{"id":19881,"date":"2024-11-11T12:56:37","date_gmt":"2024-11-11T11:56:37","guid":{"rendered":"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/?page_id=19881"},"modified":"2024-11-28T14:50:16","modified_gmt":"2024-11-28T13:50:16","slug":"a-la-frontiere-historique-entre-lavesnois-et-la-thierache","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/a-la-frontiere-historique-entre-lavesnois-et-la-thierache\/","title":{"rendered":"A la fronti\u00e8re historique entre l&rsquo;Avesnois et la Thi\u00e9rache"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-text-align-center\"><em>Il \u00e9tait une fois une petite rivi\u00e8re<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><em>au pass\u00e9 entach\u00e9 de maintes luttes de pouvoir<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><em>Pendant de nombreux si\u00e8cles elle demeura fronti\u00e8re;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center\"><em>abandonn\u00e9e, elle s&rsquo;effa\u00e7a de nos m\u00e9moires<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette rivi\u00e8re prend sa source en Thi\u00e9rache, \u00e0 Fontenelle (Aisne), lieu dit \u00ab&nbsp;le Garmouzet&nbsp;\u00bb&nbsp; \u00e0 215 m\u00e8tres d\u2019altitude et sa longueur est de 20,3 kilom\u00e8tres. D\u2019abord appel\u00e9 ruisseau de Beaurepaire sur environ 2,5 kilom\u00e8tres elle prend ensuite le nom de Rivi\u00e8rette \u00e0 Beaurepaire sur Sambre, puis arrose Prisches et Le Favril avant de se jeter dans la Sambre \u00e0 Landrecies.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"665\" height=\"524\" data-attachment-id=\"19926\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/a-la-frontiere-historique-entre-lavesnois-et-la-thierache\/rivierette\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/Rivierette.jpg?fit=665%2C524&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"665,524\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;fr\\u00e9d\\u00e9ric carr\\u00e9&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1730895919&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" data-image-title=\"Rivierette\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/Rivierette.jpg?fit=665%2C524&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/Rivierette.jpg?resize=665%2C524&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-19926\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/Rivierette.jpg?w=665&amp;ssl=1 665w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/Rivierette.jpg?resize=300%2C236&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 665px) 85vw, 665px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">La Rivi\u00e8rette et la limite Nord Aisne. Carte extraite de <a href=\"https:\/\/onde.eaufrance.fr\/\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/onde.eaufrance.fr\/<\/a><\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>La vall\u00e9e de la Rivi\u00e8rette se situe entre celle de l\u2019Helpe Mineure&nbsp; qui passe \u00e0 Boulogne-sur-Helpe, Cartignies, Maroilles et celle de l\u2019ancienne Sambre qui prend sa source dans le bois de La Haie-Equiverlesse, sur la commune de&nbsp;Fontenelle (Aisne), traverse le Nouvion-en-Thi\u00e9rache, Barzy en Thi\u00e9rache, avant de longer Bergues-sur-Sambre et Fesmy.<\/p>\n\n\n\n<p>Le bassin versant de la Rivi\u00e8rette se trouve de nos jours dans l\u2019Avesnois. Cependant autrefois la Rivi\u00e8rette servait de limite entre ce qui allait devenir d\u2019une part l\u2019Avesnois et d\u2019autre part la Thi\u00e9rache. Nous allons tenter de retracer le parcours historique de cette petite rivi\u00e8re qui vit donc \u00e9voluer sa fronti\u00e8re au fil du temps. En connaitre son \u00e9volution est une fa\u00e7on de comprendre les limites actuelles entre le Nord et l\u2019Aisne dans cette r\u00e9gion bien pr\u00e9cise.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>La vall\u00e9e de la Rivi\u00e8rette&nbsp;: aux origines, une for\u00eat fronti\u00e8re<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p>Cette vall\u00e9e peu encaiss\u00e9e est longue de vingt kilom\u00e8tres et large d\u2019environ quatre kilom\u00e8tres.<\/p>\n\n\n\n<p>Elle ne rec\u00e8le pas de traces anciennes d\u2019occupation humaine, tant \u00e0 l\u2019\u00e9poque des chasseurs du Pal\u00e9olithique que des cultivateurs du n\u00e9olithique, contrairement \u00e0 sa vall\u00e9e voisine&nbsp; l\u2019Helpe&nbsp; Mineure o\u00f9 plus particuli\u00e8rement \u00e0 Maroilles, aux Basses P\u00e2tures,&nbsp; la d\u00e9couverte d\u2019outils en silex ont mis en \u00e9vidence une occupation humaine remontant au Pal\u00e9olithique Sup\u00e9rieur, particuli\u00e8rement dense au m\u00e9solithique et se prolongeant au n\u00e9olithique (J P Fragnart, le site \u00e9pipal\u00e9olithique des Basses-p\u00e2tures \u00e0 Maroilles \u00e9tude pr\u00e9liminaire Villeneuve-d\u2019Ascq 1979 Revue du Nord T LXI pp 755-764) (J Vaillant, le gisement m\u00e9solithique de Maroilles 1999 Soci\u00e9t\u00e9 Arch\u00e9ologique et historique de l\u2019arrondissement d\u2019Avesnes T XXXV pp 11-20)<\/p>\n\n\n\n<p>La vall\u00e9e de la Rivi\u00e8rette n\u2019est le t\u00e9moin, semble t-il, d\u2019aucun vestige d\u2019habitation ni d\u2019aucun objet laiss\u00e9 par les civilisations protohistoriques (Age du Bronze 1800-800 av J-C et le 1<sup>er<\/sup> \u00e2ge du fer \u00e0 savoir le Hallstatt 800-450 av J-C). Elle parait inhabit\u00e9e alors qu\u2019au-del\u00e0 de cette vall\u00e9e, la pr\u00e9sence humaine est av\u00e9r\u00e9e aussi bien, toujours \u00e0 Maroilles, aux Basses P\u00e2tures avec les trouvailles d\u2019une perle biconique en verre bleu et des tessons de pelves et de terrines mais aussi dans la for\u00eat de Mormal dans la section de Landrecies. Ici, dans cette section, canton de la Rouge-Mer, on mit au jour en 1829 deux vases fun\u00e9raires et vers 1980 on rep\u00e9ra des restes de constructions dans les berges du ruisseau de l\u2019Abime et de ses affluents (Roland Delmaire carte arch\u00e9ologique de la Gaule, le Nord, Paris 199- p 324)<\/p>\n\n\n\n<p>Lors de la culture de la T\u00e8ne, dans la p\u00e9riode la plus r\u00e9cente, c&rsquo;est-\u00e0-dire entre environ entre 70 et 25 av J-C, quelques renseignements nous sont transmis par des auteurs latins et notamment C\u00e9sar sur la r\u00e9gion qui nous int\u00e9resse. Le peuple des Nerviens occupait alors la r\u00e9gion o\u00f9 il s\u2019\u00e9tait install\u00e9 lors des mouvements de population que connut le nord de la Gaule au IIIe et II e si\u00e8cles avant note \u00e8re. A cette \u00e9poque de la Nervie celtique, la vall\u00e9e de la Rivi\u00e8rette forme alors la limite entre les Nerviens, les R\u00e8mes de Champagne et les Viromandui (Vermand et Saint-Quentin). Elle est \u00e0 la p\u00e9riph\u00e9rie des limites des cit\u00e9s politiques et culturelles de ces trois peuples d\u2019\u00e9poque gauloise et gallo-romaine. Sa limite n\u2019est pas une fronti\u00e8re comme ce mot est sous-entendu de nos jours mais un espace frontalier, une marche foresti\u00e8re dont les principales caract\u00e9ristiques devaient \u00eatre les suivantes : \u00ab&nbsp;un espace moins d\u00e9frich\u00e9 que le centre de la cit\u00e9, moins peupl\u00e9, et certainement moins fr\u00e9quent\u00e9 \u00bb (For\u00eats et fronti\u00e8res JJ&nbsp; Dubois JP Renard 1984). Cette for\u00eat fronti\u00e8re expliquerait l\u2019absence de toute d\u00e9couverte d\u2019\u00e9tablissement humain de quelque importance, de n\u00e9cropole ou m\u00eame d\u2019objets isol\u00e9s dans la vall\u00e9e de la Rivi\u00e8rette, \u00e0 l\u2019exception peut-\u00eatre d\u2019une villa gallo-romaine \u00e0 Ligni\u00e8res sur le territoire actuel de Prisches.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le cours de la Rivi\u00e8rette&nbsp;: une fronti\u00e8re lin\u00e9aire suite \u00e0 diff\u00e9rents trait\u00e9s<\/strong>.<\/p>\n\n\n\n<p>A la suite du d\u00e9clin de l\u2019autorit\u00e9 romaine et de la chute de l\u2019Empire Romain, des Francs Saliens s\u2019installent au Ve si\u00e8cle dans la r\u00e9gion. Sont issus de ces peuples les M\u00e9rovingiens dont Clovis fut l\u2019un des premiers rois. A sa mort en 511, son royaume est partag\u00e9&nbsp; entre ses fils : la Neustrie revient \u00e0 Clotaire et l\u2019Austrasie \u00e0 Thierry. La vall\u00e9e de la Rivi\u00e8rette sert encore \u00e0 cet endroit de limite entre ces deux royaumes et est toujours recouverte de for\u00eats. La rive gauche est couverte de for\u00eats qui re\u00e7oivent le nom de <em>Theorascia Sylva<\/em>, la for\u00eat de Thierry, d\u2019o\u00f9 vient le nom de Thi\u00e9rache. La rive droite fait partie de la vaste for\u00eat charbonni\u00e8re qui prend progressivement dans ce territoire au fil des d\u00e9frichements le nom de haies comme par exemple&nbsp; la haie Cantelaine \u00e0 Beaurepaire-sur-Sambre ou bien encore la haie de Cartignies. La vall\u00e9e semble par cons\u00e9quent tr\u00e8s peu habit\u00e9e voire inhabit\u00e9e contrairement \u00e0 la vall\u00e9e de l\u2019Helpe Mineure o\u00f9 toujours \u00e0 Maroilles, en son centre, on d\u00e9couvrit en 1970 lors de la r\u00e9paration du parvis de l\u2019\u00e9glise Sainte-Marie, des urnes biconiques provenant de tombes m\u00e9rovingiennes. On peut donc supposer que ce fut dans une zone cim\u00e9t\u00e9riale qu\u2019aurait pu \u00eatre \u00e9difi\u00e9 une chapelle, devenue \u00e9glise paroissiale et qui aurait servi de premi\u00e8re abbatiale \u00e0 la communaut\u00e9 monastique cr\u00e9\u00e9 par Rodobert vers 650-660 (Contribution \u00e0 la connaissance de l\u2019histoire ancienne de l\u2019abbaye de Maroilles&nbsp; J L Boucly).<\/p>\n\n\n\n<p>En 843, le trait\u00e9 de Verdun p\u00e9rennise la s\u00e9paration de l&rsquo;Avesnois et de la Thi\u00e9rache. Ce partage de l\u2019empire carolingien entre les trois petits fils de Charlemagne octroie \u00e0 Lothaire Ier la Franchie m\u00e9diane qui comprend le Hainaut dont fait partie la rive droite de la Rivi\u00e8rette. La rive gauche fait partie de la Franchie occidentale de Charles le Chauve. La Rivi\u00e8rette sert encore de limite en 870 au trait\u00e9 de Meerssen entre le comt\u00e9 du Hainaut de Louis le Germanique et celui du Cambr\u00e9sis de Charles le Chauve.<\/p>\n\n\n\n<p>Un acte priv\u00e9 et exceptionnel dat\u00e9 de 875 nous apporte la preuve que la rive gauche de cette rivi\u00e8re qui porte alors le nom de rivi\u00e8re de Fesmy est bord\u00e9e d\u2019un vaste domaine rural, couvert de terres et de bois, dans le dioc\u00e8se de Cambrai.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"530\" height=\"873\" data-attachment-id=\"20072\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/a-la-frontiere-historique-entre-lavesnois-et-la-thierache\/acte-donation-fesmy\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/Acte-donation-Fesmy.jpg?fit=530%2C873&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"530,873\" 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ann\u00e9e du roi Charles est celle de Charles le Chauve entre le 20 juin 875 et le 20 juin 876. A cette date, le dioc\u00e8se de Cambrai fait encore partie du royaume des Francs occidentaux, puisque le fils de Louis le Pieux s&rsquo;est empar\u00e9 de la Lotharingie en 865 et que le trait\u00e9 de Meerssen lui a donn\u00e9 cette partie du royaume disput\u00e9 \u00e0 Louis-le-Germanique. Lorsque Fesmy fut donn\u00e9 \u00e0 Warmund en 875, ce dernier, comme le prouve l&rsquo;\u00e9pith\u00e8te de venerabilis, \u00e9tait probablement l\u2019abb\u00e9 de Saint-G\u00e9ry. La terre a d\u00fb alors passer \u00e0 la mort du r\u00e9cipiendaire dans le patrimoine foncier du monast\u00e8re. En 911 ce monast\u00e8re fut donn\u00e9 en totalit\u00e9 \u00e0 la cath\u00e9drale Notre-Dame de Cambrai, avec ses biens fonciers.<\/p>\n\n\n\n<p>La Rivi\u00e8rette sert encore de limites d\u2019un forestum donn\u00e9 en 995 \u00e0 l\u2019\u00e9v\u00eaque de Cambrai par l\u2019empereur Otton III.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"646\" height=\"482\" data-attachment-id=\"19931\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/a-la-frontiere-historique-entre-lavesnois-et-la-thierache\/carte-2\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/Carte-1-1.jpg?fit=646%2C482&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"646,482\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;fr\\u00e9d\\u00e9ric carr\\u00e9&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1731328036&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Carte\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/Carte-1-1.jpg?fit=646%2C482&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/Carte-1-1.jpg?resize=646%2C482&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-19931\" style=\"width:658px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/Carte-1-1.jpg?w=646&amp;ssl=1 646w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2024\/11\/Carte-1-1.jpg?resize=300%2C224&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 646px) 85vw, 646px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Carte du forestum<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>On entend par forestum un droit de chasse et de p\u00eache sur une certaine \u00e9tendue de terre aussi surveill\u00e9e qu&rsquo;un bien fiscal et sur laquelle il \u00e9tait interdit de construire ou de d\u00e9fricher.<\/p>\n\n\n\n<p>Pour limiter cet espace, le r\u00e9dacteur de l&rsquo;acte de 995 utilisa des rep\u00e8res g\u00e9ographiques. En longueur, il s&rsquo;\u00e9tendait depuis le mons Sauvlonir jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;endroit ou l&rsquo;Helpe ult\u00e9rieure se jette dans la Sambre. En largeur, ses limites est et ouest \u00e9taient constitu\u00e9es par la villa Basius jusqu&rsquo;a un endroit nomm\u00e9 Gurgunces. A l&rsquo;ouest et au nord, elles suivaient le cours de la Sambre puis la rive droite de l&rsquo;Helpe ult\u00e9rieure.<\/p>\n\n\n\n<p>Lieu \u00e9lev\u00e9 sur le cours de la Haute Sambre, le mons Sauvlonir pourrait \u00eatre le village de Bergues-sur-Sambre dont le nom germanique correspond \u00e0 l\u2019appellatif g\u00e9ographique latin Mons. L&rsquo;hydronyme Elpe, tr\u00e8s fr\u00e9quent en Avesnois pour designer un cours d&rsquo;eau, n&rsquo;est pas n\u00e9cessairement un nom propre. Nous l&rsquo;entendons comme un nom commun s&rsquo;appliquant \u00e0 des rivi\u00e8res comme l&rsquo;Autreppe et la Rivi\u00e8rette. En largeur, ce forestum s&rsquo;\u00e9tendait depuis la villa Basius, que l&rsquo;on traduit g\u00e9n\u00e9ralement par Barzies, jusqu&rsquo;\u00e0 Gurgunces, c&rsquo;est \u00e0 dire Gourgouche. Ce toponyme est cit\u00e9 plusieurs fois dans les archives de la commune de Catillon-sur-Sambre (Actes de 1703 et de 1791). Il d\u00e9signait une propri\u00e9t\u00e9 sise sur la rive droite de la Sambre et proche du \u00abpr\u00e9 Verdelaine\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019Helpe ult\u00e9rieure n\u2019est pas l\u2019Helpe Mineure comme le pr\u00e9tendent certains historiens (M Rouche Histoire de Cambrai 1982) mais bien la Rivi\u00e8rette. Fixer la limite de ce forestum \u00e0 l\u2019Helpe Mineure serait en totale opposition avec l\u2019histoire des terres allodiales et monacales situ\u00e9es au-del\u00e0 de la Rivi\u00e8rette.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le recul de la fronti\u00e8re&nbsp;et ses causes (XII XIII e si\u00e8cles)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi d\u00e9limit\u00e9 ce forestum correspond parfaitement au territoire qui fut l\u2019&rsquo;objet de nombreuses contestations aux XIIe et XIIIe si\u00e8cles entre Nicolas d&rsquo;Avesnes, promoteur des d\u00e9frichements, et les autres parties concern\u00e9es : l&rsquo;\u00e9v\u00eaque de Cambrai et les abb\u00e9s de Maroilles et de Fesmy.<\/p>\n\n\n\n<p>Ce vaste territoire de chasse est born\u00e9 au nord par une for\u00eat que l\u2019on nomme <em>P\u00e9r\u00e9s<\/em> et qui donnera le nom de Prisches. P\u00e9r\u00e9s \u00e9voque les Pierres, probablement celles que l\u2019on a dress\u00e9es aux Vall\u00e9es. P\u00e9r\u00e8s est initialement un alleu d\u00e9tenu par Amaury de B\u00e9relles, moine \u00e0 Liessies qui fit donation de sa terre \u00e0 son abbaye. Par \u00e9change ou par vente ce territoire fut en possession de Nicolas seigneur d\u2019Avesnes. Certains historiens dont Michaux l\u2019ain\u00e9 ont cru voir, \u00e0 tort, dans P\u00e9r\u00e8s le village de Preux-au-Sart. Les seigneurs d\u2019Avesnes n\u2019ont jamais d\u00e9tenu de possessions dans ce village.<\/p>\n\n\n\n<p>Prisches est l\u2019un des premiers villages avec lequel le seigneur d\u2019Avesnes traitera pour r\u00e9diger la fameuse charte de 1158. Cette charte permit aux Prischois, moyennant quelques redevances, de s\u2019affranchir de leurs seigneurs, le&nbsp; village obtenant son autonomie en \u00e9tant dirig\u00e9 par un maire, second\u00e9 par des \u00e9chevins ou jur\u00e9s. Suivirent les chartes de le Favril en 1174 et de Landrecies en 1191. Nicolas avait en effet accord\u00e9 ces chartes pour contrer le d\u00e9veloppement de l\u2019abbaye de Maroilles, et pour satisfaire ses paysans las des abus d\u2019autorit\u00e9. Cette loi de franchise faisait de ses hommes des bourgeois dont Nicolas reconnaissait les droits alors que sur les terres de l\u2019abbaye ils restaient des serfs. En contre partie, cette \u00e9mancipation voulue par Nicolas lui permettait d\u2019attirer une nouvelle main-d\u2019\u0153uvre indispensable pour le d\u00e9frichement de sa seigneurie.<\/p>\n\n\n\n<p>Les habitants de Prisches puis ceux de le Favril et de Landrecies \u00e9tendirent le d\u00e9frichement au sud de la Rivi\u00e8rette, facilitant ainsi l\u2019essor d\u00e9mographique de cette r\u00e9gion. Au Favril, m\u00eame si le monast\u00e8re de Maroilles a pu y poss\u00e9der un ancien domaine nomm\u00e9 <em>Montiniacum, <\/em>(Georges Tessier recueil des actes de Charles le Chauve Paris 1952 T II p 240) les d\u00e9frichements et la cr\u00e9ation de ce village-rue furent l\u2019\u0153uvre des seigneurs d\u2019Avesnes (Charles Duvivier Recherche sur le Hainaut ancien&#8230; Bruxelles 1865 acte XIII pp 285-287). Beaurepaire-sur Sambre doit \u00e9galement au XII e si\u00e8cle son origine au d\u00e9frichement partiel de la \u00ab&nbsp;Haie de Cartignies&nbsp;\u00bb, \u00e0 la limite de la Rivi\u00e8rette.<\/p>\n\n\n\n<p>Ces d\u00e9frichements furent l\u2019objet de luttes de pouvoir entre le pouvoir seigneurial local et le pouvoir religieux li\u00e9 \u00e0 ce territoire nouvellement mis en valeur.<\/p>\n\n\n\n<p>Ainsi, la charte de Fesmy de 1166 d\u00e9finit les droits respectifs de Nicolas et de l\u2019&rsquo;abb\u00e9 pour la partie de Prisches situ\u00e9e au sud de la Rivi\u00e8rette (l\u2019Abbaye et le Cartulaire de Fesmy&nbsp; R Minon S.A.A.A&nbsp; 1901&nbsp; t V pp 78-79). Celle du Favril de 1174 concerne \u00e9galement la juridiction sur la partie de la paroisse situ\u00e9e \u00aboultre Sambre\u00bb (Cartulaire de la Terre d\u2019Avesnes traduction M Leclercq S.A.A.A&nbsp; 1907&nbsp; t VII Actes 18 et 65). En 1224 encore, il y eut des lettres d\u2019apaisement entre l\u2019\u00e9v\u00eaque de Cambrai et le seigneur d\u2019Avesnes concernant l\u2019eau, les cl\u00f4tures et le bois de La Folie situ\u00e9s au sud de Landrecies. D\u00e9j\u00e0 sur les hauteurs de ce hameau, \u00e0 Di\u00e9gnies ou Dignies les seigneurs d\u2019Avesnes avaient un moulin (Cartulaire de la Terre d\u2019Avesnes pp 52 et 55).<\/p>\n\n\n\n<p>Signalons \u00e9galement que le seigneur d\u2019Avesnes Gauthier, petit fils de Nicolas, attribua aux Templiers un domaine situ\u00e9 sur le territoire de le Favril entre ce village et le Sart. Cette attribution \u00e9tait en vue d\u2019honorer la m\u00e9moire de son p\u00e8re Jacques qui s\u2019\u00e9tait battu \u00e0 leurs c\u00f4t\u00e9s mais surtout il suivait sa politique de contre-pouvoir aux abbayes en interposant un ordre religieux plus strict et un nouveau partenaire dans le territoire du Favril&nbsp;: le commandeur \u00e9tait en effet seigneur haut justicier. &nbsp;Le Favril \u00e9tait alors un territoire dont la situation \u00e9tait importante car, situ\u00e9 entre Prisches et Landrecies nous savons que le commerce \u00e9tait \u00e0 cette date important entre les deux villes.<\/p>\n\n\n\n<p>La politique de Gautier est une politique d&rsquo;\u00e9checs aux abbayes (Maroilles et Fesmy qui elles aussi poss\u00e8dent des biens limitrophes) et il se sert des Templiers dont les rapports sont souvent tendus avec le clerg\u00e9 s\u00e9culier car les Templiers sont autoris\u00e9s par bulles papales \u00e0 effectuer une qu\u00eate, une fois l\u2019an, dans chaque \u00e9glise. D&rsquo;ailleurs l&rsquo;\u00e9glise de Maroilles ne semble pas \u00eatre dupe de cette politique&nbsp;: c\u2019est la raison pour laquelle au mois d&rsquo;octobre 1252, Nicolas, \u00e9v\u00eaque de Cambrai d\u00e9clare que lui et son Chapitre ont donn\u00e9 aux fr\u00e8res du Temple, dans les terres qu&rsquo;ils poss\u00e9daient entre Favril et le bois de Toillon, \u00ab&nbsp;inter Favillum et nemus de Tiwlon&nbsp;\u00bb, huit mencaud\u00e9es de terre pour y b\u00e2tir une grange et une maison, \u00e0 la charge d&rsquo;une rente annuelle de 14 sols parisis, qui devait \u00eatre pay\u00e9e \u00e0 la No\u00ebl de chaque ann\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e9v\u00eaque et \u00e0 ses successeurs. (Arch. Nat. S495 Suppl. n\u00b069).<\/p>\n\n\n\n<p>Remarquons enfin que cette rivalit\u00e9 entre tous ces seigneurs de l\u2019\u00e9poque s\u2019est traduite par la toponymie des lieux-dits de cette r\u00e9gion limitrophe. On y trouve ainsi \u00e0 Prisches le hameau de la Comt\u00e9 ou bien encore le Donjon en souvenir du propri\u00e9taire d\u2019Avesnes. De l\u2019autre cot\u00e9 de la rivi\u00e8re on y trouve le Petit Sart l\u2019\u00c9v\u00eaque ou bien encore le Bois l\u2019\u00c9v\u00eaque.<br><br><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Conclusion<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Tout d\u2019abord, l\u2019Histoire nous apprend que la Rivi\u00e8rette &nbsp;porta \u00e0 l\u2019origine le nom de Rivi\u00e8re de Fesmy en r\u00e9f\u00e9rence au domaine rural de ce m\u00eame nom. Puis elle fut d\u00e9sign\u00e9e sous l\u2019appellation d\u2019Helpe Ult\u00e9rieure au Xe si\u00e8cle, pouvant \u00eatre traduite par la rivi\u00e8re derri\u00e8re en se positionnant par rapport \u00e0 Cambrai. Au XII e si\u00e8cle elle se d\u00e9cline sous le nom d\u2019oultre Sambre. Quelques si\u00e8cles plus tard elle fut appel\u00e9e la Sambrette. Les changements de nom de cette petite rivi\u00e8re expliquent que le nom actuel de Rivi\u00e8rette ne soit pas d\u2019origine germanique comme le sont les rivi\u00e8res voisines l\u2019Helpe ou l\u2019Autreppe.<\/p>\n\n\n\n<p>Ensuite nous avons vu que ce d\u00e9sert forestier devenu au XII et XIII e si\u00e8cles un espace d\u00e9bois\u00e9 fut l\u2019objet d\u2019une lutte f\u00e9roce pour la propri\u00e9t\u00e9 et le pouvoir. Cette lutte se traduisit par un recul de la fronti\u00e8re au del\u00e0 de la Rivi\u00e8rette qui constituait alors depuis des si\u00e8cles une fronti\u00e8re historique.<\/p>\n\n\n\n<p>Enfin, cette nouvelle fronti\u00e8re persista jusqu\u2019en 1659, date \u00e0 laquelle le trait\u00e9 des Pyr\u00e9n\u00e9es, d\u00e9limitait les Pays-Bas m\u00e9ridionaux du royaume de France. Elle devint avec la cr\u00e9ation des d\u00e9partements la fronti\u00e8re administrative entre le&nbsp;Nord et l\u2019Aisne. Sa limite est devenue sur le plan g\u00e9ographique la fronti\u00e8re entre l\u2019Avesnois et la Thi\u00e9rache. Ce territoire est toujours de nos jours s\u00e9par\u00e9 par les divisions de l&rsquo;histoire ou de l&rsquo;administration d\u00e9partementale et r\u00e9gionale. Cependant la reconnaissance d\u2019une entit\u00e9 r\u00e9gionale de Grande Thi\u00e9rache chevauchant le Nord et l&rsquo;Aisne serait un ph\u00e9nom\u00e8ne politique et \u00e9conomique favorable \u00e0 ce territoire herbag\u00e9 marqu\u00e9 par une faible tertiarisation de son \u00e9conomie et ce en vue d\u2019apporter un certain dynamisme \u00e0 cette r\u00e9gion.<\/p>\n\n\n\n<p>Sources : <\/p>\n\n\n\n<p>For\u00eats et fronti\u00e8res J.J Dubois<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.persee.fr\/doc\/espos_0755-7809_1984_num_2_1_935\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/www.persee.fr\/doc\/espos_0755-7809_1984_num_2_1_935<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Recherches sur le Hainaut ancien<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k504013k\/f14.item\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k504013k\/f14.item<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>La Thi\u00e9rache<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.persee.fr\/doc\/geo_0003-4010_1901_num_10_51_4937\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/www.persee.fr\/doc\/geo_0003-4010_1901_num_10_51_4937<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>Un acte priv\u00e9 carolingien de l&rsquo;\u00c9glise de Cambr\u00e9sis M Rouche <\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.persee.fr\/doc\/crai_0065-0536_1980_num_124_2_13728\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/www.persee.fr\/doc\/crai_0065-0536_1980_num_124_2_13728<\/a><\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019Avesnois Thi\u00e9rache un syst\u00e8me r\u00e9gional frontalier&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.persee.fr\/doc\/htn_0018-439x_1983_num_4_1_1908\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">https:\/\/www.persee.fr\/doc\/htn_0018-439x_1983_num_4_1_1908<\/a><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Il \u00e9tait une fois une petite rivi\u00e8re au pass\u00e9 entach\u00e9 de maintes luttes de pouvoir. Pendant de nombreux si\u00e8cles elle demeura fronti\u00e8re; abandonn\u00e9e, elle s&rsquo;effa\u00e7a de nos m\u00e9moires. Cette rivi\u00e8re prend sa source en Thi\u00e9rache, \u00e0 Fontenelle (Aisne), lieu dit \u00ab&nbsp;le Garmouzet&nbsp;\u00bb&nbsp; \u00e0 215 m\u00e8tres d\u2019altitude et sa longueur est de 20,3 kilom\u00e8tres. 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