
Ed Stampe Here 1921 (maison anglaise spécialisée dans l’édition de cartes souvenir à l’occasion des monuments érigés en hommage aux morts de la Première Guerre Mondiale)
Haut-Lieu qui était avant la Révolution la banlieue haute d’Avesnes-sur-Helpe n’a pas attiré, avant 1914, les éditeurs de carte postale et c’est bien dommage. Le village ne porte son nom actuel que depuis 1809.

L’église Saint‑André, construite en 1891, adopte un vocabulaire résolument néo‑roman, visible dès la façade principale. Le clocher‑porche, massif et vertical, s’organise en trois niveaux : un portail en plein cintre encadré de voussures simples, deux baies jumelées surmontées d’un oculus, puis les abat‑sons du clocher. La brique domine l’ensemble, soulignée par quelques éléments de pierre qui structurent les ouvertures. La flèche de type Corneville, élancée mais sobre, complète cette composition caractéristique des reconstructions religieuses de la fin du XIXᵉ siècle.

Les murs gouttereaux sont rythmés par des baies en plein cintre, typiques du style néo‑roman, tandis que les oculi du vaisseau central apportent une lumière haute et régulière. L’abside, flanquée de petites annexes, reprend ce même vocabulaire architectural, avec une baie de chevet volontairement aveugle. Les volumes restent simples, stables et horizontaux, privilégiant la sobriété plutôt que l’élancement gothique. L’ensemble est couvert de toitures en bâtière, renforçant l’impression de solidité et d’unité.

La nef et les collatéraux sont séparés par des arcades en plein cintre portées par des colonnes cylindriques, un marqueur clair du néo‑roman. Les voûtes d’ogives, au profil adouci, couvrent l’ensemble des vaisseaux et apportent une spatialité régulière et lumineuse. Le décor reste sobre : pas de chapiteaux feuillagés, pas de nervures aiguës, mais une architecture claire, lisible, conçue pour la fonctionnalité et la stabilité.

Le chœur reprend les mêmes caractéristiques : voûtes d’ogives arrondies, baies en plein cintre, volumes simples et massifs. L’autel, placé devant un mur de brique, s’inscrit dans une composition dépouillée qui met en valeur la structure plutôt que l’ornement. Cette combinaison de voûtes gothiques adoucies et de formes romanes constitue le néo‑roman tardif, très répandu dans les églises rurales reconstruites à la fin du XIXᵉ siècle.

En 2022 une équipe de l’intercommunalité 3CA a entrepris des travaux de piquetage des murs d’intérieur jusqu’aux ogives en vue de laisser les briques apparentes.












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Construite en 1883, la mairie présente une architecture de brique typique de la IIIᵉ République, avec une façade symétrique rythmée par des baies en plein cintre, des encadrements moulurés et deux avant‑corps latéraux qui lui donnent une allure officielle. La toiture en ardoises est animée d’un petit campanile central, tandis que le balcon en ferronnerie au‑dessus de l’entrée souligne la fonction civique du bâtiment. Solide, lisible et soignée, cette mairie incarne parfaitement les constructions publiques rurales de la fin du XIXᵉ siècle.

Il a la forme d’un obélisque, haut d’environ 3 m 80 et large de 2 m 50. Sa base est carrée, formée de trois socles. La sculpture a été réalisée en pierre et en métal pour certains éléments. Un coq en métal (peut être du bronze) surmonte le monument. Il symbolise la France. Ses ailes sont pliées, son allure est fière. Il se tient d’une manière martiale comme au garde à vous sur un casque. Sur la face principale, un médaillon entouré de branches d’olivier dévoile le profil d’un soldat. En dessous, figure une dédicace.
Le monument a été inauguré le 14 août 1921 en présence de M. Leroy, sous-préfet, de M. Pasqual, député du Nord , du maire d’Avesnes ainsi que de la population de la commune, des associations et de nombreux anciens combattants.



Cet ancien manoir, situé près du carrefour du Cheval‑Blanc, conserve une allure remarquable. Mentionné dès le XIIIᵉ siècle dans une charte de Gautier d’Avesnes, il passa entre les mains de plusieurs familles influentes de la région : les Préseau, les Scorion, puis les Bévière. En 1880, ces derniers cédèrent la propriété à M Louis Dubois, aïeul de M René Legrand, ingénieur de l’École Centrale des Arts et Manufactures et membre titulaire de la Société archéologique et historique de l’arrondissement d’Avesnes, qui en était encore propriétaire en 1935.
Le manoir, de tradition Renaissance, est toujours entouré de ses douves, rappelant sa vocation défensive originelle. Les bâtiments actuels datent principalement du XVIIᵉ siècle. La façade présente un corps de logis central élevé sur deux niveaux, encadré de deux ailes plus basses limitées à un étage de maçonnerie, ce qui donne à l’ensemble une silhouette équilibrée et harmonieuse. Les hautes fenêtres régulières, les lucarnes percées dans la toiture d’ardoises et les cheminées massives soulignent le caractère seigneurial du lieu. L’accès se fait par un porche ouvrant sur un pont franchissant les douves, marquant l’entrée de cette demeure historique.
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Les carrières Bocahut, filiale d’Eiffage Route depuis 2004, est à Haut-Lieu un site industriel d’extraction de roche calcaire situé route de Cartignies.
Le carrier grignote une strate exceptionnelle de pierre calcaire dur et homogène vieille de 320 millions d’années.
Il est spécialisé en granulats et chaux. Le site d’Haut-Lieu (carrière de Godin) peut encore être exploité durant dix ans.




