
Le village de Houdain-lez-Bavay a sans doute une origine romaine, comme Bavay. Il semble que ces carrières ont fourni la pierre nécessaire à la construction de tous les édifices de cette époque. cf Le Trou des Sarrazins ci-dessous.
Après l’Antiquité, Houdain entre dans le domaine de l’église Sainte‑Aldegonde de Maubeuge, à laquelle le village fut légué dès le haut Moyen Âge. Une charte du 15 mai 1420 confirme que l’église exerçait déjà la justice et la seigneurie sur Houdain, par l’intermédiaire de son bailli Jakes Ploumers. Ce texte ne crée pas la seigneurie : il en réglemente les usages, les amendes et les droits, attestant une domination ecclésiastique bien antérieure.
À partir du Moyen Âge central, Houdain entre dans le cadre féodal du comté de Hainaut où son histoire s’articule avec celle de Bavay. Pendant toute la période féodale, le village relève du comté de Hainaut et dépend administrativement et judiciairement de la prévôté de Bavay, dont il constitue l’un des villages soumis à l’autorité du prévôt. Houdain possède toutefois ses propres seigneuries féodales, distinctes de la ville comtale, comme le fief de Wadempréau, tenu successivement par les Ghistelles, les Harchies et les Du Chasteler. Cependant, ce fief illustre parfaitement l’imbrication entre Houdain et Bavay : plusieurs de ces seigneurs exercèrent également des fonctions prévôtales à Bavay. Ainsi, les mêmes familles cumulent à la fois des droits féodaux à Houdain et des responsabilités administratives au sein de la prévôté de Bavay.
Houdain comptait également un autre fief, celui du village même, dont les premières mentions remontent au Moyen Âge central. En 1202, Guido de Houdain, chevalier banneret du Hainaut, se croisa avec le comte Baudouin IX, ce qui atteste l’existence d’une lignée noble portant le nom du village. En 1313, un autre membre de cette famille, Nicolas de Houdain, donna son hôtel de Mons et plusieurs biens pour y fonder un hôpital destiné aux pauvres. Ces mentions montrent qu’une famille « de Houdain » détenait alors le fief du lieu, avant de disparaître des sources au cours du XIVᵉ siècle.
Au XVe siècle, le fief d’Houdain est tenu par la famille Verdiel ou Vredeau. Les chroniques du baron Kervyn de Lettenhove mentionnent en 1473 Antoine Vrediau, seigneur de Beaumont‑en‑Cambrésis et d’Houdain‑lez‑Bavay. Ce lignage, issu de Jean Vredeau, prévôt de Valenciennes au début du XVe siècle, possédait plusieurs fiefs dans le Hainaut et dans le Cambrésis. Le mariage de Jeanne ou Jacqueline de Verdeau, fille probable d’Antoine, avec Philippe de Baulduin, prévôt de Valenciennes et seigneur d’Arondeau — fief situé à Roncourt‑les‑Péruwelz— entraîna vraisemblablement la transmission du fief d’Houdain dans cette famille. Philippe de Baulduin tenait également le fief de la Cantraine à Forest‑en‑Cambrésis.
Le toponyme local « Bois Verdiaux », conservé dans le cadastre, perpétue encore aujourd’hui le nom des Verdiel/Vredeau, derniers seigneurs attestés du fief d’Houdain.
Houdain comptait enfin un troisième fief, celui de Fontenoy, correspondant au hameau situé au nord du village, en bordure de Fayts — commune aujourd’hui en Belgique mais relevant autrefois des Pays‑Bas méridionaux.

Le bâtiment actuel, une grande maison en brique remaniée au XIXᵉ siècle, occupant l’emplacement de l’ancien château, déjà représenté sous cette forme sur le cadastre de 1927.
À l’origine simple lieu‑dit agricole, Fontenoy ne devient un fief qu’au début du XVIIIᵉ siècle, lorsque Séverin‑Joseph d’Espiennes, chevalier issu d’une ancienne famille noble du Hainaut, y établit sa résidence après son mariage célébré à Mons le 7 octobre 1708 avec Marie‑Agnès Thérèse de Bailliencourt. Par son statut seigneurial, il fait du domaine de Fontenoy une véritable seigneurie locale.
Les actes paroissiaux de Houdain éclairent la vie du domaine : en 1721, plusieurs naissances concernent les enfants de Jean Adrien Gosse, censier exploitant la ferme de Fontenoy. Les parrains et marraines sont les enfants du seigneur Despiennes, qualifiés dans les actes de « enfants de Monsieur Delval(le), seigneur de Fontenoy », “Delval(le)” étant la forme locale de “de Leval”, son autre fief situé près de Berlaimont. Cette double mention confirme à la fois la nature agricole du lieu — une ferme seigneuriale — et l’occupation seigneuriale du domaine par la famille d’Espiennes. Séverin‑Joseph d’Espiennes meurt au Fontenoy le 17 février 1729 et est inhumé dans l’église de Houdain, ce qui marque la fin de la période seigneuriale du domaine.
Après la disparition du seigneur, Fontenoy redevient un domaine rural exploité par les censiers Gosse, encore mentionnés comme fermiers en 1783 et 1787. Le cadastre consulaire de 1810 montre un ensemble agricole composé d’une ferme, d’un jardin, d’une pâture et de terres labourables.

En revanche, le cadastre de 1831 représente un bâtiment principal entouré de fossés, identifié comme le « Château du Fontenoy » : il s’agit d’une représentation cadastrale d’un domaine agricole de prestige. Un oratoire daté de 1747, dédié à Notre‑Dame de Grâce, subsiste à proximité immédiate de l’emplacement du domaine.

L’église Saint‑Martin, construite en 1782, a connu plusieurs campagnes de restauration : la toiture fut réparée en 1812 puis en 1884, la charpente restaurée en 1856 par l’architecte Fiévet, et la cloche remplacée en 1922. Une rénovation complète fut menée entre 2008 et 2010.
L’entrée de l’église est dominée par un clocher‑porche structuré en trois registres : le portail en plein cintre, entièrement en pierre et encadré d’un arc de triomphe peu saillant ; au-dessus, un large arc cintré aveugle en brique, surmonté d’une corniche ; enfin, une baie campanaire munie d’abat‑sons. Une échauguette en pierre, accolée à l’angle du clocher, abrite l’escalier menant aux cloches.
Les façades latérales de la nef sont rythmées par trois baies cintrées reposant sur un soubassement en pierre. Le chevet polygonal, plus massif et tout en pierre, s’ouvre par deux baies cintrées sur chacun de ses pans latéraux, assurant un éclairage généreux du chœur.

L’intérieur se compose d’une nef unique, sans piliers ni travées, couverte d’une voûte lambrissée continue. Le chœur, installé dans le chevet polygonal, est éclairé par quatre baies cintrées réparties sur ses pans latéraux.

On voit au retable du maître-autel une grande et belle toile représentant le sacre d’un évêque, sans doute Saint Martin (XVIII e siècle)



La mairie était une ferme à l’origine ; Elle fut utilisée un temps comme école des filles. Classée MH



Elle a été construite en 1929 par les ingénieurs-architectes Lafitte.

Cette sculpture monumentale de plus de 3 mètres a ainsi progressivement pris la forme d’une Torsion, c’est son nom, qui se dresse aujourd’hui sur son socle, rue des Martyrs, non loin de la mairie. Elle a été levée à l’aide d’une grue le 29 octobre 2012 afin de permettre au sculpteur de procéder à la finition.
Elle a été inaugurée le samedi 12 janvier 2013. Entièrement réalisée à la main avec de la pierre bleue de Soignies, Torsion est destinée à rendre hommage au Bavaisis et à ses carrières. Le projet a été financé par la mairie, la communauté de communes du Bavaisis et la Maison du patrimoine.

3 oratoires et 5 chapelles sont répertoriés à Houdain-lez-Bavay.

Elle fonctionne avec une turbine et une locomotive à vapeur jusqu’en 1940 et produit du courant. Elle s’arrête vers 1975.

Démolie, il n’en reste que la ventellerie avec deux déversoirs.

Quant au moulin du Chapitre de Maubeuge de 1791, il est partiellement détruit en 1901 et la scierie appartient en 1903 à Vital Camberlin. Elle est démolie durant la Première Guerre Mondiale. Reconstruite, elle cesse de fonctionner dans les années 1950 et les bâtiments sont transformés en habitation.
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Le moulin Giblot du nom d’un christ appelé le Bon dieu de Giblot était déjà cité en 1739 lors d’un octroi. Il appartenait au général Ferrand (Jean Henry berrye) chargé de la défense de la place de Valenciennes en 1793. Le notaire Pascal clément Gérin en devint propriétaire à la mort de l’ex-général de division. En 1853 le moulin appartenait à Valère Sylvère Levent, maître de forges qui le loua à plusieurs reprises. Levent devint maire et conseiller Général en 1871. Après son décès en 1877, le moulin passa à Philippe Legrand, propriétaire à Bavay qui le loua également. le moulin aurait servi à scier du marbre. En 1905 il est déjà en ruine. L a tour subsiste encore, avec un grand trou causé par un bombardement allemand en 1940. il mériterait d’être restauré eu égard à son passé et son intérêt architectural.

Vers 1860, François Richard érige un moulin à pivot, provenant des remparts de Le Quesnoy. Il est renversé par un ouragan en 1868. Son propriétaire reconstruit alors un moulin en brique, la date étant inscrite sur la tour. Le moulin s’arrête vers 1907 et les ailes sont enlevées vers 1913.



L’ancienne brasserie-malterie Carlot datée de 1877 a fonctionné jusqu’en 1950. Elle est maintenant une ferme .





Ce château d’origine féodale, aujourd’hui demeure privée, conserve encore plusieurs traces de son passé médiéval. Les fondations en grès et les douves en partie sèches permettent de le faire remonter au XIVᵉ siècle. De chaque côté du pont d’accès, deux pavillons carrés gardent les angles du château. Dans le pignon de gauche, les murs conservent des parties en pierre, témoins des remaniements successifs opérés au fil des siècles.
Certaines fenêtres et une porte ancienne de style gothique présentent des caractères architecturaux remarquables. Çà et là, des meurtrières et d’anciennes gouttières rappellent également le rôle défensif du site. Toutefois, l’essentiel de la construction visible aujourd’hui date du XVIIᵉ siècle. Avant la Première Guerre mondiale, Warnicamp — autrefois appelé le Wadimpreau — possédait encore une troisième tour, disparue depuis.
Après avoir appartenu aux barons de la Bauwette, seigneurs de Warnicamp, le château devint à la Révolution la propriété du général Ferrand de la Caussade, défenseur héroïque de Valenciennes. Pour empêcher les Autrichiens de s’y installer, il y mit lui‑même le feu et le détruisit. L’édifice fut de nouveau incendié lors de la guerre de 1914‑1918.
La base Mérimée en donne la description architecturale suivante : « Les bâtiments s’élèvent sur un soubassement de grès, seuls éléments datant du Moyen Âge. Les niveaux supérieurs ont été rebâtis en brique à la fin du XVIIᵉ ou au début du XVIIIᵉ siècle. L’aile ouest est constituée d’un corps de logis en rez‑de‑chaussée avec comble en demi‑lune, couvert d’une croupe brisée. Elle se termine par un pavillon d’angle couvert d’un toit en pavillon en ardoise. L’aile droite est constituée d’un corps de logis s’élevant sur deux étages avec comble et pavillon d’angle. L’ensemble est en brique avec chaînage en pierre du pavillon et des ouvertures de l’aile. L’ensemble est couvert d’un toit brisé en pavillon et d’une croupe. »
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Ces trous ou grottes, assez fréquents sur le territoire d’Houdain et de Bellignies, sont d’anciennes carrières souterraines où les Romains ont puisé leurs matériaux pour les immenses constructions qu’ils édifièrent à Bavay du II au IVe siècle de notre ère. En effet, les fouilles entreprises à Bavay ont établi que les constructions de l’époque romaine avaient été exécutées avec le calcaire oolithique de la région, appelé vulgairement sarrazyn. Ces carrières présentaient des galeries hautes de 2 m. Leurs orifices ont été bouchés au XIX e siècle. Dans les années 1970, les travaux d’extraction ont défoncé le sol et l’exploration est devenue impossible. Source Jean Mossay. Voir également le site Persée









