e9 d\u2019une lanterne et flanqu\u00e9 de quatre poivri\u00e8res aux clochetons plac\u00e9s en encorbellement mesure 66 m\u00e8tres au dessus du sol.<\/p>\n<p>Nous pouvons nous faire une repr\u00e9sentation plus pr\u00e9cise de cette tour gr\u00e2ce \u00e0 ce plan \u00e9tabli par Louis Guichemin, un italien qui s&rsquo;\u00e9tait fix\u00e9 \u00e0 Anvers et qui publia vers 1570 une \u00ab\u00a0description des Pays-Bas\u00a0\u00bb qui contenait les plans imag\u00e9s de la plupart des villes du pays.<\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"833\" height=\"625\" data-attachment-id=\"18676\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/la-collegiale-davesnes-sur-helpe-chroniques-et-melanges\/plan-avesnes-1-2\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Plan-Avesnes-1-2.jpg?fit=833%2C625&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"833,625\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;CARRE&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1688901113&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Plan-Avesnes-1-2\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Plan-Avesnes-1-2.jpg?fit=833%2C625&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Plan-Avesnes-1-2.jpg?resize=833%2C625&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-18676\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Plan-Avesnes-1-2.jpg?w=833&amp;ssl=1 833w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Plan-Avesnes-1-2.jpg?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Plan-Avesnes-1-2.jpg?resize=768%2C576&amp;ssl=1 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 833px) 85vw, 833px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Plan de Guichemin<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<p>Nous pouvons y voit la tour massive a \u00e9t\u00e9 reconstruite et renforc\u00e9e en bas par les deux collat\u00e9raux. la tour est cr\u00e9nel\u00e9e, couverte d&rsquo;une plate-forme sur laquelle circule le guetteur. La nef principale est beaucoup plus haute que les bas-c\u00f4t\u00e9s. Un double rang de fen\u00eatres marque, tant sur la nef que sur le collat\u00e9ral, le c\u00f4t\u00e9 m\u00e9ridional. le toit de la nef comporte le m\u00eame clocher avec fl\u00e8che comme les cath\u00e9drales. Le transept est tr\u00e8s marqu\u00e9, l&rsquo;\u00e9glise ayant la forme d&rsquo;une croix latine, et la fa\u00e7ade de transept qui fait saillie, comporte un portail. le choeur , beaucoup plus bas que la nef, a une forme rectangulaire. Il se termine par un pan coup\u00e9. Il sera reconstruit en 1617, l&rsquo;incendie de 1514 l&rsquo;ayant probablement fragilis\u00e9.<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>La restauration du ch\u0153ur en 1617<\/strong><\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>Le Ch\u0153ur est nettement plus ancien que la nef et la tour.<\/p>\n<p>II est bon de rappeler que, jusqu&rsquo;en 1857, le ch\u0153ur avait conserv\u00e9 la forme, les dimensions et le mobilier qu&rsquo;il avait re\u00e7us au moment de la cr\u00e9ation du Chapitre. II s&rsquo;avan\u00e7ait dans l\u2019\u00c9glise jusqu&rsquo;\u00e0 la premi\u00e8re colonne et \u00e9tait ferm\u00e9 sur les c\u00f4t\u00e9s par deux grilles en bois, hautes de quatre m\u00e8tres environ. L\u2019entr\u00e9e \u00e9tait ferm\u00e9e par une grille de fer.<\/p>\n<p>L&rsquo;autel \u00e9tait plac\u00e9 dans l\u2019avant-ch\u0153ur vis-i-vis des stalles actuelles et, derri\u00e8re l&rsquo;autel, dans l\u2019h\u00e9micycle, se trouvaient les stalles des chanoines adoss\u00e9es aux boiseries en question.<\/p>\n<p>Il revenait au chapitre la charge d\u2019entretenir le ch\u0153ur de l\u2019\u00e9glise&nbsp;: l\u2019ancien propri\u00e9taire, l\u2019abb\u00e9 de Liessies, le lui ayant c\u00e9d\u00e9 \u00e0 condition de payer les restaurations (ADN s\u00e9rie G H n\u00b0 21479 Registre de la Coll\u00e9giale d\u2019Avesnes N\u00b0 6 bis folio 34 Chapitre \u00e0 l\u2019Archev\u00eaque).<\/p>\n<p>Cette convention fit, en 1614, l&rsquo;objet d&rsquo;un litige entre le chapitre et l\u2019abb\u00e9 de Liessies. Le ch\u0153ur ayant alors besoin de r\u00e9parations et les chanoines s&rsquo;abstenant d&rsquo;y pourvoir, l\u2019abb\u00e9, patron de l\u2019\u00e9glise, somma le prince de Chimai, patron du Chapitre, d&rsquo;entreprendre les travaux. Et comme le prince refusait, l&rsquo;abb\u00e9 interdit toute c\u00e9l\u00e9bration d&rsquo;office dans le ch\u0153ur (1).<\/p>\n<p>C&rsquo;est seulement le 27 octobre 1616, et sut l&rsquo;intervention sollicit\u00e9e de l\u2019archev\u00eaque de Cambrai, que le Chapitre obtint de reprendre ses offices apr\u00e8s s\u2019\u00eatre engag\u00e9 \u00e0 \u00abmettre la main \u00e0 l\u2019\u0153uvre de la restauration du dit ch\u0153ur, en dedans le mois d&rsquo;apvril ou mai tant au plus tard de l&rsquo;ann\u00e9e prochaine <strong>\u00bb<\/strong>(2).<\/p>\n<p>C&rsquo;est aussi le Chapitre qui fit construire \u00e0 ses frais la chapelle de Saint-Nicolas, en 1519. II fit venir des experts, notamment le bailli de Maroilles, pour examiner les piliers destin\u00e9s \u00e0 supporter l&rsquo;ogive et il fit faire les ogives de cette chapelle par des tailleurs de pierre de Lez-Fontaine (3). En 1783 il fit aussi r\u00e9\u00e9difier la sacristie.<\/p>\n<p>(1) : ADN Registre de la Coll\u00e9giale d&rsquo;Avesnes n\u00b0 6 bis folio 19 Prince de Chimai aux chanoines folio 20<\/p>\n<p>(2) : ADN Registre de la Coll\u00e9giale d&rsquo;Avesnes n\u00b0 6 bis folio 34 Chapitre de l\u2019Archev\u00eaque<\/p>\n<p>(3) : ADN Registre Capitulaire contenant les comptes du chapitre St Nicolas de 1519 \u00e0 1613; Compte de 1519<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Le ch\u0153ur dans son \u00e9tat actuel<\/strong><\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>Dans son \u00e9tat actuel il comprend une abside demi-hexagonale correspondant \u00e0 des r\u00e9fections de 1617. Les trois trav\u00e9es qui suivent remontent \u00e0 la construction qui existait en 1461 lors de l&rsquo;investiture de Louis XI.&nbsp;L&rsquo;une des cl\u00e9s de vo\u00fbte d&rsquo;origine a \u00e9t\u00e9 conserv\u00e9e. Elle montre deux masques grima\u00e7ants l&rsquo;un montrant les dents et l&rsquo;autre tirant la langue d&rsquo;une esth\u00e9tique toute romane. Des faisceaux de cinq colonnettes donnent naissance \u00e0 des nervures \u00e9l\u00e9gantes, dont les unes s\u2019arrondissent en arcs pleins cintre, tandis que les autres s\u2019allongent en arcs ogive ou s\u2019\u00e9largissent en arcs doubleaux et entrecrois\u00e9s qui aboutissent \u00e0 des pendentifs cylindriques.<\/p>\n<p>Compl\u00e9ments :<\/p>\n<p>le choeur long de 12 m, large an chevet de 10 m. 75 \u2014 est la partie la plus ancienne de l&rsquo;\u00e9glise. Malheureusement il est assez difficile de distinguer, \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur, les parties r\u00e9centes des parties anciennes. Vers 188o en effet M. Monier, doyen, reconstitua ce qui manquait au choeur \u00ab \u00e0 l&rsquo;aide de ciment et de bois\u2026 pour satisfaire le regard \u00bb. En 1885, le choeur fut peint et d\u00e9cor\u00e9 en m\u00eame temps que les chapelles.<\/p>\n<p>Entre l&rsquo;arc triomphal et le chevet, la vo\u00fbte du choeur est divis\u00e9e en trois compartiments rectangulaires. Les doubleaux qui s\u00e9parent ces compartiments sont constitu\u00e9s par deux gros tores s\u00e9par\u00e9s par un m\u00e9plat l\u00e9g\u00e8rement creus\u00e9 en gorge et d\u00e9gag\u00e9s de la masse rectangulaire par deux chanfreins.<\/p>\n<p>Les branches d&rsquo;ogives consistent en un seul gros tore r\u00e9uni de m\u00eame \u00e0 un bandeau chanfrein\u00e9. Leur profit, comme celui des doubleaux convient \u00e0 la fin du XII et au d\u00e9but du XIIIe si\u00e8cle.<\/p>\n<p>Six faisceaux de trois colonnettes, engag\u00e9es dans un massif rectangulaire en encorbellement, supportent la retomb\u00e9e des doubleaux et des ogives. Les trois colonnettes se terminent en biseau et chaque massif repose sur un cul-de-lampe en forme de pyramide renvers\u00e9e, termin\u00e9e en pointe et decor\u00e9e de cinq larges cavets horizontaux. A l&rsquo;angle du massif et des murs de cl\u00f4ture, deux autres colonnettes supportent la retomb\u00e9e des formerets. Coup\u00e9es au tiers de leur. hauteur, elles reposent sur de petits corbeaux moulures.<\/p>\n<p>La corbeille des chapiteaux comporte seulement deux larges feuilles nerv\u00e9es que termine \u00e0 chaque angle un crochet encore peu d\u00e9velopp\u00e9 ou plus exactement un fleuron l\u00e9g\u00e8rement recourb\u00e9 vers le sol.<\/p>\n<p>Un \u00e9pais tailloir, unique et profile en larmier, surmonte les cinq corbeilles, suit le profit de l&rsquo;encorbellement et supporte la retomb\u00e9e des doubleaux; des ogives et des formerets.<\/p>\n<p>Ces groupements de colonnettes retombant sur des culots, en encorbellement, conviennent aussi au XIII si\u00e8cle ; mais il semble bien que la mouluration de ces culots ait \u00e9t\u00e9 modifi\u00e9e par des restaurateurs modernes.<\/p>\n<p>Ce syst\u00e8me de retomb\u00e9e sur un encorbellement n\u00e9cessitait un robuste \u00e9paulement \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur : la pes\u00e9e des vo\u00fbtes d\u00e9crit, en effet, une courbe de pression dont le trajet va en s&rsquo;\u00e9cartant du sommier de la vo\u00fbte. Aussi la pouss\u00e9e est-elle amortie d&rsquo;abord par les deux murs \u00e9pais qui cl\u00f4turent vers l&rsquo;est les deux bras du transept, puis par quatre contreforts ext\u00e9rieurs.<\/p>\n<p>N\u00e9anmoins, des mouvements se sont produits dans la vo\u00fbte. On a essay\u00e9 d&rsquo;y rem\u00e9dier par la pose de tirants et d&rsquo;ancres. C&rsquo;est sans doute ce qui a donn\u00e9 naissance a l&rsquo;opinion que le choeur avait \u00e9t\u00e9 vo\u00fbt\u00e9 au XVe si\u00e8cle \u00ab en briques soutenues par des arcades de pierre surbaiss\u00e9e ou en anse de panier.<\/p>\n<p>Dans l&rsquo;abside, deux branches d&rsquo;ogives, constitu\u00e9es par un simple bandeau \u00e9pais, divergent d&rsquo;une clef qui s&rsquo;appuie sur le dernier doubleau et supportent des segments de vo\u00fbte encadrant la partie sup\u00e9rieure de trois grandes fen\u00eatres. Ces ogives retombent, ainsi que les formerets sur deux colonnettes d&rsquo;angle \u00e9lanc\u00e9es. Leur base, constitu\u00e9es par deux tores, rappelle les bases de la fin du XIII si\u00e8cle dont le tore inf\u00e9rieur est tr\u00e8s \u00e9vas\u00e9 par rapport an tore sup\u00e9rieur. Leurs chapiteaux pr\u00e9sentent les m\u00eames caract\u00e8res que ceux pr\u00e9c\u00e9demment d\u00e9crits. L&rsquo;\u0153il suit sur toute sa hauteur le galbe de la corbeille sur laquelle sont pos\u00e9s les crochets. Ici encore, le tailloir, volumineux et \u00e9pais, contribue \u00e0 donner au chapiteau une hauteur assez consid\u00e9rable proportionnellement au support.<\/p>\n<p>Le choeur est largement \u00e9clair\u00e9 par sept fen\u00eatres, ferm\u00e9es en arc brise aigu, dont trois pour l&rsquo;abside. Celles-ci ont \u00e9t\u00e9 refaites en 1617.Elles n&rsquo;ont pas de fenestrage. Un gros tore souligne \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur l&rsquo;arc bris\u00e9 et retombe par l&rsquo;interm\u00e9diaire d&rsquo;un petit chapiteau corbeille pyramidale, sur de fines colonnettes log\u00e9es dans une retraite du parement. H\u00e2tons-nous de dire que, pour partie, colonnettes et chapiteaux nous paraissent remonter seulement aux \u00ab embellissements , de 1885. Les restaurateurs d&rsquo;alors se sont-ils inspires de quelques d\u00e9bris anciens ?.<\/p>\n<p>Dans son ensemble, le choeur peut donc \u00eatre dat\u00e9 du XIIIe si\u00e8cle. Mais il a subi depuis de profondes modifications : il a sans doute \u00e9t\u00e9 restaur\u00e9 au XVIe si\u00e8cle, comme le reste de l&rsquo;\u00e9glise ; son chevet a \u00e9t\u00e9 refait au XVII, et les restaurations modernes lui ont certainement fait perdre, en tr\u00e8s grande partie, son aspect primitif.<\/p>\n<p>Des fouilles ont \u00e9t\u00e9 entreprises, en 1905, par MM. Leclercq, Meurisse et Leprohon, en vue de savoir si des caveaux existaient sous le choeur (M S A A tome VIII 1910). Apres avoir enlev\u00e9 le pav\u00e9 r\u00e9cent, sous l&rsquo;arcade en plein\u2022cintre de gauche (o\u00f9 se trouvait jadis le tombeau du comte de Penthi\u00e8vre), on d\u00e9couvrit, sous o m. 85 de d\u00e9combres, une vo\u00fbte \u00e9pais5e (o m. 5o) en petites briques, d&rsquo;un travail tr\u00e8s soign\u00e9. Elk recouvrait un caveau ayant contenu un cercueil qui reposait sur deux barres de fer, \u00e0 o m. 40 du sol. Cercueil et ossements \u00e9taient r\u00e9duits en poussi\u00e8res. d&rsquo;apr\u00e8s la forme de la vo\u00fbte, on pr\u00e9suma qu&rsquo;il \u00e9tait suivi d&rsquo;un deuxi\u00e8me caveau, peut-\u00eatre d&rsquo;un troisi\u00e8me. A c\u00f4t\u00e9 , un autre caveau plus grand, contenait un squelette d&rsquo;enfant isol\u00e9 par un petit mur et une grande quantit\u00e9 de d\u00e9combres m\u00e9lang\u00e9s d&rsquo;ossements. On supposa que, lors du renouvellement du pavage, au milieu do XVIIe si\u00e8cle, on avait rejet\u00e9 dans ces caveaux, alors vides, les mat\u00e9riaux et les ossements d\u00e9couverts en soulevant les dalles fun\u00e9raires; que partie de ces mat\u00e9riaux, plus anciens, pouvaient m\u00eame remonter \u00e0 l&rsquo;incendie de l&rsquo;\u00e9glise; certains objets, clous fondus, carreaux vitrifi\u00e9s, portaient en effet la trace du feu. On trouva enfin de petits carreaux polychromes provenant sans doute d&rsquo;un pavage ancien (A Gravet en offrit au au mus\u00e9e M S A A tome VIII 1910 page 107 s\u00e9ance du 4 septembre 1906).<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Les dimensions de la coll\u00e9giale en 1649<\/strong><\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"237\" height=\"376\" data-attachment-id=\"18462\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/la-collegiale-davesnes-sur-helpe-chroniques-et-melanges\/eglise-1550-1\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/eglise-1550-1.jpg?fit=237%2C376&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"237,376\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;fr\\u00e9d\\u00e9ric carr\\u00e9&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1688029749&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" data-image-title=\"eglise-1550-1\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/eglise-1550-1.jpg?fit=237%2C376&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/eglise-1550-1.jpg?resize=237%2C376&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-18462\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/eglise-1550-1.jpg?w=237&amp;ssl=1 237w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/eglise-1550-1.jpg?resize=189%2C300&amp;ssl=1 189w\" sizes=\"auto, (max-width: 237px) 85vw, 237px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n<p>En nous reportant a un ancien manuscrit, nous voyons que l\u2019\u00e9difice avait, en 1640, les dimensions suivantes : Longueur 53 m\u00e8tres 50 ; longueur de la grande nef, 31 mt 50 ; longueur du ch\u0153ur, 22 m\u00e8tres ; largeur totale, 25 m. 50 centim\u00e8tres ; largeur de la chapelle de droite, 3 m 63 ; largeur de la chapelle de gauche 2 m. 84, largeur de la nef de droite, 5 m\u00e8tres ; largeur de nef de gauche, 4 m\u00e8tres 25.<\/p>\n<p>En un autre temps, le ch\u0153ur avait eu 11 m\u00e9tr\u00e9s de longueur sur une largeur de 7 m\u00e8tres &nbsp;50 ; les chapelles de la Vierge et de Saint-Nicolas avaient, chacune, 8 m\u00e8tres, avec une profondeur de 4 m\u00e8tres 50 \u00e0 partir de la bordure qui soutenait la balustrade.<\/p>\n<p>Des incendies caus\u00e9s par la foudre \u00e9clat\u00e8rent au clocher le 3 f\u00e9vrier 1666, le 10 juin 1783, le 25 d\u00e9cembre 1811. Le paratonnerre fut install\u00e9 en 1812. Le guet \u00e9tait fait par un employ\u00e9 salari\u00e9, charg\u00e9 de signaler 1&rsquo;approche d\u2019une troupe ou la d\u00e9claration d\u2019un incendie&nbsp;; le droit du guet \u00e9tait d\u00fb par dix huit villages de la terre d\u2019Avesnes (Fonds&nbsp; Gravet Jennepin ADN 92 J 34).<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>La Tour <\/strong><\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>On s&rsquo;est demand\u00e9 si la tour \u00e9tait de construction ant\u00e9rieure \u00e0 l&rsquo;incendie de 1514 ou si elle datait de la restauration de l&rsquo;\u00e9glise par Louise d&rsquo;Albret.<\/p>\n<p>Nous avons vu qu&rsquo;une cloche de 15o9 \u2014 an sujet de laquelle existent, il est vrai, des incertitudes et des contradictions \u2014 resta dans la tour jusqu&rsquo;en 1791 La tour \u2014 partie de l&rsquo;\u00e9difice reconstruit entre 1482 et les premi\u00e8res ann\u00e9es du XVIe si\u00e8cle \u2014 aurait donc \u00e9t\u00e9 \u00e9pargn\u00e9e par l&rsquo;incendie de 1514.<\/p>\n<p>La fonte d&rsquo;une superbe cloche en 1514 \u2014 sans qu&rsquo;on puisse dire si c&rsquo;est avant ou apr\u00e8s le sinistre \u2014 tendrait \u00e0 confirmer cette opinion. Si elle \u00e9tait install\u00e9e dans la tour avant l&rsquo;incendie, on peut pr\u00e9sumer que la charpenterie du beffroi n&rsquo;eut pas \u00e0 souffrir du feu. Si elle fut coul\u00e9e \u2014 et sans doute suspendue \u2014 l&rsquo;ann\u00e9e m\u00eame du sinistre, on peut conclure que la tour \u00e9tait demeur\u00e9e intacte.<\/p>\n<p>La tour est une construction de plan carr\u00e9, haute de 6o m. massive, construite en belle pierre de taille que divisent transversalement neuf cordons en saillie auxquels correspondent les ressauts l\u00e9gers des contreforts. Elle s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve \u00e0 l&rsquo;ouest de l&rsquo;\u00e9glise, avec laquelle elle fait corps.<\/p>\n<p>Les deux contreforts qui s&rsquo;\u00e9l\u00e8vent le long de la fa\u00e7ade et la divisent en trois parties (correspondant a la nef centrale et aux collat\u00e9raux) sont les seuls qui n&rsquo;aient pas pour supports les quatre gros piliers sur lesquels repose \u00e0 peu pr\u00e8s toute la masse de la tour.<\/p>\n<p>Celle-ci a l&rsquo;inconv\u00e9nient \u2014 comme toutes les tours \u00e9lev\u00e9es dans la m\u00eame situation aux XVe et XVI\u00b0 si\u00e8cles en Flandre et en Artois \u2014 d&rsquo;\u00e9craser quelque peu la fa\u00e7ade : l&rsquo;effet monumental obtenu par la tour de fa\u00e7ade, dit Anthyme Saint-Paul, est \u00ab souvent d\u00e9plorable et n&rsquo;est jamais tout-\u00e0-fait satisfaisant \u00bb. Cet inconv\u00e9nient \u00e9tait jadis quelque peu corrig\u00e9 \u2014 aux points de vue esth\u00e9tique et liturgique \u2014 par l&rsquo;existence d&rsquo;un clocheton au dessus de la trav\u00e9e pr\u00e9c\u00e9dant le choeur actuel, clocheton qui existait encore au d\u00e9but du XVII\u00b0 si\u00e8cle. D\u00e9faut att\u00e9nu\u00e9 aussi par le fait que la tour est incluse dans l&rsquo;\u00e9difice : nous avons d\u00e9j\u00e0 dit que la structure de sa base excluait toute id\u00e9e qu&rsquo;elle e\u00fbt pu se dresser en avant de l&rsquo;\u00e9glise.<\/p>\n<p>Elle pr\u00e9sente certaines analogies avec la tour de l&rsquo;\u00e9glise de Solre-le-Ch\u00e2teau, qui date du d\u00e9but du XV` si\u00e8cle mais dont le clocher est du XVII : m\u00eames contreforts \u00e0 ressauts, m\u00eames cordons transversaux \u00e0 chanfrein, m\u00eames tourelles d&rsquo;angles reposant sur des encorbellements.<\/p>\n<p>Chaque face, entre les septi\u00e8me et neuvi\u00e8me cordons, poss\u00e8de une grande baie en arc brise, munie d&rsquo;abat-sons. \u00ab L&rsquo;ensemble donne une impression de majest\u00e9 et de puissance, dont la s\u00e9v\u00e9rit\u00e9 est att\u00e9nu\u00e9e par l&rsquo;\u00e9l\u00e9gance r\u00e9sultant de l&rsquo;harmonie de la ligne et de l&rsquo;\u00e9quilibre des proportions \u00bb. (C.-N. PELTRISOT).<\/p>\n<p>\u00ab Elle est carr\u00e9e, \u00e9crit de son c\u00f4t\u00e9 Len\u00f4tre, elle est haute, elle est massive, et l\u00e9g\u00e8re d&rsquo;aspect pourtant, gr\u00e2ce aux \u00e9l\u00e9gants et fins clochetons qui coiffent ses quatre tourelles angulaires dont les encorbellements se dessinent \u00e0 son sommet, gr\u00e2ce aussi a son d\u00f4me d&rsquo;ardoise que termine un campanile bien proportionn\u00e9\u2026 \u00bb.<\/p>\n<p>On remarque, \u00e0 chacun de ses angles, deux puissants contreforts. Ceux-ci semblent avoir \u00e9t\u00e9 ajout\u00e9s apr\u00e8s coup et servent surtout \u00e0 soutenir les encorbellements.<\/p>\n<p>La partie sup\u00e9rieure, en effet, remont\u00e9e, fut d&rsquo;abord couronn\u00e9e par un parquet cr\u00e9nel\u00e9 avec \u00e9chauguettes aux angles. Celles-ci \u00e9taient port\u00e9es en encorbellement sur la t\u00e8te des contreforts, qui pr\u00e9sentaient alors moins de saillie qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui, \u00ab \u00e0 en juger par les traces de reprises, par les agrafures des pierres de l&rsquo;encorbellement et par la fa\u00e7on dont les derni\u00e8res assises des contreforts s&rsquo;amortissent dans celles formant corniche \u00bb (M Boeswilwls, attach\u00e9 au minist\u00e8re des Beaux-Arts comme professeur, inspecteur et membre du Conseil sup\u00e9rieur. s\u00e9ance du Conseil Municipal du 29 mars 1895).<\/p>\n<p>Ces encorbellements, sans doute mal appareill\u00e9s et insuffisamment charg\u00e9s en queue ont \u00ab tir\u00e9 au vide \u00bb sur les angles ; par suite, les parapets cr\u00e9nel\u00e9s et les \u00e9chauguettes, mena\u00e7ant ruine, durent \u00eatre d\u00e9molis pour \u00e9viter leur chute.<\/p>\n<p>On \u00e9tablit alors le d\u00f4me \u2014 vers 1550 \u2014 \u00e0 peu pros tel que nous le voyons aujourd&rsquo;hui, compl\u00e8tement refait-charpente et toiture-en 1922 et d\u00e9truit par l&rsquo;incendie du 2 septembre 1944. C&rsquo;est donc avant la pose de cette toiture qu&rsquo;on a d\u00fb r\u00e9conforter les ma\u00e7onneries des contreforts et en augmenter la saillie. Nous avons vu en effet que, 1549, on travailla activement \u00ab au pant de devant la thoure \u00bb et \u00ab aux quatre piliers (contreforts) de costez \u00bb.<\/p>\n<p>Malheureusement, le travail fut ex\u00e9cut\u00e9 sans qu&rsquo;on e\u00fbt pris soin de lier fortement, par le recoupement des joints, les assises nouvelles aux assises anciennes dont on voyait, avant la r\u00e9fection de 1897. les amorces prises dans les ma\u00e7onneries du mur de face. De telle sorte que la nouvelle construction ne tarda pas \u00e0 se d\u00e9tacher de l&rsquo;ancienne.<\/p>\n<p>Ce mouvement de dislocation se fit sentir sur tous les contreforts de face, mais plus encore du c\u00f4t\u00e9 nord, par suite de la disposition de l&rsquo;escalier de la tour dont le passage \u00e9tait pris aux d\u00e9pens de l&rsquo;\u00e9paisseur du contrefort.<\/p>\n<p>L&rsquo;explosion de la poudri\u00e8re. en 1815, ne fit sans doute qu&rsquo;accentuer cette dislocation. Aussi fit-on quelques travaux, en 1817, en m\u00eame temps qu&rsquo;on renouvelait enti\u00e8rement la charpente et la toiture de la nef qui avaient beaucoup souffert.<\/p>\n<p>A partir de 1825, les demandes de r\u00e9parations pour la tour deviennent de plus en plus fr\u00e9quentes. En 1835 on d\u00e9clare que ces r\u00e9parations sont urgentes\u2026<\/p>\n<p>Ont-elles \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9es ? On peut en douter, car en 1843, la situation s&rsquo;avv\u00e8re d&rsquo;une telle gravite que, pour \u00e9viter une catastrophe, il est question de d\u00e9molir purement et simplement la tour ! Il faut dire que l&rsquo;\u00e9croulement du beffroi de Valenciennes, le 8 juin 1843, cr\u00e9a dans le Nord une panique qui fit concevoir des appr\u00e9hensions plus ou moins justifi\u00e9es sur la solidit\u00e9 de la plupart des \u00e9difices de la r\u00e9gion, grands et petits. Une commission, nomm\u00e9e \u00e0 l&rsquo;effet de surveiller le progr\u00e8s des d\u00e9gradations, fit un rapport alarmant. L&rsquo;escalier \u00e0 vis en pierre bleue est tellement d\u00e9grad\u00e9 qu&rsquo;il ne reste plus, dit I. Lebeau une seule marche intacte (lettre adress\u00e9e au Pr\u00e9sident de la Commission Historique du Nord en vue d&rsquo;obtenir un secours du gouvernement). \u00ab Les deux contreforts situ\u00e9s sur la fa\u00e7ade ouest ont \u00e9prouv\u00e9 un affaissement qui a occasionn\u00e9 des ruptures dans certaines pierres, notamment \u00e0 la base. Des l\u00e9zardes assez consid\u00e9rables prouvent que la tour a pousse contre les contreforts qui pr\u00e9sentent, surtout dans leur partie moyenne, de notables renflements \u00bb.<\/p>\n<p>II est vraisemblable, ajoute-t-on, que ce double mouvement remonte \u00e0 une \u00e9poque d\u00e9j\u00e0 ancienne, car les parties reconstruites en 1817 sons dans un \u00e9tat de parfaite conservation. En somme, depuis l&rsquo;explosion de la poudri\u00e8re (1815), la tour est \u00ab sinon dans un repos math\u00e9matiquement absolu, du moins dans un \u00e9tat d&rsquo;\u00e9quilibre assez stable pour que l&rsquo;\u0153il ne puisse apercevoir la trace d&rsquo;aucun \u00e9branlement sensible dans les ma\u00e7onneries qui s&rsquo;y rattachent\u2026 Il n&rsquo;y a donc pas lieu, conclut-on, de d\u00e9molir imm\u00e9diatement la tour\u2026 \u00bb. Sa solidit\u00e9 est d&rsquo;ailleurs assur\u00e9e par un ancrage qui, \u00e0 lui seul, suffit \u00e0 rendre un \u00e9croulement impossible (L&rsquo;Observateur 18 21 25 mai 1843). On se contentera, pour l&rsquo;instant, de remplir les l\u00e9zardes de pl\u00e2tre de Paris afin de d\u00e9celer les nouveaux mouvements qui viendraient \u00e0 se produire ; de boucher deux portes inutiles a l&rsquo;int\u00e9rieur de la tour ; d&rsquo;\u00e9tr\u00e9sillonner les autres (ces travaux eurent lieu en 1845 et dur\u00e8rent plusieurs ann\u00e9es).<\/p>\n<p>On se borna probablement aux consolidations indispensables. On chercha \u00e0 arr\u00eater le mal en pla\u00e7ant un peu partout des tirants, des crampons, des ancres, tant pour relier les pierres dans le sens horizontal que pour les maintenir dans le sens vertical : leur oxydation devait causer, dans la suite, l&rsquo;\u00e9clatement d&rsquo;un certain nombre de ces pierres \u00e0 l&rsquo;endroit ties scellements.<\/p>\n<p>En 185o, on r\u00e9visa Ia toiture et la charpente de la tour : il fallait mettre un terme aux d\u00e9gradations devenant chaque jour plus inqui\u00e9tantes, par suite de l&rsquo;infiltration des eaux de pluie dans les massifs de ma\u00e7onnerie qui pr\u00e9sentaient de ce fait, d&rsquo;\u00e9normes crevasses (L&rsquo;Observateur 7 septembre 1850).<\/p>\n<p>C&rsquo;est seulement \u00e0 la fin du XIX\u00b0 si\u00e8cle (1895-1897) qu&rsquo;on entreprit d&rsquo;importants travaux aux contreforts de la fa\u00e7ade. Sur un des c\u00f4t\u00e9s de celui de droite, une partie de 1 m. 5o au carr\u00e9 \u00e9tait souffl\u00e9e et mena\u00e7ait de tomber. Ailleurs, des joints s&rsquo;ouvraient, les mat\u00e9riaux se disloquaient\u2026<\/p>\n<p>On envisagea la reconstruction compl\u00e8te des contreforts. de bas en haut, apr\u00e8s \u00e9tan\u00e7onnement int\u00e9rieur, d\u00e9gagement complet de la partie sup\u00e9rieure de la tour et enl\u00e8vement du buffet d&rsquo;orgue !<\/p>\n<p>Apres nouvel examen, il n&rsquo;apparut pas qu&rsquo;il y e\u00fbt disjonction de ma\u00e7onnerie dans les angles, ni que les joints des claveaux des arcs fussent ouverts. ce qui se f\u00fbt produit en cas de mouvements dans les murs. L&rsquo;architecte du gouvernement conclut que seuls, les contreforts \u00ab \u00e9taient malades,; qu&rsquo;il suffirait d&rsquo;\u00e9chafauder au droit des contreforts, de monter des murs sous les doubleaux de la premi\u00e8re trav\u00e9e de la nef et de cintrer les ogives pour annuler la pouss\u00e9e des vo\u00fbtes sur les angles ; \u2014 d&rsquo;attaquer la restauration d&rsquo;un angle apr\u00e8s l&rsquo;autre, en commen\u00e7ant par celui de l&rsquo;escalier, le plus compromis : \u2014 de reprendre certaines parties en sous-\u0153uvre, sans op\u00e9rer la d\u00e9pose compl\u00e8te des contreforts.<\/p>\n<p>Ces travaux furent men\u00e9s \u00e0 bonne fin. Depuis, la tour et ses contreforts ont cess\u00e9 d&rsquo;\u00eatre un sujet d&rsquo;inqui\u00e9tude pour les Avesnois.<\/p>\n<p>Le d\u00f4me octogonal qui couronne la tour (haut. 8 m.) est lui m\u00eame surmont\u00e9 dune lanterne (haut 9 m.) \u2014 compl\u00e9t\u00e9e nagu\u00e8res par des ornements m\u00e9talliques \u2014 dans laquelle veill\u00e8rent les guetteurs jusqu&rsquo;en 1815. II est, en outre, flanqu\u00e9 de quatre clochetons effil\u00e9s (haut 8 m. 43) plac\u00e9s en encorbellement. Le tout est couvert d&rsquo;ardoises bleut\u00e9es (couverture refaite en 1922).<\/p>\n<p>Le \u00ab bannerol \u00bb qui, au XVIIe si\u00e8cle, servait de girouette (15), a \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9 dans la suite par un coq (coq fabriqu\u00e9 en 1862 par leroy-Coment, ferblantier, pos\u00e9 par Siron, couvreur puis r\u00e9par\u00e9 \u00e0 plusieurs reprises 1893 1922 1951).<\/p>\n<p>La fl\u00e8che en fer, d&rsquo;un poids consid\u00e9rable, \u00e9tait garnie, aux -deux-tiers de sa hauteur, par de fortes lames de plomb pesant au moins 30o kilos. L&rsquo;action des agents atmosph\u00e9riques ayant corrod\u00e9 le fer \u00e0 l&rsquo;endroit o\u00f9 cessait le plomb, le diam\u00e8tre de la fl\u00e8che \u00e9tait r\u00e9duit de moiti\u00e9 en 1843. D\u00e9j\u00e0 fortement inclin\u00e9e, elle fut d\u00e9mont\u00e9e et remise en \u00e9tat \u00e0 cette date (L&rsquo;Observateur du 7 septembre 1845).<\/p>\n<p>En 1862, on dora la fl\u00e8che principale et les fl\u00e8ches qui surmontent les clochetons, aux quatre angles de la tour. Mais au moi de juin de la m\u00eame ann\u00e9e, fl\u00e8che et coq furent pr\u00e9cipit\u00e9s sur le toit de l&rsquo;\u00e9difice, sans que les d\u00e9g\u00e2ts fussent trop consid\u00e9rables (L&rsquo;Observateur du 22 mai et 15 juin 1862).<\/p>\n<p>A l&rsquo;int\u00e9rieur, la tour comportait autrefois deux \u00e9tages vo\u00fbt\u00e9s au-dessous de l&rsquo;\u00e9tage du beffroi et des grandes baies, l&rsquo;\u00e9tage inferieur correspondant \u00e0 la hauteur des vo\u00fbtes de la nef et l&rsquo;\u00e9tage sup\u00e9rieur, entre les cinqui\u00e8me et septi\u00e8me cordons. Les vo\u00fbtes de ce dernier n&rsquo;existent plus, mais on remarque dans la ma\u00e7onnerie de la salle des p\u00e9daliers (sur la vo\u00fbte actuelle) des traces d&rsquo;arrachement et l&rsquo;amorce des ogives. La pointe de l&rsquo;arc des formerets arrive a 1 m. 5o environ de la partie inferieure des grandes baies. Cette salle vo\u00fbt\u00e9e \u00e9tait \u00e9clair\u00e9e par la petite fen\u00eatre qu&rsquo;on remarque de l&rsquo;ext\u00e9rieur entre les cinqui\u00e8me et sixi\u00e8me cordons de la fa\u00e7ade.<\/p>\n<p>Nous supposons que la vo\u00fbte de cette salle a \u00e9t\u00e9 d\u00e9truite dans le but de soulager les contreforts, \u00e0 une \u00e9poque o\u00f9 ceux-ci mena\u00e7aient de se disloquer.<\/p>\n<p>Toujours est-il qu&rsquo;actuellement, les contreforts de la tour servent \u00e0 peu pr\u00e8s uniquement \u00e0 contrebuter les vo\u00fbtes de la premi\u00e8re trave et \u00e0 soutenir les encorbellements des angles de la partie sup\u00e9rieure. I Is n&rsquo;augmentent pour ainsi dire pas la stabilit\u00e9 de la tour elle m\u00eame dont les murs sont tr\u00e8s \u00e9pais (encore pr\u00e8s de 2m. \u00e0 hauteur des abat-sons).<\/p>\n<p>Le beffroi \u2014 ind\u00e9pendant, comme il convient, de la ma\u00e7onnerie \u2014 reposait au d\u00e9but, dans la salle primitivement vo\u00fbt\u00e9e, sur quatre corbeaux de pierre qui supportaient quatre poutres verticales. Sur leur t\u00eate, \u00e9taient pos\u00e9es deux \u00e9normes poutres horizontales qui, primitivement, supportaient, \u00e0 elles seules, le poids consid\u00e9rable du beffroi et des cloches. Elles ont \u00e9t\u00e9 soulag\u00e9es post\u00e9rieurement par trois autres poutres dispos\u00e9es transversalement, dont les extr\u00e9mit\u00e9s reposent sur six murettes en briques, \u00e9tablies elles m\u00eames sur un ressaut du mur de la tour \u2014 \u00e0 hauteur du glacis des grandes baies.<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>La Tour et les orages<\/strong><\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>Texte du 14 juin 1858 \u00e9crit par A.L.Bourgeois membre de la Soci\u00e9t\u00e9 Arch\u00e9ologique de l&rsquo;arrondissement d&rsquo;Avesnes sur Helpe<\/p>\n<p class=\"has-text-align-left\">Au moment o\u00f9 l&rsquo;on se f\u00e9licite, \u00e0 Avesnes, de voir \u00e9tablir un paratonnerre sur la tour de l&rsquo;\u00e9glise, on ne sera peut-\u00eatre pas f\u00e2ch\u00e9 d&rsquo;avoir quelques renseignements sur les p\u00e9rils que les orages de trois si\u00e8cles ont fait courir \u00e0 un \u00e9difice qui s\u2019\u00e9l\u00e8ve \u00e0 une hauteur de 58 m\u00e8tres 25 centim\u00e8tres, sur un plateau auquel le bureau des longitudes attribue une altitude de 172 m\u00e8tres. Quelques lignes suffiront pour r\u00e9sumer tout ce qu&rsquo;apprennent, \u00e0 ce sujet, les archives communales.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s un mois d&rsquo;une gel\u00e9e tr\u00e8s intense, la neige tombait abondamment le mardi 3 f\u00e9vrier 1666, et rien ne faisait pr\u00e9sager un orage, quand, \u00e0 midi pr\u00e9cis, une effroyable d\u00e9tonation \u00e9branla toute la ville, et presque aussit\u00f4t la cloche d&rsquo;alarme se fit entendre. La foudre venait de tomber verticalement sur le d\u00f4me de -la tour, au-dessus de la fen\u00eatre qui regarde le midi, et avait embras\u00e9 l&rsquo;extr\u00e9mit\u00e9 inf\u00e9rieure de la face correspondante de la lanterne, vulgairement d\u00e9sign\u00e9e sous le nom de baraque du guetteur. L&rsquo;incendie, attaqu\u00e9 avec vigueur, ne fit que des d\u00e9g\u00e2ts insignifiants ; avant une heure, il \u00e9tait compl\u00e8tement \u00e9teint et les Avesnois s&#8217;empressaient de rentrer chez eux, trop heureux qu&rsquo;une alerte aussi vive n&rsquo;ait pas eu pour eux de cons\u00e9quences plus f\u00e2cheuses qu&rsquo;un diner refroidi. Car, \u00e0 cette \u00e9poque, sous l&rsquo;ample bonnet de dentelle comme sous l&rsquo;humble cornette \u00ab \u00e0 petits plis \u00bb, il n&rsquo;y avait point d&rsquo;Avesnoise qui n&rsquo;e\u00fbt cru grandement compromise sa r\u00e9putation de \u00ab femme de m\u00e9nage \u00bb, si, chez elle, \u00ab la soupe \u00bb ne s&rsquo;\u00e9tait point trouv\u00e9e sur la table avant le premier coup de douze heures. L&rsquo;\u00e9moi du lendemain de la Chandeleur n&rsquo;\u00e9tait pas compl\u00e8tement oubli\u00e9, et il d\u00e9frayait encore parfois la conversation des bourgeois attabl\u00e9s devant une a canette \u00bb de cervoise; ou de bi\u00e8re d&rsquo;absinthe, si la circonstance autorisait quelque extra, lorsque, le jour de la Pentec\u00f4te 1668, de grand matin, \u00ab la foudre s&rsquo;attacha de nouveau \u00e0 la tour \u00bb pour reproduire les termes de la note laconique, qui fait conna\u00eetre l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement, sans mentionner aucune des particularit\u00e9s qui ont pu le-caract\u00e9riser. Tout ce qu&rsquo;il est possible d&rsquo;en dire, c&rsquo;est qu&rsquo;il y eut \u00e0 peine un commencement d&rsquo;incendie.<\/p>\n<p class=\"has-text-align-left\">Le danger fut plus s\u00e9rieux cent quinze ans plus tard, le 19 juin 1783, jour de la F\u00eate-Dieu. Vers neuf heures du soir, le tonnerre tomba \u00e0 peu pr\u00e8s au m\u00eame endroit qu&rsquo;en 1666, et embrasa la fen\u00eatre du d\u00f4me, qui fait face au midi. L&rsquo;esp\u00e8ce de proc\u00e8s-verbal qui mentionne l&rsquo;accident, sans \u00eatre tr\u00e8s explicite, signale \u00ab le z\u00e8le et l&rsquo;activit\u00e9 \u00bb que d\u00e9ploy\u00e8rent, dans cette circonstance critique, MM. du Magistrat, les bourgeois et la garnison ; et, en parlant de plusieurs plaques de plomb compl\u00e8tement fondues, il semble laisser percer un assez vif sentiment d&rsquo;effroi. Aussi l&rsquo;alarme dut \u00eatre grande \u00e0 Avesnes, le 3 ao\u00fbt de la m\u00eame ann\u00e9e, entre cinq et six heures du soir, quand, au milieu des r\u00e9jouissances de la \u00ab kermesse \u00bb, un ouragan furieux, accompagn\u00e9 de violents coups de tonnerre, fondit tout-\u00e0-coup sur la ville. Une v\u00e9ritable avalanche de gr\u00ealons, de la grosseur d&rsquo;un \u0153uf, fracassa les toitures et les fen\u00eatres, non seulement de la tour et de l&rsquo;\u00e9glise,\u00a0\u00bb mais de toutes les maisons de la ville, et \u00e9tendit ses ravages, dans la direction de l&rsquo;ouragan, du sud-ouest au nord-est, sur une zone de 13 \u00e0 14 lieues de longueur et de trois au moins de largeur. Cependant les temp\u00eates des passions humaines effac\u00e8rent bient\u00f4t le souvenir de celles de l&rsquo;atmosph\u00e8re, et quand, dans les premi\u00e8res ann\u00e9es du XIX e si\u00e8cle, les Avesnois se trouv\u00e8rent expos\u00e9s \u00e0 un effroyable d\u00e9sastre, presque tous s&rsquo;imagin\u00e8rent que c&rsquo;\u00e9tait la premi\u00e8re fois qu&rsquo;un orage mettait en p\u00e9ril leur tour et leur \u00e9glise.<\/p>\n<p>Ce fut dans la nuit du 25 d\u00e9cembre 1811 qu&rsquo;eut lieu l&rsquo;accident qui a si vivement frapp\u00e9 ceux qui en ont \u00e9t\u00e9 les t\u00e9moins, qu&rsquo;encore aujourd&rsquo;hui les moins impressionnables ne peuvent gu\u00e8re en parler sans que leur langage ne trahisse une certaine \u00e9motion. La foudre tomba sur la partie septentrionale du d\u00f4me et, tout-\u00e0-coup, la fen\u00eatre qui s&rsquo;ouvre de ce c\u00f4t\u00e9 livra passage \u00e0 une gerbe de flammes d&rsquo;un \u00e9clat effrayant. Quand les premiers secours arriv\u00e8rent, le plomb fondu ruisselait de toutes parts et semblait devoir rendre impossibles toutes les tentatives de sauvetage. Un couvreur n\u00e9anmoins, aid\u00e9 de quelques hommes aussi intr\u00e9pides que lui (1), parvint \u00e0 couper une poutre, et arr\u00eata ainsi les progr\u00e8s de l&rsquo;incendie. L&rsquo;\u00e9pouvante avait \u00e9t\u00e9 si grande, qu&rsquo;on songea un moment \u00e0 abattre le sommet de la tour \u00e0 coups de canon ; exp\u00e9dient singuli\u00e8rement \u00e9nergique, mais sur l&rsquo;efficacit\u00e9 duquel des personnes comp\u00e9tentes pourraient seules prononcer.<\/p>\n<p>Fort heureusement qu&rsquo;en 1840 on n&rsquo;eut besoin ni de celui-l\u00e0, ni d&rsquo;aucun autre. Un orage, en effet, se forma \u00e0 l&rsquo;improviste le 16 janvier de cette ann\u00e9e, vers quatre heures apr\u00e8s-midi, et au premier coup de tonnerre, le fluide \u00e9lectrique tomba ou plut\u00f4t glissa le long de la partie orientale de la tour ; mais il se releva brusquement \u00e0 angle droit en rencontrant le fa\u00eete m\u00e9tallique du toit de l&rsquo;\u00e9glise, et signala seulement son rapide passage en faisant voler en \u00e9clats une grande quantit\u00e9 d&rsquo;ardoises.<\/p>\n<p>Depuis cette \u00e9poque, la foudre n&rsquo;a plus atteint la tour d&rsquo;Avesnes, et dans quelques jours la ville sera enfin d\u00e9livr\u00e9e de la crainte de voir s&#8217;embraser soudainement une v\u00e9ritable for\u00eat de poutres s\u00e9culaires, suspendues \u00e0 une hauteur o\u00f9 les moyens ordinaires de combattre les incendies deviendraient, sinon inapplicables, du moins a peu pr\u00e8s illusoires : car, si dans les accidents de 1666, 1783 et 1811, on put, sans trop de difficult\u00e9s, se rendre ma\u00eetre du feu, c&rsquo;est que, chaque fois, il fut signal\u00e9 et attaqu\u00e9 avec une promptitude que la meilleure volont\u00e9 et la plus .active pr\u00e9voyance ne rendraient pas toujours possible.<\/p>\n<p>(1) La notori\u00e9t\u00e9 publique d\u00e9signe MM. Yandy, couvreur, Haller et Meurant, chasseurs de la garde imp\u00e9riale, en permission dans leur ville natale au moment du sinistre. Il y aurait certainement bien d&rsquo;autres noms \u00e0 citer, si l&rsquo;on poss\u00e9dait un proc\u00e8s-verbal d\u00e9taill\u00e9 de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement.<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Le Comble<\/strong><\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>Nous avons dit que, jusque vers 1815, les murs des collat\u00e9raux furent d\u00e9coup\u00e9s, en haut, par autant de pignons que l&rsquo;int\u00e9rieur comportait de chapelles : les fa\u00e7ades lat\u00e9rales pr\u00e9sentaient alors l&rsquo;aspect pittoresque qu&rsquo;elles ont retrouv\u00e9 depuis la r\u00e9fection de la toiture.<\/p>\n<p>Cette disposition est visible sur le tableau de la chapelle de Notre-Dame-des-Mouches et mieux encore sur un plan de 1776 dont la Soci\u00e9t\u00e9 arch\u00e9ologique poss\u00e8de une photographie.<\/p>\n<p>D&rsquo;autre part, plusieurs documents confirment ce que nous apprennent plan et tableau.<\/p>\n<p>En 1714, Messieurs du Magistrat, administrateurs des biens et revenus de l&rsquo;\u00e9glise, adjugent \u00e0 Philippe Culot, pour 681 livres, \u00ab les ouvrages qui se trouveront n\u00e9cessaires \u00e0 faire sur la couverture de la naive (nef) et des chapelles de ladite \u00e9glise \u00bb. On rel\u00e8ve des soudures \u00ab aux goutti\u00e8res d&rsquo;entre les chapelles du Saint-Esprit et de Saint-Nicolas \u00bb entre les chapelles de Notre-Dame de Bon-Secours et de Saint-Antoine, entre celles de Saint-Joseph et de Sainte-Barbe (auj. du Sacr\u00e9-C\u0153ur), entre celles de Saint-Joseph et de Saint-Cr\u00e9pin (auj. des Fonts-baptismaux). En outre, on fera a neuf la toiture des chapelles de Saint-Joseph et de Sainte-Barbe. Ces d\u00e9tails nous prouvent que chacune des chapelles avait sa toiture ind\u00e9pendante \u2014 et que les infiltrations d&rsquo;eau \u00e9talent sans doute fr\u00e9quentes \u00e0 la rencontre des versants de deux toitures contigu\u00ebs (Registre des biens de l&rsquo;\u00e9glise commen\u00e7ant au 1er octobre 1706, \u00e0 la date du XI ao\u00fbt 1714).<\/p>\n<p>Depuis le milieu du XVI\u00b0 si\u00e8cle, les r\u00e9parations furent nombreuses \u00e0 la toiture de l&rsquo;\u00e9glise.<\/p>\n<p>Le 22 novembre 1569, un marche est pass\u00e9 avec Olivier du Culot \u00ab&nbsp; escailleteur \u00bb [couvreur en ardoises], pour l&rsquo;entretien de la toiture de l&rsquo;\u00e9glise pendant cinq ans \u00ab avec les trois cloquebaires\u2026, hors mis le choeur d&rsquo;icelle, les chapelles Saint-Nicolas et Notre-Dame en icelle, avec les aval-vent [abat-sons, de la toiture, aussi entretenir mutes les noquieres [gouttieres] d&rsquo;icelle\u2026 \u00bb.<\/p>\n<p>Contrat analogue en f\u00e9vrier 1599 avec Christophe Lebrun. On sp\u00e9cifie en outre que si, \u00ab par fortune de vent, d&rsquo;orage ou cheute de pierre de la thour, y ait quelque nouveau ouvrage \u00e0 faire \u00bb, ces travaux ne seront pas \u00e0 sa charge.<\/p>\n<p>En 1608, d&rsquo;importants travaux furent effectues a la toiture (registre des biens de l&rsquo;\u00e9glise 12 avril 1608 folio 68 v\u00b0).<\/p>\n<p>Nous avons d\u00e9j\u00e0 dit qu&rsquo;au d\u00e9but du XVI e si\u00e8cle, une cage de clocher existait encore au dessus de la trav\u00e9e qui pr\u00e9c\u00e8de le choeur actuel, ainsi qu&rsquo;en fait foi un march\u00e9 du 3 juin 16o8 par lequel Christophe Lebrun s&rsquo;engage \u00e0 \u00ab d\u00e9couvrir un clocher estant sur l&rsquo;esglise\u2026 et de le recouvrir tout ample et enny comme cestuy des Cordeliers\u2026 \u00bb (clocheton visible sur le plan de Guichardin).<\/p>\n<p>C&rsquo;est en 1815 \u2014 \u00e0 la suite de l&rsquo;explosion de la poudri\u00e8re de l&rsquo;Ecluse \u2014qu&rsquo;il fallut envisager une r\u00e9fection totale de la toiture de la nef et des collat\u00e9raux. Les travaux furent achev\u00e9s en 1817 : cette date figure en effet, en briques de couleur, sur une des arcades \u00e9lev\u00e9es alors pour supporter l&rsquo;ensemble de la charpente.<\/p>\n<p>La nef et les collat\u00e9raux sont couverts par une toiture unique \u00e0 deux versants . Par suite de la disparition des pignons des chapelles, le faite de la toiture a du \u00eatre remont\u00e9, afin que les pannes puissent atteindre les murs des fa\u00e7ades sud et nord. La valeur de cet exhaussement est visible de l&rsquo;int\u00e9rieur sur le grand mur nu qui domine le choeur et que perce une lucarne. Par contre les murs des fa\u00e7ades sud et nord ont \u00e9t\u00e9 abaiss\u00e9 d&rsquo;1m4 environ ainsi que permet de le constater, dans le comble, le solin qui prot\u00e9geait la rencontre de la couverture de la premi\u00e8re chapelle (du Rosaire) et du mur de la tour.<\/p>\n<p>La toiture plus aigu\u00eb du choeur a \u00e9t\u00e9 abaiss\u00e9e, ainsi qu&rsquo;en t\u00e9moignent les traces d&rsquo;arrachement visibles dans le mur au dessus de la toiture actuelle.<\/p>\n<p>Le comble. vaste et \u00e9lev\u00e9, n&rsquo;est pas la partie la moins int\u00e9ressante de l&rsquo;\u00e9difice.<\/p>\n<p>Nous avons dit que les grandes arcades de la nef et les arcades identiques des bas-c\u00f4t\u00e9s supportent des murs qui reproduisent sous le comble \u2014 les grandes divisions de l&rsquo;\u00e9difice. Ceux qui correspondent aux grandes arcades de la nef centrale supportent \u00e0 droite et \u00e0 gauche trois piliers de 3 m. 5o environ de hauteur, munis \u00e0 leur partie sup\u00e9rieure de corbeaux sur lesquels reposaient, avant 1815. les \u00e9l\u00e9ments de la toiture de la nef centrale, alors moins large \u2014 et plus aigu\u00eb \u2014 que la vaste toiture actuelle. Les traces en sont visibles sur le grand mur sur\u00e9lev\u00e9 \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque, qui prolonge, sous le comble. l&rsquo;arc triomphal. (voir Planche ci dessous)<\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"491\" height=\"425\" data-attachment-id=\"19743\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/la-collegiale-davesnes-sur-helpe-chroniques-et-melanges\/capture-570\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Capture-1.jpg?fit=491%2C425&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"491,425\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;CARRE&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1730026082&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Capture\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Capture-1.jpg?fit=491%2C425&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Capture-1.jpg?resize=491%2C425&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-19743\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Capture-1.jpg?w=491&amp;ssl=1 491w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Capture-1.jpg?resize=300%2C260&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 491px) 85vw, 491px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Lorsqu&rsquo;on dut remonter le faite de la toiture en 1817, on \u00e9leva sur les piliers mentionn\u00e9s plus haut, dans le sens transversal et dans le sens longitudinal, de grandes arcades surbaiss\u00e9es en briques, qui reproduisent les divisions de la nef. Elles supportent les pannes sur lesquelles reposent les arbal\u00e9triers.<\/p>\n<p>Entre chaque arcade transversale, deux grandes poutres (une seule au dessus de Ia premi\u00e8re trav\u00e9e) jouent le m\u00eame r\u00f4le. Un entrait retrouss2 horizontal maintient les arbal\u00e9triers \u00e0 mi-hauteur de la poutre faiti\u00e8re et de l&rsquo;arcade. Des pi\u00e8ces de bois obliques relient entraits et arbal\u00e9triers.<\/p>\n<p>Au dessus des bas-c\u00f4t\u00e9s, des arcs-boutants en briques contrebutent la pouss\u00e9e des arcades transversales.<\/p>\n<p>Par ailleurs, des assemblages de pi\u00e8ces verticales et horizontales contribuent \u00e0 la solidit\u00e9 de l&rsquo;ensemble, qui constitue \u2014 avec le beffroi de la tour \u2014 un impressionnant ouvrage de charpenterie.<\/p>\n<p>La charpente du choeur \u2014 dont les dimensions sont plus modestes et le comble plus aigu \u2014 est beaucoup moins compliqu\u00e9e. Chaque ferme se compose de deux arbal\u00e9triers reli\u00e9 \u00e0 leur base par un entrait et d&rsquo;un poin\u00e7on. A mi-hauteur, deux liens emp\u00eachent les arbal\u00e9triers de fl\u00e9chir. Une poutre faiti\u00e8re r\u00e9unit entre eux les sommets de toutes les fermes. Des croix de Saint-Andr\u00e9 form\u00e9es de pi\u00e8ces obliques entrecrois\u00e9es, sont \u00e9tablies dans l&rsquo;axe des trav\u00e9es entre le faitage et le sous-faitage qu&rsquo;elles rendent ind\u00e9formables.<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Le buffet d\u2019orgue 1706<\/strong><\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>Le 24 septembre 1706, l\u2019\u00e9glise re\u00e7ut un buffet d\u2019orgues, on disait alors un cabinet d\u2019orgues, fourni pour 650 livres monnaie de France par un facteur de Reims et appel\u00e9 \u00e0 remplacer&nbsp; celui qui \u00e9tait hors service.<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Le Jub\u00e9<\/strong><\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>Jusqu&rsquo;en 1745, le choeur fut s\u00e9par\u00e9 de la nef par un portique surmont\u00e9 d&rsquo;une galerie, le jub\u00e9. On sait que beaucoup de jub\u00e9s souvent les plus anciens et les plus beaux \u2014 auxquels on reprochait d&rsquo;obstruer la vue du sanctuaire, furent d\u00e9truits aux XVII\u00b0 et XVIII\u00b0 si\u00e8cles. Celui d&rsquo;Avesnes fut seulement transf\u00e9r\u00e9, le 15 d\u00e9cembre 1745, \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e de l&rsquo;\u00e9glise \u00ab entre le banc de MM. du Magistrat et celui dit du. Prince \u00bb. Depuis cette date, il supporte le buffet d&rsquo;orgue et d\u00e9core la partie occidentale de la grande nef.<\/p>\n<p>Peu apr\u00e8s que le jub\u00e9 e\u00fbt \u00e9t\u00e9 transf\u00e9r\u00e9 \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e de l&rsquo;\u00e9glise, le mayeur et les jures y ayant fait installer des armoires \u00ab pour y enfermer les musiques et instruments \u00bb apprirent avec surprise que les membres du chapitre avaient fait inscrire \u00ab t\u00e9m\u00e9rairement \u00bb sur leur livre de r\u00e9solutions capitulaires que \u00ab les dites armoires \u00e9taient et demeureraient communes entre eux et la Fabrique (7 juillet 1747).<\/p>\n<p>Ce jub\u00e9 date de l&rsquo;extr\u00eame fin du XVI\u00b0 si\u00e8cle (Class\u00e9 par d\u00e9cision minist\u00e9rielle du 26 juillet 1922). II est contemporain de celui de l&rsquo;\u00e9glise de Binche (1592) avec lequel il pr\u00e9sente de grandes analogies et de celui de Braine-le-Comte, qui date de 1593.<\/p>\n<p>II fut ex\u00e9cut\u00e9 en vertu d&rsquo;un contrat pass\u00e9 le 16 janvier 1599 entre les mayeur et \u00e9chevins d&rsquo;une part et S\u00e9bastien Gaudre (ou Gamfret) d&rsquo;autre part, assist\u00e9 de Gervais Defier \u00ab tailleurs et ouvriers de pierre demeurant \u00e0 F\u00e9luy, empr\u00e8s Nivelles, pour l&rsquo;\u00e9rection, fachon et polissement d&rsquo;un doxale (1) pour l&rsquo;\u00e9glise parochialle de cette ville, suyvant le pied du patron fait et pourtrait par ledit de Gaudre, sign\u00e9 de Jacques Fiefvet, greffyer : le tout ouvraige Corinthe (2), de pierre de Ranze (3), de pierre commune et de blanche de Dinant, avec les croixsie des volsures d&rsquo;iceluy doxale, mais les bricquettes \u00e0 la charge de Messeigneurs qu&rsquo;ilz debveront livrer A leurs despens en dedans le premier dimanche du mois d&rsquo;aoust prochain, jour de la dedicasse du pr\u00e9sent an 1599 \u00bb\u2022<\/p>\n<p>(1) Trabs doxalis. Le jub\u00e9 a remplac\u00e9 au cours de la p\u00e9riode gothique, <em>le tref ou poutre de gloire<\/em>, jet\u00e9 d&rsquo;une imposte \u00e0 l&rsquo;autre de l&rsquo;arc triomphal et destin\u00e9e \u00e0 supporter le crucifix, les statues de la Vierge et de Saint-Jean, des reliquaires, des chandeliers\u2026 De beaux trefs existent encore \u00e0 Hestrud et \u00e0 Mecquignies. A Ia Longueville, le Christ est seul, sur une curieuse croix \u00e9cot\u00e9e. A Beaufort \u00e9galement il ne reste que le Christ.<\/p>\n<p>(2) De style corinthien, pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 par la Renaissance aux styles dorique et ionique. Au moyen-\u00e2ge on disait <em>\u0153uvre, ouvrage, mode ou mani\u00e8re<\/em> de tel pays, de tel temps. Le mot style fut introduit par les humanistes.<\/p>\n<p>(3) Rance, \u00e0 17 km. de Cousolre, o\u00f9 on exploitait, depuis longtemps, un beau marbre rouge vein\u00e9 de gris. Des colonnes et des lambris du ch\u00e2teau de Versailles en proviennent.<\/p>\n<p>Le prix est fix\u00e9 \u00e0 1250 livres tournois, monnaie de Hainaut, payables par fractions : 200 livres \u00e0 la Chandeleur, 1oo livres le premier avril, etc\u2026 \u00ab Affait que les ouvriers am\u00e8neront pierre, leur fachon de voyture leur sera pay\u00e9e en d\u00e9duction de la somme totale \u00bb.. Le mambour de l&rsquo;\u00e9glise\u201e Francois Dourbe, \u00ab commis \u00e0 l&rsquo;ouvrage du doxale \u00bb versera imm\u00e9diatement 100 livres 10 sous. II convient de d\u00e9duire de la somme totale 75 livres pour 150 pieds de pierre de Rance ordonn\u00e9es au profit de ladite \u00e9glise par Monseigneur le duc d&rsquo;Arschot, que Messeigneurs ont laiss\u00e9 au proffit desdits ouvriers de la carri\u00e8re de Ranze. au prix de dix solz chascun pied \u00bb (Le marche est sign\u00e9 : S\u00e9bastien Gaudre, Goblet, Delepierre,. Fiefvet, marque de de Fier. (L. R. 1er reg., fo 61).<\/p>\n<p>D\u00e8s le 15 F\u00e9vrier 1590, le maire et les jures emprunt\u00e8rent 1152 livres au denier seize au sieur Jean Derbaix mayeur de Nimy et Maisieres, en lui promettant un int\u00e9r\u00eat annuel de 72 livres jusqu&rsquo;au remboursement complet ( Sign\u00e9 : Adrien le Machon, Fiefvet. (L. R., r&rsquo; reg, fo 61 v\u00b0).).<\/p>\n<p>Le 19 juillet, ils louent \u00ab les wayens (regains) de la pr\u00e9e de derri\u00e8re les fr\u00e8res mineurs \u00bb (R\u00e9collets) moyennant 340 livres \u00ab pour employer \u00e0 l&rsquo;ouvrage du doxale \u00bb (L R folio 62). De m\u00eame, le 23 novembre, ils accordent de \u00ab mettre \u00e0 wayens quatre journaux de pr\u00e8s en trois pi\u00e8ces sis \u00e0 la verde vall\u00e9e \u00bb et provenant de la chapelle Saint-Nicolas, moyennant 120 livres tournois qui seront employ\u00e9es au m\u00eame travail (Ibid. folio 62).<\/p>\n<p>Le jub\u00e9 de Saint-Nicolas pr\u00e9sentait la disposition habituelle de ce genre de monument. Au centre de la tribune, au-dessus de l&rsquo;entr\u00e9e du sanctuaire, se dressait un autel surmont\u00e9 par un grand Crucifix (Ibid. folio 62). En 1704, il est en effet question d&rsquo;installer l&rsquo;orgue qu&rsquo;on se propose d&rsquo;acqu\u00e9rir \u00ab au jub\u00e9, au-dessus de la porte du choeur, \u00e0 la place de l&rsquo;autel qui est au pied du grand Crucifix \u00bb (L R 1er reg folio 227 march\u00e9 du 5 d\u00e9cembre 1704).<\/p>\n<p>Cc Crucifix en bois, de grande taille et \u00ab appr\u00e9ci\u00e9 des amateurs \u00bb, \u00e9tait accost\u00e9 des statues, de la Vierge et de Saint-Jean, qui sont aujourd&rsquo;hui au presbyt\u00e8re. \u00ab II reposait du pied sur la fa\u00e7ade dudit jub\u00e9 \u00bb. Apr\u00e8s le transfert de 1745, on l&rsquo;installa \u00ab vers le choeur, clans le fond du cul-de-lampe dudit choeur \u00bb (Piece du 15 d\u00e9cembre 1745. Transfert du jub\u00e9. (A.S.A.A.)).<\/p>\n<p>Vendu vers 1840 \u00e0 un antiquaire de Valenciennes (<em>Echo de la Fronti\u00e8re<\/em>, 15 mars 1845.), ii fut remplac\u00e9, en 1869, par une grande copie de Ia Transfiguration de Raphael. Une photographie ant\u00e9rieure \u00e0 1869 nous montre ce tableau occupant tout le fond du choeur, entre les fen\u00eatres de droite et de gauche. La m\u00eame sc\u00e8ne figure au diaphragme qui surmonte l&rsquo;arc triompal, \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e du choeur. Est-ce une partie du tableau de 1869 ? \u2014 A cette date, l&rsquo;autel pr\u00e9sente ce caract\u00e8re de simplicit\u00e9 qui seul convient \u00e0 la table du Sacrifice.<\/p>\n<p>Comme la plupart des jub\u00e9s de la Renaissance, celui de Saint-Nicolas est un portique comprenant de face trois arcades de marbre noir fin en anse de panier support\u00e9es, ainsi que la tribune, par six colonnes de marbre rouge, au f\u00fbt d&rsquo;une seule pi\u00e8ce, lisse et galb\u00e9. La base des colonnes, en marbre noir, comporte, en plus des deux tores de la base attique, deux autres tores accol\u00e9s, entre filets et scoties. Elle repose elle-m\u00eame sur un socle carr\u00e9, moulur\u00e9 et d\u00e9cor\u00e9. Des chapiteaux corinthiens supportent la retomb\u00e9e des arcs.<\/p>\n<p>Le portique est couronn\u00e9 par une balustrade, pourvue d&rsquo;une main courante, le tout en bois. Au centre, on remarque une sorte de chaire en encorbellement du haut de laquelle on faisait la lecture de l&rsquo;Epitre et de l&rsquo;Evangile (Le nom de jubil\u00e9 vient de la formule que recite le diacre avant la lecture de l&rsquo;Evangile ), le pr\u00f4ne et les pr\u00e9dications, quand le jub\u00e9 \u00e9tait situ\u00e9 en avant du choeur. Deux niches ouvrag\u00e9es sont \u00e0 la clef des deux autres arcades.<\/p>\n<p>Les tons sobres et doux du marbre rouge veine de gris s&rsquo;associent harmonieusement avec les nuances sombres du marbre noir d&rsquo;un grain tr\u00e8s fin.<\/p>\n<p>Tel qu&rsquo;il se pr\u00e9sente aujourd&rsquo;hui, le jub\u00e9 aurait eu l&rsquo;avantage \u2014 contrairement \u00e0 d&rsquo;autres monuments du m\u00eame genre \u2014 de ne pas obstruer la vue du choeur. Mais en fait, la fa\u00e7ade tourn\u00e9e vers le choeur manque. D&rsquo;autre part, il \u00e9tait compl\u00e9t\u00e9 par des boiseries et par des ma\u00e7onneries puisqu&rsquo;il est question, dans le march\u00e9 de briques et de \u00ab pierre commune et de blanche de Dinant \u00bb, dont il n&rsquo;y a aucune trace dans le jub\u00e9 actuel ; puisqu&rsquo;un document; d&rsquo;autre part, fait mention <em>d&rsquo;une muraille qui servait de cl\u00f4ture<\/em> \u00ab sur laquelle \u00e9tait soutenu le jub\u00e9 \u00bb (Missoffe Les officiers de justice\u2026 p. 32.).<\/p>\n<p>Nous poss\u00e9dons quelques d\u00e9tails sur l&rsquo;agencement du choeur, apr\u00e8s l&rsquo;enl\u00e8vement du jub\u00e9, par un proc\u00e8s que soutint Jean-Philippe Pr\u00e9seau, lieutenant g\u00e9n\u00e9ral, dont les deux <em>formes<\/em> (si\u00e8ges) avaient disparu avec le jub\u00e9, gr\u00e2ce aussi aux d\u00e9m\u00eal\u00e9s qui eurent lieu entre les officiers du bailliage et les \u00e9chevins, ces derniers ayant jug\u00e9 l&rsquo;occasion bonne pour \u00ab se pousser \u00bb dans le choeur.<\/p>\n<p>Une premi\u00e8re cons\u00e9quence de la disparition du jub\u00e9 fut que les deux premi\u00e8res \u00ab formes \u00bb, des deux c\u00f4t\u00e9s de la porte d&rsquo;entr\u00e9e du choeur, appel\u00e9es \u2014 pr\u00e9tendait J Ph Pr\u00e9seau \u2014 la place du Prince et du Roy, et occup\u00e9es \u00ab de temps imm\u00e9morial \u00bb par les officiers royaux clans les c\u00e9r\u00e9monies publiques (Les deux places suivantes, \u00e0 droite et \u00e0 gauche de l&rsquo;entr\u00e9e \u00e9taient occup\u00e9es par le doyen et le pr\u00e9v\u00f4t du chapitre) furent transf\u00e9r\u00e9es avec les vingt deux autres dans le fond du choeur (De l\u00e0 un proc\u00e8s intent\u00e9 par J. Ph. Pr\u00e9seau au chapitre repr\u00e9sent\u00e9 par M\u2022 Auguste-Hyppolyte Scorion. (M Missoffe ibid. p. 32).).<\/p>\n<p>Un autel \u00e0 la romaine fut plac\u00e9 en 1748 dans la partie ant\u00e9rieure du choeur entre les trois grilles de cl\u00f4ture \u00ab comme \u00e0 Cambray dans l&rsquo;\u00e9glise m\u00e9tropolitaine \u00bb, c&rsquo;est-\u00e0-dire dans la cinqui\u00e8me trav\u00e9e actuelle de la grande nef, lib\u00e9r\u00e9e du jub\u00e9.<\/p>\n<p>Certains r\u00e8glements de 1750 et de 1752 assign\u00e8rent aux chanoines les si\u00e8ges de droite et aux officiers du bailliage ceux de gauche, sauf le premier, r\u00e9serv\u00e9 au doyen du Chapitre. Mais les \u00e9chevins \u2014 \u00ab qui n&rsquo;avaient que le droit d&rsquo;avoir un banc au bas de l&rsquo;\u00e9glise \u00bb \u2014 profit\u00e8rent des circonstances nouvelles pour \u00ab s&rsquo;arroger \u2014 au dire des officiers du bailliage \u2014 des droits qu&rsquo;ils n&rsquo;avaient jamais eus \u00bb.<\/p>\n<p>S&rsquo;inspirant des dispositions adopt\u00e9es \u00e0 Cambrai, le sage Dum\u00e9es, subd\u00e9l\u00e9gu\u00e9 de l&rsquo;intendant, propose en septembre 1759 la transaction suivante : les chanoines occupant les places du fond, Mrs du bailliage pourraient s&rsquo;installer \u00e0 droite et \u00e0 gauche du choeur, \u00ab le lieutenant g\u00e9n\u00e9ral au bout, du cote de l&rsquo;Evangile, le lieutenant-particulier vis-\u00e0-vis de luy et ainsi des autres officiers \u00bb.<\/p>\n<p>Quelques mois plus tard, le fauteuil du lieutenant du Roi est \u00e0 droite en entrant dans le choeur, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 des pr\u00eatres officiants. Les officiers du bailliage occupent sans doute les stalles de cote et Dum\u00e9es propose que, pour les membres du Magistrat, \u00ab des banquettes soyent pos\u00e9es vis-\u00e0-vis sur la gauche et appuy\u00e9es \u00e0 la grille qui s\u00e9pare le choeur de la chapelle de la Vierge \u00bb. II donne ainsi satisfaction aux ambitions du corps municipal tout en m\u00e9nageant les susceptibilit\u00e9s de Messieurs du bailliage.<\/p>\n<p>Ajoutons qu&rsquo;en 1791, Avesnes entra en possession d&rsquo;un second jub\u00e9, celui de l&rsquo;abbaye de Liessies. Nous empruntons les renseignements qui suivent \u00e0 A. Duvaux (A. Duvaux le carillon d&rsquo;Avesnes\u2026 (M. S. A. A., t. XI, 1924, pp. 036-189. L&rsquo;auteur n&rsquo;indique pas ses sources).<\/p>\n<p>Le 9 ao\u00fbt 1791, Gossuin engage la municipalit\u00e9 d&rsquo;Avesnes \u00e0 faire amener au plus vite le jub\u00e9 et le buffet d&rsquo;orgues de Liessies, accord\u00e9s le 9 juillet par le Directoire de d\u00e9partement.<\/p>\n<p>Le 10, des voituriers sont requis pour le transport \u00e0 Avesnes du jub\u00e9 et de l&rsquo;orgue. Des leur arriv\u00e9e, ajoute l&rsquo;auteur, \u00ab les pi\u00e8ces du jub\u00e9, en beau marbre de Rance, furent dispos\u00e9es pour une mise en place d\u00e9finitive. Mais quelques morceaux ayant \u00e9t\u00e9 bris\u00e9s tant dans la d\u00e9molition que dans le transport, on convint pour \u00e9viter les frais, de ne remplacer que la fa\u00e7ade intacte.. \u00bb.<\/p>\n<p>II est probable que les d\u00e9bris du jub\u00e9, abandonn\u00e9s dans l&rsquo;\u00e9glise furent \u00ab dilapides \u00bb comme le furent ceux de l&rsquo;orgue. I. Lebeau rapporte, en 1826, que les quatre grandes colonnes monolithes de marbre rouge du jub\u00e9 de Liessies \u00ab forment (alors) la colonnade d&rsquo;un petit temple de fantaisie \u00e9lev\u00e9 pr\u00e8s du ch\u00e2teau de Pont-de-Sains \u00bb. D&rsquo;appr\u00e8s Lebeau elles ne dataient que de la fin du r\u00e8gne de Louis XIV et avaient \u00e9t\u00e9 command\u00e9es primitivement pour le ch\u00e2teau de Versailles (Recueil de notices\u2026, p. 57). Elles ont disparu depuis.<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Le pavement et autres travaux<\/strong><\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>L\u2019adjudication pour le pavement de l\u2019\u00e9glise eut lieu le 20 d\u00e9cembre 1746, messire Antoine Rotrou \u00e9tant cur\u00e9 du Chapitre, puis vinrent les travaux sp\u00e9ciaux de la chapelle du Rosaire en 1768. On remarquait dans cette chapelle outre les boiseries et ornements, un confessionnal qui a exist\u00e9 jusqu\u2019au XIX \u00e8 si\u00e8cle&nbsp;; il \u00e9tait occup\u00e9 par un ancien chanoine d\u2019Avesnes Philippe Jespart, qui \u00e9tait devenu clerc paroissial et aum\u00f4nier de l\u2019hospice lors du r\u00e9tablissement du culte. Le p\u00e8re Philippe, comme on l\u2019appelait vulgairement, mourut le 30 juin 1820, \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 75 ans (Mgr Sonnois, archev\u00eaque de Cambrai Bulletin des f\u00eates du IV centenaire de N D des mouches).<\/p>\n<p>Les pignons ext\u00e9rieurs des chapelles qui ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9molis qu\u2019apr\u00e8s 1815, le couronnement de la tour, les diff\u00e9rentes armoiries grav\u00e9es sur les clefs de vo\u00fbte rappellent l\u2019occupation de la ville par les Espagnols \u00e0 l\u2019\u00e9poque de Charles-Quint et Philippe II. Enfin le monument du prince et de la princesse de Bretagne qui se trouvait dans l\u2019\u00e9paisseur de la muraille entre le ch\u0153ur et la chapelle de la Ste-Vierge, fut d\u00e9plac\u00e9, pour \u00eatre mis dans le ch\u0153ur m\u00eame, au niveau du mur d\u2019enceinte. (Mgr Sonnois \u2026)<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>La Coll\u00e9giale sous la Terreur<\/strong><\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>Un document aux Archives D\u00e9partementales du Nord sous la cote L-255 folio 139 nous apprend que le 29 mars 1793 le district (administration territoriale mise en place en 1790 se situant entre le d\u00e9partement et les municipalit\u00e9s) ordonna aux habitants des campagnes d&rsquo;amener dans les places les plus proches leurs denr\u00e9es, fourrages et bestiaux. Les paysans afflu\u00e8rent \u00e0 Avesnes et les provisions furent entass\u00e9s, en vue d&rsquo;un si\u00e8ge, dans l&rsquo;\u00e9glise qui servit alors de magasin militaire.<\/p>\n<p>En Septembre 1793,Victor Groslevin, procureur -syndic du district \u00e9crivit une lettre aux administrateurs du directoire dans laquelle il citait les pr\u00eatres et les nobles comme les \u00ab ennemies les plus acharn\u00e9s de notre R\u00e9volution \u00bb et requ\u00e9rait que le directoire ordonnasse un  \u00ab arr\u00eat\u00e9 \u00e0 tous les ci-devants de se retirer dans les trois jours de sa signification \u00e0 30 lieux des fronti\u00e8res et \u00e0 faire certifier de quinzaine en quinzaine leur r\u00e9sidence par la municipalit\u00e9 o\u00f9 ils se seront d\u00e9termin\u00e9s de vivre \u00bb (ADN L-5479) <\/p>\n<p>La populace , excit\u00e9e par Groslevin, se rua dans les \u00e9glises. Le 8 septembre 1793, \u00e0 Avesnes, une bande d&rsquo;\u00e9nergum\u00e8nes conduite par un sieur Etienne, apothicaire de l&rsquo;h\u00f4pital, p\u00e9n\u00e9tra dans la coll\u00e9giale Saint-Nicolas et entreprit de d\u00e9truire jusqu&rsquo;\u00e0 la derni\u00e8re pierre les tombeaux des anciens seigneurs et des gouverneurs d&rsquo;Avesnes qui se trouvaient dans le choeur. Ils martel\u00e8rent les \u00e9cussons des pierres tombales, d\u00e9capit\u00e8rent les statues, souill\u00e8rent et profan\u00e8rent les objets du culte.<\/p>\n<p>Vers la mi-octobre 1793, l&rsquo;\u00e9glise devint un h\u00f4pital pour les bless\u00e9s. Ce fut l&rsquo;h\u00f4pital de la \u00ab Montagne \u00bb, dirig\u00e9 par un jeune officier Joseph Guillemin. Il s&rsquo;agissait de recueillir les bless\u00e9s des combats de Dourlers et de Wattignies. \u00ab L&rsquo;ann\u00e9e suivante l&rsquo;\u00e9glise devint un h\u00f4pital pour les galeux. Pill\u00e9e, abim\u00e9e, elle \u00e9tait devenue en quelques mois m\u00e9connaissable. Non seulement les beaux monuments fun\u00e9raires avaient \u00e9t\u00e9 martel\u00e9s, abattus, enlev\u00e9s maos les statues, les sculptures, les boiseries, tout ce qui \u00e9tait combustible, servait \u00e0 faire du feu pour chauffer les tisanes qui se pr\u00e9paraient dans la sacristie \u00bb ( J Mossay Histoire de la Ville d&rsquo;Avesnes 1956).<\/p>\n<p>Un \u00e9tat des lieux du 5 niv\u00f4se an II conserv\u00e9 \u00e0 la St\u00e9 Arch\u00e9ologique et historique de l&rsquo;arrondissement d&rsquo;Avesnes nous renseigne sur les d\u00e9gradations. Les fonts baptismaux dont on avait enlev\u00e9 le couvercle de cuivre servaient de mortier pour la pr\u00e9paration des drogues. Le petit portail du c\u00f4t\u00e9 de la rue du Vent servait de latrines et \u00e9tait devenu un cloaque pestilentiel qui empoisonnait tout le quartier. La nef elle-m\u00eame dont les vo\u00fbtes \u00e9taient perc\u00e9es, \u00e9tait \u00ab noire de fum\u00e9e et de saloperies \u00bb. Presque tous les vitraux \u00e9taient bris\u00e9s. Les confessionnaux, les lambris avaient disparu. On trouvait \u00e0 la chapelle Bonsecours des armoires d\u00e9mont\u00e9es, des tableaux dont la toile \u00e9tait crev\u00e9e; \u00e0 la chapelle Joseph, des d\u00e9bris de tuyaux d&rsquo;orgue; partout, des tabernacles sans porte. Le Grand Christ du choeur avait disparu. Du mobilier avait \u00e9t\u00e9 transport\u00e9 au b\u00e9guinage, \u00e9galement transform\u00e9 en h\u00f4pital. Le dessus de la chaire et son escalier avaient \u00e9t\u00e9 brul\u00e9s.<\/p>\n<p>Seules deux statues avaient \u00e9chapp\u00e9 \u00e0 la rage des profanateurs, celle de St Nicolas, d\u00e9capit\u00e9e pourtant (au mus\u00e9e Villien) et celle de Ste Anne que des mains pieuses avaient mises en lieu s\u00fbr.<\/p>\n<p>La puanteur qui r\u00e9gnait dans l&rsquo;\u00e9difice \u00e9tait telle que dix ans plus tard (1803) le Conseil Municipal ordonna de faire blanchir \u00e0 la chaux le choeur, les nefs et les piliers pour faire disparaitre les mauvaises odeurs qui persistaient. <\/p>\n<p>Jusque l\u00e0, apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 un h\u00f4pital, l&rsquo;\u00e9glise redevint un magasin \u00e0 fourrage, pour \u00eatre rendue partiellement au culte le 21 juin 1795.<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Le Mobilier<\/strong><\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>Les d\u00e9pr\u00e9dations r\u00e9volutionnaires ont fait dispara\u00eetre les tombeaux d&rsquo;Olivier de Bretagne et de Louise d&rsquo;Albret, le Grand Christ du Tref et les stalles des chanoines.<\/p>\n<p>Les \u00e9v\u00e8nements de 1944 ont eu raison du jub\u00e9 du XVI\u00e8me si\u00e8cle et des derniers vestiges des lambris des stalles. Il reste n\u00e9anmoins un mobilier important et remarquable :<\/p>\n<p>* deux retables baroques du d\u00e9but du XVII\u00e8me si\u00e8cle dans les chapelles Sainte-Anne et de tous les saints<\/p>\n<p>* un rare banc de confr\u00e9rie du XVI\u00e8me si\u00e8cle<\/p>\n<p>* des retables du XVIII\u00e8me si\u00e8cle avec leurs tableaux<\/p>\n<p>* le c\u00e9notaphe \u00e0 la m\u00e9moire de Jean Laurent et Fran\u00e7ois de Solis, soldats espagnols de l&rsquo;arm\u00e9e de l&rsquo;archiduc L\u00e9opold Guillaume pendant le si\u00e8ge de La Capelle en 1650<\/p>\n<p>* le monument fun\u00e9raire d&rsquo;Adrien de Blois en marbre rouge du XVI\u00e8me si\u00e8cle<\/p>\n<p>* le Maitre-Autel : Au XVI\u00b0 si\u00e8cle, le maitre-autel \u00e9tait en pierre : en 1527-1528, Roland Meurant paya la somme de 88 livres \u00e0 Michel Boen, tailleur d&rsquo;images \u00e0 Mons, pour avoir sculpt\u00e9 la table de cet autel (Missoffe Les notables d&rsquo;Avesnes p19). En 1615 \u00ab craindant quelle ne fuist brisee et rompue \u00bb par l&rsquo;\u00e9croulement du choeur, on avait mis \u00e0 l&rsquo;abri cette pi\u00e8ce qui estoit de grande valeur. En 1851, le maitre-autel aujourd&rsquo;hui dans la chapelle de Saint-Nicolas \u2014 fut remplac\u00e9 par un autel en fonte ex\u00e9cut\u00e9 par la maison Buisine de Lille pour 3.20o fr. II fut install\u00e9 en 1857. L&rsquo;escalier fut confectionn\u00e9 par le sieur Defroyenne menuisier pour 492 fr. Les travaux d&rsquo;\u00e9rection de ce nouvel autel permirent de relever l&rsquo;inscription de la pierre tombale de Frederic Dubray, onzi\u00e8me pr\u00e9v\u00f4t du Chapitre (mort en 1720), qu&rsquo;il allait recouvrir. Comme il ne produisait pas l&rsquo;effet d\u00e9sir\u00e9 et manquait d&rsquo;ampleur, M. le doyen Mortier crut bon de le faire surmonter, vers 1880, d&rsquo;un retable en bois ex\u00e9cut\u00e9 par M Buisine de Lille pour 2080 fr, \u00e9norme dressoir encombr\u00e9 de statuettes, fort heureusement disparu depuis longtemps.<\/p>\n<p>* La Chaire.<br \/>Avant qu&rsquo;iI ne futd\u00e9pl\u00e9c\u00e9 en 1745, le jub\u00e9 faisait sans doute office de chaire. Cependant une chaire existait au debut du XVIII&rsquo; siecle dans la nef centrale. Elle avail \u00e9t\u00e9 offerte le10 mai 1719 par Etienne Mutte, officier de Mgr l&rsquo;\u00e9v\u00eaque de Gand et demeurant dans cette ville (L R 2er reg folio 65). Elle \u00e9tait de plan octogonal et orn\u00e9e de bas-reliefs.<\/p>\n<p>Une nouvelle chaire la remplaca en 1803, peu apr\u00e8s le r\u00e9tablissement du culte. Quoique simple, dit un contemporain, elle ne laisse pas de produire un certain effet \u00ab par une belle figure de pr\u00e9dicateur plac\u00e9 au dessus de l&rsquo;abat-voix et dont l&rsquo;expression est si vraie \u00bb (L&rsquo;Observateur, 13 mai 1845). Elle portait l&rsquo;inscription : Cuit et Piettre me fecerunt. Anna Domini 1803. Elle fut vendue par M. Denis, doyen \u00e0 la paroisse de Larouillies.<\/p>\n<p>A la suite de la visite de Mgr. Giraud, le 13 mai 1842, une nouvelle chaire, plus en harmonie avec l&rsquo;\u00e9difice, fut command\u00e9e en 1844 et re\u00e7ue l&rsquo;ann\u00e9e suivante par le Conseil de fabrique. Elle etait l&rsquo;oeuvre d&rsquo;un sieur Many, \u00e9b\u00e9niste \u00e0 Berlaimont. qui s&rsquo;\u00e9tait inspir\u00e9, parait-il, de la chaire de Saint-Nicolas, de Mons (<em>L&rsquo;Echo de la Fronti\u00e8re <\/em>15 mars 1845)). En 1861, la chaire \u00e9tait du cote de l&rsquo;Epitre.<\/p>\n<p>* Les Confessionnaux.<br \/>Les deux confessionnaux des chapelles de la Vierge et de Saint-Nicolas ont \u00e9t\u00e9 ex\u00e9cut\u00e9s en 1740, ainsi que l&rsquo;indique la date inscrite an fronton de l&rsquo;un d&rsquo;eux, \u00ab par le modeste artiste qui, sous la d\u00e9signation de menuisier avait con\u00e7u les belles sculptures repr\u00e9sentant la vie de la Vierge sur quatre panneaux \u00bb. Les lambris de la chapelle Ste Anne semblent \u00eatre aussi de cette \u00e9poque.<\/p>\n<p>Quelques ann\u00e9es plus tard (1747), Me Antoine Rotrou ayant fait transporter \u00ab de son autorit\u00e9 priv\u00e9e \u00bb dans la chapelle du Rosaire un des quatre confessionnaux qui se trouvaient dans l&rsquo;\u00e9glise, le Magistrat invita le cur\u00e9 \u00e0 comparaitre devant lui. La convocation n&rsquo;\u00e9tait pas motiv\u00e9e, le cur\u00e9 n&rsquo;y r\u00e9pondit pas : d&rsquo;o\u00f9 lettres et plaintes adress\u00e9es \u00e0 l&rsquo;intendant au mois de juin de cette ann\u00e9e.<\/p>\n<p>Il \u00e9tait pr\u00e9cisement question \u2014 \u00e0 la suite du transfert du jub\u00e9 \u2014 de \u00ab d\u00e9placer le banc des confr\u00e8res de Saint-Nicolas qui se trouvait ind\u00e9cemment pos\u00e9 le dossier tourn\u00e9 \u00e0 l&rsquo;autel, pour y substituer, du c\u00f4t\u00e9 du choeur, une grille de fer servant d&#8217;embellissement, et uniforme \u00e0 celle du devant \u00bb. On en profita pour transf\u00e9rer dans la chapelle du Rosaire le confessionnal qui se trouvait dans celle de Saint-Nicolas, au lieu de celui que le cur\u00e9 Rotrou y avait plac\u00e9.<\/p>\n<p>Le 18 septembre 1804, le Conseil de fabrique d\u00e9cida que ce confessionnal, d\u00e9terior\u00e9 pendant la R\u00e9volution \u00ab serait r\u00e9par\u00e9 en attendant que la fabrique f\u00fbt assez riche pour en faire un troisi\u00e8me neuf \u00bb. II s&rsquo;agit d&rsquo;un confessionnal qui, dans la suite fut remplac\u00e9 par l&rsquo;un de ceux qui se trouvent dans les chapelles du Sacr\u00e9-Coeur ou de Notre-Dame-des-Mouches.<\/p>\n<p>* Les Boiseries<\/p>\n<p>Les boiseries qui d\u00e9corent les chapelles du Rosaire et des Fonts-Baptismaux remontent \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque o\u00f9 l&rsquo;\u00e9difice fut restaur\u00e9 par Louise d&rsquo;Albret. Elles faisaient alors partie des premiers rev\u00eatements lambriss\u00e9s dont fut orn\u00e9e la coll\u00e9giale lors de la fondation du Chapitre.(Voir <em>les boiseries anciennes de l&rsquo;\u00e9glise d&rsquo;Avesnes <\/em>M S A A t XV 1935 p 27). Elles ont \u00e9t\u00e9 d\u00e9truites lors de l&rsquo;incendie du 2 septembre 1944.<\/p>\n<p>Ces panneaux de ch\u00eane , tr\u00e8s simples par eux-m\u00eames sont separ\u00e9s par des bandes de 8 \u00e0 1o cm. de largeur, surmont\u00e9es de chapiteaux et orn\u00e9es de fines sculptures dans le style de la Renaissance. Ces ornements figurent essentiellement, avec des vases de formes vari\u00e9es. dont quelques-uns sont port\u00e9s par de petits personnages, une flore de fantaisie \u00e0 laquelle sont suspendus des attributs guerriers (boucliers. carquois. arcs), religieux (chandeliers, cierges, missel, burettes), musicaux (viole, guitare. harpe, trombone, tambour), vari\u00e9s (gourde, sac de voyage, batons de p\u00e9lerin\u2026).<\/p>\n<p>Primitivement, ces boiseries garnissaient le fond du choeur auquel \u00e9taient adoss\u00e9es les stalles \u2014 les formes \u2014 des chanoines, l&rsquo;autel \u00e9tant alors plac\u00e9 dans l&rsquo;avant-choeur.<\/p>\n<p>Alors que l&rsquo;\u00e9glise venait d&rsquo;\u00eatre rendue au culte et que le nouveau cur\u00e9-doyen. Philippe-Joseph Bonnaire (1803- 1819), travaillait activement \u00e0 relever les ruines mat\u00e9rielles et morales accumul\u00e9es par la R\u00e9volution, le Conseil de fabrique d\u00e9cida que \u00ab la boiserie existante dans le fond du choeur serait repar\u00e9e \u00bb.<\/p>\n<p>En 1851, ces boiseries furent transport\u00e9es dans les deux premieres chapelles lat\u00e9rales. La chapelle du Rosaire, qui, jusqu&rsquo;apr\u00e8s la R\u00e9volution contint les fonts-baptismaux, poss\u00e9dait elle-m\u00eame \u2014 avec des \u00ab auremoires \u00bb et le confessionnal dont il a \u00e9t\u00e9 question plus haut \u2014 des boiseries datant de 1769, execut\u00e9es par un menuisier de la ville, le sieur Colinet, pour la somme de 400 Livres.<\/p>\n<p>Les fonds provenaient de la vente de differentes pi\u00e8ces d&rsquo;argenterie \u00e0 l&rsquo;orf\u00e8vre Jean Hancart pour la somme de 643 livres, 10 sols et consistant en lampes d&rsquo;argent, quelques croix et \u00ab dorures \u00bb (D\u00e9lib\u00e9rations du 6 juin 1768, du 3 f\u00e9vrier et du 6 mars 1769). Par contre, les d\u00e9penses s&rsquo;\u00e9lev\u00e8rent \u00e0 750 livres, 7 sols, 6 deniers \u2014 y compris les grilles de la chapelle et la grille des fonts.<\/p>\n<p>Depuis 1902 &#8211; date de I&rsquo;agrandissement de la tribune des orgues \u2014 une partie des boiseries de 1534 (notamment le petit pilastre portant cette date) est enferm\u00e9e dans le reduit situ\u00e9 sous l&rsquo;annexe lat\u00e9rale droite de la tribune.<\/p>\n<p>La chapelle de la Vierge poss\u00e8de de fort belles boiseries de style Louis XV : non seulement celles qui encadrent \u2014 comme dans la chapelle Saint-Nicolas \u2014 les compositions de Louis Watteau, mais encore celles qui rev\u00eatent les murs m\u00eames de cette chapelle.<\/p>\n<p>Contre le mur oriental, sept panneaux sont consacr\u00e9s \u00e0 la vie de la Vierge. Au centre et au dessus de l&rsquo;autel, un Ecce Homo et une Vierge encadrent le Saint-Esprit figur\u00e9 par une colombe au centre de rayons lumineux d&rsquo;oe\u00f9emergent des t\u00eates d&rsquo;anges. A droite, l&rsquo;Annonciation et la Pr\u00e9sentation au Temple : ce panneau porte la date de 1741, grav\u00e9e au cintre d&rsquo;une des portes du Temple. A gauche, la Visitation et l&rsquo;Assomption.<\/p>\n<p>Les murs nord et sud sont garnis de sept superbes panneaux decor\u00e9s de motifs Louis XV, tous diff\u00e9rents. Ces sculptures seraient l&rsquo;oeuvre du sieur Flament, auteur du remarquable escalier d&rsquo;une maison particuliere (auj. H\u00f4tel des Postes), vendu depuis et perdu pour la ville.<\/p>\n<p>Les lambris de Ia chapelle de Saint-Nicolas, sans \u00eatre aussi riches que ceux de la chapelle de la Vierge, sont de la m\u00eame \u00e9poque. On s&rsquo;est demand\u00e9 s&rsquo;ils n&rsquo;\u00e9taient pas de la m\u00eame main que ceux du choeur de l&rsquo;eglise de Dompierre, oeuvre, parait-il, d&rsquo;un religieux . Ces boiseries de Dompi\u00e8re dat\u00e9es de 1739 proviendraient des R\u00e9collets d&rsquo;Avesnes.<\/p>\n<p>Malheureusement ces boiseries de la chapelle de la Vierge et la chapelle Saint Nicolas avec leurs tableaux de Louis Watteau subirent l\u2019incendie du 5 avril 2021.<\/p>\n<p>La chapelle de Tous les Saints poss\u00e8de aussi des boiseries Louis XV. La cl\u00f4ture des stalles de cette chapelle est constitu\u00e9e par deux rangs superpos\u00e9s de dix petits panneaux decor\u00e9s d&rsquo;un <em>parchemin pli\u00e9<\/em>. Les montants qui les s\u00e9parent ont la largeur de trois pouces, ce qui, au dire des connaisseurs garantit leur ancien-nete (XVe ou d\u00e9but du XVIe si\u00e8cle)<\/p>\n<p>* Les Tableaux.<\/p>\n<p>Voir le chapitre suivant.<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Les Tableaux<\/strong><\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p class=\"has-text-align-center\"><strong>Sc\u00e8ne de peste <\/strong><\/p>\n<p>Un des tableaux les plus int\u00e9ressants et les plus pr\u00e9cieux de l&rsquo;\u00e9glise d&rsquo;Avesnes \u2014 autrefois dans la chapelle Saint-Crepin \u2014est constitu\u00e9 par les volets d&rsquo;un retable \u00e0 quatre panneaux repr\u00e9sentant la l\u00e9gende de Saint-S\u00e9bastien et les sc\u00e8nes d&rsquo;une \u00ab peste qui aurait ravag\u00e9 la ville. Il date de 1441 mais est en tr\u00e8s bon \u00e9tat de conservation. Une inscription explicative en caract\u00e8res gothiques est en bas de chaque panneau.<\/p>\n<p>Rel\u00e9gu\u00e9 dans un grenier, il fut remis en place dans l&rsquo;\u00e9glise par M Mortier, cur\u00e9-doyen.<\/p>\n<p>II est possible qu&rsquo;il ait \u00e9t\u00e9t peint \u00e0 la demande des confr\u00e8res de Saint-S\u00e9bastian. Certains auteurs (I Lebeau) pensent qu&rsquo;il provient de la chapelle de la Maladrerie, \u00e9difice d&rsquo;architecture roman situ\u00e9 sur la route de Haut-Lieu et d\u00e9moli en 1841.<\/p>\n<p>Tr\u00e8s admir\u00e9 \u00e0 l&rsquo;exposition des Primilifs francais \u00e0 Paris en 1901 et \u00e0 l&rsquo;Exposition d&rsquo;art sacr\u00e9 \u00e0 Cambrai en 1929, ce tableau a \u00e9t\u00e9 class\u00e9 comme monument historique par arr\u00eat du 29 d\u00e9cembre 1906. Ajoutons qu&rsquo;il comporte un verso tr\u00e8s effac\u00e9.<\/p>\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>Tableaux de Louis-Joseph Watteau <\/strong><\/p>\n<p>Les trois grands tableaux qui ornent (ornaient depuis 2021) le retable de la chapelle de la Vierge \u2014 l&rsquo;Annonciation,. la Visitation et l&rsquo;Assomption \u2014 sont l&rsquo;oeuvre de Louis-Joseph Watteau, neveu du c\u00e9l\u00e8bre peintre Antoine Watteau.<\/p>\n<p>L. J. Watteau \u00e9tait n\u00e9 \u00e0 Valenciennes le 10 avril 1731. II devait exercer dans le nord, comma professeur de dessin, organisateteur du Salon de 1773 et fondateur de l&rsquo;Academie locale (1775), une influence qui ne peut que se comparer \u00e0 celle de son oncle Antoine sur toute l&rsquo;Ecole francaise. II mourut le 28 ao\u00fbt 1798. Vers 1900 On signalait encore dans plusieurs maisons d&rsquo;Avesnes, des dessus de portes peints. sign\u00e9s : Watteau. \u2014 C&rsquo;est dans la banlieue\u2022basse d&rsquo;Avesnes (aujourd&rsquo;hui commune de Bas-Lieu) que la famille Watteau semble d\u00e8s la fin du XVI si\u00e8cle avoir eu son, berceau (M. Missoffe. Notes sur les Watteau\u2026, dans M. S. A. A.. t. XV 1935. p. 7).<\/p>\n<p>Le m\u00eame artiste a peint \u00e0 la m\u00eame \u00e9poque les trois tableaux de m\u00eames dimensions, qui d\u00e9corent la chapelle de Saint-Nicolas : le Bapt\u00eame de Notre-Seigneur, Saint-S\u00e9bastian patron de la confr\u00e9rie des archers, Saint-Nicolas.<\/p>\n<p>Le 21 ao\u00fbt 1767, le Chapitre \u2014 qui se plaint par ailleurs d&rsquo;etre pauvre \u2014 engage une d\u00e9pense consid\u00e9rable. II commande en effet \u00e0 Louis Watteau qui n&rsquo;a pas encore trente-six ans \u2014 \u00ab pour d\u00e9corer la chapelle de Notre-Dame-des-sept-douleurs \u00bb \u2014 les trois tableaux qu&rsquo;on y admire aujourd&rsquo;hui.<\/p>\n<p>Le chanoine Jacques-Antoine Watteau, membre du Chapitre, n&rsquo;est sans doute pas \u00e9tranger \u00e0 la commande pass\u00e9e \u00e0 Louis-Joseph.<\/p>\n<p>Le peintre, qui a touch\u00e9 un acompte de deux cents francs (320 livres de Hainaut), va travailler pendant plus d&rsquo;un an \u00e0 cette grande oeuvre d\u00e9corative.<\/p>\n<p>En fevrier 1769, les tableaux sont livr\u00e9s et probablement mis en place. Le 28, Louis Watteau re\u00e7oit la somme de 1.000 livres, monnaie de France (1.600 livres en monnaie du Hainaut) \u00ab pour reste et parfait paiement des trois tableaux qu&rsquo;il a livr\u00e9s pour la chapelle \u00bb (d&rsquo;apr\u00e8s un compte des Archives du Nord : comptes de la ville d&rsquo;Avesnes).<\/p>\n<p>Les fonds provenaient du rachat d&rsquo;une rente de 5o livres, faisant partie du cantuaire de Mr de Wargnies (Philippe d&rsquo;Agneux qui tenait cette terre de sa m\u00e8re Charlotte de Brabant). Les 600 livres suppl\u00e9mentaires furent pr\u00e9lev\u00e9es sur la recette de la chapelle de Notre-Dame.<\/p>\n<p>Ces toiles, qui ne manquent pas de m\u00e9rite, et qui s&rsquo;apparentent, comme composition et comme coloris \u00e0 la Lapidation de Saint-Etienne du mus\u00e9e de Valenciennes, ont \u00e9t\u00e9 class\u00e9es, ainsi que celles de la chapelle de Saint-Nicolas, par arr\u00eat\u00e9 du ler d\u00e9cembre 1913.<\/p>\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>Tableau du miracle de Notre-Dame-des- Mouches<\/strong><\/p>\n<p>Le tableau qui se trouve au dessus de l&rsquo;autel de la chapelle d\u00e9diee \u00e0 Notre-Dame-des-Mouches \u2014 autrefois chapelle de Saint-Jacques et de Saint-Philippe \u2014 n&rsquo;a d&rsquo;autre merite que de nous rappeler l&rsquo;intervention miraculeuse de la Vierge dans la d\u00e9livrance de la ville attaqu\u00e9e par une bande de soldats francais (la ville \u00e9tant alors espagnole) et de nous offrir une repr\u00e9sentation assez fid\u00e8le de l&rsquo;\u00e9glise avant 1815, alors que chacune de ses fa\u00e7ades lat\u00e9rales \u00e9tait agr\u00e9ment\u00e9e de cinq pignons.<\/p>\n<p>Voici le r\u00e9cit de l&rsquo;attaque d&rsquo;Avesnes survenue le jour de la Pr\u00e9sentation de aa Vierge au Temple, d&rsquo;apr\u00e8s un compte de la Confr\u00e9rie de Saint-Jacques et Saint-Philippe, qui avait alors pour chapelle celle qui devint dans la suite la chapelle de Notre-Dame-de Bons-Secours (puis de Notre-Dame-des-Mouches. (Compte de la confr\u00e9rie de Saint-Jacques et Saint-Philippe commen\u00e7ant le 1er mai 1628, f\u00b0 18. (D&rsquo;apr\u00e8s Souvenirs, reg. 1, f\u00b0 23, v\u00b0). Ce texte fut d\u00e9couvert par Mgr Dehaisnes aux Archives, en 1894 (GG, n\u00b0 3). Ce fait miraculeux aurait \u00e9t\u00e9 aussi mentionn\u00e9 dans les registres de la confr\u00e9rie de Notre-Dame-de-Bon Secours, f\u00b0 22. (Michaux, Chronologie, p. 376. Lebeau. Pr\u00e9cis, pp. 31 et tog).<\/p>\n<p>\u00ab En la chapelle de Saint-Jacques et Saint-Philippe, sittu\u00e9e en l&rsquo;\u00e9glise Saint-Nicolas d&rsquo;Avesnes s&rsquo;honore la Vierge d&rsquo;icelle ville, l&rsquo;ayant deffendue comme s&rsquo;ensuit :<\/p>\n<p class=\"has-text-align-center\">\u00ab Carmen chronicum<\/p>\n<p>Vota preCesqVe, pIe popVLVs CVM Cantat AVesnls Vrbe fVgas gaLLos, Virgo beata, feros.<\/p>\n<p>\u00ab Pendant que le peuple chante tes louanges \u00e0 Avesnes et t&rsquo;offre pieusement ses voeux et ses prieres, tu chasses, Vierge bienheureuse, les cruels Fran\u00e7ais. \u00bb<\/p>\n<p class=\"has-text-align-center\">\u00ab Tradition.<\/p>\n<p>\u00ab l&rsquo;an 1498 le jour de la Pr\u00e9sentation de Nostre-Dame au Temple pendant que l&rsquo;on chantoit les matines, les Franchois avoyent surprins in ville d&rsquo;Avesnes et y estoient ja entrez jusque an petit portail de l&rsquo;\u00e9glise (1) et mesme avoyent ja commenc\u00e9 de piller, quand est apparue une honorable Dame avec une baguette blanche en la main. laquelle donna une telle espouvante aux Franchois qu&rsquo;ils se tuoient l&rsquo;un l&rsquo;autre pour s&rsquo;enfuir et ainsi la ville demoura en libert\u00e9 : en memoire de quoy se solemnise la feste de ladicte Dame miraculeuse tous les ans, le jour de la Pr\u00e9sentation. L&rsquo;image d&rsquo;icelle qui at oper\u00e9 tel miracle at \u00e9t\u00e9 nouvellement restaur\u00e9e, y restante seulement la teste, le reste at este faict l&rsquo;annee passee que comptoit 1654.<\/p>\n<p>\u00ab Ce pr\u00e9sent extraict de miracle at est\u00e9 tire d&rsquo;un vieux papier que j&rsquo;avoye eu de la verve Fiefvet, qui avoit est\u00e9 greffier de la ville avant que la maison de ville fust brusl\u00e9e et n&rsquo;en restoit nul autre escrit. Il est ainsi \u00bb.<\/p>\n<p>Jacques Lebeau prestre chapelain de Saint Jacques 1655<\/p>\n<p>(1) Soit la porte du bras m\u00e9ridional d&rsquo;un probable transept, soit une porte donnant directement acc\u00e8 \u00e0 la chapelle de Notre-Dame-de-Bon-Secours \u2014 alors chapelle de Saint-Jacques et Saint-Philippe \u2014 porte surmont\u00e9e peut-\u00eatre d&rsquo;une niche contenant une statue de la Vierge.<\/p>\n<p>Le registre des Monitiones dorninicales (Publications du dimanche au pr\u00f4ne) pour l&rsquo;ann\u00e9e 1529, parlant du jour de la Pr\u00e9sentation de la Vierge, contient les lignes suivantes : \u00ab Dominica tertia novembris, festum Praesentationis Beatae Mariae et fiet processio generalis, omnia solemnia \u00bb. \u00ab Troisi\u00e8me dimanche de novembre (le 21) , f\u00eate de la Pr\u00e9sentation de la bienheureuse Marie et il se fera une procession g\u00e9n\u00e9rale avec toute solennit\u00e9 \u00bb.<\/p>\n<p>\u00ab Peut-on mieux indiquer et pr\u00e9ciser la vraie date de l&rsquo;\u00e9v\u00e8nement ? ajoute Aug. Lebeau. On voit quelle importance on donnait alors \u00e0 ce jour commemoratif de la d\u00e9livrance de la ville &#8230;\u00bb. Remarquons en outre que cette note du registre des Monitiones de 1529 est d&rsquo;autant plus importante qu&rsquo;elle est le plus ancien document qui existe \u00e0 ce sujet, post\u00e9rieur d&rsquo;une trentaine d&rsquo;ann\u00e9es seulement \u00e0 la tentative de 1498.<\/p>\n<p>Enfin, un extrait de r\u00e9glement pour les maitres et confr\u00e8res de la chapelle Saint-Philippe et Saint-Jacques porte que, le jour solennel de la Pr\u00e9sentation de Notre-Dame, principal de la Vierge de Bons-Secours, \u00ab les confr\u00e8res sont obligez de faire chanter les vespres en la chapelle la veille, et la messe le jour, \u00e0 prendre sur la rente de la maison donn\u00e9e par Guillemette, qui est port\u00e9e par le compte de Ia chapelle\u2026 \u00bb.<\/p>\n<p>En 1753, ce r\u00e9glement continuait \u00e0 \u00eatre observ\u00e9 (I Lebeau <em>Pr\u00e9cis<\/em> &#8230;p 110).<\/p>\n<p>A cette occasion on distribuait des g\u00e2teaux \u00ab en forme de poupard emmaillot\u00e9 \u00bb, qu&rsquo;on nomme \u00ab cugnoles \u00bb dans le pays. Gumpenberg, dans un ouvrage consacr\u00e9 aux images miraculeuses de la Vierge, mentione \u00ab Notre- Dame &#8211; des &#8211; Cugnoles \u00bb (Atlas Marianas, Munich, 1672).<\/p>\n<p>La d\u00e9livrance miraculeuse de la Ville donna naissance \u00e0 une<em> Confr\u00e9rie de Notre-Dame-de-Bon-Secours<\/em>, qui subsista jusqu&rsquo;\u00e0 la R\u00e9volution.<\/p>\n<p>On voit, sur le tableau, la ville attaqu2e par les Francais, du c\u00f4t\u00e9 de la porte de Mons. \u2014 ce qui parait \u00ebtre une erreur, la ville faisant partie des Pays-Bas en 1498 et l&rsquo;ennemi \u00e9tant sans doute entr\u00e9 par la porte de France. Particularit\u00e9 dont il n&rsquo;est question nulle part : les assaillants sont piqu\u00e9s au visage par des essaims d&rsquo;abeilles.<\/p>\n<p>Le tableau actuel en remplacerait un autre plus ancien, d\u00e9j\u00e0 si alt\u00e9r\u00e9e en 1654 qu&rsquo;il dut subir une restauration compl\u00e8te et qui a disparu depuis.<\/p>\n<p>II est en tout cas post\u00e9rieur \u00e0 1756, car on y voit figurer l&rsquo;H\u00f4tel de ville dans son aspect actuel. II est ant\u00e9rieur \u00e0 1815, date \u00e0 laquelle les pyramidons des fa\u00e7ades nord et sud de l&rsquo;\u00e9glise disparurent pour faire place \u00e0 une banale toiture \u00e0 deux versants (d\u00e9truite en 1944 et reconstruite dans sa forme primitive en 1949).<\/p>\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong>Autres tableaux<\/strong><\/p>\n<p class=\"has-text-align-left\">Une grande composition, la<em> Transfiguration<\/em>, d&rsquo;apr\u00e8s Rapha\u00ebl, occupe l&rsquo;espace laiss\u00e9 vide au dessus de l&rsquo;arc triomphal par la disparition du jub\u00e9 et du grand crucifix dont nous avons deja parl\u00e9.<\/p>\n<p class=\"has-text-align-left\">\u2014<em>Bapt\u00eame de Notre-Seigneur par saint lean-Baptiste,<\/em> donn\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9glise par Napoleon III en 1853.<\/p>\n<p class=\"has-text-align-left\">\u2014 <em>Le Pape Innocent III soulevant le bord de la robe de saint Fran\u00e7ois pour constater que ses pieds portent les stigmates du Sauveur. <\/em>On croit qu&rsquo;il provient de la chapelle des R\u00e9coIlets. II est sign\u00e9 : Masson fils.<\/p>\n<p class=\"has-text-align-left\">\u2014 <em>Marie inspire \u00e0 saint Dominique la d\u00e9votion du Rosaire (1205)<\/em>.<\/p>\n<p class=\"has-text-align-left\">\u2014 <em>Le Christ mort sur les genoux de la Vierge, saint Jean, Marie-Madeleine et deux anges<\/em>. Ecole flamande du XVIIe si\u00e8cle. Class\u00e9 par arr\u00eat\u00e9 du 1er d\u00e9cembre 1913.<\/p>\n<p class=\"has-text-align-left\">\u2014 <em>Saint Antoine<\/em>, offert en 1888 par M. Godefroy. Le devant d&rsquo;autel de la chapelle de ce nom pr\u00e9sente dans un medallion, une <em>Tentation de saint Antoine,<\/em> peinte sur Bois.<\/p>\n<p class=\"has-text-align-left\">\u2014 <em>Adoration des mages<\/em>. Deux tableaux. L&rsquo;un dans Ia chapelle de Saint-Nicolas, l&rsquo;autre au dessus de la porte. pr\u00e8s de la chapelle du Rosaire.<\/p>\n<p class=\"has-text-align-left\">\u2014<em> Sainte Anne apprend \u00e0 lire \u00e0 la Vierge.<\/em><\/p>\n<p class=\"has-text-align-left\"><em>\u2014 Le Christ \u00e0 Gethsernani. <\/em><\/p>\n<p class=\"has-text-align-left\">\u2014 <em>Le Christ au tombeau<\/em>, au dessus de Ia porte de gauche. Belle pi\u00e8ce, un peu fatigu\u00e9e.<\/p>\n<p class=\"has-text-align-left\">\u2014<em> Bapt\u00eame de Notre-Seigneur<\/em> (Class\u00e9).<\/p>\n<p class=\"has-text-align-left\">Un <em>Chemin de Croix<\/em> fut erig\u00e9 le vendredi 5 avril 1844 par M. Denis en vertu des pouvoirs qui lui avaient \u00e9t\u00e9 conf\u00e9r\u00e9s par Mgr. Giraud, archev\u00eaque de Cambrai (l&rsquo;Observateur 7 avril 1844). Le Chemin de Croix actuel fut \u00e9rig\u00e9 le 5 d\u00e9cembre 1897.<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Les Statues<\/strong><\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p class=\"has-text-align-center\"><em><strong>Statue de Notre-Dame-des-Mouches. <\/strong><\/em><\/p>\n<p>\u2014 Elle a \u00e9t\u00e9 confi\u00e9e \u00e0 M. Buisine de Lille pour une restauration. L&rsquo;artiste la reconnut pour \u00eatre du XV\u00b0 siecle. La t\u00eate et le cou sont en pierre. Le reste du corps est en bois : M. Buisine l&rsquo;a enferm\u00e9 dans une composition de carton-pierre. Rappelons qu&rsquo;en 1654 \u00ab l&rsquo;image d&rsquo;icelle qui a op\u00e9r\u00e9 ce miracle (de la d\u00e9livranc de la ville en 1498) fut nouvellement restaur\u00e9e, <em>y restant seulement la teste \u00bb<\/em><\/p>\n<p class=\"has-text-align-center\"><em><strong>Groupe de sainte Anne, la Vierge et l&rsquo;enfant J\u00e9sus. <\/strong><\/em><\/p>\n<p>\u2014 Superbe groupe en bois, du XVe si\u00e8cle (Bulletin de la Commission Historique du d\u00e9partement du Nord t XXXIV p 98), admirablement conserv\u00e9. Il pr\u00e9sente cette particularit\u00e9 que la Vierge, qui porte l&rsquo;enfant J\u00e9sus, est beaucoup plus petite que sainte Anne. (Class\u00e9 par arr\u00eat\u00e9 du d\u00e9cembre 1913).<\/p>\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong><em>Statue de saint Francois d&rsquo;Assises. <\/em><\/strong><\/p>\n<p>\u2014 Elle passe pour provenir du couvent des R\u00e9collets (Fr\u00e8res mineurs de Saint-Francois).<\/p>\n<p class=\"has-text-align-center\"><em><strong>Saint Roch. <\/strong><\/em><\/p>\n<p>\u2014 Dans la niche qui surmonte le retable de la chapelle de Tous les Saints.<\/p>\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong><em>Sainte Catherine.<\/em><\/strong><\/p>\n<p>\u2014 Petite statue en bois qui parait ancienne.<\/p>\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong><em>Groupe de la Sainte-Famille<\/em><\/strong><\/p>\n<p>\u2014 en bois.<\/p>\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong><em>Sainte Barbe, portant la tour. <\/em><\/strong><\/p>\n<p>\u2014 Ces trois dernieres statues proviennent, croit-on, de l&rsquo;abbaye de Liessies.<\/p>\n<p class=\"has-text-align-center\"><strong><em>Saint Nicolas. <\/em><\/strong><\/p>\n<p>\u2014 Le mus\u00e9e d&rsquo;Avesnes poss\u00e8de aussi une tr\u00e8s belle statue de saint Nicolas (o m. 58) qui provient peut-\u00eatre de l&rsquo;\u00e9glise. Elle appartint successivement \u00e0 Melle Pr\u00e9bois. \u00e0 Mme Perrault, \u00e0 MM. Mauras et Gravet. La Societ\u00e9 arch\u00e9ologique en fit l&rsquo;acquisition \u00e0 la mort de ce dernier. D\u00e9capit\u00e9e en 1793, elle a pu \u00eatre reconstitu\u00e9e avec les morceaux recueillis. Seule, la crosse a \u00e9t\u00e9 refaite. Elle daterait, d&rsquo;apr\u00e8s A. Gravet, de la restauration de l&rsquo;\u00e9glise (M S A A s\u00e9ance du 9 avril 1907 t VIII 1910 p 130).<\/p>\n<p>M. Missoffe signale d&rsquo;autre part qu&rsquo;un certain Colard Ansseau sculpta au d\u00e9but du XVIe si\u00e8cle \u2014 la statue d&rsquo;un saint Nicolas, qui fut dor\u00e9 ensuite avec un demi d&rsquo;or fin pour lequel on versa 26 sols, \u00e0 Jacquemart de Ligne (Les Notables d&rsquo;Avesnes &#8230; p 19).<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Les Tombeaux disparus<\/strong><\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>1 Tombeau d&rsquo;Olivier de Bretagne et de Jeanne de Lalaing<\/p>\n<p>En 1724, le duc d&rsquo;Orleans, qui se pr\u00e9occupait de se m\u00e9nager le b\u00e9n\u00e9fice des droits de p\u00e9age et de vinage per\u00e7us depuis le XII si\u00e8cle sur la terre d&rsquo;Avesnes, rechercha ses titres de propri\u00e9t\u00e9. Et, comme il convenait d&rsquo;\u00e9tablir leur anciennet\u00e9, il voulut situer la date du d\u00e9c\u00e8s du comte de Penthi\u00e8vre, qui partageait avec le prince de Li\u00e8ge le produit du p\u00e9age d&rsquo;Etroeungt. Il ne put mieux faire que de demander aux mayeur et \u00e9chevins d&rsquo;Avesnes un certificat rappelant l&rsquo;inscription dat\u00e9e qui figurait sur le tombeau de son lointain pr\u00e9d\u00e9cesseur \u00e0 la t\u00eate de la pairie \u00bb. Voici les termes de ce certificat qui permit au duc d&rsquo;Orleans, avec d&rsquo;autres pi\u00e8ces, de gagner son proc\u00e8s : \u00ab Nous, mayeur, jures et \u00e9chevins de la Ville d&rsquo;Avesnes, certifions que l&rsquo;inscription ci-dessous est autour de la tombe du comte de Penthi\u00e8vre, qui a \u00e9t\u00e9 inhum\u00e9 au <em>choeur<\/em> de l&rsquo;\u00e9glise paroissiale d&rsquo;Avesnes en 1433. En foi de quoi etc\u2026 Fait \u00e0 Avesnes, le 27 d\u00e9cembre 1724 \u00bb.<br \/>Suit l&rsquo;inscription :<br \/>CHY GILT NOBLE PRINCE OLIVIER DE BRETAGNE, CONTE DE PENTHIEVRE ET DE PERIGORT, VICONTE DE LIMOGES, SEIGNEVR D&rsquo;AVESNES, HERITIER DE LA DVCHE DE BRETAGNE, LEQVEL TRESPASSA L&rsquo;AN QVATORZE CENT TRENTE TROIS, LE HVICT DE SEPTEMBRE. PRIE. DIEV POVR SON AME.<br \/>L&rsquo;epitaphe de Jeanne de Lalaing etait ainsi concue :<br \/>CY GIST TRES NOBLE PRINCESSE JEHENNE DE LALAING, HERITIERE DE MEN\/RAIN, ESPEVZE DE SECONDES NOPCES A TRES NOBLE OLIVIER DE BRETAIGNE, DVQVEL EVT FILS ET FILLES ICY REPOSANS ; ET TRESPASSA L&rsquo;AN MIL Till C LXVI, LE X\u00b0 D&rsquo;APVRIL. PRIEZ POVR SON AME.<\/p>\n<p class=\"has-text-align-center\">***<\/p>\n<p>2 Tombeau de Louise d&rsquo;Albret<\/p>\n<p>Louise d&rsquo;Albret, fille d&rsquo;Alain le Grand, sire d&rsquo;Albert, avait \u00e9pous\u00e9 en 1495. Charles de Croy, premier prince de Chimay. Veuve en 1527, elle fut \u00ab la providence d&rsquo;Avesnes \u00bb o\u00f9 elle continua de r\u00e9sider. Elle aida \u00e0 la remise en \u00e9tat de l&rsquo;\u00e9glise, endommag\u00e9e par l&rsquo;incendie de 1514. Elle fonda et dota un chapitre de treize chanoines qu&rsquo;elle rattacha \u00e0 cette \u00e9glise et une maison de b\u00e9guines. Elle mourut au ch\u00e2teau d&rsquo;Avesnes en 1535 et fut enterr\u00e9e, dit-on, sous les cloches, \u00e0 l&rsquo;entr\u00e9e de l&rsquo;\u00e9glise, honneur r\u00e9serv\u00e9 aux fondateurs d&rsquo;\u00e9tablissements pieux. Le chapitre lui fit \u00e9lever un mausol\u00e9e dans le choeur, a gauche et un peu en arri\u00e8re du maitre-autel, alors plus rapproche qu&rsquo;aujourd&rsquo;hui de la nef centrale (certains historiens pensent que ce tombeau devait se trouver sous la vo\u00fbte pratiqu\u00e9e dans l&rsquo;\u00e9paisseur du mur entre le choeur et la chapelle Saint-Nicolas). Elle \u00e9tait repr\u00e9sent\u00e9e agenouill\u00e9e sur un coussin \u2014 ou reposait aussi un petit chien \u2014 les mains jointes au dessus d&rsquo;un livre d&rsquo;heures ouvert, v\u00eatue d&rsquo;un manteau qui descendait jusqu&rsquo;aux talons et coiff\u00e9e d&rsquo;un couv re-chef \u00e0 barbes (barbes fleuries : des coiffures ou bonnets de femmes compos\u00e9e de deux dentelles de Valenciennes), surmont\u00e9 dune couronne ducale. Ce beau travail fut aussi d\u00e9truit pendant la R\u00e9volution.<\/p>\n<p class=\"has-text-align-center\">***<\/p>\n<p>3 Monument fun\u00e9raire de la famille Franquart<\/p>\n<p>Cette famille jouissait d&rsquo;une grande consid\u00e9ration \u00e0 Avesnes au milieu du XVI si\u00e8cle. Andr\u00e9 Franquart \u00e9tait alors receveur de la terre d&rsquo;Avesnes. Il eut d&rsquo;Aldegonde Marin dix enfants dont quelques uns se firent remarquer par leur m\u00e9rite et par des actes de bienfaisance.<\/p>\n<p>A sa mort, il fut inhum\u00e9 pr\u00e8s de ses parents entre l&rsquo;autel de la chapelle de Saint-Nicolas et le choeur. Une table de marbre portait cette double inscription :<br \/>EN CESTE CHAPELLE GISENT LES CORPS D&rsquo;HONORABLES PERSONNES ANDRE FRANQVART, EN SON VIVANT RECEVEVR DE CESTE VILLE TERRE ET PAIRIE D&rsquo;AVESNES, LEQVEL MOVRVT LE 15 DE MARS 1557, ET DAMOISELLE ALDEGONDE MARIN, SON ESPEVSE, LAQVELLE MOVRVT LE 14 DE FEVRIER 1562 (1). PRIES DIEV POVR LEVRS AMES.<br \/>CY-BAS GIST LE CORPS DE REVERANDE ET VERTVEVSE PERSONNF MESSIRE ANDRE FRANQVART, EN SON VIVANT CURE DE CETTE VILLE L&rsquo;ESPACE DE 17 ANS, DEPVIS CAANOINE DE CAMBRAY, ARCH1DIACRE DE CAMBRESIS, EVESQVE DE CALCEDON, SVFFRAGA NT ET VICA RE GENERAL DE MONSEIGNEVR L&rsquo;ILLI me ET R me ARCHEVESQVE DE CAMBRAY, LEQVEL MOVRVT REFUGIE ICY, LE 17 D&rsquo;AOVST 1583.<\/p>\n<p>Lors d&rsquo;une restauration de la chapelle Saint-Nicolas dans la premi\u00e8re moiti\u00e9 du XVIII si\u00e8cle, ce monument ayant \u00e9t\u00e9 d\u00e9plac\u00e9 disparut&#8230;<\/p>\n<p>(1) : 1558 et 1563 de notre calendrier actuel<\/p>\n<p class=\"has-text-align-center\">***<\/p>\n<p>4 Tombeau de la famille d&rsquo;Anneux<\/p>\n<p>Cette famille consid\u00e9rable donna trois gouverneurs successifs \u00e0 Avesnes : Jacques (1581 ou 1587 a 1588), Jean (1588 a 1629) et Philippe, marquis de Wargnies, (163o a 1654). La femme de ce dernier mourut aussi \u00e0 Avesnes en 1682. \u00ab II ne parait pas que la famille d&rsquo;Anneux est alors un caveau dans l&rsquo;\u00e9glise d&rsquo;Avesnes ; car, pour \u00eatre autoris\u00e9 \u00e0 en \u00e9tablir un dans la chapelle de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs, la marquise de Wargnies et son fils Fr\u00e9deric-Chr\u00e9tien d&rsquo;Anneux, chanoine de la m\u00e9tropole de Cambrai, firent cette chapelle des legs d&rsquo;une certaine importance que les confr\u00e8res qui en avaient l&rsquo;administration accept\u00e8rent en 1682 \u00bb.<\/p>\n<p>D&rsquo;apr\u00e8s la tradition rapport\u00e9e par Michaux, le tombeau de Jacques d&rsquo;Anneux, qui dominait les autres, \u00e9tait constitu\u00e9 par un massif surmont\u00e9 d&rsquo;une statue en marbre, repr\u00e9sentant un chevalier genoux sur un coussin, les mains jointes, arme de toutes pi\u00e8ces, son heaume et son gantelet pos\u00e9s pr\u00e8s de lui.<\/p>\n<p>Prot\u00e9g\u00e9 par un treillis en fer, il \u00e9tait plac\u00e9 dans une sorte d&rsquo;enfoncement vo\u00fbt\u00e9 pratiqu\u00e9 \u00e0 travers le mur nord de la quatri\u00e8me chapelle et se prolongeant dans une petite construction en dehors de l&rsquo;\u00e9glise \u00bb. La chapelle de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs aurait \u00e9t\u00e9 plac\u00e9e depuis, d&rsquo;apr\u00e8s Michaux, sous l&rsquo;invocation de Sainte-Anne. Il est exact que si, aujourd&rsquo;hui, tombeaux et b\u00e2timents ont disparu, les traces de deux arcades en plein cintre d&rsquo;assez grandes dimensions permettant de communiquer avec le b\u00e2timent annexe, sont visibles \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur de la chapelle Sainte-Anne.<\/p>\n<p>II semble bien d&rsquo;ailleurs que d\u00e8s l&rsquo;\u00e9poque de la fondation de Penthi\u00e8vre cit\u00e9e plus haut, \u00ab la chapelle qu&rsquo; on dit de Notre-Dame \u00bb \u00e9tait l&rsquo;actuelle chapelle de la Vierge sur laquelle donnait pr\u00e9cis\u00e9ment l&rsquo;une des faces du tombeau d&rsquo;Olivier de Bretagne. Mais sur un plan de 1776, un petit b\u00e2timent rectangulaire couvert d&rsquo;une toiture \u00e0 quatre versants est accol\u00e9, non \u00e0 la chapelle Sainte-Anne, mais, sur toute sa longueur, \u00e0 la chapelle de la Vierge.(plan 1776)<\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"377\" height=\"283\" data-attachment-id=\"19746\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/la-collegiale-davesnes-sur-helpe-chroniques-et-melanges\/plan-1776-2\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Plan-1776-1.jpg?fit=377%2C283&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"377,283\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;CARRE&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1729950976&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" data-image-title=\"Plan 1776\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Plan-1776-1.jpg?fit=377%2C283&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Plan-1776-1.jpg?resize=377%2C283&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-19746\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Plan-1776-1.jpg?w=377&amp;ssl=1 377w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Plan-1776-1.jpg?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 377px) 85vw, 377px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Plan 1776<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<p class=\"has-text-align-center\">***<\/p>\n<p>5 Pierre tombale de Jean Lepr\u00eatre<\/p>\n<p>Ce tombeau dont il ne reste plus trace portait une \u00e9pitaphe qui appelait l&rsquo;attention par un jeu de mots assez piquant mais peu convenable \u00e0 la majest\u00e9 du lieu \u00bb.<br \/>HIC JACET JOHANNES PRESBYTER QVI, TRIBYS ANNIS LEGITIME CONJVNCTVS, TRWINTA CENVIT LIBEROS.<br \/>Elk se rapportait \u00e0 un bourgeois, Jean Lepr\u00eatre, qui avait eu successivement trois femmes, toutes trois pr\u00e9nomm\u00e9es Anne \u2014et trente enfants ! Cette inscription est connue par l&rsquo;Histoire eccl\u00e9siastique du P\u00e8re Lelong. qui ne donne ni les titres, ni la qualit\u00e9, ni l&rsquo;origine de ce personnage (Est-elle la pierre tumulaire gratt\u00e9e et recouverte d&rsquo;enduit noir situ\u00e9e sur le mur \u00e0 la droite du Ch\u0153ur ? ).<\/p>\n<p class=\"has-text-align-center\">***<\/p>\n<p>6 Tombe d&rsquo;Augustino de la Bellaboca<\/p>\n<p>Augustino Bellaboca, \u00e9cuyer, avait \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9, par Charles III de Croy, en 1604, grand bailli de la terre et pairie d&rsquo;Avesnes. Il fut l&rsquo;un des bienfaiteurs du chapitre, de l&rsquo;\u00e9glise et des pauvres. Sa femme, Charlotte de Bouzy, fut marraine d&rsquo;une cloche, fondue en 1616, dont Philippe d&rsquo;Anneux \u00e9tait le parrain.<\/p>\n<p>Il fut enterr\u00e9 dans la chapelle Saint-Nicolas, le chapitre n&rsquo;ayant pas permis qu&rsquo;on l&rsquo;inhum\u00e2t dans le choeur.<\/p>\n<p class=\"has-text-align-center\">***<\/p>\n<p>7 Pierre tombale de Fr\u00e9deric Dubray<\/p>\n<p>Elle pr\u00e9sentait l&rsquo;inscription suivante :<\/p>\n<p>D. O. M. \u2014 D. FREDER I CVS DVBRAY SACERDOS CANONICVS ET HVJVS CAP ITVLI PRAEPOSITVS X1 HIC JACET LAVDABILI ACTA VITA SACERDOTI I SIMVL ET CANONICATVS ANNO 68, PRAEPOSITVRAE 32 ET AETATIS 92 OBI IT 7 JUN II 1720.<br \/>En 1653, F. Dubray \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 titulaire de la 2e pr\u00e9bende. Cette inscription fut relev\u00e9e par MM. Caverne et Cabaret en 1857, lors de l&rsquo;\u00e9rection du nouveau maitre-autel qui allait recouvrir cette pierre tombale (s\u00e9ance du 7 avril 1857).<\/p>\n<p class=\"has-text-align-center\">***<\/p>\n<p>8 Tombeau de Gilles de Forest<\/p>\n<p>Gilles de Forest, chanoine, doyen et pr\u00e9v\u00f4t du chapitre, notaire apostolique, mourut en septembre 1595. II fut inhum\u00e9 au au milieu du choeur de la Coll\u00e9giale d&rsquo;Avesnes, sous le pupitre du jub\u00e9 \u00bb. Sa pierre s\u00e9pulcrale \u00e9tait rev\u00eatue de cuivre. La place d&rsquo;honneur, donn\u00e9e dans le choeur de l&rsquo;\u00e9glise \u00e0 la d\u00e9pouille de \u00ab v\u00e9n\u00e9rable d\u00e9funt Me Gilles de Forest \u00bb n&rsquo;\u00e9tait pas seulement, dit M. M. Missoffe, l&rsquo;hommage rendu \u00e0 sa dignit\u00e9 de pr\u00e9v\u00f4t, et \u00e0 ses vertus, elle \u00e9tait le remerciement du chapitre \u00e0 son bienfaiteur. II avait en effet fond\u00e9 par testament du 17 janvier 1594, une messe journali\u00e8re \u00e0 perp\u00e9tuit\u00e9, donnant au chapitre une somme qui repr\u00e9sentait environ le revenu d&rsquo;une pr\u00e9bende (Missoffe : les notables d&rsquo;Avesnes au XVI si\u00e8cle p 69).<\/p>\n<p>Simon de Forest \u00e9tait \u00e9galement inhum\u00e9 dans l&rsquo;\u00e9glise \u00e0 proximit\u00e9 du banc du Magistrat (Missoffe : les notables d&rsquo;Avesnes au XVI si\u00e8cle p 75), ainsi que Marie Lesur \u00e9pouse de Melchior de Forest.<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Les Pierres tombales<\/strong><\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>Le pavement des nefs centrale et lat\u00e9rales date, nous l&rsquo;ayons vu, du milieu du XVIII\u00b0 si\u00e8cle. Sauf les chapelles du Rosaire, des Fonts-baptismaux, le choeur de la chapelle de la Vierge (repav\u00e9 en 1885), celui de la chapelle de Saint-Nicolas (refait en 1894), les chapelles ont conserv\u00e9 tout ou partie de leurs dalles fun\u00e9raires. Le plus int\u00e9ressant pavement est celui de la chapelle Sainte-Anne. Jusqu&rsquo;\u00e0 la d\u00e9claration royale du 1o mars 1776(transcrite au Livre Rouge 2 reg folio 268, v\u00b0 en huit articles), les notables d&rsquo;Avesnes eurent leur s\u00e9pulture dans l&rsquo;\u00e9glise paroissiale. Cette ordonnance n&rsquo;interdisait pas encore dune mani\u00e8re absolue les inhumations dans les \u00e9glises, mais elle en restreignait le nombre.<\/p>\n<p>II \u00e9tait toujours permis d&rsquo;inhumer les archev\u00eaques et \u00e9v\u00eaques dans leur cath\u00e9drale, les cur\u00e9s clans leur \u00e9glise, ainsi que les patrons, hauts justiciers et fondateurs de chapelles. Elle interdisait, d&rsquo;autre part, les cimeti\u00e8res situ\u00e9s dans l&rsquo;enceinte des villes et demandait aux corps municipaux de les installer \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur pour raison de salubrit\u00e9. Le Magistrat d&rsquo;Avesnes essaya de tourner la difficult\u00e9. Il \u00e9crivit le 21 f\u00e9vrier 1778 \u00e0 M. de Castelle, procureur g\u00e9n\u00e9ral au Parlement de Flandre, \u00e0 Douai : on devait, selon lui, \u00ab se rel\u00e2cher de la rigueur de la loi pour ce qui concerne les s\u00e9pultures dans notre \u00e9glise et dans les chapelles o\u00f9 l&rsquo;on n&rsquo;enterrait ci-devant que les premi\u00e8res familles de la ville qui payaient des droits asses consid\u00e9rables, au profit de la fabrique et de l&rsquo;\u00e9glise, dont l&rsquo;administration sera priv\u00e9e \u00bb. Quant au cimeti\u00e8re, parfaitement situ\u00e9 (cimeti\u00e8re situ\u00e9 entre l&rsquo;\u00e9glise et le B\u00e9guinage) \u00ab il est battu par tous les vents parce qu&rsquo;il est plac\u00e9 sur le rempart, mais il est tr\u00e8s petit et ne peut m\u00eame suffire aux enterremens que pour sep ans tout au plus\u2026 \u00bb. (Livret Rouge 2 reg folio 294). En cons\u00e9quence, on envisageait d&rsquo;\u00e9tablir \u00ab un cimeti\u00e8re succursal sur les fortifications pour le menu peuple\u2022\u2022\u2022 \u00bb. Et le Magistrat ajoutait : \u00ab Nous avons bien des emplacemens destines a cet effet du c\u00f4t\u00e9 de chaque porte, mais, comme ils sont \u00e0 quelque distance, nous avons sujet d&rsquo;appr\u00e9hender que le clerg\u00e9 ou le peuple ne forme quelque difficult\u00e9, surtout dans les mauvais tems d&rsquo;hiver, pour assister aux fun\u00e9railles et enterremens de leurs parens et qu&rsquo;il n&rsquo;arrive quelques evenemens qui puissent troubler l&rsquo;ordre et la d\u00e9cence \u00bb.<\/p>\n<p>Le procureur g\u00e9n\u00e9ral r\u00e9pondit que la d\u00e9claration \u00e9tait formelle, sauf exceptions pr\u00e9vues. Le cimeti\u00e8re, d&rsquo;autre part, \u00e9tant insuffisant, serait n\u00e9cessaire de le transf\u00e9rer en dehors des murs et de n&rsquo;enterrer, \u00e0 la rigueur, dans celui de Ia ville, que \u00ab ceux qui feraient un service au premier \u00e9tat \u00bb. (L R 2 reg 25 f\u00e9vrier 1778 folio 205).<\/p>\n<p>\u00ab Et \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard de tous les autres habitants, tant de la ville que des deux banlieues, le Magistrat ne trouve point d&#8217;emplacement plus propre et moins frayeux que celui du Calvaire (emplacement de l&rsquo;actuel cimeti\u00e8re), dont le terrain appartient \u00e0 la ville : il se propose, avec l&rsquo;agr\u00e9ment de la cour, de le faire entourer de murs et d&rsquo;y construire une chapelle \u00e0 la place du calvaire actuellement existant et de 1lui donner une \u00e9tendue suffisante pour y c\u00e9l\u00e9brer la messe et mettre les pr\u00eatres et les parens qui convoyent les morts \u00e0 l&rsquo;abri des injures de l&rsquo;air.. La conservation de l&rsquo;ancien cimeti\u00e8re remplira deux objets \u00e0 l&rsquo;avenir. Le premier, d&rsquo;\u00e9pargner aux honn\u00eates gens la peine et la douleur de ne pouvoir rendre dans les mauvais tems, les derniers devoirs \u00e0 leurs parens et \u00e0 leurs amis. Le second, de procurer \u00e0 l&rsquo;\u00e9glise, dont les revenus sont tr\u00e8s modiques, le d\u00e9dommagement de la perte qu&rsquo;elle fait des droits qui \u00e9taient d\u00fbs sur les personnes que l&rsquo;on enterrait ci-devant dans l&rsquo;\u00e9glise et qui se percevront sur celles qui seront enterr\u00e9es audit cimeti\u00e8re r\u00e9serv\u00e9, o\u00f9 les premi\u00e8res familles pourront, si elles le jugent \u00e0 propos choisir un endroit pour leur s\u00e9pulture\u2026 \u00bb.<\/p>\n<p>C&rsquo;est alors qu&rsquo;un nouveau cimeti\u00e8re fut ouvert \u2014 non au Petit Calvaire &#8211; mais route de Maubeuge, dans un terrain o\u00f9, \u00e0 vrai dire, on enterrait d\u00e9j\u00e0 les militaires d\u00e9c\u00e9d\u00e9s.<\/p>\n<p>La chapelle \u2014 d\u00e9di\u00e9e \u00e0 Tous les Saints (chapelle sous le m\u00eame vocable) \u2014 et l&rsquo;enclos subsist\u00e8rent jusqu&rsquo;en 1793, \u00e9poque \u00e0 laquelle ils furent ras\u00e9s pour ne pas favoriser l&rsquo;approche des troupes ennemies.<\/p>\n<p>Les pierres tombales de l&rsquo;\u00e9glise Saint-Nicolas appartiennent \u00e0 deux cat\u00e9gories : 1\u00b0) Les unes, les plus anciennes (XVe et XVIe si\u00e8cles), avec effigie des d\u00e9funts en demi-relief et inscription formant bordure. Elles sont tr\u00e8s us\u00e9es. Les inscriptions sont effac\u00e9es.2\u00b0) Les autres (XVII\u00b0 et XVIII\u00b0 si\u00e8cles), avec inscription grav\u00e9e en g\u00e9n\u00e9ral dans le champ de la dalle et parfois bordure d\u00e9corative en relief.<\/p>\n<p class=\"has-text-align-center\">A DROITE DE L&rsquo;ENTREE PRINCIPALE<\/p>\n<p>1 Pierre tombale d&rsquo;Adrien II de Blois-Tr\u00e9lon.<\/p>\n<p>Primitivement dans la chapelle de Saint-Nicolas, vers le choeur (au bas de la balustrade \u00e0 gauche), elle a \u00e9t\u00e9 relev\u00e9e \u2014 tardivement \u2014 par les coins de M. le doyen Hannoye et dress\u00e9e \u00e0 droite du portail central.<\/p>\n<p>Cette pierre tombale (2. m. 65 sur I M. 45), class\u00e9e par arr\u00eat\u00e9 du 29 novembre 1906, est en beau marbre rouge\u00e2tre veine de blanc. Elle reproduit les effigies du premier gouverneur d&rsquo;Avesnes et d&rsquo;une des deux femmes qu&rsquo;il \u00e9pousa (l&rsquo;\u00e9cusson ayant \u00e9t\u00e9 martel\u00e9 il est impossible de la d\u00e9signer : Adrienne de Hun ou Marie de Gorr). L&rsquo;un et l&rsquo;autre ont la t\u00eate pos\u00e9e sur un coussin.<\/p>\n<p>Au dessus de la t\u00eate du chevalier se trouve un \u00e9cu surmont\u00e9 d&rsquo;un heaume avec des lambrequins (bandes d&rsquo;\u00e9toffe d\u00e9coup\u00e9e), le tout domin\u00e9 par un cimier figurant la t\u00eate et le col d&rsquo;un oiseau. Le d\u00e9funt porte une barbe courte mais touffue. De son armure de plates, on distingue encore les \u00e9pauli\u00e8res et leurs gardes, les coudi\u00e8res, la braguette et les genouill\u00e8res. Un gantelet est \u00e0 ses pieds. On aper\u00e7oit l&rsquo;\u00e9p\u00e9e sur laquelle repose le corps.<\/p>\n<p>Sa femme porte une longue robe \u00e0 manches tr\u00e8s amples et \u00e0 larges revers, retenue par une ceinture nou\u00e9e mollement. L&rsquo;\u00e9cu en losange plac\u00e9 au-dessus d&rsquo;elle est tenu par un ange. II a \u00e9t\u00e9 mutile, comme celui de son mari. Une inscription en caract\u00e8res gothiques dont on ne peut lire que quelques lettres r\u00e9gnait autour de la dalle et formait encadrement.<\/p>\n<p>Adrien II de Blois-Tr\u00e9lon, chevalier, seigneur de WareIles et de Donstienne, fut d&rsquo;abord bailli puis gouverneur et capitaine d&rsquo;Avesnes de 1544 \u00e0 1556. Un de ses fr\u00e8res, Louis de Blois, abb\u00e9 de Liessies, illustra le sacerdoce et acquit une r\u00e9putation de saintet\u00e9 (Michaux des gouvernements et des gouverneurs de ville M S A A Tome III 1876,page 148). On ignore la date exacte de sa mort (entre 1561 et 1563) probablement au mois de septembre.<\/p>\n<p>2 CHAPELLE DE SAINT-ANTOINE<\/p>\n<p>\u2014 Belle pierre tombale, en marbre blanc 1m. 70 sur o m. 98), d&rsquo;un confr\u00e8re de Saint-Antoine.<\/p>\n<p>D. O. M. \/ s\u00e9pulture de Monsieur \/ Francois-Louis Caniot \/ libre de condition \/ avocat au Parlement \/ tr\u00e8s z\u00e9l\u00e9 confr\u00e8re \/ de Saint-Antoine, lequel \/ a fond\u00e9 par an en cette \/ chapelle douze messes \u00e0 \/ perp\u00e9tuit\u00e9, \u00e2g\u00e9 de 55 ans \/ d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 21 f\u00e9vrier 1716 \/ Requiescat in pace.<\/p>\n<p>L&rsquo;inscription est surmont\u00e9e des armoiries bien conserv\u00e9es de F. L. Caniot : \u00ab D&rsquo;azur \u00e0 un chevron d&rsquo;or accompagn\u00e9 en chef de deux raisins d&rsquo;argent, tiges et feuilles de m\u00eame et en pointe, d&rsquo;une hure de sanglier, aussi d&rsquo;argent \u00bb. (d&rsquo;Hozier).<\/p>\n<p>Cette famille \u00e9tait apparent\u00e9e \u00e0 celle des Watteau qui \u00ab semble bien, d\u00e8s la fin du XVIe si\u00e8cle, avoir eu son berceau \u00bb dans la banlieue-basse d&rsquo;Avesnes. Une Anne Caniot, baptis\u00e9e \u00e0 Avesnes en 1633, avait \u00e9pous\u00e9 Martin Watteau, cultivateur ais\u00e9 et mayeur de la commune actuelle de Bas-Lieu (Missoffe Notes sur les Watteau M S A A Tome XV 935 page 7). F. L. Caniot fut avocat au Parlement le 9 octobre 1867. Cette pierre tombale est encadr\u00e9e par deux autres dalles fun\u00e9raires :<\/p>\n<p>\u2014 La premi\u00e8re (1, m. 52 sur o m. 85) est con\u00e7ue dans le go\u00fbt macabre du XVe si\u00e8cle selon lequel le gisant est remplac\u00e9 par un squelette. Une inscription sur banderole incite le passant r\u00e9fl\u00e9chir sur le sort qui l&rsquo;attend. Ici, le squelette \u00ab se regarde \u00bb dans un miroir qu&rsquo;il tient de la main gauche. De la droite, il tient une longue fl\u00e8che empenn\u00e9e, la pointe en bas. Une arcade en plein-cintre couronne la sc\u00e8ne. Au-dessus du crane, un \u00e9cusson gothique. Inscription illisible.<\/p>\n<p>\u2014 La seconde (1 m. 55 sur o m. 70) pr\u00e9sente encore un fort relief. Un personnage, le visage encadr\u00e9 d&rsquo;une abondante chevelure est \u00e9tendu, la t\u00eate reposant sur un coussin, les mains jointes sur la poitrine. Il porte un v\u00eatement de dessous serr\u00e9 aux bras avec festons aux poignets ; par dessus, une sorte de houppelande \u00e0 manches bouffantes ouverte sur le devant et laissant apercevoir une \u00e9p\u00e9e courte et large. L&rsquo;inscription, en caract\u00e8res gothiques, est tr\u00e8s us\u00e9e.<\/p>\n<p>3 CHAPELLE DE NOTRE-DAME DES MOUCHES<\/p>\n<p>\u2014 Pierre tombale avec inscription dont la partie centrale est effac\u00e9e :<br \/>Icy reposent les \/ corps de Jacques \/ Davoine bourgeois \/ marchand\u2026 tte \/ \u2026confr\u00e8re \/ de cette chapelle\u2026 \/ d&rsquo;Anne Davoine leur \/ fille a\u00een\u00e9e, morte le \/ 27 juillet 1713 Ag\u00e9e \/ de 77 ans.<\/p>\n<p>\u2014 D\u00e9bris utilis\u00e9 comme marche d&rsquo;autel :<br \/>\u2026ne Leprince\u2026 \/ d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le\u2026 \/ d&rsquo;avril 17oo\u2026 \/. ns prier Dieu \/ pour le repos de son \u00e2me.<\/p>\n<p>\u2014 Dalle avec armoiries martel\u00e9es. Fragment.<\/p>\n<p>Cy git Mr Antoinne Joseph \/ Legendre, \u00e9cuyer, Sr d&rsquo;Odenges \/ et Beaumont, fils de Mt Antoinne Legendre<\/p>\n<p>\u2014 Dalle tr\u00e8s us\u00e9e, avec inscription formant bordure.<\/p>\n<p>Le 8 d\u00e9cembre \/ d\u00e9c\u00e9da Jean Boudeau duquel \/ le corps icy repose\/ [requiesi quat in pace.<\/p>\n<p>4 CHAPELLE DE TOUS LES SAINTS<\/p>\n<p>\u2014 Une grande pierre tombale, large de 1 m. 05 et cach\u00e9e en partie par les stalles. porte l&rsquo;effigie d&rsquo;un personnage v\u00eatu d&rsquo;une chape assez courte. A ses pieds une t\u00eate de mort et des tibias.<\/p>\n<p>5 CHAPELLE DE SAINT-NICOLAS<\/p>\n<p>\u2014 Monument fun\u00e9raire \u00e0 la m\u00e9moire de deux soldats espagnols. Jean Laurent et Fran\u00e7ois de Solis, qu&rsquo;unissait la plus \u00e9troite amiti\u00e9, appartenaient \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e qui, en 165o, attaqua La Capelle sous les ordres de l&rsquo;archiduc Leopold-Guillaume. L&rsquo;un d&rsquo;eux avant \u00e9t\u00e9 tu&amp; le 3 ao\u00fbt 1650, l&rsquo;autre re\u00e7ut une telle commotion, \u00e0 la vue du cadavre de son ami, qu&rsquo;il expira lui-m\u00eame. L&rsquo;archiduc, p\u00e9n\u00e9tr\u00e9 d&rsquo;admiration, fit transporter leurs corps \u00e0 Avesnes afin de les faire inhumer dans le m\u00eame tombeau.<\/p>\n<p>Il fit, de plus, \u00e9lever un monument en marbre noir et blanc, dans la chapelle de Saint-Nicolas, \u00e0 l&rsquo;endroit o\u00f9 reposent les deux amis. Ce monument est appliqu\u00e9, \u00e0 quatre m\u00e8tres de hauteur, contre le mur qui s\u00e9pare la chapelle du choeur.<\/p>\n<p>Une table de marbre noir (1 m. 20 sur o m. So) est ench\u00e2ss\u00e9e dans une table de marbre blanc. Deux consoles renvers\u00e9es soutiennent un fronton orne d&rsquo;un \u00e9cusson, support\u00e9 par deux lions, \u00ab sur lequel on remarque deux mains tenant chacune un c\u0153ur qu&rsquo;elles se pr\u00e9sentent mutuellement \u00bb. Quatre casques sont suspendus, deux de face, deux sur le cote, \u00e0 droite et \u00e0 gauche du soubassement.<\/p>\n<p>Voici l&rsquo;inscription :<\/p>\n<p><em>Laurentii et Francisci Monale quod fuit Hic conditur. Immortale quod superest Votis juva, viator. et mirare. Laurentio dum (ttus amico Pius parat Franciscus tin ipse cadit. Ilk globe. hic&rsquo; moerore Idle regi. hic amico Uterque Deo. Nunc binos Belgica tellus tegit Vitam dedit &lsquo;Espana Cappella mortem.<\/em><\/p>\n<p>\u00ab ici est ensevelie la d\u00e9pouille mortelle de Laurent et de Francois. \u2014 Passant, aid\u00e9 de tes v\u0153ux ce qui leur reste d&rsquo;immortel et admire. \u2014 Fran\u00e7ois, voulant rendre les derniers devoirs \u00e0 son ami Laurent. tombe mort \u2014 L&rsquo; un expire atteint dune balle, l&rsquo;autre succombe \u00e0 sa douleur, l&rsquo;un pour son roi. l&rsquo;autre pour son ami, tous deux meurent pour Dieu. \u2014 La Belgique les r\u00e9unit dans le m\u00eame tombeau. L&rsquo;Espagne les vit naitre, la Capelle les vit mourir \u00bb (traduction donn\u00e9e dans un cadre un peu au dessus du monument).<\/p>\n<p>Les vers suivants sont en forme de chronogramme :<\/p>\n<p><em>LaVrentlVs et FranClsCVs hlC laCent, A&rsquo;terqVe natlone hIspanVs Bellator fortls VterqVe. 11.Le In Cape1.I.ae fossa gLobo perllt ALter aDstans et soClo DinVs pavans Ple trIstItla sVbIto eXplraVIt tertta aVgVstl. 3 aout 1650<\/em><\/p>\n<p>\u00ab Ici gisent Laurent et Fran\u00e7ois appartenant tous deux \u00e0 la nation espagnole. tons deux vaillants soldats. Le premier tomb\u00e9 clans un foss\u00e9 de la Cappelle, frapp\u00e9 d&rsquo;une balle; l&rsquo;autre, lui portant secours et voulant lui rendre les derniers devoirs, expire soudain de douleur, le troisi\u00e8me jour d&rsquo;Ao\u00fbt \u00bb.<\/p>\n<p>6 CHAPELLE DE LA VIERGE<\/p>\n<p>La chapelle de la Vierge fut repav\u00e9e en 1838. Ce pavement, en carreaux de marbre noir fut de peu de dur\u00e9e. II \u00e9tait devenu tellement d\u00e9fectueux en 1885 qu&rsquo;on dut le remplacer par les carreaux de c\u00e9ramique que l&rsquo;on voit aujourd&rsquo;hui. En pla\u00e7ant ce nouveau pavement, on trouva sous les vieilles dalles un fragment de la pierre tombale de Gilles-Albert Denis, cur\u00e9-doyen d&rsquo;Avesnes de 1687 a 1700 Elle est maintenant recouverte par la marche qui supporte la table de communion.<\/p>\n<p>Jusqu&rsquo;en 1789, les membres de la famille Bevi\u00e8re furent inhum\u00e9s dans la chapelle de Notre-Dame-des-sept-Douleurs, \u00e0 laquelle, d\u00e8s 161o, Pierre Bevi\u00e8re et Pierre Mahin payent une rente de 4o livres. Gilles Bevi\u00e8re est membre de la confr\u00e9rie en 1628, son fils Jean et son petit-fils en seront les receveurs pendant un demi-si\u00e8cle (1639-1688) (Missoffe les Bevi\u00e8re 1550-1914 , 1930 page 12).<\/p>\n<p>Ch. Joseph Gossuin, mayeur d&rsquo;Avesnes, lieutenant bailli de la terre et pairie, pr\u00e9v\u00f4t d&rsquo;Etroeungt, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 18 janvier 1752 Avesnes, y fut aussi inhum\u00e9 (ADN G 21479 folio 306).<\/p>\n<p>\u2014 Pierre tombale (2 m. o6 sur o m. 95) avec encadrement de feuillage et armoiries martel\u00e9es. En haut, couronne \u00e0 neuf fleurons.<\/p>\n<p>Cy git \/ Messire Paul Francois \/ Parel de Bardonnes \/ ecuier, seigneur de Montau \/ chevalier de l&rsquo;ordre \/ militaire de St-Louis \/ lieutenant du Toy et \/ commendant en cette \/ville, \u00e9galement P\u00e8re \/ des bourgeois, ami du \/ militaire et partout \/ bon serviteur du Roy \/ poss\u00e9dant tous les \/ c\u0153urs parce qu&rsquo;on \/ ne pouvait se refuser \/ \u00e0 la bont\u00e9 du sien \/ . D\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 9 d\u00e9cembre \/ 1735. \/ Priez pour son \u00e2me.<\/p>\n<p>\u2014 Bordure unie. Armoiries mutil\u00e9es. Elles \u00e9taient \u00ab d&rsquo;azur \u00e0 une bande d&rsquo;argent \u00bb. Icy \/ git Messire \/ Jean de Landes \/ chevalier seigneur \/ de Boutancourt et autres lieux \/ lieutenant du Roy \/ au gouvernement \/ de cette ville \/ d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le to avril \/ 1706 \/ Requiescat in pace (lieutenant du roi de la ville le 25 d\u00e9cembre 1690 L R 1 er Reg folio 180).<\/p>\n<p>\u2014 Modeste pierre carr\u00e9e de o m. 42 de c\u00f4t\u00e9s, sans ornements, inscription mal grav\u00e9e et p\u00e9niblement orthographi\u00e9e.<\/p>\n<p>lci repose le corps \/ de Antoine \/ Bruncoste et son \/ filz, en son tan \/ confr\u00e8re a Ste S. Ouerpien (Crepin ?), desede \/ l&rsquo;an 1640, le 19 \/ daoust. Prie pour leur \u00e2me.<\/p>\n<p>\u2014 Contre le mur m\u00e9ridional de Ia chapelle, le monument fun\u00e9raire d&rsquo;un ancien doyen. En haut, un chevron, une \u00e9toile et le mot lente.<\/p>\n<p>D. O. M. \/ Cy levant repose le corps \/ de v\u00e9n\u00e9rable personne \/ M\u00a0\u00bb Robert Finet, vivant \/ pasteur chanoine de \/ ceste \u00e9glise et Doyen \/ de la Chr\u00e9net\u00e9 d&rsquo;Avesnes \/ aiant execc\u00e9 ceste charge \/ l&rsquo;espace de 21 ans (29). aag\u00e9 \/ de 66 ans trespassa le \/ 16\u00b0 de janvier 1649. \/ Requiescat in pace. Amen.<\/p>\n<p>\u2014 Belle pierre tombale avec encadrement. En haut un calice dans un ornement ovale.<\/p>\n<p>Icy repose \/ M\u00a0\u00bb Antoine Rotrou \/ pr\u00eatre cur\u00e9 pendant \/ onze ans \u00e0 la campagne) \/ ensuite cure et \/ chanoine \u00e0 Avesnes \/ le 24 juin 1728 mort\/ le 22 octobre 1752 \u00e2g\u00e9 de \/ 64 ans. Et damoiselle\/ Marie Rotrou sa soeur \/ morte le 29 avril 1748 \/ \u00e2g\u00e9e de 80 ans et \/ damoiselle Marie \/ Marguerite Barbereau \/ sa cousine morte le 13 \/ juill\u00e9 1768 \u00e2g\u00e9e de 72 ans \/ Requiescant in pace.<\/p>\n<p>Antoine Rotrou fut cur\u00e9 \u00e0 Saint-Aubin pendant 5 ans.<\/p>\n<p>7 CHAPELLE DE SAINTE-ANNE<\/p>\n<p>\u2014 Dalle fun\u00e9raire sci\u00e9e en deux et utilis\u00e9e le long du mur, ce qui a assur\u00e9 sa conservation. A la partie sup\u00e9rieure, un agneau crucif\u00e8re.<\/p>\n<p>Ichy git Agnes \/ Dartevelle fille \/ \u00e0 Mre Phil. Darte \/-velle bourgeois \/ demd \u00e0 Binche, laquel \/ d\u00e9c\u00e9da \u00e2g\u00e9 de \/ six ans le 13 iung 16 [ ] 5.<\/p>\n<p>8 CHAPELLE DU SACRE-COEUR<\/p>\n<p>\u2014 Pierre tombale octogonale avec, au centre, un agneau portant la croix. Inscription us\u00e9e en caract\u00e8res gothiques sur le pourtour :<br \/>&#8230;d&rsquo;Avesnes&#8230;<\/p>\n<p>\u2014Belle dalle avec inscription soign\u00e9e, mais cach\u00e9e en partie par un confessionnal.<\/p>\n<p>[Ici gis]ent les corps de \/ [Jac]ques Marie Antoine \/ [Scorion en] son vivant coner \/ [procu]reur du Roy au \/ d&rsquo;Avesnes d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \/ le [9, n]ovbre 1735, \u00e2g\u00e9 de \/ [67 ans] et de demise Margue\/rite Boutry son \u00e9pouse\/ [d\u00e9c\u00e9] d\u00e9e le 17 de Xbre 17,\u201e \u00e2g\u00e9e de 77 ans. De \/ \u2026 Marie Marguerite \/ Scorion leur fille, de \/ [c\u00e9d\u00e9e] le onze juillet 17\u2026, \u00e2g\u00e9e de 22 ans\/\u2026 Me Jacques Marie [Antoi]ne Scorion leurs\u2026 aussy coner procu\/reur du Roy, decede le [26 juin] 1736, \u00e2g\u00e9 de 56 ans. \/ Requiescant in pace.<\/p>\n<p>J. M. A. Scorion \u00e9tait le fils de Nicaise Scorion et de Marie Meurant ; il \u00e9tait n\u00e9 en 1668. II mourut donc \u00e0 l&rsquo;Age de 67 ans. Il portait \u00ab&nbsp;d&rsquo;or \u00e0 une palme de sinople, pos\u00e9e en pal, accost\u00e9e de deux h\u00e9rons affront\u00e9s, de sable, becqu\u00e9s et membres de gueules, appuyant chacun une patte contre la palme \u00bb.<\/p>\n<p>\u2014 Pierre tombale d&rsquo;un pr\u00eatre (1m. 75 sur 1 m. 05). Sous une arcade en plein cintre, d\u00e9cor\u00e9e d&rsquo;un calice et de feuillage et retombant sur des chapiteaux ioniques que supportent des colonnes cannel\u00e9es pos\u00e9es en encorbellement, est un religieux rev\u00eatu de la robe, du rochet et d&rsquo;une sorte de manteau de choeur. L&rsquo;inscription us\u00e9e, en bordure, est en caract\u00e8res gothiques (XVI\u00b0 si\u00e8cle) :<\/p>\n<p>&#8230;Avesnes, qui trespassa le V\u00b0 avril&#8230;<\/p>\n<p>Elle a \u00e9t\u00e9 class\u00e9e par d\u00e9cision minist\u00e9rielle du 26 juillet 1922.( P Pietresson de saint Aubin notice publi\u00e9e en 1922 par max Bruchet BCHN t XXXIV 1933 p 360)<\/p>\n<p>\u2014 Dalle en partie cach\u00e9e par un confessionnal et us\u00e9e :<\/p>\n<p>Icy gisent\u2026\/ Martin Boutry\u2026<\/p>\n<p>Martin Boutry l\u00e9gua \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital, le 16 octobre 1631, la somme de 8oo livres de rente annuelle, \u00e0 condition qu&rsquo;une messe f\u00fbt \u00ab c\u00e9l\u00e9br\u00e9e par chacun jour dans la capelle dud. hopital \u00bb et qu&rsquo;il fut exempt, avec sa femme, Marguerite de le Fosse, du logement des gents de guerre ainsi que de la malt\u00f4te de la bi\u00e8re et de trois pi\u00e8ces de vin. En 1638, craignant que \u00ab pour raisons des mis\u00e8res et guerres pr\u00e9sentement r\u00e9gnantes \u00bb, cette rente ne f\u00fbt amoindrie, il fit \u00ab rapport \u00bb de quelques autres rentes suppl\u00e9mentaires.<\/p>\n<p>\u2014 Icy repose le corps d&rsquo;\/honorable personne [maistre] \/ Nicollas de la Carnoie, jadis pr\u00e9vost de la [terre] \/ d&rsquo;Avensns, qui d\u00e9c\u00e9da le \/ 15 daoust 1624 et [damoiselle] \/ Marguerite Duques (es) \/ sa femme qui d\u00e9c\u00e9da le &#8230;Priez Dieu pour &#8230;<\/p>\n<p>L&rsquo;inscription de cette pierre tombale fut produite \u00e0 l&rsquo;occasion d&rsquo;un proc\u00e8s intent\u00e9 par Jacques Carion \u00e0 Jean Savary au sujet de la propri\u00e9t\u00e9 de terres \u00e0 Avesnelles provenant de la succession de Marguerite Duquesnes. M. MISSOFFE. Les officiers de Justice du bailliage royal d&rsquo;Avesnes, (1661- 1790), 1934, p. 116.<\/p>\n<p>En novembre 1621, Nicolas de la Carnoie se refuse \u00e0 loger un soldat de la garnison, se pr\u00e9tendant exempt du logement des troupes. A l&rsquo;unanimit\u00e9, les gouverneur, jur\u00e9s et bourgeois d\u00e9cident d&rsquo;entamer un proc\u00e8s contre lui \u00ab&nbsp;et tous autres officiers \u00bb, affirmant qu&rsquo;ils sont tenus au logement comme les autres bourgeois (L. R. 29 novembre 1621., folio 78 v\u00b0.). Marguerite Duquesnes \u00e9tait la grande tante de Jacques Carin, premier procureur du roi \u00e0 Avesnes (1662-1725).<\/p>\n<p class=\"has-text-align-center\">NEF CENTRALE<\/p>\n<p>\u2014 A gauche du premier pilier, belle pierre tombale (1 m. 75 sur 1 m. 02) d&rsquo;une tr\u00e8s bonne facture. Armoiries mutil\u00e9es.<\/p>\n<p>D. O. M. \/ Icy gisent les corps \/ du sieur Pierre-Fran\u00e7ois \/ Pr\u00e9seau de Potelle. en \/ son. vivant licenci\u00e9e es\/droits, lequel est \/ d\u00e9c\u00e8de le 3 de janvier \/1741. \u00e2g\u00e9 de 56 ans \/, de Dal\u00b0\u00a0\u00bb\u00b0 Philippine Marie \/Scorion son espouse \/, d\u00e9c\u00e9d\u00e9e le 14 de 7bre 1717 \/ \u00e2g\u00e9e de 41 ans et de \/ Charles-Fran\u00e7ois Pr\u00e9seau \/ leur fils aussy licenci\u00e9 \/es loix. qui passa \/de ce monde en l&rsquo;\u00e9ternit\u00e9 \/ le 14 de jun 1736, \u00e2g\u00e9 de 27 \/ ans. Amy lecteur, prie Dieu pour leures ames. \/ Requiescant in pace.<\/p>\n<p>Les Pr\u00e9seau \u00e9taient une vieille famille d&rsquo;Avesnes, dont l&rsquo;un des membres, Jean-Philippe, lieutenant g\u00e9n\u00e9ral de 1725 \u00e0 1772, fut inhum\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9glise des R\u00e9collets. Philippine-Marie Scorion \u00e9tait la fille de Nicaise Scorion et la soeur de Jacques-Marie Antoine, tous deux inhum\u00e9s dans l&rsquo;\u00e9glise.<\/p>\n<p>\u2014 Dalle avec un encadrement de feuillage et armoiries mutil\u00e9es \u00e0 gauche, entre les piliers 1 et 2.<\/p>\n<p>Cy gisent les corps \/ du sieur Antoine \/ Benoit en son vivant \/ conseiller au baill\/age royal d&rsquo;Avesnes \/ d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 3 d\u00e9cembre 1711, \u00e2g\u00e9 de 72 ans \/, de damoiselle Marie \/Philippinne Noel son \/ \u00e9pouse, d\u00e9c\u00e9d\u00e9e le\/ 20 mars 1705, \u00e2g\u00e9e \/ de 60 ans, du sieur Jean-Fran\/cois Benoit leur fils \/ d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 2 octobre \/ 1725 \u00e2g\u00e9 de 56 ans \/. Requiescant in pace.<\/p>\n<p>Antoine Benoit, \u00e9chevin et conseiller au bailliage fit enregistrer ses armes en 1698: \u00ab D&rsquo;argent \u00e0 un lion rampant de sable, ses deux panes de derri\u00e8re appuy\u00e9es sur un falot de m\u00eame, allum\u00e9 de gueules, couch\u00e9 en bande \u00bb. II poss\u00e9dait rue Cambr\u00e9sienne, la plus belle maison d&rsquo;Avesnes, vendue en 1712 a Pierre Bady, seigneur d&rsquo;Aymeries. Philippine Noel \u00e9tait fille de M\u00b0 Charles Noel et d&rsquo;H\u00e9l\u00e8ne Caniot (Missoffe les officiers de justice p 83).<\/p>\n<p>\u2014 Non loin du premier pilier, \u00e0 gauche de la nef centrale :<\/p>\n<p>Cy gisent les corps \/ du sieur Nicaise \/ Scorion d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le\/ 21 janvier 1706 \u00e2g\u00e9 \/ de 84 ans et de \/ Dem&rsquo; Marie Meurant \/ son \u00e9pouse, d\u00e9c\u00e9d\u00e9e \/ le Ier de 9bre 1704 \/ \u00e2g\u00e9e de 76 ans \/ et Dem\u00b0\u00a0\u00bb\u00b0 Marie Cathe\/rine Scorion leurs fille \/ d\u00e9c\u00e9d\u00e9e en c\u00e9libat le \/ 19 d\u00e9cembre 1746 dans \/ la 72\u00b0 ann\u00e9e \/ de son \u00e2ge.\/ Requiescant in pace.<\/p>\n<p>Nicaise Scorion \u00e9tait le p\u00e8re de Jacques-Marie-Antoine et de Marie-Philippine, \u00e9pouse de Pierre-Fran\u00e7ois Pr\u00e9seau de Potelle, inhum\u00e9s tous deux dans l&rsquo;\u00e9glise. II avait achet\u00e9 en 1684 le ch\u00e2teau du Biwet, avec son pont-levis, ses douves, sa grange, sa p\u00e2ture et 86 rasi\u00e8res de terres encloses de haies vives. \u00ab Peu de familles ont eu une ascension aussi rapide \u00bb. Un des anc\u00eatres, Nicolas Scorion, \u00e9chevin en 1545, \u00e9tait marchand de fil et au d\u00e9but du XVIIe si\u00e8cle, Antoine Scorion \u00e9tait marchand de laine (Missoffe les notables d&rsquo;Avesnes 1937 p 128).<\/p>\n<p>\u2014 Petite dalle (o m. 90 sur o m. 58) dans la grande nef \u00e0 droite.<\/p>\n<p>Ici git le sieur Raymond Fitzgerald \/ fils de Mr Jacque Fitzgerald \/ cap. au regi\/ment irlandois \/ de\u2026<\/p>\n<p>\u2014 Dans la grande nef, du c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;Evangile, pr\u00e8s du quatri\u00e8me pilier.<\/p>\n<p>Icy reposent les corps\/du sieur Abraham Pin Dupar \/ d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 14 janvier 1772\/ \u00e2g\u00e9 de 78 ans et de dlle Marie Elisabeth Greiner\/ son \u00e9pouse d\u00e9c\u00e9d\u00e9e le 2 \/ juin 1764 \u00e2g\u00e9e de 88 ails\/ p\u00e8re et m\u00e8re \u00e0 Maitre Pin Dupar, chanoine et cur\u00e9 de \/cette paroisse, d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le\/22 mars 1777 \u00e2g\u00e9 de 6o\/ ans, inhum\u00e9 au cimeti\u00e8re \/ et du rd p\u00e8re Antonin Pin \/ Dupar, r\u00e9collet d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le \/ (non grav\u00e9) \u00e2g\u00e9 de (non grav\u00e9) -\/ fils et fr\u00e8re des susdits. \/ R. Q. P.<\/p>\n<p>Bien conserv\u00e9e, cette pierre commence \u00e0 s&rsquo;user. En haut de l inscription, des rinceaux, en bas deux tibias en croix et de chaque c\u00f4t\u00e9 un crane.<\/p>\n<p>\u2014 Pierre tr\u00e8s simple mais tr\u00e8s profond\u00e9ment grav\u00e9e, du c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;Epitre, pr\u00e8s du 4 \u00e8me pilier :<\/p>\n<p>Passans\/priez pour \/ Daniel Cambrelin \/ doyen \/ et cur\u00e9 de \/cette ville \/ l&rsquo;espace\/ de 38 ans,\/ d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 18 \/ may 1687.<\/p>\n<p>Le chanoine Cambrelin avait succ\u00e9d\u00e9 \u00e0 Robert Hut comme cur\u00e9-doyen de Saint-Nicolas.<\/p>\n<p>\u2014 Dalle avec inscription au premier tiers, le reste \u00e9tant nu.<\/p>\n<p>Icy repose le corps de\/ demoiselle Anne Gossuin \/ femme an sieur Gilles\/ Haverlant, seigneur de Fontenelle, d\u00e9c\u00e9d\u00e9e le\/\u20263 juillet 1636.\/ Requiescat in pace.<\/p>\n<p>Gilles Haverlant, lieutenant particulier, ilss de Philippe Haverland et de Marie de Forest, fut baptis\u00e9 le 18 mars 1621 et eut pour parrain Gilles de Forest, marchand drapier qui fut mayeur la m\u00eame ann\u00e9e. II fut aussi greffier des bois du prince de Chimai. Anne Gossuin lui donna cinq enfants (Missoffe les notables d&rsquo;Avesnes page 84 et suiv).<\/p>\n<p>Icy reposent les \/ corps d&rsquo;honorable sieur \/ &#8230;Me Anthoine&#8230;\/ pr\u00e9vost de Dourlers et \/ &#8230;(le reste us\u00e9)<\/p>\n<p>\u2014 Six grandes dalles de pierre bleue, sur lesquelles figure l&rsquo;image des d\u00e9funts, la t\u00eate pos\u00e9e sur un coussin, le corps \u00e9tendu dans l&rsquo;attitude du repos, les mains jointes sur la poitrine, sont align\u00e9es le long des piliers, du c\u00f4t\u00e9 droit de la nef centrale. Les inscriptions ont disparu et les effigies elles-m\u00eames sont tr\u00e8s effac\u00e9es.<\/p>\n<p class=\"has-text-align-center\">COLLATERAL DROIT<\/p>\n<p>\u2014 Pr\u00e8s de la chapelle de Saint-Nicolas.<\/p>\n<p>Icy repose le corps \/ d&rsquo;honorable personne \/ maistre Pierre Gerard \/ prestre et clercq de \/ cette \u00e9glise, confr\u00e8re \/ et chappelain de \/ cette chappelle qui \/ tr\u00e9passa le 22 de \/ septembre 166o. Pries \/ Dieu pour son \u00e2me.<\/p>\n<p class=\"has-text-align-center\">COLLATERAL GAUCHE<\/p>\n<p class=\"has-text-align-left\">\u2014 Non loin de Ia chaire, pierre tr\u00e8s us\u00e9e, avec encadrement.<\/p>\n<p class=\"has-text-align-left\">Icy reposent les corps de \/ v\u00e9n\u00e9rable personne Mr\/ Nicolas Estienne, diacre \/ et vicaire du chapitre \/ royal d&rsquo;Avesnes. d\u00e9c\u00e9d\u00e9 \/ le 19\u2026 1673, de \/ Estienne \/ son p\u00e8re, bourgeois dudit \/ lieu. d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le XXVIII \/ janvier 1678, de Prisette \/ Delcourt. sa femme \/ natif de Chimay \/ d\u00e9c\u00e9d\u00e9e le\u2026 \/ et de\u2026 Estienne \/ \u2026ncier au \/ baillage royal d&rsquo;Avesne \/ d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le 23 \u2026 1693. \/ Priez Dieu pour leurs \u00e2mes.<\/p>\n<p class=\"has-text-align-left\">\u2014 C&rsquo;est aussi \u00ab pr\u00e8s de Ia chaire de v\u00e9rit\u00e9 \u00bb que fut enterr\u00e9 Philippe-Joseph Culot. marchand mort le 20 d\u00e9cembre 1775, \u00ab cinq heures et quart environ de relev\u00e9e \u00bb. Sa fille Marie-Th\u00e9r\u00e8se-Joseph avait \u00e9pous\u00e9 en 1773 Louis Michel Faussabry, fils ain\u00e9 du subd\u00e9l\u00e9gu\u00e9.<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>L'Ext\u00e9rieur<\/strong><\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"404\" height=\"284\" data-attachment-id=\"19720\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/la-collegiale-davesnes-sur-helpe-chroniques-et-melanges\/capture-569\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Capture.jpg?fit=404%2C284&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"404,284\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;CARRE&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1729896311&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" data-image-title=\"Capture\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Capture.jpg?fit=404%2C284&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Capture.jpg?resize=404%2C284&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-19720\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Capture.jpg?w=404&amp;ssl=1 404w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Capture.jpg?resize=300%2C211&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 404px) 85vw, 404px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Vue dite \u00ab\u00a0Plan \u00e0 la Pie\u00a0\u00bb vers 1540<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"310\" height=\"248\" data-attachment-id=\"19721\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/la-collegiale-davesnes-sur-helpe-chroniques-et-melanges\/capture1-104\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Capture1.jpg?fit=310%2C248&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"310,248\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;CARRE&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1729896349&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" data-image-title=\"Capture1\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Capture1.jpg?fit=310%2C248&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Capture1.jpg?resize=310%2C248&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-19721\" style=\"width:406px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Capture1.jpg?w=310&amp;ssl=1 310w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Capture1.jpg?resize=300%2C240&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 310px) 85vw, 310px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">vue de Guichardin 1567<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<p>Nous poss\u00e9dons deux repr\u00e9sentations anciennes, \u00e0 peu pr\u00e8s contemporaines, de l&rsquo;\u00e9glise d&rsquo;Avesnes : l&rsquo;une dans la vue dite \u00ab \u00e0 la pie \u00bb, perspective cavali\u00e8re tir\u00e9e d&rsquo;un atlas allemand publi\u00e9 vers 1540 et renfermant des vues \u00e0 vol d&rsquo;oiseau de la plupart des villes fortes des Pays-Bas ; l&rsquo;autre. dans la <em>Description de tous les Pays-Bas, avec diverses cartes g\u00e9ographiques dudit pais, aussi le pourtraict d&rsquo;aucunes villes principales<\/em>\u2026 de Louis Guichardin, Anvers 1567.<\/p>\n<p>Dans ces deux vues l&rsquo;\u00e9glise, en forme de croix latine est pourvue d&rsquo;un transept. Celui du sud, seul visible, a une porte et trois fen\u00eatres. L&rsquo;abside est \u00e0 chevet plat. Dans la vue \u00ab \u00e0 la pie \u00bb, la grande nef est \u00e9clair\u00e9e directement par trois fen\u00eatres perc\u00e9es au-dessus de la toiture des bas-c\u00f4t\u00e9s. La nef centrale est donc environ deux fois plus \u00e9lev\u00e9e que les bas-c\u00f4t\u00e9s. La tour, couverte par une toiture en b\u00e2ti\u00e8re et perc\u00e9e de trois fen\u00eatres sur la face sud, est flanqu\u00e9e, \u00e0 droite et a gauche, d&rsquo;une construction en appentis qui d\u00e9borde largement sur le mur des bas-c\u00f4t\u00e9s \u2014 disposition qui se retrouve assez exactement \u00e0 la fa\u00e7ade occidentale de l&rsquo;\u00e9glise de Marcinelle.<\/p>\n<p>Dans le plan de Guichardin, l&rsquo;\u00e9glise pr\u00e9sente \u00e0 peu pr\u00e8s le m\u00eame aspect ; mais la tour carr\u00e9e se termine en terrasse et masque en grande partie la fa\u00e7ade occidentale, sur laquelle elle fait saillie de toute son \u00e9paisseur. Des cordons la divisent en deux \u00e9tages pourvus l&rsquo;un de trois, l&rsquo;autre de deux fen\u00eatres.<\/p>\n<p>Sur les deux dessins, on remarque une cage de clocher surmont\u00e9e dune fl\u00e8che en charpente.<\/p>\n<p>Appuyant sa d\u00e9monstration sur le dessin de Guichardin, I. Lebeau supposa en 1840 que la vue repr\u00e9sentait l&rsquo;\u00e9glise br\u00fbl\u00e9e en 1514. II admit donc que l&rsquo;ancienne \u00e9glise avait la forme d&rsquo;une Croix latine. avec une entr\u00e9e \u00e0 l&rsquo;extr\u00e9mit\u00e9 de chacun des transepts, \u2014 que la tour masquait alors la fa\u00e7ade sur laquelle elle faisait saillie de toute son \u00e9paisseur, \u2014 que l&rsquo;\u00e9difice fut compl\u00e8tement d\u00e9truit en 1514, \u2014que Louise d&rsquo;Albret le reconstruisit sur un plan nouveau, en utilisant cependant certains restes de l&rsquo;ancien \u00e9difice. \u2014 que les bras du transept disparurent alors, \u2014 que la tour fut incorpor\u00e9e dans l&rsquo;\u00e9difice, \u2014 que les murs des bas-c\u00f4t\u00e9s furent sur\u00e9lev\u00e9s.<\/p>\n<p>Une premi\u00e8re question se pose. Peut-on se fier absolument aux dessins de Guichardin, dessins \u00e0 petite \u00e9chelle et forcement esquisses d&rsquo;une fa\u00e7on assez sommaire ?<\/p>\n<p>Quelle serait d&rsquo;autre part cette \u00e9glise ? S&rsquo;il s&rsquo;agit de celle qui fut reconstruite de 1483 a 1503 environ, apr\u00e8s le premier incendie de 1477, il faudrait admettre que la tour n&rsquo;avait pas grand chose de commun avec la tour actuelle et que celle-ci daterait seulement de Louise d&rsquo;Albret. Or. la tour fut b\u00e2tie, selon toutes probabilit\u00e9s, a la fin du XV si\u00e8cle. Elle eut peut-\u00eatre \u00e0 souffrir, moins qu&rsquo;on l&rsquo;a cru sans doute, de l&rsquo;incendie de 1514 et fut restaur\u00e9e, non reconstruite, par Louise d&rsquo;Albret et surmont\u00e9e un peu plus tard d&rsquo;un d\u00f4me. Sa structure exclut d&rsquo;ailleurs toute pens\u00e9e qu&rsquo;elle eut pu exister en avant de la fa\u00e7ade principale, comme le suppose I. Lebeau.<\/p>\n<p>Par contre, les reprises dans les murailles des deux chapelles qui avoisinent le choeur, les diff\u00e9rences d&rsquo;appareils, la plus grande dimension des fen\u00eatres, permettent de croire \u00e0 l&rsquo;existence d&rsquo;un transept dont les bras furent ramen\u00e9s \u00e0 l&rsquo;alignement des murs des fa\u00e7ades lat\u00e9rales dans le premier quart du XVI si\u00e8cle.<\/p>\n<p>II est parfois question dans quelques documents d&rsquo;un \u00ab petit portail \u00bb : le jour de la Pr\u00e9sentation de l&rsquo;an 1498, les Fran\u00e7ais p\u00e9n\u00e8trent dans la ville \u2014 sans doute par Ia porte de France \u2014 \u00ab jusqu&rsquo;au petit portail de l&rsquo;\u00e9glise,.. (livre rouge 4 juillet 1550) \u00bb. S&rsquo;agit-il du portail du transept m\u00e9ridional qui se pr\u00e9sentait le premier aux assaillants ? S&rsquo;agit-il dune porte qui aurait d\u00e9j\u00e0 exist\u00e9 dans le mur de la chapelle de saint Jacques et de saint Philippe, devenue depuis celle de Notre-Dame de Bonsecours ? (aujourd&rsquo;hui chapelle N.D des Mouches). II est en effet question de cette porte, deux cent cinquante ans plus tard, dans le devis du 20 d\u00e9cembre 1746 pour le repavement de l&rsquo;\u00e9glise : le seuil de cette porte sera refait \u00e0 l occasion des travaux entrepris. La reconstruction \u00e0 neuf de la chapelle, d\u00e8s avant la loi de 1795, par les soins de Frederic-Joseph Hancart en aurait-elle fait disparaitre toute trace ? L&rsquo;examen du mur sous la fen\u00eatre de cette chapelle ne permet pas cependant d affirmer avec certitude qu&rsquo;une porte ait \u00e9t\u00e9 jadis ouverte en cet endroit.<\/p>\n<p>Nous avons d\u00e9j\u00e0 dit que la fa\u00e7ade occidentale se confond, dans sa partie centrale, avec le mur de la tour. Les deux contreforts de cette derni\u00e8re \u2014 refaits en 1897 &#8211; divisent cette fa\u00e7ade en trois parties in\u00e9gales qui rappellent Ia disposition int\u00e9rieure de l&rsquo;\u00e9difice dont le collat\u00e9ral nord est moins large (2 m. 85) que le collat\u00e9ral sud (3 m. 65). A chaque division correspond un portail et une haute fen\u00eatre. Enfin, deux contreforts secondaires et deux contreforts d&rsquo;angle en pierre blanche \u2014 construits en 1931 \u2014 \u00e9paulent la pouss\u00e9e des arcades et des ogives des deux premi\u00e8res trav\u00e9es.<\/p>\n<p>Le portail du milieu est un peu plus important (haut. 4 m., larg. 2 m 25) que les portails des collat\u00e9raux (haut. 3 m. 25, larg. 2 m.). Ils sont tous trois couverts par des arcs surbaisses, tr\u00e8s l\u00e9g\u00e8rement bris\u00e9s \u00e0 la clef, caract\u00e9ristiques du XV si\u00e8cle.<\/p>\n<p>L&rsquo;arc des portes comporte autant d&rsquo;archivoltes que les jambages comptent de nervures. Les voussures ont les m\u00eames profils que les pi\u00e9droits et ce profit consiste en une suite de canaux s\u00e9par\u00e9s par de petites moulures. Celles-ci reposent sur des bases prismatiques, \u2014 caract\u00e9ristiques aussi du XV si\u00e8cle -une base principale recevant les p\u00e9n\u00e9trations des bases secondaires.<\/p>\n<p>L&rsquo;intersection des nervures et des bases est marqu\u00e9e \u2014 au seul portail central \u2014 par un enroulement de branche de vigne avec feuilles et fruits, le tout sommairement trait\u00e9.<\/p>\n<p>La grande baie qui surmonte le portail principal, dont elle n&rsquo;est s\u00e9par\u00e9e que par un cordon moulur\u00e9, mesure 9 m de haut sur 3 m. de large.<\/p>\n<p>Le dessin de son remplage (partie haute du r\u00e9seau, celle qui porte sur les meneaux) est simple. Le meneau central se prolonge par deux segments d&rsquo;art qui vont rejoindre l&rsquo;arc d&rsquo;amortissement de la fen\u00eatre et supportent un cercle de pierre. Dans chacune des arcades ainsi constitu\u00e9es, un meneau engendre deux arceaux qui supportent un cercle de m\u00eames dimensions que le pr\u00e9c\u00e9dent. La Renaissance commence \u00e0 supprimer redents, soufflets et mouchettes pour en revenir \u00e0 la forme plus simple \u2014 fr\u00e9quente au XIII si\u00e8cle \u2014 du cercle appuy\u00e9 sur des arceaux g\u00e9min\u00e9s fermant, vers le haul, des panneaux d&rsquo;\u00e9gal\u00e9 importance.<\/p>\n<p>La fen\u00eatre de droite est de m\u00eame type, mais son fenestrage est plus simple : deux meneaux d\u00e9terminent trois arceaux supportant deux cercles \u00e9gaux sur lesquels repose un troisi\u00e8me cercle plus petit.<\/p>\n<p>La baie de gauche, refaite et mutil\u00e9e, ne poss\u00e8de pas de fenestrage. Elle avait primitivement les m\u00eames dimensions que la pr\u00e9c\u00e9dente, comme on a pu le constater lors des travaux de 1933. Une moulure saillante, en forme de larmier, surmonte l&rsquo;arc de chacun de ces percements et en suit le trace.<\/p>\n<p>Une troisi\u00e8me zone de la fa\u00e7ade est repr\u00e9sent\u00e9e par une fen\u00eatre, \u00e0 la hauteur du comble. entre les cinqui\u00e8me et sixi\u00e8me cordons de la tour, fen\u00eatre \u2014 ou plut\u00f4t lucarne \u00e0 arc bris\u00e9 \u2014 fournissant la lumi\u00e8re \u00e0 la salle, autrefois vo\u00fbt\u00e9e, qui se trouve dans la tour au-dessus de la premi\u00e8re trav\u00e9e.<\/p>\n<p>Les fa\u00e7ades lat\u00e9rales sont d\u00e9nu\u00e9es de toute originalit\u00e9. Les toitures \u00e0 double rampant, perpendiculaires \u00e0 l&rsquo;axe des collat\u00e9raux et qui surmontaient les chapelles, ont disparu au d\u00e9but du XIX si\u00e8cle (puis r\u00e9tablies en 1948-1949 0 \u00e0 l&rsquo;occasion de la r\u00e9fection de la toiture). Jusque vers 1815, en effet, les facades lat\u00e9rales furent agr\u00e9ment\u00e9es de pignons triangulaires. de pyramidons, qui. sans \u00eatre particuli\u00e8rement d\u00e9cor\u00e9s, rompaient leur monotonie.<\/p>\n<p>Nous avons vu que, les contreforts \u00e9tant int\u00e9rieurs, rien ne souligne, \u00e0 l&rsquo;ext\u00e9rieur, la succession des trav\u00e9es.<\/p>\n<p>La corniche, tr\u00e8s simple (doucine droite) ne pr\u00e9sente aucun ornement.<\/p>\n<p>On remarque dans la ma\u00e7onnerie de la fa\u00e7ade m\u00e9ridionale, les traces de deux reprises, d\u00e9terminant ainsi trois zones verticales auxquelles correspondent :<\/p>\n<p>1) les chapelles du Rosaire. de Saint-Antoine et de Notre-Dame-des-Mouches : les trois fen\u00eatres sont d&rsquo;\u00e9gale dimension. Les pierres sont soigneusement dress\u00e9es et taill\u00e9es en moyen appareil. Un cadran solaire a \u00e9t\u00e9 install\u00e9 en 1768 \u00e0 gauche de la deuxi\u00e8me fen\u00eatre. Une niche abritant une statue de la Vierge se trouve entre les deuxi\u00e8me et troisi\u00e8me fen\u00eatres.<\/p>\n<p>2) La chapelle de Tous les Saints, avec une fen\u00eatre un peu plus grande.<\/p>\n<p>3) La chapelle de Saint-Nicolas avec deux fen\u00eatres de plus grandes dimensions encore.<\/p>\n<p>Horizontalement, le mur comporte deux ressauts ; le deuxi\u00e8me, A 2 m. 70 environ au dessus du sol, continue le glacis des fen\u00eatres. II est remplac\u00e9 par un larmier dans la partie de la fa\u00e7ade qui correspond \u00e0 la chapelle Saint-Nicolas. Rappelons que cette derni\u00e8re a \u00e9t\u00e9 refaite dans son \u00e9tat actuel vers 152o.<\/p>\n<p>Ces larmiers semblent \u00eatre raccord\u00e9s entre eux par des moulures horizontales, comme ceux de la chapelle de Saint-Nicolas. Ils sont actuellement interrompus \u00e0 des distances in\u00e9gales et parfois font place \u00e0 un l\u00e9ger ressaut. Ces irr\u00e9gularit\u00e9s t\u00e9moignent aussi de remaniements et de r\u00e9fections.<\/p>\n<p>Les trois baies d&rsquo;\u00e9gale dimensions sont \u00e0 meneaux et \u00e0 remplages \u00e0 jour. Les trois autres. les plus grandes, sont nues.<\/p>\n<p>La premi\u00e8re baie vers l&rsquo;ouest (chapelle du Rosaire) s&rsquo;apparente a celles de la fa\u00e7ade occidentale : deux meneaux la divisent en trois panneaux d&rsquo;\u00e9gale importance, amortis par autant d&rsquo;arceaux. Deux segments d&rsquo;arcs prolongent les meneaux et supportent un seul grand cercle de pierre.<\/p>\n<p>La fen\u00eatre de Ia chapelle de Saint-Antoine \u2014 r\u00e9cemment refaite \u2014 est \u00e0 deux meneaux engendrant, sur trois arcades \u00e0 redents, deux arcs en accolade entrecrois\u00e9s. Entre leurs pointes, trois ovales redent\u00e9s d\u00e9terminent des tr\u00e8fles dont deux sont coup\u00e9s par les arcs d&rsquo;amortissement.<\/p>\n<p>On retrouve le m\u00eame remplage aux trois fen\u00eatres (dont une bouch\u00e9e) de la chapelle de la Vierge.<\/p>\n<p>La fen\u00eatre suivante, (chapelle de Notre-Dame-des-Mouches) poss\u00e8de un remplage encore plus fouill\u00e9. Par une disposition fr\u00e9quente au XV si\u00e8cle des segments d&rsquo;arcs, se croisant par des bifurcations parall\u00e8les au contour de l&rsquo;arcade, prolongent les meneaux. Ils engendrent ainsi trois arcs bris\u00e9s, dans chacun desquels s&rsquo;ins\u00e8re un motif tr\u00e9fl\u00e9. Deux quatrefeuilles dont les lobes s&rsquo;amincissent en pointe s&rsquo;ins\u00e8rent \u00e0 leur tour de chaque c\u00f4t\u00e9 du motif tr\u00e9fl\u00e9 central. Les deux feuilles verticales sont un peu plus longues que les feuilles horizontales, disposition fr\u00e9quente aussi \u00e0 la fin du XV si\u00e8cle.<\/p>\n<p>Un remplage identique se rencontre a la fen\u00eatre qui lui fait face du cote nord (chapelle du Sacr\u00e9-C\u0153ur).<\/p>\n<p>Au del\u00e0 des trois baies d\u00e9pourvues de fenestrage, un contrefort ext\u00e9rieur, formant une saillie de 3 m. 5o \u00e0 la base. constitue actuellement partie du mur occidental d&rsquo;une des maisons qui ont \u00e9t\u00e9 construites entre la chapelle de Saint-Nicolas et le chevet. Trapu et massif, il compte trois ressauts et se pr\u00e9sente de biais sur la fa\u00e7ade, \u00e0 la fa\u00e7on d&rsquo;un contrefort d&rsquo;angle.<\/p>\n<p>Nous avons d\u00e9j\u00e0 dit qu&rsquo;il \u00e9tait difficile d&rsquo;expliquer l&rsquo;irr\u00e9gularit\u00e9 signal\u00e9e plus haut dans le plan, du c\u00f4t\u00e9 septentrional de l&rsquo;\u00e9difice. Un plan de 1776 montre un petit b\u00e2timent carr\u00e9, contigu \u00e0 la chapelle des Fonts-baptismaux, s&rsquo;avan\u00e7ant au devant de la maison ancienne de la rue d&rsquo;Albret et, de ce fait, r\u00e9duisant consid\u00e9rablement le passage. Une porte, avec marche d&rsquo;escalier \u2014dont les traces sont visibles dans le mur \u2014 mit peut-titre, pendant un temps, ce b\u00e2timent en communication avec l&rsquo;\u00e9glise. \u00c9tait-ce la demeure du chanoine Hennecart dont il est question en 1718 ? Ou la salle de r\u00e9union des chanoines pour leurs d\u00e9lib\u00e9rations ? C\u00e9d\u00e9e pendant Ia R\u00e9volution a un cabaretier qui en fit une \u00e9curie, cette derni\u00e8re fut acquise par la ville en 1822 dans le but de d\u00e9gager l&rsquo;\u00e9glise (registre d\u00e9lib\u00e9rations du Conseil Municipal 1802 1827 folio 192).<\/p>\n<p>C&rsquo;est sans doute a ce \u00ab petit portail de la rue du Tribunal \u00bb (le tribunal \u00e9tant alors install\u00e9 dans l&rsquo;actuel presbyt\u00e8re) (rue d&rsquo;Albret) que fait allusion un constat du 3 messidor an III (21 juin 1795).<\/p>\n<p>Un b\u00e2timent rectangulaire avec toit en appentis lui faisait suite vers l&rsquo;est jusqu&rsquo;au d\u00e9crochement qui se produit dans la fa\u00e7ade, \u00e0 la hauteur de la chapelle Sainte-Anne, accentu\u00e9 actuellement par un contrefort d&rsquo;angle.<\/p>\n<p>Enfin, une petite construction rectangulaire couverte par tine toiture a quatre pentes. occupe toute la largeur de Ia chapelle de la Vierge, dont le mur est, sur ce plan de 1716, en l\u00e9ger retrait sur celui de la chapelle Sainte-Anne.<\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"377\" height=\"283\" data-attachment-id=\"19733\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/la-collegiale-davesnes-sur-helpe-chroniques-et-melanges\/plan-1776\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Plan-1776.jpg?fit=377%2C283&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"377,283\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;CARRE&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1729950976&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" data-image-title=\"Plan 1776\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Plan-1776.jpg?fit=377%2C283&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Plan-1776.jpg?resize=377%2C283&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-19733\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Plan-1776.jpg?w=377&amp;ssl=1 377w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Plan-1776.jpg?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 377px) 85vw, 377px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">L&rsquo;\u00e9glise selon plan de 1776<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<p>On remarque dans la ma\u00e7onnerie les traces de deux reprises correspondant \u00e0 celles que nous avons observ\u00e9es sur la fa\u00e7ade m\u00e9ridionale. Le mur de la chapelle de la Vierge a \u00e9t\u00e9 refait en gr\u00e8s taill\u00e9 carr\u00e9ment \u2014 peut-\u00eatre lorsqu&rsquo;on le remit \u00e0 l&rsquo;alignement du reste de la fa\u00e7ade.<\/p>\n<p>La fa\u00e7ade de la chapelle Sainte-Anne est construite en un appareil assez r\u00e9gulier qui contraste avec celui des parements voisins. Sa baie est de plus grandes dimensions que les autres fen\u00eatres de la fa\u00e7ade nord et sans fenestrage.<\/p>\n<p>Le reste de Ia fa\u00e7ade septentrionale (chapelles du Sacr\u00e9-C\u0153ur, de Saint-Joseph et des Fonts) es{ homog\u00e8ne et construit dans le m\u00eame appareil que la partie de la fa\u00e7ade m\u00e9ridionale qui lui fait face. Les trois fen\u00eatres sons l\u00e9g\u00e8rement \u00e9bras\u00e9es et leurs pi\u00e9droits chanfrein\u00e9s.<\/p>\n<p>Le sol \u00e9tant de ce c\u00f4t\u00e9 en contre-bas par rapport \u00e0 celui de la place d&rsquo;Armes, le larmier qui souligne la base du glacis des fen\u00eatres est \u00e0 une plus grande hauteur ( 3 m.) que sur la fa\u00e7ade sud (2 m. 30), de m\u00eame que le premier ressaut (1 m. au lieu de 0 m. 5o).<\/p>\n<p>Trois fen\u00eatres sur six son \u00e0 fenestrage (chapelles de la Vierge et du Sacr\u00e9-C\u0153ur). Nous en avons donn\u00e9 plus haut la description en parlant de la fa\u00e7ade m\u00e9ridionale. Les fen\u00eatres de la chapelle de la Vierge sons d\u00e9pourvues de larmiers. Les vitraux des autres baies sons consolid\u00e9s par des tiges de fer verticales.<\/p>\n<p>Derri\u00e8re le vaisseau se d\u00e9tache une abside \u00e0 cinq pans et \u00e0 contreforts (trois ont \u00e9t\u00e9 refaits r\u00e9cemment), perc\u00e9e de sept baies en arc bris\u00e9 aigu, hautes et \u00e9troites qui \u00e9clairent le choeur.<\/p>\n<p>Le soubassement et le mur de cl\u00f4ture, jusqu&rsquo;\u00e0 hauteur du larmier, sont constitu\u00e9s par des blocs de moyen appareil dont certains portent des marques de t\u00e2cherons ou d&rsquo;appareillage, notamment une \u00e9toile \u00e0 huit pointes. C&rsquo;est, une des parties les plus anciennes de l&rsquo;\u00e9glise, avec les deux murs, nord et sud du choeur.<\/p>\n<p>A un m\u00e8tre au-dessus du sol de la rue de Berry une moulure constitu\u00e9e par un gros tore entre un cavet et un grain d&rsquo;orge souligne la naissance du soubassement. Trois m\u00e8tres plus haut, un gros larmier gothique typique continue le glacis des bales.<\/p>\n<p>Nous avons vu que la partie sup\u00e9rieure du chevet a \u00e9t\u00e9 refaite en 1617 ainsi que l&rsquo;attestent deux pierres grav\u00e9es encastr\u00e9es au milieu des briques. La fen\u00eatre perc\u00e9e dans l&rsquo;axe du choeur fut alors mont\u00e9e tout enti\u00e8re en briques. pi\u00e9droits et arc compris. Les deux autres poss\u00e8dent un mince encadrement de pierre et sont surmont\u00e9es d&rsquo;un larmier.<\/p>\n<p>L&rsquo;ensemble de cette partie r\u00e9cente. d&rsquo;un travail peu soign\u00e9 \u2014 et quelque peu d\u00e9labr\u00e9 \u2014 contraste avec la robustesse des assises inferieures.<\/p>\n<p>Deux baies maintenant bouch\u00e9es, mais qui ont conserv\u00e9 leurs meneaux et partie de leur remplage, contribuaient \u00e0 \u00e9clairer les chapelles de la Vierge et de Saint-Nicolas. Elles furent mur\u00e9es peut-\u00eatre lorsqu&rsquo;on \u00e9tablit en 1769 dans ces chapelles les grands retables \u00e0 trois panneaux contenant les tableaux de Louis-Joseph Watteau.<\/p>\n<p>Le larmier de la fen\u00eatre gauche se poursuit vers le bas formant un encadrement irr\u00e9gulier, masqu\u00e9 en partie par les maisons blotties dans l&rsquo;angle de la chapelle Saint-Nicolas et du chevet.<\/p>\n<p>II est regrettable que l&rsquo;\u00e9glise ne soit pas compl\u00e8tement isol\u00e9e de toute construction. Longtemps, elle fut partiellement entour\u00e9e de b\u00e2timents qui ont disparu les uns apr\u00e8s les autres. Souhaitons que ceux qui s&rsquo;adossent encore au choeur aient le m\u00eame sort.<\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"416\" height=\"603\" data-attachment-id=\"19734\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/la-collegiale-davesnes-sur-helpe-chroniques-et-melanges\/contructions\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Contructions-.jpg?fit=416%2C603&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"416,603\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;CARRE&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1729952535&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" data-image-title=\"Contructions\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Contructions-.jpg?fit=416%2C603&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Contructions-.jpg?resize=416%2C603&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-19734\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Contructions-.jpg?w=416&amp;ssl=1 416w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/10\/Contructions-.jpg?resize=207%2C300&amp;ssl=1 207w\" sizes=\"auto, (max-width: 416px) 85vw, 416px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Constructions adoss\u00e9es au Ch\u0153ur (plan d&rsquo;alignement de 1815)<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Des illustres personnages li\u00e9s \u00e0 la coll\u00e9giale<\/strong><\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"552\" height=\"414\" data-attachment-id=\"18467\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/la-collegiale-davesnes-sur-helpe-chroniques-et-melanges\/celebrites-2\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Celebrites-2.jpg?fit=552%2C414&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"552,414\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;fr\\u00e9d\\u00e9ric carr\\u00e9&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1688030596&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" data-image-title=\"Celebrites-2\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Celebrites-2.jpg?fit=552%2C414&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Celebrites-2.jpg?resize=552%2C414&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-18467\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Celebrites-2.jpg?w=552&amp;ssl=1 552w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/Celebrites-2.jpg?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 552px) 85vw, 552px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n<p>La coll\u00e9giale d&rsquo;Avesnes a vu passer d&rsquo;illustres personnages de l&rsquo;histoire de France. De Louis XI y faisant c\u00e9l\u00e9brer les fun\u00e9railles de son p\u00e8re le roi Charles VII, \u00e0 Louise d&rsquo;Albret dame d&rsquo;Avesnes et de Chimay en passant par Charles Quint, Marie de M\u00e9dicis, Louis XIV venu le 9 juin 1767 ou encore Napol\u00e9on Ier venu prier les dieux des arm\u00e9es le 13 juin 1815.<\/p>\n<figure class=\"wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex\">\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"288\" height=\"487\" data-attachment-id=\"18468\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/la-collegiale-davesnes-sur-helpe-chroniques-et-melanges\/louis-xi\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/lOUIS-xi.jpg?fit=288%2C487&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"288,487\" data-comments-opened=\"1\" 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Elle la fit \u00e9riger en collegiale le 10 avril 1534. Depuis assez longtemps elle y entretenait des vicaires charg\u00e9s de r\u00e9citer les heures canoniales et de chanter des obits. Apr\u00e8s avoir obtenu le consentement du Pape, et s\u2019\u00eatre pr\u00e9alablement entendue avec l\u2019Abb\u00e9 de Liessies, collateur de la cure de Saint-Nicolas, elle fonda treize pr\u00e9bendes dans son \u00e9glise de pr\u00e9dilection pour un Chapitre compose d&rsquo;un Pr\u00e9v\u00f4t, d&rsquo;un Doyen et de onze autres chanoines. L&rsquo;une de ces pr\u00e9bendes fut int\u00e9gralement et indivisiblement unie \u00e0 la cure d&rsquo;Avesnes, et laiss\u00e9e la collation de l\u2019Abb\u00e9 de Liessies , qui , par compensation, donna aux chanoines la jouissance du ch\u0153ur \u00e0 charge toutefois de l&rsquo;entretenir \u00e0 perp\u00e9tuit\u00e9, et de permettre au Cur\u00e9 d&rsquo;y c\u00e9l\u00e9brer des offices \u00e0 des heures convenables. II leur abandonna \u00e9galement le droit de pourvoir \u00e0 toues les chapelles qu&rsquo;il poss\u00e9dait \u00e0 Avesnes. La fondatrice se r\u00e9serva, pour elle et pour ses successeurs, la collation des douze autres pr\u00e9bendes,sous la condition de n&rsquo;en investir que des eccl\u00e9siastiques. Ind\u00e9pendamment d&rsquo;une pr\u00e9bende, elle attacha \u00e0 la Pr\u00e9v\u00f4t\u00e9 un fief de son domaine , comprenant dix rasi\u00e8res de terre, et situ\u00e9 au lieu vulgairement nomm\u00e9 Le Tronquois, vers la Chapelle de Ghodin. Elle nomma directement le premier Doyen ; mais elle ordonna que d\u00e9sormais ce dignitaire serait, \u00e0 chaque vacance, \u00e9lu par le Chapitre et pris dans son sein. L&rsquo;\u00e9lection devait toutefois \u00eatre ratifi\u00e9e par l\u2019\u00e9v\u00eaque de Cambrai. Une fois l&rsquo;approbation \u00e9piscopale obtenue l&rsquo;\u00e9lu devenait le deuxi\u00e8me personnage de son corps, \u00ab\u00a0l\u2019\u0153il du Ch\u0153ur\u00a0\u00bb et c&rsquo;\u00e9tait \u00e0 lui qu&rsquo;incombait la charge des \u00e2mes des chanoines et des autres pr\u00eatres de l&rsquo;\u00e9glise. Le Cur\u00e9 venait imm\u00e9diatement apr\u00e8s le Doyen dans l&rsquo;ordre des pr\u00e9s\u00e9ances; il \u00e9tait tout la fois chanoine pr\u00e9bend\u00e9 et chef de la paroisse de Saint-Nicolas. Quand il officiait \u00e0 l&rsquo;occasion de sa pr\u00e9bende, il avait pour diacre un chanoine, et pour sous-diacre un vicaire ou un chapelain ; dans les m\u00eames circonstances, le Pr\u00e9v\u00f4t et le Doyen avaient l&rsquo;un et l&rsquo;autre deux chanoines pour assistants.<\/p>\n<p>Un chanoine qui avait le titre de Chantre., remplissait ordinairement les fonctions de choriste. Dans les f\u00eates doubles et triples, il \u00e9tait aid\u00e9 par l\u2019\u00e9col\u00e2tre, un de ses confr\u00e8res, qui \u00e9tait en outre investi, sous la direction du Chapitre , de toutes les attributions indiqu\u00e9es par sa qualification.<\/p>\n<p>Tous les chanoines, m\u00eames les dignitaires, \u00e9taient astreints \u00e0 la r\u00e9sidence. Une absence, non autoris\u00e9e du Chapitre , entrainait la privation des fruits de la pr\u00e9bende, dont on faisait deux parts : avec l&rsquo;une on indemnisait un vicaire ou un chapelain d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 temporairement dans les fonctions de l&rsquo;absent ; l&rsquo;autre \u00e9tait attribu\u00e9e , \u00e0 peu pr\u00e8s exclusivement, \u00e0 la Mense Capitulaire, conforme \u00e0 des statuts dont l&rsquo;acte de fondation ordonne la r\u00e9daction et indique les principes generaux, comme de suivre le rite de Cambrai , de se conformer aux observances des autres coll\u00e9giales du comt\u00e9 de Hainaut, etc., etc.<\/p>\n<p>Quant aux intentions particuli\u00e8res de la fondatrice, elles sont explicitement formul\u00e9es : 1 tous les jours une messe solennelle, et la r\u00e9citation des heures canoniales dans l&rsquo;\u00e9glise ; 2 Cinquante obits chaque ann\u00e9e 3 Tous les jeudis une messe du Saint-Sacrement ; 4 Tous les samedis une messe basse en l&rsquo;honneur de la Sainte Vierge, pour la conversion du plus grand p\u00e9cheur de la terre; 5. Tous les lundis une messe basse pour l&rsquo;\u00e2me la plus mis\u00e9rable du Purgatoire : 6 Les jours o\u00f9 le Pr\u00e9v\u00f4t, le Doyen ou le Cur\u00e9 officiaient \u00e0 l&rsquo;occasion de leurs pr\u00e9bendes, une messe basse \u00e0 l&rsquo;intention de la fondation, dite \u00e0 tour de r\u00f4le par les chanoines qui avaient assist\u00e9 les dignitaires.<\/p>\n<p>Le Chapitre d&rsquo;Avesnes dut entretenir un personnel assez nombreux : 1 Deux grands-vicaires charg\u00e9es de commencer les heures en se relevant de semaine en semaine; 2 Quatre vicaires assistants, dont deux \u00e9taient clercs de l\u2019\u00e9glise; 3 Six enfants de chant.; 4 Un maitre de musique ; 5 Un organiste; 6 Un carillonneur charg2 du soin de faire sonner les cloches.<\/p>\n<p>Le total des charges annuelles du Chapitre s&rsquo;\u00e9levait a 668 livres 8 sous.; en voici le d\u00e9tail : Pour 2 grands-vicaires, au traitement annuel de 48 liv chacun soit 96 liv. Pour 4 vicaires assistants, au traitement annuel de 40 liv chacun soit 160 Pour 6 enfants de ch\u0153ur, an traitement annuel de 12 liv.chacun soit 72 Pour 1 maitre de musique, gouverneur des enfants de ch\u0153ur 40 Pour 1 organiste 40 Pour 1 carillonneur ? 50 Pour le luminaire 110. Pour la fabrique, le ch\u0153ur et les ornements de l\u2019\u00e9glise 40. Pour une messe avec eau b\u00e9nite, c\u00e9l\u00e9br\u00e9e tous les dimanches dans la chapelle de Sainte Marie-Madeleine du B\u00e9guinage d&rsquo;Avesnes 50 soit un total de 608 liv,8 s.<\/p>\n<p>De plus les chanoines \u00e9taient tenus de donner tous les ans cinq muids de bl\u00e9 au B\u00e9guinage.<\/p>\n<p>Outre le fief indivisiblement attach\u00e9 \u00e0 la Pr\u00e9v\u00f4t\u00e9, Louise d&rsquo;Albret destina \u00e0 la dotation du Chapitre deux mille livres de rentes, provenant de ses \u00e9conomies. Louise d&rsquo;Albret, Louis de Blois, abb\u00e9 de Liessies, Jean Gobert, cur\u00e9 de Saint\u2022Nicolas, le Chapitre, le Mayeur et les Echevins de la ville, souscrivirent l&rsquo;acte de fondation , dat\u00e9 d&rsquo;Avesnes le 10 avril 1534. Le Chapitre de Saint-Nicolas d&rsquo;Avesnes fut install\u00e9 par maitre Philippe vicaire g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019\u00e9v\u00eaque Robert de Croy, en pr\u00e9sence de maitre Jean Mouscron, official du dioc\u00e8se , et de maitre Eloi Waltriez , doyen de Saint-G\u00e9ry de Cambrai.<\/p>\n<p>Peu de temps apr\u00e8s son installation, le Chapitre proc\u00e9da \u00e0 son organisation int\u00e9rieure en r\u00e9digeant ses stators. Il est indispensable d&rsquo;en reproduire les principales dispositions si l&rsquo;on veut donner une notion suffisante de la collegiale de Saint-Nicolas. II fallait de Toute n\u00e9cessit\u00e9 r\u00e9sider pour percevoir les fruits des canonicats.<\/p>\n<p>Le chanoine nomm\u00e9 qui voulait prendre r\u00e9sidence, se pr\u00e9sentait devant le Chapitre le 13 juin, \u00e0 l&rsquo;heure des v\u00eapres, Sinon, il \u00e9tait ajourn\u00e9 \u00e0 l&rsquo;ann\u00e9e suivante. II entrait en fonctions aux premi\u00e8res v\u00eapres de la Saint Jean-Baptiste, et pendant quatre semaines cons\u00e9cutives, il assistait \u00e0 toutes les heures diurnes et nocturnes, et ne pouvait sortir du ch\u0153ur qu&rsquo;avec la permission du Pr\u00e9v\u00f4t ou du Doyen, ou d&rsquo;un d\u00e9l\u00e9gu\u00e9. de ces dignitaires , et seulement pour satisfaire aux n\u00e9cessites corporelles sous peine d\u2019\u00eatre priv\u00e9 des fruits de l&rsquo;ann\u00e9e enti\u00e8re. Apr\u00e8s avoir subi cette \u00e9preuve, qu&rsquo;on appelait le mois de R\u00e9sidence P\u00e9rilleuse le nouveau r\u00e9sident payait une somme de douze livres Hainaut pour les ornements de l&rsquo;autel et du ch\u0153ur, et d\u00e9sormais, \u00e0 moins qu&rsquo;il ne fut de semaine, sa pr\u00e9sence n\u2019\u00e9tait requise que pour des parties determin\u00e9es des offices de chaque jour.<\/p>\n<p>Les chanoines pouvaient prendre vingt-quatre jours de cong\u00e9s dans le cours de l&rsquo;ann\u00e9e; en cas de maladie , ils \u00e9taient dispens\u00e9s de tout service, sans rien perdre de leurs \u00e9moluments.<\/p>\n<p>Les prescriptions des statuts avaient pour sanction des amender de quelques sous. Le maintain de la concorde entre les membres du Chapitre \u00e9tait assur\u00e9 par une r\u00e9pression plus s\u00e9v\u00e8re : une retenue de quatre livres Hainaut pour une injure adress\u00e9e \u00e0 un confr\u00e8re; pour une voie de fait, !&rsquo;excommunication et la privation des fruits de la pr\u00e9bende, jusqu\u2019\u00e0 ce que le coupable e\u00fbt re\u00e7u l&rsquo;absolution de l\u2019\u00e9v\u00eaque, ou de son p\u00e9nitencier, et donn\u00e9 satisfaction \u00e0 l&rsquo;offens\u00e9.<\/p>\n<p>Les \u00e9moluments de chaque chanoine se composaient du 13\u00e8 du casuel et des revenus disponibles de la fondation. Ils ne d\u00e9pass\u00e8rent jamais 430 livres; le chiffre de 300 livres peut \u00eatre regard\u00e9 comme une moyenne plut\u00f4t enfl\u00e9e qu\u2019att\u00e9nu\u00e9e. Le principe fondamental de la r\u00e9partition des sommes provenant des obits, fondations pieuses, etc , etc., \u00e9tait que les chanoines recevaient toujours une part double de celle des habitu\u00e9s de l\u2019\u00e9glise; Par contre, pour les m\u00eames infractions, ils subissaient toujours une revenue double de celle qui \u00e9tait inflig\u00e9e aux vicaires et chapelains. Bien entendu que pour avoir droit \u00e0 une distribution r\u00e9sultant d&rsquo;un office quelconque, il fallait y avoir assist\u00e9.<\/p>\n<p>Le Chapitre se r\u00e9unissait tons les vendredis pour traiter les affaires courantes, et pour \u00e9tablir ce qui revenait \u00e0 chaque r\u00e9sident dans les produits de la semaine \u00e9coul\u00e9e. II tenait en outre, chaque ann\u00e9e, deux assembl\u00e9es dites Chapitres G\u00e9n\u00e9raux, le jour de Saint Silvestre et \u00e0 la f\u00eate des martyrs Jean et Paul , pour arr\u00eater la comptabilit\u00e9 des deux semestres, dont le premier se terminait la veille de No\u00ebl, et le second la veille de la nativit\u00e9 de Saint Jean-Baptiste.<\/p>\n<p>Si un chanoine venait \u00e0 mourir apr\u00e8s l&rsquo;Assomption , ou le jour m\u00eame de cette f\u00eate, les fruits de sa pr\u00e9bende, pendant tout le premier semestre, \u00e9taient acquis \u00e0 sa succession. Il en \u00e9tait de m\u00eame pour le produit du second semestre, si le d\u00e9c\u00e8s avait lieu apr\u00e8s la Purification, ou ce jour la m\u00eame.<\/p>\n<p>Si le Chapitre perdait un de ses membres avant l&rsquo;une ou l&rsquo;autre des deux dates ci-dessus indiqu\u00e9es , les fruits de la pr\u00e9bende du d\u00e9funt, \u00e0 partir du jour de la mort et pendant le reste du semestre, \u00e9taient appliqu\u00e9s \u00e0 l&rsquo;entretien du ch\u0153ur et des ornements. Dans le cas o\u00f9 un r\u00e9sident d\u00e9c\u00e9dait dans le cours du premier semestre , son successeur ne pouvant \u00eatre admis \u00e0 la r\u00e9sidence avant la Saint Jean Baptiste, le produit int\u00e9gral dune pr\u00e9bende pendant le second semestre restait disponible , et \u00e9tait affect\u00e9 \u00e0 la dotation de la coll\u00e9giale.<\/p>\n<p>Le Chapitre avait an grand sceau et un petit. Le premier \u00e9tait gard\u00e9 dans un ferme, dont le Pr\u00e9v\u00f4t, le Doyen et le plus ancien chanoine dans l&rsquo;ordre de r\u00e9ception avaient chacun une clef. Le second \u00e9tait d\u00e9pos\u00e9 dans les armoires du corps, dont les clefs \u00e9taient entre la mains de deux chanoines, design\u00e9s tous les ans dans l\u2019assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale du mois de juin. Les d\u00e9positaires des sceaux qui en auraient fait usage autrement qu&rsquo;en vertu d&rsquo;une d\u00e9lib\u00e9ration capitulaire \u00e9taient priv\u00e9s des fruits de leurs pr\u00e9bendes, sans pr\u00e9judice de peines plus graves, s&rsquo;il y avait lieu.<\/p>\n<p>Le jour m\u00eame de la mort d&rsquo;un chanoine, on r\u00e9citait le psautier dans le choeur \u00e0 l&rsquo;intention du d\u00e9funt. On pr\u00e9levait sur sa succession quatre livres Hainaut, qui \u00e9taient r\u00e9parties entre tous les assistants suivant le principe fondamental de toute distribution. C&rsquo;\u00e9tait le Doyen qui c\u00e9l\u00e9brait les obs\u00e8ques avec un d\u00e9corum digne de l&rsquo;\u00e9tat eccl\u00e9siastique. On prenait sur les biens du d\u00e9funt 12 livres Hainaut, qui \u00e9taient distribu\u00e9s de la mani\u00e8re suivante : 1) Au Doyen 40 s 2)Au carillonneur 30 3) Pour le luminaire 30 4) Le reste aux chanoines et aux autres vicaires assistants<\/p>\n<p>M Le Doyen pr\u00e9sidait \u00e9galement aux fun\u00e9railles des vicaires, chapelains et autres fonctionnaires de l\u2019\u00e9glise. On ne pr\u00e9levait que six livres sur ce qu&rsquo;ils laissaient, pour les r\u00e9partir proportionnellement aux sommes indiqu\u00e9es plus haut. Le Doyen, en sa qualit\u00e9 de cur\u00e9 du Chapitre , avait pour lui les offrandes des obs\u00e8ques, tant en num\u00e9raire qu&rsquo;en pains, et en outre le luminaire et les cierges des assistants.<\/p>\n<p>Les chanoines pouvaient disposer de leurs biens meubles, soit en faisant un testament olographe, soit en dictant leurs derni\u00e8res volont\u00e9s en pr\u00e9sence de deux t\u00e9moins, au nombre desquels ne pouvait jamais se trouver le cur\u00e9 du lieu. Ils devaient designer un de leurs confr\u00e8res comme ex\u00e9cuteur testamentaire. Celui-ci dressait l&rsquo;inventaire de la succession et proc\u00e9dait \u00e0 la vente des biens avec le contours du notaire du Chapitre: dans le Mai d&rsquo;un an, \u00e0 partir du jour du d\u00e9c\u00e8s, il produisait ses comptes devant l\u2019assembl\u00e9e capitulaire. En vertu du droit de souverainet\u00e9 de l\u2019\u00e9glise coll\u00e9giale, il \u00e9tait per\u00e7u trois deniers par livre sur le produit de la succession, et pareille sommes au profit des chanoines r\u00e9sidents et pr\u00e9sents \u00e0 l&rsquo;examen de la gestion de l\u2019ex\u00e9cuteur testamentaire. II \u00e9tait allou\u00e9 20 sous au notaire pour sa signature.<\/p>\n<p>Les m\u00eames r\u00e8gles \u00e9taient applicables aux testaments des vicaires et chapelains , seulement l&rsquo;ex\u00e9cuteur testamentaire pouvait \u00eatre un de leurs coll\u00e8gues ou un chanoine; les honoraires du notaire \u00e9taient r\u00e9duits \u00e0 dix sous, et il n\u2019\u00e9tait per\u00e7u que trois deniers par livre, tant pour l\u2019\u00e9glise que pour la s\u00e9ance d&rsquo;examen des comptes de la succession. II y avait encore une autre circonstance, o\u00f9 un droit de pr\u00e9sence \u00e9tait attribu\u00e9 aux chanoines capitulaires : c\u2019\u00e9tait pour la s\u00e9ance du 8 juin, quand il y avait lieu \u00e0 admettre un nouveau titulaire \u00e0 la premi\u00e8re r\u00e9sidence. Dans ce cas, chaque chanoine pr\u00e9sent recevait deux sous Hainaut. Quand un chanoine ou un autre pr\u00eatre de l\u2019\u00e9glise mourait in-testa, le Chapitre disposait \u00e0 son gr\u00e9 de ses biens meubles, en se conformant cependant, autant que possible, aux intentions presum\u00e9es du d\u00e9funt. II remettait \u00e0 l\u2019\u00e9v\u00eaque de Cambrai le dixi\u00e8me du produit net de la succession.<\/p>\n<p>En cas de d\u00e9c\u00e8s du cur\u00e9 de Saint-Nicolas , ses ex\u00e9cuteurs testamentaires n&rsquo;avaient de compte \u00e0 rendre qu&rsquo;\u00e0 l\u2019\u00e9v\u00eaque de Cambrai; c\u2019\u00e9tait \u00e0 ce pr\u00e9lat que se payaient les droits de mutations, et que revenait la succession tout enti\u00e8re, si le d\u00e9funt n&rsquo;avait pas laiss\u00e9 de testament.<\/p>\n<p>En entrant en possession de leurs offices respectifs, les chanoines , chapelains, vicaires, etc., etc, pr\u00eataient serment de fid\u00e9lit\u00e9, de soumission et de d\u00e9vouement au Chapitre, suivant une formule d\u00e9termin\u00e9e pour chaque position. Par une des clauses de leur serment, les chanoines s\u2019engageaient \u00e0 r\u00e9sider personnellement , sous peine de perdre les fruits de leurs pr\u00e9bendes, et \u00e0 ne jamais se pr\u00e9valoir d&rsquo;aucun privil\u00e8ge \u00e0 ce sujet, de quelque autorit\u00e9 qu&rsquo;il \u00e9man\u00e2t.<\/p>\n<p>De son c\u00f4t\u00e9, le Seigneur d&rsquo;Avesnes jurait \u00e0 son av\u00e8nement de maintenir et de d\u00e9fendre les libert\u00e9s, franchises, etc., etc., du Chapitre dont il \u00e9tait le Patron. Les lib\u00e9ralit\u00e9s des particuliers paraissent s\u2019\u00eatre ajout\u00e9es a celles de Louise d&rsquo;Albret pour doter les chanoines d&rsquo;Avesnes. Un vieux titre apprend que Pierre Bracquenie, carpentier, pour et en augmentation de la fondation du v\u00e9n\u00e9rable coll\u00e8ge et Chappittre d&rsquo;Avesnes lui fit don , par acte authentique du 7 septembre 1535, d&rsquo;une rente annuelle de quarante sous tournois. Selon toute vraisemblance, les imitateurs ne manqu\u00e8rent pas \u00e0 l&rsquo;humble artisan qui gr\u00e9va sa maison, sire dans les Basses-Rues, au profit du pieux \u00e9tablissement cr\u00e9\u00e9 par une puissance princesses; Rolland Meurant, et ses successeurs, repr\u00e9sentant la coll\u00e9giale de Saint-Nicolas en leur qualit\u00e9 de receveurs, furent encore plus d&rsquo;une fois \u00a0\u00bb adherit\u00e9s de rentes ou h\u00e9ritaiges, Bien et \u00e0 loy pardevant les Pr\u00e9v\u00f4t et Eschevins\u00a0\u00bb. Malheureusement les chanoines perdirent leur fondatrice le 12 septembre 1535, et des lors ils durent craindre de ne pouvoir maintenir intacte leur organisation, si m\u00eame elle \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 compl\u00e9tement r\u00e9alis\u00e9e; car on ne trouve aucune trace de l&rsquo;institution des six vicaires. Quoiqu&rsquo;il en soit, une de leurs charges fur clairement d\u00e9finie par une d\u00e9claration du 3 janvier 1536. Sur la demande de l&rsquo;Abb\u00e9 de Liessies, Philippe de Croy, qui avait succ\u00e9d\u00e9 \u00e0 Louise d&rsquo;Albret , sa m\u00e8re, dans la seigneurie d&rsquo;Avesnes, pr\u00e9cisa ce qu&rsquo;il fallait entendre par l&rsquo;entretien perp\u00e9tuel du ch\u0153ur de l&rsquo;\u00e9glise de Saint-Nicolas mis \u00e0 la charge du Chapitre par l&rsquo;acte de fondation. Le prince d\u00e9cida que cette clause embrassait toute esp\u00e8ce de r\u00e9parations int\u00e9rieures et ext\u00e9rieures, et m\u00eame, le cas \u00e9ch\u00e9ant, la reconstruction partielle ou totale de l&rsquo;\u00e9difice.<\/p>\n<p>A la mort du chanoine Roysin , le Chapitre se fondant sur l\u2019exigu\u00eft\u00e9 de ses ressources, demanda la suppression d&rsquo;un des treize canonicats, et la r\u00e9partition entre les douze autres des fruits de la pr\u00e9bende \u00e9teinte. En faisant droit \u00e0 cette requ\u00eate par une sentence rendue le 15 janvier 1575, la tour de l\u2019officialit\u00e9 de Cambrai attribua au d\u00e9canat sur les produits du canonicat supprim\u00e9 , une somme annuelle de douze florins.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 la r\u00e9duction de leur nombre, les chanoines de Saint-Nicolas furent encore loin d&rsquo;\u00eatre opulent. Les \u00e9valuations, qu&rsquo;on rencontre \u00e7a et l\u00e0, des fruits de leurs pr\u00e9bendes, variant entre 300 et 400 livres, sans qu&rsquo;on trouve nulle part des renseignements suffisants pour \u00e9tablir un compte, sinon exact, du moins suffisamment approximatif de leurs revenus. On n&rsquo;en volt qu&rsquo;une esp\u00e8ce de nomenclature dans des conclusions du Vice-Promoteur de la tour de l&rsquo;officialit\u00e9 de Cambrai : 1) Revenus des biens de la fondatrice; 2) Revenus des biens c\u00e9d\u00e9s par Philippe de Croy 3) Revenus de l&rsquo;obituaire, etc., etc. Le No 1 est bien connu. Au moment de la fondation , Louise d&rsquo;Albret donna \u00e0 ses chanoines des titres constituant \u00e0 leur profit un revenu net de 1333 liv. 3 s. 2 d., en s&rsquo;engageant \u00e0 ajouter successivement \u00e0 cette dotation jusqu&rsquo;\u00e0 concurrence de deux mille livres Hainaut de rentes annuelles et perp\u00e9tuelles; mais elle mourut avant d&rsquo;avoir pu tenir sa promesse, et tout porte \u00e0 croire que Philippe de Croy se borna \u00e0 remplir l&rsquo;engagement de sa m\u00e8re. Les revenus rang\u00e9s sous le second chef repr\u00e9senteraient donc une valeur de 464 liv. 16 s. 10 d. Quant aux produits annuels de l&rsquo;obituaire, fondations pieuses, etc., etc., rien jusqu&rsquo;ici ne permet de les \u00e9valuer directement; mais on voit qu&rsquo;ils devaient s\u2019\u00e9lever \u00e0 2280 liv., si l&rsquo;on adopte le chiffre -de 300 liv. pour valeur d&rsquo;une prebende depuis la suppression de 1575<\/p>\n<p>D\u00e9penses : : 12 chanoines \u00e0 300 liv. soit 36000 liv.+ charges 600 soit un total de 4280 liv Recettes : dotation 2000 liv Obituaire, etc., etc . . 2280 liv soit un total de 4280 liv.<\/p>\n<p>Que ces chiffres soient exacts ou non , il est incontestable que le Chapitre de Saint-Nicolas fut toujours besogneux ; c&rsquo;est un fait qui ressort de tous les documents. En recommandant aux chanoines , dans un mandement du 7 novembre 1608 l\u2019assiduit\u00e9 aux diff\u00e9rents offices, Guillaume de Berghes dit en propres termes \u00ab\u00a0d&rsquo;autant plus qu&rsquo;ils sont dans l\u2019impossibilit\u00e9 de prendre des vicaires pour les supplier\u00a0\u00bb et plus loin \u00ab\u00a0plus les revenus des pr\u00e9bendes de cette \u00e9glise sont faibles , plus on doit donner de soins \u00e0 la bonne administration du temporel; il y aurait sans doute avantage \u00e0 en investir un des confr\u00e8res.\u00a0\u00bb L&rsquo;opinion du pr\u00e9lat fut quelquefois mise en pratique, on verra le chanoine Gobled intervenir dans un acte en qualit\u00e9 de \u2022\u00a0\u00bb receveur du Chapitre\u00a0\u00bb. Un autre indice de la g\u00eane du Chapitre et de la n\u00e9cessit\u00e9 o\u00f9 il s&rsquo;\u00e9tait trouv\u00e9 de r\u00e9duire ses d\u00e9penses , c&rsquo;est qu&rsquo;au lieu de six enfants de ch\u0153ur, , que lui imposait l&rsquo;acte de fondation, il n&rsquo;en avait alors que quatre. Mgr. de Cambrai ordonna d&rsquo;en entretenir deux de plus sur des fonds l\u00e9gu\u00e9s dans cette intention par un Pr\u00e9v\u00f4t, dont le nom n&rsquo;est pas indiqu\u00e9; Ce mandement du 7 novembre 1608, qui suivit une visite du Chapitre faits par un d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 de l\u2019archev\u00eaque le 4 ao\u00fbt de la m\u00eame ann\u00e9e a tout le caract\u00e8re d&rsquo;un rappel \u00e0 l&rsquo;observation des statuts de 1534, auxquels il ajoute de nouvelles prescriptions, telles que l&rsquo;obligation de porter constamment le costume eccl\u00e9siastique, la n\u00e9cessite de recourir \u00e0 l\u2019autorit\u00e9 \u00e9piscopale pour r\u00e9duire les anciennes fondations , m\u00eame dans le cas o\u00f9 la r\u00e9tribution ne r\u00e9pondrait plus aux charges, enfin, conform\u00e9ment une d\u00e9cision du Concile de Trente, l&rsquo;injonction de convertir le tiers des fruits de chaque pr\u00e9bende en distributions quotidiennes, affect\u00e9es aux trois grandes heures du jour, et qui seraient acquises aux chanoines pr\u00e9sents \u00e0 l&rsquo;office, tandis que les parts des absents profiteraient \u00e0 la fabrique.<\/p>\n<p>Francois Vander Burch visita en personne le Chapitre d&rsquo;Avesnes, les 13 et 14 f\u00e9vrier de l&rsquo;ann\u00e9e 1617. Le 15, avant de quitter la ville, il adressa aux chanoines un mandement dans lequel il recommanda l&rsquo;observation rigoureuse de toutes les prescriptions de son pr\u00e9d\u00e9cesseur, et pronon\u00e7a sur quelques points qui n&rsquo;offrent plus actuellement aucun int\u00e9r\u00eat. Le but principal de cette visite solennelle parait avoir \u00e9t\u00e9 le r\u00e9tablissement de la bonne harmonie entre le Chapitre et le cur\u00e9. Les deux parties sign\u00e8rent alors un trait\u00e9 de paix dont les principales dispositions m\u00e9ritent d\u2019\u00eatre reproduites \u00a0\u00bb Les deux parties se pardonnent et oublient mutuellement le pass\u00e9; d\u00e9sormais elles vivront dans une sinc\u00e8re amiti\u00e9, et s&rsquo;aideront l&rsquo;une l&rsquo;autre de tout leur pouvoir. Les ornements du Chapitre et ceux de la paroisse serviront indistinctement aux deux parties contractantes. Le b\u00e2tonnier du Chapitre pr\u00eatera ses services au cur\u00e9, le clerc du cur\u00e9 fera de m\u00eame \u00e0 l&rsquo;\u00e9gard du Chapitre. Le Chapitre et le cur\u00e9 n&rsquo;auront qu&rsquo;un seul et m\u00eame maitre de chant. L\u2019\u00e9t\u00e9 prochain , le Chapitre fera restaurer convenablement le ch\u0153ur; le cur\u00e9 facilitera cette op\u00e9ration de tout son pouvoir, en sollicitant des subsides du prince de Chimai , de l&rsquo;Abb\u00e9 de Liessies, du magistrat et de la ville d&rsquo;Avesnes, et en faisant \u00e9galement des d\u00e9marches aupr\u00e8s du clerg\u00e9 de Hainaut \u00e0 l&rsquo;effet d&rsquo;obtenir remise des tailles dues par le Chapitre. \u2022 Jusqu&rsquo;\u00e0 l\u2019ach\u00e8vement des travaux , le cur\u00e9 sera dispens\u00e9 d&rsquo;assister aux heures canoniales; une fois la restauration termin\u00e9e , il prendra part aux offices canoniaux, autant qu&rsquo;il le pourra, ce qui sera laiss\u00e9 \u00e0 l\u2019appr\u00e9ciation de sa conscience; n\u00e9anmoins sa pr\u00e9sence sera indispensable pour lui donner droit aux distributions des obits et des anniversaires, \u00e0 moins d&rsquo;un emp\u00eachement r\u00e9sultant de ses fonctions, et signifi\u00e9 au Notateur\u00a0\u00bb. Le cur\u00e9 de Saint-Nicolas, qui signa \u00ab\u00a0ces conditions de pair et de concorde propos\u00e9es par Mgr. Vender Burch. \u00bb se nommait Nicolas Warnot,il ajoutait \u00e0 son titre celui de Doyen de chr\u00e9tient\u00e9.<\/p>\n<p>A partir du Traite des Pyr\u00e9n\u00e9es (1659), le roi do France nomma aux pr\u00e9bendes. \u00a0\u00bb Messieurs du Chapitre royal \u00a0\u00bb continu\u00e8rent de jouir d&rsquo;une assez haute consid\u00e9ration mais de maigres pr\u00e9bendes. Des pi\u00e8ces officielles de 1723 et 1725 apprennent que \u00a0\u00bb Sa Majest\u00e9 leur faisait remettre annuellement, pour satisfaire aux payements des droits du domaine, une somme de 654 liv, sur laquelle il leur restait du b\u00e9n\u00e9fice\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>Quelques bonis, du reste, leur venaient parfaitement \u00e0 point pour soutenir, comme demandeurs ou d\u00e9fendeurs, les nombreux proc\u00e8s dont on trouve partout des traces. Des extraits d&rsquo;une sentence rendue, le 9 ao\u00fbt 1737, par la cour de l&rsquo;officialit\u00e9 de Cam brai , montreront que l&rsquo;abondance ne r\u00e9gnait pas \u00e0 cette \u00e9poque, dans la collegiale de Saint-Nicolas d&rsquo;Avesnes, et que le trait\u00e9 de paix de 1617 n&rsquo;avait pas d\u00e9finitivement banni de son sein les conflits d&rsquo;attributions.<\/p>\n<p>Et faisant droit sur le deuxi\u00e8me chef des conclusions prises par le demandeur (le Vice-Promoteur), nous ordonnons aux d\u00e9fendeurs (les chanoines d&rsquo;Avesnes) de faire accomplir par les chanoines de leur \u00e9glise les quatre semaines de r\u00e9sidence p\u00e9rilleuse port\u00e9es par leurs statuts, leur faisant d\u00e9fense de les dispenser \u00e0 prix d&rsquo;argent; etc, etc.<\/p>\n<p>Et en tant que touche, le troisi\u00e8me chef des conclusions du dit Vice.Promoteur, nous, sans s&rsquo;arr\u00eater (sic) \u00e0 la pr\u00e9tendue transaction faire \u00e0 Maubeuge le11 f\u00e9vrier 1711, entre le sieur Boniface se disant authoris\u00e9 du corps du Chapitre d&rsquo;une part , et le sieur Lecompte, cur\u00e9 d&rsquo;Avesnes d&rsquo;autre part, et \u00e0 l&rsquo;intervention de feu monsieur Doujat, intendant du Haynaut, ordonnons que les Te Deum, qui seront chant\u00e9s solennellement, seront entonn\u00e9s par le cur\u00e9 dudit Avesnes, faisons d\u00e9fenses au dit Chapitre de le troubler en ce regard \u00e0 peine d&rsquo;animadversion.<\/p>\n<p>Malgr\u00e9 son z\u00e8le incontest\u00e9, le Chapitre d&rsquo;Avesnes ne fut gu\u00e8re en mesure d&rsquo;orner splendidement l&rsquo;\u00e9glise de Saint-Nicolas; et ce dut \u00eatre pour les chanoines un grand sujet de joie, quand parfois des fid\u00e8les song\u00e8rent \u00e0 ajouter aux objets strictement n\u00e9cessaires pour c\u00e9l\u00e9brer les offices avec d\u00e9cence.<\/p>\n<p>Par un testament authentique du 26 mai 1699, le doyen Antoine de Bonifacii l\u00e9gua \u00e0 la chapelle de Saint\u2022Antoine une somme de cinq cents \u00e9cus, payable dix ans apr\u00e8s sa mort et affect\u00e9e \u00e0 ]&rsquo;acquisition de quatre chandeliers d\u2022argent, d&rsquo;une croix et d&rsquo;un crucifix de m\u00eame m\u00e9tal. Le legs fut-il d\u00e9livr\u00e9 ? Re\u00e7ut-il la destination indiqu\u00e9e par le testateur? C&rsquo;est ce qu&rsquo;il n&rsquo;est pas facile de d\u00e9coder quand on lit une d\u00e9p\u00eache asses curieuse, qui peut naturellement trouver place ici. En \u00e9crivant \u00e0 ]&rsquo;intendant du Hainaut, le 23 f\u00e9vrier 1759 ou 60, au moment o\u00f9 la guerre de Sept ans avait mis les finances de la France dans le plus triste \u00e9tat, le subd\u00e9l\u00e9gu\u00e9 d&rsquo;Avesnes rappelle d&rsquo;abord qu&rsquo;il ne se trouve dans l\u2019\u00e9tendue de sa subd\u00e9l\u00e9gation aucune abbaye ou communaut\u00e9 religieuse, hors celle des R\u00e9collets; puis, apr\u00e8s avoir parl\u00e9 avec peu de bienveillance de la Maison de Liessies, il continue en ces termes \u00a0\u00bb Le Chapitre d&rsquo;Avesnes est aussi pauvre en argenterie qu&rsquo;en biens : gr\u00e2ces a son z\u00e8le, le service divin cesserait. Nous n&rsquo;avons que la chapelle sous l&rsquo;invocation de Saint Nicolas qui ait de l&rsquo;argenterie, qui consiste en quatre grands chandeliers hauts de deux pieds, qui , dans les f\u00eates solennelles, servent au ch\u0153ur o\u00f9 il n&rsquo;y en a point, et trois effigies de saints, l&rsquo;une de Saint- Nicolas, l&rsquo;autre de Saint-Jean, et l&rsquo;autre de Saint-S\u00e9bastien; . toutes trois hautes d&rsquo;un pied et plus, sans y comprendre la sou-base en bois, o\u00f9 il y a quelques reliques ; . administrateurs de cette chapelle, ceux des autres ainsi que le Chapitre et le magistrat, \u00e0 cause de la paroisse, ont envoy\u00e9, il y a plus de six semaines, \u00e0 Mgr. l\u2019archev\u00eaque de Cambrai , un \u00e9tat d\u00e9taill\u00e9 de leur argenterie, sur lequel le pr\u00e9lat n&rsquo;a pas encore jug\u00e9 \u00e0 propos de faire connaitre ses intentions \u00ab\u00a0.<\/p>\n<p>A l&rsquo;\u00e9gard des particuliers, M. d&rsquo;Hugemont et Mme de Dourlers \u00e9taient les seuls qui eussent de la vaisselle plate; l&rsquo;un et l&rsquo;autre \u2022 en ont fait le sacrifice; le premier surtout avec la d\u00e9monstration d&rsquo;un sujet v\u00e9ritablement attach\u00e9 \u00e0 son roy. Les autres particuliers de notre ville n&rsquo;ont que des pi\u00e8ces de vaisselle, qui semblent n\u00e9cessaires ou du moins convenir \u00e0 leur \u00e9tat : couverts , flambeaux, cafeti\u00e8res, etc. etc. Je sens bien que la plupart et peut-\u00eatre tous pourraient s&rsquo;en passer : que leurs p\u00e8res plus simples, plus modestes, et plus \u00e9conomes s&rsquo;en passaient : que des citoyens bien z\u00e9l\u00e9s s&rsquo;en d\u00e9pouilleraient avec autant de plaisir que les dames romaines se priv\u00e8rent de tout ce qui les ornait, dans les temps de crise o\u00f9 se trouva la R\u00e9publique; mais les vertus autant politiques que morales ne sont plus gu\u00e8re de notre si\u00e8cle. Si . vous desirez, Monseigneur, avoir les noms de nos bourgeois ais\u00e9s, je me ferai un devoir de vous en adresser la liste \u00ab\u00a0.<\/p>\n<p>S&rsquo;il faut en croire un renseignement laiss\u00e9 par un grand-vicaire du Chapitre, le roi , en 1768, r\u00e9unit la douzi\u00e8me pr\u00e9bende \u00e0 la Pr\u00e9v\u00f4t\u00e9. Cette mesure am\u00e9liora la position du pr\u00e9v\u00f4t, sans rien changer \u00e0 celle des autres chanoines. Heureux ceux d&rsquo;entre eux qui cumulaient alors avec leur canonicat, les fonctions de chapelains ou de vicaires de la paroisse, ou une r\u00e9gence au college royal de la ville. Car \u00e0 partir de 1760 commen\u00e7a une p\u00e9riode extr\u00eamement critique pour l&rsquo;\u00e9tablissement fond\u00e9 par Louise d&rsquo;Albret.<\/p>\n<p>1. Embarras \u00e0 l&rsquo;occasion de la taille du clerg\u00e9 de Mons, affaire ant\u00e9rieure au 19 janvier 1765, mais dont on ne peut que donner l&rsquo;indication, faute de documents; \u20142 Urgence de reb\u00e2tir un des deux moulins de Felleries, (reconstruction autoris\u00e9e par un arr\u00eat du conseil du 4 septembre 1770, et qui co\u00fbta 11,790 liv. de France); \u20143. N\u00e9cessit\u00e9 de consacrer une somme de neuf mille quatre cents cinquante livres en r\u00e9parations dans les maisons capitulaires, s&rsquo;il faut prendre \u00e0 la lettre un proc\u00e8s-verbal d&rsquo;estimation du 9 avril 1771, sign\u00e9 Blaugie, entrepreneur des fortifications de la villee d&rsquo;Avesnes, et Gabled, chanoine, receveur du Chapitre; \u20144. Enfin, et ce fut la grosse affaire, menace dune ruine prochaine par suite de remplois irr\u00e9guliers de capitaux provenant de remboursements d&rsquo;anciennes rentes.<\/p>\n<p>Partageant une erreur commune \u00e0 presque tous les gens de main-morte des provinces du Nord, le Chapitre d&rsquo;Avesnes avait, post\u00e9rieurement \u00e0 la d\u00e9claration du 9 juillet 1738 et \u00e0 l\u2019\u00e9dit du mois d&rsquo;ao\u00fbt 1749, remploy\u00e9 sur particuliers les capitaux deniers des rentes anciennes qui lui avaient \u00e9t\u00e9 rembours\u00e9es. Deux d\u00e9biteurs arguant ces reconstitutions de nullit\u00e9 , et pr\u00e9tendant en cons\u00e9quence imputer sur le prix principal les payements des arr\u00e9rages obtinrent gain de cause devant le parlement de Flandre (arr\u00eats des 16 mars 1764 et 9 juillet 7769). Menac\u00e9s de voir ainsi s\u2019an\u00e9antir la meilleure part de leurs revenus, les chanoines de Saint-Nicolas ne cess\u00e8rent d&rsquo;adresser requ\u00eate sur requ\u00eate au conseil, sollicitant surtout 1) Des lettres-patentes confirmatives de toutes les reconstitutions de rentes faits \u00e0 leur profit depuis le 9 juillet 1735; 2) L&rsquo;autorisation d&rsquo;acqu\u00e9rir, au village de Felleries, le tiers de deux moulins, de deux \u00e9tangs et de quatre rasi\u00e8res de pr\u00e9, y attenantes, dont les deux autres tiers leur appartenaient d\u00e9j\u00e0 par indivis. Cette acquisition, vu l\u2019extr\u00eame difficult\u00e9 qui existait pour eux d&rsquo;acheter des rentes de la nature de celles qui permettaient les ordonnances, \u00e9tait le seul moyen d&#8217;employer utilement les capitaux \u00e0 eux appartenant, qui se trouvaient ou se trouveraient ult\u00e9rieurement nantis entre les mains des d\u00e9positaires publics, o\u00f9 ils restaient improductifs. Apr\u00e8s use minutieuse information , une d\u00e9cision du 3 mai 1774 accorda le second chef de demande et rejeta le premier. Les particuliers qui avaient souscrit les nouvelles reconstitutions ne se pr\u00e9valurent sans doute pas tous de leur, au m\u00e9pris de requ\u00eate; mais, malgr\u00e9 le d\u00e9faut de renseignements \u00e0 cet \u00e9gard , on croit \u00eatre dans le vrai en disant qu&rsquo;il r\u00e9sulta de cette affaire une diminution notable des ressources du Chapitre.<\/p>\n<p>On peut voir une cons\u00e9quence de cet \u00e9tat de choses dans un ou du moins dans un commencement de proc\u00e8s entre les chanoines qui s&rsquo;\u00e9taient partag\u00e9s en deux camps. Avant de faire connaitre le peu qu&rsquo;on sait de cette affaire, il est indispensable de signaler deux faits nouveaux qu&rsquo;elle r\u00e9v\u00e9l\u00e8. II paraitrait que depuis assez longtemps la fabrique percevait: 1) les \u00e9moluments de la premi\u00e8re ann\u00e9e des nouveaux titulaires, et 2., par une interpr\u00e9tation fort large de la sentence de 1575, les fruits de la treizi\u00e8me pr\u00e9bende, d\u00e9duction faite des douze florins attribu\u00e9s au Doyen. Or le Chapitre avait puis\u00e9 dans la caisse de la fabrique pour solder des frais de proc\u00e8s, ainsi que les r\u00e9parations du moulin de Felleries. Les chanoines nomm\u00e9s depuis la consommation de ces faits attaquaient les anciens, leurs confr\u00e8res, en r\u00e9p\u00e9tition, all\u00e9guant , entre autres raisons, que le revenu de la fabrique consistant principalement dans les fruits de la treizi\u00e8me pr\u00e9bende, on n&rsquo;avait pu lui demander, en aucun temps, au-del\u00e0 du treizi\u00e8me des d\u00e9penses communes \u00e0 toutes les pr\u00e9bendes. Ce proc\u00e8s, extr\u00eamement compliqu\u00e9, fut vraisemblablement arrang\u00e9; autrement , par les frais consid\u00e9rables qu&rsquo;il e\u00fbt entrain\u00e9s, il aurait h\u00e2t\u00e9 la ruine d&rsquo;un \u00e9tablissement qui n&rsquo;a laiss\u00e9 que de bons souvenirs, et dans lequel les fils des familles ais\u00e9es de la bourgeoisie trouvaient une position consid\u00e9r\u00e9e, et les pr\u00eatres \u00e2g\u00e9s une retraite honorable.<\/p>\n<p>Sources : lettre apostolique de Cl\u00e9ment VII 1533 &#8211; D\u00e9claration de Louise d&rsquo;Albret 1534 10 avril-Statuts du Chapitre d&rsquo;Avesnes 1534- Documents et renseignements divers r\u00e9unis par M Michaux ain\u00e9<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Biens du chapitre<\/strong><\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>(Notes et documents 16 18 s Dr G Pierart J Peter)&nbsp;<\/p>\n<p>A Avesnes, le Chapitre poss\u00e9dait quelques biens consistant en maisons, terres ou rentes, et rapportant au total, en 1519, 33 livres 13 sous. II avaIt aussi d&rsquo;autres propri\u00e9t\u00e9s ou rentes \u00e0 Avesnelles, Flaumont-Waudrechies, Felleries, Beugnies, S\u00e9meries, Dimont, Dimechaux, Bruy\u00e8res, Dourlers, Saint-Aubin, Pont-sur-Sambre, Berlaimont, Saint-Hilaire, Fissiau, Taisnieres, Noyelles, Fayt-la Ville et Fayt-le Ch\u00e2teau, Cartignies, Boulogne, Etroeungt-la-Chauss\u00e9e, Ramousies, Floyon, Beaurieux, Dompierre, Limont-Fontaine, Maroilles, F\u00e9ron, Marbaix. A Landrecies, ils avaient un revenu de 124 mencauds et 3 pintes de bl\u00e9. Par cette longue \u00e9num\u00e9ration, ne concluons pas cependant que le Chapitre est riche \u2022 son revenu annuel tout entier n&rsquo;est alors que de 334 livres, 3 sous et 8 deniers, somme qu&rsquo;il faut partager entre les douze chanoines. Le traitement de chacun de ceux-ci est donc bien modeste (comptes de 1519,de 1542, de 1549).<\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"473\" height=\"800\" data-attachment-id=\"18451\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/la-collegiale-davesnes-sur-helpe-chroniques-et-melanges\/f8dbf1cc0b99b9ca912166ef0487f776bfa7f744-3\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/f8dbf1cc0b99b9ca912166ef0487f776bfa7f744-3.jpg?fit=473%2C800&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"473,800\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"f8dbf1cc0b99b9ca912166ef0487f776bfa7f744-3\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/f8dbf1cc0b99b9ca912166ef0487f776bfa7f744-3.jpg?fit=473%2C800&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/f8dbf1cc0b99b9ca912166ef0487f776bfa7f744-3.jpg?resize=473%2C800&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-18451\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/f8dbf1cc0b99b9ca912166ef0487f776bfa7f744-3.jpg?w=473&amp;ssl=1 473w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2023\/06\/f8dbf1cc0b99b9ca912166ef0487f776bfa7f744-3.jpg?resize=177%2C300&amp;ssl=1 177w\" sizes=\"auto, (max-width: 473px) 85vw, 473px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n<p>Pour expliquer cette insuffisance, il faut se rappeler que Louise d&rsquo;Albret est morte avant d&rsquo;avoir eu le temps de constituer pour le chapitre une dot suffisante, c&rsquo;est \u00e0 dire avant d&rsquo;avoir parachev\u00e9 son \u0153uvre (Registre Coll\u00e9giale f\u00b0 68 Chapitre au Tr\u00e9sorier de sa Majest\u00e9 21 avril 1636).<\/p>\n<p>Cette m\u00e9diocrit\u00e9 si elle est sensible dans les ann\u00e9es ordinaires, devient d\u00e9sastreuse lorsque la guerre s\u00e9vit et que le pays est ravag\u00e9.<\/p>\n<p>Pendant la guerre de Trente ans, les biens du Chapitre sont d\u00e9vast\u00e9s r\u00e9guli\u00e8rement chaque ann\u00e9e, de 1636 \u00e0 1645, et les chanoines avouent \u00eatre incapables de payer la contribution volontaire demand\u00e9e par le gouverneur espagnol d&rsquo;Avesnes, Castel Rodrigo : \u00ab Nous n&rsquo;avons profit\u00e9 d&rsquo;une maille de notre pr\u00e9bende, n&rsquo;ayant seulement re\u00e7u pour payer les serviteurs de l\u2019\u00e9glise, luminaire, etc \u2026 le principal bien (Landrecies) de notre petit Chapitre est occup\u00e9 par l&rsquo;ennemi depuis 1637 (Registre Coll\u00e9giale f\u00b0 80 Chapitre \u00e0 l&rsquo;Archev\u00eaque de Cambrai).\u00bb En 1649, la guerre s\u00e9vissant toujours et les biens situ\u00e9s \u00ab es fronti\u00e8res \u00bb ayant encore \u00e9t\u00e9 ravag\u00e9s, chacun des chanoines ne re\u00e7ut comme traitement pour l&rsquo;ann\u00e9e enti\u00e8re que sept ou huit rasi\u00e8res de bl\u00e9, sans aucun argent (ibid, f\u00b0 8521). La m\u00e9diocrit\u00e9 financi\u00e8re du Chapitre est donc irr\u00e9m\u00e9diable : d\u00e8s l&rsquo;origine, ses revenus sont insuffisants. Avec les ann\u00e9es, l&rsquo;argent perdant toujours de sa valeur, elle devient pauvret\u00e9.<\/p>\n<p>En 1729, les chanoines demandent \u00e0 l&rsquo;archev\u00eaque de Cambrai de r\u00e9duire leur nombre \u00e0 huit \u00ab attendu la modicit\u00e9 de leurs revenus \u00bb (ibid, f\u00b0 220, 26 septembre 1729). Ils avaient alors 8 deniers du Hainaut par jour, soit un peu plus d&rsquo;un demi sou par jour pour chacun (ibid, f\u00b0 376) Souvent m\u00eame cette modique somme ne leur \u00e9tait pas allou\u00e9e : il suffisait d&rsquo;un proc\u00e8s \u00e0 soutenir ou de r\u00e9parations \u00e0 faire faire au ch\u0153ur de l&rsquo;\u00e9glise, par exemple, pour que le montant des pr\u00e9bendes f\u00fbt absorb\u00e9 tout entier et les chanoines priv\u00e9s de tout secours (&nbsp;ibid, f )43).<\/p>\n<p>En 1739, un nouveau r\u00e8glement de perception et de r\u00e9partition permit d&rsquo;assigner \u00e0 chaque chanoine un revenu journalier de 3 sous (R C, f\u00b0 370), mais cette am\u00e9lioration fut jug\u00e9e encore insuffisante car le Chapitre envoya un de ses membres \u00e0 Paris, le 11 janvier 1758, \u00ab pour repr\u00e9senter la modicit\u00e9 de ses revenus \u00bb, en lui laissant pleins pouvoirs pour les d\u00e9marches \u00e0 faire (ibid, f\u00b0 317). C&rsquo;est seulement le 1&Prime; octobre 1765 que l&rsquo;archev\u00eaque de Cambrai consentit \u00e0 supprimer une pr\u00e9bende et le Chapitre continuera de r\u00e9clamer la suppression des trois autres, \u00e0 mesure que les vacances se pr\u00e9senteront (ibid, f\u00b0 341.).<\/p>\n<p>Au total, le chanoine est pauvre parce que sa pr\u00e9bende est insuffisante. Il est aussi mal log\u00e9. En principe, le chanoine dernier arriv\u00e9 au Chapitre prend le logement le plus modeste. Au d\u00e9c\u00e8s de l&rsquo;un de ses confr\u00e8res, il peut esp\u00e9rer<br \/>\u00eatre log\u00e9 un peu mieux, car le plus ancien a le droit de choisir la maison du d\u00e9funt en c\u00e9dant la sienne \u00e0 son suivant (ibid, f 131, f\u00b0 32 et 33).<\/p>\n<p>En 1772, le 26 juin, deux chanoines d\u00e9m\u00e9nagent pour s&rsquo;installer de fa\u00e7on plus confortable, \u00ab les nouvelles maisons \u00e9tant beaucoup plus logeables, chacune ayant une cuisine et une chambre au-dessus \u00bb (R C, f 382). Avec une cuisine et une chambre au-dessus, les chanoines, on le voit, n&rsquo;avaient aucune pr\u00e9tention \u00e0 une installation luxueuse La plupart des maisons canoniales devaient se trouver derri\u00e8re l&rsquo;\u00e9glise : il est fait mention en 1650, d&rsquo;une \u00ab petite maison contigu\u00eb au cimeti\u00e8re.. avec issue sur le dit cimeti\u00e8re pour aller \u00e0 la rue derri\u00e8re le ch\u0153ur de l&rsquo;\u00e9glise&nbsp;coll\u00e9giale&nbsp;\u00bb (ibid, Chapitre au baron de Cr\u00e8vecoeur, f \u00b0 98).<\/p>\n<p>Cette pauvret\u00e9 des chanoines, qui s&rsquo;aggrave \u00e0 mesure que l&rsquo;argent diminue de valeur, est donc plus particuli\u00e8rement sensible au XVIII e si\u00e8cle En 1766, le revenu de chacun d&rsquo;eux n&rsquo;atteint pas 300 livres, et \u00e0 cette \u00e9poque, ils ne sont plus que onze (Ch p 13, note 3) On comprend qu&rsquo;un certain nombre d&rsquo;entre eux sortent du Chapitre pour entrer dans le clerg\u00e9 paroissial. Le pr\u00e9v\u00f4t Gr\u00e2ce, devient ainsi cur\u00e9 de Glageon en 1750 et il est imit\u00e9 par plusieurs de ses coll\u00e8gues qui vont desservir des paroisses aux environs (R C, passim).<\/p>\n<p>Ce qui rend surtout p\u00e9nible la situation financi\u00e8re du Chapitre, ce sont les charges nombreuses auxquelles il doit subvenir avec ses petits revenus. Non seulement il devait payer les serviteurs de ses offices et les enfants de ch\u0153ur,<br \/>mais il avait aussi \u00e0 fournir et a entretenir les ornements sacerdotaux, le mobilier d&rsquo;\u00e9glise et de sacristie, les objets du culte, acheter les cires, etc&#8230;. ; il devait payer le receveur de ses revenus, ses commissionnaires (compte de 1519).<\/p>\n<p>De par ses statuts, il \u00e9tait tenu aussi de faire une distribution aux pauvres de la ville, le premier dimanche de chaque mois, apr\u00e8s l&rsquo;office (&nbsp;R C, f\u00a0\u00bb 31, Advertance au chapitre, 26 octobre 1616.). Il soldait en outre au seigneur d&rsquo;Avesnes et aux seigneurs des enviions les tailles qui pesaient sur ses terres (C C, compte de 1510). C&rsquo;\u00e9tait aussi \u00e0 lui que revenait la charge entretenir le ch\u0153ur de l&rsquo;\u00e9glise : cf le paragraphe consacr\u00e9 \u00e0 la restauration du ch\u0153ur en 1617.<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Les derniers chanoines<\/strong><\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><figure class=\"wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-3 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex\">\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"473\" height=\"800\" data-attachment-id=\"18432\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/la-collegiale-davesnes-sur-helpe-chroniques-et-melanges\/fdd63e3ae7f12791d5fc2caad32bd6b584e17c5c\/\" 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1787\u00bb (voir page 400) le chapitre St Nicolas d&rsquo;Avesnes comptait \u00e0 cette \u00e9poque les douze chanoines dont les noms suivent : de Beaumont, pr\u00e9v\u00f4t ; Christophe, doyen ; Jean, cur\u00e9 de la paroisse ; Gobled, \u00e9col\u00e2tre ; Hauttecoeur, grand chantre ; Rossignol, second chantre et ma\u00eetre de musique , Jespart, Moisez, Nicolas, Dubucquoy, Toilier et Desenfant. Ce dernier est mentionn\u00e9 comme absent. A la fin de 1790, nous retrouvons neuf des chanoines d\u00e9j\u00e0 cit\u00e9s ; mais trois noms manquent, ceux de Christophe, de Toilier et de Desenfant. Christophe \u00e9tait mort en 1788, la chose est certaine. Quant \u00e0 Toilier et Desenfant, peut-\u00eatre aussi \u00e9taient-ils morts \u00e0 cette \u00e9poque ; la chose para\u00eet assez probable, nous n&rsquo;en avons cependant pas de preuve absolue. Si trois chanoines ont disparu de la liste du chapitre depuis la fin de 1786, en revanche nous trouvons, \u00e0 la fin de 1790, le nom de deux nouveaux chanoines ; Bultot et Gahsset, de sorte qu&rsquo;\u00e0 ce moment le chapitre St Nicolas d&rsquo;Avesnes comprend un<br \/>pr\u00e9v\u00f4t, un chanoine cur\u00e9 et neuf chanoines, soit au total onze membres Voici les d\u00e9tails que nous avons pu recueillir jusqu&rsquo;ici sur ces onze chanoines. Ils auraient \u00e0 coup s\u00fbr besoin d&rsquo;\u00eatre compl\u00e9t\u00e9s en plus d&rsquo;un point ; mais nous avons conscience de n&rsquo;avoir rien avanc\u00e9 que de certain ; du moins, nous y sommes-nous efforc\u00e9.<\/p>\n<p>Le pr\u00e9v\u00f4t du chapitre, Michel DE BEAUMONT (ou Debeaumont) \u00e9tait n\u00e9 \u00e0 Eclaibes en 1715, puisque le 11 janvier 1791 il est indiqu\u00e9 comme \u00e2g\u00e9 de 75 ans \u2014 chanoine depuis 1752, pr\u00e9v\u00f4t depuis 1782, il pr\u00eata le serment de fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 la Constitution civile du clerg\u00e9 On le retrouve encore \u00e0 Avesnes dans le courant de 1793, et; il est signal\u00e9 alors comme vicaire du cur\u00e9 constitutionnel Jean. Nous ignorons o\u00f9 et quand il mourut.<\/p>\n<p>HAUTCOEUR (ou Hauttecoeur) Bon-Pierre devient chanoine en 1760 ; et, doyen du chapitre, en 1788, succ\u00e9dant en cette qualit\u00e9 \u00e0 Christophe dont il a \u00e9t\u00e9 parl\u00e9 plus haut. Il \u00e9tait \u00e2g\u00e9 de 57 ans au d\u00e9but de 1791 II est tout \u00e0 fait certain qu&rsquo;il pr\u00eata le serment de fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 la Constitution civile du clerg\u00e9 , mais, il est certain aussi qu&rsquo;il en \u00e9prouva promptement du regret (lettre de Targne ex- vicaire de Floyon, en date du 12 d\u00e9cembre 1801 \u00e0 M. Godefroy, disant qu&rsquo;au commencement de 1792 il fut charg\u00e9 de relever M. Hautcoeur duquel aucune r\u00e9tractation publique ne fut exig\u00e9e). Apr\u00e8s le Concordat, on trouve Bon- Pierre Hautcoeur, en qualit\u00e9 de pr\u00eatre habitu\u00e9 \u00e0 Avesnes. Il mourut le 15 mars 1814.<\/p>\n<p>JEAN (Pierre-Fran\u00e7ois) \u00e9tait chanoine et cur\u00e9 de St Nicolas depuis 1781. Il pr\u00eata le serment de fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 la Constitution civile, demeura cur\u00e9 constitutionnel d&rsquo;Avesnes et \u00ab abdiqua \u00bb en germinal an 2 Dans une note de ses \u00ab Promenades dans l&rsquo;arrondissement d&rsquo;Avesnes \u00bb, tome 2, p. 46, M\u00a0\u00bb 8 Cl\u00e9ment H\u00e9mery reproduit la note suivante \u00e0 son sujet : \u00ab Le pasteur (elle ne le nomme pas ; mais c&rsquo;est manifestement de lui qu&rsquo;il s&rsquo;agit) avait quitt\u00e9 son troupeau sans scandale ; une vocation incertaine eut ce r\u00e9sultat presque sans cons\u00e9quence, dans ces jours de doutes et d&rsquo;erreurs .\u00bb<\/p>\n<p>GOBLED (Jean-Baptiste), \u00e2g\u00e9 de 71 ans au d\u00e9but de 1791 \u00e9tait chanoine depuis 1748 ; il \u00e9tait \u00e9col\u00e2tre. Lui aussi pr\u00eata le serment de fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 la Constitution civile. On le trouve encore \u00e0 Avesnes en 1792 et au d\u00e9but de 1793. Il mourut soit \u00e0 la fin de 1793, soit au d\u00e9but de 1794.<\/p>\n<p>ROSSIGNOL (C\u00e9sar-Joseph) devint chanoine de St Nicolas d&rsquo;Avesnes en 1764. Api es avoir pr\u00eat\u00e9 le serment de fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 la Constitution civile, il demeura \u00e0 Avesnes ; il y remplit vers la fin de la R\u00e9volution les fonctions de cur\u00e9 constitutionnel. On l&rsquo;y trouve encore en 1801. Un poste de vicaire \u00e0 Avesnes lui fut offert en 1803, poste qu&rsquo;il n&rsquo;accepta pas.<\/p>\n<p>JESPART (Philippe-Joseph), n\u00e9 \u00e0 Avesnes le 16 mai 1742 devint chanoine en 1768. Il pr\u00eata le serment de fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 la Constitution civile le 30 janvier 1791, afin, dit-il plus tard, de pouvoir se livrer \u00e0 l&rsquo;instruction de la jeunesse.<br \/>Il se r\u00e9tracta dans le courant de l&rsquo;ann\u00e9e 1801. Vicaire d&rsquo; Avesnes en 1808, il mourut aum\u00f4nier de l&rsquo;hospice civil de cette ville le 30 juin 1820.<\/p>\n<p>MOISEZ ou Moiset (Jacques-Joseph) naquit \u00e0 Avesnes le 31 d\u00e9cembre 1750. Il devint chanoine en 1777 ; apr\u00e8s avoir pr\u00eat\u00e9 serment de fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 la Constitution civile, il demeura \u00e0 Avesnes, y fut un temps officier municipal, \u00ab abdiqua \u00bb, je pense, comme Jean ; mais le 16 d\u00e9cembre 1801 se r\u00e9tracta publiquement \u00ab avec \u00e9clat et larmes abondantes \u00bb (lettre de Piton, futur doyen d&rsquo;Arleux, alors \u00ab missionnaire dioc\u00e9sain \u00bb dans la r\u00e9gion, \u00e0 Godefroy) Cur\u00e9 de S\u00e9meries le 24 octobre 1802, il mourut le 25 juillet 1818.<\/p>\n<p>NICOLAS (Fran\u00e7ois-Toussaint), chanoine depuis 1782, avait 61 ans au d\u00e9but de 1791. Il pr\u00eata le serment de fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 la Constitution civile ; et fut nomm\u00e9 cur\u00e9 constitutionnel de Tr\u00e9lon. Il ne semble pas qu&rsquo;il ait mis grande diligence \u00e0 gagner ce poste, car une lettre du procureur- syndic du district d&rsquo;Avesnes, du 4 janvier 1792 interdit de le payer jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;il se soit rendue \u00e0 son poste. Il<br \/>finit pourtant par s&rsquo;y rendre ; et on l&rsquo;y trouve encore en 1801 D\u00e9sign\u00e9 apr\u00e8s le Concordat pour la cure de Solre-libre (Solre-le-Ch\u00e2teau), il mourut presque aussit\u00f4t (fin de 1802 \u2014 sans doute le 10 novembre 1802). Nicolas \u00e9tait avant la R\u00e9volution principal du coll\u00e8ge royal d&rsquo;Avesnes.<\/p>\n<p>DUBUCQUOY (Charles-Fran\u00e7ois-Joseph, n\u00e9 \u00e0 Saint-R\u00e9my-Chauss\u00e9e le 26 mars 1755 devint chanoine d&rsquo;Avesnes en 1782. Je pense qu&rsquo;il pr\u00eata le serment de fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 la Constitution civile ; mais, par la suite, il \u00e9migra dans le Hainaut. Apr\u00e8s le Concordat, on le retrouve cur\u00e9 d&rsquo;Englefontaine, puis en 1807, doyen de Landrecies ; et, enfin, en 1819, cur\u00e9-doyen de St-Christophe \u00e0 Tourcoing. C&rsquo;est dans cette derni\u00e8re ville qu&rsquo;il mourut le 28 janvier 1828.<\/p>\n<p>BULTOT (Philippe-No\u00ebl-Marie) naquit \u00e0 Avesnes le25 d\u00e9cembre 1757 Le \u00ab Calendrier g\u00e9n\u00e9ral du gouvernement de Flandre \u00bb, etc pour 1787, le signale comme grand clerc \u00e0 la paroisse d&rsquo;Avesnes En 1787 il est chanoine Le 30 janvier 1791 il pr\u00eate le serment de fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 la Constitution civile. L&rsquo;ann\u00e9e suivante, il quitte la France pour se r\u00e9fugier \u00e0 Mons. On le trouve vicaire \u00e0 Dour en 1794. Apr\u00e8s le Concordat, il devient cur\u00e9 de Dompierre o\u00f9 il meurt le 3 mai 1828.<\/p>\n<p>GALISSET (Charles-Louis), n\u00e9 \u00e0 Avesnes en 1762 ordonn\u00e9 pr\u00eatre en 1786, devint chanoine en 1788 II exer\u00e7ait en 1790 les fonctions de professeur de rh\u00e9torique au coll\u00e8ge royal d&rsquo;Avesnes. Pr\u00eata-t-il le serment de fid\u00e9lit\u00e9 \u00e0 la Constitution ? La chose n&rsquo;est pas certaine ; toujours est-il qu&rsquo;il \u00e9migra bient\u00f4t. Une lettre de la municipalit\u00e9 d&rsquo;Avesnes, en date du 18 d\u00e9cembre 1792, au procureur-syndic Groslevin le met \u00ab au nombre de ceux qui sont sortis de la R\u00e9publique \u00bb. Apr\u00e8s le Concordat il devint, de 1802 \u00e0 1832, cur\u00e9 de St Aubin. Il mourut le 9 juillet 1832.<\/p>\n<p>MAURICE CHARTIER.<br \/>Professeur au Grand S\u00e9minaire<br \/>de Cambrai.<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>L'\u00e9glise actuelle en photos<\/strong><\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"459\" height=\"613\" data-attachment-id=\"10383\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/avesnes-sur-helpe\/image-1711\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-41.png?fit=459%2C613&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"459,613\" data-comments-opened=\"1\" 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Il est du XIII e si\u00e8cle. Il est form\u00e9 d\u2019une abside polygonale \u00e0 cinq pans, plus basse que la nef. Le pavement du ch\u0153ur eut lieu en 1851 (ADN S\u00e9rie 4 V).<\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"4032\" height=\"3024\" data-attachment-id=\"3018\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/avesnes-sur-helpe\/img_5425\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/IMG_5425.jpg?fit=4032%2C3024&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"4032,3024\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;2.2&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;iPhone SE&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1557067857&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;4.15&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;320&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0.058823529411765&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" 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peints sur chaque face, et qui pivotent de chaque c\u00f4t\u00e9 d\u2019un panneau central aujourd\u2019hui disparu. Il repr\u00e9sente des sc\u00e8nes de vie de Saint S\u00e9bastien que l\u2019on invoquait autrefois contre la peste.<\/p>\n<p>Watteau exprime ici l\u2019\u00e9lan ascensionnel et d\u00e9montre toute sa ma\u00eetrise technique dans un style typique du baroque tardif. Watteau acheva le cycle en 1768 et les toiles sont rest\u00e9es en place dans leur cadre d\u2019origine depuis le XVIIIe, ce qui les rend d\u2019autant plus rares et pr\u00e9cieuses.<\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"4032\" height=\"3024\" data-attachment-id=\"3024\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/avesnes-sur-helpe\/img_5455\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/IMG_5455.jpg?fit=4032%2C3024&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"4032,3024\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;2.2&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;iPhone SE&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1557068439&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;4.15&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;200&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0.03030303030303&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" data-image-title=\"IMG_5455\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/IMG_5455.jpg?fit=840%2C630&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/IMG_5455.jpg?fit=840%2C630\" alt=\"\" class=\"wp-image-3024\" style=\"width:592px;height:443px\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/IMG_5455.jpg?w=4032&amp;ssl=1 4032w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/IMG_5455.jpg?resize=300%2C225&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/IMG_5455.jpg?resize=768%2C576&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/IMG_5455.jpg?resize=1024%2C768&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/IMG_5455.jpg?resize=1200%2C900&amp;ssl=1 1200w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/IMG_5455.jpg?w=1680 1680w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/IMG_5455.jpg?w=2520 2520w\" sizes=\"auto, (max-width: 709px) 85vw, (max-width: 909px) 67vw, (max-width: 1362px) 62vw, 840px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">L\u2019orgue construit par Victor Gonzalez dans ses ateliers en 1958, install\u00e9 dans la Coll\u00e9giale d\u2019Avesnes-sur-Helpe en 1964 par Jean-Marc Cicchero.<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"377\" height=\"502\" data-attachment-id=\"3139\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/avesnes-sur-helpe\/img-5493\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/IMG-5493.jpg?fit=377%2C502&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"377,502\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;CARRE&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1557158372&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" data-image-title=\"IMG-5493\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/IMG-5493.jpg?fit=377%2C502&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/IMG-5493.jpg?resize=450%2C600\" alt=\"\" class=\"wp-image-3139\" style=\"width:320px;height:427px\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/IMG-5493.jpg?w=377&amp;ssl=1 377w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/IMG-5493.jpg?resize=225%2C300&amp;ssl=1 225w\" sizes=\"auto, (max-width: 377px) 85vw, 377px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>Dalle fun\u00e9raire d\u2019Adrien de Blois mort en 1561 et de sa femme Jeanne Lallaing.<\/em><\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<p>Sous la tribune d\u2019orgues, figure la pierre tombales d\u2019Adrien de Blois, bailli de la terre d\u2019Avesnes et gouverneur de la ville de 1544 \u00e0 1555. Il est repr\u00e9sent\u00e9 aux c\u00f4t\u00e9s de sa femme. Cette pierre, d\u2019un beau marbre rouge, a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s d\u00e9t\u00e9rior\u00e9e dans l\u2019incendie de la tour en 1944.<\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"456\" height=\"614\" data-attachment-id=\"10385\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/avesnes-sur-helpe\/image-1713\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-43.png?fit=456%2C614&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"456,614\" data-comments-opened=\"1\" 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class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"3024\" height=\"4032\" data-attachment-id=\"3058\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/avesnes-sur-helpe\/img_5427-3\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/IMG_5427-2.jpg?fit=3024%2C4032&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"3024,4032\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;2.2&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;iPhone SE&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1557067893&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;4.15&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;400&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0.058823529411765&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" data-image-title=\"IMG_5427\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" 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class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"457\" height=\"611\" data-attachment-id=\"10387\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/avesnes-sur-helpe\/image-1715\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/image-45.png?fit=457%2C611&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"457,611\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"image\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" 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Les grandes toiles sont aussi de Louis Watteau : saint Jean Baptiste baptisant, saint Nicolas apparaissant aux gal\u00e9riens et apaisant la temp\u00eate, saint S\u00e9bastien<\/em><\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"361\" height=\"500\" data-attachment-id=\"19887\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/la-collegiale-davesnes-sur-helpe-chroniques-et-melanges\/image-48-a\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/image-48-A.jpg?fit=361%2C500&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"361,500\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;fr\\u00e9d\\u00e9ric 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Le tableau repr\u00e9sente les Fran\u00e7ais mis en fuite par des essaims d\u2019abeilles, gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019intervention de la Vierge, en 1498.<\/em><\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<p>La l\u00e9gende des mouches :<\/p>\n<p>En 1498, alors que le Hainaut appartient aux Pays-Bas, les arm\u00e9es fran\u00e7aises assi\u00e8gent Avesnes, place forte de premi\u00e8re importance. Le 21 novembre, jour de la pr\u00e9sentation, les paroissiens r\u00e9unis en grand nombre dans l\u2019Eglise prient la Sainte Vierge avec ferveur pour la d\u00e9livrance de leur ville.<\/p>\n<p>C\u2019est alors que les abeilles du ch\u00e2teau fort d\u2019Avesnes, troubl\u00e9es par la mitraille, sortent de leurs ruches et forment un rempart en face de l\u2019ennemi qui se disperse en toute h\u00e2te. C\u2019est pourquoi, dans les armes d\u2019Avesnes, figurent une ruche et neuf abeilles.<\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"4032\" height=\"3024\" data-attachment-id=\"3075\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/avesnes-sur-helpe\/img_5439\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2019\/05\/IMG_5439.jpg?fit=4032%2C3024&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"4032,3024\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;2.2&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;iPhone 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On d\u00e9plore la destruction par les flammes du retable situ\u00e9 dans la chapelle sud, retable qui abritait 3 tableaux r\u00e9alis\u00e9s en 1768 par Louis Watteau (Le Miracle de Saint-Nicolas qui sauve les marins \u2013 le Martyre de Saint-S\u00e9bastien et le Bapt\u00eame du Christ), class\u00e9s Monuments Historiques en 1913, en m\u00eame temps que la coll\u00e9giale elle m\u00eame.<\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"468\" height=\"369\" data-attachment-id=\"19810\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/la-collegiale-davesnes-sur-helpe-chroniques-et-melanges\/incendie-collegiale-2021\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/Incendie-collegiale-2021.jpg?fit=468%2C369&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"468,369\" data-comments-opened=\"1\" 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titre des Monuments Historiques, un diagnostic pr\u00e9alable pour identifier de mani\u00e8re exhaustive l\u2019ampleur et la nature des alt\u00e9rations et formuler des pr\u00e9conisations.&nbsp;<\/p>\n<p>Au-del\u00e0 du foyer de l\u2019incendie, m\u00eame si sa structure n\u2019est pas endommag\u00e9e la coll\u00e9giale a subi de s\u00e9rieux d\u00e9g\u00e2ts : pierres soutenant une vo\u00fbte \u00e9clat\u00e9es, tableaux noircis, vitraux fragilis\u00e9s \u00e0 cause de la chaleur, tuyaux d\u2019orgue d\u00e9form\u00e9s \u00e9galement par la chaleur bien qu&rsquo;ils soient situ\u00e9s \u00e0 30 m\u00e8tres du foyer\u2026<\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"487\" height=\"401\" data-attachment-id=\"19809\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/la-collegiale-davesnes-sur-helpe-chroniques-et-melanges\/incendie-chapelle-st-nicolas\/\" 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soci\u00e9t\u00e9 arch\u00e9ologique et historique d l\u2019arrondissement d\u2019Avesnes vendu \u00e0 12 euros, frappes de m\u00e9dailles comm\u00e9moratives, organisation de concerts, participation aux f\u00eates locales &#8230;<\/p>\n<p class=\"has-text-align-left\">\u00ab Tous les locaux ont un r\u00f4le \u00e0 jouer pour la r\u00e9novation de leur phare, c\u2019est notre patrimoine au-del\u00e0 de toute id\u00e9e religieuse, confient Henri Boute et Marie-Fran\u00e7oise Potier, deux des membres les plus actifs. Nous continuerons d\u2019organiser r\u00e9guli\u00e8rement des \u00e9v\u00e9nements pour collecter des fonds, afin de ne pas oublier la coll\u00e9giale. \u00bb<\/p>\n<p class=\"has-text-align-left\">L&rsquo;Association depuis sa cr\u00e9ation a ainsi b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de dons d\u2019associations et de 200 dons de particuliers et toutes les actions cumul\u00e9es ont permis une \u00e9pargne de 50 000 euros. \u00ab Cette somme n\u2019est pas destin\u00e9e \u00e0 la restauration du monument en tant que tel mais \u00e0 sa mise en valeur et son animation sous des formes \u00e0 d\u00e9finir, une fois la restauration termin\u00e9e \u00bb. (La Voix du Nord 13 Mai 2023)<\/p>\n<p class=\"has-text-align-left\">En mai 2024, Fran\u00e7ois Bisman, l&rsquo;architecte du patrimoine, choisi par la municipalit\u00e9 d&rsquo;Avesnes-sur-Helpe pour diriger le chantier de l&rsquo;\u00e9difice religieux, a re\u00e7u de la DRAC l&rsquo;autorisation des travaux avec, entre autres pr\u00e9conisations, la restauration d\u2019une grande toile et l\u2019exposition \u00e0 terme des vestiges du retable dans la coll\u00e9giale . (La Voix du Nord 17 Mai 2024)<\/p>\n<p>Le co\u00fbt du chantier pr\u00e9vu sur une dur\u00e9e de trois ans est \u00e9valu\u00e9 \u00e0 5, 8 millions hors retable (200 000 euros pour le retable). Il sera subventionn\u00e9 \u00e0 80 % dont deux millions d\u2019euros avec le Pacte Sambre Avesnois Thi\u00e9rache et le reste soit 1, 2 million d\u2019euros pris en charge par l&rsquo;assurance.<\/p>\n<p>Certes cette enveloppe ne pourra pas remplacer les tableaux de Watteau d\u00e9finitivement perdus estim\u00e9s \u00e0 600.000 euros et les cl\u00e9s de vo\u00fbte \u00e0 jamais d\u00e9truites mais elle permet d\u2019envisager une restauration plus profonde de l\u2019\u00e9difice, ce dont elle a un besoin.<\/p>\n<p><strong>Appel d\u2019offre (march\u00e9 public)<\/strong> Pouvoir adjudicateur : Ville d\u2019Avesnes\/Helpe. <strong>Objet du march\u00e9 <\/strong>: Restauration suite \u00e0 incendie, Coll\u00e9giale Saint-Nicolas Avesnes-sur-Helpe<br \/><strong>Type de March\u00e9<\/strong> : Ex\u00e9cution<br \/><strong>Type de proc\u00e9dure<\/strong> : proc\u00e9dure adapt\u00e9e selon art. R2123 du d\u00e9cret n\u00b0 2018-1075 du 03.12 2018 du code de la commande publique Date de d\u00e9marrage pr\u00e9visionnelle des travaux : 4\u00e8me trimestre 2024 Dur\u00e9e pr\u00e9visionnelle des travaux : \u2013 Tranche Ferme : 22 Mois \u2013 Tranche Optionnelle : 16 Mois Prestation divis\u00e9e en lots :<br \/><strong>D\u00e9lai minimum de validit\u00e9 des offres<\/strong> : 120 Jours. Qualification requises :<\/p>\n<p><strong>Lot 1 :<\/strong> Echafaudages : Qualibat 1413 \u00a0\u00bb Echafaudages (technicit\u00e9 sup\u00e9rieure) \u00a0\u00bb ou \u00e9quivalent, .<\/p>\n<p><strong>Lot 2 :<\/strong> Ma\u00e7onnerie : Qualibat 2194 \u00ab\u00a0Restauration pierre de taille et ma\u00e7onnerie des monuments historiques\u00a0\u00bb, ou \u00e9quivalent, .<\/p>\n<p><strong>Lot 3 :<\/strong> Charpente : Qualibat 2393 \u00ab\u00a0Restauration de charpente des monuments historiques\u00a0\u00bb, ou \u00e9quivalent, .<\/p>\n<p><strong>Lot 4 :<\/strong> Couverture : Qualibat 3194 \u00ab\u00a0Couverture des monuments historiques\u00a0\u00bb, ou \u00e9quivalent, .<\/p>\n<p><strong>Lot 5 :<\/strong> Vitraux : Dossier de r\u00e9f\u00e9rences. .<\/p>\n<p><strong>Lot 6 :<\/strong> D\u00e9cors peints : Master 2, dipl\u00f4me niveau 7 en Conservation-restauration des biens culturels (CRBC), sp\u00e9cialit\u00e9 peintures murales .<\/p>\n<p><strong>Lot 7 :<\/strong> Orgue : Dossier de r\u00e9f\u00e9rences. <\/p>\n<p><strong>Lot 8 :<\/strong> Electricit\u00e9 : Dossier de r\u00e9f\u00e9rences.<br \/><strong>Crit\u00e8res d&rsquo;attribution :<\/strong> Offre \u00e9conomiquement la plus avantageuse appr\u00e9ci\u00e9e en fonction des crit\u00e8res suivants (ordre d\u00e9croissant) : . 1. la valeur technique appr\u00e9ci\u00e9e au regard du m\u00e9moire technique (50 %) . 2. le prix global de la prestation (40 %) . 3. le d\u00e9lai appr\u00e9ci\u00e9 au regard du\/des planning(s) propos\u00e9(s) par l&rsquo;entreprise (10 %)<\/p>\n<p><strong>Date limite de remise des offres :<\/strong> vendredi 4 Octobre 2024 avant 12H00<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La terre d\u2019Avesnes formait une des plus anciennes seigneuries du Hainaut. On en fait remonter l\u2019origine au commencement du onzi\u00e8me si\u00e8cle lorsque vers 1020 le comte Rainier V voulant s\u2019attacher W\u00e9dric-le-Sor, paladin agit\u00e9 et redoutable, lui donna cette terre pour \u00eatre tenue en fief de son comt\u00e9 de Hainaut. 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