Beaufort

Vue aérienne de Beaufort

Beaufort tire son nom de la tour construite en 1173 par les comtes de Hainaut pour défendre leurs terres des incursions des seigneurs d’Avesnes. Passée à la châtellenie de Beaumont en 1272, la terre fut apportée en dot aux seigneurs d’Avesnes au XIV e siècle.
Le village, ainsi que ceux de Ferrière-la-Grande et Rousies, est cédé à la France en 1699 par un traité signé à Lille. Les trois villages, appartenant à la prévôté de Beaumont, sont échangés contre cinq villages et intègrent alors la juridiction de Maubeuge. En 1706, les fiefs seigneuriaux, les terres de Beaumont et d’Avesnes, passent aux mains du duc d’Orléans.

La Tour de Beaufort et ses ruines en 1932
Photo 2004 Culture.gouv.fr

C’était un donjon carré de 16 m.70 de côté garni aux angles de petits contreforts de 0.15 à 0.20 de saillies situé au Nord Est à 8 m du chemin de ronde.
Les murailles ont 2 m. 65 d’épaisseur. Entourés d’ouvrages en terre de 70 m les vestiges de ces retranchements sont assez apparents pour laisser constater un épaulement de 4 m. 50 de hauteur puis un petit bourrelet de 1 mètre protégeant un chemin de ronde de 5 m. de largeur auquel il est réuni par une plateforme.
En 1814 le donjon était encore debout il servit par la suite de carrière pour la construction et l’entretien de la route nationale. Les revêtements en marbre d’Eclaibes, furent employés par les habitants pour rebâtir leurs demeures. Cette ruine est encore importante par sa masse, il en reste la salle du rez-de-chaussée, la trace de l’escalier et un côté de la muraille du 1er étage. Dans les fouilles des terrains avoisinant la tour, on a trouvé des médailles romaines, des monnaies de Philippe II roi d’Espagne et de Charles le Téméraire duc de Bourgogne.
Le château est représenté à la fin du 16e siècle dans les Albums de Croy sous la forme d’une massive tour de plan carré située sur une motte. Il est aujourd’hui presque totalement ruiné. Source du texte : Mémoires de la Société archéologique et historique de l’arrondissement d’Avesnes Tome XIV 1932

Cette tour féodale se trouve dans une pâture dépendant d’une grosse ferme , dite de l’Hôpital.

L’église de Beaufort Photo Budotradan

L’église de l’Assomption a été remaniée à de nombreuses reprises du XVI e au XVIII e siècle. Son aspect actuel date du dernier remaniement en 1760. Elle renferme un mobilier remarquable.

La chair Photo Base Mérimée

La chaire de vérité (1699)

Pièce maîtresse de l’édifice, la chaire de vérité datée de 1699 est l’un des plus remarquables éléments du mobilier religieux de l’Avesnois. La cuve, finement sculptée, est soutenue par quatre pélicans, symbole traditionnel du sacrifice du Christ. La rampe est ornée de figures allégoriques représentant :

  • les quatre saisons,
  • et les différents âges de la vie.

Selon la tradition locale, cette chaire aurait été offerte à la paroisse par le duc d’Orléans, ce qui souligne son caractère prestigieux.

Les autels latéraux

De part et d’autre de la nef se trouvent deux autels latéraux à colonnes et baldaquins, typiques du style baroque tardif. Leur structure architecturée, associant colonnes, entablements et dais sculptés, témoigne d’un décor liturgique soigné, probablement mis en place à la fin du XVIIᵉ ou au début du XVIIIᵉ siècle.

Les confessionnaux Louis XV

L’église conserve également des confessionnaux de style Louis XV, reconnaissables à leurs lignes courbes, leurs panneaux moulurés et leur décor sculpté. Ces pièces, élégantes et harmonieuses, appartiennent à la grande tradition de l’ébénisterie religieuse du XVIIIᵉ siècle.

Les stalles sculptées (fin XVIIᵉ siècle)

Dans le chœur, un ensemble de stalles en bois sculpté, datées de la fin du XVIIᵉ siècle, témoigne de l’importance de la vie liturgique à Beaufort. Les miséricordes et les dossiers présentent un décor sobre mais raffiné, typique des ateliers régionaux de cette période.

La porte de reposoir (XVIᵉ siècle)

Porte de repositoire

L’un des éléments les plus anciens de l’église est une porte de reposoir en fer forgé, datée du XVIᵉ siècle. Son travail de ferronnerie, d’une grande finesse, illustre le savoir‑faire des artisans locaux à la Renaissance.

Le buste reliquaire de Saint Liévin (XVIIᵉ siècle)

L’église abrite également un buste reliquaire de Saint Liévin, œuvre du XVIIᵉ siècle. Ce reliquaire rappelle que la commune accueillait autrefois un pèlerinage dédié à Saint Liévin, ancien vocable de l’église avant la dédicace actuelle.

Intérieur de l’église de Beaufort
Intérieur de l’église
Une des chapelles
Calvaire de Beaufort route d’Avesnes
Calvaire de Beaufort route d’Avesnes

A l’angle de la rue d’Avesnes et du chemin du même nom, auparavant le calvaire était une simple croix dont les propriétaires étaient à ce moment-là Emile Bolvin et son épouse Victorine Carlier. En 1858, la famille Trampont-Bidorez en est devenue propriétaire et a fait construire l’actuel calvaire. Il a appartenu par la suite à la famille Masure et depuis quelques années à M. et Mme Poirette.

Le Monument aux Morts de Beaufort.

Le monument aux morts de Beaufort est un pilier commémoratif surmonté d’un pyramidion, formant une silhouette élancée et sobre. La face principale est ornée d’un buste de Poilu, symbole de courage et de sacrifice, qui personnalise l’hommage rendu aux soldats de la commune.

Le décor associe une épée verticale à des feuilles de laurier et de chêne, réunissant les symboles traditionnels de la victoire, de la paix et de la force. Une Croix de Guerre complète l’ensemble, rappelant les décorations militaires attribuées aux combattants de la Grande Guerre.

La Mairie de Beaufort.

Je vous invite à consulter le site de la mairie, un travail en tout point précis.

Le kiosque de Beaufort 2009

Kiosque à danser circulaire en fonte à pied unique installé initialement à Beaufort puis au Square de Quaregnon à Maubeuge. Il fut longtemps entreposé dans le jardin zoologique et depuis 2008 il a retrouvé la Place de Beaufort, rue Aristide Briand.


Puits est situé à proximité du carrefour de la rue Pasteur et de la Grand’rue
La ferme de l’Hôpital

La ferme de l’Hôpital, située à l’est du noyau du village, était probablement, comme à Ecuélin, une fondation des frères hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem, destinée à recevoir les indigents. Retrouvez son historique sur mon site : Censes de l’Avesnois à la fin de l’ancien Régime

Le Passé de Beaufort :

Dans le premier tiers du XIX e siècle, les activités industrielles se réduisent à une distillerie de genièvre, qui ne fonctionne qu’une partie de l’année, et une petite carrière de pierre bleue. En 1800, sont mentionnées deux carrières de moellons de pierre bleue et une carrière de sable. En 1881, existent également deux carrières, deux briqueteries, deux fabriques de chicorée, une tannerie et deux brasseries.

Ces dernières portaient l’une le nom de brasserie du « Court Tournant » qui dut disparaître vers 1914 et l’autre à cette date le nom de brasserie Delvaux devenue par la suite brasserie Daverdon avant de s’intituler brasserie Bourlard. Elle fut reconvertie après la seconde guerre mondiale en commerce d’aliments de bétail. elle était de taille imposante. Une partie des bâtiments fut détruite en 1962 et le reste abattu en 1986 lors de l’aménagement de la nouvelle mairie.

photos sur http://lesbrasseriesdelavesnois.fr/c_h_beaufort.html

Jean‑Claude Horlait a rassemblé dans un ouvrage une riche collection de photographies anciennes consacrées au village : vues d’autrefois, scènes de la vie rurale, groupes d’écoliers, fanfares, pompiers, cérémonies religieuses… Ce travail constitue une mémoire précieuse de Beaufort et de ses habitants.

Les personnes souhaitant se procurer cet ouvrage peuvent contacter directement l’auteur à l’adresse suivante : jean-claude.horlait@wanadoo.fr

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Intitulé Circuit du Chemin d’Avesnes, il fait 7 km. Le départ se situe rue Aristide Briand et emprunte la ruelle Joyeuse et vous amènera à la lisière du bois « La Haie d’Avesnes »; au retour vous traverserez Ropsies et emprunterez la ruelle de la Chasse, puis la ruelle de l’Argillière, la ruelle du Chauffour et pour finir la ruelle du Louchy vous conduira jusqu’à l’église.

Circuit du Chemin d’Avesnes