{"id":20707,"date":"2025-01-23T12:48:44","date_gmt":"2025-01-23T11:48:44","guid":{"rendered":"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/?page_id=20707"},"modified":"2025-01-24T11:36:27","modified_gmt":"2025-01-24T10:36:27","slug":"a-la-recherche-de-la-maroillaise-histoire-dune-race-bovine-locale-disparue","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/a-la-recherche-de-la-maroillaise-histoire-dune-race-bovine-locale-disparue\/","title":{"rendered":"\u00c0 la recherche de la Maroillaise : Histoire d&rsquo;une race bovine locale disparue."},"content":{"rendered":"\n<p>Diff\u00e9rentes sources permettent de reconstituer la chronologie de la Maroillaise. Cette race locale d\u00e9crite pour la premi\u00e8re fois en 1857 est tr\u00e8s repr\u00e9sent\u00e9e jusqu&rsquo;en 1914, puis d\u00e9cline progressivement \u00e0 l&rsquo;issue de la Premi\u00e8re Guerre Mondiale jusqu\u2019\u00e0 sa disparition dans les ann\u00e9es 1960.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">La Maroillaise, une vari\u00e9t\u00e9 de la Flamande<\/h2>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span> <strong>Origine et description de la Maroillaise<\/strong><\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p>Nous devons ses origines, ses caract\u00e8res et ses proc\u00e9d\u00e9s d&rsquo;\u00e9levage  \u00e0 l&rsquo;inspecteur g\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;agriculture charg\u00e9 de la r\u00e9gion du nord-est et de l&rsquo;est, Pierre LEFOUR, par son livre \u00e9crit en 1857 : \u00ab\u00a0Description des esp\u00e8ces bovine, ovine et porcine. La race flamande\u00a0\u00bb (1).<\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"670\" height=\"781\" data-attachment-id=\"20708\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/a-la-recherche-de-la-maroillaise-histoire-dune-race-bovine-locale-disparue\/image-1939\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-26.png?fit=670%2C781&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"670,781\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"image\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-26.png?fit=670%2C781&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-26.png?resize=670%2C781&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-20708\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-26.png?w=670&amp;ssl=1 670w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-26.png?resize=257%2C300&amp;ssl=1 257w\" sizes=\"auto, (max-width: 670px) 85vw, 670px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">la Maroillaise Fig 3<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<p>\u00ab&nbsp;La sous-race maroillaise d\u00e9rive \u00e9videmment du m\u00e9lange de la race flamande et de celle du Hainaut, qui existe encore, quoique profond\u00e9ment modifi\u00e9e, dans le Hainaut belge, vers Mons, Florennes, etc (2).; race aux formes \u00e9lanc\u00e9es, haute sur jambes, et qui fournil ces grands b\u0153ufs alezan enfum\u00e9, ou noirs et blancs, gris, tigr\u00e9s, qu&#8217;emploie aujourd&rsquo;hui la sucrerie du Nord. Cependant la sous-race maroillaise, qui s&rsquo;est moins m\u00e9lang\u00e9e avec le hollandais, s&rsquo;est \u00e9galement moins impr\u00e9gn\u00e9e de sa couleur noire ou pie; la robe rouge froment, qui paraissait \u00eatre celle de l&rsquo;ancienne race du Hainaut et de la Campine, avec laquelle elle s&rsquo;est alli\u00e9e, s&rsquo;est nuanc\u00e9e de rouge vif, ou rouge brun, par le croisement flamand; on pr\u00e9tend \u00e9galement qu&rsquo;\u00e0 une certaine \u00e9poque il y a eu dans la contr\u00e9e des importations normandes, mais les traces en sont peu apparentes.<\/p>\n<p>La sous-race maroillaise, telle qu&rsquo;elle existe aujourd&rsquo;hui dans les cantons d&rsquo;Avesnes, Landrecies, Berlaimont, Solre-le-Ch\u00e2teau, r\u00e9unit la plupart des caract\u00e8res de la race flamande, avec beaucoup moins d&rsquo;ampleur que le type de Bergues, mais plus de finesse dans l&rsquo;ensemble; la vache repr\u00e9sent\u00e9e figure 3 reproduit assez fid\u00e8lement les caract\u00e8res les plus tranch\u00e9s de cette sous-race ; la t\u00eate est petite, le cou mince, l&rsquo;\u00e9paule plate, la poitrine serr\u00e9e, les reins \u00e9troits et souvent l\u00e9g\u00e8rement d\u00e9prim\u00e9s, la croupe aval\u00e9e, la cuisse peu fournie, l&rsquo;avant-bras gr\u00eale, les membres secs et minces, la peau fine, les mamelles tr\u00e8s d\u00e9velopp\u00e9es; la robe est tant\u00f4t rouge et rouge brun, tant\u00f4t rouge froment, tant\u00f4t pagne ou rouanne ; c&rsquo;est une race essentiellement laiti\u00e8re; mais c&rsquo;est la race laiti\u00e8re \u00e9puis\u00e9e par les exigences d&rsquo;un propri\u00e9taire besoigneux, qui surexcite la s\u00e9cr\u00e9tion laiti\u00e8re, sans fournir aux organes des \u00e9l\u00e9ments suffisamment r\u00e9parateurs.<\/p>\n<p>Les taureaux, beaucoup moins bien soign\u00e9s que dans la Flandre, et livr\u00e9s de bonne heure \u00e0 la reproduction, sont, sauf quelques exceptions, efflanqu\u00e9s, haut mont\u00e9s, p\u00e8chent par la poitrine, la c\u00f4te et les reins.<\/p>\n<p>On \u00e9l\u00e8ve, dans le pays m\u00eame, peu de b\u0153ufs jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00e2ge adulte; mais on vend, \u00e0 six mois ou un an, un assez grand nombre de veaux ch\u00e2tr\u00e9s, qui sont enlev\u00e9s par des \u00e9leveurs du Nord et de l&rsquo;Aisne, ou descendent, par l&rsquo;Aisne et les Ardennes, jusque dans la Champagne, o\u00f9 ils se confondent avec les b\u0153ufs champenois.<\/p>\n<p>Le b\u0153uf maroillais a la plupart des d\u00e9fauts du taureau; soumis, dans le premier \u00e2ge, \u00e0 un r\u00e9gime m\u00e9diocre, sa croissance est tr\u00e8s-lente; mais, vers trois ans, son d\u00e9veloppement, lorsqu&rsquo;il est favoris\u00e9 par une bonne alimentation, se liait instantan\u00e9ment et il atteint jusqu&rsquo;\u00e0 im,7o; par sa conformation, il a beaucoup d&rsquo;analogie avec le b\u0153uf du Hainaut, dont il diff\u00e8re surtout par sa robe rouge froment unicolore, ou tach\u00e9e de blanc \u00bb.<\/p>\n<p><strong>R\u00e9sum\u00e9<\/strong><\/p>\n<p>Telle qu&rsquo;elle existe aujourd&rsquo;hui, dit M. Lefour, dans les cantons d&rsquo;Avesnes,<br \/>Landrecies , Berlaimont, Solre-le-Ch\u00e2teau, la sous-race maroillaise r\u00e9unit la plupart des caract\u00e8res de la race flamande, avec beaucoup moins d&rsquo;ampleur<br \/>que le type de Bergues, mais plus de finesse dans l&rsquo;ensemble. Cette sous-race<br \/>a pour caract\u00e8res : la t\u00eate petite, le cou mince, l&rsquo;\u00e9paule plate, la poitrine ser-<br \/>r\u00e9e , les reins \u00e9troits et souvent l\u00e9g\u00e8rement d\u00e9prim\u00e9s, la croupe aval\u00e9e, la<br \/>cuisse peu fournie , l&rsquo;avant-bras gr\u00eale , les membres secs et minces , la peau<br \/>fine , les mamelles tr\u00e8s-d\u00e9velopp\u00e9es; la robe est tant\u00f4t rouge et rouge-brun,<br \/>tant\u00f4t rouge froment, tant\u00f4t pagne ou rouanne. C&rsquo;est une race essentiellement<br \/>laiti\u00e8re, mais c&rsquo;est la race laiti\u00e8re \u00e9puis\u00e9e.<\/p>\n<p>Dans les ann\u00e9es 1930 Ren\u00e9 de la Gorce (3) reprenait sa description : \u00ab elle avait la t\u00eate petite, le cou mince, la croupe aval\u00e9e, la cuisse peu fournie, l\u2019avant-bras gr\u00eale, les membres secs et minces, la peau fine, les mamelles tr\u00e8s d\u00e9velopp\u00e9es. La robe est tant\u00f4t rouge et rouge-brun, tant\u00f4t rouge froment, tant\u00f4t pagne ou rouanne. C\u2019est une race essentiellement laiti\u00e8re, sa taille se situe entre 1,30 et 1,40 m\u00e8tres, son poids oscille entre 450 et 500 kg. \u00bb (3).<br \/>Il disait m\u00eame qu\u2019elle ne serait pas suppl\u00e9er par une autre race comme la Flamande : \u00ab ses qualit\u00e9s beurri\u00e8res lui \u00e9taient bien sup\u00e9rieures et son aptitude laiti\u00e8re presque \u00e9gale : pr\u00e8s de 3000 litres de lait par an pour une lactation de 9 \u00e0 10 mois \u00bb.<\/p>\n<p class=\"has-text-align-center\">***<\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"385\" height=\"579\" data-attachment-id=\"20801\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/a-la-recherche-de-la-maroillaise-histoire-dune-race-bovine-locale-disparue\/capture-584\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Capture-5.jpg?fit=385%2C579&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"385,579\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;CARRE&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1737566130&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Capture\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Capture-5.jpg?fit=385%2C579&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Capture-5.jpg?resize=385%2C579&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-20801\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Capture-5.jpg?w=385&amp;ssl=1 385w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Capture-5.jpg?resize=199%2C300&amp;ssl=1 199w\" sizes=\"auto, (max-width: 385px) 85vw, 385px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n<p>Voici une description de notre Maroillaise par M Albert Lapparent (1839 1908), inspecteur g\u00e9n\u00e9ral de l&rsquo;agriculture dans son ouvrage r\u00e9dig\u00e9 en  intitul\u00e9 \u00c9tude sur les races , vari\u00e9t\u00e9s et croisements de l&rsquo;espace bovine en France (5) : <\/p>\n<p>\u00ab La sous-race maroillaise, qui pr\u00e9sente beaucoup d&rsquo;analogie avec la flamande, se trouve dans toute la partie sud-est du d\u00e9partement du Nord, situ\u00e9e dans les vall\u00e9es des deux Helpes et de la Sambre (rive droite), qui forme la zone herbag\u00e8re; son habitat s&rsquo;\u00e9tend sur les cantons de Nouvion et de la Capelle, dans le nord du d\u00e9partement de l&rsquo;Aisne.<\/p>\n<p>Mais&nbsp;la maroillaise&nbsp;n&rsquo;occupe pas exclusivement cette zone, o\u00f9 l&rsquo;on engraisse un grand nombre d&rsquo;animaux de toutes races et provenances; elle ne se trouve que chez les herbagers fromagers. (<em>ainsi que dans bon nombre de fermes<\/em>)<\/p>\n<p>Aussi les animaux de cette sous-race ne d\u00e9passent-ils pas 34 000 \u00e0 35 000 t\u00eates.<\/p>\n<p>La plupart des caract\u00e8res ext\u00e9rieurs des flamands s&rsquo;appliquent aux maroillais, qui n&rsquo;en sont qu&rsquo;une d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence due \u00e0 la moindre qualit\u00e9 des fourrages produits par un sol moins riche, \u00e0 l&rsquo;insuffisance de soins et de nourriture d&rsquo;hiver et au d\u00e9faut de s\u00e9lection.<\/p>\n<p>La taille moyenne varie entre 1 m. 30 et 1 m. 60. L&rsquo;ensemble des formes est plus<br \/>gr\u00eale, avec une encolure fine, sans fanon, des \u00e9paules maigres, des c\u00f4tes plates, un ventre relativement volumineux, des fesses peu muscl\u00e9es.<\/p>\n<p>La t\u00eate est longue, en lame de couteau, avec chignon \u00e9troit et cornes blanches ou jaun\u00e2tres \u00e0 la base, fines et relev\u00e9es seulement sur une longueur de quelques centim\u00e8tres.<\/p>\n<p>La robe rouge acajou ou rouge clair pr\u00e9sente des taches blanches au ventre et aux ars, souvent mouchet\u00e9es, et, fr\u00e9quemment aussi, les joues portent des brides.<\/p>\n<p>Tr\u00e8s bonne laiti\u00e8re,&nbsp;la maroillaise, outre les signes ext\u00e9rieurs tr\u00e8s nets de grande finesse de cuir, de veines mammaires tr\u00e8s d\u00e9velopp\u00e9es, de plissement de la peau en arri\u00e8re des mamelles, d&rsquo;\u00e9cussons tr\u00e8s \u00e9tendus, poss\u00e8de un furfur \u00e9pidermique abondant sur le pis, autour de l&rsquo;anus et de la vulve, dans les oreilles et aupr\u00e8s des yeux, qui d\u00e9note ses qualit\u00e9s beurri\u00e8res.<\/p>\n<p>La production annuelle en lait d&rsquo;une vache prise dans la bonne moyenne est d&rsquo;environ 2800 litres, pour une dur\u00e9e de lactation ordinaire de 9 \u00e0 1o mois. Une tr\u00e8s bonne maroillaise peut donner jusqu&rsquo;\u00e0 28 et 3o litres dans la p\u00e9riode de production maxima.<\/p>\n<p>La teneur en cr\u00e8me du lait est un peu sup\u00e9rieure \u00e0 celle du lait des flamandes et<br \/>il en faut de 7 \u00e0 8 litres pour produire un fromage de Maroilles pesant 750 grammes.<\/p>\n<p>Sous l&rsquo;influence des engrais phosphat\u00e9s, appliqu\u00e9s de plus en plus abondamment au sol, le squelette des animaux est en voie de d\u00e9veloppement. Une l\u00e9g\u00e8re am\u00e9lioration de la nourriture hivernale contribue aussi \u00e0 ce r\u00e9sultat.<\/p>\n<p>Les saillies sont faites par de jeunes taureaux, comme en Flandre, mais au p\u00e2turage et en libert\u00e9.<\/p>\n<p>Si, par des primes sp\u00e9ciales, les administrations d\u00e9partementales poussent, depuis peu de temps d&rsquo;ailleurs, \u00e0 la conservation des meilleurs taureaux, les comices ne sont pas encore entr\u00e9s dans cette voie, puisqu&rsquo;ils affectent leurs r\u00e9compenses aux taureaux n&rsquo;ayant pas de dents de remplacement.<\/p>\n<p>On importe annuellement quelques taureaux achet\u00e9s dans les arrondissements de Dunkerque et d&rsquo;Hazebrouck.<\/p>\n<p>On fait tr\u00e8s peu de veaux de lait dans le Maroillais. Les naissances ayant lieu, en<br \/>majeure partie, en hiver, on garde les premiers n\u00e9s pour l&rsquo;\u00e9levage et les autres sont livr\u00e9s \u00e0 la boucherie \u00e0 15 jours ou 3 semaines.<\/p>\n<p>Les veaux d&rsquo;\u00e9levage, retir\u00e9s \u00e0 la m\u00e8re au bout de cette p\u00e9riode, sont nourris avec<br \/>du lait \u00e9cr\u00e9m\u00e9 et du lait de fromage auxquels on ajoute parfois de la graine de lin et du tourteau, qu&rsquo;on leur donne m\u00eame au p\u00e2turage.<\/p>\n<p>Les vaches de r\u00e9forme, le plus souvent engraiss\u00e9es \u00e0 l&rsquo;herbage, p\u00e8sent de 5oo \u00e0<br \/>55o kilogrammes et donnent un rendement moyen de 5o p. 100. Elles portent 35 kilogrammes de cuir.<\/p>\n<p>Les animaux restent au p\u00e2turage nuit et jour pendant la m\u00eame p\u00e9riode qu&rsquo;en<br \/>Flandre. Les jeunes sont toutefois rentr\u00e9s un peu plus t\u00f4t \u00e0 l&rsquo;\u00e9table.<\/p>\n<p>En dehors de nombreuses fromageries particuli\u00e8res, on compte dans le Maroillais une quinzaine d&rsquo;industries laiti\u00e8res \u00bb.<\/p>\n<p class=\"has-text-align-center\">***<\/p>\n<figure class=\"wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex\">\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"446\" height=\"711\" data-attachment-id=\"20780\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/a-la-recherche-de-la-maroillaise-histoire-dune-race-bovine-locale-disparue\/image-34-14\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-34-1.png?fit=446%2C711&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"446,711\" data-comments-opened=\"1\" 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l\u00e9g\u00e8rement d\u00e9prim\u00e9s, la croupe aval\u00e9e, la cuisse peu fournie l\u2019avant-bras gr\u00eale, les membres secs et minces, la peau fine, les mamelles tr\u00e8s d\u00e9velopp\u00e9es ; la robe est tant\u00f4t rouge et rouge brun tant\u00f4t rouge froment, tant\u00f4t pagne ou rouanne ; c\u2019est une race essentiellement laiti\u00e8re. \u00bb<br \/>M. de Lapparent, Inspecteur g\u00e9n\u00e9ral de l\u2019Agriculture, dans une \u00e9lude sur les races, vari\u00e9t\u00e9s et croisements de l\u2019esp\u00e8ce bovine en France, dit que \u00ab la plupart des caract\u00e8res ext\u00e9rieurs des flamands s\u2019appliquent aux maroillais qui n\u2019en sont qu\u2019une d\u00e9g\u00e9n\u00e9rescence due \u00e0 la moindre qualit\u00e9 des fourrages produits par un sol moins riche, \u00e0 l\u2019insuffisance de soins et de nourriture d\u2019hiver et au d\u00e9faut de s\u00e9lection.<br \/>La taille moyenne varie entre 1m 30 et 1m 40.<br \/>L\u2019ensemble des formes est plus gr\u00eale avec une encolure fine sans fanon, des \u00e9paules maigres, des c\u00f4tes plates, un ventre relativement volumineux, des fesses peu muscl\u00e9es.<br \/>\u00ab La t\u00eate est longue, en lame de couteau, avec chignon \u00e9troit et cornes blanches ou jaun\u00e2tres \u00e0 la base, fines et relev\u00e9es seulement sur une longueur de quelques centim\u00e8tres.<br \/>La robe rouge acajou ou rouge clair pr\u00e9sente des t\u00e2ches blanches au ventre et aux ars, souvent mouchet\u00e9es et fr\u00e9quemment aussi les joues portent des brides \u00bb.<br \/>Tr\u00e8s bonne laiti\u00e8re, la maroillaise, outre les signes ext\u00e9rieurs tr\u00e8s nets de grande finesse de cuir, de veines mammaires tr\u00e8s d\u00e9velopp\u00e9es, de plissement de la peau en arri\u00e8re des mamelles, d\u2019\u00e9cussons tr\u00e8s \u00e9tendus, poss\u00e8de un furfur \u00e9pidermique abondant sur le pis, autour de l\u2019anus et de la vulve, dans les oreilles et aupr\u00e8s des yeux, qui d\u00e9note ses qualit\u00e9s beurri\u00e8res.<br \/>Cette population bovine compte dans l\u2019arrondissement d\u2019Avesnes seul, environ 50 000 t\u00eates, dont 35 000 vaches laiti\u00e8res et 15 000 b\u00eates d\u2019\u00e9levage, taureaux et g\u00e9nisses de tout \u00e2ge. Elle peuple les \u00e9tables des r\u00e9gions exclusivement herbag\u00e8res et celles des localit\u00e9s o\u00f9 quelque peu de terre cultiv\u00e9e a \u00e9t\u00e9 conserv\u00e9e. C\u2019est avec son lait que l\u2019on fabrique le fromage de Maroilles.<br \/>C\u2019est une race \u00e9minemment rustique, remarquable en particulier par ses facult\u00e9s laiti\u00e8res et beurri\u00e8res. Elev\u00e9e durement, elle a l\u2019avantage appr\u00e9ciable de se pr\u00eater \u00e0 des \u00e9carts de r\u00e9gime extraordinaires que toute autre race ne supporte<br \/>rait pas au m\u00eame degr\u00e9.<br \/>L\u2019Avesnois n\u2019est pas \u00e0 proprement parler un pays d\u2019\u00e9levage ; on ne conserve dans chaque ferme que le nombre de veaux destin\u00e9s \u00e0 remplacer les vaches mises en r\u00e9forme.<br \/>On se d\u00e9barrasse des autres le plus t\u00f4t possible pour utiliser le lait des m\u00e8res \u00e0 la fabrication des fromages ou \u00e0 celle du beurre. Les \u00e9l\u00e8ves n\u2019ont pas le lait pur pendant plus de quinze jours ; apr\u00e8s ils re\u00e7oivent du lait \u00e9cr\u00e9m\u00e9 et du foin.<br \/>Sit\u00f4t que la temp\u00e9rature permet la pousse de l\u2019herbe on les met dehors en leur continuant une distribution journali\u00e8re soit de lait \u00e9cr\u00e9m\u00e9, soit de lait s\u00fbr provenant de la fabrication des fromages.<br \/>Les jeunes animaux passent presque partout le premier hiver au r\u00e9gime exclusif du foin. Vers quinze mois les g\u00e9nisses sont saillies pour mettre bas vers deux ans. Ce n\u2019est qu&rsquo;apr\u00e8s le premier v\u00e9lage qu\u2019elles re\u00e7oivent une nourriture<br \/>hivernale plus substantielle o\u00f9 les sons, la dr\u00e8che, les tourteaux de lin constituent l\u2019\u00e9l\u00e9ment riche<br \/>Dans la r\u00e9gion du Quesnoy, de Berlaimont et une certaine partie du canton de Landrecies, les \u00e9l\u00e8ves sont quelque peu mieux nourris ; un p\u00e2turage plus substantiel aidant, les b\u00eates adultes acqui\u00e8rent un volume plus important, tr\u00e8s proche de celui des flamands.<br \/>Beaucoup de b\u00eates de cette r\u00e9gion ne diff\u00e8rent d\u2019ailleurs des flamandes que par leur cornage g\u00e9n\u00e9ralement plus volumineux, les cornes \u00e9tant relev\u00e9es au lieu de se contourner en arc de cercle en avant ; souvent aussi la base de la corne est de couleur fonc\u00e9e comme l\u2019extr\u00e9mit\u00e9.<br \/>Depuis longtemps on a cherch\u00e9 \u00e0 am\u00e9liorer la conformation des b\u00eates maroillaises ; la Soci\u00e9t\u00e9 d\u2019agriculture d\u2019Avesnes a dans ce but proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 diff\u00e9rentes reprises \u00e0 des achats de jeunes taureaux dans les Flandres, et finalement institu\u00e9 des concours de taureaux sans dents, \u00e0 l\u2019instar de quelques<br \/>communes comme Prisches, Cartignies, Felleries, o\u00f9 des prix \u00e9taient attribu\u00e9s aux possesseurs des meilleurs animaux.<br \/>Actuellement, les propri\u00e9taires les plus curieux mettent tous leurs soins \u00e0 se procurer un bon taureau aussi pr\u00e8s que possible du type flamand. Ils reconnaissent cependant que ce ne sont pas toujours les animaux les plus r\u00e9guliers de formes et les mieux viandes qui donnent le plus de satisfaction relativement \u00e0 la production laiti\u00e8re et beurri\u00e8re.<br \/>D\u2019autre part, la grande extension des engrais phosphat\u00e9s a apport\u00e9 sa contribution \u00e0 l\u2019am\u00e9lioration du type.<br \/>Il serait injuste de m\u00e9conna\u00eetre les r\u00e9els progr\u00e8s r\u00e9alis\u00e9s.<br \/>La population bovine maroillaise est toujours la b\u00eate laiti\u00e8re, beurri\u00e8re, rustique par excellence, mais elle a progress\u00e9; elle est actuellement tr\u00e8s homog\u00e8ne et se reproduit avec des caract\u00e8res assez fixes pour qu\u2019on ne lui d\u00e9nie pas le droit de<br \/>s\u2019appeler race maroillaise.<br \/>Cela d\u2019ailleurs ne fait de tort \u00e0 personne.<br \/>Il n\u2019est pas souhaitable qu\u2019elle devienne absolument identique \u00e0 la race flamande : le d\u00e9sirerait on qu\u2019on ne saurait l\u2019esp\u00e9rer. Gr\u00e2ce \u00e0 la nature sp\u00e9ciale du sol, \u00e0 la composition de l\u2019herbe qui en est la cons\u00e9quence, le b\u00e9tail<br \/>vivant sur les terrains de transition de l\u2019arrondissement d\u2019Avesnes, diff\u00e9rera toujours de celui paissant l&rsquo;herbe des terres alluviales de la plaine de Flandre. Quoi qu\u2019on fasse on aura toujours dans cet arrondissement des b\u00eates bovines<br \/>avec des t\u00eates plus \u00e9troites, avec chanfrein plus allong\u00e9 et parfois l\u00e9g\u00e8rement busqu\u00e9, un cornage plus grossier avec extr\u00e9mit\u00e9s plus relev\u00e9es qu\u2019en Flandre.<br \/>Les g\u00e9nisses flamandes import\u00e9es chez nous peuvent garder leur t\u00eate et leur cornage d&rsquo;origine, les produits qu\u2019elles concevront auront \u00e0 un degr\u00e9 quelconque la t\u00eate et le cornage de la maroillaise.<br \/>Ce fait n\u2019est pas sp\u00e9cial aux diverses populations bovines du Nord. On le retrouve en Normandie : la b\u00eale de la Seine Inf\u00e9rieure n\u2019a plus la t\u00eate et le cornage de la Cotentine.<br \/>Une tr\u00e8s bonne vache maroillaise du poids approximatif de 450 \u00e0 500 kilos donne de 22 \u00e0 26 litres de lait et parfois plus dans la p\u00e9riode de plus grande production. Dans son ann\u00e9e elle fournit de 2,700 \u00e0 3.000 litres de lait qui employ\u00e9 \u00e0 la fabrication du beurre en donne de 110 \u00e0 115 kilos. D ins<br \/>les laiteries centrifuges on compte environ 25 litres de lait pour faire un kilo de beurre.<br \/>La quantit\u00e9 de lait n\u00e9cessaire pour un fromage de Maroilles ordinaire du poids de 750 grammes environ varie de 6 \u00e0 8 litres selon la saison, le p\u00e2turage et l\u2019individualit\u00e9 des vaches : une bonne maroillaise en pleine lactation et sur bons<br \/>terrains peut donner de deux \u00e0 deux fromages 1\/2 par jour ; dans une ann\u00e9e o\u00f9 il y a de l&rsquo;herbe on peut fabriquer avec son lait de 440 \u00e0 490 fromages.<br \/>A diff\u00e9rentes reprises nous avons insist\u00e9 sur les avantages que pr\u00e9sente la race maubeugeoise pour la zone fronti\u00e8re, mais nous n\u2019avons jamais pens\u00e9 ni dit que cette population bovine devait prendre partout la place de ses voisines.<br \/>Dans la r\u00e9gion exclusivement herbag\u00e8re la maroillaise serait difficilement rempla\u00e7able.<br \/>Fermiers et propri\u00e9taires doivent y continuer l\u2019am\u00e9lioration commenc\u00e9e. Quels proc\u00e9d\u00e9s peut-on leur recommander?<br \/>Il sera difficile d\u2019obtenir, sauf dans certains coins des cantons de Landrecies, Le Quesnoy et Berlaimont, que les taureaux d&rsquo;\u00e9lite soient conserv\u00e9s au-del\u00e0 d\u2019une saison de monte.<br \/>Au surplus pour les petites fermes herbag\u00e8res, l\u2019entretien continuel d&rsquo;un taureau \u00e0 l\u2019\u00e9table ne serait gu\u00e8re pratique et il ne serait pas toujours prudent de laisser un taureau de deux ans et plus en libert\u00e9 avec les vaches pendant la belle<br \/>saison.<br \/>Aussi, longtemps encore, le jeune taureau de douze \u00e0 quinze mois que l\u2019on engraisse ou que l\u2019on vend sit\u00f4t la monte faite, aura les pr\u00e9f\u00e9rences des herbagers.<br \/>Ce sera d\u00e9j\u00e0 beaucoup si l\u2019on cherche des reproducteurs m\u00e2les dans les meilleurs centres o\u00f9 l\u2019on nourrit bien le b\u00e9tail dans sa jeunesse et en hiver.<br \/>L\u2019influence de ces reproducteurs sera aid\u00e9e par les soins judicieux de fumure appliqu\u00e9s aux p\u00e2tures sous la forme d\u2019engrais phosphat\u00e9s permettant l\u2019augmentation de valeur alimentaire de l\u2019herbe et du foin, ayant ainsi une r\u00e9percussion heureuse sur le squelette des animaux.<br \/>On fera bien aussi de ne pas s\u00e9lectionner uniquement en vue de la conformation ext\u00e9rieure; l\u2019am\u00e9lioration devra \u00e9galement porter sur les caract\u00e8res beurriers et laitiers, et il faudra s\u2019attacher \u00e0 perp\u00e9tuer les animaux capables de fournir le<br \/>poids le plus \u00e9lev\u00e9 de beurre par rapport \u00e0 la quantit\u00e9 d\u2019herbe absorb\u00e9e.<br \/>Nous terminerons par une simple r\u00e9flexion : Les concours r\u00e9gionaux viennent d\u2019\u00eatre r\u00e9organis\u00e9s. Les \u00e9conomies r\u00e9sultant de la nouvelle organisation seront affect\u00e9es pour une part au d\u00e9veloppement en nombre, en vari\u00e9t\u00e9 et en dotation<br \/>des concours sp\u00e9ciaux qui s&rsquo;\u00e9tendront \u00e0 tous objets int\u00e9ressant l\u2019agriculture.<br \/>Ce pays o\u00f9 la population bovine joue un r\u00f4le si important ne cherchera-t il pas \u00e0 obtenir des subventions pour concours sp\u00e9ciaux de race maubeugeoise et de race maroillaise?<br \/>Les maroillais ont, il est vrai, leur cat\u00e9gorie dans le concours sp\u00e9cial de la race flamande qui se tient alternativement dans le Nord et le Pas-de-Calais, g\u00e9n\u00e9ralement \u00e0 Bergues, \u00e0 Bailleul, \u00e0 Saint-Omer. Mais y a-t-il beaucoup de<br \/>vrais maroillais qui paraissent dans ces exhibitions si \u00e9loign\u00e9es de notre centre herbager ?<br \/>Quant \u00e0 la race maubeugeoise, elle a, pour tout encouragement, une part des primes d\u00e9partementales pour taureaux de deux dents, et une part des primes dans les concours d\u2019arrondissement.<br \/>On peut d\u00e9sirer plus pour les uns et les autres \u00bb<br \/>J. Lecomte.<\/p>\n<p>(1) :&nbsp;<a href=\"https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k5661642t\/f45.image.r=la%20maroillaise?rk=107296;4\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Description des esp\u00e8ces bovine, ovine et porcine de la France par M. Lefour<\/a><\/p>\n<p>(2) : Ce croisement entre race flamande et race du Hainaut rel\u00e8ve tr\u00e8s probablement des censiers de l&rsquo;abbaye de Maroilles, laquelle avait des liens avec les fromagers de la r\u00e9gion de Mons. Elle faisait venir au XV e si\u00e8cle d&rsquo;un n\u00e9gociant montois des fromages de presse. Le maroilles est un fromage \u00e0 lait entier n\u00e9 probablement entre la fin du XV et la fin du XVI e si\u00e8cle, contrairement \u00e0 la l\u00e9gende qu&rsquo;il le date de 960 (Les comptes de l&rsquo;abbaye ADN 11 H 226 \u00e0 231). De plus l&rsquo;abbaye de Maroilles avait un refuge en cas de guerre \u00e0 Mons, laissant penser une collaboration entre moines et \u00e9lites montoises.<\/p>\n<p>(3) Ren\u00e9 de la Gorce (1880 1966) Membre de la chambre d\u00e9partementale d&rsquo;agriculture du Nord. &#8211; Membre de la Commission historique du Nord- Pr\u00e9sident de&nbsp;la Soci\u00e9t\u00e9 Arch\u00e9ologique et Historique de l&rsquo;arrondissement. d&rsquo;Avesnes<\/p>\n<p>(4) Dion R. Verhaeghe R. Le Maroilles, \u00ab Le plus fin des fromages forts \u00bb. Octobre 1997<\/p>\n<p>(5) <a href=\"https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k6344278x\/f11.item.r=la%20maroillaise#\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k6344278x\/f11.item.r=la%20maroillaise#\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">\u00c9tude sur les races , vari\u00e9t\u00e9s et croisements de l&rsquo;espace bovine en France <\/a>L&rsquo;article \u00e9crit par M Delapparent figure \u00e9galement dans la revue \u00ab L&rsquo;Industrie du Beurre \u00bb  du 9 janvier 1915 pages <a href=\"https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k1423833r\/f74.item.r=la%20maroillaise\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k1423833r\/f74.item.r=la%20maroillaise\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">64 et 65<\/a><\/p>\n<p>(6) <a href=\"https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k7053572x\/f20.item.zoom\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k7053572x\/f20.image.r=maroillaise\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Bulletin des Soci\u00e9t\u00e9s d&rsquo;Agriculture et d&rsquo;Apiculture de l&rsquo;Arrondissement d&rsquo;Avesnes<\/a><\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span> <strong>Les proc\u00e9d\u00e9s d'\u00e9levage de la Maroillaise<\/strong><\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"840\" height=\"540\" data-attachment-id=\"20785\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/a-la-recherche-de-la-maroillaise-histoire-dune-race-bovine-locale-disparue\/image-1949\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-36.png?fit=893%2C574&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"893,574\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"image\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-36.png?fit=840%2C540&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-36.png?resize=840%2C540&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-20785\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-36.png?w=893&amp;ssl=1 893w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-36.png?resize=300%2C193&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-36.png?resize=768%2C494&amp;ssl=1 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 709px) 85vw, (max-width: 909px) 67vw, (max-width: 1362px) 62vw, 840px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Troupeau o\u00f9 se c\u00f4toient Maroillaises et Hollandaises<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<p>Mr Lefour ne se contente pas de d\u00e9crire la Maroillaise. Au chapitre suivant il s&rsquo;occupe de l&rsquo;\u00e9levage. La, il suit l&rsquo;esp\u00e8ce bovine dans chacune des destinations auxquelles elle est affect\u00e9e. Cette mani\u00e8re de proc\u00e9der, qui&nbsp;-est de la vraie zootechnie, met le lecteur en \u00e9tat de conna\u00eetre \u00e0 fond toutes les circonstances au milieu desquelles ces animaux se produisent.<\/p>\n<p>\u00ab Nous avons d\u00e9j\u00e0 reproch\u00e9 \u00e0 la sous-race maroillaise son manque d&rsquo;ampleur dans la poitrine, les reins et le train post\u00e9rieur. Ce d\u00e9faut tend \u00e0 s&rsquo;accro\u00eetre sous l&rsquo;influence d&rsquo;un \u00e9levage vicieux. Les taureaux sont tr\u00e8s-peu nombreux, et les beaux types excessivement rares; du reste, le prix de la saillie, 5o centimes, est fort peu r\u00e9mun\u00e9rateur pour le propri\u00e9taire. Ajoutons que, pour cette modique r\u00e9tribution, la saillie peut \u00eatre renouvel\u00e9e deux ou trois fois; \u00e0 certaines \u00e9poques, on exige quelquefois d&rsquo;un taureau jusqu&rsquo;\u00e0 douze \u00e0 quinze saillies par jour, ce qui \u00e9puise promptement le reproducteur. Les encouragements pour les beaux types sont d&rsquo;ailleurs insignifiants, et la demande et l&rsquo;exportation des reproducteurs dans les d\u00e9partements voisins, qui seraient le principal encouragement, sont \u00e0 peu pr\u00e8s nulles, pr\u00e9cis\u00e9ment parce que la race a perdu de sa r\u00e9putation. La parcimonie de l&rsquo;\u00e9leveur est une autre cause de l&rsquo;oblit\u00e9ration du type. Le jeune veau re\u00e7oit du lait pur \u00e0 peine pendant huit jours, puis ensuite du lait coup\u00e9 pendant six semaines ou deux mois au plus. Une autre cause d&rsquo;amincissement des formes clans les femelles est l&rsquo;excitation excessive de la s\u00e9cr\u00e9tion lactaire par des traites trop r\u00e9p\u00e9t\u00e9es; tous les principes nourriciers affluent vers l&rsquo;organe mammaire et se transforment en lait; les syst\u00e8mes osseux et musculaire ne re\u00e7oivent pas les \u00e9l\u00e9ments n\u00e9cessaires \u00e0 leur d\u00e9veloppement; de l\u00e0 ces croupes anguleuses, ces fesses et ces \u00e9paules d\u00e9charn\u00e9es, ces reins \u00e9troits et tranchants, qu&rsquo;on a donn\u00e9s comme signes caract\u00e9ristiques de la bonne laiti\u00e8re, mais qui peuvent, par un bon r\u00e9gime, beaucoup s&rsquo;att\u00e9nuer, sans que l&rsquo;animal perde de ses qualit\u00e9s.<\/p>\n<p>Les jeunes animaux re\u00e7oivent peu de soins dans le premier \u00e2ge; on ch\u00e2tre de bonne heure par ablation les m\u00e2les destin\u00e9s \u00e0 faire des b\u0153ufs, qui se vendent \u00e0 un an ou quinze mois pour les arrondissements sucriers et les d\u00e9partements de l&rsquo;Aisne et m\u00eame de la Marne ou des Ardennes. Les femelles restent dans le pays pour remplacer les vieilles vaches, qu&rsquo;on engraisse, ou sont achet\u00e9es dans les foires du Nouvion, de Landrecies, de Guise, Marie, la Capelle, etc., pour aller peupler les \u00e9tables des plaines du nord de l&rsquo;Aisne.<\/p>\n<p>L&rsquo;\u00e9levage est l&rsquo;objet de soins moins bien entendus que dans le pays flamand; les \u00e9tables sont basses et mal construites; les taureaux et les b\u0153ufs surtout re\u00e7oivent peu de nourriture et de soins. L&rsquo;\u00e9levage, du reste, se concentre, comme la production laiti\u00e8re et fromag\u00e8re, entre les mains de la petite culture. Les gros herbagers s&rsquo;occupent presque exclusivement d&rsquo;engraissement.<\/p>\n<p>On ne peut citer de vacheries d&rsquo;\u00e9l\u00e8ves un peu consid\u00e9rables. Le chiffre d\u00e9passe rarement 12 \u00e0 15 vaches. Les meilleures vaches maroillaises sont vers Dompierre, Saint-Aubin, Noyelles, etc. Nous avons cependant, pr\u00e8s de Landrecies, trouv\u00e9 d&rsquo;assez jolies b\u00eates maroillaises chez M. Leguille et chez M. Desse, de la Groise, M. Clayard, de Fontaine; \u00e0 Maroilles, on peut citer, comme \u00e9leveurs et fromagers, MM. Evrard, Jacquin , Wandvalle,Bachy, etc.; \u00e0 Noyelle, MM. Mercier et Marie: \u00e0 Avesnes. M. d&rsquo;Haussy: \u00e0 Etrung,M. Maillard \u00bb.<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span> <strong>La production laiti\u00e8re de la Maroillaise<\/strong><\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"832\" height=\"542\" data-attachment-id=\"20784\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/a-la-recherche-de-la-maroillaise-histoire-dune-race-bovine-locale-disparue\/image-1948\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-35.png?fit=832%2C542&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"832,542\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"image\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-35.png?fit=832%2C542&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-35.png?resize=832%2C542&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-20784\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-35.png?w=832&amp;ssl=1 832w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-35.png?resize=300%2C195&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-35.png?resize=768%2C500&amp;ssl=1 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 832px) 85vw, 832px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Traite d&rsquo;une Maroillaise<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<p>Pour faire conna\u00eetre enti\u00e8rement la race maroillaise, M Lefour passe en revue ce qui se rapporte \u00e0 la production laiti\u00e8re et fait ainsi conna\u00eetre dans ses d\u00e9tails les plus circonstanci\u00e9s cette  branche de l&rsquo;industrie bovine de la r\u00e9gion.<\/p>\n<p>Etable et R\u00e9gime<\/p>\n<p>\u00ab Le r\u00e9gime de la laiterie prend, dans l&rsquo;arrondissement d&rsquo;Avesnes, un caract\u00e8re un peu diff\u00e9rent; on fait encore du beurre, mais c&rsquo;est principalement \u00e0 la fabrication du fromage que le lait est consacr\u00e9. Les localit\u00e9s o\u00f9 existent les plus riches p\u00e2turages sont \u00e9galement celles o\u00f9 les vaches sont plus belles et; les produits en beurre et fromage les plus renomm\u00e9s: telles sont les communes de Taisni\u00e8res, Dompierre, Saint-Aubin, Berlaimont; on cite encore pour leurs fromages les communes de Maroilles, de Bagneux, Larouillie, Roissart, Etr\u0153ungt; ce dernier village fait beaucoup de beurre, qui se porte \u00e0 Valenciennes.<\/p>\n<p>La nourriture au p\u00e2turage de la vache laiti\u00e8re dure d&rsquo;avril \u00e0 novembre: c&rsquo;est la p\u00e9riode de grande production du lait; cependant, le beurre ayant une valeur plus \u00e9lev\u00e9e en hiver, quelques cultivateurs s&rsquo;arrangent de mani\u00e8re \u00e0 faire v\u00ealer des vaches \u00e0 cette \u00e9poque, et, \u00e0 l&rsquo;aide d&rsquo;une forte alimentation \u00e0 l&rsquo;\u00e9table, ils obtiennent une lactation aussi abondante.<\/p>\n<p>En r\u00e8gle g\u00e9n\u00e9rale cependant, l&rsquo;alimentation et le produit diminuent beaucoup en hiver&#8230;.Le r\u00e9gime des vaches en hiver consiste presque exclusivement en foin et dr\u00e8che de brasserie, qui se vend un prix assez \u00e9lev\u00e9, 5o \u00e0 60 francs le brassin ou dr\u00e8che, dont il est difficile de d\u00e9terminer la contenance.<br \/>On estime qu&rsquo;une dr\u00e8che, \u00e0 Avesnes, est la charge de 4 chevaux, soit 3 \u00e0 6,000 kilogrammes. Du reste, comme, dans la Flandre, la dr\u00e8che est m\u00eal\u00e9e d&rsquo;une assez forte proportion de menue paille, n\u00e9cessaire dit-on pour faciliter l&rsquo;op\u00e9ration du brassage, mais diminuant \u00e9videmment la qualit\u00e9 nutritive de la mati\u00e8re. Les vacheries se composent rarement de plus de 8 \u00e0 10 t\u00e8tes; beaucoup sont moins nombreuses, la famille de l&rsquo;herbager suffit \u00e0 leur exploitation.<\/p>\n<p>Les vaches sont ordinairement trait\u00e9es trois fois par jour au p\u00e2turage; le lait de la premi\u00e8re traite, qui a lieu \u00e0 cinq heures du matin, est \u00e9cr\u00e9m\u00e9 \u00e0 midi, et les traites de midi et du soir le sont le lendemain matin. L&rsquo;\u00e9cr\u00e9mage se fait d&rsquo;une mani\u00e8re tr\u00e8s simple : le lait a \u00e9t\u00e9 vers\u00e9 dans des terrines peu profondes,  verniss\u00e9es ou non verniss\u00e9es (ces derni\u00e8res sont pr\u00e9f\u00e9r\u00e9es); lorsque la cr\u00e8me est mont\u00e9e, la personne pr\u00e9pos\u00e9e aux soins de la laiterie enl\u00e8ve la terrine, et, pour la verser, l&rsquo;incline en la tenant entre ses deux bras; les deux pouces r\u00e9unis vers le bec de ce vase arr\u00eatent la cr\u00e8me au passage&#8230; La cr\u00e8me, mise dans un pot de gr\u00e8s, est conserv\u00e9e quatre ou cinq jours dans un lieu frais, afin qu&rsquo;on puisse en battre une plus grande quantit\u00e9 \u00e0 la fois ; c&rsquo;est un fait d&rsquo;observation que plus la cr\u00e8me \u00e9paissit, plus elle rend de beurre; toutefois, elle est expos\u00e9e \u00e0 rancir.<\/p>\n<p>Fabrication du fromage<\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"573\" height=\"592\" data-attachment-id=\"20802\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/a-la-recherche-de-la-maroillaise-histoire-dune-race-bovine-locale-disparue\/image-1960\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-47.png?fit=573%2C592&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"573,592\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"image\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-47.png?fit=573%2C592&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-47.png?resize=573%2C592&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-20802\" style=\"width:403px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-47.png?w=573&amp;ssl=1 573w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-47.png?resize=290%2C300&amp;ssl=1 290w\" sizes=\"auto, (max-width: 573px) 85vw, 573px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n<p>Le lait \u00e9cr\u00e9m\u00e9 est mis imm\u00e9diatement en pr\u00e9sure, et, au bout d&rsquo;une heure au plus, il est pris en caill\u00e9; la pr\u00e9sure solide dont on se sert habituellement forme une esp\u00e8ce de p\u00e2te qu&rsquo;on d\u00e9laye d&rsquo;abord dans un peu de lait aigre. L&rsquo;habitude fait appr\u00e9cier les quantit\u00e9s \u00e0 employer; on chauffe habituellement le lait jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;il ait atteint, une temp\u00e9rature de 25 \u00e0 3o\u00b0&#8230;Les fromagers enl\u00e8vent le caill\u00e9 avec une sorte d&rsquo;\u00e9cumoire, et le d\u00e9posent dans des moules. Le lait s&rsquo;\u00e9coule par<br \/>des ouvertures m\u00e9nag\u00e9es dans les parois; ces caserons ainsi remplis sont mis \u00e0 \u00e9goutter sur une grande table de bois ou de schiste. <\/p>\n<div class=\"wp-block-media-text is-stacked-on-mobile\">\n<figure class=\"wp-block-media-text__media\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"204\" height=\"143\" data-attachment-id=\"20713\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/a-la-recherche-de-la-maroillaise-histoire-dune-race-bovine-locale-disparue\/chassis-3\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Chassis.jpg?fit=204%2C143&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"204,143\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;CARRE&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1737387648&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Chassis\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Chassis.jpg?fit=204%2C143&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Chassis.jpg?resize=204%2C143&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-20713 size-full\"\/><\/figure>\n<div class=\"wp-block-media-text__content\">\n<p>Au bout de deux jours, les fromages, suffisamment \u00e9goutt\u00e9s, sont sortis des moules, qu&rsquo;on lave et qu&rsquo;on fait s\u00e9cher en les accrochant quelquefois \u00e0 des chevilles implant\u00e9es dans un ch\u00e2ssis qu&rsquo;on expose \u00e0 l&rsquo;air \u00bb.<\/p>\n<\/div>\n<\/div>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span> <strong>L'une des premi\u00e8res races du paysage de Thi\u00e9rache jusqu\u2019en 1914<\/strong><\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"592\" height=\"543\" data-attachment-id=\"20740\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/a-la-recherche-de-la-maroillaise-histoire-dune-race-bovine-locale-disparue\/capture2-65\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Capture2.jpg?fit=592%2C543&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"592,543\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;CARRE&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1737472625&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" data-image-title=\"Capture2\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Capture2.jpg?fit=592%2C543&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Capture2.jpg?resize=592%2C543&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-20740\" style=\"width:630px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Capture2.jpg?w=592&amp;ssl=1 592w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Capture2.jpg?resize=300%2C275&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 592px) 85vw, 592px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">R\u00e9partition de la Maroillaise<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<p>La Thi\u00e9rache, pays tr\u00e8s caract\u00e9ristique par ses conditions naturelles (sol et climat) \u00e9tait une contr\u00e9e tr\u00e8s pauvre au milieu du XVIII e si\u00e8cle. Le paysan devait, sur un sol ingrat, cultiver les c\u00e9r\u00e9ales n\u00e9cessaires \u00e0 l&rsquo;alimentation des habitants.<\/p>\n<p>Louis XV donna un grand essor au d\u00e9veloppement \u00e9conomique du pays en \u00e9tablissant des moyens de communication et en publiant, en 1771, un \u00e9dit autorisant la cl\u00f4ture des h\u00e9ritages et la suppression du libre parcours.<\/p>\n<p>D\u00e8s lors, le pays, tr\u00e8s favorable \u00e0 la pousse de l&rsquo;herbe, se sp\u00e9cialisa et devint un centre important d&rsquo;engraissement des b\u0153ufs. Sa prosp\u00e9rit\u00e9 atteint son apog\u00e9e entre 1820 et i85o, mais la crise de l&#8217;embouche, dans la seconde partie du XIX e si\u00e8cle, provoqua le d\u00e9veloppement du troupeau laitier.<\/p>\n<p>La vache maroillaise  fut d\u00e8s lors l\u2019une des premi\u00e8res races laiti\u00e8res du paysage de Thi\u00e9rache.<\/p>\n<p>Vers 1850, il y avait \u00e0 Maroilles 1900&nbsp;t\u00eates&nbsp;de b\u00e9tail dont 98 % \u00e9taient des&nbsp;Maroillaises. Dans l&rsquo;Avesnois, deux&nbsp;vaches&nbsp;sur trois \u00e9taient alors des Maroillaises. Elles \u00e9taient pr\u00e9sentes dans les cantons d&rsquo;Avesnes,<br \/>Landrecies , Berlaimont, Solre-le-Ch\u00e2teau. Au d\u00e9but des ann\u00e9es 1900, l&rsquo;arrondissement comptait 50 000 \u00e0 60 000 vaches laiti\u00e8res dont 30 \u00e0 35&nbsp;000&nbsp;Maroillaises, lesquelles cohabitaient d\u00e9j\u00e0 avec des Hollandaises<\/p>\n<p>Cette race d&rsquo;un temp\u00e9rament tr\u00e8s rustique \u00e9tait particuli\u00e8rement adapt\u00e9e au climat assez rude de la Thi\u00e9rache, supportant les al\u00e9as d&rsquo;un r\u00e9gime pastoral exclusif (s\u00e9cheresse l&rsquo;\u00e9t\u00e9, disette de nourriture en hiver). Elle pouvait notamment r\u00e9sister \u00e0 des mauvaises conditions hivernales en diminuant ses besoins et ses productions par la m\u00eame occasion mais sans avoir besoin d\u2019attention particuli\u00e8re. Car il faut se rappeler qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9poque les cultures fourrag\u00e8res n\u2019\u00e9taient pas encore pratiqu\u00e9es. Lorsqu&rsquo;elle sortait de l&rsquo;\u00e9table au printemps, elle \u00e9tait presque squelettique mais se r\u00e9g\u00e9n\u00e9rait en quelques semaines gr\u00e2ce aux bons p\u00e2turages de la r\u00e9gion. <\/p>\n<p>Sa forte pr\u00e9sence locale la faisait participer \u00e0 de nombreux concours agricoles :<\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"840\" height=\"335\" data-attachment-id=\"20742\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/a-la-recherche-de-la-maroillaise-histoire-dune-race-bovine-locale-disparue\/capture3-35\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Capture3.jpg?fit=965%2C385&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"965,385\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;CARRE&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1737475888&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Capture3\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Capture3.jpg?fit=840%2C335&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Capture3.jpg?resize=840%2C335&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-20742\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Capture3.jpg?w=965&amp;ssl=1 965w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Capture3.jpg?resize=300%2C120&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Capture3.jpg?resize=768%2C306&amp;ssl=1 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 709px) 85vw, (max-width: 909px) 67vw, (max-width: 1362px) 62vw, 840px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Le Petit Nord Journal Politique Quotidien 16 juin 1887<a href=\"https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k8369319x\/f3.item\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k8369319x\/f3.item\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\"> Gallica<\/a><\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<p class=\"has-text-align-center\">***<\/p>\n<p>BULLETIN DE LA SOCI\u00c9T\u00c9 D&rsquo;AGRICULTURE De l&rsquo;arrondissement d\u2019Avesnes<br \/>CONCOURS DE 1898 LE QUESNOY<\/p>\n<p>On y lisait :<\/p>\n<p>Il y avait sur le Jeu-de-Balle 20 taureaux flamands, hollandais, belges, marollais, parmi lesquels on retrouvait la plupart des laur\u00e9ats du concours d\u00e9parte mental et des concours cantonaux organis\u00e9s par la soci\u00e9t\u00e9.<br \/>Les \u00e9leveurs sont dans une bonne voie en cherchant \u00e0 am\u00e9liorer la race locale par une alimentation plus substantielle, cons\u00e9quence de l\u2019importation des engrais et nourritures, et par une infusion discr\u00e8te de sang flamand : ils persisteront certainement dans leurs efforts.<br \/>Trente vaches laiti\u00e8res et vingt g\u00e9nisses se disputaient les prix mis \u00e0 leur disposition : les vaches formaient un bon ensemble. Ce ne sont pas des flamandes pures \u00e9videmment, mais ce ne sont plus des marollaises \u00e9triqu\u00e9es.<br \/>Les fermiers ont constitu\u00e9 une sorte de race interm\u00e9diaire par des importations judicieuses de taureaux flamands qui ont donn\u00e9 de l\u2019ampleur \u00e0 leurs animaux en conservant leurs facult\u00e9s laiti\u00e8res et beurri\u00e8res.<\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"664\" height=\"218\" data-attachment-id=\"20743\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/a-la-recherche-de-la-maroillaise-histoire-dune-race-bovine-locale-disparue\/image-1941\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-28.png?fit=664%2C218&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"664,218\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"image\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-28.png?fit=664%2C218&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-28.png?resize=664%2C218&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-20743\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-28.png?w=664&amp;ssl=1 664w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-28.png?resize=300%2C98&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 664px) 85vw, 664px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n<p class=\"has-text-align-center\">***<\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"381\" height=\"237\" data-attachment-id=\"20747\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/a-la-recherche-de-la-maroillaise-histoire-dune-race-bovine-locale-disparue\/image-1942\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-29.png?fit=381%2C237&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"381,237\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"image\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-29.png?fit=381%2C237&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-29.png?resize=381%2C237&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-20747\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-29.png?w=381&amp;ssl=1 381w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-29.png?resize=300%2C187&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 381px) 85vw, 381px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n<p>Le Grand Echo du Nord de la France du 24 mars 1914 expose que &nbsp;le minist\u00e8re de l&rsquo;Agriculture met \u00e0 la disposition des \u00e9leveurs fran\u00e7ais et plus particuli\u00e8rement de la r\u00e9gion du Nord, 16.000 francs de prix dont 10.000 pour la race bovine flamande, 3.000 pour la race hollandaise et 3.000 pour la race bleue du Hainaut. Les concours doivent avoir lieu dans le Nord et peuvent \u00eatre divis\u00e9s dans un ou plusieurs endroits que l&rsquo;assembl\u00e9e doit d\u00e9signer.<\/p>\n<p>M. Poti\u00e9 r\u00e9clame pour Haubourdin le concours pour les races flamande et hollandaise ; par 15 voix contre 11, la proposition est accept\u00e9e. Le concours aura lieu le 28 juin.<\/p>\n<p>Mais alors, les \u00e9leveurs demandent qu&rsquo;il soit attribu\u00e9 2.500 francs de prix pour la race maroillaise pris sur le contingent attribu\u00e9 \u00e0 la race flamande. M Cantineau pr\u00e9tend qu&rsquo;\u00e0 Roubaix satisfaction lui a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9e en 1911.<br \/>Le Pas-de-Calais r\u00e9pond alors que l&rsquo;an dernier les 10.000 francs ont \u00e9t\u00e9 enti\u00e8rement r\u00e9serv\u00e9s \u00e0 la race flamande.<\/p>\n<p>M Ghestem propose que cette somme de 2500 francs soit port\u00e9e \u00e0 3.000 et demand\u00e9e comme subvention sp\u00e9ciale au minist\u00e8re. C&rsquo;est chose possible, puisqu&rsquo;en 1911, le Pr\u00e9fet du Nord avait obtenu pareille somme pour la<br \/>race hollandaise qui avait \u00e9t\u00e9 \u00ab oubli\u00e9e \u00bb.<\/p>\n<p>La proposition des Maroillais est repouss\u00e9e par 15 voix contre 8. Les dix mille francs restent acquis \u00e0 la race flamande.<\/p>\n<p>Tr\u00e9pont et Randoing promettent alors de faire , tous leurs efforts pour obtenir une subvention du minist\u00e8re afin que la race Maroillaise soit dot\u00e9e de prix sp\u00e9ciaux. L&rsquo;assembl\u00e9e, d\u00e9cide que si satisfaction lui est donn\u00e9e, le concours aura lieu soit \u00e0 Avesnes, soit \u00e0 Cambrai.<\/p>\n<p>La r\u00e9union a pris fin \u00e0 5 heures et demi..<\/p>\n<p class=\"has-text-align-center\">***<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\">Le d\u00e9clin de la race 1918 1930<\/h2>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span> <strong><strong>D\u00e9j\u00e0 en 1917 on s'interrogeait sur le sort de la Maroillaise<\/strong><\/strong><\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"392\" height=\"570\" data-attachment-id=\"20807\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/a-la-recherche-de-la-maroillaise-histoire-dune-race-bovine-locale-disparue\/capture-585\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Capture-6.jpg?fit=392%2C570&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"392,570\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;CARRE&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1737630997&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Capture\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Capture-6.jpg?fit=392%2C570&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Capture-6.jpg?resize=392%2C570&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-20807\" style=\"width:396px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Capture-6.jpg?w=392&amp;ssl=1 392w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Capture-6.jpg?resize=206%2C300&amp;ssl=1 206w\" sizes=\"auto, (max-width: 392px) 85vw, 392px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n<p>La production de Maroilles \u00e9tait confin\u00e9e dans un espace assez restreint du Nord et de l&rsquo;Aisne, et plus particuli\u00e8rement dans la vall\u00e9e de la petite Helpe o\u00f9 les principaux centres fromagers sont Maroilles, Cartignies, Boulogne. Etrreungt et F\u00e9ron. Dans la vall\u00e9e de la Rivi\u00e9rette, au sud de la Petite Helpe, Prisches est un grand producteur, ainsi que Floyon. Quelques villages picards<br \/>des cantons du Nouvion et de la Capelle exer\u00e7aient aussi ce commerce.<\/p>\n<p>Depuis quelques ann\u00e9es, la fabrication du Maroilles tendait \u00e0 devenir une grande industrie, au lieu de rester aux mains des herbagers. Nombreuses \u00e9taient les laiteries qu&rsquo;il faudra sans doute r\u00e9tablir <strong><em>en m\u00eame temps que l&rsquo;on devra reconstituer la race bovine particuli\u00e8re \u00e0 la contr\u00e9e, dite race maroillaise<\/em>. Son habitat, l&rsquo;arrondissement d&rsquo;Avesnes, ayant \u00e9t\u00e9 enti\u00e8rement occup\u00e9 par l&rsquo;en-<br \/>nemi, il ne doit gu\u00e8re rester de sp\u00e9cimens dans les \u00e9tables, peut-\u00eatre ne demeure-t-il plus un seul \u00eatre de cette vari\u00e9t\u00e9 si bien adapt\u00e9e aux conditions de sol et de climat.<\/strong>(Journal d&rsquo;agriculture pratique r\u00e9dacteur en chef Henry Sagnier, secr\u00e9taire perp\u00e9tuel de l&rsquo;acad\u00e9mie d&rsquo;agriculture Tome 30 Ann\u00e9e1917 <a href=\"https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k9683510h\/f273.item.r=la%20maroillaise%201946\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k9683510h\/f273.item.r=la%20maroillaise%201946\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Gallica<\/a>)<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span> <strong><strong>Pr\u00e9cisions sur le nombre de Maroillaises en 1919 <\/strong><\/strong><\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"461\" height=\"320\" data-attachment-id=\"20838\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/a-la-recherche-de-la-maroillaise-histoire-dune-race-bovine-locale-disparue\/capture1-107\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Capture1-1.jpg?fit=461%2C320&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"461,320\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;CARRE&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1737645918&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Capture1\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Capture1-1.jpg?fit=461%2C320&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Capture1-1.jpg?resize=461%2C320&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-20838\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Capture1-1.jpg?w=461&amp;ssl=1 461w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Capture1-1.jpg?resize=300%2C208&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 461px) 85vw, 461px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Maroillaise \u00e0 Avesnes Collection Amelin <\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<p>Elles ont \u00e9t\u00e9 mang\u00e9es ou quelques unes gard\u00e9es pour leur lait en Belgique. Sur les quelques 30 \u00e0 35 000 Maroillaises d&rsquo;avant guerre, il n&rsquo;en revint que 2100 auxquelles il faut ajouter environ l&rsquo;\u00e9quivalent dissimul\u00e9 \u00e0 l&rsquo;occupant ou errant, et peut-\u00eatre un millier de veaux et de g\u00e9nisses qui sont rest\u00e9s sur notre sol. Quelque 5000 Maroillaises de tout \u00e2ge \u00e9taient donc pr\u00e9sentes apr\u00e8s-guerre (1).<\/p>\n<p>Cela n&rsquo;a pas suffi \u00e0 reconstituer la race d&rsquo;autant que les cantons du Nouvion, de la Capelle et d&rsquo;Hirson ont vu dans la totalit\u00e9 leur b\u00e9tail r\u00e9quisitionn\u00e9 puis d\u00e9port\u00e9 en train afin d&rsquo;\u00eatre consomm\u00e9 en Allemagne.<\/p>\n<p>L\u2019arriv\u00e9e d\u2019autres races renforce ce qui \u00e9tait d\u00e9j\u00e0 le cas, la coexistence de plusieurs races. La Maroillaise est toujours pr\u00e9sente entre les deux guerres mais ses heures sont compt\u00e9es : elles ne se rencontrent plus que dans des petites exploitations faisant du fromage, lesquelles bient\u00f4t \u00e0 leur tour vont disparaitre, la crise de 1929 renfor\u00e7ant les<br \/>concurrences r\u00e9gionales et nationales en mati\u00e8re de production<br \/>beurri\u00e8re (DELFOSSE et JEZEQUEL, 2004). Non seulement les industries laiti\u00e8res se mettent \u00e0 produire du fromage, mais de nombreuses petites fromageries se cr\u00e9ent.<\/p>\n<p>Les Maroillaises sont en fort d\u00e9clin mais encore pr\u00e9sentes en 1926 comme en atteste cette photo :<\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"801\" height=\"542\" data-attachment-id=\"20754\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/a-la-recherche-de-la-maroillaise-histoire-dune-race-bovine-locale-disparue\/maroillaise-1926-2\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Maroillaise-1926-1.jpg?fit=801%2C542&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"801,542\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;CARRE&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1737486312&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Maroillaise 1926\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Maroillaise-1926-1.jpg?fit=801%2C542&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Maroillaise-1926-1.jpg?resize=801%2C542&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-20754\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Maroillaise-1926-1.jpg?w=801&amp;ssl=1 801w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Maroillaise-1926-1.jpg?resize=300%2C203&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Maroillaise-1926-1.jpg?resize=768%2C520&amp;ssl=1 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 801px) 85vw, 801px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Maroillaise 1926 Photo de la revue La Vie \u00e0 la Campagne <a href=\"https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bd6t5339668r\/f4.item.r=la%20maroillaise.zoom\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bd6t5339668r\/f4.item.r=la%20maroillaise.zoom\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Gallica<\/a><\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<p>Cependant la race devient tr\u00e8s h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne suite \u00e0 diff\u00e9rents croisements comme le pr\u00e9cise Geoges Azambre lors de son article r\u00e9dig\u00e9 en 1929 et intitul\u00e9 l&rsquo;industrie laiti\u00e8re en Thi\u00e9rache et dans le Hainaut Fran\u00e7ais (2) :<\/p>\n<p>\u00ab Si les conditions. naturelles dictaient, en Thi\u00e9rache, une \u00e9conomie herbag\u00e8re, cette sp\u00e9culation pouvait se r\u00e9aliser sous deux formes la production de la viande ou celle du lait. De tout temps, ces deux partis ont coexist\u00e9, mais dans des proportions variables.<br \/>Quand, au d\u00e9but du XIXe si\u00e8cle, la Thi\u00e9rache se couvrit d&rsquo;herbages, les moyens de locomotion \u00e9tant encore peu d\u00e9velopp\u00e9s, le commerce du lait marchandise si rapidement avari\u00e9e et des produits laitiers ~s&rsquo;est laiss\u00e9 devancer en importance par le commerce d\u00e8s bestiaux. La Thi\u00e9rache fut alors surtout un pays d&rsquo;engraissement du b\u00e9tail. Le d\u00e9veloppement industriel, la croissance des centres urbains firent que la consommation de la viande se d\u00e9veloppa beaucoup en m\u00eame temps que son prix s&rsquo;\u00e9levait.<\/p>\n<p>On tendit, ainsi, \u00e0 la production de la viande~. Vers 1885, au nouveau d\u00e9veloppement des herbages, provoqu\u00e9 par l&rsquo;avilissement du prix du bl\u00e9, correspondit un accroissement de la production laiti\u00e8re, d\u00fb \u00e0 la m\u00e9vente qui pesait \u00e9galement sur la viande. C&rsquo;est alors que se cr\u00e9\u00e8rent les premi\u00e8res laiteries. Les besoins en lait s&rsquo;accrurent d&rsquo;autant, et l&rsquo;on se mit \u00e0 en produire toujours plus. Avant 1914, on faisait encore quelque peu d&rsquo;engraissement. Aujourd&rsquo;hui, on se livre \u00e0 la production du lait presque exclusivement, parce qu&rsquo;elle est plus r\u00e9mun\u00e9ratrice.<\/p>\n<p>Quel b\u00e9tail emploie-t-on en Thi\u00e9rache dans ce but ? II existait, avant-guerre, une race parfaitement adapt\u00e9e aux conditions naturelles du pays et dont les aptitudes laiti\u00e8res r\u00e9pondaient bien aux exigences de l&rsquo;homme~ la Maroillaise. Elle \u00e9tait inf\u00e9rieure pour la production de la viande, mais, au quatri\u00e8me v\u00ealage, elle pouvait donner 24 I. de lait par jour pendant les trois premiers mois. La lactation se prolongeait neuf et dix mois, avec une production allant de 3 500 \u00e0 3 800 l. Cette race, dont on estimait \u00e0 50 000 environ le nombre d&rsquo;individus qui la repr\u00e9sentait, \u00e9tait, en 1914, r\u00e9pandue dans toute la Thi\u00e9rache. <\/p>\n<p>R\u00e9duit chaque ann\u00e9e de la guerre, ce troupeau fut \u00e9vacu\u00e9, en 1918, par l&rsquo;ennemi en recul, puis dispers\u00e9. Il a \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9 par un m\u00e9lange extraordinaire et d\u00e9sordonn\u00e9 de races de toutes provenances Bretonnes, Normandes, Flamandes, Hollandaises, Jerseyaises, etc. A l&rsquo;heure actuelle, le troupeau thi\u00e9rachien, num\u00e9riquement reconstitu\u00e9 et m\u00eame augment\u00e9, mais tr\u00e8s h\u00e9t\u00e9rog\u00e8ne et imparfaitement acclimat\u00e9, n&rsquo;a plus le m\u00eame rendement qu&rsquo;avant-guerre \u00bb.<\/p>\n<p>(1) Conf\u00e9rence \u00e0 Maroilles en novembre 2018 de Raymond Verhaeghe, professeur d&rsquo;histoire et g\u00e9ographie \u00e0 la retraite pour la Soci\u00e9t\u00e9 Arch\u00e9ologique et Historique de l&rsquo;Arrondissement d&rsquo;Avesnes. Analyse du rapport CHABROL aux Archives Nationales. <\/p>\n<p>(2) Annales de G\u00e9ographie Librairie Armand Colin 1929 Gallica <a href=\"https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k104200w\/f578.item.r=ren%C3%A9%20de%20la%20gorce%20thi%C3%A9rache%20hollandaise%20maroillaise%20flamande\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k104200w\/f578.item.r=ren%C3%A9%20de%20la%20gorce%20thi%C3%A9rache%20hollandaise%20maroillaise%20flamande\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">p 567 568<\/a> ou <a href=\"https:\/\/www.persee.fr\/doc\/geo_0003-4010_1929_num_38_216_9933\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/www.persee.fr\/doc\/geo_0003-4010_1929_num_38_216_9933\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Persee<\/a><\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span> <strong><strong>Une situation tr\u00e8s compromise de la Maroillaise <\/strong><\/strong><\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"552\" height=\"711\" data-attachment-id=\"20809\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/a-la-recherche-de-la-maroillaise-histoire-dune-race-bovine-locale-disparue\/image-1962\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-49.png?fit=552%2C711&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"552,711\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"image\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-49.png?fit=552%2C711&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-49.png?resize=552%2C711&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-20809\" style=\"width:386px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-49.png?w=552&amp;ssl=1 552w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-49.png?resize=233%2C300&amp;ssl=1 233w\" sizes=\"auto, (max-width: 552px) 85vw, 552px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n<p>Dans un article paru dans Ruralia en 2004 intitul\u00e9 \u00ab&nbsp;L\u2019appellation d\u2019origine du maroilles. Comment d\u00e9finir l\u2019aire de production d\u2019un fromage en liaison avec celle du pays&nbsp;?&nbsp;\u00bb (1) , Claire Delfosse expose brillamment la situation de la Thi\u00e9rache \u00e0 la sortie de la Premi\u00e8re Guerre mondiale<\/p>\n<p>\u00ab l\u2019\u00e9conomie rurale est \u00e0 reconstruire : des p\u00e2turages aux outils de transformation, en passant par l\u2019organisation des march\u00e9s.<\/p>\n<p>Alors que tous les auteurs s\u2019accordent pour souligner que les \u00ab p\u00e2turages \u00e9taient admirablement tenus \u00bb (Georges AZAMBRE, \u00ab&nbsp;L\u2019industrie laiti\u00e8re en Thi\u00e9rache et dans le Hainaut&nbsp;\u00bb, dans&nbsp;<em>Annales de g\u00e9ographie,&nbsp;<\/em>n\u00b0&nbsp;216, 1929, pp.&nbsp;561-576.), la guerre leur causa un grand dommage. Ils ne re\u00e7urent alors \u00e0 peu pr\u00e8s aucun engrais ; ils \u00e9taient fauch\u00e9s \u00e0 tort et \u00e0 travers ; les haies non taill\u00e9es \u00e9taient devenues de v\u00e9ritables buissons. Apr\u00e8s l\u2019armistice, il est n\u00e9cessaire de \u00ab restaurer \u00bb les herbages. Plus difficile est la reconstitution du troupeau. Il existait, au d\u00e9but du 20e si\u00e8cle, une race locale d\u00e9nomm\u00e9e maroillaise, sp\u00e9cialis\u00e9e dans la production laiti\u00e8re et dont les effectifs \u00e9taient estim\u00e9s suivant les auteurs entre 30 000 et 50 000. Les animaux furent presque totalement d\u00e9cim\u00e9s durant la guerre : \u00ab Il ne restait, en effet, dans ce pays que quelques Maroillaises \u00e2g\u00e9es que le Boche avait n\u00e9glig\u00e9es ou qui avaient \u00e9chapp\u00e9 par miracle au pillage de l\u2019ennemi \u00bb (J.&nbsp;BRUANDET,&nbsp;<em>La renaissance agricole de la Thi\u00e9rache<\/em>, th\u00e8se agricole IAB, 1924.)<\/p>\n<p>La reconstitution du troupeau s\u2019av\u00e8re difficile. Une commission de r\u00e9cup\u00e9ration est mise en place et permet de retrouver quelques maroillaises envoy\u00e9es par les Allemands en Belgique, mais elles ne sont pas assez nombreuses pour reconstituer le troupeau rapidement. <\/p>\n<p>Ainsi, \u00ab d\u00e9sesp\u00e9rant de reformer leur troupeau en vaches du pays \u00bb, les herbagers s\u2019adressent au bureau de la reconstitution qui, en 1919, leur donne quelques Flamandes, race \u00e0 laquelle la maroillaise \u00e9tait apparent\u00e9e, mais celles-ci viennent aussi \u00e0 manquer. Le minist\u00e8re de l\u2019Agriculture et l\u2019Office de reconstitution agricole du minist\u00e8re des r\u00e9gions lib\u00e9r\u00e9es envoie des commissaires dans les r\u00e9gions d\u2019\u00e9levage aller chercher des lots d\u2019animaux. Ainsi, selon l\u2019ing\u00e9nieur agronome Vaillant, tr\u00e8s vite la Thi\u00e9rache se transforme en \u00ab&nbsp;Babel bovine, un m\u00e9lange d\u00e9sordonn\u00e9 de races de toutes provenances, un chaos au milieu duquel l\u2019herbager cherche sa ligne de conduite, un monde h\u00e9t\u00e9roclite dans lequel il se trouve d\u00e9concert\u00e9 ne sachant pas encore au juste ce qu\u2019il va faire, la d\u00e9cision qu\u2019il va prendre&nbsp;\u00bb (&nbsp;M.&nbsp;VAILLANT, ing\u00e9nieur agricole, dans un article consacr\u00e9 \u00e0 la Thi\u00e9rache dans la revue&nbsp;<em>Lacta<\/em>&nbsp;en&nbsp;1922) \u00bb.   <\/p>\n<p>(1) Claire&nbsp;Delfosse<strong>,&nbsp;<\/strong>\u00ab&nbsp;L\u2019appellation d\u2019origine du maroilles. Comment d\u00e9finir l\u2019aire de production d\u2019un fromage en liaison avec celle du pays&nbsp;?&nbsp;\u00bb,&nbsp;<em>Ruralia<\/em>&nbsp;[En ligne], 15&nbsp;|&nbsp;2004, mis en ligne le&nbsp;30 septembre 2005, consult\u00e9 le&nbsp;20 janvier 2025.&nbsp;URL&nbsp;: <a href=\"http:\/\/journals.openedition.org\/ruralia\/1033\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">http:\/\/journals.openedition.org\/ruralia\/1033<\/a><\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span> <strong><strong>Un repeuplement anarchique <\/strong><\/strong><\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p><strong>L&rsquo;article de Ren\u00e9 de la Gorce de 1935  <\/strong><\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"599\" height=\"1024\" data-attachment-id=\"20829\" 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la population bovine se fait sans la moindre directive ; on se livre \u00e0 des exp\u00e9riences malheureuses et d\u00e9sordonn\u00e9es. Il se produit un grand flottement dans le choix d&rsquo;une race appropri\u00e9e aux conditions du mode d&rsquo;exploitation du pays.<\/p>\n<p>Les b\u00eates import\u00e9es n&rsquo;ayant pas la rusticit\u00e9 de&nbsp;la maroillaise, le r\u00e9gime exclusif de la p\u00e2ture ne peut plus se soutenir ; il faut adopter un mode de culture en rapport avec les exigences du b\u00e9tail; c&rsquo;est l&rsquo;origine d&rsquo;une \u00e9volution nouvelle de l&rsquo;\u00e9conomie agricole de la Thi\u00e9rache, et, tant que celle question ne sera pas r\u00e9solue, la situation de l&rsquo;herbager sera pr\u00e9caire et la prosp\u00e9rit\u00e9 du pays tr\u00e8s incertaine \u00bb.(2)<\/p>\n<p>(1) En grande partie et non totalement comme nous le verrons au paragraphe suivant<\/p>\n<p>(2) Ren\u00e9 de la Gorce : <a href=\"https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k56285644\/f72.item.r=la%20maroillaise\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k56285644\/f72.item.r=la%20maroillaise\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">L&rsquo;\u00e9volution agricole du pays de Thi\u00e9rache de la fin du XVIII\u00a0\u00bb si\u00e8cle \u00e0 nos jours<\/a>. Comit\u00e9 des Travaux Historiques et scientifiques de la Section des sciences \u00e9conomiques et sociales Ann\u00e9e 1935.<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<h2 class=\"wp-block-heading\"><strong>La disparation de la race 1930 1960<\/strong><\/h2>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span> <strong>Une transformation laiti\u00e8re  boulevers\u00e9e \u00e0 travers la Soci\u00e9t\u00e9 des \u00e9leveurs de la Thi\u00e9rache et le Syndicat de contr\u00f4le laitier et beurrier de la Thi\u00e9rache<\/strong><\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"320\" height=\"197\" data-attachment-id=\"20824\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/a-la-recherche-de-la-maroillaise-histoire-dune-race-bovine-locale-disparue\/capture-589\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/capture-10.jpg?fit=320%2C197&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"320,197\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;CARRE&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1737640225&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;1&quot;}\" data-image-title=\"capture\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/capture-10.jpg?fit=320%2C197&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/capture-10.jpg?resize=320%2C197&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-20824\" style=\"width:436px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/capture-10.jpg?w=320&amp;ssl=1 320w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/capture-10.jpg?resize=300%2C185&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 320px) 85vw, 320px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n<p>La Grande guerre a quasiment provoqu\u00e9 l\u2019extinction de la Maroillaise, et la Flamande insuffisamment am\u00e9lior\u00e9e a \u00e9t\u00e9 remplac\u00e9 par la Fran\u00e7aise Frisonne Pie-Noire (la Hollandaise) aux rendements bien plus \u00e9lev\u00e9s. Aujourd\u2019hui la Fran\u00e7aise Frisonne Pie-Noire devenue la Prim\u2019Holstein repr\u00e9sente plus de 90% du cheptel bovin en Thi\u00e9rache.<\/p>\n<p class=\"has-text-align-center\">***<\/p>\n<p>Ren\u00e9 de la Gorce, dipl\u00f4m\u00e9 de l\u2019Institut national d\u2019agronomie, poss\u00e9dant une ferme \u00e0&nbsp;Etroeungt, sur la route d\u2019Avesnelles, se pose en agronome-\u00e9conomiste averti qui veut inscrire le fromage dans une d\u00e9marche \u00e9conomique moderne, tout comme il souhaite la renaissance et le d\u00e9veloppement de la Thi\u00e9rache. Il contribue ainsi \u00e0 la r\u00e9organisation de l\u2019\u00e9levage laitier en cr\u00e9ant en&nbsp;1923, avec quelques autres herbagers, la Soci\u00e9t\u00e9 des \u00e9leveurs de la Thi\u00e9rache&nbsp;; il introduit \u00e9galement <strong>l\u2019\u00e9levage de vaches hollandaises<\/strong> et le contr\u00f4le laitier.<\/p>\n<p class=\"has-text-align-center\">***<\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"475\" height=\"94\" data-attachment-id=\"20756\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/a-la-recherche-de-la-maroillaise-histoire-dune-race-bovine-locale-disparue\/image-1945\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-32.png?fit=475%2C94&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"475,94\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"image\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-32.png?fit=475%2C94&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-32.png?resize=475%2C94&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-20756\" style=\"width:509px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-32.png?w=475&amp;ssl=1 475w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-32.png?resize=300%2C59&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 475px) 85vw, 475px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">L&rsquo;\u00e9cho des syndicats agricoles 1931 <a href=\"https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k45499853\/f8.item.r=ren%C3%A9%20de%20la%20gorce%20thi%C3%A9rache%20hollandaise.zoom\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k45499853\/f8.item.r=ren%C3%A9%20de%20la%20gorce%20thi%C3%A9rache%20hollandaise.zoom\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Gallica<\/a><\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<p>\u00ab Le nombre progressant des Syndicats, dos Mutuelles-incendie et accidents, des Caisses de cr\u00e9dit rural, des Caisses rie secours mutuels agricoles, la fondation d\u2019un Syndicat d\u2019affinage de fromages de Maroilles, montrent que les cultivateurs et les herbagers de l&rsquo;Avesnois comprennent la n\u00e9cessit\u00e9 de<br \/>l&rsquo;organisation professionnelle. Leurs efforts se portent donc un peu sur tous<br \/>ces points : achat des denr\u00e9es, \u00e9coulement des produits, assurances, cr\u00e9dit, etc,<br \/>Voyons ce qui a \u00e9t\u00e9 fait pour l\u2019am\u00e9lioration du b\u00e9tail. Etudions, \u00e0 ce sujet, l&rsquo;activit\u00e9 du Syndicat de contr\u00f4le laitier et beurrier de la Thi\u00e9rache.<br \/>HISTORIQUE<br \/>Ce Syndicat a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9 le 17 juillet 1923. Parmi les soci\u00e9t\u00e9s de ce genre, ce fut la premi\u00e8re qui exista dans le d\u00e9partement du Nord, et la sixi\u00e8me en France. Gr\u00e2ce au d\u00e9vouement et \u00e0 la comp\u00e9tence de son pr\u00e9sident, M. de la Gorce, et de son secr\u00e9taire, M. J.Men\u00e2t, \u00e0 la ponctualit\u00e9 de ses contr\u00f4leurs, elle n\u2019a jamais cess\u00e9 de fonctionner depuis. Actuellement, 23 troupeaux, comptant 325 vaches, sont visit\u00e9s chaque mois par le contr\u00f4leur, qui enregistre la quantit\u00e9 de lait et de beurre fournis par chaque animal.<br \/>Les analyses sont effectu\u00e9es \u00e0 domicile, ce qui est avantageux, car l\u2019\u00e9leveur peut ainsi s\u2019y int\u00e9resser plus facilement.<br \/>Les services rendus par cette Soci\u00e9t\u00e9 de contr\u00f4le sont nombreux. D\u2019abord, elle attire l\u2019attention sur l\u2019origine des taureaux et donne plus de garantie \u00e0 leur inscription au Herd-Book. Elle permet de se livrer \u00e0 des \u00e9tudes int\u00e9ressantes et pratiques :<br \/>A) C\u2019est ainsi que, travail unique en France, elle a pu suivre l\u2019influence du nombre de traites sur la quantit\u00e9 et la richesse du lait produit durant un an. Nous ayons pu lire les conclusions de ce travail, dans l&rsquo; \u00ab Echo des Syndicats \u00bb du 21 f\u00e9vrier 1931.<br \/>B) La production des diverses races dans le milieu de la Thi\u00e9rache \u2014 terrain et climat particuliers \u2014 a \u00e9t\u00e9 surveill\u00e9e sur un lot de 24 vaches hollandaises, un lot de 50 flamandes, un lot de 13 normandes.<\/p>\n<p>Voici quel fut le rendement moyen<br \/>en un an :<\/p>\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"469\" height=\"135\" data-attachment-id=\"20757\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/a-la-recherche-de-la-maroillaise-histoire-dune-race-bovine-locale-disparue\/image-1946\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-33.png?fit=469%2C135&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"469,135\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"image\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-33.png?fit=469%2C135&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-33.png?resize=469%2C135&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-20757\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-33.png?w=469&amp;ssl=1 469w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-33.png?resize=300%2C86&amp;ssl=1 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 469px) 85vw, 469px\" \/><\/figure>\n<p>Les hollandaises ont fourni 90 fromages de Maroilles en plus que les<br \/>flamandes, et 19 kilos de fromage en plus que les normandes.<br \/>b) La question de l\u2019alimentation a \u00e9t\u00e9 \u00e9tudi\u00e9e \u00e0 son tour. On a constat\u00e9<br \/>que la ration mi-foin, mi-betteraves, \u00e9tait nettement sup\u00e9rieure \u00e0 la ration<br \/>exclusive en foin.<br \/>c) Et enfin, par la pes\u00e9e des b\u00eates, on a pu s\u2019assurer de la suffisance de la ration.<br \/>Ce sont l\u00e0 d\u00e9j\u00e0 de beaux r\u00e9sultats, n\u2019est-il pas vrai ? Mais les \u00e9leveurs, dont les vaches subissent le contr\u00f4le, ont-ils am\u00e9lior\u00e9 leur troupeau ? La r\u00e9ponse nous est donn\u00e9e dans l\u2019 \u00ab Echo des Syndicats \u00bb du 21 f\u00e9vrier :<br \/>Nombre de vaches ayant donn\u00e9 en un an :<br \/>a) Plus de 3.300 k. de lait : 8 en 1924 G 8 en 1929<br \/>b) Plus de 150 k. de beurre : 3 en 1924 48 en 1929<br \/>Les rendements maxima en un an ont \u00e9t\u00e9 :<br \/>Lait : 4.278 k. en 1924 7.305 k. en 1929<br \/>Beurre : 155 k. en 1924 354 k. en 1929<br \/>La progression est int\u00e9ressante \u00bb.<\/p>\n<p>Constat&nbsp;: la Maroillaise n\u2019est plus cit\u00e9e Elle n\u2019est pas encore totalement disparue mais ne se rencontre plus que dans des petites fermes produisant le Maroilles.<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span> <strong>Une normlisation d'un produit via le Syndicat de d\u00e9fense du fromage Maroilles<\/strong><\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"599\" height=\"599\" data-attachment-id=\"20795\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/a-la-recherche-de-la-maroillaise-histoire-dune-race-bovine-locale-disparue\/image-1958\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-45.png?fit=599%2C599&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"599,599\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"image\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-45.png?fit=599%2C599&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-45.png?resize=599%2C599&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-20795\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-45.png?w=599&amp;ssl=1 599w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-45.png?resize=300%2C300&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-45.png?resize=150%2C150&amp;ssl=1 150w\" sizes=\"auto, (max-width: 599px) 85vw, 599px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Publicit\u00e9 1934<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"825\" height=\"369\" data-attachment-id=\"20794\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/a-la-recherche-de-la-maroillaise-histoire-dune-race-bovine-locale-disparue\/image-1957\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-44.png?fit=825%2C369&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"825,369\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"image\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-44.png?fit=825%2C369&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-44.png?resize=825%2C369&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-20794\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-44.png?w=825&amp;ssl=1 825w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-44.png?resize=300%2C134&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-44.png?resize=768%2C344&amp;ssl=1 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 825px) 85vw, 825px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n<p>A partir des ann\u00e9es 1930, l\u2019avenir a \u00e9t\u00e9 assur\u00e9 par les producteurs qui se sont organis\u00e9s autour d\u2019un fromage typique de ce territoire composite qu\u2019est la Thi\u00e9rache, le Maroilles, en faisant converger les modes de production et en organisant la commercialisation. Gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019action du Syndicat de d\u00e9fense du fromage de Maroilles, cr\u00e9\u00e9 en 1929, le Maroilles figure \u00e9galement dans la liste r\u00e9duite des fromages d\u00e9finie en 1934-1935.<br \/>La d\u00e9fense se structure autour d\u2019un homme, Ren\u00e9 de LA GORCE, dont la philosophie est l\u2019agrarisme, i.e. maintenir des populations rurales dans les campagnes, gr\u00e2ce \u00e0 une r\u00e9mun\u00e9ration suffisante du travail et une am\u00e9lioration de leurs conditions de vie (LEQUEUX, 1936). Cela relance fortement l\u2019activit\u00e9 agricole entre les deux guerres mais un d\u00e9clin s\u2019amorce vers 1950 qui ne sera ma\u00eetris\u00e9 que par le soutien aux fili\u00e8res nationales de production de fromages, l\u2019\u00e9dition de nombreux ouvrages vantant les m\u00e9rites des fromages fran\u00e7ais (par exemple celui de R. LINDON, 1961) et l\u2019obtention pour le Maroilles d\u2019une protection \u00e0 partir de 1955 (jugement du tribunal de Ch\u00e2teau-Thierry du 13 juillet 1955) puis d\u2019une appellation d\u2019origine en 1976.<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<div class=\"lightweight-accordion\"><details><summary class=\"lightweight-accordion-title\"><span> <strong><strong>Primaut\u00e9 et Promotion de la Hollandaise d\u00e8s les ann\u00e9es 1930<\/strong><\/strong><\/span><\/summary><div class=\"lightweight-accordion-body\"><p><strong>A G des Eleveurs de la Thi\u00e9rache 1936 <\/strong><\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"840\" height=\"563\" data-attachment-id=\"20789\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/a-la-recherche-de-la-maroillaise-histoire-dune-race-bovine-locale-disparue\/image-1953\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-40.png?fit=888%2C595&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"888,595\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;0&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"image\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-40.png?fit=840%2C563&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-40.png?resize=840%2C563&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-20789\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-40.png?w=888&amp;ssl=1 888w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-40.png?resize=300%2C201&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-40.png?resize=768%2C515&amp;ssl=1 768w\" sizes=\"auto, (max-width: 709px) 85vw, (max-width: 909px) 67vw, (max-width: 1362px) 62vw, 840px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Les Hollandaises constituent le cheptel (1935)<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<p>La Soci\u00e9t\u00e9 des des Eleveurs de la Thi\u00e9rache&nbsp;lors de son assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale de 1936 met en avant la race Hollandaise. Son pr\u00e9sident Ren\u00e9 de la Gorce en pr\u00e9sentant les r\u00e9sultats des diff\u00e9rentes lactations souligne que les r\u00e9sultats sont \u00e9minemment brillants chez plusieurs \u00e9leveurs, parmi lesquels le laur\u00e9at du Concours g\u00e9n\u00e9ral de Paris, M. Fernand Burelle, de Glageon. (Journal de Fourmies 18 avril 1936 <a href=\"https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k1259668g\/f4.item.r=ren%C3%A9%20de%20la%20gorce%20thi%C3%A9rache.zoom\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bpt6k1259668g\/f4.item.r=ren%C3%A9%20de%20la%20gorce%20thi%C3%A9rache.zoom\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Gallica<\/a>)<\/p>\n<p><strong>Hollandaise<\/strong>. Elle fait son apparition au nord de la France au 19\u00e8me si\u00e8cle. Elle est alors surtout remarqu\u00e9e pour ses qualit\u00e9s laiti\u00e8res. Dans le m\u00eame temps, les importations de reproducteurs des Pays-Bas continuent et les effectifs progressent jusqu\u2019en 1914. Apr\u00e8s la premi\u00e8re guerre mondiale, le cheptel se reconstitue. L\u2019importance de ce cheptel et le d\u00e9sir d\u2019am\u00e9liorer la race conduisent des \u00e9leveurs du Nord de la France \u00e0 cr\u00e9er en 1922, \u00e0 Lille, le&nbsp;Livre G\u00e9n\u00e9alogique de la race Hollandaise. A l\u2019issue des deux guerres mondiales, l\u2019effectif fran\u00e7ais de la race diminue mais des importations des Pays Bas permettent de reconstituer les cheptels d\u00e9vast\u00e9s par les guerres. A la fin de la seconde guerre mondiale&nbsp;des s\u00e9lections am\u00e8nent \u00e0 la rebaptiser&nbsp;Fran\u00e7aise Frisonne Pie Noire&nbsp;(FFPN) en 1952 avant de devenir en 1990 la Prim\u2019Holstein. <\/p>\n<p class=\"has-text-align-center\">***<\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"840\" height=\"562\" data-attachment-id=\"20770\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/a-la-recherche-de-la-maroillaise-histoire-dune-race-bovine-locale-disparue\/capture-580\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Capture-1.jpg?fit=1064%2C712&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"1064,712\" data-comments-opened=\"1\" data-image-meta=\"{&quot;aperture&quot;:&quot;0&quot;,&quot;credit&quot;:&quot;CARRE&quot;,&quot;camera&quot;:&quot;&quot;,&quot;caption&quot;:&quot;&quot;,&quot;created_timestamp&quot;:&quot;1737545354&quot;,&quot;copyright&quot;:&quot;&quot;,&quot;focal_length&quot;:&quot;0&quot;,&quot;iso&quot;:&quot;0&quot;,&quot;shutter_speed&quot;:&quot;0&quot;,&quot;title&quot;:&quot;&quot;,&quot;orientation&quot;:&quot;0&quot;}\" data-image-title=\"Capture\" data-image-description=\"\" data-image-caption=\"\" data-large-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Capture-1.jpg?fit=840%2C562&amp;ssl=1\" src=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Capture-1-1024x685.jpg?resize=840%2C562&#038;ssl=1\" alt=\"\" class=\"wp-image-20770\" srcset=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Capture-1.jpg?resize=1024%2C685&amp;ssl=1 1024w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Capture-1.jpg?resize=300%2C201&amp;ssl=1 300w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Capture-1.jpg?resize=768%2C514&amp;ssl=1 768w, https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/Capture-1.jpg?w=1064&amp;ssl=1 1064w\" sizes=\"auto, (max-width: 709px) 85vw, (max-width: 909px) 67vw, (max-width: 1362px) 62vw, 840px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">La ferme mod\u00e8le de Fernand Burelle (La vie Catholique illustr\u00e9e <a href=\"https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bd6t5372561t\/f9.item.r=burelle%20de%20Glageon.zoom\" data-type=\"link\" data-id=\"https:\/\/gallica.bnf.fr\/ark:\/12148\/bd6t5372561t\/f9.item.r=burelle%20de%20Glageon.zoom\" target=\"_blank\" rel=\"noreferrer noopener\">Gallica<\/a>)<\/figcaption><\/figure>\n<\/div>\n<p>L&rsquo;exploitation de M Burelle est consid\u00e9r\u00e9e comme un mod\u00e8le du genre. Au total, un troupeau de 192 t\u00eates, toutes inscrites au Herd Book de la race hollandaise pie noire dont la s\u00e9lection remonte de vingt-six \u00e0 vingt-neuf g\u00e9n\u00e9rations. Six vaches de l\u2019\u00e9levage de la ferme du ch\u00e2teau sont admises au livre d&rsquo;\u00e9lite (quatorze pour toute la France).<br \/>\u00ab Unit\u00e9 \u00bb d\u00e9tient le record de 1947, ann\u00e9e de s\u00e9cheresse : 7.122 kilos de lait et 401 kilos de beurre en 300 jours. M. Burelle poss\u00e8de encore les quatre seuls reproducteurs figurant au livre des taureaux recommand\u00e9s. \u00ab Puck Marike \u00bb, 11.400, fut quatorze fois prim\u00e9 aux concours nationaux et sp\u00e9ciaux ; il est inscrit depuis 1938 au livre d&rsquo;\u00e9lite de la race, ce livre ne comportant \u00e0 ce jour que deux animaux. Ici les vaches donnent leur lait en musique.<\/p>\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><img data-recalc-dims=\"1\" loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"840\" height=\"540\" data-attachment-id=\"20792\" data-permalink=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/a-la-recherche-de-la-maroillaise-histoire-dune-race-bovine-locale-disparue\/image-1955\/\" data-orig-file=\"https:\/\/i0.wp.com\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-content\/uploads\/2025\/01\/image-42.png?fit=902%2C580&amp;ssl=1\" data-orig-size=\"902,580\" data-comments-opened=\"1\" 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Le titre de l&rsquo;article s&rsquo;intitule \u00ab\u00a0la race bovine flamande\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p>\u00ab VARIETES. \u2014 C\u2019est dans les arrondissements de Dunkerque, Hazebrouck, Lille, Saint-Omer, et surtout aux environs de Bergues, o\u00f9 on la d\u00e9signe sous le nom de berguenarde, qu\u2019elle atteint \u00e0 la plus grande puret\u00e9. La bailleuloise (de Bailleul) et la casseloise (de Cassel) sont des vari\u00e9t\u00e9s moins parfaites. Les vari\u00e9t\u00e9s namponnaise et saint- polaise, des environs de Montreuil et Saint-<br \/>Pol, sont de moins grande taille, de teinte plus claire et moins bonnes laiti\u00e8res. La vari\u00e9t\u00e9 art\u00e9sienne, qui peuple le d\u00e9parte ment de la Somme, est encore plus petite \u00abet porte de nombreuses taches claires. Ces vari\u00e9t\u00e9s vivent sur des sols moins humides que la berguenarde et, dans l\u2019Avesnois, <em>la maroillaise, haute sur jambes, de poil rouge, qui vit sur des sols encore plus secs, est la plus r\u00e9duite de toutes, mais elle est bonne laiti\u00e8re. Toutes ces sous-races ne prennent pas part aux concours de la race pure.<\/em><br \/>PRODUCTION. \u2014 La flamande est une grande productrice de lait. Les berguenardes donnent souvent 3.800 \u00e0 4.000 litres par an.<br \/>La moyenne de rendement est de 3.500 litres.&nbsp;<strong>La maroillaise<\/strong>&nbsp;ne donne que 2.500 \u00e0 2.800 litres, mais son lait est plus riche en beurre. Le lait de la flamande pure contient, en moyenne, 4 p. 100 de mati\u00e8res grasses. On l&rsquo;utilise pour la fabrication du beurre surtout et \u00e0 celle du fromage dans la r\u00e9gion de Maroilles (7 \u00e0 8 litres de lait pour un fromage de 750 grammes).<br \/>Le poids des animaux est de 500 \u00e0 650 kilos pour les vaches, 650 \u00e0 900 kilos pour les taureaux.<br \/>Le comice agricole de Bergues a fond\u00e9, en 1886, un herd-book de la race flamande et un concours-foire qui se tient \u00e0 Bergues le dimanche des Rameaux et qui est tr\u00e8s r\u00e9put\u00e9 \u00bb.<\/p>\n<p class=\"has-text-align-center\">***<\/p>\n<p>Cette pr\u00e9sence est pourtant trompeuse. Elle est amen\u00e9e \u00e0 disparaitre progressivement suite \u00e0 des ventes \u00e0 la fois en fermes mais aussi et surtout sur les march\u00e9s aux bestiaux du Cateau, du Nouvion et de Valenciennes. Les abattoirs r\u00e9gionaux d&rsquo;Avesnes, du Nouvion, de Clairfontaine,.. ont \u00e9galement concouru \u00e0 sa disparition.<\/p>\n<\/div><\/details><\/div>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>La Maroillaise, d\u00e9riv\u00e9e de la Flamande, \u00e9tait par sa rusticit\u00e9 la vache par excellence de l&rsquo;Avesnois et de la Thi\u00e9rache. Elle pouvait se targuer d&rsquo;\u00eatre avec la Salers et l&rsquo;Abondance l&rsquo;une des trois seules races de vaches en France \u00e0 allier son lait et son fromage. La Premi\u00e8re Guerre Mondiale vit ses effectifs fortement r\u00e9duits mais non an\u00e9antis. L&rsquo;espoir de parvenir \u00e0 un r\u00e9tablissement du cheptel maroillais \u00e9tait alors envisageable. Malheureusement, contrairement \u00e0 la Flamande qui vit ses troupeaux se reconstituer gr\u00e2ce au berceau de la race demeur\u00e9 inviol\u00e9 du Mont Kemmel, la Maroillaise n&rsquo;eut pas dans notre territoire ce refuge salvateur. A cause de son cheptel trop limit\u00e9 et trop ch\u00e9tif, elle fut livr\u00e9e \u00e0 de tels croisements g\u00e9n\u00e9tiques h\u00e9t\u00e9roclites qu&rsquo;elle ne put r\u00e9sister \u00e0 la concurrence d&rsquo;autres races comme la Hollandaise dont les qualit\u00e9s laiti\u00e8res furent port\u00e9es par deux embl\u00e9matiques figures agricoles de la r\u00e9gion Fernand Burelle et Ren\u00e9 de la Gorce. A cela s&rsquo;ajouta le fait que le fromage Maroilles s&rsquo;industrialisa et peu importe alors si le lait provenait d&rsquo;une race locale ou non. On ne vit plus d\u00e8s lors nos Maroillaises que dans les quelques derni\u00e8res petites fermes qui produisaient encore mais plus pour longtemps le fromage de mani\u00e8re familiale. Elles finirent par disparaitre d\u00e9finitivement de notre bocage et de nos jours, seule la pr\u00e9sence limit\u00e9e de flamandes rouges due \u00e0 des d\u00e9fenseurs de races locales comme par exemple M et Mme Painchart \u00e0 Rainsars nous permet d&rsquo;imaginer de par leurs ressemblances nos ch\u00e8res Maroillaises disparues.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Diff\u00e9rentes sources permettent de reconstituer la chronologie de la Maroillaise. Cette race locale d\u00e9crite pour la premi\u00e8re fois en 1857 est tr\u00e8s repr\u00e9sent\u00e9e jusqu&rsquo;en 1914, puis d\u00e9cline progressivement \u00e0 l&rsquo;issue de la Premi\u00e8re Guerre Mondiale jusqu\u2019\u00e0 sa disparition dans les ann\u00e9es 1960.&nbsp; La Maroillaise, une vari\u00e9t\u00e9 de la Flamande Le d\u00e9clin de la race 1918 &hellip; <a href=\"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/a-la-recherche-de-la-maroillaise-histoire-dune-race-bovine-locale-disparue\/\" class=\"more-link\">Continuer la lecture<span class=\"screen-reader-text\"> de &laquo;&nbsp;\u00c0 la recherche de la Maroillaise : Histoire d&rsquo;une race bovine locale disparue.&nbsp;&raquo;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"jetpack_post_was_ever_published":false,"footnotes":""},"class_list":["post-20707","page","type-page","status-publish","hentry"],"jetpack_sharing_enabled":true,"jetpack_shortlink":"https:\/\/wp.me\/PaOEkN-5nZ","jetpack-related-posts":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/20707","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=20707"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/20707\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/patrimoine-avesnois.fr\/chemin\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=20707"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}