Boussois

Vue aérienne de Boussois

Boussois, née vraisemblablement à l’époque romaine le long de la voie Bavai Trèves, s’appelait Buxetum, nom qui signifiait en latin « lieu planté de buis ».

La seigneurie appartenait, au XIIIe siècle, à Gérard de Jauche, seigneur de Gommegnies. Elle passa au XIV e siècle aux seigneurs de Sivry de Buath, puis aux marquis de Wargnies, dont l’un la vendit, en 1688, au chapitre de Maubeuge. Source : Wikipédia

Commune agricole jusqu’à la fin du XIX e siècle, elle ne comptera que trois ateliers de tissage et trois carrières où l’on extrayait pierre bleue, marbre noir et sable – carrières qui alimentaient un artisanat de la pierre – jusqu’à l’arrivée des glaces, en 1900, qui fera prendre au village ses galons de cité industrielle. La cité du verre naissait.

L’installation de cette entreprise (qui comptera plus de 2000 salariés) aura des répercussions incontestables sur la démographie, l’urbanisme, le développement économique social et culturel de Boussois. Source : Mairie

🟦 Église Saint‑Martin / Notre‑Dame‑des‑Glaces

L’église Saint-Martin Photo Budotradan

L’église actuelle date de 1928, reconstruite après les destructions de la Première Guerre mondiale. Elle est l’œuvre des architectes Henri et Jacques Lafitte, avec la participation des ouvriers de la Manufacture des Glaces de Boussois. Le bâtiment est en brique, de plan rectangulaire, à trois vaisseaux, avec charpente apparente et toitures à deux pans.

En 1970 la Verrerie des Glaces la vend pour le franc symbolique au diocèse de Cambrai qui la revend à la municipalité pour l’Euro symbolique.

🟩 Recensement de son mobilier

Voici une synthèse organisée par catégories, permettant de conserver une trace précise de l’état du mobilier.

Mobilier liturgique
  • Maître‑autel (éléments conservés)
  • Autels secondaires
  • Fonts baptismaux
  • Tabernacles
  • Chaire de vérité (disparue mais documentée)
  • Bancs, stalles, mobilier de chœur
Sculptures
  • Statues en bois ou plâtre :
    • Vierge
    • Christ
    • Saints divers
  • Anges décoratifs
  • Reliefs sculptés
Œuvres peintes
  • Fresques murales d’Henri Lafitte (1928‑1929)
  • Chemin de croix de Mlle Charlemagne
  • Croix lumineuse de Gaëtan Jeannin

Le monument aux morts de Boussois se compose d’un piédestal en calcaire de Soignies surmonté d’une statuaire féminine en marbre. La figure, drapée à l’antique, tient dans sa main droite une couronne de laurier et dans sa main gauche un drapeau, symbolisant à la fois la victoire et la patrie. L’ensemble est orné d’éléments militaires — casque, palmes, couronne de laurier — qui rappellent le sacrifice des soldats. Une partie du socle d’origine a aujourd’hui disparu, mais la statue demeure un témoignage fort de la mémoire locale de la Grande Guerre.

Source : Lionel Maine
L’école des garçons et la Mairie vers 1910
La Mairie de Boussois
La Manufacture de Glaces de Boussois
La manufacture en 1962
les glaces de Boussois vers 1970.
La manufacture de nos jours

La glacerie de Boussois est fondée en 1898 par Jules Hénin et la Société des glaceries de Charleroi, dans un contexte où l’industrie verrière franco‑belge connaît un essor spectaculaire. Rapidement, l’usine s’impose comme un site majeur de production de glaces industrielles. Elle fusionne avant 1914 avec la Compagnie des glaces et verres spéciaux, qui exploite alors deux autres établissements à Jeumont et Recquignies. De cette union naît la Compagnie réunie des glaces et verres spéciaux du Nord de la France, un ensemble industriel puissant et structuré.

Les trois usines sont entièrement détruites durant la Première Guerre mondiale, mais seule la glacerie de Boussois est reconstruite à partir de 1920, grâce à son importance stratégique et à la main‑d’œuvre locale. Modernisée, elle devient l’un des moteurs économiques du Val de Sambre tout au long du XXᵉ siècle.

En 2010, l’usine entre dans le giron du groupe japonais Asahi Glass Company (AGC), l’un des leaders mondiaux du verre. Elle poursuit aujourd’hui encore son activité, héritière d’une tradition verrière plus que centenaire.

Chronologie complète Manufacture des glaces de Boussois

🟩 Présentation générale

Fondée en 1898, la glacerie de Boussois est l’un des piliers historiques de l’industrie verrière du Val de Sambre. Elle a traversé guerres, reconstructions, modernisations et mutations technologiques, jusqu’à devenir aujourd’hui un site majeur du groupe mondial AGC (Asahi Glass Company). Son histoire reflète plus d’un siècle d’évolution industrielle et sociale dans la région.

🟦 Chronologie complète de la glacerie de Boussois

🟩 1858–1859 — Les origines régionales

  • Jeumont : fondation de la Manufacture de glaces par Hector Despret (Compagnie de Floreffe).
  • Recquignies : fondation des Glaceries par François Houtart‑Cossée. Ces deux sites formeront plus tard le socle industriel du futur groupe verrier.

🟩 1898 — Fondation de la glacerie de Boussois

  • Une famille Seydoux du Cambrésis acquiert un vaste terrain et installe un atelier de tissage mécanique de laine (industrie textile locale).
  • En parallèle, la Société des glaceries de Charleroi, représentée par Jules Hénin, fonde la glacerie de Boussois, qui deviendra rapidement connue sous le nom de Glaces de Boussois.

🟩 1893–1908 — L’ère Despret et la fusion des sites

  • 1893 : fusion de Jeumont et Recquignies → Compagnie des glaces et verres spéciaux du Nord.
  • Georges Despret, neveu d’Hector Despret, devient la figure majeure du groupe.
  • 1908 : fusion de Jeumont + Recquignies + Boussois → Compagnies Réunies des Glaces et Verres Spéciaux du Nord de la France. C’est la naissance d’un ensemble industriel puissant, structuré autour de trois usines.

🟩 1914 — Destruction totale

  • Les trois sites (Jeumont, Recquignies, Boussois) sont détruits pendant la Première Guerre mondiale.
  • Seul Boussois sera reconstruit après-guerre.

🟩 1920–1939 — Reconstruction et essor

  • Reconstruction du site de Boussois à partir de 1920.
  • L’usine se lance dans la production de verre pour automobile à la fin des années 1920.
  • L’effectif grimpe jusqu’à 2 000 à 2 500 employés avant la Seconde Guerre mondiale.
  • L’usine devient le moteur économique du village.

🟩 Impact local : naissance d’un village industriel

  • Vers 1900, l’essor de la glacerie fait passer Boussois de moins de 1 000 habitants à plus de 3 000 aujourd’hui.
  • La glacerie finance ou influence la construction de nombreux bâtiments :
    • église Saint‑Martin,
    • Foyer des Travailleurs (1928),
    • équipements sociaux,
    • et surtout la Cité du Maroc, quartier ouvrier construit au début du XXᵉ siècle.
  • La Cité du Maroc existe toujours.

🟩 1956 — Mutation industrielle

  • L’entreprise Seydoux (textile) ferme avec l’arrivée de nouveaux tissus.
  • Les bâtiments sont vendus et accueillent une fabrique de bonbons. (Cet élément concerne l’histoire industrielle locale, mais tu l’avais intégré : je le garde.)

🟩 1966 — Révolution du verre flotté

  • Le site de Boussois devient le premier en France à adopter le procédé du verre flotté (float glass) : le verre en fusion est versé sur un bain d’étain, ce qui donne une surface parfaitement lisse.
  • Cette innovation place Boussois à la pointe de la technologie verrière mondiale.

🟩 1972 — Intégration dans le groupe BSN

  • Les Glaces de Boussois rejoignent le groupe BSN (Boussois‑Souchon‑Neuvesel).
  • L’entreprise devient Boussois S.A.

🟩 1982 — Passage sous pavillon américain

  • Le site devient une filiale du groupe PPG (Pittsburgh Plate Glass).

🟩 1988 — Reprise par Glaverbel

  • La glacerie est rachetée par Glaverbel, groupe verrier belge.
  • Glaverbel deviendra ensuite une filiale japonaise de AGC (Asahi Glass Company).

🟩 2010 — AGC Glass Europe

  • Le site intègre officiellement AGC Glass Europe, branche européenne du géant japonais AGC.
  • Boussois devient l’un des sites stratégiques du groupe pour le verre architectural.

🟩 Aujourd’hui — Un site industriel majeur

  • L’usine poursuit son activité avec une spécialisation dans :
    • le verre à haute performance énergétique,
    • les vitrages de contrôle solaire,
    • les solutions techniques pour bâtiments performants.
  • Elle reste l’un des derniers grands sites verriers du Nord, héritière de plus de 125 ans d’histoire.

🟦 Conclusion

La glacerie de Boussois est bien plus qu’une usine : c’est un symbole de résilience industrielle, un témoin de l’histoire du Val de Sambre et un acteur toujours actif de l’industrie verrière mondiale.

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le Foyer des Travailleurs de Boussois qui date de 1928 a été transformé en 1993 en Maison de la Citoyenneté. Celle-ci à vocation sociale et culturelle accueille le Musée de la Mémoire Verrière de Boussois.

🟩 Le musée : un patrimoine vivant

Le Musée de la Mémoire Verrière de Boussois a célébré en octobre 2016 ses 20 ans et l’ouverture de son nouvel espace d’exposition. Il retrace l’histoire des Compagnies Réunies des Glaces et Verres Spéciaux du Nord de la France, plus connues sous le nom de Glaces de Boussois.

La visite s’impose pour qui veut comprendre :

  • l’évolution de la glacerie de 1859 à nos jours,
  • le patrimoine professionnel (machines, outils, techniques),
  • le patrimoine familial (vie ouvrière, traditions, sociabilité),
  • l’importance de la glacerie dans l’identité du Val de Sambre.

Le musée s’inscrit dans la démarche de sauvegarde et de transmission de la mémoire ouvrière, en lien avec d’autres initiatives régionales (dont le site rétro d’Aniche).

Coordonnées :
Maison de La Citoyenneté – Espace Jean Borel
Rue Anatole France
59168 Boussois (à coté de l’église)
Tel. 06 95 02 07 62
Mail lionel.maine@gmail.com
Site  www.ville-boussois.fr/

2 chapelles :en voici leur historique.

Chapelle N.D des Affligés (1866)
Chapelle N.D des Affligés (1866)
Chapelle rue de Moronval
Chapelle rue de Moronval
Boussois cité du Maroc 1956
Boussois Cité Maroc

Kiosque de concert octogonal en acier sur socle de béton élaboré en 1920 Cité du Maroc. Des arcs cintrés forment le chaînage haut.

Boussois

Un deuxième kiosque de concert décagonal implanté en 1948-1949 dans le square Anatole France ou Parc du Rivage. Les poteaux en acier sont reliés en haut par des arcs voûtant.

Le chapitre de Maubeuge détenait la ferme de la Motte à Boussois qui fut vendue comme bien national à Hazard Béthune de Solre-le-Château. Les Carion et les Fissiau semblent en avoir été les censiers entre 1680 et 1790. Quant à Antoine Hazard (1747 1827) marié en 1769 à Marie Rose Béthune (1739 1821) il était en 1772 marchand manufacturier. Il fut également Membre du Conseil Général du département du Nord.

L’adresse actuelle est le 111 rue Anatole France à Boussois (réponse par mail de la Mairie de Boussois le 13/11/2018).

Le Fort de Boussois

La ville possède l’un des édifices militaires, le fort de Boussois, qui faisait partie d’un ensemble de forts et de constructions militaires construits autour de Maubeuge pour la protection de la ville. Ces constructions militaires font partie du secteur fortifié de Maubeuge de la ligne Maginot.

Ce fort fut le théâtre de combats acharnés en 1914. Il fut assailli par les Allemands qui s’en approchèrent à 150 m en se servant de prisonniers français comme boucliers.L’ennemi lança alors des mines qui achevèrent toutes les destructions précédentes. En 1940, ce fort était le plus puissant de la ceinture de Maubeuge avec trois blocs construits sur l’emplacement de l’ancien fort. Le 18 mai il fut bombardé et le 21 la canalisation de sortie des gaz détruite. Le 22 les français se rendirent, risquant l’asphyxie.

Le bord de la Sambre Photo Budotradan
Poisson en mosaïque réalisée en tesselles colorées

Selon mes recherches, le poisson en mosaïque de Boussois est attribué à l’artiste‑mosaïste Marie‑Paule Dufour, qui a animé pendant des années des ateliers de mosaïque dans le secteur (Jeumont, Recquignies, Marpent, Boussois, Colleret…).

Boussois
Entrée côté Élesmes

Labellisée Ville Fleurie avec une fleur, Boussois valorise son cadre de vie par un fleurissement soigné, des espaces verts entretenus et une attention constante portée à l’embellissement durable de la commune.