{"id":18678,"date":"2023-07-09T16:08:22","date_gmt":"2023-07-09T14:08:22","guid":{"rendered":"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/?page_id=18678"},"modified":"2023-07-10T16:43:36","modified_gmt":"2023-07-10T14:43:36","slug":"les-gouverneurs-du-hainaut","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/les-gouverneurs-du-hainaut\/","title":{"rendered":"Les Gouverneurs du Hainaut"},"content":{"rendered":"\n<h2 class=\"wp-block-heading\">G\u00e9n\u00e9ralit\u00e9s<\/h2>\n\n\n\n<p>Il y avait autrefois, dans la partie m\u00e9ridionale du Hainaut qu&rsquo;on a appel\u00e9e plus tard Hainaut fran\u00e7ais, quatre gouvernements de places-fortes, qui au commencement du XVIIe si\u00e8cle, appartenaient au Pays-Bas, et qui ne sont devenus fran\u00e7ais que pendant ce m\u00eame si\u00e8cle. C&rsquo;\u00e9taient les gouvernements d&rsquo;Avesnes, de Landrecies, du Quesnoy, d\u00e9clar\u00e9s appartenir \u00e0 la France, en vertu du trait\u00e9 des Pyr\u00e9n\u00e9es, en 1659),et celui de Maubeuge, annex\u00e9 \u00e0 ce royaume par le trait\u00e9 d&rsquo;Utrecht, en 1679.<\/p>\n\n\n\n<p>Les gouverneurs de ces villes \u00e9taient nomm\u00e9s pas le roi et avaient jadis un pouvoir immense ; mais d\u00e8s la cr\u00e9ation, en France, de l&rsquo;intendance du Hainaut, les intendants s&rsquo;attach\u00e8rent \u00e0 diminuer consid\u00e9rablement \u00e0 leur profit, le cr\u00e9dit et la pr\u00e9pond\u00e9rance de ces gouverneurs.<\/p>\n\n\n\n<p>Il y avait, dans chacune de ces quatre places, un capitaine (1)&nbsp;ou un gouverneur, qui administrait son gouvernement compos\u00e9 de la ville chef-lieu et d&rsquo;un certain nombre de villages, la plupart environnants. <\/p>\n\n\n\n<p>Le gouverneur, avant d&rsquo;entrer en fonctions pr\u00eatait serment devant le mayeur et les jur\u00e9s de la ville chef-lieu, pour affirmer sa catholicit\u00e9, et jurait, en m\u00eame temps de d\u00e9fendre la ville, de prot\u00e9ger la population, et de soutenir constamment les habitants, selon leurs privil\u00e8ges et les coutumes synodales.<\/p>\n\n\n\n<p>Il pr\u00e9sidait les assembl\u00e9es municipales, notamment lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agissait des affaires de justice et de police, de l&rsquo;administration des biens communaux, des fondations, des ventes et baux, des cri\u00e9es et entreprises se rapportant aux habitants et aux commodit\u00e9s de la commune. Mais, de longue date, ces devoirs et obligations paraissent avoir \u00e9t\u00e9 particuli\u00e8res \u00e0 la ville chef-lieu, ou, au moins, avoir \u00e9t\u00e9 n\u00e9glig\u00e9s pour les localit\u00e9s y annex\u00e9es.<\/p>\n\n\n\n<p>Les gouverneurs, d&rsquo;abord soumis \u00e0 une r\u00e9sidence obligatoire et fixe, ont fini,(dans le XVIIIe si\u00e8cle), pour la plupart, par ne plus venir au chef-lieu de leur gouvernement que pour s&rsquo;y faire installer, allant vivre \u00e0 Paris ou ailleurs , en dehors de leur circonscription. C&rsquo;\u00e9tait l\u00e0 un des abus du si\u00e8cle, abus qui semblait recevoir sa cons\u00e9cration du gouvernement.<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Liste des gouverneurs<\/h2>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading has-text-align-center has-bright-red-color has-text-color\"><strong>GOUVERNEURS D&rsquo;AVESNES<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Blois Tr\u00e9lon (Adrien II de)<\/strong> (1544 \u2014 1555)<\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>DE BLOIS-TR\u00c9LON (ADRIEN&nbsp;II)<\/p>\n<p>Seigneur de Warelles, gouverneur et capitaine d&rsquo;Avesnes, puis de Charlemont.<\/p>\n<p>Ce gentilhomme \u00e9tait bailli de la terre et pairie d&rsquo;Avesnes quand, en 1544, il fut choisi par PhilippeII, duc d&rsquo;Arschot, comme gouverneur et capitaine de la place d&rsquo;Avesnes,<\/p>\n<p>Il \u00e9tait 2e fils d&rsquo;Adrien 1 er de Blois-Tr\u00e9lon, chevalier sgr de Jumigny, de Warelles et de Donstienne, conseiller et chambellan du roi de Castille, et de Catherine de Barban\u00e7on dite Bardenois, et descendait cons\u00e9quemment, par son p\u00e8re,d&rsquo;une branche b\u00e2tarde de la maison de Chastillon.<\/p>\n<p>L&rsquo;un de ses fr\u00e8res, G\u00e9rard, de Blois-Tr\u00e9lon, f\u00fbt gouverneur de Beaumont, et un autre, Louis de Blois-Tr\u00e9lon, c\u00e9l\u00e8bre abb\u00e9 de Liessies, illustra le sacerdoce et acquit une r\u00e9putation de saintet\u00e9.<\/p>\n<p>De son temps, Philippe, prince d&rsquo;Espagne, vint dans les Pays-Bas, o\u00f9 il fut pr\u00e9sent\u00e9 par Charles-Quint, son p\u00e8re. Ce fut le 17 ao\u00fbt 1549, au soir, que ces princes, arriv\u00e8rent \u00e0 Avesnes, o\u00f9 ils firent leur entr\u00e9e officielle. L&#8217;empereur, comme souverain du pays, pr\u00eata le serment accoutum\u00e9 et re\u00e7ut les pr\u00e9sents ordinaires de<em> joyeuse entr\u00e9e<\/em>, et le 13, il se dirigea par Tr\u00e9lon sur Mariembourg.<\/p>\n<p>Ce ne fut que le 2 novembre 1558, qu&rsquo;il devint seigneur de Donstienne, par la cession que Richard de Blois, son fr\u00e8re, lui fit de cette terre, moyennant cent florins de rente annuelle.<\/p>\n<p>Adrien II de Blois figure encore apr\u00e8s 1554 avec le titre de bailli ou pr\u00e9v\u00f4t d&rsquo;Avesnes, dans une foule d&rsquo;actes administratifs inscrits jusqu&rsquo;en 1555 au livre rouge de la mairie d&rsquo;Avesnes, 1er vol.<\/p>\n<p>Quoique ce personnage n&rsquo;ait d\u00fb exercer \u00e0 Avesnes que jusqu&rsquo;en 1555, \u00e9poque o\u00f9 le roi lui a confi\u00e9 le gouvernement de Charlemont, on parle n\u00e9anmoins encore de lui dans le compte de la massarderie de la ville, 1556, pour des d\u00e9penses faites par le mayeur&nbsp;et les jur\u00e9s avec M.de&nbsp;Warelles et son successeur M. de Potelle. On cite aussi dans le m\u00eame compte que&nbsp;Mme&nbsp;de Warelles est arriv\u00e9e \u00e0 Avesnes le 6 juin 1556.<\/p>\n<p>Adrien II de Blois \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 veuf de Adrienne de Hun, veuve \u00e0 son tour, de Gilles de Loyes, sgr. de Crupet, quand, avant 1561, il \u00e9pousa Marie de Gavre ou de Gorr qui surv\u00e9cut \u00e0 son mari, et m\u00eame se remaria avec Jacques sgr. de Bethou.<\/p>\n<p>M. de Warelles laissa par testament du 3 juillet 1561, \u00e0 sa seconde femme sa vie durant, la seigneurie de Donstienne dont elle fit le relief le 29 d\u00e9cembre 1563.<\/p>\n<p>On ne conna\u00eet pas la date exacte de la mort de ce gouverneur ; toutefois, par divers d\u00e9tails certains, on trouve qu&rsquo;il succomba dans l&rsquo;intervalle du 3 juillet 1561 au 29 D\u00e9cembre 1563. D&rsquo;apr\u00e8s sa tombe on doit m\u00eame reconna\u00eetre qu&rsquo;il mourut au mois de d\u00e9cembre. Cette pierre tumulaire, qui est en marbre rouge\u00e2tre, pos\u00e9e \u00e0 ras du pav\u00e9, dans la chapelle de St-Nicolas en l&rsquo;\u00e9glise paroissiale d&rsquo;Avesnes, a 2&nbsp;m&nbsp;65 sur 1&nbsp;m&nbsp;45. Elle reproduit, en bas-relief assez accus\u00e9, un homme cuirass\u00e9 et arm\u00e9, et, \u00e0 c\u00f4t\u00e9 une femme avec une robe tra\u00eenante. Le costume du temps est m\u00eame rendu avec une fid\u00e9lit\u00e9 toute na\u00efve. Chacun de ces deux personnages a la t\u00eate appuy\u00e9e sur un coussin. Au-dessus de la t\u00eate de l&rsquo;homme se trouvait son \u00e9cu, carr\u00e9, surmonte d&rsquo;un heaume et de lambrequins, domin\u00e9 par un cimier figurant la t\u00eate et le col d&rsquo;un oiseau ; l&rsquo;\u00e9cu de la femme, repr\u00e9sent\u00e9 en losange, \u00e9tait soutenu par un ange. Le tout \u00e9tait environn\u00e9 d&rsquo;une \u00e9pitaphe plac\u00e9e en orle et dont on ne sait plus lire que quelques mots, les autres \u00e9tant effac\u00e9s par le frottement.<\/p>\n<p>Le sgr de Warelles n&rsquo;eut d&rsquo;enfants ni de l&rsquo;un ni de l&rsquo;autre lit; mais il laissa deux fils naturels, savoir :<\/p>\n<p>1\u00b0 Jean VI, sgr. de Beauregard, qui \u00e9pousa Catherine de Marne, de laquelle il eut quatre enfants ;<\/p>\n<p>2\u00b0 Charles dit le B\u00e2tard de Blois.<\/p>\n<p>Adrien II de Blois \u00e9tait un vaillant capitaine qui a command\u00e9 momentan\u00e9ment le ch\u00e2teau de Tr\u00e9lon. Un jour tomb\u00e9, avec 25 ou 30 chevaux, dans une embuscade pr\u00e8s de Givet, il faillit y perdre la vie ; il n&rsquo;\u00e9chappa, en effet, dans cette circonstance, que par une sorte de miracle.<\/p>\n<p>Il a toujours m\u00e9rit\u00e9 la confiance des seigneurs d&rsquo;Avesnes dont il \u00e9tait le serviteur le plus s\u00fbr et le plus d\u00e9vou\u00e9.<\/p>\n<p>(Livre rouge, 1, 4, 5, 6, 7, 8; \u2014 Fr. de Rabutin, guerre de Belg. VIII, 663;\u2014 Andr\u00e9 Duchesne, Hist. de la maison de Chastillon-sur-Marne, 194, \u2014 De Courcelles, Dict. g\u00e9n\u00e9alog., XI, art, de Chastillon, p. 82; \u2014Lebeau, Pr\u00e9cis de Vhist. d&rsquo;Avesnes, 128 et 129, note 53. \u2014 S. Bormans, seigles f\u00e9odales de l&rsquo;ancien pays de Li\u00e8ge, art. Donstienne.)<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Carondelet (Ferri Ier de)<\/strong> (1556 \u2014 1565)<\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\">\n<p>CARONDELET (FERRI Ier DE)<\/p>\n<p>Sire de Potelle, d&rsquo;Aunoilles et d&rsquo;Aulnoy, gouverneur d&rsquo;Avesnes. <\/p>\n<p>Armes : d&rsquo;azur \u00e0 la bande d&rsquo;or, accompagn\u00e9e de 6 b\u00e9sants de m\u00eame.<\/p>\n<p>Ferri de Carondelet \u00e9tait le 3e fils de Claude, sgr. de Solre-sur-Sambre et de Jacqueline de Joigny. Il commen\u00e7a la branche des seigneurs et barons de Carondelet et de P\u00f4telle pr\u00e8s du Quesnoy, devenue l&rsquo;a\u00een\u00e9e de la maison de Carondelet.<\/p>\n<p>N\u00e9 en 1515, il devint gentilhomme de l&rsquo;h\u00f4tel de l&#8217;empereur Charles-Quiet qui, depuis, le fit chevalier. Ferri fut nomm\u00e9 aussi, par&nbsp;ce&nbsp;prince, gouverneur et capitaine de la place d&rsquo;Avesnes, ch\u00e2telain d&rsquo;Ath, postes qu&rsquo;il tint depuis 1556 jusqu&rsquo;\u00e0 sa mort.<\/p>\n<p>Jean de Carondelet, archev\u00eaque de Palerme, son oncle, lui fit donation, le 5 mars 1539, des terres et seigneuries de Potelle, d&rsquo;Aunoilles-lez-Quesnoy et d&rsquo;Aulnoy-lez-Valenciennes.<\/p>\n<p>Mari\u00e9 en 1538, avec Catherine d&rsquo;Esnes, en Cambr\u00e9sis, dame de Marcq en Ostrevent, ils firent r\u00e9\u00e9difier ensemble, d\u00e8s 1540, et tel qu&rsquo;il existe encore, le ch\u00e2teau-fort de Potelle flanqu\u00e9 de tours et entour\u00e9 de larges foss\u00e9s.<\/p>\n<p>Ferri avait un vaste h\u00f4tel \u00e0 Valenciennes, rue de la Couture, o\u00f9 fut \u00e9lev\u00e9 depuis le mont-de-pi\u00e9t\u00e9. C&rsquo;\u00e9tait une belle et gracieuse habitation.<\/p>\n<p>Il est souvent question du gouverneur, M. de Potelle, dans le livre rouge de la mairie d&rsquo;Avesnes, o\u00f9 il figure, en cette qualit\u00e9, dans des actes de 1557, 1558, 1559, et 1563 qui concernent l&rsquo;administration de cette ville.<\/p>\n<p>Il est aussi mentionn\u00e9 dans le compte de la massarderie d&rsquo;Avesnes, ann\u00e9e 1556.<\/p>\n<p>Durant son administration, M. de Potelle eut de grandes difficult\u00e9s avec le Duc d&rsquo;Arschot. On voit quels sont les griefs que celui-ci reprochait au gouverneur, dans une p\u00e9tition qui fut apostill\u00e9e au Conseil d&rsquo;Etat \u00e0 Bruxelles le 9 juin 1565. Ces difficult\u00e9s concernaient 1\u00b0 les droits de justice du sgr. Duc, en la ville d&rsquo;Avesnes ; 2\u00b0 la licence des soldats de la garnison, autoris\u00e9s par le gouverneur, pour ravager le pays et d\u00e9truire la chasse ; l&rsquo;audition des comptes du cantuaire de Penthi\u00e8vre, dont&nbsp;ce&nbsp;m\u00eame gouverneur avait exclus les officiers du seigneur Duc ; 4\u00b0 les dommages caus\u00e9s parles soldats de la garnison, dans les bois de la pairie et l&rsquo;offense commise envers ledit seigneur par quelques militaires de la garnison qui avaient tu\u00e9 \u00e0 S&rsquo;-Hilaire, par ordre du gouverneur, une doguesse porteur de la marque dudit sgr. Duc. L&rsquo;apostille de ces articles porte, entre autres, que le gouverneur sera tenu de respecter dor\u00e9navant l&rsquo;autorit\u00e9 du dit sgr. Duc, et que tous ses officiers pourront se trouver \u00e0 la reddition des comptes du cantuaire.<\/p>\n<p>Une lettre de S. A.&nbsp;Mme&nbsp;la gouvernante des Pays-Bas \u00e9crite le 26 septembre 1565, sur chaque point, donne la r\u00e9solution prise au Conseil d&rsquo;Etat \u00e0 l&rsquo;occasion des dol\u00e9ances du Duc contre le gouverneur d&rsquo;Avesnes.<\/p>\n<p>Ferri fit son testament le 13 mai 1562, releva les terres de Potelle et d&rsquo;Aulnoy le 18 mai 1565 et mourut le 18 d\u00e9cembre de la m\u00eame ann\u00e9e. Il fut inhum\u00e9 dans le choeur de l&rsquo;\u00e9glise d&rsquo;Aulnoy, l&rsquo;une de ses terres. Sa veuve, qui lui surv\u00e9cut jusqu&rsquo;en 1596, finit ses jours \u00e0 Mons, o\u00f9 elle s&rsquo;\u00e9tait retir\u00e9e aupr\u00e8s de l&rsquo;une de ses filles, Marie de Carondelet, chanoinesse de ste-Waudru. Son testament \u00e9tait du 15 avril de cette ann\u00e9e.<\/p>\n<p>La famille de Carondelet \u00e9tait ancienne et tr\u00e8s renomm\u00e9e. Jean VI de Carondelet, grand chancelier de Bourgogne est le premier de cette famille qui vint s&rsquo;\u00e9tablir dans les Pays-Bas. Ce fut en 1469 qu&rsquo;il acquit la terre de Potelle. Ferri Ier \u00e9tait le petit-fils du grand chancelier.<\/p>\n<p>(Livre rouge, 1er vol. in-fol\u00b0:, \u2014 Pr\u00e9cis g\u00e9n\u00e9alog. et histor. de la maison de Carondelet ; Invent, des archives de la pairie d&rsquo;Avesnes ; Arch. hist. III; 331).<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Yve (Jean d') <\/strong>(1565 \u2014 1581)<\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\">\n<p>YVE (JEAN D&rsquo;)<\/p>\n<p>chevalier, sgr. de Warelles, de Poix et du Petit-Quesnoy, gourverneur d&rsquo;Avesnes,<\/p>\n<p>Armes : de Vair, \u00e0 3 pals de gueules.<\/p>\n<p>Ce gentilhomme qui \u00e9tait fils d&rsquo;Arnoul d&rsquo;Yve, \u00e9cuyer, sgr. de Rametz et du Petit-Quesnoy, et d&rsquo;El\u00e9onore des Cordes,\u2014 \u00e9tait lui-m\u00eame seigneur de Warelles, de Poix et du Petit Quesnoy. Il devint aussi chambellan de Charles-Quint.<\/p>\n<p>Ce prince le nomma \u00e9galement gouverneur et pr\u00e9v\u00f4t d&rsquo;Avesnes, vers la fin de 1565, ou le commencement de 1566. Il succ\u00e9da, dans cette charge, \u00e0 Ferri de Carondelet, sire de Potelle.<\/p>\n<p>Jean d&rsquo;Yve acquit, dans cette derni\u00e8re ann\u00e9e, de Georges de Mpntigny, chevalier, sgr de Noyelles, toute la terre, justice et seigneurie de- Poix,- formant\u00a0\u00bb un 1 fief relevant du comte de Hainaut, moyennant le prix de 12,329 livres, outre diverses rentes d\u00e9clar\u00e9es. Cet acqu\u00e9reur en fut adh\u00earit\u00ea le 4 mars 1566.<\/p>\n<p>Le mardi de P\u00e2ques, 16 avril 1566, le gouverneur \u00e9tant avec le mayeur, qu&rsquo;il avait r\u00e9cemment cr\u00e9\u00e9 et asserment\u00e9, et les jur\u00e9s de la ville, au nombre de dix, convinrent entre-eux de se r\u00e9unir d\u00e9sormais en l&rsquo;h\u00f4tel-de-ville, tous les jeudis, \u00e0 neuf heures du matin, afin de s&rsquo;occuper ensemble des affaires communales, \u00e0 peine, pour chaque d\u00e9faillant, de payer chaque fois une amende de quatre sols tournois.<\/p>\n<p>En 1575, il eut encore \u00e0 intervenir pour le testament Francquaert. Il y est ainsi d\u00e9sign\u00e9 : <em>Jean d&rsquo;Yve, chevalier, (sgr) de Poix, capitaine-gouverneur et pr\u00e9v\u00f4t d&rsquo;Avesnes.<\/em><\/p>\n<p>On ne trouve qu&rsquo;une seule fois sa signature dans le livre rouge de la mairie d&rsquo;Avesnes 1er vol in-fol\u00b0.<\/p>\n<p>Il avait \u00e9pous\u00e9, selon contrat de mariage du 12 septembre 1545, \u00e9tant simplement bailli de Lessines, Marie d&rsquo;\u00c0uxy, d\u00e0me de Warelles, localit\u00e9 pr\u00e8s d&rsquo;Enghien, un fief ample tenu de Du Bois, sgr de Hoves, \u00e0 cause de sa terre de Graty. Il comprenait la maison, court et cens\u00e9 de Warelles.<\/p>\n<p>Cette dame \u00e9tant morte le 19 D\u00e9cembre 1550, il s&rsquo;\u00e9tait remari\u00e9 avec sa cousine Sibille d&rsquo;Yve, fille d&rsquo;un autre Jean d&rsquo;Yve, sgr de Neuville et de Br\u00e9augies. Il eut d\u00e8s enfants des deux lits. L&rsquo;a\u00een\u00e9, h\u00e9rita de ses biens p\u00e2trimoniaux.et devint gouverneur d&rsquo;Enghien.<\/p>\n<p>On ignore l&rsquo;\u00e9poque exacte de la mort de Jean d&rsquo;Yve, qui tr\u00e9passa vers 1581. On voit son tombeau, commun avec celui de sa femme, en l&rsquo;\u00e9glise paroissiale de Bavay avec une \u00e9pitaphe.<\/p>\n<p>(Livre rouge,, 1&Prime; vol. in-f\u00b0 ; \u2014 Vinchant, VI, 374 ; \u2014 Supp*&nbsp;au Nobil.&nbsp;des Pays-Bas, VI, 79).<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Carondelet (Jean VII de) <\/strong>(1581 \u2014 1581)<\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>CARONDELET, (JEAN VII DE)<\/p>\n<p>chevalier, sgr. de Potelle, d&rsquo;\u00c0ulnoilles, de la Clayette et d&rsquo;Aulnoy, gouverneur d&rsquo;Avesnes.<\/p>\n<p>Armes : d&rsquo;azur \u00e0 la bande d&rsquo;or, accompagn\u00e9e de 6 b\u00e9sants de m\u00eame.<\/p>\n<p>Ce personnage, fils de Ferri Ier de Carondelet, ancien gouverneur d&rsquo;Avesnes, naquit en 1539 et devint membre de la noblesse des Etats du Hainaut, qui assista \u00e0 la s\u00e9ance tenue \u00e0 Mons, le 16 D\u00e9cembre 1564.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir fait ses premi\u00e8res armes avec avantage et succ\u00e8s, il fut appel\u00e9 au gouvernement de Landrecies, qu&rsquo;il exer\u00e7a du 14 f\u00e9vrier 1578 au 27 septembre, 1581 ; puis il fut promu gouverneur d&rsquo;Avesnes, par commission de cette derni\u00e8re date, donn\u00e9e \u00e0 Lisbonne par le roi d&rsquo;Espagne Philippe II, poste qu&rsquo;il ne tint pas longtemps, ayant \u00e9t\u00e9 tu\u00e9 devant Tournai, le 14 novembre suivant.<\/p>\n<p>Il avait fait \u00e0 Bruxelles, le 28 avril 1566, le relief de ses terres et de l&rsquo;h\u00f4tel de Potelle \u00e0 Valenciennes.<\/p>\n<p>Sa veuve, Marguerite de Horion, qu&rsquo;il avait \u00e9pous\u00e9e en 1571, fit les m\u00eames reliefs, le 2 octobre 1582, pour ses enfants avec lesquels elle se retira au ch\u00e2teau de Horion, pays de Li\u00e8ge, o\u00f9 elle mourut. Depuis, cette branche de Carondelet a cess\u00e9 d&rsquo;habiter la terre de Horion pour s&rsquo;\u00e9tablir dans les domaines qu&rsquo;elle poss\u00e9dait pr\u00e8s du Quesnoy, o\u00f9 ses descendants subsistent toujours.<\/p>\n<p>Des quatre enfants que Jean VII eut, deux seulement surv\u00e9cu! ent \u00e0 leurs p\u00e8re et m\u00e8re : Ferri II, fils a\u00een\u00e9, leur succ\u00e9da dans les seigneuries de Potelle, Aulnoilles et autres.<\/p>\n<p>(Livre rouge, 1er vol. in-fol \u00b0 \u2014 Pr\u00e9cis g\u00e9n\u00e9alogique et historique de la maison de Carondelet ; &#8211; Tableau. g\u00e9n\u00e9alogique.<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Anneux (Jacques II d')<\/strong>&nbsp;(1581 \u2014 1588)<\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\">\n<p>ANNEUX (JACQUES D&rsquo;)<\/p>\n<p>\u00e9cuyer, puis chevalier, sgr. d&rsquo;Abancourt,Warlu, Qu\u00e9ant, Buath, la Couture, gouverneur d&rsquo;Avesnes.<\/p>\n<p>Armes : d&rsquo;or, \u00e0 trois croissants de gueules.<\/p>\n<p>Il \u00e9tait fils de Philippe,grand-pr\u00e9v\u00f4t de Cambrai et de Marie de Montigny, dite de Sivry, dame de Buath.<\/p>\n<p>D&rsquo;abord bailli de la terre et pairie d&rsquo;Avesnes, pour Philippe III, duc d&rsquo;Arschot, Jacques fut pourvu vers la fin de 1581 ou au commencement de 1582, du gouvernement de cette ville, par Alexandre Farn\u00e8se, duc de Parme, qui le consid\u00e9rait comme l&rsquo;un des plus vaillants chefs des arm\u00e9es espagnoles et comme un homme de tr\u00e8s bon conseil : \u00e0 ce point m\u00eame que le Duc ne faisait jamais rien d&rsquo;important sans l&rsquo;avoir consult\u00e9.<\/p>\n<p>Les belles qualit\u00e9s et la haute distinction de Jacques d&rsquo;Anneux lui valurent les bonnes gr\u00e2ces d&rsquo;Annoinette de Bourgogne qui, veuve d&rsquo;un grand seigneur, Charles de Croy, duc d&rsquo;Arschot et prince de Chimay, consentit \u00e0 \u00e9pouser ce simple chevalier, contre le gr\u00e9 de ses propres parents.<\/p>\n<p>Jacques d&rsquo;Anneux mourut, en 1588, \u00e0 Avesnes, ou il fut enterr\u00e9e Son tombeau se trouvait dans l&rsquo;\u00e9glise coll\u00e9giale, en la chapelle de N. D. des sept douleurs, sous une sorte de vo\u00fbte recouvrant un enfoncement pratiqu\u00e9 \u00e0 travers le m\u00fbr Nord de cette chapelle qui devint le lieu de s\u00e9pulture de la famille d&rsquo;Anneux. Ce monument, qui devait dominer les autres plac\u00e9s depuis, \u00e9tait compos\u00e9 d&rsquo;un massif de pierre polie, surmont\u00e9 d&rsquo;une belle statue en marbre, repr\u00e9sentant un chevalier \u00e0 genoux, sur- un coussin, les mains jointes, dans l&rsquo;attitude recueillie de la pri\u00e8re. Il \u00e9tait, parait-il, arm\u00e9 de toutes pi\u00e8ces : mais sou heaume et ses gantelets \u00e9taient d\u00e9pos\u00e9s \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s<\/p>\n<p>Tout le tombeau \u00e9tait envelopp\u00e9 d&rsquo;un treillis en fil de fer ; ce qui a fait dire que le personnage qu&rsquo;il concernait avait \u00e9t\u00e9 captif et prisonnier de guerre.<\/p>\n<p>Il n&rsquo;avait surv\u00e9cu que cinq mois \u00e0 sa femme, d\u00e9c\u00e9d\u00e9e \u00e0 Tournai le 29 mai pr\u00e9c\u00e9dent.<\/p>\n<p>Ils laiss\u00e8rent plusieurs enfants, dont Jean, l&rsquo;a\u00een\u00e9, succ\u00e9da \u00e0 son p\u00e8re dans ses charges publiques et dans la plupart de ses terres.<\/p>\n<p>(Livre rouge, tome Ier in-f\u00b0.; \u2014 Le Carpentier, Hist. de Cambray et du Cambr\u00e9sis, II 8 partie, p. 83 ; \u2014 G\u00e9n\u00e9alogie de la maison d&rsquo;Anneux).<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Anneux (Jean d') <\/strong>(1588 \u2014 1629)<\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>ANNEUX, (JEAN D&rsquo;)<\/p>\n<p>chevalier, seigneur d&rsquo;Abancourt, Warlu, Buath, Cr\u00e9vecoeur, etc., pair du Cambresis, ch\u00e2telain-h\u00e9r\u00e9ditaire et vicomte de Cambrai, membre du conseil de guerre de S. M. Cathe, gouverneur d&rsquo;Avesnes.<\/p>\n<p>Armes : d&rsquo;or, \u00e0 trois croissants d&rsquo;azur.<\/p>\n<p>Jean d&rsquo;Anneux fut charg\u00e9, par lettres de S. A. le gouverneur des Pays-Bas du 19 octobre 1588, de tenir provisoirement le gouvernement de la place d&rsquo;Avesnes, vacant par la mort.de son p\u00e8re.<\/p>\n<p>Il fut confirm\u00e9 , en 1589 , dans ce poste , par le roi Philippe II.<\/p>\n<p>Au commencement du XVIIe si\u00e8cle, <em>le grand fief d&rsquo;Hugemont prelz de Dompierre <\/em>\u00e9tait poss\u00e9d\u00e9 par Florent, comte de Berlaimont, qui obtint, de Charles de Croy, duc d&rsquo;Arschot et seigneur dominant, l&rsquo;autorisation d&rsquo;\u00e9clisser, de d\u00e9membrer, et de vendre ce fief, sauf \u00e0 continuer de le tenir de la terre et pairie d&rsquo;Avesnes. Par suite , ce domaine fut mis en vente le 26 ao\u00fbt 1602 et adjug\u00e9 publiquement \u00e0 Jean d&rsquo;Anneux chevalier, sgr. d&rsquo;Abancourt, moyennant le prix de 8000 livres, monnaie du Hainaut, outre le remboursement d\u00e9 certaines dettes conditionn\u00e9es. Quoique le comte Florent e\u00fbt ratifi\u00e9, presqu&rsquo;aussit\u00f4t, la concession, l&rsquo;acqu\u00e9reur ne put toutefois \u00eatre mis en possession d&rsquo;Hugemont que le 26 juin 1603.<\/p>\n<p>Jean d&rsquo;Anneux fit encore, par acte du 24 septembre, 1613 l&rsquo;acquisition du Mar\u00e9chal de St-Luc, de la propri\u00e9t\u00e9 de Crevecoeur, compos\u00e9e de trois fiefs ; mais parce que le vendeur en la c\u00e9dant, n&rsquo;avait pas voulu en garantir l&rsquo;acqu\u00e9reur contre toute \u00e9viction, des difficult\u00e9s d\u00e9j\u00e0 existantes, s&rsquo;\u00e9taient renouvel\u00e9es en cette circonstance, et ce n&rsquo;est qu&rsquo;apr\u00e8s une proc\u00e9dure longue et ruineuse qui continua devant plusieurs juridictions, que ces difficult\u00e9s purent enfin \u00eatre termin\u00e9es.<\/p>\n<p>Ce gouverneur qui avait \u00e9t\u00e9 fait membre du conseil de guerre de S. M. C. en 1611, \u00e9tait de l&rsquo;Assembl\u00e9e des Etats du Hainaut en 1625.<\/p>\n<p>Il mourut en 1629 et fut inhum\u00e9 en l&rsquo;\u00e9glise coll\u00e9giale d&rsquo;Avesnes dans le tombeau de sa famille.<\/p>\n<p>Il avait \u00e9pous\u00e9 Charlotte de Brabant dite de Glimes, h\u00e9riti\u00e8re de Wargnies-le-Grand et d&rsquo;autres lieux, fille d&rsquo;Antoine, sgr de Noyelles, et de Charlotte de Noyelles. Il en eut trois fils, dont Philippe lui succ\u00e9da dans le gouvernement d&rsquo;Aves&nbsp;n\u00e9s;&nbsp;et qui continua la post\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n<p>(Livre rouge, 1er vol. in-folio ; \u2014 Lecarpentier, hist. de Cambray et du Cambr\u00e9sis, 3\u00b0 partie, p. 84 ; \u2014 M\u00e9moires de la Soci\u00e9t\u00e9 d&rsquo;\u00e9mulation de Cambrai, t. XXIII, 2e partie, 197.)<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Anneux (Philippe D') <\/strong>(1630 \u2014 1654)<\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>ANNEUX (PHILIPPE D&rsquo;)<\/p>\n<p>marquis de Grand-Wargnies, baron de Crevecoeur, sgr d&rsquo;Abancourt et autres lieux, premier pair du Cambr\u00e9sis, ch\u00e2telain et vicomte de Cambrai, mestre de camp d&rsquo;un terce d&rsquo;infanterie, membre du conseil de guerre de S. M, catholique, gouverneur d&rsquo;Avesnes.<\/p>\n<p>Armes : d&rsquo;or, \u00e0 trois croissants d&rsquo;azur.<\/p>\n<p>Philippe d&rsquo;Anneux se livra de bonne heure \u00e0 la carri\u00e8re des armes : il n&rsquo;avait pas vingt ans que d\u00e9j\u00e0 il \u00e9tait \u00e0 la t\u00eate d&rsquo;un r\u00e9giment. C&rsquo;\u00e9tait un homme de belle taille, plein de majest\u00e9, gai, courtois, obligeant et fort charitable. Ces belles qualit\u00e9s d\u00e9termin\u00e8rent le roi catholique \u00e0 lui confier le gouvernement d&rsquo;Avesnes, laiss\u00e9 vacant par la mort de son p\u00e8re. Philippe d&rsquo;Anneux fit, le 2 avril 1630 entre les mains du mayeur et des jur\u00e9s du lieu, le serment de garder les privil\u00e8ges de la ville et de maintenir les bourgeois en tranquillit\u00e9 et d&rsquo;assurer les autres devoirs selon le contenu du synode.<\/p>\n<p>C&rsquo;\u00e9tait de son temps que Marie de M\u00e9dicis, dont l&rsquo;ambition avait agit\u00e9 et troubl\u00e9 la cour de France, se d\u00e9termina \u00e0 quitter le royaume : elle partit furtivement de Compi\u00e8gne dans la matin\u00e9e du 19 juillet 1621, et, apr\u00e8s avoir fait un trajet de 30 lieues, sans boire ni manger, elle franchit la fronti\u00e8re et vint coucher, ext\u00e9nu\u00e9e de fatigue, \u00e0 Etroeungt, o\u00f9 elle put enfin se reposer en s\u00fbret\u00e9. Le lendemain 20, elle se dirigea sur Avesnes, dont le gouverneur la devan\u00e7a jusqu&rsquo;\u00e0 mi-route, suivi d&rsquo;un nombreux cort\u00e8ge de dames, en habits de berg\u00e8res. Elle fut accueillie par les autorit\u00e9s constitu\u00e9es avec de grandes d\u00e9monstrations, et descendit en l&rsquo;h\u00f4tel du gouvernement, o\u00f9 elle fut vraiment trait\u00e9e en reine. Elle commandait en effet dans la ville et y donnait le mot d&rsquo;ordre tous les soirs. Le 29 juillet, de grand matin, elle se dirigea sur Mons, accompagn\u00e9e du baron de Crevecoeur et d&rsquo;une belle suite. Cette princesse dina ce m\u00eame jour au chapitre de Maubeuge, et arriva entre six et sept heures du soir&nbsp;\u00e0&nbsp;Mons, o\u00f9 on lui fit une magnifique r\u00e9ception.<\/p>\n<p>Quelques ann\u00e9es plus tard, le Cardinal-infant, gouverneur g\u00e9n\u00e9ral des Pays-Bas, s&rsquo;arr\u00eata encore \u00e0 Avesnes. Les cl\u00e9s de la ville lui furent solennellement pr\u00e9sent\u00e9es le 9 juillet 1636&nbsp;par le magistrat, en la grande salle du ch\u00e2teau, o\u00f9 le prince l&rsquo;avait re\u00e7u. Il les remit alors fort gracieusement entre les mains de ceux \u00e0 qui la garde en avait \u00e9t\u00e9 confi\u00e9e.<\/p>\n<p>Philippe d&rsquo;Anneux avait \u00e9pous\u00e9 Albertine-Ursule Schelaert d&rsquo;Abbendorff, dame de Guersenie qui, rest\u00e9e veuve en 1654, s&rsquo;attacha tout particuli\u00e8rement \u00e0 l&rsquo;\u00e9ducation des quatre enfants qui lui \u00e9taient rest\u00e9s de son mariage.<\/p>\n<p>Toutefois, on ne sait pas positivement l&rsquo;\u00e9poque de la mort du gouverneur qui, au pr\u00f4ne de l&rsquo;\u00e9glise d&rsquo;Avesnes du 2e dimanche apr\u00e8s P\u00e2ques (19 avril) 1654, \u00e9tait recommand\u00e9 aux fid\u00e8les comme \u00e9tant tr\u00e8s-malade. On annon\u00e7ait en m\u00eame temps, une messe en l&rsquo;honneur du marquis de Wargnies pour le lendemain 20. Le 4e dimanche apr\u00e8s la Pentec\u00f4te (12 juin) de l&rsquo;ann\u00e9e suivante, on annon\u00e7ait encore au pr\u00f4ne de l&rsquo;\u00e9glise coll\u00e9giale d&rsquo;Avesnes, la messe de l&rsquo;an \u00e0 la m\u00e9moire de Philippe, marquis de Wargnies. De sorte que l&rsquo;on ne peut rapporter son d\u00e9c\u00e8s, que dans l&rsquo;intervalle du 19 avril au mois de juin 1654.<\/p>\n<p>Le Carpentier a consacr\u00e9 \u00e0 ce personnage dans son Histoire de Cambray, 3\u00b0 partie p. 88 et suivants, quatre pages d&rsquo;\u00e9loges emphatiques plus ou moins m\u00e9rit\u00e9s. Il en fait un h\u00e9ros taill\u00e9 sur un patron antique. Au reste, les d\u00e9tails dans lesquels il entre sur sa mort inattendue, sont tr\u00e8s curieux. Elle fut occasionn\u00e9e par l&rsquo;ignorance d&rsquo;un moine m\u00e9decin. Charg\u00e9 de Soigner une blessure que le marquis s&rsquo;\u00e9tait faite au pied en voulant&nbsp;y&nbsp;extirper un cor, le frater s&rsquo;avisa d&rsquo;appliquer des cantharides sur la plaie. La gangr\u00e8ne se mit dans le membre, qu&rsquo;il fallut couper. Ce brave, que la mort avait respect\u00e9 dans les combats nombreux auxquels il avait pris part, se vit oblig\u00e9 de mourir sur son lit de douleur, dans les affreuses souffrances.<\/p>\n<p>On retrouve dans un compte du Massard, d&rsquo;Avesnes pour l&rsquo;ann\u00e9e 1648, qu&rsquo;il fut pr\u00e9lev\u00e9 sur la maltote de cette ville, la somme de 575 francs pay\u00e9e au gouverneur d&rsquo;Anneux, pour .avoir employ\u00e9 son cr\u00e9dit afin d&rsquo;assurer \u00e0 ladite&nbsp;ville&nbsp;le paiement du bois provenant de la garde d&rsquo;Avesnes.<\/p>\n<p>Ce fut seulement en 1667 que la veuve du marquis ,de Wargnies put \u00eatre maintenue d\u00e9finitivement, par une sentence du grand Conseil, dans la possession des fiefs d&rsquo;Abancourt etautres, contest\u00e9e par St-Luc, qui avait attaqu\u00e9 en nullit\u00e9, pour cause de dol, de l\u00e9sion, etc., la vente de ces domaines, c&rsquo;est-\u00e0-dire plus de 100 ans apr\u00e8s l&rsquo;ouverture de la proc\u00e9dure entam\u00e9e par une enqu\u00eate&nbsp;dii&nbsp;21 mars 1558.<\/p>\n<p>(Livre rouge&nbsp;de la&nbsp;mairie d&rsquo;Avesnes, 1er vol. in-fol0.; \u2014 Livre du pr\u00f4ne de l&rsquo;\u00e9glise d&rsquo;Avesnes ; \u2014 Le Carpentier, Hist. de Cambray et du Cambr\u00e9sis, 3e partie, pp. 84 et suivantes; \u2014 Compte de la massarderie d&rsquo;Avesnes, pour 1648; \u2014 M\u00e9moires de la Soci\u00e9t\u00e9 d&rsquo;\u00e9mulation de Cambrai, t. XXIII, 2e partie, p. 217.<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Gratht (Antoine Van-der-) <\/strong>(1655 \u2014 1660)<\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>GRACHT (ANTOINE VANDER) baron de Wanghen ou Wanghe,Pair de Namur, membre du conseil de guerre et sergent-major de bataille de S. M. catholique, gouverneur d&rsquo;Avesnes.<\/p>\n<p>Armes : d&rsquo;argent au chevron de gueules, accompagn\u00e9 de trois merlettes de sable.<\/p>\n<p>Ce personnage qui fut nomm\u00e9 gouverneur, capitaine et pr\u00e9v\u00f4t d&rsquo;Avesnes au commencement de 1655, fut install\u00e9 en ces qualit\u00e9s, le 30 mars de ladite ann\u00e9e, dans une assembl\u00e9e municipale tenue \u00e0 l&rsquo;h\u00f4tel-de-ville, o\u00f9, apr\u00e8s, avoir exhib\u00e9 sa commission, il a pr\u00eat\u00e9 serment entre les mains du magistrat d&rsquo;Avesnes, de garder \u00ab les privil\u00e8ges de la ville, de maintenir \u00ab les bourgeois en tranquillit\u00e9 et de faire tous les devoirs (n\u00e9cessaires) selon le contenu du synode. \u00bb<\/p>\n<p>Le baron de Wanghe, qui exer\u00e7ait la charge de gouverneur d&rsquo;Avesnes, dans des temps fort difficiles, la tint pour le roi d&rsquo;Espagne, jusqu&rsquo;\u00e0 la r\u00e9union de la -ville d&rsquo;Avesnes \u00e0 la France, en vertu de l&rsquo;art. 40 de la paix des Pyr\u00e9n\u00e9es du 7 novembre 1659.<\/p>\n<p>La remise de la ville eut lieu le 15 mars ,1660, par ce m\u00eame gouverneur, \u00e0 M. Damoresan, commissaire ordinaire &lsquo;des guerres d\u00e9l\u00e9gu\u00e9 \u00e0 cet effet par le vicomte -de Turenne. Ce commissaire en prit imm\u00e9diatement possession , avec toute l&rsquo;artillerie et les munitions de guerre existant dans la place qui fut trouv\u00e9e&nbsp;a&nbsp;garnie de palissades dans tous ses dehors et contrescarpes. \u00bb Le m\u00eame jour, la place&nbsp;fut&nbsp;confi\u00e9e au r\u00e9giment de la marine, qui y tint garnison pour la France.<\/p>\n<p>Le baron de Wanghe, apr\u00e8s avoir successivement \u00e9t\u00e9 gouverneur d&rsquo;Avesnes, de Bergues, d&rsquo;Ypres et de Charlemont, mourut, laissant, de sa femme, Marguerite-Th\u00e9r\u00e8se de Harff issue d&rsquo;une illustre maison du pays de Juliers, deux enfants : Electrude Vander Grath, re\u00e7ue chanoinesse d&rsquo;Andenne le 17 novembre 1658 ; et L\u00e9opold-Guillaume Vander Gracht, baron de Wanghe, devenu pair de Namur, grand-Mar\u00e9chal de la cour de l&rsquo;\u00e9lecteur palatin.<\/p>\n<p>Le baron de Wanghe, p\u00e8re, n&rsquo;exer\u00e7a plus le gouvernement d&rsquo;Avesnes apr\u00e8s 1660.<\/p>\n<p>(Livre rouge de la mairie d&rsquo;Avesnes, 1er vol. in-fol \u00b0 ; \u2014 Leblond, Quartiers g\u00e9n\u00e9alogiques; \u2014 suite du suppl. au Nobil. des Pays-Bas. IV, 254 et 255; \u2014 Reiffenberg, monuments&#8230; 1, 791 ; \u2014 Bonvarlet, Notice chronol. et histor. sur les gr. baillis de Bergues, 42 et 43 : \u2014 Lachesnaye des Bois, Dict. de la Noblesse, VII, 386).<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Broglie (le comte Carles de) <\/strong>(1660 \u2014 1702)<\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>BROGL\u00cfE (CHARLES, COMTE DE)<\/p>\n<p>comte de Santona, marquis de Dormans, gouverneur d&rsquo;Avesnes et autres lieux.<\/p>\n<p>Armes : d&rsquo;or, au sautoir ancr\u00e9 d&rsquo;azur, couronne princi\u00e8re sur V\u00e9cu, couronne ducale sur le manteau.<\/p>\n<p>Connu d&rsquo;abord sous le nom de Caries ou Carlos, il fut noblement \u00e9lev\u00e9 et se destina \u00e0 la carri\u00e8re des armes, o\u00f9 beaucoup de ses a\u00efeux s&rsquo;\u00e9taient d\u00e9j\u00e0 distingu\u00e9s. \u2014 Il \u00e9tait le fils cadet de la nombreuse famille du comte Am\u00e9d\u00e9e de Broglie et d&rsquo;Ang\u00e9lique Tana, co-h\u00e9riti\u00e8re du comt\u00e9 de Santona. \u2014 En 1644, tandis qu&rsquo;il \u00e9tait encore fort jeune, par suite de l&rsquo;alliance de la France avec la Savoye, le prince Thomas venait d&rsquo;\u00eatre nomm\u00e9 g\u00e9n\u00e9ral des arm\u00e9es de Louis XIV, au-del\u00e0 des Alpes, le jeune Caries passa avec son fr\u00e8re, Fran\u00e7ois-Marie, au service de France, et obtint, le 21 octobre de cette ann\u00e9e, une compagnie dans le r\u00e9giment de cavalerie italienne du cardinal Mazarin, dont il devint d&rsquo;abord capitaine, et ensuite lieutenant-colonel, suivant commission du 19 mars 1645. Il servit, la m\u00eame ann\u00e9e, \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e qui couvrit le si\u00e8ge de Roses, combattit \u00e0 Liorens et se trouva \u00e0 la prise de Balaguier. Il \u00e9tait, en 1646, au si\u00e8ge de L\u00e9rida ; en 1647, au second si\u00e8ge de cette place ; \u00e0 la prise d&rsquo;Ager, au si\u00e8ge de Constantin, enfin en 1648, au si\u00e8ge et \u00e0 la prise de Tortose. Il continua de servir, en 1649 , \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e de Catalogne, o\u00f9 l&rsquo;on se tint sur la d\u00e9fensive , tout en emp\u00eachant les Espagnols de faire le si\u00e8ge de Barcelone. Sur la d\u00e9mission de son fr\u00e8re, il fut nomm\u00e9, par commission du 11 mars 1650, Mestre de camp, lieutenant dans la cavalerie d\u00e9j\u00e0 cit\u00e9e.et servit \u00e0 ce titre \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e de Guienne. Il contribua \u00e0 la r\u00e9duction de Bordeaux et de la province, pendant cette ann\u00e9e et les ann\u00e9es suivantes. Cr\u00e9\u00e9 mar\u00e9chal de camp, par brevet du 20 f\u00e9vrier 1652, il \u00e9tait \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e de Flandre et e\u00fbt une commission, dat\u00e9e de Melun le 16 juin, pour commander, dans la Bass\u00e9e, pendant tout le temps que le comte de Broglie, demeurerait prisonnier des ennemis. Il fut employ\u00e9, en 1653, dans l&rsquo;arm\u00e9e command\u00e9e par le mar\u00e9chal de la Fert\u00e9, et concourut \u00e0 la d\u00e9faite d&rsquo;un d\u00e9tachement du prince de Cond\u00e9 pr\u00e8s de Varennes ; \u00e0 la r\u00e9duction du Ch\u00e2teau d&rsquo;Orne et de Sorb\u00e9e ; au si\u00e8ge et \u00e0 la prise de Rethel et de Mouzon. Il obtint ensuite le commandement de Belfort et du ch\u00e2teau d&rsquo;Erle, par commission du 18 f\u00e9vrier 1654 ; il servit, dans la m\u00eame ann\u00e9e au si\u00e8ge et la prise de Stenay, et se porta au secours d&rsquo;Arras.<\/p>\n<p>Etant entr\u00e9 en Italie, en 1655, avec le comte, son fr\u00e8re, il se trouva au si\u00e8ge de Bercello, occup\u00e9 par les Espagnols, et \u00e0 celui de Pavie, lev\u00e9 par les Fran\u00e7ais. D\u00e8s cette ann\u00e9e, continuant ses op\u00e9rations militaires, il servit au si\u00e8ge de Valence, o\u00f9 fut tu\u00e9 son fr\u00e8re, Fran\u00e7ois-Marie, dont il h\u00e9rita le nom et le titre. On lui donna aussi, par commission du 15 juillet, le r\u00e9giment d&rsquo;infanterie allemande qui vaquait par cette mort. Il eut encore, par commission du m\u00eame jour le commandement de la Bass\u00e9e, conserv\u00e9 \u00e0 son neveu, qui \u00e9tait en minorit\u00e9. On lui attribua \u00e9galement, ledit jour, le commandement d&rsquo;un r\u00e9giment d&rsquo;infanterie anglaise dont ce neveu \u00e9tait colonel. Par pouvoir du 8 octobre 1656, il fut cr\u00e9\u00e9 lieutenant g\u00e9n\u00e9ral des arm\u00e9es du roi, et le 6 septembre 1657, il releva la tranch\u00e9e devant La Mothe-au-Bois, et fut bless\u00e9 devant Dunkerque le 9 juin 1658. Son r\u00e9giment d&rsquo;infanterie fut incorpor\u00e9 le 12 d\u00e9cembre 1659, dans le r\u00e9giment d&rsquo;Alsace ; mais il obtint, quelques jours apr\u00e8s, par commission du 16 un autre r\u00e9giment que l&rsquo;on composa d&rsquo;officiers et soldats fran\u00e7ais qui se trouvaient dans les troupes allemandes et italiennes qu&rsquo;on allait r\u00e9former. On lui assigna, par provisions du 22 mars 1660, le gouvernement&nbsp;del\u00e0&nbsp;place d&rsquo;Avesnes, dor.t la survivance fut accord\u00e9e en m\u00eame temps \u00e0 Victor Maurice de Broglie, son neveu. Le comte Caries justifia de sa commission devant le magistrat du lieu, qui l&rsquo;installa dans ses nouvelles fonctions le 27 avril 1660, jour de son entr\u00e9e dans la ville. Il prit possession imm\u00e9diate de son poste. On licencia son r\u00e9giment de cavalerie, le 18 avril 1661, et son r\u00e9giment d&rsquo;infanterie en 1666. \u2014 Employ\u00e9 en qualit\u00e9 de lieutenant-g\u00e9n\u00e9ral, par lettres du 29 ao\u00fbt 1673, il servit dans l&rsquo;arm\u00e9e command\u00e9e par le prince de Cond\u00e9, pour le secours de Bonn, qui ne r\u00e9ussit pas. Il attaqua dans le mois de novembre, le ch\u00e2teau de Warling, sur la Scarpe, et for\u00e7a le commandant \u00e0 capituler au bout de deux jours. Il eut le commandement des pays situ\u00e9s entre Sambre et Meuse, par ordre du 30 mars 1674, et en particulier, par ordre du 7 septembre, celui des villes de S&rsquo;-Quentin, de Guise, du Quesnoy, de Landrecies, de Charleroy et de Rocroy. Il se d\u00e9mit de ce commandement collectif, au mois de janvier 1675 et-ne servit plus depuis, que comme gouverneur d&rsquo;Avesnes.&nbsp;Il&nbsp;mourut \u00e0 Paris, \u00e9tant le doyen des lieutenants-g\u00e9n\u00e9raux de l&rsquo;arm\u00e9e.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir rappel\u00e9 les principaux faits de sa vie militaire il semble \u00e0 propos d&rsquo;indiquer quels sont les autres phases connues de sa vie intime.<\/p>\n<p>Il signait, \u00e9tant parrain \u00e0 Avesnes : <em>Charles de Broglia <\/em>:<\/p>\n<p>D\u00e9cid\u00e9 \u00e0 se fixer en France, il avait sollicit\u00e9 pour lui et ses neveux Victor et Pierre de Broglie, tous les deux officiers fran\u00e7ais, des lettres de naturalisation qu&rsquo;ils avaient obtenues par titres du mois de f\u00e9vrier 1656, registr\u00e9es \u00e0 la cour des comptes le 12 juin 1657.<\/p>\n<p>1661 \u2014Il \u00e9pousa selon contrat de mariage pass\u00e9 \u00e0 Paris le 12 juillet 1661, Anne Elisabeth d&rsquo;Aumont, qui lui surv\u00e9cut jusqu&rsquo;au 27 janvier 1716. II en eut une fille unique: Anne-Catherine de Broglie, mari\u00e9e le 8 avril 1682, \u00e0 Procope Hyacinthe-Joseph, prince do Ligne et du S&rsquo;-Empire, marquis de Moy. Elle en eut huit enfants dont Claude, l&rsquo;un d&rsquo;eux vendit, en 1670, au prince de Cond\u00e9, la terre de Dormans, \u00e9rig\u00e9e en marquisat en 1671 et qui valait 30,000 liv. en revenu.<\/p>\n<p>1667 \u2014 Tandis que le comte de Broglie \u00e9tait gouverneur d&rsquo;Avesnes, le roi et la reine de France, avec leur suite se rendirent en cette place, o\u00f9 ils s&rsquo;arr\u00eat\u00e8rent six jours. Ce fut le 9 juin, 1667, jour du Saint-Sacrement qu&rsquo;ils firent leur entr\u00e9e&nbsp;\u00e0&nbsp;Avesnes.<\/p>\n<p>1679\u2014Le gouverneur fit dire \u00e0 Avesnes, une messe solennelle \u00e0 la m\u00e9moire de son oncle, mgr l&rsquo;\u00e9v\u00eaque de Marseille qui avait succomb\u00e9 durant la peste de 1679.<\/p>\n<p>1684&nbsp;\u2014Ce m\u00eame officier g\u00e9n\u00e9ral obtint de la ville d&rsquo;Avesnes, outre les produits des petites Laguettes,&nbsp;\u00e0&nbsp;Avesnelles, qui lui \u00e9taient lib\u00e9ralement abandonn\u00e9es pour la nourriture de ses chevaux, une gratification de 800 livres pour des services rendus. A propos de pr\u00e9sents faits au gouverneur, au m\u00eame titre, on peut citer ceux que la ville lui a faits en 1677 et qui consistaient en : 30 Rasi\u00e8res d&rsquo;Avoine ; 30 Patacons en num\u00e9raire ; 27 Aunes de tissus \u00e0 30 patars l&rsquo;aune ; 15 Aunes de serviettes \u00e0 11 patars l&rsquo;aune.<\/p>\n<p>1691 \u2014 Le gouverneur et sa femme furent parrain et marraine d&rsquo;un enfant qui figure dans les registres de l&rsquo;\u00e9tatcivil d&rsquo;Avesnes pour 1695.<\/p>\n<p>1695 \u2014 Ce chef militaire fit en 1695, un march\u00e9 pour l&rsquo;habillement de sa compagnie franche, pass\u00e9 devant Me B\u00e9vi\u00e8re, notaire, le janvier 1695.<\/p>\n<p>1698 \u2014 Le comte Caries fit aussi, pardevant Me Diesme, notaire le 18 f\u00e9vrier 1698, un testament par lequel il manifesta le d\u00e9sir d&rsquo;\u00eatre enterr\u00e9 dans le choeur de&nbsp;l&rsquo;\u00eb&nbsp;lise coll\u00e9giale d&rsquo;Avesnes. Il fit encore, le 29 du m\u00eame mois, un codicille tout en faveur des enfants m\u00e2les de sa fille unique : Anne-Catherine.<\/p>\n<p>1702 \u2014D\u00e8s l&rsquo;\u00e9poque de la mort du gouverneur d&rsquo;Avesnes, arriv\u00e9e le 17 mai 1702, des poursuites furent dirig\u00e9es par ses cr\u00e9anciers contre sa succession. Ses meubles et effets furent saisis et vendus publiquement par l&rsquo;interm\u00e9diaire de M. Jean Desliard, huissier, qui rendit compte \u00e0 Me Diesme, notaire, des frais faits en cette occasion.<\/p>\n<p>Nonobstant les dispositions prises pr\u00e9alablement, le comte de Broglie fut inhum\u00e9 en l&rsquo;\u00e9glise de Dormans, o\u00f9 son corps avait \u00e9t\u00e9 transport\u00e9 apr\u00e8s son d\u00e9c\u00e8s, et auquel a \u00e9t\u00e9 annex\u00e9, plus tard, celui de sa veuve.<\/p>\n<p>(Livr\u00e9 rouge de la mairie d&rsquo;Avesnes, 1er vol. in-fol\u00b0, 1, 94 \u2014 Moreri, 1, 538; Tablettes hist. g\u00e9n\u00e9alog et chronolog. IVe partie, p. 151 et 152 ; \u2014 De Corcelles, Dict. g\u00e9n\u00e9alog., Pairs, 87 ; et XII, Ligne 17. \u2014 Le m\u00eame, Dictionnaire des g\u00e9n\u00e9raux fran\u00e7ais,&nbsp;III,&nbsp;212 ; \u2014 Lachesnaye des Bois, Dict. de la noblesse, XIH, 212 ; \u2014 Comptes de la massarderie d&rsquo;Avesnes, ann\u00e9e 1677 et 1683 ; \u2014 Tabellion d&rsquo;Avesnes).<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Broglie (Victor-Maurice de) <\/strong>(1702 \u2014 1727)<\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>BROGLIE (VITOR-MAURICE DE)<\/p>\n<p>marquis de Senonches, mar\u00e9chal de France, gouverneur d&rsquo;Avesnes.<\/p>\n<p>Armes : d&rsquo;or, au sautoir ancr\u00e9 d&rsquo;azur.<\/p>\n<p>Ce personnage, qui naquit en 1639, \u00e9tait encore fort jeune quand, par commission du, 8 juillet 1650, il fut pourvu d&rsquo;un r\u00e9giment d&rsquo;infanterie anglaise qu&rsquo;avait successivement command\u00e9 son p\u00e8re et son oncle, et qui, par un ordre souverain fut incorpor\u00e9 dans les r\u00e9giments des gardes \u00e9cossaises et de Donglas.<\/p>\n<p>Par un brevet du 15 juin 1656, le gouvernement de la Bass\u00e9e lui fut assur\u00e9, et il obtint, par ordre dat\u00e9 d&rsquo;Avignon le 22 mars 1660, la survivance de celui d&rsquo;Avesnes, conf\u00e9r\u00e9e en titre \u00e0 son oncle Carles.<\/p>\n<p>Il e\u00fbt en 1660, par commission du 17 ao\u00fbt&nbsp;dans&nbsp;le r\u00e9giment de cavalerie \u00e9trang\u00e8re, une compagnie que l&rsquo;on r\u00e9forma avec le r\u00e9giment, le 18 avril 1661. En 1666, il obtint un guidon dans les gendarmes de la garde. 11 fit l&rsquo;ann\u00e9e suivante la campagne de Flandre, avec le roi et se trouva aux si\u00e8ges de Tournai, de Douai et de Lille ; aussi, dans la Franche Comt\u00e9, \u00e0 ceux de D\u00f4le , qui se rendit le 14 f\u00e9vrier, et de Gray, pris le 19 du m\u00eame mois. Il obtint, par provisions du 24 avril 1670 la compagnie des chevau-l\u00e9gers de Bourgogne. Il leva en 1674, un r\u00e9giment de cavalerie de son nom ; combattit \u00e0 Seneff, o\u00f9 il chargea plusieurs fois les ennemis \u00e0 la t\u00eate de la gendarmerie. Sa compagnie de chevau-l\u00e9gers d\u00e9 Bourgogne fut transform\u00e9e par lettres-patentes donn\u00e9es \u00e0 Versailles le 25 ao\u00fbt, en une compagnie de gendarmes bourguignons. Le jeune de Broglie plac\u00e9 sous Turenne.et mis \u00e0 la t\u00eate de la compagnie, enfon\u00e7a au combat de Mulhausen, le 29 d\u00e9cembre 1674, o\u00f9 il fut bless\u00e9, les chevau-l\u00e9gers de Lorraine.<\/p>\n<p>Cr\u00e9\u00e9 brigadier, par brevet du 12 mars 1675, il servit en Flandre sous le roi lui-m\u00eame et aussi sous le prince de Cond\u00e9. Il se trouva par suite au si\u00e8ge de Limbourg, qui capitula le 21 juin. Il assista aux si\u00e8ges de Cond\u00e9 et de Bouchain, et e\u00fbt un cheval tu\u00e9 sous lui en repoussant une sortie au si\u00e8ge d&rsquo;Aire. Il se d\u00e9mit en mars, 1676, de son r\u00e9giment de cavalerie. Sous le mar\u00e9chal de Schomberg, il chargea sur l&rsquo;arri\u00e8re-garde du prince d&rsquo;Orange, qui leva le si\u00e8ge de Ma\u00ebstricht. Comme mar\u00e9chal-de-camp, en 1677, il se distingua, sous le commandement du mar\u00e9chal de Cr\u00e9qui, au si\u00e8ge de Fribourg. En 1678,sous le m\u00eame chef, il prit part \u00e0 diff\u00e9rentes actions ; ainsi, il \u00e9tait, le 27 juillet, \u00e0 l&rsquo;assaut du fort de Kell, qu&rsquo;on emporta l&rsquo;\u00e9p\u00e9e \u00e0 la main. Il servit encore au si\u00e8ge de Luxem qui se rendit en 1684.<\/p>\n<p>Il fut cr\u00e9\u00e9 lieutenant-g\u00e9n\u00e9ral des arm\u00e9es du roi, par provisions du 24 ao\u00fbt 1688, et commanda : en Flandre, selon commission du 20 septembre, et en Languedoc, suivant commission du 20 d\u00e9cembre. Il lui fut accord\u00e9 entr\u00e9e et s\u00e9ance au parlement de Toulouse par lettres-patentes du 3 d\u00e9cembre 1691. Il leva un r\u00e9giment d&rsquo;infanterie de son nom, en vertu d&rsquo;une commission du 22 mars 1702. Il se d\u00e9mit, au mois d&rsquo;avril 1703, du commandement de la province du Languedoc, qui, sans autre secours que les milices, parvint \u00e0 maintenir ce pays dans la paix et l&rsquo;ob\u00e9issance, en faisant \u00e9chouer les intrigues des ennemis du roi, qui fomentaient la r\u00e9bellion. Il \u00e9tait le plus ancien des lieutenants-g\u00e9n\u00e9raux lorsqu&rsquo;on le cr\u00e9a mar\u00e9chal de France, par \u00e9tat donn\u00e9 \u00e0 Versailles le 2 f\u00e9vrier 1724. Il pr\u00eata serment pour cette charge le 28 mars suivant et mourut dans son ch\u00e2teau de Buhy le 4 ao\u00fbt, d&rsquo;autres disent le 4 octobre 1727 \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 88 ans.&nbsp;<\/p>\n<p>Le comte de Broglie avait \u00e9pous\u00e9 le 29 ao\u00fbt 1666, Anne de Lamoignon, fille de Guillaume, marquis de Baville, premier pr\u00e9sident au parlement de Paris. Cette dame laissa en 1733, quatre fils; dont plusieurs, se distingu\u00e8rent dans la carri\u00e8re militaire.<\/p>\n<p>Le cadet succ\u00e9da \u00e0 son p\u00e8re comme gouverneur d&rsquo;Avesnes, ainsi qu&rsquo;on le verra ci-apr\u00e8s.<\/p>\n<p>(Livre rouge de la mairie d&rsquo;Avesnes, 1er vol in-fol \u00b0 p. 222 v\u00a0\u00bb ; \u2014 Michaud, Biographie univers., VI 10 ; \u2014 De Courcelles, Dict. des g\u00e9n\u00e9raux fran\u00e7ais, III, 214 ; \u2014 De Courcelles, Dict. g\u00e9n\u00e9alogique. in-8\u00b0&nbsp;t;&nbsp;1, 337 ; t. IV, 340 ; \u2014 Notice hist. et g\u00e9n\u00e9alogique sur la maison de Broglie),<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Broglie (<strong>Achile dit le chevalier de<\/strong>) <\/strong>(1727 \u2014 1750)<\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>BROGLIE (ACH\u00ceIE DIT LE CHEVALIER DE)<\/p>\n<p>lieutenant-g\u00e9n\u00e9ral des arm\u00e9es navales du roi, gouverneur d&rsquo;Avesnes<\/p>\n<p>Armes : d&rsquo;or, au sautoir ancr\u00e9 d&rsquo;azur.<\/p>\n<p>Ce gentilhomme \u00e9tait le fils cadet de Victor-Maurice de Broglie, mar\u00e9chal de France. Il entra dans la, marine et lut re\u00e7u successivement : garde, en 1687 ; enseigne de vaisseau en 1689 ; capitaine de vaisseau, en 1696 ; chef d&rsquo;escadre, le 17 mars 1728. Il \u00e9tait le premier des officiers \u00e0 \u00eatre nommer vice-amiral, quand il se retira du service actif de la marine.<\/p>\n<p>Il fut&nbsp;appel\u00e9, par le roi, pour la survivance de son p\u00e8re au gouvernement de la place 1 d&rsquo;Avesnes et il lui fut assign\u00e9, d\u00e8s lors une pension de 1000 livres sur les fonds de la marine et de 3000 livres sur le Tr\u00e9sor royal ; mais ce ne fut qu&rsquo;apr\u00e8s la mort de son p\u00e8re^ en 1727, qu&rsquo;il put prendre possession de cette charge, qu&rsquo;il exer\u00e7a toute sa vie. En entrant en fonctions, il fut nomm\u00e9 bailli d&rsquo;honneur, du bailliage royal d&rsquo;Avesnes. II devint aussi grand-croix de S&rsquo;-Louis et lieutenant-g\u00e9n\u00e9ral des arm\u00e9es navales de S. M.<\/p>\n<p>On n&rsquo;a d&rsquo;autre correspondance du gouverneur, avec le roi que pour les ann\u00e9es 1729,1730, 1733 et 1734 et c\u00e8ne fut que par des ordres de Louis XV, prescrivant de faire chanter le <em>Te Deum<\/em>, avec des salves de canon, des feux de joie et d&rsquo;autres divertissements, pour des naissances de princes ; pour des victoires ; pour des prises de villes, accus\u00e9s par la transcription faite, dans le livrerouge de la mairie, des ordres donn\u00e9s successivement \u00e0 ce sujet.<\/p>\n<p>Il mourut \u00e0 Paris, o\u00f9 ordinairement il avait sa r\u00e9sidence, le 13 avril 1750, et fut enterr\u00e9 en l&rsquo;\u00e9glise S&rsquo;-Sulpice.<\/p>\n<p>Ayant fait profession dans l&rsquo;ordre de Malte, il n&rsquo;a pas \u00e9t\u00e9 mari\u00e9.<\/p>\n<p>(Livre rouge de la mairie, 2e vol. in-f\u00b0, 93, 104, 105, 107, 108. \u2014 De Courcelles, Dict. g\u00e9n\u00e9alogique Pairs de France, VI, 88, en note. \u2014 Lachesnaye, Dict. de noblesse, XIII, 214 et suivantes; \u2014 Jugement du bailliage d&rsquo;Avesnes).<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Argouges de Fleury (le marquis de)<\/strong> (1750 \u2014 1770)<\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>D&rsquo;ARGOUGES DE FLEURY (HENRI-LODIS)<\/p>\n<p>dit le Marquis, lieutenant-g\u00e9n\u00e9ral des arm\u00e9es du roi, gouverneur d&rsquo;Avesnes.<\/p>\n<p>Armes : \u00e9cartel\u00e9 d&rsquo;or et d&rsquo;azur, \u00e0 3 quinte-feuilles de gueules, sur le tout, 2 en chef et une en pointe.<\/p>\n<p>N\u00e9 le 20 septembre 1689, il entra \u00e0 19 ans dans les mousquetaires et se trouva \u00e0 la bataille d&rsquo;Oudenarde. Ayant \u00e9t\u00e9 fait guidon de la compagnie des gendarmes de la Reine, le 5 f\u00e9vrier 1709, il combattit \u00e0 Malplaquet, le 11 septembre. Ensuite, il devint 1er cornette de la compagnie des chevau-l\u00e9gers de Berri, le 26 du m\u00eame mois, fit la campagne de Flandre en 1710. Puis on le nomma sous-lieutenant de la compagnie des gendarmes bourguignons, avec rang de mestre de camp de cavalerie, le 9 d\u00e9cembre. Il continua de servir en Flandre en 1711 et 1712,et se trouva en cette derni\u00e8re ann\u00e9e aux si\u00e8ges de Douai, du Quesnoy et de Bouchain. Il passa, l&rsquo;ann\u00e9e suivante, \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e du Rhin, et combattit, avec la gendarmerie, aux si\u00e8ges de Landau et de Fribourg. Successivement capitaine-lieutenant de la compagnie des chevau-l\u00e9gers de Berri, le 14 juin 1723, et des chevau-l\u00e9gers Dauphin le 2 avril 1727, il commanda cette derni\u00e8re compagnie, au si\u00e8ge de Kehl, en 1733.<\/p>\n<p>Cr\u00e9\u00e9 brigadier le 20 f\u00e9vrier 1734, et employ\u00e9 \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e du Rhin, par lettres du 1er avril, il se trouva \u00e0 l&rsquo;attaque des lignes de Dellingen, au si\u00e8ge de Philisbourg, servit encore par lettres du 1er mai 1735, et combattit \u00e0 Clausen. La paix se fit presqu&rsquo;aussit\u00f4t.<\/p>\n<p>Promu au grade de mar\u00e9chal-de-camp, le 1er mars 1738, il se d\u00e9mit de la compagnie des chevau-l\u00e9gers Dauphin, fut employ\u00e9 \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e de Bavi\u00e8re, sous le duc d&rsquo;Harcourt, selon lettres du 21 mars 1742.De l\u00e0, il se rendit sur la fronti\u00e8re de Boh\u00eame, mais avec l&rsquo;arm\u00e9e command\u00e9e par le mar\u00e9chal de Maillebois. Ayant pass\u00e9 l&rsquo;hiver en Bavi\u00e8re, il rentra bient\u00f4t en France, avec la r\u00e9serve de 1743, sous les ordres du prince de Conti. Il finit la campagne en Haute-Alsace, sous le commandement du mar\u00e9chal de Coigny, suivant lettres du 1&Prime; ao\u00fbt, et commanda pendant l&rsquo;hiver sur le Rhin en vertu de lettres du i\u00a0\u00bb novembre. D\u00e8s lors, employ\u00e9 \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e d&rsquo;Italie sous le prince de Conti, suivant lettres du Ier f\u00e9vrier 1744, il se trouva au passage du Var&rsquo;; \u00e0 la prise de divers ch\u00e2teaux, dont \u00e9tait celui de Nice ; \u00e0 l&rsquo;attaque des retranchements de Villefranche et \u00e0 leur prise.<\/p>\n<p>Cr\u00e9\u00e9 lieutenant-g\u00e9n\u00e9ral des arm\u00e9es du roi le 2 mai 1744,il eut, le m\u00eame jour, des lettres de service pour l&rsquo;arm\u00e9e d&rsquo;Italie qui fit plusieurs si\u00e8ges dans l&rsquo;\u00e9t\u00e9. Pendant l&rsquo;hiver, selon lettres du 1er novembre, il commanda dans la vall\u00e9e de Barcelonnette. Employ\u00e9, par lettres du 1er avril 1745, sous le mar\u00e9chal de Maillebois, il concourut \u00e0 la prise de la ville et du ch\u00e2teau d&rsquo;Acqui, des places de Sarravelle, de Tortone, de Plaisance, d&rsquo;Alexandrie, de Valence, d&rsquo;Asti, de Casai ; et, en 1746, il se trouva \u00e0 la reprise de la ville et du ch\u00e2teau d&rsquo;Acqui ; aux combats de Refudo et de Tidon. Il continua, par lettres de 10 novembre, \u00e0 servir \u00e0 la m\u00eame arm\u00e9e, mais sous le mar\u00e9chal de Belle-Isle ; puis il contribua \u00e0 chasser les ennemis de la Provence, et, comme les autres troupes, il finit la campagne en mars 1747. Il concourut ensuite \u00e0 la prise de Nice, de Montalban, et de Vintimille, jusqu&rsquo;\u00e0 ce que attaqu\u00e9 par les ennemis, il furent contraints d&rsquo;abandonner leur entreprise. Utilis\u00e9 en Dauphin\u00e9, durant l&rsquo;hiver, en vertu de lettres du 1er novembre, il continua de soigner cette fronti\u00e8re, o\u00f9 il demeura jusqu&rsquo;\u00e0 la fin de janvier 1749. Depuis il n&rsquo;entreprit plus rien : la paix \u00e9tait faite.<\/p>\n<p>On lui conf\u00e9ra le gouvernement d&rsquo;Avesnes, par provisions du 18 avril 1750.<\/p>\n<p>Durant sou administration de gouverneur, on reconstruisit enti\u00e8rement l&rsquo;h\u00f4tel de ville d&rsquo;Avesnes. A cette occasion, on pla\u00e7a, dans les fondations de l&rsquo;\u00e9difice, en 1757, une plaque en plomb portant les noms de l&rsquo;architecte, de l&rsquo;entrepreneur, et des principaux fonctionnaires locaux. Henri-Louis, marquis d&rsquo;Argouges, avec le litre de gouverneur de ville, y figure imm\u00e9diatement avant le mayeur.<\/p>\n<p>Le marquis d&rsquo;Argouges. mourut \u00e0 Paris le 13 janvier 1770. Il n&rsquo;avait pas \u00e9t\u00e9 mari\u00e9.<\/p>\n<p>(Livre rouge de la mairie d&rsquo;Avesnes, 2e vol. in-fol\u00b0 ; \u2014 Lachesnaye des Bois, Dict. de la noblesse, 1, 396 ; \u2014 L&rsquo;abb\u00e9 Expilli, Dictionnaire g\u00e9ographique, II, 220 ; \u2014 Tablettes histor. g\u00e9n\u00e9al. et histor. IVe partie, p. 164 ; \u2014 De Courcelles, Dict. des g\u00e9n\u00e9raux. fran\u00e7ais ; 1,141).<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Le comte de Vercel<\/strong> (1770 \u2014 1788)<\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>MARNAYS DE ST-ANDR\u00c9 (CHARLES)<\/p>\n<p>COMTE DE VERCEL<\/p>\n<p>lieutenant-g\u00e9n\u00e9ral, gouverneur et bailli d&rsquo;honneur des ville et bailliage d&rsquo;Avesnes.<\/p>\n<p>Ce gentilhomme, d&rsquo;abord, capitaine r\u00e9form\u00e9 au r\u00e9giment de la colonelle-g\u00e9n\u00e9rale dragons, le 20 mai 1722, puis exempt de Charost des gardes du roi, le 12 f\u00e9vrier 1723, gouverneur de D\u00f4le, sur la d\u00e9mission de&nbsp;son&nbsp;p\u00e8re, le 15 octobre 1731, servit au si\u00e8ge de Philisbourg, en 1734 ; obtint le 23 avril 1735, une commission pour tenir rang de mestre de camp de cavalerie et fit la campagne sur le Rhin, la m\u00eame \u00a0\u00bb ann\u00e9e ; en Flandre en 1742 ; sur le Mein, o\u00f9 il se trouva \u00e0 la bataille d&rsquo;Ettingen, en 1743.<\/p>\n<p>Cr\u00e9\u00e9 brigadier le 2 mai, d\u00e9clar\u00e9 en novembre 1744 ; employ\u00e9 \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e du roi en Flandre le&nbsp;ler&nbsp;avril 1745, il combattit \u00e0 Fontenoy ; se trouva aux si\u00e8ges des ville et citadelle de Tournay, au combat de Raucoux en 1746 ; aide-major de sa compagnie, avec rang d&rsquo;enseigne le 11 f\u00e9vrier 1748 ; mar\u00e9chal de camp le 16 du m\u00eame mois, il a servi en Flandre du 1er mai jusqu&rsquo;au mois d&rsquo;ao\u00fbt ; devenu second enseigne de sa compagnie le 4 janvier 1752 en quittant l&rsquo;aide-major ; premier enseigne le 11 mars 1752, 3e lieutenant le 1er janvier 1755, employ\u00e9 \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e d&rsquo;Allemagne le 1er mars 1757, il a combattu \u00e0 Hastembeck, s&rsquo;est trouv\u00e9 \u00e0 la conqu\u00eate de Hanovre, et est revenu en France, apr\u00e8s la capitulation de Closterseven, et fut cr\u00e9\u00e9 lieutenant-g\u00e9n\u00e9ral le 17 d\u00e9cembre 1759. Il fut ensuite nomm\u00e9 gouverneur et bailli d&rsquo;honneur des ville et bailliage d&rsquo;Avesnes, le 13 mars 1770 en remplacement de M. d&rsquo;Argouges, d\u00e9c\u00e9d\u00e9. Il devint lieutenant des gardes du corps de S. M., compagnie de Beauveau, et grand croix de S&rsquo;-Louis, le 18 avril 1772. Il exer\u00e7ait encore le gouvernement d&rsquo;Avesnes en 1788, mais on ignore quand et o\u00f9 il mourut.<\/p>\n<p>(Livre rouge de la mairie d&rsquo;Avesnes, fol\u00b0 214 ; Journal politique de Bouillon, 1e quinz. de mars 1770 ; \u2014 Dict. militaire de Fiance).<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading has-text-align-center has-bright-blue-color has-text-color\"><strong>GOUVERNEURS DE LANDRECIES<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Fran\u00e7ois de Thiant, sgr d'Aubry en Ostrevent<\/strong> (... \u2014 1521)<\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>THIANT (FRAN\u00c7OIS DE) Sgr d&rsquo;Aubry, en Ostrevent, gouverneur de Landrecies<\/p>\n<p>Armes : de sinople, au lion d&rsquo;argent arm\u00e9, lampass\u00e9 de gueule, billet\u00e9 d&rsquo;argent.<\/p>\n<p>Fran\u00e7ois de Thiant \u00e9tait gouverneur de Landrecies sous la charge du marquis d&rsquo;Arschot, capitaine-g\u00e9n\u00e9ral du comt\u00e9 de Hainaut, quand, en 1521, le duc de Vend\u00f4me vint assi\u00e9ger cette ville, dont la garde avait \u00e9t\u00e9 confi\u00e9e \u00e0 7 ou 800 lansquenets. L&rsquo;attaque eut lieu le 18 octobre, jour de la franche foire dite de St-Luc, par un corps d&rsquo;aventuriers qui se faisaient appeler les 6000 diables. Trois fois dans la journ\u00e9e ils mont\u00e8rent \u00e0 l&rsquo;assaut, et toujours ils furent vigoureusement repousses par les lansquenets, encourag\u00e9s par le gouverneur qui se comporta vaillamment. N\u00e9anmoins, la garnison et les bourgeois, effray\u00e9s de l&rsquo;audace et de la fureur des assaillants et manquant d&rsquo;ailleurs de vivres et de munitions de guerre, \u00e9vacu\u00e8rent nuitamment la place et se retir\u00e8rent dans la for\u00eat de Mormal, de sorte que, le lendemain matin, les Fran\u00e7ais purent entrer sans difficult\u00e9 dans la ville, qu&rsquo;ils br\u00fbl\u00e8rent et ras\u00e8rent enti\u00e8rement.<\/p>\n<p>Fran\u00e7ois de Thiant est cit\u00e9, par d&rsquo;Outreman, comme ayant \u00e9t\u00e9 pr\u00e9v\u00f4t de Valenciennes en 1529, 1538 et 1551. 11 \u00e9tait d&rsquo;une ancienne maison chevaleresque, qui a tir\u00e9 son nom de la terre de Thiant, en Cambr\u00e9sis et dont la filiation remonte \u00e0 G\u00e9rai d de Thiant, qui, dans le XIIe si\u00e8cle, donna \u00e0 l&rsquo;abbaye de St-Aubert, une portion des d\u00eemes de sa seigneurie.<\/p>\n<p>(d&rsquo;Outreman Hist. de Valenciennes, in-f\u00b0 ; \u2014De Courcelles. Dict. g\u00e9n\u00e9alogique de la noblesse,\u2014Carpentier,Hisl.de Cambrai, 3 vol. in-4\u00b0 ; \u2014 Vely.flist.de France in-4\u00b0 ; \u2014 Macquereau, Hist. de la maison de Bourgogne).<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Andr\u00e9 de Montalembert, sgr d'Ess\u00e9<\/strong> (1543 \u2014 1543)<\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>DE MONTALEMRERT (ANDR\u00c9)<\/p>\n<p>Chevalier, Sgr d&rsquo;Ess\u00e9, connu sous le nom de Brave d&rsquo;Ess\u00e9, gouverneur de Landrecies.<\/p>\n<p>Armes : d&rsquo;argent, \u00e0 la croix ancr\u00e9e de sable.<\/p>\n<p>Ce gentilhomme, n\u00e9 en 1483, d&rsquo;une ancienne et illustre famille, n&rsquo;avait que 12 ans quand il fit ses premi\u00e8res armes \u00e0 la bataille de Fornoue, en 1495. Son esprit et sa valeur lui gagn\u00e8rent la bienveillance de Fran\u00e7ois Ier. Il s&rsquo;\u00e9tait d\u00e9j\u00e0 signal\u00e9 en beaucoup d&rsquo;occasions et \u00e9tait lieutenant de la compagnie de 50 hommes d&rsquo;armes du duc de Montpensier, lorsque en juillet 1543, ce monarque pourvut de Montalembert du gouvernement de Landrecies, que le capitaine Lalande ne pouvait plus remplir, pour cause de maladie. Cette place, alors consid\u00e9r\u00e9e comme la clef du Hainaut, venait d&rsquo;\u00eatre conquise par le roi, qui tenait essentiellement \u00e0 la conserver. Aussi, il s&rsquo;appliqua sans rel\u00e2che \u00e0 en relever les fortifications et \u00e0 l&rsquo;approvisionner. Il y mit pour la d\u00e9fendre, 200 chevau-l\u00e9gers et 3000 hommes de pied. D&rsquo;Ess\u00e9 seconda, de tous ses moyens, les vues de Fran\u00e7ois Ier. Bient\u00f4t la ville fut ravitaill\u00e9e ; mais quelque diligence que l&rsquo;on fit, les travaux de d\u00e9fense \u00e9taient loin d&rsquo;\u00eatre achev\u00e9s quand Charles-Quint vint l&rsquo;investir, avec une aim\u00e9e de 55,000 hommes et 45 pi\u00e8ces de grosse artillerie destin\u00e9es pour le si\u00e8ge. Malgr\u00e9 la faiblesse de la garnison et de la place, dont la muraille pr\u00e9sentait une large br\u00e8che, d&rsquo;Ess\u00e9, loin de se laisser intimider par un ennemi aussi redoutable, osa souvent le harceler et m\u00eame l&rsquo;attaquer. Il d\u00e9ploya tant d&rsquo;art et d&rsquo;habilet\u00e9 dans ses entreprises, que toujours le succ\u00e8s couronna son (audace. Il sut ainsi inspirer le plus vif enthousiasme aux habitants et \u00e0 la garnison, qui rivalis\u00e8rent d&rsquo;ardeur et d&rsquo;intr\u00e9pidit\u00e9. Des gel\u00e9es , entrem\u00eal\u00e9es de pluies froides dur\u00e8rent presque pendant tout le si\u00e8ge et n&rsquo;incommod\u00e8rent pas moins les assi\u00e9g\u00e9s que les assi\u00e9geants, qui \u00e9taient dans la boue et dans l&rsquo;eau jusqu&rsquo;\u00e0 mi-jambe ; \u00e0 quoi on doit peut-\u00eatre attribuer ces attaques fort molles, dont parle M\u00e9z\u00e9ray, qui donn\u00e8rent lieu au proverbe : <em>plus veillaques que les tranch\u00e9es de Landrecies<\/em>. Toutefois, au bout de quelques mois, les nouvelles fortifications, \u00e9lev\u00e9es en terre, dans un mauvais temps et \u00e0 la h\u00e2te, s&rsquo;\u00e9boulaient de toute part : la br\u00e8che s&rsquo;agrandissait d\u00e9mesur\u00e9ment. D&rsquo;un autre c\u00f4t\u00e9, bien que d&rsquo;Ess\u00e9 se fut surtout attach\u00e9 \u00e0 conserver ses soldats et \u00e0 m\u00e9nager ses provisions, il avait cependant perdu beaucoup de monde et il ne lui restait presque plus de vivres. Les soldats, r\u00e9duits \u00e0 une demi-ration de pain et \u00e0 boire de l&rsquo;eau, le vin et la bi\u00e8re manquant depuis longtemps, \u00e9taient ext\u00e9nu\u00e9s de privations et de fatigues. Ceux qui n&rsquo;avaient pas succomb\u00e9 dans cette lutte glorieuse, qui dura plus de trois mois, \u00e9taient couverts de blessures. D&rsquo;Ess\u00e9, lui m\u00eame, en avait re\u00e7u une tr\u00e8s-grave au bras. Telle \u00e9tait l&rsquo;extr\u00e9mit\u00e9 o\u00f9 se trouvait, \u00e0 la mi-octobre, la garnison de Landrecies, dont la position critique ne fit encore qu&#8217;empirer jusqu&rsquo;\u00e0 ce que, \u00e0-la fin du mois, Fran\u00e7ois Ier, donnant le change \u00e0 l&#8217;empereur, ravitailla la place et en renouvela la garnison. Le roi fut si satisfait de la belle d\u00e9fense de d&rsquo;Ess\u00e9, qu&rsquo;il alla au devant lui, l&#8217;embrassa, en pr\u00e9sence de l&rsquo;arm\u00e9e, et le fit gentilhomme de sa chambre. Il r\u00e9compensa aussi tr\u00e8s gracieusement ses braves compagnons d&rsquo;armes, \u00e0 qui il accorda leur vie durant, les privil\u00e8ges et exemptions de la noblesse. En 15748, d&rsquo;Ess\u00e9 fut fait lieutenant-g\u00e9n\u00e9ral commandant l&rsquo;arm\u00e9e d&rsquo;Ecosse et le roi lui donna, l&rsquo;ann\u00e9e suivante, le collier de son ordre, avec le commandement d&rsquo;Ambleteuse. Malgr\u00e9 une maladie grave dont il \u00e9tait attaqu\u00e9, la d\u00e9fense de Th\u00e9rouane lui fut encore confi\u00e9e en 1553. Ce fut sa derni\u00e8re affaire : il fut tu\u00e9 sur la br\u00e8che, qui &#8211; avait soixante pas de face, apr\u00e8s avoir soutenu trois assauts durant dix heures. La mort de ce vaillant capitaine entra\u00eena la perte de la ville que l&rsquo;on emporta quelques jours apr\u00e8s, le 20 juin.<\/p>\n<p>D&rsquo;Ess\u00e9 avait \u00e9pous\u00e9 en 1540,Catherine d&rsquo;IIiers-des-Adrets, dont il eut un fils unique, Gabriel de Montalembert, chevalier seigneur d&rsquo;Ess\u00e9, gentilhomme d&rsquo;honneur de Fran\u00e7ois II.<\/p>\n<p>(De Gourcelles, Hist. g\u00e9n\u00e9al. et Herald., tome XII ; \u2014 Le m\u00eame. Dict. hist. des g\u00e9n\u00e9raux fran\u00e7ais, VIII, 458 ; \u2014 Mor\u00e9ri,- VII, 691 ; \u2014 Mezeray et de Velly, Hist. de France ; \u2014 Dubellay, m\u00e9moires.)<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Jacques Ie de Coucy-Vervins <\/strong>(1543 \u2014 1547)<\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>DE COUCY (JACQUES Ier) sire de Vervins, gouverneur de Landrecies.<\/p>\n<p>Armes : d&rsquo;or \u00e0 un lion de gueules.<\/p>\n<p>Jacques 1er de Coucy, des anciens sires ou barons de Coucy si c\u00e9l\u00e8bres&nbsp;dans&nbsp;les fastes des 11e 12\u00b0 13e et 14e si\u00e8cles ; de cette maison puissante et illustre , dont le nom , apr\u00e8s s&rsquo;\u00eatre perp\u00e9tu\u00e9 dans la ligne masculine jusque dans les derniers temps, vient seulement de s&rsquo;\u00e9teindre en la personne de Jean-Charles, comte de Coucy, archev\u00eaque de Reims, mort en 1834.<\/p>\n<p>La seigneurie de Vervins \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 dans cette famille, au commencement du XIIe si\u00e8cle. Elle \u00e9tait alors poss\u00e9d\u00e9e par Thomas de Coucy dit de Marie, aussi fameux pour sa valeur que pour sa cruaut\u00e9, et qui s&rsquo;intitulait orgueilleusement sire de Coucy par la gr\u00e2ce de Dieu. Son arri\u00e8re-petit fils ayant \u00e9t\u00e9 apanage de cette terre, en 1190, devint l&rsquo;auteur de la branche de Coucy-Vervins, qui a soutenu, dans les armes, la gloire que la branche a\u00een\u00e9e s&rsquo;\u00e9tait acquise.<\/p>\n<p>Jacques 1er de Coucy, sire de Vervins, grand panetier de France., capitaine de 100 chevau-l\u00e9gers et de 1000 l\u00e9gionnaires picards, gouverneur du comt\u00e9 de Marie et de la ville de Landrecies, formait le 15e degr\u00e9 de la g\u00e9n\u00e9alogie de la branche de Coucy-Vervins. Il \u00e9tait fils de Raoul&nbsp;\u00cfII&nbsp;et avait \u00e9pous\u00e9, le 7 septembre 1537, Isabelle dame de Biez, fille d&rsquo;Oudart , mar\u00e9chal de France , de laquelle il eut un fils du m\u00eame nom de Jacques, dont est issue Guillemette de Coucy, mari\u00e9e en 1609 \u00e0 Philippe de Cro\u00ff, comte de Solre-le-Ch\u00e2teau.<\/p>\n<p>D\u00e9sign\u00e9 par le roi pour remplacer le brave d&rsquo;Ess\u00e9, dans le gouvernement de Landrecies, le sire de Vervins entra, \u00e0 la fin d&rsquo;Octobre 1543, avec la nouvelle garnison, compos\u00e9e de 1500 hommes, dans la place que Charles-Quint tenait assi\u00e9g\u00e9e depuis plus de trois mois, mais qu&rsquo;il abandonna bient\u00f4t, d\u00e9sesp\u00e9rant de s&rsquo;en rendre ma\u00eetre.<\/p>\n<p>Le sire de Vervins fut charg\u00e9, l&rsquo;ann\u00e9e suivante, par son beau-p\u00e8re, le mar\u00e9chal de Biez qui commandait en Picardie, de la d\u00e9fense de Boulogne contre les anglais. Apr\u00e8s avoir soutenu pendant six semaines, les efforts de l&rsquo;ennemi et avoir repouss\u00e9 un assaut g\u00e9n\u00e9ral donn\u00e9 le 11 septembre, par quatre br\u00e8ches \u00e0 la fois, manquant de vivres et de poudre il se d\u00e9termina \u00e0 capituler, le 14, sur l&rsquo;avis du conseil de guerre et non comme quelques auteurs l&rsquo;ont avanc\u00e9, contre le d\u00e9sir de tous les officiers de la garnison et m\u00eame les r\u00e9clamations des bourgeois, qui offraient de se d\u00e9fendre seuls, et s&rsquo;engagea, par la capitulation, \u00e0 rendre la place, au bout de quelques jours, si elle n&rsquo;\u00e9tait point secourue. Il est vrai que le lendemain, apr\u00e8s un violent orage qui avait d\u00e9vast\u00e9 le camp anglais, les bourgeois demand\u00e8rent qu&rsquo;on les conduisit&nbsp;\u00e0&nbsp;l&rsquo;ennemi ; mais de Vervins, esclave de sa parole , fut fid\u00e8le \u00e0 la foi jur\u00e9e et rendit la ville au jour convenu. Il en sortit, avec les honneurs de la guerre, et rencontra, non sans surprise, l&rsquo;arm\u00e9e fran\u00e7aise qui lui apportait secours, mais trop tard.<\/p>\n<p>Quelques ann\u00e9es apr\u00e8s, accus\u00e9 de trahison pour la reddition de Boulogne, on fit son proc\u00e8s et par un arr\u00eat du mois de juin 1549, imm\u00e9diatement mis en ex\u00e9cution, il fut condamn\u00e9 \u00e0 \u00eatre d\u00e9capit\u00e9. Jacques II de Coucy-Vervins, son fils, parvint par le cr\u00e9dit d&rsquo;Antoinette de Bourbon duchesse douairi\u00e8re de Guise, \u00e0 faire r\u00e9habiliter la m\u00e9moire de son p\u00e8re. Les lettres obtenues pour la r\u00e9habilitation sont du mois de septembre 1575 et \u00e9manent du roi Henri III.<\/p>\n<p>Ce fils, guid\u00e9 par l&rsquo;int\u00e9r\u00eat et l&rsquo;honneur de sa famille, fit faire le 14 juin 1577, en souvenir de son p\u00e8re de magnifiques fun\u00e9railles, et fit \u00e9lever, \u00e0 sa m\u00e9moire dans le sanctuaire de l&rsquo;\u00e9glise de Vervins, un mausol\u00e9e en marbre avec une inscription rappelant ses qualit\u00e9s et ses exploits et que dom N. Lelong a reproduite dans son <em>Histoire du dioc\u00e8se de Laon. <\/em><\/p>\n<p>(L&rsquo;art de v\u00e9rifier les dates, in-8\u00b0 trad. de 1828 ; \u2014 De Courcelles, Dict. hist. des g\u00e9n\u00e9raux fran\u00e7ais, 9 vol in-8\u00b0 ; \u2014 Le m\u00eame Dict. g\u00e9n\u00e9alogique et h\u00e9raldique, in-48 ; \u2014 N. Lelong, Histoire du Dioc\u00e8se de Laon,- in-4\u00b0 ; Arch. curieuses de l&rsquo;hisU de France, 1er s\u00e9rie tome III ; \u2014Carpentier, Hist. de Cambrai, 3 vol. in-4\u00b0).<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Jacques de Li\u00e9vin <\/strong>(1547 \u2014 1562)<\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>LI\u00c9VIN (JACQUES DE)<\/p>\n<p>Chevalier, sgr de Lonsart et de Famars, lieutenant de la ville de St-Quentin et de tout le Vermandois, gouverneur, capitaine et pr\u00e9v\u00f4t de Landrecies.<\/p>\n<p>Armes : d&rsquo;argent, \u00e0 deux l\u00e9opards de sable.<\/p>\n<p>Il fit ses premi\u00e8res armes sous Charles-Quint ; ayant alors re\u00e7u la suite de 40 hommes d&rsquo;armes, puis de 200 chevau-l\u00e9gers, il fut institu\u00e9 lieutenant de la citadelle de Cambrai, et de la ville de S&rsquo;-Quentin et m\u00eame de tout le Vermandois, sous la charge du comte de M\u00e8ghes. Nomm\u00e9 gouverneur-capitaine et pr\u00e9v\u00f4t de la ville de Landrecies, suivant commission de Philippe II, roi d&rsquo;Espagne, dat\u00e9e de Bruxelles, le 14 avril 1559, apr\u00e8s P\u00e2ques, pour remplacer Jean d&rsquo;Yve, sgr de Rametz, d\u00e9c\u00e9d\u00e9, il fut install\u00e9, le 1er mai suivant, dans ces derni\u00e8res fonctions, apr\u00e8s avoir pr\u00eat\u00e9 serment entre les mains, du capitaine-g\u00e9n\u00e9ral du pays de Hainaut.<\/p>\n<p>Il mourut \u00e0 Landrecies, le 31 d\u00e9cembre 1562 et fut enterr\u00e9 dans l&rsquo;\u00e9glise paroissiale du lieu\u00a0\u00bb, o\u00f9 on voyait son \u00e9pitaphe rapport\u00e9e par F. Vinchant.<\/p>\n<p>Il avait \u00e9pous\u00e9 Philippa de Lamelin, dame de Famars, dont il eut un fils, Charles de Li\u00e9vin, grand homme d&rsquo;Etat, qui embrassa la religion r\u00e9form\u00e9e et fut tu\u00e9 d&rsquo;un coup de canon en 1592, \u00e9tant parvenu \u00e0 la dignit\u00e9 de grand-ma\u00eetre de l&rsquo;artillerie des Provinces-Unies.<\/p>\n<p>La famille de Levin ou Li\u00e9vin a poss\u00e9d\u00e9 pendant plusieurs si\u00e8cles, la Vidamie de Cambrai, que Foulque de Li\u00e9vin, chevalier, a vendue aux chanoines de la m\u00e9tropole, en 1150.<\/p>\n<p>(Carpentier, Hist. de Cambrai,&nbsp;3e&nbsp;partie, 7304. \u2014 F. Vinchant, VI, 375 ; G\u00e9n\u00e9alogie de la famille, etc ).<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Jean VII de Carondelet, sgr de Potelle<\/strong> (1578 \u2014 1581)<\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>CARONDELET (JEAN&nbsp;VII&nbsp;DE) chevalier, sgr. de Potelle, gouverneur de Landrecies<\/p>\n<p>Armes d&rsquo;azur \u00e0 la bande d&rsquo;or, accompagn\u00e9e de six besants de m\u00eame.<\/p>\n<p>Il a d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 parl\u00e9 ailleurs de la famille de Carondelet dont plusieurs membres sont cit\u00e9s parmi les gouverneurs d&rsquo;Avesnes. Jean&nbsp;VII&nbsp;fut, m\u00eame mentionn\u00e9 en cette circonstance. Il descendait au 4e degr\u00e9 du grand chancelier de ce nom.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s avoir fait ses premi\u00e8res armes avec avantage et succ\u00e8s, il fut appel\u00e9 au gouvernement de la ville de Landrecies, par commission du 14 f\u00e9vrier 1578, place qu&rsquo;il exer\u00e7a jusqu&rsquo;\u00e0 ce que, par lettres du roi d&rsquo;Espagne dat\u00e9es de Lisbonne le 27 septembre 1581, il fut appel\u00e9 au m\u00eame poste \u00e0 Avesnes. \u00bb<\/p>\n<p>Il&nbsp;fut tu\u00e9 devant Tournay le 14 novembre suivant.<\/p>\n<p>Sa veuve, Marguerite de Horion, mourut dans le ch\u00e2teau de ce nom, dans le pays de Li\u00e8ge, o\u00f9 elle s&rsquo;\u00e9tait retir\u00e9e avec ses enfants. D\u00e8s lors, ils se fix\u00e8rent d\u00e9finitivement au ch\u00e2teau de Potelle, encore habit\u00e9, de nos jours, par des membres de la m\u00eame famille.<\/p>\n<p>(Pr\u00e9cis hist. et g\u00e9n\u00e9al. de la maison de Carondelet. \u2014 Mor\u00e9ri, III, 262 ; \u2014 Carpentier, Hist. de Cambrai, 3e partie, 367).<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Fran\u00e7ois de la Pierre, baron de Bousies <\/strong>(1586 \u2014 ...)<\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>PIERRE (FRAN\u00c7OIS DE LA) baron de Bousies, pair du Cambr\u00e9sis, gouverneur de<\/p>\n<p>Landrecies. <\/p>\n<p>Armes : d&rsquo;argent \u00e0 trois aigles, \u00e9ploy\u00e9s de sable.<\/p>\n<p>Il est d\u00e9sign\u00e9, par plusieurs actes, comme ayant \u00e9t\u00e9 gouverneur et capitaine de Landrecies dans la seconde moiti\u00e9 du XVIe si\u00e8cle, mais on y a n\u00e9glig\u00e9 d&rsquo;indiquer l&rsquo;\u00e9poque pr\u00e9cise o\u00f9 il tenait ce poste.<\/p>\n<p>On voit n\u00e9anmoins, par une relation de la c\u00e9r\u00e9monie religieuse, c\u00e9l\u00e9br\u00e9e le 10 ao\u00fbt 1586, dans l&rsquo;\u00e9glise abbatiale de Maroilles, et pendant laquelle l&rsquo;archev\u00eaque de Cambrai, Louis de Berlaimont, qui officiait, pla\u00e7a sur la t\u00eate de dom Fr\u00e9d\u00e9ric d&rsquo;Yve, abb\u00e9 de ce lieu, le m\u00eetre dont le pape Sixte-Quint venait de le d\u00e9corer, que Fran\u00e7ois de la Pierre y assistait avec le titre de gouverneur de Landrecies. Il mourut en d\u00e9cembre 1630.<\/p>\n<p>Il avait \u00e9pous\u00e9 1\u00b0 Jacqueline Gr\u00e9bert, dame de Rametz, qui ne lui avait pas donn\u00e9 de descendants; Il \u00e9tait par cette alliance petit neveu de l&rsquo;abb\u00e9 d&rsquo;Yve dont il vient d&rsquo;\u00eatre parl\u00e9 2\u00b0 Marie de Vilperq qui lui donna H\u00e9l\u00e8ne de la Pierre, mari\u00e9e, en 1614, \u00e0 Guillaume de Carondelet, chevalier seigneur de Solre-sur-Sambre ; puis apr\u00e8s \u00e0 Fran\u00e7ois d&rsquo;Ongnies, sgr. de Courri\u00e8res.<\/p>\n<p>D\u00e8s le XIIe si\u00e8cle, la famille de la Pierre \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 en grande consid\u00e9ration dans le Cambr\u00e9sis. Carpentier mentionne, pour des temps plus modernes, Jean de la Pierre, ma\u00eetre d&rsquo;h\u00f4tel du duc de Bourgogne, et ch\u00e2telain de Ripelmonde enl395, dont le fils, Jean-Nicolas de la Pierre \u00e9pousa, en 1465, Jeanne, dame et h\u00e9riti\u00e8re de la terre de Bousies, l&rsquo;une des principales prairies du Cambr\u00e9sis.<\/p>\n<p>(Carpentier. Hist. de Cambrai, 3e partie 312, 823.\u2014 Suite au supplt du Nobil. des Pays-Bas, III,68\u2014 M\u00e9m. g\u00e9n\u00e9al.; \u2014 Antiq, Maricol.)<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Jacques de Haynin, sgr d'Eth<\/strong> (1637 \u2014 1659)<\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>HAYNIN (JACQUES DE)<\/p>\n<p>Chevalier, seigneur d&rsquo;Eth pr\u00e8s du Quesnoy, g\u00e9n\u00e9ral de bataille, gouverneur de Dampvillers-, de Landrecies et de Hulst.<\/p>\n<p>Armes : d&rsquo;or, \u00e0 la croix, engrel\u00e9e de gueules.<\/p>\n<p>Il fut g\u00e9n\u00e9ral de bataille, membre du conseil de guerre de S. M. catholique, gouverneur de Dampvillers, de Landrecies et d&rsquo;Hulst.<\/p>\n<p>Il commandait dans Landrecies quand le cardinal de la Valette vint investir cette place le 19 juin 1637. Ce ne fut qu&rsquo;apr\u00e8s un si\u00e8ge opini\u00e2tre et lorsque tous moyens de d\u00e9fense devenaient inutiles qu&rsquo;il se d\u00e9cida \u00e0 la rendre. Il obtint, au bout de quatorze jours de tranch\u00e9e ouverte, une capitulation honorable qui fut sign\u00e9 le 23 juillet, et le 26, il sortit de la ville, avec la garnison qui, d&rsquo;abord assez forte, se trouvait r\u00e9duite \u00e0 250 fantassins et 50 cavaliers.<\/p>\n<p>On ignore l&rsquo;\u00e9poque pr\u00e9cise de sa mort ; on sait n\u00e9anmoins qu&rsquo;il vivait encore en 1659.<\/p>\n<p>Il avait \u00e9pous\u00e9, selon contrat du 26 mai 1626, Anne de Haynin, dame d&rsquo;Eth, sa parente dont il eut deux filles ; Louise-Anne-Fran\u00e7oise de Haynin, dame d&rsquo;Eth, mari\u00e9e en 1659, \u00e0 Philippe-Fran\u00e7ois de Haynin, baron d&rsquo;Amelincourt ; et Barbe-Th\u00e9r\u00e8se de Haynin alli\u00e9e \u00e0 Don-Juan-Gomez de la Torre y Butron Muscica, gouverneur de Diest, issu d&rsquo;une illustre maison d&rsquo;Espagne.<\/p>\n<p>La famille de Hayuin a poss\u00e9d\u00e9, dans les derniers si\u00e8cles les seigneuries d&rsquo;Amfroipret, de Gussignies, d&rsquo;Obles, de Bavisiau, d&rsquo;Eth, de Cerfontaine, etc.<\/p>\n<p>(Hist. du r\u00e8gne de Louis XIII, III, 36 et 38 ; \u2014 La Chesnaye des Bois, Dict. g\u00e9n\u00e9alog. V, 317 : \u2014 Suite au Nobil. des Pays-Bas ; \u2014 Papiers de famille).<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Michel de Nettancourt, sgr de Vaubecourt<\/strong> (1637 \u2014 1678)<\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>NETTANCOURT (NICOLAS, II DE)<\/p>\n<p>dit de Haussonville, comte de Vaubecourt, lieutenant, g\u00e9n\u00e9ral des arm\u00e9es du roi, gouverneur de Landrecies.<\/p>\n<p>Armes : NETTANCOURT, porte de gueules au chevron d&rsquo;or, et HAUSSONVILLE, d&rsquo;or \u00e0 la croix de gueules, fr\u00e9t\u00e9e d&rsquo;argent.<\/p>\n<p>Ce gentilhomme \u00e9tait fils de Jean de Neltancourt, baron puis comte de Vaubecourt, mar\u00e9chal de camp ,et fut adopt\u00e9 par son grand-oncle de Haussonville, gouverneur de Verdun, qui lui donna de grands biens, \u00e0 charge de porter le nom et les armes de Haussonville II a n\u00e9anmoins toujours \u00e9t\u00e9 connu sous le nom de Marquis de Vaubecourt.<\/p>\n<p>N\u00e9 le 27 juillet 1603, il avait \u00e0 peine 17 ans quand il entra au service dans le r\u00e9giment de Vaubecourt, dont le il devint mestre de camp, en 1628, par la d\u00e9mission de son p\u00e8re. 11 signala son courage en diff\u00e9rentes occasions et notamment au si\u00e8ge de Landrecies, en 1637. Son r\u00e9giment prit garnison dont cette ville le 24 juillet, le lendemain de la capitulation, et ,le 27,il en fut nomm\u00e9 gouverneur par le roi, qui le regardait comme l&rsquo;un des officiers les plus capables pour remplir ce poste, alors fort important. Le marquis de Vaubecourt justifia pleinement, du reste, cette marque de confiance, par l&rsquo;application qu&rsquo;il fit, avec succ\u00e8s, de ses profondes connaissances dans l&rsquo;art des fortifications, \u00e0 la d\u00e9fense de la ville de Landrecies, dont l&rsquo;un des bastions a longtemps port\u00e9 son nom. Il conserva le gouvernement de cette place jusqu&rsquo;en 1642 ; puis, cr\u00e9\u00e9 mar\u00e9chal de camp, il obtint divers commandements ; enfin, le roi le nomma, par commission du 20 mai 1650, lieutenant-g\u00e9n\u00e9ral dans ses arm\u00e9es de Flandre et de Champagne.<\/p>\n<p>Il mourut \u00e0 Paris le 11 mars 1678, dans sa 75e ann\u00e9e.<\/p>\n<p>Il \u00e9tait veuf de Charlotte Levergeur et de Claire Guillaume desquelles il avait eu onze enfants, dont plusieurs suivirent honorablement le parti des armes, tandis que d&rsquo;autres embrass\u00e8rent la vie monastique.<\/p>\n<p>(Hist. du r\u00e8gne de Louis XIII. \u2014 M\u00e9m. de Busty-Rabutin, 1, 18 ; Moreri. Dict. hist. VII, 981. \u2014 De Courcelles, Dict. histor. des g\u00e9n\u00e9raux franc. VIII, 15).<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Michel de Sublet, sgr d'Heudicourt <\/strong>(1646 \u2014 1665)<\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>SUBLET&nbsp;(MICHEL) seigneur d&rsquo;Heudicourt, gouverneur de Landrecies.<\/p>\n<p>Armes : d&rsquo;azur, au pal br\u00e9tess\u00e9 d&rsquo;or, ma\u00e7onn\u00e9 de sable, charg\u00e9 d&rsquo;une vergette de m\u00eame.<\/p>\n<p>Fils de Claude Sublet, intendant des ordres du roi et petit-fils de Michel Sublet, contr\u00f4leur-g\u00e9n\u00e9ral des Finances, le jeune seigneur d&rsquo;Heudicourt, avait de grandes protections, qui ont aid\u00e9 beaucoup \u00e0 son avancement qui a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s-rapide.<\/p>\n<p>Il servait \u00e0 la bataille de Sedan, en 1641. comme mar\u00e9chal de camp. Il parvint successivement aux grades sup\u00e9rieurs et fut lieutenant-g\u00e9n\u00e9ral des arm\u00e9es de S. M. qui lui accorda le gouvernement de Landrecies. D\u00e9j\u00e0, en 1646, il \u00e9tait gouverneur de cette place, ainsi qu&rsquo;on le voit d&rsquo;une carte de s\u00fbret\u00e9 d\u00e9livr\u00e9e, sous son propre seing le 4 avril de cette ann\u00e9e, aux habitants de Taisni\u00e8res-en-Thi\u00e9rache, qu&rsquo;il d\u00e9clare prendre sous la protection et sauvegarde du roi de France, \u00ab pour eux estre et demeurer en toute asseurance et libert\u00e9, dans leurs maisons, avec leurs familles et serviteurs; labourer, charier, voicturer et vacquer \u00e0 leurs affaires partout o\u00f9 elles le requ\u00e9reront dans le pays et terre du roi catholique. \u00bb Dans cette pi\u00e8ce, dress\u00e9e sur formule imprim\u00e9e, le signataire est qualifi\u00e9 de mestre de camp d&rsquo;un r\u00e9giment de cavalerie et d&rsquo;un d&rsquo;infanterie, sergent de bataille des arm\u00e9es du roi et gouverneur de Landrecies. En 1647, il d\u00e9fendit cette ville, avec 800 hommes, contre l&rsquo;archiduc L\u00e9opold, et ne se rendit, le 18 juillet, qu&rsquo;apr\u00e8s avoir perdu l&rsquo;espoir d&rsquo;un secours qu&rsquo;il attendit vainement pendant troi3 sem\u00e2mes.<\/p>\n<p>Il se tua d&rsquo;un coup de pistolet en 1665.<\/p>\n<p>Il avait \u00e9pous\u00e9 Denyse Bourlon, qui, en mourant, lui laissa sept enfants, dont l&rsquo;a\u00een\u00e9, aussi du nom de Michel, marquis d&rsquo;Heudicourt fut brigadier des arm\u00e9es du roi, puis, grand-louvetier de France en 1684.<\/p>\n<p>(Moreri, Grand Dict. hist. IX, 607 ; \u2014 Lelong, Hist. du dioc\u00e8se de Laon, 502 ; \u2014 Titres particuliers.)<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Louis de Heraugui\u00e8res sgr de Maugr\u00e9<\/strong> (1651 \u2014 1655)<\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>H\u00c9RAUGUI\u00c8RES (Louis DE) Seigneur de Maugr\u00e9, gouverneur de Landrecies.<\/p>\n<p>Armes : d&rsquo;azur \u00e0 dix lozanges d&rsquo;argent.<\/p>\n<p>Il1 fut fait gouverneur de Landrecies vers le milieu du XVIIe si\u00e8cle. Il occupait d\u00e9j\u00e0 ce poste, en effet, en 1651&prime; comme on le voit d&rsquo;un compte de Maroilles pour cet exercice. Quand les mar\u00e9chaux de Turenne et de La Fen\u00e9 l&rsquo;assi\u00e9g\u00e8rent et la prirent en 1655, Louis de H\u00e9raugui\u00e8res, intervint en cette qualit\u00e9, le 13 juillet, et signa la capitulation en vertu de laquelle la garnison, qui comprenait encore 1.000 hommes de pied et 60 ma\u00eetres, sortit de la place le&nbsp;leudemain, \u00e0 huit heures du matin, avec armes et bagages, m\u00e8che allum\u00e9e aux deux bouts, se rendant, avec 100 charettes \u00e0 Valenciennes, sous l&rsquo;escorte de deux r\u00e9giments fran\u00e7ais.<\/p>\n<p>il laissa de Charlotte-Robertine de Wazi\u00e8res, sa femme, Ferry et Doroth\u00e9e de H\u00e9raugui\u00e8res, d&rsquo;o\u00f9 est sortie une belle descendance.<\/p>\n<p>Le nom de H\u00e9raugui\u00e8res tire son origine, selon quelques auteurs, de celle de Croisilles. Elle fut toujours tr\u00e8s consid\u00e9r\u00e9e dans le Cambr\u00e9sis depuis Riffars de H\u00e9raugui\u00e8res, qui \u00e9tait grand-pr\u00e9v\u00f4t de Cambrai en 1354. Charles de H\u00e9raugui\u00e8res, un des plus vaillants guerriers de son si\u00e8cle, cr\u00e9\u00e9 gouverneur de Br\u00e9da en 1590, r\u00e9haussa encore l&rsquo;\u00e9clat de cette maison. Il \u00e9tait grand-oncle de Louis de H\u00e9raugui\u00e8res, gouverneur de Landrecies.<\/p>\n<p>(Carpentier, hist. de Cambrai, 3&Prime; partie, 682 et 683; \u2014m\u00e9m. g\u00e9n\u00e9alog. 11; \u2014 m\u00e9m. de Bussy-Rabutin, 11, 21.)<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Pierre, marquis de Roncherolles <\/strong>(1655 \u2014 1680)<\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>RONCHEROLLES (PIERRE, Marquis de)<\/p>\n<p>Lieutenant-g\u00e9n\u00e9ral, seigneur de Cuverville, Laroquette,<\/p>\n<p>Jouy, etc., gouverneur de Landrecies.<\/p>\n<p>Armes : d&rsquo;argent \u00e0 deux fasces de gueules.<\/p>\n<p>D&nbsp;leva, en 1636, le r\u00e9giment d&rsquo;infanterie de son nom, avec lequel il fit les campagnes de 1637 et 1638. Il participa \u00e0 la conqu\u00eate de la Franche-Comt\u00e9. Il fit les guerres de 1639 \u00e0 1644 et fut cr\u00e9\u00e9 mar\u00e9chal de camp par brevet du 20 novembre 1647. Il se d\u00e9mit au mois de mai 1649 de son r\u00e9giment de cavalerie, et concourut \u00e0 la prise de Maubeuge en 1649. Le marquis de Roncherolles servit en 1650, au si\u00e8ge de Bellegarde, en Bourgogne, et e\u00fbt le commandement de cette place, le 24 avril. Il y r\u00e9sida pendant les premiers troubles, et leva, en 1652, pour y tenir garnison, un nouveau r\u00e9giment de Roncherolles.<\/p>\n<p>Nomm\u00e9 lieutenant-g\u00e9n\u00e9ral des arm\u00e9es du roi, par pouvoir du 10 juillet 1652, il continua \u00e0 commander en Bourgogne, jusqu&rsquo;\u00e0 ce que, apr\u00e8s la prise de Landrecies en 1655, il f\u00fbt appel\u00e9 pour commander dans cette place par commission du 10 f\u00e9vrier 1656, avec un brevet de retenue de 120,000 livres dat\u00e9 du m\u00eame jour. Il quitta ce poste pour servir plus activement sous Turenne, lorsque une suspension d&rsquo;armes emp\u00eacha de continuer les op\u00e9rations. Il se d\u00e9mit de son r\u00e9giment, en faveur de son fils, au mois de mars 1660. La ville de Landrecies ayant \u00e9t\u00e9 c\u00e9d\u00e9e au loi, par le trait\u00e9 des Pyr\u00e9n\u00e9es, le marquis de Roncherolles en fut cr\u00e9\u00e9 gouverneur par provision du 30 juillet 1661 et il conserva cette place jusqu&rsquo;\u00e0 sa mort, arriv\u00e9e en mai 1680.<\/p>\n<p>Ce fut le marquis de Roncherolles qui, en 1667, re\u00e7ut Louis XIV, et lui rendit les honneurs, quand ce monarque, allant prendre le commandement de son arm\u00e9e dans les Pays-Bas, s&rsquo;arr\u00eata trois ou quatre jours, avec la reine et toute sa cour, \u00e0 Landrecies, qu&rsquo;ils quitt\u00e8rent le 9 juin, pour se rendre \u00e0 Avesnes.<\/p>\n<p>De Marie Guibert, dame de Bussy, ni\u00e8ce de Louis Guibert, intendant, qu&rsquo;il avait \u00e9pous\u00e9e, en 1633, il eut onze enfants dont Charles qui lui succ\u00e9da comme gouverneur de Landrecies.<\/p>\n<p>Le roi en consid\u00e9ration des loyaux services de Pierre de Roncherolles, avait \u00e9rig\u00e9 en marquisat, en janvier 1692, sa terre du m\u00eame nom, constamment poss\u00e9d\u00e9e par sa famille, depuis Airhar de R\u00f4nche\u00efolles, qui assista, en l&rsquo;an 800 au couronnement de l&#8217;empereur de Rome, jusqu&rsquo;\u00e0 la r\u00e9volution de 1789.<\/p>\n<p>De Courcelles, Dict. de l\u00e0 Noblesse IV, 128 ; Le m\u00eame, Dict hist. des g\u00e9n\u00e9r. fran\u00e7ais, IX, 48 ; \u2014 Mor\u00e9ri, IX, 349 ; \u2014&nbsp;Mlle&nbsp;de Montpensier, M\u00e9moires).<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Charles, marquis de Roncherolles<\/strong> (1680)<\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>RONCHEROLLES (CHARLES, marquis de)<\/p>\n<p>Mar\u00e9chal de camp des arm\u00e9es du roi, gouverneur de Landrecies.<\/p>\n<p>Armes : d&rsquo;argent, \u00e0 deux fasces de gueules.<\/p>\n<p>Il \u00e9tait fils a\u00een\u00e9 de Pierre, marquis de Roncherolles, gouverneur de Bellegarde et de Landrecies.<\/p>\n<p>Il fut d&rsquo;abord colonel d&rsquo;un r\u00e9giment de cavalerie, d&rsquo;un r\u00e9giment d&rsquo;infanterie et de 200 dragons, dont son p\u00e8re s&rsquo;\u00e9tait d\u00e9mis en sa faveur. Il obtint ensuite le grade de mar\u00e9chal de camp des arm\u00e9es du roi; et \u00e0 l\u00e0 mort de son p\u00e8re, eu 1680, le gouvernement de la ville de Landrecies.<\/p>\n<p>Il se maria, selon contrat du 21 f\u00e9vrier 1699, avec Th\u00e9r\u00e8se Suzanne de l&rsquo;Etendart de Bully, qui, du c\u00f4t\u00e9 paternel, descendait des anciens comtes de Flandres ; et, du c\u00f4t\u00e9 maternel de Saint-Louis, roi de France. Leur petite fille porta le marquisat de Roncherolles dans la maison de Maupeou, par le mariage qu&rsquo;elle contracta, en 1744, avec Ren\u00e9-Nicolas-Charles-Augustin de Maupeou, pr\u00e9sident du parlement de Paris. Moreri, IX, 349 ; \u2014 La Chesnaye des Bois, Dict. de la Noblesse, XII, 288.<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Joachim Trotti de la Ch\u00e9tardie<\/strong> (1703 \u2014 1705)<\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>Texte ici<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Louis de Prevost de Barail<\/strong> (1711\u2014 1734)<\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>PR\u00c9VOST DE BARAIL (Louis DE),<\/p>\n<p>vicomte de Villers-le-Helon, lieutenant-g\u00e9n\u00e9ral des arm\u00e9es du roi, gouverneur de Landrecies.<\/p>\n<p>Il entra comme cadet au r\u00e9giment du roi en 1679, fut fait sous-lieutenant, le 17 d\u00e9cembre de cette ann\u00e9e, et lieutenant, le 6 f\u00e9vrier 1680. Il servit au si\u00e8ge de Courtrai, \u00e0 la prise de Dixmude et au bombardement d&rsquo;Oudenarde, en 1683. Employ\u00e9 \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e qui couvrit le si\u00e8ge de Luxembourg, en 1684, il obtint, par commission du 4 septembre, une compagnie qu&rsquo;il commanda aux si\u00e8ge et \u00e0 la prise de Philisbourg, de Manheim et de Mayence en 1688. Il servit, sous le mar\u00e9chal de Lorgas \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e d&rsquo;Allemagne, pour le secours de Mayence, eu 1689 ; puis il assista au si\u00e8ge de Mons en 1690 ; enfin, \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e de Flandre, en 1691, sous le mar\u00e9chal de Luxembourg. Il assista aux si\u00e8ges et \u00e0 la prise de la ville et du ch\u00e2teau de Namur ; au combat de Steinkerque et au bombardement de Charleroy, en 1692. Il passa \u00e0 une compagnie de grenadiers, par lettres du 8 octobre de la m\u00eame ann\u00e9e, et servit au si\u00e8ge de Hui. En 1693, il se distingua \u00e0 la bataille de Neerwinde, o\u00f9 il eut l&rsquo;\u00e9paule droite fracass\u00e9e d&rsquo;un coup de feu; puis au si\u00e9ge de Charleroy. II \u00e9tait de la marche de Wignamont au pont d&rsquo;Espierre en 1694, et il se trouva, l&rsquo;ann\u00e9e suivante, au bombardement de Bruxelles. Il continua son service \u00e0 l&rsquo;aim\u00e9e en 1696, 1697 et 1698 et devint commandant de bataillon le 25 d\u00e9cembre 1698. Il se trouva encore dans la m\u00eame arm\u00e9e, en 1701 et 1702, et contribua, dans cette derni\u00e8re ann\u00e9e, \u00e0 la d\u00e9faite des .Hollandais sous Nim\u00e8gue.<\/p>\n<p>Nomm\u00e9 lieutenant-colonel du r\u00e9giment du roi le 2 mars 1703, il contribua, les ann\u00e9es suivantes, aux si\u00e8ges de Brisach et de Landau, aussi \u00e0 la bataille d&rsquo;Esp\u00e9r\u00e9, o\u00f9 il eut le poignet cass\u00e9.<\/p>\n<p>Cr\u00e9\u00e9 brigadier en 1704, il servit \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e de Moselle sous plusieurs chefs, en 1705, et obtint, le 6 janvier 1706, le grade de colonel -lieutenant du roi, qu&rsquo;il exer\u00e7a \u00e0 la bataille de Ramillies. OP le remarqua \u00e0 la bataille d&rsquo;Oudenarde, en 1708, et \u00e0 la bataille de Malplaquet, en 1709, enfin \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e de Flandre en 1710.<\/p>\n<p>On le fit mar\u00e9chal de camp, par brevet du 24janvier 1711, et ou lui donna le gouvernement de Landrecies, selon provisions du m\u00eame jour, Cette place ayant \u00e9t\u00e9 investie pendant 17 jours, en juillet 1712, le roi jugea \u00e0 propos de la mettre sur Je m\u00eame pied que les grands gouvernements, en faveur de M. de Barail, et S. M. voulant prouver \u00e0 cet officier une grande satisfaction de la belle conduite qu&rsquo;il avait d\u00e9ploy\u00e9e en maintes circonstances, il fut cr\u00e9\u00e9 lieu tenant-g\u00e9n\u00e9ral le 3 mars 1720.<\/p>\n<p>Il conserva le gouvernement de Landrecies jusqu&rsquo;\u00e0 sa mort arriv\u00e9e le 26 novembre 1734.<\/p>\n<p>Il se maria, mais on ignore quand et avec qui, seulement en sait qu&rsquo;il eut de sa femme plusieurs enfants, qui furent Louis-Jacques-Charles le Pr\u00e9vost et Louis-Philibert-Gabriel le Pr\u00e9vost, tous les deux marquis du Barail, le premier lieutenant-g\u00e9n\u00e9ral et le second mar\u00e9chal-de-camp.<\/p>\n<p>(De Courcelles, dict. des g\u00e9n\u00e9raux fran\u00e7ais, in-8, VIII, 45 \u00e0 55. \u2014 Histoire de la milice fran\u00e7aise, 1, 402;\u2014Histoire de l&rsquo;ancienne infanterie fran\u00e7aise, IV, 90 \u00e0 108 ; \u2014 R\u00e9pert. univ. des arch. de Maroilles, 400.)<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Fran\u00e7ois-Charles de Grussol, duc d'Uz\u00e8s<\/strong> (1734 \u2014 1736)<\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>CRUSSOL (FRAN\u00c7OIS-CHARLES DE),<\/p>\n<p>Duc d&rsquo;Uz\u00e8s, lieutenant-g\u00e9n\u00e9ral des arm\u00e9es du roi, gouverneur de Landrecies.<\/p>\n<p>Il entra aux mousquetaires en 1690 et assista bient\u00f4t \u00e0 la bataille de Fleurus. Il servit ensuite au si\u00e8ge de Mons et au combat de Leuze, en 1691 ; au si\u00e8ge et \u00e0 la prise de la ville et du ch\u00e2teau de Namur, au combat de Steinkerque, en 1692, \u00e0 la bataille de Neerwinden en 1693, et \u00e0 la marche de Wignamont au pont d&rsquo;Espierre, en 1694. Nomm\u00e9 capitaine dans le r\u00e9giment royal Roussillon-Cavalerie, par commission du 25 mars 1695, il \u00e9tait cette ann\u00e9e, \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e de Flandre et, en 1696, \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e du Rhin.<\/p>\n<p>Devenu mestre de camp d&rsquo;un r\u00e9giment de cavalerie de son nom, selon commission du 15 mars 1697, il commanda, la m\u00eame ann\u00e9e, \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e de la Moselle. Ce r\u00e9giment ayant \u00e9t\u00e9 r\u00e9form\u00e9 le 13 f\u00e9vrier 1698, on en donna au comte d&rsquo;Uz\u00e8s, un autre, qui fut celui de Ste-Aldegonde. Il le conduisit en 1700, \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e d&rsquo;Italie, dont il suivit toutes les op\u00e9rations. D\u00e9tach\u00e9, avec 200 hommes, par le duc de Vend\u00f4me, pour couvrir la marche de l&rsquo;arm\u00e9e, il rencontra un parti ennemi parmi lequel il fit plusieurs prisonniers, dont un capitaine. Il combattit ensuite \u00e0 Luzara et contribua \u00e0 la prise de plusieurs places. Il se trouva, en 1703 au combat de Castelnovo-de-Bormia et \u00e0 la d\u00e9faite du g\u00e9n\u00e9ral. Il se signala, le 30 janvier 1704, \u00e0 la prise de Bastia et de Buonporto, et y eut son cheval tu\u00e9 sous&nbsp;lui.<\/p>\n<p>Cr\u00e9\u00e9 brigadier, par brevet du 10 f\u00e9vrier 1705, il servit au si\u00e8ge et \u00e0 la prise de Verceil et d&rsquo;Ivr\u00e9e, ainsi qu&rsquo;au si\u00e8ge de Verne qui se rendit au mois d&rsquo;avril 1705.11 passa ensuite en Lombardie, sous les ordres du grand-prieur de France, puis sous ceux du comte de Grancey; contribua au gain de la bataillle de Castigliano en 1706, repassa en France au commencement de 1707, et fut employ\u00e9, suivant lettres du 20 avril, \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e de Flandre, o\u00f9 l&rsquo;on se tint sur la d\u00e9fensive. Il assista, en 1708, au combat d&rsquo;Oudenarde.<\/p>\n<p>Promu au grade de mar\u00e9chal-de-camp par brevet du 20 mars 1709, il se d\u00e9mit de son r\u00e9giment et fut utilis\u00e9 \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e du Rhin, en 1709 et 1710, et \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e d&rsquo;Espagne en 1711 et 1712.<\/p>\n<p>Enfin, ayant \u00e9t\u00e9 \u00e9lev\u00e9 au grade de lieutenant-g\u00e9n\u00e9ral des arm\u00e9es dn roi, par pouvoir du premier octobre 1718, on le nomma capitaine des gardes de madame la duchesse de Berry en 1719. Il obtint, par provisions du 27 ao\u00fbt 1724, le gouvernement de l&rsquo;\u00eele d&rsquo;Oleron et, par d&rsquo;autres provisions du 15 d\u00e9cembre 1734, on lui donna le gouvernement de la ville de Landrecies, en remettant celui de l&rsquo;\u00eele d&rsquo;Oleron.<\/p>\n<p>Ce gouverneur mourut \u00e0 Landrecies le 2 avril 1766 n&rsquo;ayant encore que 58 ans.<\/p>\n<p>Il avait \u00e9t\u00e9 mari\u00e9, mais on ne sait ni quand ni avec qui. On lui attribue pour fils : Fran\u00e7ois-Emmanuel de Crussol d&rsquo;Uz\u00e8s, marquis de Crussol-des-Salles, lieutenant g\u00e9n\u00e9ral.<\/p>\n<p>(De Courcelles, Dict des g\u00e9n\u00e9raux fran\u00e7ais, v. 84 et 85).<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Louis-Antoine de Gontaut, duc de Biron<\/strong> (1740 \u2014 1757)<\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>GONTAUT (LOUIS-ANTOINE DE),<\/p>\n<p>comte, puis duc de Biron, pair et mar\u00e9chal de France, gouverneur de Landrecies.<\/p>\n<p>Armes : V\u00e9cu en banni\u00e8re, \u00e9cartel\u00e9 d&rsquo;or et de gueules.<\/p>\n<p>Quatri\u00e8me fils des quatorze enfants du mar\u00e9chal Charles Armand de Gontaut, ce jeune homme naquit le 2 f\u00e9vrier 1701. Connu d&rsquo;abord sous le nom de comte de Biron, ii entra au service comme garde-marine, en 1716, et obtint, le 1er janvier 1719, une commission de colonel r\u00e9form\u00e9 \u00e0 la suite du r\u00e9giment de Chartres. Il leva, le 2 f\u00e9vrier 1727, une compagnie de cavalerie au r\u00e9giment de No\u00e0illes. On le fit colonel-lieutenant du r\u00e9giment royal de Roussillon-infanterie, par commission du 22 juillet 1729, et il marcha plac\u00e9 \u00e0 sa t\u00eate en 1733, en Italie. Il servit \u00e0 l&rsquo;attaque du ch\u00e2teau de Milan, qui se rendit le 29 d\u00e9cembre, et il fut bless\u00e9 dans l&rsquo;action. Il se trouva au si\u00e8ge de Cortonne qui capitula le 18 janvier 1734, ainsi que le 4 f\u00e9vrier, \u00e0 la prise du ch\u00e2teau de la m\u00eame place.<\/p>\n<p>Cr\u00e9\u00e9 brigadier des arm\u00e9es du roi, par brevet du 21 du m\u00eame mois, il \u00e9tait, le 29 juin, \u00e0 la bataille de Parme, o\u00f9 il l&rsquo;ut bless\u00e9 de nouveau. Apr\u00e8s celte derni\u00e8re affaire, il battit un corps de troupes qui prot\u00e9geait un ch\u00e2teau dans lequel il prit le g\u00e9n\u00e9ral de la Tour et 400 autres officiers. On le fit inspecteur-g\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;infanterie, suivant ordre du 31 juillet 1734. Il \u00e9tait \u00e0 la bataille de Guastalla, le 19 septembre, et y commandait la brigade d&rsquo;Auvergne.<\/p>\n<p>Il fut promu au grade de mar\u00e9chal-de-camp par brevet du 18 octobre suivant et devint colonel-lieutenant et inspecteur de son r\u00e9giment d&rsquo;infanterie, selon commission du 15 janvier 1735. Il se d\u00e9mit alors de l&rsquo;inspection g\u00e9n\u00e9rale de l&rsquo;infanterie et continua de servir \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e d&rsquo;Italie. Il devint duc de Biron, sur la d\u00e9mission de son fr\u00e8re le 29 f\u00e9vrier 1740. Il obtint, suivant commission du 6 ao\u00fbt suivant, le gouvernement de Landrecies, passa dans l&rsquo;arm\u00e9e de Boh\u00eame en 1741. et concourut \u00e0 la d\u00e9fense de Prague, o\u00f9 il re\u00e7ut un coup de feu qui lui cassa la m\u00e2choire; une balle, qui lui entra dans la t\u00eate, l&rsquo;obligea \u00e0 se faire tr\u00e9paner.<\/p>\n<p>Cr\u00e9\u00e9 lieutenant-g\u00e9n\u00e9ral, le 20 f\u00e9vrier 1743, il rentra en en France avec l&rsquo;arm\u00e9e, ayant \u00e9t\u00e9 re\u00e7u chevalier des ordres du roi, le 1er janvier 1744. Il continua ses services \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e de Flandre, tant aux si\u00e8ges de Menin, d&rsquo;Ypres et de Fumes, qu&rsquo;\u00e0 la rupture des \u00e9cluses de cette derni\u00e8re place. Il passa ensuite en Alsace, se trouva au si\u00e8ge de Fribourg, dont il attaqua le chemin couvert de gauche. De nouveau employ\u00e9 \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e de Flandre sous le roi, par lettres du 1&Prime; avril 1745, il servit au si\u00e8ge de Tournay, et \u00e0 la bataille de Fontenoy, o\u00f9 il repoussa trois fois les ennemis. Il re\u00e7ut, pendant l&rsquo;action, plusieurs coups de feu dans la cuisse et eut trois chevaux tu\u00e9s sous lui et deux autres bless\u00e9s. Nomm\u00e9, le 26 mai 1745, colonel du r\u00e9giment des gardes fran\u00e7aises, il se d\u00e9mit alors du r\u00e9giment du roi et commanda la r\u00e9serve \u00e0 la bataille de Raucoux, le 11 octobre 1747. Il fut re\u00e7u&nbsp;au&nbsp;parlement, le 29 ao\u00fbt 1749, comme pair de France et fait mar\u00e9chal de France, selon \u00e9tat donn\u00e9 \u00e0 Versailles, le 24 f\u00e9vrier 1757 ; il pr\u00eata serment, en cette qualit\u00e9 le 13 mars suivant.<\/p>\n<p>Il mourut doyen des mar\u00e9chaux de France, le 29 octobre 1788 ; mais, \u00e0 beaucoup pr\u00e8s, il ne tint pas le gouvernement de Landrecies jusqu&rsquo;\u00e0 sa mort.<\/p>\n<p>Il avait \u00e9pous\u00e9, le 29 f\u00e9vrier 1740, Pauline-Fran\u00e7oise de la Rochtfoucauld de Roye, marquise de S\u00e9v\u00e9rac. On ne leur donne pas de descendance.<\/p>\n<p>(De Courcelles, Dict. g\u00e9n\u00e9alog. et h\u00e9raldique, in-4\u00b0, II, art. de Gontaut-Biron, 39 ; Le m\u00eame, Dict. hist. et biog. des g\u00e9n\u00e9raux fran\u00e7ais, in-8\u00b0 VI, 294).<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading has-text-align-center has-dark-brown-color has-text-color\"><strong>GOUVERNEURS DU QUESNOY<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Croy (Antoine de) <\/strong>(1516 \u20141546)<\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>CROY (ANTOINE DE)<\/p>\n<p>seigneur de Sempy &nbsp;de Tour-sur-Marne et de l&rsquo;Ecluse, chevalier de la Toison d&rsquo;or, conseiller et chambellan de l&#8217;empereur, chevalier d&rsquo;honneur de la reine-douairi\u00e8re de Hongrie, r\u00e9gente et gouvernante des Pays-Bas, grand-veneur de Flandre, gouverneur et capitaine de la ville et du ch\u00e2teau du Quesnoy.<\/p>\n<p>Armes : Ecartel\u00e9 de Cro\u00ff, qui est d&rsquo;argent aux trois fasces de gueules ; et de Renty qui est d&rsquo;argent, \u00e0 trois doloires de gueules, les deux en chef adoss\u00e9es.<\/p>\n<p>Troisi\u00e8me fils de Philippe 1er de Cro\u00ff, comte de Chimay, Antoine fut \u00e9lev\u00e9 avec son fr\u00e8re Charles, \u00e0 la cour de Bavi\u00e8re, Il rendit de grands services \u00e0 l&#8217;empereur Maximilien 1&Prime;, qui le nomma gouverneur et capitaine du Quesnoy, et le cr\u00e9a chevalier de la Toison d&rsquo;Or au 26e chapitre tenu \u00e0 Bruxelles en 1516. \u2014 Antoine de Cro\u00ff mourut dans son gouvernement du Quesnoy en 1546. Il y fut enterr\u00e9 avec sa seconde femme, sous une belle tombe, en la chapelle dite de Sempy.<\/p>\n<p>Il avait \u00e9pous\u00e9 : 1\u00b0 Louise de Luxembourg, fille de Jacques, veuve de Jean de Ghistelles, seigneur de Dudg\u00e8le, qui mourut le 18 avril 1518, et fut enterr\u00e9e en l&rsquo;\u00e9glise du Quesnoy, devant le grand autel ; 2\u00b0 Anne Vander Gracht, vicomtesse de Furnes, dame de Slav\u00e8le et de Leworghem.<\/p>\n<p>Antoine de Cro\u00ff laissa, du 1er lit, Jacques III, chevalier, seigneur de Sempy, et, du 2e lit, Anne de Cro\u00ff, vicomtesse de Furnes, dame de Stavelle, femme de Martin de Hornes, comte de Hontkerque.<\/p>\n<p>Le couvent des Conceptionistes, ou s\u0153urs grises, plac\u00e9 sous la r\u00e8gle de St-Fran\u00e7ois, doit sa fondation, en 1514, au comte de Sempy et \u00e0 sa premi\u00e8re femme, au pr\u00e9v\u00f4t et au magistrat de la ville, qui voulaient \u00e9lever, \u00e0 la pi\u00e9t\u00e9, les jeunes filles de la ville et de la campagne, et confier \u00e0 leurs soins attentifs le service des malades de l&rsquo;ancien h\u00f4pital de Ste Elisabeth. L&#8217;empereur Charles-Quint, par lettres-patentes de 1521, confirma cet \u00e9tablissement ainsi que la concession dudit h\u00f4pital et de l&rsquo;ancienne maison des B\u00e9guines y attenante, qui avait \u00e9t\u00e9 faite en faveur des&nbsp;soeurs-qrises,&nbsp;venues originairement de Beaumont, en Hainaut.<\/p>\n<p>(De Courcelles, Dict. g\u00e9n\u00e9alogique VIII, de Cro\u00ff, 62 et 63. \u2014 Expilly, Diet. g\u00e9ogr. V, 1031 ; \u2014 Lelong, Hist. du dioc\u00e8se de Laon, 540 ; Goethals, III, Hornes.)<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Croy (Philippe II) <\/strong>(dans l'intervalle)<\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>premier duc d&rsquo;Arschot; s\u00e9n\u00e9chal et chambellan h\u00e9r\u00e9ditaire de Brabant, grand d&rsquo;Espagne, gouverneur du Quesnoy.<\/p>\n<p>Armes : d&rsquo;argent \u00e0 trois fasces de gueules.<\/p>\n<p>Ce seigneur, fr\u00e8re de Guillaume et de Robert, tous deux \u00e9voques de Cambrai, et de Charles de Cro\u00ff, \u00e9v\u00eaque de Tournay, fit en 1528, le 26 septembre, une transaction avec Henri II, roi de Navarre, par laquelle ce dernier lui c\u00e9da la ville et seigneurie d&rsquo;Avesnes, en Hainaut, pour celle d&rsquo;Ans, en P\u00e9rigord. Il avait \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9 gouverneur des vides de Binche et de Cambrai, quand il obtint momentan\u00e9ment le gouvernement de la place du Quesnoy, qui avait \u00e9t\u00e9 confi\u00e9, depuis quelques ann\u00e9es, \u00e0 Antoine de Cro\u00ff, son bel oncle.<\/p>\n<p>Il devint ensuite capitaine de 50 hommes d&rsquo;armes ; puis, gouverneur, capitaine-g\u00e9n\u00e9ral et grand-bailli du comte de Namur, du duch\u00e9 de Luxembourg et des comt\u00e9s de Sigy et de Hainaut. Il prit, en 1536, le commandement de l&rsquo;arm\u00e9e imp\u00e9riale qui occupait le duch\u00e9 de Gueldre, puis fut nomm\u00e9 lieutenant-g\u00e9n\u00e9ral du camp de Charles-Quint devant Landrecies. Apr\u00e8s avoir encore obtenu plusieurs autres commandements importants, et rempli de hautes missions pour l&#8217;empereur, il mourut, doyen des chevaliers de la Toison d&rsquo;Or, en avril 1549, \u00e0 Bruxelles, d&rsquo;o\u00f9 son corps fut rapport\u00e9 \u00e0 Avesnes.<\/p>\n<p>Il eut trois femmes, dont la premi\u00e8re, Anne de Croy, sa parente, lui porta, en 1520, la principaut\u00e9 de Chimay, et les seigneuries d&rsquo;Avesnes, de Landrecies, d&rsquo;Etroeungt, etc.<\/p>\n<p>De Courcelles, Dict. g\u00e9n\u00e9al. et h\u00e9rald. VIII, art. de Croy. 31. M. Gachard, Notice, 88.<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Gognies (Antoine de)<\/strong> (1563 \u2014 1599)<\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>GOGNIES,(1)GOEGNlES on GOIGNIES (ANTOINE)<\/p>\n<p>chevalier, seigneur de Vendegies-au-Bois, La Capelle, Erquesne, lieutenant-g\u00e9n\u00e9ral, gouverneur des villes du Quesnoy et de Bruxelles.<\/p>\n<p>Ce seigneur, issu d&rsquo;une ancienne famille noble du Hainaut (2) naquit en 1521. Il se d\u00e9cida pour le parti des armes dont il fit l&rsquo;apprentissage dans les guerres de Charles-Quint, contre la France (2).<\/p>\n<p>Il fut cependant choisi, en 1546, pour remplir la charge de pr\u00e9v\u00f4t de Mons (3) , emploi fort important, donn\u00e9 tr\u00e8s souvent cour r\u00e9compenses des grands services rendus \u00e0 l&rsquo;Etat ou \u00e0 la ville.<\/p>\n<p>Antoine de Gognies prit part \u00e0 la n\u00e9gociation de la tr\u00eave de Vincelles (4). Bient\u00f4t apr\u00e8s, en 1557, il \u00e9tait capitaine de mille hommes d&rsquo;infanterie, et de chevau-l\u00e9gers lances qu&rsquo;il commandait \u00e0 la bataille de Saint-Quentin, sous les ordres du comte d&rsquo;Egmond, g\u00e9n\u00e9ral de la cavalerie (5). En 1562, comme lieutenant-g\u00e9n\u00e9ral, il fut d\u00e9sign\u00e9, avec le comte d&rsquo;Arenberg, pour conduire en France les troupes que Philippe II envoyait au secours de Charles LX, contr\u00f4les calvinistes (6).<\/p>\n<p>Il acheta, le 7 avril 1560, de Floris de Montmorency, baron de Montigny, fr\u00e8re pu\u00een\u00e9 du comte de Hornes, la terre de Vendegies-au-Bois, o\u00f9 il fit b\u00e2tir, dans la suite, un ch\u00e2teau-fort qui existe encore en partie (7).<\/p>\n<p>A son retour de l&rsquo;exp\u00e9dition de France, il obtint, en 1563, la charge de gouverneur de la ville du Quesnoy et le commandement de la bande d&rsquo;ordonnance du marquis de Berghes (8).Il signa, le 6 septembre 1576, avec le grand bailli du Hainaut, un manifeste \u00e9manant des Etats de la province, engageant les gouverneurs des diverses provinces \u00e0 se r\u00e9unir, avec leurs d\u00e9put\u00e9s, afin d&rsquo;aviser au meilleur moyen \u00e0 employer pour assurer le salut du pays (9). Apr\u00e8s la mort de Requescens, en 1576, les troupes espagnoles mutin\u00e9es pour leurs soldes, se disposaient \u00e0 piller Anvers, lorsque les Etats envoy\u00e8rent contre elles, Antoine de Gognies, le baron de C\u00e2pres et Berz\u00e8ele ; mais les efforts de ces chefs ne purent pas emp\u00eacher le sac de la ville : leurs soldats prirent la fuite, et eux-m\u00eames furent faits prisonniers (10) et d\u00e9pos\u00e9s au ch\u00e2teau d&rsquo;Anvers (11). D\u00e8s que ces officiel s furent relax\u00e9s, de Gognies se retira dans ses foyers, attendant l\u00e0 l&rsquo;issue des troubles qui agitaient alors les Pays-Bas, lorsque, \u00e0 la fin de 1577, les Etats le rappel\u00e8rent et lui conf\u00e9r\u00e8rent le commandement des troupes qu&rsquo;ils avaient lev\u00e9es pour combattre les Espagnols. Mis \u00e0 la t\u00eate de 20,000 hommes, il attaqua pr\u00e8s de Gembloux, le 31 juillet 1577 (n.st. 1578) don Juan d&rsquo;Autriche, gouverneur-g\u00e9n\u00e9ral des Pays-Bas ; mais la victoire lui fut contraire (12) L&rsquo;arm\u00e9e des Etats, quoique sup\u00e9rieure en nombre, fut taill\u00e9e en pi\u00e8ces et laissa dix mille hommes, morts ou bless\u00e9s sur le champ de bataille, o\u00f9 on abandonna les canons, les \u00e9quipages et tout le bagage. Ce&nbsp;g\u00e9n\u00e9ral en chef fut m\u00eame fait prisonnier, avec les principaux officiers, et men\u00e9s dans le ch\u00e2teau de Namur. On y conduisit aussi douze gentilshommes ou autres personnages notables retenus comme otages. Avant de partir de l\u00e0, le g\u00e9n\u00e9ral de Gognies fut pr\u00e9sent\u00e9 \u00e0 don Juan, \u00e0 qui il dut demander d&rsquo;\u00eatre admis \u00e0 lui baiser la main. Le prince y acquies\u00e7a, assure-t-on, mais en lui pr\u00e9sentant, il lui aurait dit : \u00ab que c&rsquo;estoit ainsi que Dieu abaissoit l&rsquo;orgueil de ceux qui se r\u00e9voltoient contre la religion et contre le Roy; et qu&rsquo;ils pouvoient bien apprendre par le succez de ce combat, o\u00f9 une si grande \u00bb arm\u00e9e avoit est\u00e9 deffaite par un si petit nombre, que Dieu embrasse toujours la caus\u00e9 des Roys(13)\u00bb. De Gognies r\u00e9pondit simplement \u00e0 cette allusion \u00ab qu&rsquo;il n&rsquo;avait jamais \u00bb pris les armes contre la religion (14) \u00bb.Puis apr\u00e8s, DonJuan en vint \u00e0 faire la louange des siens, mais sans dire qu&rsquo;ils s&rsquo;\u00e9taient pr\u00e9valu avant la bataille, d&rsquo;une bulle du pape Gr\u00e9goire XIII du 18 janvier 1578 (15) au moyen de laquelle il avait \u00e9chauff\u00e9 ses soldats, en leur \u00f4tant la crainte de la damnation \u00e9ternelle et en les rendant ainsi plus hardis pour braver les dangers de la mort.<\/p>\n<p>De Gognies fut retenu assez longtemps en prison, car une lettre du duc de Parme, \u00e9crite \u00e0 Philippe II, le 7 janvier 1579, entretient ce monarque du prisonnier, \u00abpour qui on serait&nbsp;venu chez lui,&nbsp;del\u00e0&nbsp;part d&rsquo;aucuns bons personnaiges du Ques\u00bb noy, l&rsquo;advertir du danger auquel \u00e9toient expos\u00e9es les villes du Quesnoy et de Landrecies, s&rsquo;il n&rsquo;y estoit bientost pour veu et principalement celle du Quesnoy, par les men\u00e9es, \u00bb ruses et practiques de Gilles de Lens, baron d&rsquo;Aubignies, qui, par toutes voies et moyens, t\u00e2che d&rsquo;y introduire les Franchois, et que le plus prompt et meilleur moyen pour y rem\u00e9dier, estoit de relaxer le sieur de Gognies, parmy quelque ranchon raisonnable ; lequel ferait tel devoir de garder la place pour le Roy, et qu&rsquo;on luy quitterait par&nbsp;apr\u00e8s, la dite ranchon (16). Il ne tarda plus longtemps, en effet&nbsp;\u00e0 rentrer en gr\u00e2ce aupr\u00e8s du roi d&rsquo;Espagne, car on voit, par la capitulation de la ville de Bouchain, du 4 septembre 1580, qu&rsquo;il \u00e9tait l&rsquo;un des chefs qui assi\u00e9geaient cette place (17).<\/p>\n<p>L&rsquo;ann\u00e9e suivante, il eut dans son gouvernement du Quesnoy, la garde d&rsquo;un prisonnier d&rsquo;Etat fort important. Guillaume de Hornes, seigneur de H\u00e8ze, s&rsquo;\u00e9tant rendu coupable de conspiration contre le duc de Parme, fut arr\u00eat\u00e9 et conduit au ch\u00e2teau de cette ville, o\u00f9, apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 jug\u00e9, il fut d\u00e9capit\u00e9 le 8 mars 1581 (18).<\/p>\n<p>Au si\u00e8ge d&rsquo;Anvers, en 1585, le sieur de Gognies commandait, sous les ordres du duc de Parme, qui, pour le r\u00e9compenser des services qu&rsquo;il avait rendus pour la cause du roi le nomma, dans la m\u00eame ann\u00e9e, gouverneur de Bruxelles, poste qu&rsquo;il conserva toute sa vie (19).<\/p>\n<p>On a de lui une circulaire du 5 avril 1592, d&rsquo;apr\u00e8s laquelle tous soldats retourn\u00e9s de France et rentr\u00e9s dans son gouvernement, devaient se rendre, sans retard, devant lui, au Quesnoy, sous peine de mort, promettant d&rsquo;ailleurs pardon&nbsp;\u00e0&nbsp;ceux qui s&rsquo;y pr\u00e9senteront (20).<\/p>\n<p>M. de Sugny, neveu de M. de Gognies, avait de par de\u00e7\u00e0, des propri\u00e9t\u00e9s qui \u00e9taient frapp\u00e9es de main-mise. Celui-ci obtint de pr\u00e9f\u00e9rence, selon lettres du chef-tr\u00e9sorier- g\u00e9n\u00e9ral et commis des finances du roi, du 7 octobre 1595, en ferme, pour trois ans, les biens pr\u00e9cit\u00e9s que ce neveu poss\u00e9dait, moyennant un fermage annuel de 360 livres de 40 gros. Cette location fut consentie en faveur de Gognies en&rsquo; vue de l&rsquo;indemniser des pertes qu&rsquo;il \u00e9prouve sur ses propres domaines qui sont g\u00e9n\u00e9ralement situ\u00e9s sur la fronti\u00e8re et dans le Cambr\u00e9sis (21).<\/p>\n<p>Il fit avec sa femme, le 17 f\u00e9vrier 1598, un avis de p\u00e8re et m\u00e8re, pour l&rsquo;attribution de leurs propri\u00e9t\u00e9s \u00e0 leurs deux enfants (22).<\/p>\n<p>De Gognies s&rsquo;\u00e9tait mari\u00e9, en 1559, avec Marie d&rsquo;Esclaibes, fille de Georges, comte de Clermont en Cambr\u00e9sis, et en eut deux filles : l&rsquo;a\u00een\u00e9e, Antoinette de Gognies, mari\u00e9e avec Louis de Beauffort, seigneur de Boilleux, devenu gouverneur du Quesnoy ; la cadette, Michelle de Gognies qui \u00e9pousa, selon contrat de mariage du 16 ao\u00fbt 1699, Ferry II de Carondelet, seigneur de Potelle (23).<\/p>\n<p>Antoine de Gognies mourut \u00e0 Bruxelles, le 30 avril 1599 (24) et fut inhum\u00e9 dans l&rsquo;\u00e9glise paroissiale de Vendegies-au-Bois, o\u00f9 son corps a \u00e9t\u00e9 ramen\u00e9 et inhum\u00e9. On voyait dans le choeur de l&rsquo;\u00e9glise deux beaux mausol\u00e9es, en marbre blanc, repr\u00e9sentant : l&rsquo;un, plac\u00e9 du c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;Evangile : Antoine de Gognies, v\u00eatu d&rsquo;un manteau \u00e0 l&rsquo;Espagnole, portant la fraise, avec l&rsquo;\u00e9p\u00e9e au c\u00f4t\u00e9, \u00e0 genoux, tourn\u00e9 vers l&rsquo;autel; il avait les mains jointes, devant un prie-Dieu et une grande levrette \u2022 assise au naturel \u00e9tait derri\u00e8re lui ; l&rsquo;autre, plac\u00e9 du c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;\u00e9p\u00eetre : la dame Marie, d&rsquo;Esclaibes, \u00e9galement \u00e0 genoux et appuy\u00e9e sur un prie-Dieu, portait une cape et la fraise. Au-dessus de ces deux s\u00e9pultures se voyaient les \u00e9cussons et quartiers des deux \u00e9poux, avec l&rsquo;\u00e9pitaphe suivante :<\/p>\n<p>\u00ab Cy-devant gist haut et noble Seigneur Messire Anthoiue de Goegnies, chevalier sgr de Vendegies-au-Bois, Beaudegnies, La Chapelle, Arken, etc. lequel a dez l&rsquo;aage de dixhuit ans, valeureusement continu\u00e9 les armes pour le service de leurs majestez imp\u00e9riale et catholique desquels il a est\u00e9 honor\u00e9 de plusieurs charges, si comme capitaine de mil hommes d&rsquo;infanterie et de chevaux-legers lances, lieutenant .g\u00e9n\u00e9ral soubz monseigneur comte d&rsquo;Aremberghe, au service du roi de France, m\u00eame ayant deservy par diverses fois l&rsquo;est\u00e2t de mar\u00e9chal de camp, gouverneur, capitaine et pr\u00e9vost de cette ville du Quesnoy l&rsquo;espace de 36 ans et finallement gouverneur de Bruxelles o\u00f9 il est d\u00e9c\u00e9d\u00e9 le dernier d&rsquo;avril.1599, aag\u00e9 de 78 ans.<\/p>\n<p>Et noble dame Madame Marie d&rsquo;Esclaibes, sa compagne, laquelle est d\u00e9c\u00e9d\u00e9e le 8 octobre dudit an, aag\u00e9 de 68 ans. Priez Dieu pour leurs \u00e2mes. \u00bb.<\/p>\n<p>Ce fut sous le gouvernement d&rsquo;Antoine de Gognies que la ville du Quesnoy fit \u00e9lever son beffroi qui fut construit en 1583 puis remplac\u00e9 en 1700, par le beffroi actuel. L&rsquo;inscription suivante se trouvait sur l&rsquo;ancien \u00e9difice :<\/p>\n<p>Par gr\u00e2ce et lib\u00e9ral octroy,<\/p>\n<p>De monseigneur, mon prince et roy,<\/p>\n<p>Pour l&rsquo;ornement et bien publique,<\/p>\n<p>Je fus basti cy par l&rsquo;advis<\/p>\n<p>Du magistrat meurement pris.<\/p>\n<p>Messire Anthoine de Goegnies<\/p>\n<p>Chevalier seigneur de Vendegies<\/p>\n<p>Lors gouvernant selon tout droict<\/p>\n<p>L&rsquo;an quinze cent quatre-vingt-trois. (25)<\/p>\n<p>NOTES<\/p>\n<p>(1) Il signait Anthoine de Gognies, mais son \u00e9pitaphe portait Goegnies.<\/p>\n<p>(2) Strada, traduction de Dutrier,&nbsp;64e).<\/p>\n<p>(3) De Boussu, Hist. de Mons, 19, II.fut seulement remplac\u00e9 \u00abn 1570, suis dire toutefois qu&rsquo;il&rsquo;tint le poste jusqu&rsquo;\u00e0 cette\u00a0\u00bb \u00e9poque.<\/p>\n<p>(4) M. S. de M. L. d&rsquo;Esclaibes. &lsquo; ,<\/p>\n<p>(5) Epitaphe sur la tombe de M. de Gognies.<\/p>\n<p>(6) Strada. &#8211;<\/p>\n<p>(7) Acte d&rsquo;acquisition. ; <\/p>\n<p>(8) .Divers titres et lettres M S. de M L. d&rsquo;Esclabes.<\/p>\n<p>(9) Bull, de la comm. royale d&rsquo;hist. de Belgiqut, 2e s\u00e9rie, f III,<\/p>\n<p>(10) Strada, 581.<\/p>\n<p>(11) Di\u00e9g\u00e9rick.&nbsp;<\/p>\n<p>(12)&nbsp;Strada, 654.<\/p>\n<p>(13) Strada, 655.<\/p>\n<p>(14) Strada, 655,<\/p>\n<p>(15) Voir la bulle.<\/p>\n<p>(16) Lettre du 7 janv. 1579, Bull, de la comm. royale d&rsquo;hist. de la Belgique,&nbsp;2e&nbsp;s\u00e9rie, IV, 427,<\/p>\n<p>(17)&nbsp;Bridem,&nbsp;2e&nbsp;s\u00e9rie, IV, 467; Di\u00e9g\u00e9rick, 118.<\/p>\n<p>(18) M S. de M L. d&rsquo;Esclaibes. <\/p>\n<p>(19) M S. du m\u00eame.<\/p>\n<p>(20) lettre en original.<\/p>\n<p>(21) Extrait du titre m\u00eame.<\/p>\n<p>(22)&nbsp;Bridern.<\/p>\n<p>(23) Renseign. de famille.<\/p>\n<p>(24) Acte de relief fait \u00e0 Mons le 20 f\u00e9vrier 1600.<\/p>\n<p>5) L&rsquo;abb\u00e9 Expilly, dict, g\u00e9ograph. hist. et polit, des gaules et de la France, V, 1072.<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Bauffort (Louis)<\/strong> (1599 \u2014 1602)<\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>chevalier, seigneur de Boilleux, Warlincourt et Marcatel, etc, Lieutenant-g\u00e9n\u00e9ral, gouverneur et capitaine du Quesnoy.<\/p>\n<p>Armes. : d&rsquo;azur, \u00e0 la croix ancr\u00e9e d&rsquo;argent ; (1) ailleurs, d&rsquo;azur \u00e0 trois jumelles d&rsquo;or (2).<\/p>\n<p>Le seigneur de Boilleux servit d&rsquo;abord, pendant quatre ans, en qualit\u00e9 de volontaire sous les ordres du marquis de Roubaix\/puis sous le marquis d&rsquo;Havre, qui le fit alfer de la compagnie d&rsquo;hommes d&rsquo;armes du comte d&rsquo;Egmont, lorsqu&rsquo;on, se rendit en France. Il eut depuis une compagnie de lances, et retourna encore en France, avec le duc de Parme, au secours de la Ligue, en 1590. A son retour, il fut nomm\u00e9 lieutenant-g\u00e9n\u00e9ral des hommes d&rsquo;armes de S. M. Catholique et, en cette qualit\u00e9, il se trouva, en 1597, \u00e0 l&rsquo;entreprise d&rsquo;Ami8ns, avec l&rsquo;archiduc Albert, qui le fit gouverneur et capitaine de la ville du Quesnoy, poste qu&rsquo;il occupa toute sa vie (3). Il avait \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 chevalier par lettres de Philippe II du 15 mai 1596 (4). Il fit, \u00e0 Mons, avec sa. seconde, femme, le 20 f\u00e9vrier 1600,(5;,le relief des trois fiefs que Antoine de Gognies, mort en mai 1599, tenait de la cour de, Hainaut. Ces \u00e9poux firent aussi ensemble. le 2&nbsp;alias&nbsp;le 22 d\u00e9cembre l600 (6) un avis de p\u00e8re et de m\u00e8re pour le partage de leurs biens entre leurs cinq enfants.<\/p>\n<p>M. de Beauffort \u00e9pousa : 1\u00b0 le 30 janvier 1589, Marguerite de Guinchy, dame de Libersart et de M\u00e9rignies, d\u00e9c\u00e9d\u00e9e; le 14 juin 1590 sans post\u00e9rit\u00e9 ; 2 \u00b0le 21 ao\u00fbt 1592, Antoinette de Gognies, Goegnies ou Gongnies, dame de Vendegies-au-Bois, Beaurain, Erquenues, etc. fille a\u00een\u00e9e d&rsquo;Antoine, gouverneur du Quesnoy et de Bruxelles (7). Il laissa, du deuxi\u00e8me lit, plusieurs enfants, dont l&rsquo;a\u00een\u00e9 : Antoine, dit le baron de Beauffort, devint gouverneur de Bapaume, mort en 1642, sans alliance; et Marie&nbsp;de&nbsp;Beauffort, qui \u00e9pousa, en 1624, Philippe-Albert de Bonni\u00e8res, gouverneur et capitaine de Binche, et dont il y a eu descendance (8),<\/p>\n<p>Louis de Beauffort mourut: le 25 mars 1602 pu 1607. on ne peut pas bien saisir ni comprendre cette diff\u00e9rence dans le date de l&rsquo;\u00e9v\u00e9nement,, donn\u00e9e d&rsquo;apr\u00e8s l&rsquo;inscription suivante, relev\u00e9e sur le tombeau m\u00eame, plac\u00e9 dans la partie gauche du choeur de l&rsquo;\u00e9glise paroissiale du Quesnoy., d\u00e9truite lors de la r\u00e9volution :<\/p>\n<p>\u00ab Icy dassoubs repose le corps: de noble messire Louis de Beauffort, chev. seigneur de Boilleux, Warlincourt,Vendegies-au-Bois, Mekaster, en son vivant gouverneur, capitaine et prevost de la villa du Q\u00abesnoy&lt;, qm tr\u00e9passa&rsquo;-le&rsquo; \u00bb XXVe jour de mais 160..<\/p>\n<p>\u00ab Pri\u00e9s Dieu pour son \u00e2me (9).<\/p>\n<p>NOTES<\/p>\n<p>(1) Goethals, 1 Beauffort.&nbsp;(Z)&rsquo;&nbsp;Nob. des Pays-Bas, 1,102.<\/p>\n<p>(3) Goeethals, 1, Beauffort.\u2014 Le baron de; Reiffenberg, M\u00e9m. h\u00e9ra\u00eed. et g\u00e9n\u00e9al. aru Beauffort.&rsquo;<\/p>\n<p>(4) Nobil: des Pays-Bas, 1, 102.<\/p>\n<p>(5) Extr. des reg. f\u00e9odaux existant aux archives de Mons. Reg. II des reliefs,&nbsp;2e&nbsp;s\u00e9rie, 171 et 172.<\/p>\n<p>(6) Extr. analys\u00e9 de l&rsquo;acte m\u00eame.<\/p>\n<p>(7) Goethals, 1, Beauffort.<\/p>\n<p>(8) Goethals, 1, Beauffort.<\/p>\n<p>(9) Mairie-Tombeau.<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Gavre (Jean Ch. de)<\/strong> (1608 \u2014 1610)<\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>DE GAVRE (JEAN-CHARLES)<\/p>\n<p>comte de Frezin, chevalier, membre du conseil de guerre du roi, gouverneur du Quesnoy.<\/p>\n<p>Armes : d&rsquo;or, au lion de gueules, arm\u00e9, couronn\u00e9 et lampass\u00e9 d&rsquo;azur, \u00e0 la bordure engresl\u00e9e de onze pointes de sable.<\/p>\n<p>Le comte de Frezin qui naquit le 3 juin 1564, fut colonel d&rsquo;un r\u00e9giment d&rsquo;infanterie Wallonne, devint gentilhomme de la Chambre de Parme, membre du conseil d&rsquo;Etat du roi. gouverneur du Quesnoy et capitaine d&rsquo;une compagnie d&rsquo;ordonnance, il fut fait chevalier par lettres-patentes dat\u00e9es de Madrid le 18 mars 1597, et mourut au Quesnoy le 4 octobre 1629.<\/p>\n<p>Il avait \u00e9pous\u00e9 en 1586, Fran\u00e7oise, baronne de Renti, de Griboval, de laquelle il eut plusieurs enfants, dont l&rsquo;a\u00een\u00e9 Pierre-Ernest de Gavre, fut par succession, comte de Frezin, et devint, comme son p\u00e8re, gouverneur du Quesnoy.<\/p>\n<p>L&#8217;empereur Rodolphe&nbsp;II,&nbsp;par dipl\u00f4me du 20 juin 1592, constitua, \u00e0 son profit, en baronnie, la seigneurie de Frezin, que les archiducs Albert et Isabelle \u00e9rig\u00e8rent en comt\u00e9 par lettres du 16 mars 1602.<\/p>\n<p>Pendant son administration dans le gouvernement du Quesnoy, il fonda, avec sa femme, la chapelle de l&rsquo;\u00e9glise des R\u00e9collets, en 1610. Tous les deux y ont \u00e9t\u00e9 inhum\u00e9s en un tombeau de marbre, assez \u00e9lev\u00e9, ayant une inscription, qui s&rsquo;\u00e9tend des deux c\u00f4t\u00e9s.<\/p>\n<p>L&rsquo;abb\u00e9 Expilly, Dict. g\u00e9ogr. des Gaules et de la France, V, 1033. \u2014 Carpentier, IIP partie, 402.<\/p>\n<p>Dans une chapelle de l&rsquo;\u00e9glise des R\u00e9collets du Quesnoy est un tombeau de marbre, assez \u00e9lev\u00e9, avec l&rsquo;\u00e9pitaphe plac\u00e9 sur les deux c\u00f4t\u00e9s : (sur la droite) :<\/p>\n<p>\u00ab Cy-gissent les corps de messire Charles de Gavre, comte de Frezin et de Peer, baron d&rsquo;Inchy, d&rsquo;Elstoo, Diepenbek, Hamal, Seigneur d&rsquo;OHegnies, Ugies, Mussaing. Hacbronck, \u00ab Waturchin Saint-Achteurhodte, Ortenburg, Archennes, \u00ab Netten, etc., colonel et du conseil de guerre du roi, gouverneur et capitaine des ville, ch\u00e2teau et pr\u00e9v\u00f4t\u00e9 du Quesnoy,<\/p>\n<p>( au c\u00f4t\u00e9 gauche )<\/p>\n<p>\u00ab Et la dame Fran\u00e7oise de Renty, comtesse de Frezin et de Peer, etc., sa ch\u00e8re \u00e9pouse, dame h\u00e9riti\u00e8re de Rizensart, \u00ab Genval, Griboval, etc ledit seigneur tr\u00e9passa le IV d&rsquo;octobre XVIeXXIX et la dite dame le 19e jour de novembre en \u00ab suivant XVIeXXIX, fondateurs de cette \u00e9glise.<\/p>\n<p>. \u00ab Priez Dieu pour leurs \u00e2mes .<\/p>\n<p>Sur le pignon du c\u00f4t\u00e9 des pieds est \u00e9crit :<\/p>\n<p>En attendant de Gavre, j&rsquo;esp\u00e8re et craint de Renty.<\/p>\n<p>Sur une vitre d&rsquo;un vestibule entre le cloilre et la sacristie, sont les armes d&rsquo;une fille, avec cette devise au bas :<\/p>\n<p>J&rsquo;esp\u00e8re et craint de Renty. <\/p>\n<p>L&rsquo;abb\u00e9 Expilly, Dict. histor. g\u00e9ogr. des Gaules et de la France, V\u2014 1033<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Beauv\u00e2u (Jacq. de)<\/strong> (1654 \u20141658)<\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>BEAUVAU (JACQUES DE)<\/p>\n<p>Marquis de Rivau, lieutenant-g\u00e9n\u00e9ral, gouverneur du Quesnoy.<\/p>\n<p>Armes : d&rsquo;argent \u00e0 lafasce d&rsquo;azur,surmont\u00e9e d&rsquo;une fleur de lys de gueules.<\/p>\n<p>Il \u00e9tait capitaine au r\u00e9giment&nbsp;da&nbsp;cavalerie du vicomte de Turenne, en 1640. II servit en Italie en 1641. Il leva par commission, du 8 ao\u00fbt de la m\u00eame ann\u00e9e, un r\u00e9giment de cavalerie li\u00e9geoise de sou nom, avec lequel il servit au si\u00e8ge de Bapaume.<\/p>\n<p>En 1642, il \u00e9tait employ\u00e9 \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e de Picardie, et se distingua particuli\u00e8rement au si\u00e8ge du ch\u00e2teau de Viviers. En 1643, il fut bless\u00e9 d&rsquo;un coup de feu \u00e0 la bataille de Rocroy, et prit part \u00e0 toutes les actions qui se produisirent pendant les ann\u00e9es suivantes, jusqu&rsquo;\u00e0 ce que, fait g\u00e9n\u00e9ral-major de l&rsquo;arm\u00e9e d&rsquo;Allemagne le 22 janvier 1647, il se, signala contre un parti ennemi, qui voulait jeter du secours dans la ville de Lens. Il servit en Flandre, en 164;9, et passa en mars 1650, dans le parti du mar\u00e9chal de Turenne. On lui \u00f4ta son r\u00e9giment par ordre du 5 de ce mois; Mais bient\u00f4t rentr\u00e9 dans le devoir, le marquis de Rivau leva un r\u00e9giment de cavalerie \u00e9trang\u00e8re, selon commission du 9 juin 1651, et fut fait capitaine de cent suisses de la garde du duc d&rsquo;Orl\u00e9ans. Cr\u00e9\u00e9 mar\u00e9chal de camp, le 5 f\u00e9vrier 1652, il eut un ordre dat\u00e9 du m\u00eame jour, pour prendre le commandement du r\u00e9giment d&rsquo;infanterie de Turenne-et-d&rsquo;autres encore avec mission de les opposer au dessein des rebelles. Il leva aussi un r\u00e9giment d&rsquo;infanterie par commission du 8 juin 1652 ; fut cr\u00e9\u00e9 lieutenant-g\u00e9n\u00e9ral, le 10 juillet; servit sous Turenne, cette ann\u00e9e et les suivantes, \u00e0 la prise de Rethel et de Mouzon ; \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e d&rsquo;observation pendant le si\u00e8ge de Sainte-Menehould, en 1653, au si\u00e8ge du Quesnoy, en 1654. Il obtint le gouvernement de cette place, par provisions du 17 octobre. Les r\u00e9giments d&rsquo;infanterie et de cavalerie dont on lui avait donn\u00e9 le commandement furent mis en garnison dans la place du Quesnoy, et on licencia celui de cavalerie en 1656. Il sa d\u00e9mit de celui d&rsquo;infanterie et du gouvernement du Quesnoy le 20 novembre 1658 et ne servit plus. En consid\u00e9ration de ses longs services, sa terre de Rivau fut \u00e9rig\u00e9e en marquisat, sous le nom de Beauveau, par lettres de juillet 1664. Il mourut le 5 juillet 1702, \u00e2g\u00e9 de 76 ans.<\/p>\n<p>De Diane Marie de Camp\u00e9 qu&rsquo;il avait \u00e9pous\u00e9e, il eut deux filles et 7 gar\u00e7ons dont l&rsquo;un fut lieutenant-g\u00e9n\u00e9ral, et un autre \u00e9v\u00eaque de Bayonne, de Tournai, puis archev\u00eaque da Toulouse et de Narbonne.<\/p>\n<p>De Courcelles, Dict. des g\u00e9n\u00e9r. fran\u00e7ais, II, 113, \u2014 Moreri, H, 379.<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Dreux (Claude de)<\/strong> (1658 \u20141669)<\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>DREUX (CLAUDE DE)<\/p>\n<p>marquis de Nancr\u00e9, lieutenant-g\u00e9n\u00e9ral gouverneur du Quesnoy.<\/p>\n<p>Armes : d&rsquo;azur, au chevron d&rsquo;or, accompagn\u00e9: en chef de deux roses d&rsquo;argent, et en pointe d&rsquo;une ombre de soleil d&rsquo;or.<\/p>\n<p>Ce gentilhomme, connu dans le monde sous la d\u00e9nomination de marquis de Nancr\u00e9, appartenait \u00e0 une famille distingu\u00e9e par sa noblesse, et naquit \u00e0 Paris Je 14 juillet 1623. Il commen\u00e7a sa carri\u00e8re militaire qu&rsquo;il avait embrass\u00e9e de bonne heure, en servant dans &lsquo;e r\u00e9giment des gardes fran\u00e7aises, puis, il obtint, en 1643, une place d&rsquo;enseigne.&nbsp;R&nbsp;devint, en 1644, lieutenant et fit, en ces qualit\u00e9s, les campagnes depuis 1641 jusqu&rsquo;\u00e0 1644, et se trouva&nbsp;\u00e0&nbsp;toutes les actions auxquelles le r\u00e9giment des gardes fran\u00e7aises prit part durant cette p\u00e9riode. La mani\u00e8re distingu\u00e9e avec laquelle il se conduisit \u00e0 la bataille de Lens, o\u00f9 il re\u00e7ut cinq blessures,, et o\u00f9 il fut fait prisonnier, lui fit obtenir le grade de capitaine aux gardes. On lui donna, le 22 d\u00e9cembre, 1648, la compagnie de Langlade-Comminges, tu\u00e9 \u00e0 la m\u00eame affaire et dont il avait \u00e9t\u00e9 le lieutenant. Le marquis de Nancr\u00e9 se distingua aussi au passage de l&rsquo;Escaut, effectu\u00e9 en ao\u00fbt 1649; \u00e0 la d\u00e9faite des troupes du duc d&lt;3 Lorraine, pr\u00e8s de Valenciennes ; au si\u00e8ge de Ste-M\u00e9n\u00e9hould, investi en 1653 ; au si\u00e8ge de Montm\u00e9di en 1657,&nbsp;et&nbsp;\u00e0 celui de Dunkerque, o\u00f9 il commanda un bataillon du r\u00e9giment des gardes. Il se trouva \u00e0 la bataille des Dunes le 14 juin 1658. Ce fut \u00e0 sa pr\u00e9voyance et \u00e0 une man\u0153uvre habile qu&rsquo;il fit que l&rsquo;on du; le gain de cette bataille&nbsp;L&nbsp;fut r\u00e9compens\u00e9 de ce service important, par le grade de mar\u00e9chal-de-camp, auquel il fut promu le 20 f\u00e9vrier suivant II fit en cette qualit\u00e9 le reste de la campagne de 1658, et servit notamment au si\u00e8ge de Gravelines, o\u00f9 il commanda les deux bataillons des gardes fran\u00e7aises qui se trouvaient \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e. Il obtint, le 20 novembre, le r\u00e9giment d&rsquo;infanterie qu&rsquo;avait eu le marquis de Beauvau.<\/p>\n<p>Le marquis de Nancr\u00e9 fut fait, le m\u00eame jour, gouverneur du Quesnoy, et on lui donna, le 5 mai 1669, le gouvernement des ville et ch\u00e2teau d&rsquo;Ath, dont il fut fait ch\u00e2telain, le 13 juillet 1670.<\/p>\n<p>Il fut cr\u00e9\u00e9 lieutenant-g\u00e9n\u00e9ral, en 1672, et servit en cette qualit\u00e9 dans le corps commande par le comte de Chamilly. Le 18 ao\u00fbt de cette ann\u00e9e, il fut fait chef d&rsquo;un corps d\u00e9tach\u00e9 de l&rsquo;arm\u00e9e du mar\u00e9chal de Cr\u00e9qui, et destin\u00e9 pour la Hollande, sa commission lui donnait, en m\u00eame temps, le pouvoir de commander celte arm\u00e9e, en l&rsquo;absence du mar\u00e9chal ; mais ensuite, il fut d\u00e9cid\u00e9 que le marquis de Nancr\u00e9 resterait en Flandre, avec 4000 hommes pour observer les Espagnols, dont on se d\u00e9fiait. Le roi ayant d\u00e9cid\u00e9 que le marquis de Nancr\u00e9 ne s&rsquo;\u00e9loignerait pas de son commandement d&rsquo;Ath, \u00e0 cause Je l&rsquo;importance de cette charge, le nomma le 9 novembre 1673, pour servir sous le mar\u00e9chal de Bellefonds. Le marquis de Nancr\u00e9 commandait, en juin 1675, un camp volant en Flandre. Il re\u00e7ut, le 10 novembre suivant, une commission pour lever un r\u00e9giment de dragons de son nom, qui fut connu plus tard sous le nom de Nicolas. Il continua le service en 1676, 1677 et 1678. La paix conclue \u00e0 Nim\u00e8gue mit en quelque sorte fin aux travaux militaires de Marquis de Nancr\u00e9, sans l&rsquo;obliger \u00e0 quitter le service. La ville d&rsquo;Ath \u00e9tant rentr\u00e9e sous la domination du roi d&rsquo;Espagne, le marquis de Nancr\u00e9 fut d\u00e9dommag\u00e9 de la perte du gouvernement de cette place, par celui des ville et citadelle d&rsquo;Arras et le roi y ajouta la lieutenance-g\u00e9n\u00e9rale du gouvernement de la province d&rsquo;Artois, par provisions du 7 f\u00e9vrier 1679. Le marquis de Nancr\u00e9 mourut \u00e0 Paris, le 5 avril 1689, \u00e2g\u00e9 de 66 ans. Il \u00e9tait alors conseiller du roi en ses conseils d&rsquo;Etat et priv\u00e9 et chevalier de l&rsquo;ordre de S. M.<\/p>\n<p>Le marquis de Nancr\u00e9 avait eu deux femme : la premi\u00e8re : Aim\u00e9e Th\u00e9r\u00e8se de Montgomm\u00e9ry, dont il eut quatre fils et une fille-, sa seconde femme fut Marie-Anne Bertrand de la Bezini\u00e8re, dont il n&rsquo;eut pas d&rsquo;enfants. <\/p>\n<p>(De Courcelles, Dict.. des g\u00e9n\u00e9raux franc., V, 302.)<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Brulart (Charles de) <\/strong>(1669\u20141711)<\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>BRULART&nbsp;(CHARLES&nbsp;DE)<\/p>\n<p>seigneur du Rancher, mar\u00e9chal-de-camp, gouverneur du Quesnoy.<\/p>\n<p>Armes : de gueules \u00e0 la bande d&rsquo;or, charg\u00e9e d&rsquo;une tra\u00een\u00e9e de cinq barillets de poudre, de sable, 3 au-dessus de la tra\u00een\u00e9e, et de 2 au-dessous.<\/p>\n<p>N\u00e9 vers 1624, il se destina de bonne heure \u00e0 la carri\u00e8re des armes : En 1647, il \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 enseigne au r\u00e9giment des gardes fran\u00e7aises. Il obtint successivement dans la m\u00eame arme ; Une lieutenance et une compagnie. Il se trouva \u00e0 la bataille du faubourg StAntoine, en 1652, et il \u00e9tait aux si\u00e8ges de Su-Menehould , en 1653 ; de Stenay, en 1654 ; de Landrecies, de Cond\u00e9 et de St-Ghislain, en 1655; et enfin, de Valenciennes en 1656.<\/p>\n<p>S&rsquo;\u00e9tant signal\u00e9 en diverses occasions, il obtint comme r\u00e9compense, le gouvernement du Quesnoy, selon provisions du 5 mai 1669. Il leva, en vertu d&rsquo;une commission du 26 janvier 1673, pour tenir garnison en celte ville, une compagnie franche de dragons, qui se fit tellement remarquer par Louis XIV, que ce monarque permit \u00e0 cet. officier sup\u00e9rieur de lever un r\u00e9giment franc, dont il fut fait mestre-de-camp le 3 d\u00e9cembre 1674. Il se d\u00e9mit, en 1676, de sa compagnie aux gardes et de son r\u00e9giment et fut nomm\u00e9 mar\u00e9chal-de-camp le 25 f\u00e9vrier 1677. Assi\u00e9g\u00e9 dans le Quesnoy eu 1612, il contribua \u00e0 la d\u00e9fense de cette place autant que son grand \u00e2ge pouvait lui permettre. Il mourut en ce lieu; le 1&Prime; juillet, trois jours avant la reddition de la ville.<\/p>\n<p>Il avait c\u00e9d\u00e9, au commencement du XVIIIe si\u00e8cle, \u00e0 un gentilhomme nomm\u00e9 Fran\u00e7ois, la charge de grand bailli du Quesnoy, qui, jusque l\u00e0 avait toujours \u00e9t\u00e9 exerc\u00e9e par le gouverneur, en remontant \u00e0 la cr\u00e9ation du bailliage de 1661. Il faut dire toutefois que, encore en 1702, les jugements \u00e9taient toujours intitul\u00e9s : Brulart du Rancher, mar\u00e9chal de camp des arm\u00e9es du roi, gouverneur et grand bailli du Quesnoy.<\/p>\n<p>Ce gouverneur avait \u00e9pous\u00e9 Anne de Bertherie, qui \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 veuve de Jean de Coigneux, sgr de B\u00e9sonville. Elle mourut le 19 janvier 1682, sans laisser de post\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n<p>Charles de Brulart du Rancher appartenait \u00e0 une ancienne famille qui comptait plusieurs c\u00e9l\u00e9brit\u00e9s, et parmi ces alliances la marquise de Genlis, si renomm\u00e9e dans la r\u00e9publique des lettres.<\/p>\n<p>(De Courcelles, Dictionnaire des g\u00e9n\u00e9raux fran\u00e7ais, III, 274 ; \u00ab\u00a0&#8211; Moreri, II, 319 ; de la Chenay des Bois, Dict. g\u00e9n\u00e9alog., III, 300 ; Titres divers).<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Despalungue (de la Badie)<\/strong> (1711 \u2014 1712)<\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>D&rsquo;ESPALUNGUE DE LA BADIE Lieutenant-G\u00e9n\u00e9ral.<\/p>\n<p>Ce militaire servait, en 1672, comme capitaine au r\u00e9giment d&rsquo;infanterie de Louvegny, en prenant, part au si\u00e8ge et \u00e0 la prise de plusieurs places. Il marcha sous Turenne, \u00e0 la poursuite des troupes de l&rsquo;\u00e9lecteur de Brandebourg et se trouva en 1673, \u00e0 la prise de Gumen, de d&rsquo;Dulna, de Zoest, et de plusieurs autres villes..Il passa en Roussillon en 1674. sous le compte de Schomberg, qui se tint sur la d\u00e9fensive, Il combattit \u00e0 Fleurus, en 1690, et devint major de son r\u00e9giment le 5 janvier 1691. Il assis a alors au si\u00e8ge de Mons, et fut fait lieutenant-colonel du m\u00eame r\u00e9giment, le 7 ao\u00fbt 1691 et se trouva \u00e0 la prise de Leuze. En 1692, il \u00e9tait aux si\u00e8ges et \u00e0 la prise de la ville et du ch\u00e2teau de Namur et assistait au bombardement de Charleroi. Il fut employ\u00e9 au si\u00e8ge de Huy et combattit \u00e0 Neerwinde en 1693.<\/p>\n<p>Cr\u00e9\u00e9 brigadier le 28 avril 1694, il servit \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e de Flandre, sous le Dauphin, et se trouva, l&rsquo;ann\u00e9e suivante, \u00e0 l&rsquo;attaque de Bruxelles. On le cr\u00e9a inspecteur-g\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;infanterie, Je 14 novembre de la m\u00eame ann\u00e9e, et il fut employ\u00e9, en cette qualit\u00e9, \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e de Flandre, en 1696 ;&nbsp;\u00e0&nbsp;l&rsquo;arm\u00e9e de la Meuse, eh 1697 ; dans le pays de Gueldre, en 1701.<\/p>\n<p>Promu au grade de mar\u00e9chal-de-camp le 29 janvier.1702, il quitta alors son r\u00e9giment, fut employ\u00e9 en Flandre, la m\u00eame ann\u00e9e, et commanda \u00e0 Venloo. Investi dans cette place, le 29 ao\u00fbt, il y soutint un mois de si\u00e8ge, et en sortit, le 25 septembre, par la br\u00e8che : on lui accorda tous les honneurs militaires, en consid\u00e9ration de sa belle d\u00e9fense dans une place que l&rsquo;ennemi avait battue, \u00e0 la fois, par 60 canons, 40 gros mortiers et 108 petits. Il contribua \u00e0 la d\u00e9faite du baron d&rsquo;Opdam, \u00e0 Eckeren, en 1703. Il continua de servir \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e de Flandre en 1704,et fut nomm\u00e9 lieutenant-g\u00e9n\u00e9ral, le 26octobre de la m\u00eame ann\u00e9e. Employ\u00e9 ensuite, \u00e0 ce titre, \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e d&rsquo;Espagne, il servit en 1705 au si\u00e8ge de Gilbraltar, et marcha au secours de Bajadoz.il contribua en 1706, \u00e0 la prise de plusieurs places et notamment de Carthag\u00e8ne. Il obtint, le 1er avril 1707, le gouvernement de la citadelle de Lille, vacant par la mort du mar\u00e9chal de Vauban, et se d\u00e9mit, en m\u00eame temps, de son inspection. Il combattit \u00e0 Almanza, et marcha, sous le duc d&rsquo;Orl\u00e9ans \u00e0 la prise de Requena, de Valence et d&rsquo;autres villes du royaume de ce nom, ainsi qu&rsquo;au si\u00e8ge et \u00e0 la prise de la ville et du ch\u00e2teau de L\u00e9rida. Il assista en 1708. avec le m\u00eame duc, \u00e0 d&rsquo;autres si\u00e8ges importants. Les ennemis \u00e9tant entr\u00e9s dans Lille, le 3 d\u00e9cembre 1708 il perdit momentan\u00e9e le gouvernement de la citadelle de celte ville.<\/p>\n<p>Nomm\u00e9, par commission du 12 mai 1711, pour commander au Quesnoy, il fut, l&rsquo;ann\u00e9e suivante, assi\u00e9g\u00e9 dans cette place, gard\u00e9e par une garnison de 10 bataillons. Le g\u00e9n\u00e9ral Fagel avait \u00e9t\u00e9 charg\u00e9 de l&rsquo;attaque de la ville, qu&rsquo;il Investit le 8 juin 1712, avec 20 bataillons et 30 escadrons. M. de la Badie qui \u00e9tait un officier de r\u00e9putation, tint avec distinction son poste de gouverneur, et s&rsquo;il se rendit, il ne le fit que, c\u00e9dant \u00e0 la force, et apr\u00e8s avoir pris, pour sa garnison, toutes les mesures que les circonstances r\u00e9clamaient. Ce fut le 4 juillet 1712, apr\u00e8s 16 jours de tranch\u00e9e ouverte; que fut sign\u00e9e la capitulation, d&rsquo;apr\u00e8s laquelle la garnison demeurait prisonni\u00e8re de guerre, emportait armes et bagages et se dirigeait par l&rsquo;Escaut vers la Hollande.<\/p>\n<p>M. de la Badie fut r\u00e9tabli le 22 avril 1713, dans le gouvernement de la citadelle de Lille,&nbsp;qui&nbsp;les ennemis \u00e9vacu\u00e8rent en ex\u00e9cution du nouveau trait\u00e9 de paix. Il conserva ce gouvernement jusqu&rsquo;\u00e0 sa mort qui eu lieu le 23 f\u00e9vrier 1724.<\/p>\n<p>On ignore s&rsquo;il fut mari\u00e9 et s&rsquo;il laissa une descendance.<\/p>\n<p>(Quincy, Hist. du r\u00e8gne de Louis-le-Grand, t. VII, pp. 46 et suiv.; De Courcelles. Dict. des g\u00e9n\u00e9raux franc., V, 431).<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Valory (Ch. Gui de) <\/strong>(1712\u20141734)<\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>DE VALORI (CHARLES-GUI) <\/p>\n<p>gr de la CHAIRE, lieutenant-g\u00e9n\u00e9ral, grand-Croix de Saint-Louis, gouverneur du Quesnoy. <\/p>\n<p>N2 le 24 septembre 1655, ce personnage fut successivement ing\u00e9nieur du roi, capitaine au r\u00e9giment de Normandie, brigadier des arm\u00e9es de S. M. en 1703, directeur des fortifications des places de Flandre, mar\u00e9chal-de-camp, en 1708, apr\u00e8s la d\u00e9fense de Lille; lieutenant-g\u00e9n\u00e9ral, le 2 juillet 1710, apr\u00e8s le- si\u00e8ge de Douai ; gouverneur du Quesnoy apr\u00e8s la prise de cette place et celle de Douai, en 1712 ; commandeur de l&rsquo;ordre de St Louis, apr\u00e8s la prise de Landau at de Fribourg; dont il conduisit les attaques, et grand-croix du m\u00eame ordre, en 1722. Il mourut au Quesnoy le 3 juillet 1734, dans sa 79\u00b0 ann\u00e9e de son \u00e2ge et fut enterr\u00e9 dans la principale \u00e9glise du lieu, o\u00f9 l&rsquo;on voyait autrefois son mausol\u00e9e. Il avait \u00e9pous\u00e9 au Quesnoy le 22 juin 1679, Marie-Catherine Volland, fille de Simon Volland, \u00e9cuyer, ing\u00e9nieur du roi, argentier de la ville de Lille. De cette dame, morte le 31 janvier 1706, sont n\u00e9s plusieurs enfants, entre autres : Charles-Antoine-Simon Valori, chevalier de St Louis, brigadier des ingenieurs puis directeur des fortifications de Flandre, mort en ao\u00fblt 1708, \u00e0 Cambrai, o\u00f9 il avait sa r\u00e9sidence et Louis-Henri de Valori, qui devint gouverneur de la citadelle de Lille. Les trois premiers des enfants du gouverneur du Quesnoy sont n\u00e9s dans cette ville, de 1723 A 1725. <\/p>\n<p>(Moroni, X, 453 et 454 &lsquo; &#8211; Expilly, Dict. g\u00e9ogr. hist. des Gaules et de la France, V, 1031.)<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Rottembourg (de) <\/strong>(1734\u20141735)<\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>DE ROTTEMBOURG (CONRAD-ALEXANDRE , comte)<\/p>\n<p>Sgr de Moissevaux. de Rougemont, etc., mar\u00e9chal des camps et arm\u00e9es du roi, gouverneur du Quesnoy.<\/p>\n<p>N\u00e9 le 26 f\u00e9vrier 1684, il \u00e9tait fils de Nicolas-Fr\u00e9d\u00e9ric, comte de Rottembourg, gentilhomme du pays de Brandebourg, mar\u00e9chal de camp, mort eu sa terre de Moissevaux, en Alsace, le 20 avril 1716. Le jeune comte de Rottembourg fut d&rsquo;abord capitaine dans le r\u00e9giment de cavalerie du comte de Rosen, puis il fut fait mestre-de-camp le&nbsp;2t&nbsp;mars 1709 et nomm\u00e9 brigadier le 20 octobre 1716. Il fut re\u00e7u chevalier d&rsquo;honneur du conseil souverain d&rsquo;Alsace le 27 ao\u00fbt 1717, et chevalier des ordres royaux et militaires de N. D. du Mont Carmel et de S&rsquo;Lazare de J\u00e9rusalem, le 25 f\u00e9vrier 1721. Il fut nomm\u00e9 dans le m\u00eame temps envoy\u00e9 extraordinaire aupr\u00e8s du roi de Prusse, et, en 1723, second ambassadeur extraordinaire au congr\u00e8s de Cambrai, apr\u00e8s la s\u00e9paration duquel il fut nomm\u00e9, en juillet 1725, pour retourner aupr\u00e8s du roi de Prusse, avec le titre de ministre pl\u00e9nipotentiaire. Il en fut rappel\u00e9, en 1727, pour se rendre \u00e0 la cour d&rsquo;Espagne, o\u00f9 il signale 6 mai 1728, encore en la m\u00eame qualit\u00e9, avec les ministres de l&#8217;empereur, d&rsquo;Espagne, d&rsquo;Angleterre et de Hollande, les pr\u00e9liminaires d&rsquo;un futur congr\u00e8s pour la pacification de l&rsquo;Europe. Le roi catholique lui donna \u00e0 son d\u00e9part, son portrait enrichi de diamants. Il retourna en Espagne, \u00e0 la fin de 1730, avec le caract\u00e8re d&rsquo;ambassadeur extraordinaire et il arriva le 13 janvier 1731, \u00e0 S\u00e9ville, o\u00f9 il eut, le lendemain, la premi\u00e8re audience de LL. MM. Sa mauvaise sant\u00e9 l&rsquo;avait oblig\u00e9 de demander son rappel, il quitta cette cour et arriva \u00e0 Paris le 25 mai 1734. Le roi de France l&rsquo;avait fait mar\u00e9chal de camp de ses arm\u00e9es le 20 f\u00e9vrier pr\u00e9c\u00e9dent. S. M. l&rsquo;avait aussi propos\u00e9, le 1er janvier 1731, pour \u00eatre chevalier de ses ordres, et ses preuves avaient \u00e9t\u00e9 admises le 13 mai suivant. Ses infirmit\u00e9s ont emp\u00each\u00e9 qu&rsquo;il n&rsquo;ait \u00e9t\u00e9 re\u00e7u. Il avait toutefois \u00e9t\u00e9 autoris\u00e9 de porter, en attendant, la croix et le cordon de l&rsquo;ordre du S&rsquo; Esprit.<\/p>\n<p>Le gouvernement du Quesnoy lui fut donn\u00e9 en 1734.<\/p>\n<p>Il mourut \u00e0 Paris, le 4 avril 1735, n&rsquo;\u00e9tant \u00e2g\u00e9 que de 51 ans.<\/p>\n<p>Il avait \u00e9pous\u00e9, en 1721, Jeanne-Madeleine de Helmstadt, fille de Bleickard, comte de Helmstadt, baron de l&rsquo;Empire, etc., et de Marie-Joseph de Poitiers, des comtes de Wagn\u00e9e.<\/p>\n<p>Le comte de Rottembourg avait rempli tous les emplois dont il avait \u00e9t\u00e9 charg\u00e9s avec une capacit\u00e9 sup\u00e9rieure, et il n&rsquo;\u00e9tait pas moins habile dans les n\u00e9gociations que z\u00e9l\u00e9 pour le service du Roi.<\/p>\n<p>Son \u00e9loge a \u00e9t\u00e9 fait dans le Mercure de France du mois d&rsquo;avril 1735.<\/p>\n<p>(Moreri, IX, 382).<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Salignac (de la Motte F\u00e9nelon)<\/strong><\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>DE SALIGNAC (GABRIEL-JACQUES)<\/p>\n<p>Marquis de la MOTHE-F\u00c9NELON, lieutenant-g\u00e9n\u00e9ral, Gouverneur du Quesnoy.<\/p>\n<p>Armes : d&rsquo;or \u00e0 3 bandes de sinople.<\/p>\n<p>Le marquis de la Mothe-F\u00e9n\u00e9lon naquit le 25 juillet 1688 et fit ses premi\u00e8res armes dans les mousquetaires, o\u00f9 il entra n&rsquo;ayant encore que 16 ans. Il gagna successivement ses grades, et \u00e9tait en 1709, colonel du r\u00e9giment de Bigorre-infanterie. Il fit les Campagues de Flandre en 1710, 1711 et 1712, concourut \u00e0 la prise de Douai, du Quesnoy et de Bouchain. On le cr\u00e9a, le 20 octobre 1718, inspecteur g\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;infanterie et brigadier le 1er octobre 1719. Il passa au commandement du r\u00e9giment de Poitou, et re\u00e7ut au si\u00e8ge de Roses une blessure consid\u00e9rable au genou, \u00ab\u00a0dont il resta estropi\u00e9 toute sa vie. Le marquis de F\u00e9n\u00e9lon fut nomm\u00e9 \u00e0 l&rsquo;ambassade de Hollande le 31 mai 1724, mar\u00e9chal de camp le 1er ao\u00fbt 1734, gouverneur du Quesnoy le i&rsquo;3 avril 1735, et ambassadeur extraordinaire et pl\u00e9nipotentiaire au congr\u00e8s de Soissons, en 1737. Le roi le cr\u00e9a lieutenant-g\u00e9n\u00e9ral le 1er mars 1738, conseiller d&rsquo;\u00e9tat d&rsquo;\u00e9p\u00e9e le 26 septembre suivant, et chevalier de ses ordres le 2 f\u00e9vrier 1740. Eu 1744, la France ayant d\u00e9clar\u00e9 la guerre \u00e0 la Grande-Bretagne et \u00e0 la reine de Hongrie et les Hollandais s&rsquo;\u00e9tant coalis\u00e9s avec ces deux puissances, le marquis de F\u00e9n\u00e9lon quitta son ambassade pour prendre un commandement dans les arm\u00e9es. Il commanda au Quesnoy pendant l&rsquo;hiver. Il servit, l&rsquo;ann\u00e9e suivante, au si\u00e8ge de Mous et combattit avec distinction, le 11 octobre 1746, \u00e0 la sanglante journ\u00e9e de Raucoux, o\u00f9 il re\u00e7ut un coup de canon- dont il mourut le m\u00eame jour, emportant les regrets do toute l&rsquo;arm\u00e9e. Il avait re\u00e7u, en mai 1744, le roi Louis XV, qui avait, din\u00e9 chez lui. Selon une commission donn\u00e9e parce monarque Je 13 janvier 1744, le marquis de F\u00e9n\u00e9lon avait \u00e9t\u00e9 d\u00e9sign\u00e9 au comte Maurice de Saxe, comme n&rsquo;ayant pas besoin, quoique Gouverneur du Quesnoy, de. lettres particuli\u00e8res pour commander dehors, s&rsquo;il pouvait lui \u00eatre utile.<\/p>\n<p>Il laissa de Louise-Fran\u00e7oise Lepellelier, sa 2e femme qu&rsquo;il avait \u00e9pous\u00e9e en decembre 1721, deux enfants, dont l&rsquo;a\u00een\u00e9 Fran\u00e7ois-Louis de Salignac, marquis de la Motte-F\u00e9n\u00e9lon,&nbsp;fut&nbsp;employ\u00e9 dans la Martinique.<\/p>\n<p>Gabriel-Jacques de Salignac descendait de l&rsquo;ancienne maison de ce nom, connue, dans le P\u00e9rigord, avant l&rsquo;an 1000, et dont \u00e9tait issu le c\u00e9l\u00e8bre F\u00e9n\u00e9lon, archev\u00eaque et duc de Cambrai.<\/p>\n<p>(Biog. univ., XIV, 302 ; \u2014 De la Chesnaye des Bois, II 100, VI, 354; \u2014Journal du Hainaut ; \u2014 Hist. de l&rsquo;anc. infant, franc. IV, 206;\u2014 De Courcelles, Dict. hist. des g\u00e9n\u00e9raux franc. IX, 90),<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>De Gelas de Voisins<\/strong> (1747 \u2014 1762)<\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>DE GELAS DE VOISINS D&rsquo;AMBRES (DANIEL-VRAN\u00c7OIS)<\/p>\n<p>vicomte de Lautrec, mar\u00e9chal de France, gouverneur du Quesnoy.<\/p>\n<p>.Armes ; de gueules, \u00e0 la croix vid\u00e9e, cl\u00e9ch\u00e9e et pommet\u00e9e de douze pi\u00e8ces.<\/p>\n<p>Le vicomte de Lautrec naquit en 1686. Il fut re\u00e7u chevalier de Malte de minorit\u00e9 et connu d&rsquo;abord sous le nom de chevalier d&rsquo;Ambres. Il entra aux mousquetaires,&nbsp;en&nbsp;1701, et se rendit, en 1702, \u00e0 Malte, o\u00f9 il s\u00e9journa pendant trois ans. A partir de&rsquo; 1705, il fit la guerre en Italie, en Alsace et en Flandre. Il se trouva, en 1712, \u00e0 la prise du Quesnoy, de Douai et du fort de la Scarpe. Il \u00e9tait colonel d&rsquo;un r\u00e9giment d&rsquo;infanterie de son nom, auquel il avait \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9 par commission du 8 mars 1710. Il fut cr\u00e9\u00e9 brigadier des arm\u00e9es du roi le 3 avril 1721, mar\u00e9chal-de-camp le 1er ao\u00fbt 1734, lieutenant-g\u00e9n\u00e9ral dans la Guienne sur la d\u00e9mission du marquis d&rsquo;Ambres, son fr\u00e8re, en 1727. Il servit \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e de Catalogne, puis sur les fronti\u00e8res des Pyr\u00e9n\u00e9es. En 1723. il quitta la croix de Malte, fut fait chevalier de S&rsquo; Louis et prit le nom de vicomte de Lautrec.<\/p>\n<p>Employ\u00e9 \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e d&rsquo;Italie, il continua \u00e0 y servir jusqu&rsquo;en 1738, \u00e9poque o\u00f9 il fut cr\u00e9\u00e9 lieutenant-g\u00e9n\u00e9ral d-s arm\u00e9es de S. M. D\u00e8s le 30 janvier 1737, il avait \u00e9t\u00e9 nomm\u00e9 inspecteur g\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;infanterie. Il fut d\u00e9cor\u00e9 du titre de chevalier des ordres du roi le 2 f\u00e9vrier 1743, et, le 15 mai suivant, il fut constitu\u00e9 ambassadeur extraordinaire aupr\u00e8s de l&#8217;empereur Charles VII, pr\u00e9s de qui il resta jusqu&rsquo;au commencement de f\u00e9vrier 1744. Employ\u00e9 \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e du Pi\u00e9mont, il ne tarda pas \u00e0 s&rsquo;y signaler. Il fit, ensuite, partie de l&rsquo;arm\u00e9e d&rsquo;Italie, par lettres du 1&Prime; avril 1745, et eut le commandement d&rsquo;un corps de troupes fran\u00e7aises et espagnoles, pour faire une diversion du c\u00f4t\u00e9 des Alpes, et tenter, s&rsquo;il \u00e9tait possible, le si\u00e8ge d&rsquo;Exil\u00e9s. Il battit et d\u00e9fit compl\u00e8tement, le 11 octobre, \u00e0 Jossau, 4000 Pi\u00e9montais, command\u00e9s par le comte de Roffy, qui fut fait prisonnier avec 28 officiers et 450 soldats. En 1746, il commanda pendant le si\u00e8ge de Mons, un corps de cavalerie, qui couvrait les assi\u00e9geants. Apr\u00e8s la prise de Mons, qui capitula le 11 juillet, il marcha sur Charleroi, qu&rsquo;il investit. Il alla commander \u00e0 Namur, au commencement de la campagne de 1747. A la bataille de Lawfeld, le 2 juillet, il attaqua ce village avec 15 bataillons, mais un coup de feu lui fracassa la main droite, ca qui lui facilita l&rsquo;obtention du gouvernement de la ville et-de la pr\u00e9v\u00f4t\u00e9 du Quesnoy, qui lui fut donn\u00e9 le 11 septembre suivant. Il se d\u00e9mit alors de son inspection, commanda pendant l&rsquo;hiver \u00e0 Ostende, et l&rsquo;ann\u00e9e suivante \u00e0 Anvers, qu&rsquo;il rendit aux Imp\u00e9riaux, le 11 d\u00e9cembre, lorsque l&rsquo;arm\u00e9e fran\u00e7aise \u00e9vacua les Pays-Bas autrichiens.<\/p>\n<p>Cr\u00e9\u00e9 mar\u00e9chal de France le 24 f\u00e9vrier 1757, il pr\u00eata serment en cette qualit\u00e9 le 13 mars suivant. Il mourut, \u00e0 Paris, le 14 f\u00e9vrier 1762, \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 76 ans.<\/p>\n<p>Il avait \u00e9t\u00e9 mari\u00e9, le 4 f\u00e9vrier 1739, \u00e0 Marie-Louise de Rohan-Chabot, dont il ne lui restait pas d&rsquo;enfants.<\/p>\n<p>(De Courcelles, Dict. des g\u00e9n\u00e9raux fran\u00e7ais, VI, 261 ; Etat milit. de France, 1760 ; \u2014 Calendrier des princes, 1762; \u2014 De Genouillac, Recueil d&rsquo;Armoiries, 294).<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Danois (Fr. Marie le)<\/strong> (1762 \u2014 1784)<\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>LE DANOIS (FRAN\u00c7OIS-MARIE)<\/p>\n<p>marquis de Cernay, seigneur de Raismes, grand mar\u00e9chal h\u00e9r\u00e9ditaire de Hainaut, lieutenant-g\u00e9n\u00e9ral des arm\u00e9es du Roi, Gouverneur du Quesnoy.<\/p>\n<p>Armes : d&rsquo;azur&nbsp;\u00e0&nbsp;la croix d&rsquo;argent, fleuronn\u00e9e d&rsquo;or.<\/p>\n<p>Le comte de Cernay, qui \u00e9tait le dernier m\u00e2le d&rsquo;une branche de la maison de Le Danois, naquit le 4 mai 1710, et gagna tous ses grades sur le champ de bataille. Il \u00e9tait sous-lieutenant des chevaux-l\u00e9gers d&rsquo;Aquitaine en 1734, colonel du r\u00e9giment de Royal-cravatte en 1742, brigadier en 1744, mar\u00e9chal de camp en 1747, lieutenant-g\u00e9n\u00e9ral le 25 ao\u00fbt 1749 et fut d\u00e9cor\u00e9 du grade de grand-croix de St-Louis en 1766.<\/p>\n<p>Ce seigneur, qui avait assist\u00e9, en 1745, \u00e0 la bataille de Lansfeld, y avait tu son cheval tu\u00e9 sous lui et s&rsquo;\u00e9tait retir\u00e9 p\u00e9niblement de la m\u00eal\u00e9e, avec le bras fracass\u00e9 par un boulet de canon. Depuis, il porta toujours un bras d&rsquo;argent. Cette circonstance contribua \u00e0 lui faire obtenir, en 1762, la charge de gouverneur des ville et ch\u00e2teau du Quesnoy.<\/p>\n<p>Il fit jusque l\u00e0 sa r\u00e9sidence habituelle dans sa maison de Raismes, o\u00f9 il tenait une petite cour. Il y exer\u00e7ait la plus g\u00e9n\u00e9reuse hospitalit\u00e9, aussi il n&rsquo;y avait pas de personnages marquants, passant dans le pays, qui ne lui rendissent visite. C&rsquo;est ainsi que s&rsquo;y arr\u00eat\u00e8rent le roi de Danemark, le comte d&rsquo;Artois, l&rsquo;archiduchesse Christine d&rsquo;Autriche et son mari, le&nbsp;duc&nbsp;de Teschen, le duc de Glocester et beaucoup d&rsquo;autres personnages. Tout puisant qu&rsquo;il f\u00fbt, il avait le c\u0153ur tendre et compatissant pour les malheureux.&nbsp;LPS&nbsp;pauvres de Raismes ont sui tout gard\u00e9 le souvenir des distributions abondantes d&rsquo;argent, d&rsquo;habillements et de charbon que le comte de Cernay leur prodiguait chaque hiver.<\/p>\n<p>Il mourut, le 17 juillet 1784, dans sa terre de Beauregard, pr\u00e9s de Soissons, mais il fut ramen\u00e9 le 20, \u00e0 Raismes, o\u00f9 il fut enterr\u00e9, avec tous les honneurs possibles. On lui \u00e9leva un monument dans l&rsquo;\u00e9glise paroissiale, qu&rsquo;il avait fait b\u00e2tir. Sa m\u00e9moire sera longtemps ch\u00e8re \u00e0 cette localit\u00e9. Cependant, deux habitants du lieu, guid\u00e9s par un lucre coupable, l&rsquo;ont exhum\u00e9, \u00e0 la r\u00e9volution, pour avoir son cercueil de plomb, qui fut enlev\u00e9.<\/p>\n<p>Non seulement le comte de Cernay \u00e9tait mar\u00e9chal h\u00e9r\u00e9ditaire de Hainaut, mais il se trouvait aussi plac\u00e9, en 1754 \u00e0 la t\u00eate de la Soci\u00e9t\u00e9 houill\u00e8re de Raismes et fut fait r\u00e9gisseur de la compagnie charbonni\u00e8re d&rsquo;Anzin, avec la facult\u00e9 de rendre la place h\u00e9r\u00e9ditaire dans sa famille.<\/p>\n<p>Le comte de Cernay avait \u00e9pous\u00e9, en 1729, Jeanne-Fran\u00e7oise-Collette de la Pierre, fille et unique h\u00e9riti\u00e8re de Henri Th\u00e9odore de la Pierre, marquis de Bousies, pair du Cambr\u00e9sis, banneret de Hainaut, seigneur de Forest. Cette dame avait pr\u00e9c\u00e9d\u00e9 son mari dans la tombe : elle \u00e9tait morte d\u00e8s le 2 mars 1756, n&rsquo;ayant laiss\u00e9 qu&rsquo;une fille, n\u00e9e en 1739. <\/p>\n<p>(Ed. Grard, Hist. de la houille, 3 vol. in-4 ; \u2014 St-G\u00e9nois, monum. anc, 11,188;\u2014 Melleville, Dict.hist. du d\u00e9p.de l&rsquo;Aisne, 1, 135; II, 167,199.)<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Chastelet (Louis-Pierre de) <\/strong>(1784\u2014 1788)<\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>DE CHASTENET (LOUIS-PIERRE)<\/p>\n<p>comte de Puys\u00e9gur, lieutenant-g\u00e9n\u00e9ral, gouverneur du Quesnoy.<\/p>\n<p>Armes : d&rsquo;azur, au chevron d&rsquo;argent, accompagn\u00e9 en pointe d&rsquo;un lion l\u00e9opard\u00e9 de m\u00eame; au chef d&rsquo;or.<\/p>\n<p>Le comte de Puys\u00e9gur naquit le 30 d\u00e9cembre 1726, entra au service en qualit\u00e9 d&rsquo;enseigne au r\u00e9giment d&rsquo;infanterie de Vexin le 14 d\u00e9cembre 1739, fut nomm\u00e9 lieutenant le 21 f\u00e9vrier 1741, et fit la campagne de Flandre en 1742. H leva une compagnie dans le r\u00e9giment des cuirassiers du roi, par commission du 1er janvier 1743, et commanda cette compagnie aux si\u00e8ges de M\u00e9nin, d&rsquo;Ypres, de Fumes et au camp de Courtray, en 1744 ; \u00e0 la bataille de Fontenoy ; aux si\u00e8ges de Tournay, d&rsquo;Oudenarde, de Dendermonde et d&rsquo;Ath, en 1745 ; au si\u00e8ge de Bruxelles et \u00e0 la bataille de Raucoux, en 1746 ; \u00e0 celle de Lawfeld, en 1747, et au si\u00e8ge de Maestricht, en 1748. Il obtint le r\u00e9giment de Vexin, par commission du 1&Prime; f\u00e9vrier 1749 ; mais ce r\u00e9giment ayant \u00e9t\u00e9 incorpor\u00e9 dans celui de Vermandois, par ordonnance du 10 f\u00e9vrier suivant, le comte de Puys\u00e9gur fut attach\u00e9 au r\u00e9giment des grenadiers de France, par ordre du 20 du m\u00eame mois, et obtint le r\u00e9giment d&rsquo;infanterie du Forez le 22 avril 1756. Devenu colonel-lieutenant du r\u00e9giment du Royal-Comtois, par commission du 4 mars 1757, il se d\u00e9mit de celui de Forez et commanda le r\u00e9giment de Royal-Comtois, au camp de Zell la m\u00eame ann\u00e9e ; \u00e0 la retraite de l&rsquo;\u00e9lectorat d&rsquo;Hanovre et \u00e0 la bataille de Crewelt, en 1758. Il rentra ensuite en France, avec son &#8211; r\u00e9giment, et servit en Flandre, en 1759 et 1760.<\/p>\n<p>Cr\u00e9\u00e9 brigadier, par brevet du 20 f\u00e9vrier 1761, il continua de servir en Flandre. Nomm\u00e9 colonel du r\u00e9giment de Normandie, le 1er f\u00e9vrier 1762, il se d\u00e9mit du r\u00e9giment Royal-Comtois, et commanda celui de Normandie sur les c\u00f4tes pendant la campagne. On le d\u00e9clara, en 1763, mar\u00e9chal de camp, avec rang du 25 juillet 1762. Il se d\u00e9mit alors du r\u00e9giment de Normandie.<\/p>\n<p>Il fut promu au grade de lieutenant-g\u00e9n\u00e9ral le 5 d\u00e9cembre 1781. Au bout de quelques ann\u00e9es, il fut nomm\u00e9 gouverneur de la place du Quesnoy, charge qu&rsquo;il ne conserva que de 1785 \u00e0 1788. Le 30 novembre de cette derni\u00e8re ann\u00e9e, il fut appel\u00e9 par le roi Louis XVI au minist\u00e8re de la guerre, dont il ne conserva le portefeuille que jusqu&rsquo;au 18 juillet 1789. Son attachement \u00e0 la personne de Louis XVI le porta \u00e0 rester constamment pr\u00e8s de ce monarque dans tous les moments de dangers, et il commanda m\u00eame une des compagnies de gentils-hommes qui se r\u00e9unirent, le 10 ao\u00fbt 1792, pour d\u00e9fendre ce souverain. Le comte de Puys\u00e9gur ne quitta la France qu&rsquo;apr\u00e8s la mort du roi, et mourut en \u00e9migration, sans descendance.<\/p>\n<p>(De Courcelles, Dict. g\u00e9n\u00e9alog. Pairs de France, VT, 148 ; \u2014 Le m\u00eame, Dict. des g\u00e9n\u00e9raux franc. IV, 203, \u2014 Calendrier g\u00e9n\u00e9ral du gouvernement de Flandre 1787).<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<h3 class=\"wp-block-heading has-text-align-center has-dark-red-color has-text-color\"><strong>GOUVERNEURS DE MAUBEUGE<\/strong><\/h3>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Pisseleu (Adrien-Joseph) <\/strong>(1543 \u2014 1558)<\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>PISSELEU (ADRIEN DE)<\/p>\n<p>Chevalier, sgr de Heilly, Fontaine &#8211; Lavagnan , etc.,<\/p>\n<p>\u00e9cuyer d&rsquo;\u00e9curie du roi, gouverneur de Maubeuge.<\/p>\n<p>Ce gentilhomme, qui devint capitaine de 1000 hommes d&rsquo;armes de pied de la l\u00e9gion de Picardie, fut bless\u00e9 \u00e0 la prise d&rsquo;Hesdin, en 1537, devint gouverneur de Maubeuge, en 1543, gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;intervention de sa s\u0153ur Anne de Pisseleu, duchesse d&rsquo;Etampes, fille d&rsquo;honneur de Louise de Savoye, duchesse d&rsquo;Angoul\u00eame, et ma\u00eetresse de Fran\u00e7ois Ier.<\/p>\n<p>Il mourut, au retour des prisons de l&rsquo;Empereur, en la ville d&rsquo;Amiens le 8 f\u00e9vrier 1558. Il fut enterr\u00e9 dans l&rsquo;\u00e9glise des Minimes, sous un tombeau de marbre que sa veuve lui fit \u00e9lever.<\/p>\n<p>II avait \u00e9pous\u00e9 Charlotte d&rsquo;Ailly, fille de Louis, seigneur de Varennes, et de Charlotte de Bournonville. Il laissa plusieurs enfants, dont l&rsquo;a\u00een\u00e9 fut Jean de Pisseleu qui, \u00e0 3on tour, h\u00e9rita de&nbsp;k&nbsp;terre de Heilly.<\/p>\n<p>La famille de Pisseleu \u00e9tait de Picardie, d\u00e9j\u00e0 c\u00e9l\u00e8bre d\u00e8s le XIV si\u00e8cle.<\/p>\n<p>(Mor\u00e9ri, VIII, 2e partie, 382).<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Ravend... (de Saint-Fremond)<\/strong> (1710 \u2014 1722)<\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>RAVEND&#8230;<\/p>\n<p>chevalier, marquis ce St-Fremond, lieutenant-g\u00e9n\u00e9ral des arm\u00e9es du roi, gouverneur de Maubeuge,<\/p>\n<p>Armes : d&rsquo;azur, au lion d&rsquo;or, couronn\u00e9.<\/p>\n<p>Il appartenait \u00e0 une famille \u00e9tablie en Norman die, dans l&rsquo;\u00e9lection de Carentan, et qui d\u00e9j\u00e0 avait donn\u00e9 sous le r\u00e8gne de Louis XIV, un lieutenant-g\u00e9n\u00e9ral des arm\u00e9es, dans la personne de M. de St-Fremond, qui \u00e9tait le petit fils de Jules de Ravend, \u00e9cuyer, Seigneur ne Neufville.<\/p>\n<p>Lejeune Ravend a embrass\u00e9 la carri\u00e8re militaire, et&nbsp;P&nbsp;SU gagner tous ses grades, jusqu&rsquo;\u00e0 celui de lieutenant-g\u00e9n\u00e9ral, par une conduite exemplaire et par des exploits, faisant conna\u00eetre pour ces divers postes, qu&rsquo;il \u00e9tait bien en \u00e9tat de les exercer tous.<\/p>\n<p>Il n&rsquo;avait pas \u00e9t\u00e9 mari\u00e9 et n&rsquo;e\u00fbt pas de descendants, quand il mourut le 17 juin 1722. On ignore \u00e0 quelle \u00e9poque remonte son administration qu&rsquo;il faut reculer au del\u00e0 du 2 avril 1710, car on voit par un testament olographe dat\u00e9 de Tourneville sous cette date, qu&rsquo;il donna \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital de Maubeuge, pour faire une fondation, au profit dudit \u00e9tablissement, oblig\u00e9 de faire dire un certain nombre de messes par an pour le repos de l&rsquo;\u00e2me de ce gouverneur et de celles de MM. les officiers de l&rsquo;Etat-Major. Il fut convenu qu&rsquo;il serait dit dans l&rsquo;Eglise dudit h\u00f4pital les mardi et vendredi de chaque semaine, une messe \u00e0 la m\u00e9moire du testateur, ind\u00e9pendamment d&rsquo;un service anniversaire des morts, \u00e0 dire, \u00e0 l&rsquo;intention du m\u00eame bienfaiteur, le 17 juin de chaque ann\u00e9e.<\/p>\n<p>Il a \u00e9t\u00e9 vers\u00e9, par les ex\u00e9cuteurs testamentaires du marquis de St-Fremond, la somme de 8764 liv. 5 s. 5 d., recouvr\u00e9e par eux et qui a \u00e9t\u00e9 employ\u00e9e \u00e0 l&rsquo;acquisition de biens et de rentes, selon les d\u00e9sirs du testateur.<\/p>\n<p>(La Chesnaye des Bois, Dict. g\u00e9n\u00e9al. et herald. IV, 247 et 248 ; \u2014 Archives de l&rsquo;H\u00f4pital de Maubeuge).<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Damas (Louis-Anne-Marie)<\/strong> (1722 \u2014 1722)<\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>DAMAS (Louis-ANNE-MARIE DE),<\/p>\n<p>comte de Ruffey, lieutenant-g\u00e9n\u00e9ral des arm\u00e9es du roi, gouverneur de Maubeuge.<\/p>\n<p>Issu de la branche des marquis d&rsquo;Antigny, ce personnage entra, en 1684 aux mousquetaires avec lesquels il fit la campagne de Flandre. Il devint bient\u00f4t capitaine lieutenant d&rsquo;une compagnie de ce r\u00e9giment, et fut fait, le 25 novembre 1686, commissaire g\u00e9n\u00e9ral de la cavalerie. Nomm\u00e9, le 20 avril 1690, major du m\u00eame r\u00e9giment, il fit la campagne de cette ann\u00e9e et les deux suivantes, \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e de Moselle. Pass\u00e9 \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e de Flandre, en 1698, il se trouva \u00e0 la bataille de Neerwinde et au si\u00e8ge de Charleroi. Il fit ensuite les campagnes de 1694 et 1695, \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e de la Meuse.<\/p>\n<p>Cr\u00e9\u00e9 mestre-de-camp d&rsquo;un r\u00e9giment de cavalerie de son nom, le 8 janvier 1696, il concourut aux diverses op\u00e9rations de l&rsquo;arm\u00e9e de Catalogne, notamment au si\u00e8ge de Barcelone. Se trouvant \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9s d&rsquo;Italie, en 1702, il chargea et repoussa trois fois, au combat de Carpi, un r\u00e9giment de cuirassiers.<\/p>\n<p>Il obtint, le 29 janvier 1702, le grade de brigadier de cavalerie. D\u00e9tach\u00e9, le 23 mai, pour couvrir la marche de l&rsquo;arm\u00e9e, il rencontra et battit, dans trois charges successives, un corps de 600 combattants, qui prit la fuite. Le comte de Ruffey fut employ\u00e9 ensuite dans toutes les exp\u00e9ditions du duc&nbsp;de&nbsp;Vend\u00f4me, en 1703 et 1704.<\/p>\n<p>Il fut promu au grade de mar\u00e9chal-de-camp le 26 octobre 1704. Il se d\u00e9mit alors de son r\u00e9giment et commanda trois brigade de cavalerie \u00e0 Trino, pendant le si\u00e8ge de Verne. Il servit au si\u00e8ge de Chivas et fut. bless\u00e9 au si\u00e8ge d&rsquo;Asti. N\u00e9anmoins, il put combattre, l&rsquo;ann\u00e9e suivante, au si\u00e8ge et \u00e0 la bataille de Turin. Par lettres du 20 avril 1707,11 fut employ\u00e9 \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e de Flandre, qui se tint sur la d\u00e9fensive. En 1708, on le d\u00e9signa pour faire l&rsquo;exp\u00e9dition d&rsquo;Ecosse qui n&rsquo;e\u00fbt pas lieu. Il continua de servir dans l&rsquo;arm\u00e9e de Flandre, par lettres du 7 mai, et se trouva \u00e0 la bataille d&rsquo;Oudenarde, o\u00f9 il fut fait prisonnier. Echang\u00e9 au commencement de 1709. il put encore combattre \u00e0 Malplaquet.<\/p>\n<p>On le nomma lieutenant-g\u00e9n\u00e9ral des arm\u00e9es le 29 mars 1710, et deuxi\u00e8me sous-lieutenant de la&nbsp;ire&nbsp;compagnie des mousquetaires, le 16 avril suivant; il fit toute la campagne et la suivante \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e de Flandre et commanda \u00e0 Dunkerque et \u00e0 Bergues, par ordre du 29 octobre 1711. Il concourut au succ\u00e8s du combat de Denain et aux si\u00e8ges de Douai, du Quesnoy et de Bouchain en 1712. Il commanda en Lorraine pendant l&rsquo;hiver, et le camp de la Haute-Meuse, par lettres du 20 mai 1714. Il devint 1er sous-lieutenant de la&nbsp;1 \u00e8re&nbsp;compagnie des mousquetaires, le 18 f\u00e9vrier 1716. Les rares talents et. es \u00e9minentes qualit\u00e9s du comte de Ruffey le firent nommer sous-gouverneur de la personne du roi le 1er avril suivant.<\/p>\n<p>On lui donna le gouvernement de St-Venant, 30 le mars 1721, d&rsquo;o\u00f9 il passa \u00e0 celui de Maubeuge le 18 juin 1722. Il mourut \u00e0 Paris peu de temps apr\u00e8s : le 24 septembre de la m\u00eame ann\u00e9e.<\/p>\n<p>(De Courcelles, Dict. des g\u00e9n\u00e9raux fran\u00e7ais, V, 126).<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Damas (Louis-Anne-Marie)<\/strong> (1722 \u2014 1722)<\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>DAMAS (JEAN-JACQUES DE)<\/p>\n<p>chevalier, puis comte de Damas, lieutenant-g\u00e9n\u00e9ral des arm\u00e9es du roi, gouverneur de Maubeuge,<\/p>\n<p>Il \u00e9tait chevalier non prof\u00e8s de l&rsquo;ordre de Malte, et \u00e9tait entr\u00e9 au service en qualit\u00e9 de Cadet \u00e0 Besan\u00e7on en 1683. Il passa le 20 ao\u00fbt 1688 \u00e0 une sous-lieutenance au r\u00e9giment de Gramont-Fallon, o\u00f9 il obtint une compagnie le 12juin 1689. Il fit les campagnes de l&rsquo;arm\u00e9e d&rsquo;Allemagne, en 1689 et 1690 ; de l&rsquo;arm\u00e9e de Flandre, en 1691 et 1692 ; de l&rsquo;arm\u00e9e de la Moselle, puis de celle d&rsquo;Allemagne, en 1693 et&nbsp;d3&nbsp;l&rsquo;arm\u00e9e del\u00e0 Meuse, en 1694.<\/p>\n<p>Nomm\u00e9 le 11 novembre 1695. colonel d&rsquo;un r\u00e9giment d&rsquo;infanterie de son nom, il le commanda \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e du Rhin, en 1696 et 1697. Mais ce r\u00e9giment ayant \u00e9t\u00e9 r\u00e9form\u00e9 en 1699, il enleva un second, le 25 juillet 1702.<\/p>\n<p>Il fut fait brigadier d&rsquo;infanterie le 10 f\u00e9vrier 1704, et commanda \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e de Savoye, en 1705, son r\u00e9giment, qui concourut \u00e0 tous les si\u00e8ges et exp\u00e9ditions de cette arm\u00e9e. Il marcha en 1706, au si\u00e8ge de Turin et combattit sous les murs de cette place. Employ\u00e9 ensuite \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e de la fronti\u00e8re de Navarre, par lettres du 4 avril 1707, il servit au si\u00e8ge de L\u00e9rida, et, en 1708, il se distingua \u00e0 celui de Tortose. Le 10 juillet, il obtint un r\u00e9giment de son nom, et se d\u00e9mit de celui qu&rsquo;il commandait. Employ\u00e9 \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e du Dauphin\u00e9 en 1710, il passa sur la fin de la campagne \u00e0 l&rsquo;arm\u00e9e de Roussillon. Il assista, avec une grande distinction au si\u00e8ge de Gironne au mois de janvier 1711.<\/p>\n<p>Il ne tarda pas \u00e0 \u00eatre promu au grade de mar\u00e9chal-de camp. Ce fut le 14 f\u00e9vrier qu&rsquo;il en obtint le grade. Il servit, la m\u00eame ann\u00e9e 171\u00ce, en Dauphin\u00e9, et l&rsquo;ann\u00e9e suivante en Flandre. Il se d\u00e9mit de son r\u00e9giment au mois d&rsquo;ao\u00fbt 1712, et se trouva aux si\u00e8ges et \u00e0 la prise de Douai, du Quesnoy et de Bouchain. II marcha au secours de Gironne, en 1713, et au si\u00e8ge et \u00e0 la prise de Barcelonne, en 1714. Il y re\u00e7ut une contusion \u00e0 l&rsquo;attaque du bastion de St-Clair. Il se trouva ensuite aux si\u00e8ges de Fontarabie, de St-S\u00e9bastien et de Roses.<\/p>\n<p>Cr\u00e9\u00e9, le 30 mars 1720, lieutenant-g\u00e9n\u00e9ral des arm\u00e9es du roi, il fut pourvu, le 19 f\u00e9vrier 1723, du gouvernement de Maubeuge, vacant par la mort du titulaire. Il quitta l&rsquo;ordre de Malte en 1725,et mourut le 30 d\u00e9cembre 1739, \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de 70 ans, sans post\u00e9rit\u00e9.<\/p>\n<p>Le 28 janvier 174o, l&rsquo;intendant de la province autorisa le magistrat de Maubeuge \u00e0 faire chanter un service \u00e0 la m\u00e9moire de M. le comte de Damas, mort r\u00e9cemment gouverneur de cette ville.<\/p>\n<p>(De&nbsp;Courcelles, Dict. des G\u00e9n\u00e9raux fran\u00e7ais V, 127 ; \u2014 Archives de la mairie de Maubeuge).<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span><strong>Bonni\u00e8res de Souastie (Adrien Louis) duc de Guines<\/strong> (1786 \u2014 1787)<\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>BONN1\u00c8RES DE SOUASTRE (ADRIEN-LOUIS DE)<\/p>\n<p>duc de Guines, lieutenant-g\u00e9n\u00e9ral, gouverneur de Maubeuge.<\/p>\n<p>Armes : vair\u00e9 d&rsquo;or et d&rsquo;azur.<\/p>\n<p>Ce gentilhomme, qui naquit le 14 avril 1735, fut colonel d&rsquo;abord aux grenadiers de France, puis du r\u00e9giment de Navarre infanterie, le 28 f\u00e9vrier 1762 ; enfin brigadier d&rsquo;infanterie, le 85 juillet suivant.<\/p>\n<p>Cr\u00e9\u00e9 mnr&rsquo;chal de camp le 3 janvier 1770, on le nomma, dans la m\u00eame ann\u00e9e, ministre pl\u00e9nipotentiaire pr\u00e8s la cour de Prusse.<\/p>\n<p>Il fut pourvu successivement de la charge de gouverneur de Maubeuge et de celle de lieutenant de Roi des provinces de Ponthieu et d&rsquo;Artois. S. M. l&rsquo;envoya, en qualit\u00e9 d&rsquo;ambassadeur en Angleterre. Ou le fit chevalier de St-Louis le 8 juin 1783, puis lieutenant-g\u00e9n\u00e9ral et chevalier du St-Esprit, le 1er janvier 1784.<\/p>\n<p>Ce fut, en 1786, qu&rsquo;il fut nomm\u00e9 gouverneur de Maubeuge, ainsi qu&rsquo;on le voit d&rsquo;une missive que le titulaire envoya au magistrat de cette ville, le 12 f\u00e9vrier 1787, avec ses lettres de provisions, qu&rsquo;il d\u00e9sirait faire enregistrer au greffe de la mairie. Il a d\u00fb cesser ses fonctions en 1787.<\/p>\n<p>On ignore quels sont les d\u00e9tails sur son mariage et sur sa famille.<\/p>\n<p>(De Courcelles, Dict. des g\u00e9n\u00e9raux fran\u00e7ais, II, 432 ; \u2014 Archives de la Mairie de Maubeuge).<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<p class=\"has-dark-gray-color has-text-color\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-medium-font-size\"><strong>Les chefs-lieux de gouvernement et leurs villages <\/strong><\/p>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span>Avesnes<\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>AVESNES autrefois place de guerre de&nbsp;2 e&nbsp;classe.<\/p>\n<p>Avesnes \u00e9tait jadis le chef-lieu du gouvernement de ce nom, qui comprenait, avec ce chef-lieu, les villages d\u00e9nomm\u00e9s ci-apr\u00e8s savoir :<\/p>\n<p>1. Anor,<\/p>\n<p>2. Avesnelles-St-Denis,<\/p>\n<p>3. Avesnes,<\/p>\n<p>4. Bas-lieu,<\/p>\n<p>5. Beaurepaire,<\/p>\n<p>6. Beugnies,<\/p>\n<p>7. Boulogne,<\/p>\n<p>8. Cartignies,<\/p>\n<p>9. Damousies,<\/p>\n<p>10. Dompierre,*<\/p>\n<p>11. Etroeungt,<\/p>\n<p>12. Felleries,<\/p>\n<p>13. F\u00e9rou,<\/p>\n<p>14. Flaumont et Waudr.<\/p>\n<p>15. Floyon,*<\/p>\n<p>16. Fourmies,<\/p>\n<p>17. Glageon,*<\/p>\n<p>18. Haut-Lieu,<\/p>\n<p>19. La Rouillies,<\/p>\n<p>20. Mont-Fontenelle,<\/p>\n<p>21. Offies,<\/p>\n<p>22. Ramousies,<\/p>\n<p>23. Sains,<\/p>\n<p>24. S&rsquo;-Hilaire,<\/p>\n<p>25. S\u00e9meries, Waudrechies<\/p>\n<p>(voir Flaumont).<\/p>\n<p>26. Wignebies,<\/p>\n<p>Il est \u00e0 propos de remarquer que Vieux-Reng, qui, anciennement, appartenait au gouvernement d&rsquo;Avesnes,fut r\u00e9uni, en 1686, au gouvernement de Maubeuge et Givry au gouverne^ ment de Mons.<\/p>\n<p>Les villages de Dompierre, Glageon, Floyon, avec le Ploui et Qu\u00e9virolle, qui sont deux hameaux d\u00e9 Floyon qui, autrefois, faisaient aussi partie du gouvernement de Maubeuge, furent r\u00e9unis, en 1686, par le&nbsp;m\u00eame&nbsp;souverain, au gouvernement d&rsquo;Avesnes ; et les villages de Dimechaux, de Dimont, de Limont-Fontaine et de Saint-Remi-mal-b\u00e2ti qui \u00e9tait alors du gouvernement d&rsquo;Avesnes, furent r\u00e9unis \u00e0 celui de Maubeuge, comme on le voit d&rsquo;une d\u00e9claration de Louis XIV qui se trouve dans l&rsquo;ouvrage de M. Lebeau, Pr\u00e9cis de l&rsquo;histoire d&rsquo;Avesnes, notes, p. 156. <\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span>Landrecies<\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>LANDRECIES<\/p>\n<p>autrefois place de guerre de&nbsp;2e&nbsp;classe.<\/p>\n<p>Landrecies \u00e9tait jadis le chef-lieu du gouvernement de ce nom, qui renfermait avec ce chef-lieu, les localit\u00e9s suivantes toutes composant le pr\u00e9v\u00f4t\u00e9 de Landrecies, savoir :<\/p>\n<p>1\u00b0 Barsy,<\/p>\n<p>2\u00b0 Beaurain,<\/p>\n<p>3\u00b0 Bousies,<\/p>\n<p>4\u00b0 Busignies,<\/p>\n<p>5\u00b0 Favril,<\/p>\n<p>6\u00b0 Fayts(les deux),<\/p>\n<p>7\u00b0 Fontaine-au-Bois,<\/p>\n<p>8\u00b0 Forest,<\/p>\n<p>9\u00b0 Landrecies,<\/p>\n<p>10\u00b0 Marbaix,<\/p>\n<p>11\u00b0 Maroilles,<\/p>\n<p>12\u00b0 Noyeiles,<\/p>\n<p>13\u00b0 Poix,<\/p>\n<p>14\u00b0 Prisches,<\/p>\n<p>15\u00b0 Preux-au-Bois,<\/p>\n<p>16\u00b0 Robersart,<\/p>\n<p>17\u00b0 T\u00e2isni\u00e8res-en-Thi\u00e9rache<\/p>\n<p>18\u00b0 Vendegies-au-Bois.<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span> Le Quesnoy<\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>LE QUESNOY<\/p>\n<p>autrefois place de guerre de 2e classe.<\/p>\n<p>Le gouvernement du Quesnoy comprenait, dans le XVIe si\u00e8cle, avec la ville chef-lieu, 45 villes et villages ; c&rsquo;\u00e9tait toute la pr\u00e9v\u00f4t\u00e9 du Quesnoy. Mais apr\u00e8s la paix de Nim\u00e8gue en 1679. la pr\u00e9v\u00f4t\u00e9 de Bavay y fut incorpor\u00e9e toute enti\u00e8re. C&rsquo;\u00e9tait en tout, en comprenant le Quesnoy 64 localit\u00e9s dont voici la nomenclature, savoir :<\/p>\n<p>1&Prime; Amfroipret,<\/p>\n<p>2\u00b0 Artres,<\/p>\n<p>3\u00b0 Baudegnies,<\/p>\n<p>4\u00b0 Berlaimont,<\/p>\n<p>5\u00b0 Bermerain,<\/p>\n<p>6\u00b0 Briastre,<\/p>\n<p>7\u00b0 Bry,<\/p>\n<p>8e&nbsp;Caudry,<\/p>\n<p>9\u00b0 Capelle et Buast, <\/p>\n<p>10\u00b0 Croix, <\/p>\n<p>11\u00b0 Escarmain, <\/p>\n<p>12\u00b0 Englefontaine, <\/p>\n<p>13\u00b0 Eth, <\/p>\n<p>14\u00b0 Frasnoy, <\/p>\n<p>15\u00b0 Gommegnies, <\/p>\n<p>16\u00b0 Ghisseguies, <\/p>\n<p>17\u00b0 Haussy, <\/p>\n<p>18\u00b0 Hecq, <\/p>\n<p>19\u00b0 Jenlain, <\/p>\n<p>20\u00b0 Jolimetz, <\/p>\n<p>21&Prime; Locquiguol, <\/p>\n<p>22\u00b0 Louvegnies-Quesnoy, <\/p>\n<p>23\u00b0 Maresches,<\/p>\n<p>24\u00b0 Moulins, <\/p>\n<p>25\u00b0 Neuville, <\/p>\n<p>26\u00b0 Orsinval, <\/p>\n<p>27\u00b0 Potelle,&nbsp;<\/p>\n<p>28\u00b0 Preux-au-Sart, <\/p>\n<p>29\u00b0 Quesnoy (le), <\/p>\n<p>30\u00b0 Rancourt, <\/p>\n<p>31\u00b0 Romeries, <\/p>\n<p>32\u00b0 Ruesnes et Morty, <\/p>\n<p>33\u00b0&nbsp;Saint&nbsp;Martin, 3<\/p>\n<p>4\u00b0&nbsp;Saint-Pithon,&nbsp;<\/p>\n<p>35\u00b0 Salesches, &#8211; <\/p>\n<p>36\u00b0 Sasseguies, <\/p>\n<p>37\u00b0 Sepmeries, <\/p>\n<p>38\u00b0 Solesmes, <\/p>\n<p>39\u00b0 Somain, <\/p>\n<p>40\u00b0 Vendegies-au-Bois, <\/p>\n<p>41\u00b0 Vertain-Vertigneul, <\/p>\n<p>42\u00b0 Villereau et Harbignies, <\/p>\n<p>42\u00b0 Villers Pol, <\/p>\n<p>44\u00b0 Wargnies-le-Grand, <\/p>\n<p>45\u00b0 Wargnies &#8211; le-Petit et Marquiseuil.<\/p>\n<p class=\"has-text-align-center\">&#8212;&#8212;<\/p>\n<p>1\u00b0 Audignies, 2\u00b0 Bavay, 3\u00b0 Bellignies, 4\u00b0 Bermeries, 5\u00b0 Bettrechies,<\/p>\n<p>6\u00b0 Buvignies, 7\u00b0 Br\u00e9augies, 8\u00b0 Gussegnies, 9\u00b0 Hargnies, 10\u00b0 Hon-Hergies,<\/p>\n<p>11&nbsp;Houdain, 12\u00b0 La Flamengrie, 13\u00b0 La Longueville, 14 \u00b0 Louvignies-Frehard,<\/p>\n<p>15\u00b0 Mecquiguies, 16\u00b0 Obies-Bavisiau, 17\u00b0 Pont-sur-Sambre, 18\u00b0 Saint-Waast, <\/p>\n<p>19&Prime; Taisni\u00e8res-sur-Hon.<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span>Maubeuge<\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>MAUBEUGE<\/p>\n<p>autrefois place de guerre de&nbsp;1re&nbsp;classe.<\/p>\n<p>Maubeuge \u00e9tait anciennement le chef-lieu du gouvernement de ce nom, qui comprenait avec ce chef-lieu les bourgs et villages ci-apr\u00e8s d\u00e9sign\u00e9s, savoir :<\/p>\n<p>1\u00b0 Aibes,<\/p>\n<p>2\u00b0 Assevent,<\/p>\n<p>3\u00b0 Aulnoye,<\/p>\n<p>4\u00b0 Aymeries,<\/p>\n<p>5\u00b0 B\u00e2chant et la Puissance,<\/p>\n<p>6\u00b0 Baives,<\/p>\n<p>7\u00b0 Barbencon,<\/p>\n<p>8\u00b0 Beaufort,<\/p>\n<p>9\u00b0 Beaurieux, <\/p>\n<p>10\u00b0 B\u00e9rellas, <\/p>\n<p>11\u00b0 Bersillies,<\/p>\n<p>12\u00b0 Bettigni\u00e7s,<\/p>\n<p>13\u00b0 Boussu,<\/p>\n<p>14\u00b0 Boussois,<\/p>\n<p>15\u00b0 Cerfontaine,<\/p>\n<p>16\u00b0 Choisies,<\/p>\n<p>17\u00b0 Clerfayts,<\/p>\n<p>18\u00b0 Colleret,<\/p>\n<p>19\u00b0 Cousolre et Bousignies,<\/p>\n<p>20\u00b0 Dimechaux*.<\/p>\n<p>21\u00b0 Dimont*,<\/p>\n<p>22\u00b0 Dourlers,<\/p>\n<p>23\u00b0 Ecoles,<\/p>\n<p>24\u00b0 Eclaibes,<\/p>\n<p>25\u00b0 Ecuelin,<\/p>\n<p>26\u00b0 Elesmes,<\/p>\n<p>27\u00b0 Epinoy,<\/p>\n<p>28\u00b0 Eppe-Sauvage,<\/p>\n<p>29\u00b0 Erpion,<\/p>\n<p>30\u00b0 Feignies,<\/p>\n<p>31\u00b0 Ferri\u00e8re-la-Grande,<\/p>\n<p>32&prime; Fern\u00e8re-la-Petite,<\/p>\n<p>33\u00b0 Floursies,<\/p>\n<p>34\u00b0 Glageon (les deux),<\/p>\n<p>35\u00b0 Gognies-Chauss\u00e9e,.<\/p>\n<p>36\u00b0 Haumont etBoussi\u00e8res,<\/p>\n<p>37\u00b0 Hestrud,<\/p>\n<p>38\u00b0 Jeumont,<\/p>\n<p>39\u00b0 Lameries,<\/p>\n<p>40* Levai,<\/p>\n<p>41\u00b0 Lez-Fontaine,<\/p>\n<p>42\u00b0 Liessies,<\/p>\n<p>43\u00b0 Limont-Fontaine,*<\/p>\n<p>44\u00b0 Louvroil,<\/p>\n<p>45\u00b0 Mairieux etlaGrisoelle,<\/p>\n<p>46\u00b0 Marpent,<\/p>\n<p>47\u00b0 Maubeuge,<\/p>\n<p>48&prime; Monceau-St-Waast,<\/p>\n<p>49\u00b0 Moustier,<\/p>\n<p>5\u00a7\u00b0 Neuf-Mesnil,<\/p>\n<p>51\u00b0 Obrechies,<\/p>\n<p>52\u00b0 Ohain,.<\/p>\n<p>53\u00b0 Ostergnies,<\/p>\n<p>54\u00b0 Qui\u00e9velon,<\/p>\n<p>55\u00b0 Rainsart,<\/p>\n<p>56\u00b0 Recquignies,<\/p>\n<p>57\u00b0 Renlies,<\/p>\n<p>58\u00b0 Rocq,<\/p>\n<p>59\u00b0 Rousies,<\/p>\n<p>60\u00b0 Sanzeilles,<\/p>\n<p>61\u00b0 S\u00e9meries,<\/p>\n<p>62\u00b0 St-Aubin,<\/p>\n<p>63\u00b0 St-R\u00e9my-Chauss\u00e9e,<\/p>\n<p>64\u00b0 St-R\u00e9my-mal-B\u00e0ti,*<\/p>\n<p>65\u00b0 Solre-le-Ch\u00e2teau,<\/p>\n<p>66\u00b0 Solrinnes,<\/p>\n<p>67\u00b0 Tr\u00e9&rsquo;.on,<\/p>\n<p>68\u00b0 Vergnies,<\/p>\n<p>69\u00b0 Vieux-Mesnil et Manissart,<\/p>\n<p>70\u00b0 Vieux-Reng<\/p>\n<p>71\u00b0 Villers-Sire-Nicole, <\/p>\n<p>72\u00b0 Wallers, <\/p>\n<p>73\u00b0 Wattiguies, <\/p>\n<p>74\u00b0 Willies.<\/p>\n<p>Les localit\u00e9s suivies d&rsquo;un ast\u00e9rique, ont fait partie d&rsquo;un autre gouvernement. Ainsi Dompierre, Glageon, Floyon, avec ses deux hameaux : le Plouy et Qu\u00e9virceul, qui faisaient partie du gouvernement de Maubeuge, \u00a9nt \u00e9t\u00e9 rattach\u00e9s \u00e0 celui d&rsquo;Avesnes, en vertu d&rsquo;une ordonnance de Louis XIV de \u00ce686, tandis que Dimechaux, Dimont, Limont-Fontaine, StR\u00e9my-mal-B\u00e2ti et Vieux-Reng qui appartenaient au gouver-. nement d&rsquo;Avesnes, on; \u00e9t\u00e9 joints \u00e0 la m\u00eame date, \u00e0 celui de Maubeuge. Le magistrat de cette derni\u00e8re ville fit l&rsquo;acquisition, en 1682, des terrains de l&rsquo;h\u00f4tel-de-ville, pour construire le gouvernement.<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>G\u00e9n\u00e9ralit\u00e9s Il y avait autrefois, dans la partie m\u00e9ridionale du Hainaut qu&rsquo;on a appel\u00e9e plus tard Hainaut fran\u00e7ais, quatre gouvernements de places-fortes, qui au commencement du XVIIe si\u00e8cle, appartenaient au Pays-Bas, et qui ne sont devenus fran\u00e7ais que pendant ce m\u00eame si\u00e8cle. C&rsquo;\u00e9taient les gouvernements d&rsquo;Avesnes, de Landrecies, du Quesnoy, d\u00e9clar\u00e9s appartenir \u00e0 la France, &hellip; <a href=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/les-gouverneurs-du-hainaut\/\" class=\"more-link\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"> de &laquo;&nbsp;Les Gouverneurs du Hainaut&nbsp;&raquo;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"footnotes":""},"class_list":["post-18678","page","type-page","status-publish","hentry"],"jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/PaOEkN-4Rg","jetpack-related-posts":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/18678","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=18678"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/18678\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=18678"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}