
L’abbaye de Maroilles possédait à Beaudignies un four banal, une brasserie un moulin, des courtils ainsi que des terres. Le village était le siège d’une seigneurie importante qui appartenait à l’illustre famille de Carondelet.
En effet propriété d’Antoine Gongnies seigneur de Vendegies-au-Bois, gouverneur de Bruxelles et du Quesnoy, dans la seconde moitié du XVIe siècle, la seigneurie passa par le mariage de sa fille Michelle de Gongnies avec Ferry de Carondelet à la famille de ce dernier qui la conserva pendant plus de deux cents ans. Le dernier seigneur du lieu, Charles de Carondelet de Beaudignies, revenu après la tourmente révolutionnaire, devient maire du Quesnoy sous l’Empire.
L’église de Beaudignies a été reconstruite en 1825, mais elle a conservé son ancien donjon, vestige de l’époque où l’édifice servait aussi de refuge fortifié pour la population. Ce donjon, massif et trapu, est flanqué d’une tourelle ronde percée de meurtrières, témoignant de la fonction défensive de l’église au Moyen Âge, comme dans beaucoup de villages de l’Avesnois.
L’intérieur de l’église, simple et lumineux, conserve plusieurs éléments de mobilier dignes d’intérêt :
- Fonts baptismaux en pierre, placés à l’entrée de la nef.
- Lambris du chœur et nef lambrissée, témoignant d’un aménagement intérieur soigné.
- Statue de la Vierge (Sainte Marie), visible dans le chœur.
- Chemin de croix composé de tableaux peints.
- Stalles en bois, installées dans le chœur.
- Calice en argent doré, daté du XVIIIᵉ siècle, portant l’inscription : « Donné par Marie Antoinette Lesne à Beaudignies en 1803 ».
Ces éléments témoignent d’un mobilier varié, mêlant pièces anciennes et aménagements du XIXᵉ siècle.
L’église Saint‑Étienne de Beaudignies est un édifice à la fois rural, fortifié et reconstruit, dont la tour de 1825 perpétue la mémoire d’un ancien donjon médiéval. Son mobilier, en partie ancien, reflète la vie paroissiale d’un village de l’Avesnois entre le XVIIIᵉ et le XIXᵉ siècle.



Le Monument aux Morts de Beaudignies est un monument commémoratif situé rue Haute, juste à côté de l’église du village. Il s’agit d’un monument pyramidal en pierre grise, surmonté d’une croix, et entouré d’une petite grille avec des conifères taillés à chaque angle.
On peut y lire l’inscription « Beaudignies à ses braves », ainsi que la devise « Pro Patria ». La face principale est ornée d’une fougère sculptée, et au‑dessus, de deux baïonnettes croisées accompagnées de deux drapeaux et d’un casque. Les noms des soldats morts pour la France lors des différents conflits sont gravés sur les autres faces du monument


L’ensemble conserve encore aujourd’hui :
- son plan en cour fermée,
- ses bâtiments en brique et pierre,
- et son porche‑pigeonnier qui constitue l’un des repères patrimoniaux du village.
Le Passé de Beaudignies :
L’église fortifiée du village et le château des seigneurs de Beaudignies, implantés dès le Moyen Âge, ont connu plusieurs phases de reconstruction. L’église, en grande partie rebâtie au XIXᵉ siècle, conserve une tour massive dont le soubassement en grès semble plus ancien. Le château, reconstruit en 1780, présente un appareillage mêlant brique et pierre, ainsi qu’une toiture à pans brisés caractéristique de l’architecture de la fin du XVIIIᵉ siècle.

Au cours du XIXᵉ siècle, Beaudignies fut le siège d’une activité industrielle étonnamment diversifiée pour un village rural :
- sept carrières de grès et de silex,
- cinq moulins à eau,
- trois brasseries (Auguste Boez 1890‑1902 ; Caffiau 1902‑1914 ; Crampon 1890‑1910, devenue la brasserie du Marais, rue de Solesmes, 1910‑1939),
- une fabrique de broches pour filature,
- des fours à chaux,
- et une sucrerie, créée le 13 mars 1882 et dissoute le 1er mars 1909.
Cet ensemble témoigne d’un passé économique riche, où exploitation de la pierre, agriculture, transformation des matières premières et petites industries coexistaient dans un paysage encore largement rural.
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Les Vergers de Beaudignies – M. et Mme Lecerf
Les Vergers de Beaudignies, créés et entretenus par M. et Mme Lecerf, constituent une exploitation arboricole familiale située au cœur du village, au 15 rue du Quesnoy. Le domaine est spécialisé dans la production de pommes, poires et jus de fruits artisanaux, élaborés à partir de variétés locales et cultivés dans le respect des cycles naturels.
L’exploitation propose :
- des fruits de saison issus des vergers,
- des jus de pommes et jus de fruits pressés sur place,
- des produits du terroir valorisant le savoir‑faire local.
Les Vergers de Beaudignies sont aujourd’hui une référence gastronomique de l’Avesnois, régulièrement mis en avant par les acteurs touristiques régionaux pour la qualité de leurs productions et leur engagement dans une agriculture de proximité.
