Maresches

Vue aérienne de Maresches

🟩 Histoire et féodalité

Maresches relevait du chapitre cathédral de Cambrai, qui en devint propriétaire en 1033 à la suite d’un échange avec l’abbaye de Lobbes. Ce rattachement ancien explique que le village partageait le même blason que plusieurs terres capitulaires, dont Orsinval. Au XIIIᵉ siècle, d’autres biens situés à Maresches appartenaient à l’abbaye d’Hautmont et aux prémontrés de Vicoigne, témoignant certes de la présence de plusieurs établissements religieux dans le secteur mais ces biens isolés ne constituaient pas des seigneuries concurrentes : ils relevaient du simple domaine foncier.

le blason de Maresches : D’or à trois lions d’azur, au chef de gueules chargé d’une Notre-Dame-de-Grâce à mi-corps, de carnation, vêtue de gueules et d’azur et tenant l’enfant Jésus à senestre.

Du XIIIᵉ siècle jusqu’en 1462, Maresches se distingue par un statut particulier : il fut l’un des trois villages de la prévôté du Quesnoy dispensés de l’ost et de la chevauchée, c’est‑à‑dire exemptés de fournir des hommes pour les expéditions militaires du comte de Hainaut. Cette singularité, attestée par les sources médiévales, souligne l’importance du chapitre de Cambrai dans l’organisation féodale locale et la protection dont bénéficiait le village. 

Le village releva entièrement du chapitre de Cambrai jusqu’à la Révolution et à ce titre aucune famille noble n’y exerça de seigneurie foncière ou juridictionnelle. À la Révolution, ses biens vendus comme biens nationaux représentaient 295 hectares sur les 478 que compte la commune.

🟩 Église Saint‑Pierre‑Saint‑Paul

L’église Saint Pierre et Saint Paul de Maresches date de 1774.

L’église Saint-Pierre et Saint-Paul souffrit en particulier des destructions de la Première Guerre mondiale.

Le chevet de l’église

Architecture extérieure

Édifiée en 1774, l’église de Maresches se présente comme un édifice de brique au caractère sobre et régulier, marqué par un imposant clocher‑porche occidental. Cette tour, élevée sur quatre niveaux, articule successivement un portail à voussures, un triplet de baies, un second triplet ajouré, puis la chambre des cloches éclairée par des baies géminées munies d’abat‑sons. Les murs latéraux, rythmés par des baies en plein cintre, sont ponctués d’un portail secondaire et d’un oculus au sud. Le chevet à pans coupés, éclairé par quatre baies, est couvert d’une toiture en croupe, tandis que la nef est coiffée d’une toiture en bâtière et que le clocher porte une flèche de type Corneville.

Intérieur

L’intérieur de l’église de Maresches se déploie dans une nef unique rythmée par de puissants piliers en pierre et de larges arcades en plein cintre. La lumière entre par les baies en arc brisé, soulignant la sobriété des volumes et la clarté de la voûte.

Sous la tour, de part et d’autre de l’entrée, se trouvent les statues de calvaire de la Vierge et de Saint Jean (17ᵉ siècle), deux sculptures en bois taillé inscrites au titre objet. Elles forment un ensemble dévotionnel ancien qui accueille le visiteur dès son arrivée dans la nef.

Mobilier

Le maître‑autel, en bois vernis du 19ᵉ siècle, occupe le centre du chœur et structure le sanctuaire. Les autels latéraux, également du 19ᵉ siècle, se situent de part et d’autre de la nef, juste avant l’entrée du chœur, selon un schéma typique des églises rurales : ils encadrent la transition entre l’espace des fidèles et le sanctuaire. La chaire à prêcher (18ᵉ‑19ᵉ siècle), visible sur le côté, témoigne du décor religieux de l’époque moderne, tandis qu’un fauteuil et un prie‑Dieu du 19ᵉ siècle complètent l’ensemble mobilier.

L’atmosphère générale est paisible et harmonieuse : la pierre claire, les boiseries sombres, les statues anciennes et la lumière régulière des baies composent un décor où se mêlent héritage du 17ᵉ siècle et mobilier du 19ᵉ siècle, parfaitement adapté à l’architecture rurale de 1774.

🟩 Oratoires et calvaires

calvaire route de wult
Calvaire de 1876 Route de Wult

Calvaire dans le cimetière
Calvaire dans le cimetière : Ici repose dans la paix du Seigneur Maitre Charles Louis MEERSCHAUT né à Fives Lille mort accidentellement à Wult le 30 juillet 1953 dans sa 71 ème année curé de Maresches de 1927 à 1953

🟩 Patrimoine civil

Maresches
La Mairie

Le Monument aux Morts . Université Lille 3

Vue générale

🟩 Activités industrielles et artisanales (XIXᵉ–XXᵉ siècles)

Au XIXe siècle et au début du XXe siècle, bien qu’à dominante rurale, le village se développa : deux sucreries, trois moulins à eau, trois moulins à brayes, trois briqueteries, trois brasseries et des pilouteries.

La fabrique de sucre

Moulin

La Rhonelle en traversant le dernier village de l’Avesnois : Maresches, faisait tourner trois moulins. Voir mon site Moulins en avesnois au fil de l’eau

L’ancienne brasserie rue Léon Malard

De source orale c’est vers 1899 qu’Ernest Carette aurait acheté à Léon Chuffart Delcroix, ancien marchand brasseur, des bâtiments où il installe une brasserie-malterie. La fabrication cesse entre 1930 et 1931. Le logement et la brasserie sont ravagés par un incendie. L’ensemble est ensuite vendu pour être restauré et transformé en habitation et atelier de réparation. Actuellement la brasserie est désaffectée. 
En 1927 la brasserie produisait 4000 hectolitres de bière. En 1920 la brasserie employait environ six personnes. Source : culture.gouv.fr

🟩 Vie locale

Exposition de voitures anciennes . Photo juin 2016 Claude B

Le 30 juin 2019 à Maresches aura lieu de 8h à 19h la 14ᵉ expo de voitures et motos historiques prestiges et compétition plus une bourse pièces autos motos.