



Wignehies appartenait jadis à l’abbaye de Saint-Denis en France.
En effet en 1198, Guy, archevêque de Reims, fit don à l’abbaye de Saint-Denis en France du patronage de l’église de Wignehies. La donation fut ratifiée la même année par le pape Innocent III. De plus, l’abbaye était seigneur temporel et spirituel du village. Cette seigneurie, placée sous l’administration du prévôt de Solesmes, consistait en moyenne et basse justices, greffe, tabellionage, cens, rente, ventes, dîmes, terrage, rivière et pêcherie, moulin à eau, terres labourables, pâturages… Source : culture.gouv.fr
À partir du XIIIᵉ siècle, les terres de Saint‑Denis dans le Hainaut doivent relever de la haute justice locale : Wignehies est intégrée dans la suzeraineté de la pairie d’Avesnes, qui exerce les droits féodaux supérieurs.
Cette situation perdure jusqu’au XVIIIᵉ siècle : en 1787, le duc d’Orléans, titulaire de la pairie d’Avesnes, perçoit encore des rentes et le droit de chiennage à Wignehies, bien que l’abbaye de Saint‑Denis demeure propriétaire de la seigneurie jusqu’à la Révolution.
Au XVIIIᵉ siècle, la principale industrie de la commune était celle du verre, comme en témoigne un document daté de 1771 émanant de l’intendant du Hainaut, décidant que les ouvriers verriers de Wignehies, attachés à la verrerie du Houy, seraient maintenus dans l’exemption des corvées, en vertu du privilège accordé à leur corporation. La verrerie du Houy, fondée en 1599 par la famille de Colnet sur le territoire de Fourmies, bénéficiait de la proximité des vastes forêts de l’Avesnois, indispensables à l’alimentation des fours verriers.
Dès le XVIIIᵉ siècle, Wignehies comptait également de nombreux tisserands travaillant à domicile, préparant le terrain à l’essor textile du siècle suivant. Au XIXᵉ siècle, la commune connut une prospérité égale à celle de sa voisine Fourmies, à la suite du développement de l’industrie lainière vers 1825. Cette évolution industrielle se traduisit par la création de blanchisseries de toile, fabriques de bas et bonnets de coton, cinq filatures et trois tissages, fabriques de fil à dentelles, un haut fourneau et une verrerie. Plusieurs familles industrielles de Fourmies investirent à Wignehies, créant un tissu économique commun entre les deux communes.
Au début du XXᵉ siècle, Wignehies resta une importante agglomération industrielle, au point qu’un tramway la reliait à Fourmies dès 1907, facilitant le déplacement des ouvriers et l’acheminement des produits manufacturés.
Toutes ces activités fournissaient du travail à la population. Mais la crise de 1891 laissa de graves séquelles : plusieurs filatures fermèrent ou réduisirent leur activité, entraînant une baisse durable de l’emploi. Wignehies ne retrouvera jamais son rythme de croissance antérieure, même après la Seconde Guerre mondiale.
🟦 Église Saint‑Étienne de Wignehies

🟩 1. Extérieur de l’église
L’église actuelle occupe l’emplacement de l’ancien édifice détruit lors de l’incendie de 1675. Une première reconstruction fut réalisée en 1687, mais l’église fut finalement démolie en 1891 pour laisser place à un bâtiment plus vaste, adapté à une commune alors en pleine expansion industrielle.
La nouvelle église, bâtie en 1891 en moellons de pierre enduits d’un rosé caractéristique, fut inaugurée le 18 avril 1892 par Monseigneur Monnier, évêque de Lydda. À la fin du XIXᵉ siècle, Wignehies comptait près de 6 500 habitants, portée par la prospérité textile, ce qui justifiait la construction d’un édifice plus important, demandée par l’abbé Bernaux et soutenue par le maire Poulet.
L’église a accueilli deux figures marquantes :
- Michel Coquelet, prêtre assassiné au Laos puis béatifié,
- Philippe de Hautecloque, futur général Leclerc, qui y venait prier en 1939.
🟩 2. Intérieur de l’église
L’intérieur de Saint‑Étienne présente un ensemble riche et homogène de mobilier religieux de la fin du XIXᵉ siècle : triforium, autels latéraux, chapelle de Lourdes, chaire, confessionnaux (provenant de l’ancienne église), chemin de croix, statues, vitraux, monument aux morts.
⭐ Autels et marbreries
Les autels, y compris le Maître‑autel, ont été réalisés par la marbrerie Vienne de Cousolre, d’après des dessins de Pattein. Cette marbrerie, très réputée, est à l’origine de réalisations prestigieuses :
- escalier monumental du Kursaal d’Ostende,
- cheminée de l’hôtel de ville de Monaco,
- treize autels de la crypte de la basilique de Lisieux,
- monuments publics en France et à l’étranger.
⭐ Sculptures de Gustave Pattein
Toutes les sculptures de l’église ont été réalisées par Gustave Pattein (1849‑1924), sculpteur et dessinateur nordiste originaire de Steenvoorde, installé ensuite à Hazebrouck. Son œuvre est omniprésente dans les Flandres et le Nord, et confère à l’église une identité artistique forte.
⭐ Vitraux et éléments mémoriels
Le vitrail situé derrière le Monument aux Morts est l’un des éléments les plus remarquables : il intègre un “W” de Wignehies dans son motif supérieur. Lorsque le soleil traverse le verre, le logo se détache et illumine le monument dédié aux soldats morts pour la France. Ce monument a été restauré en 2015 par l’association Mémoire Vive.
⭐ Les grandes orgues Anneessens
Les orgues, installées dès l’ouverture de l’église, furent construites par le facteur belge Anneessens.
Elles comprenaient 27 jeux répartis sur trois claviers, soit plus de 1200 tuyaux.
Pendant la Première Guerre mondiale, les Allemands réquisitionnèrent les tuyaux en étain de la façade. Une nouvelle façade en zinc fut posée en 1922, mais elle résista mal au froid et à l’humidité. Aujourd’hui, seuls les tuyaux de façade subsistent, témoins d’un instrument autrefois remarquable.












Les photos ci-dessus proviennent de Wikimedia Commons Crédit à l’auteur : Chatsam, CC BY-SA 3.0,





Sculpteur – (1860-1928) (Jean) Charles Desvergnes- Entrepreneur Marcel Marron Voir le site le Patrimoine Mémoriel



🟩 3 Synthèse finale
Église Saint‑Étienne de Wignehies — reconstruite en 1890 et inaugurée en 1892, elle remplace l’ancienne église détruite après l’incendie de 1675. Son architecture en moellons enduits rosés reflète l’essor de la commune à la fin du XIXᵉ siècle. À l’intérieur, l’ensemble du mobilier sculpté est l’œuvre de Gustave Pattein, tandis que les autels ont été réalisés par la marbrerie Vienne de Cousolre. Les grandes orgues Anneessens, amputées en 1914, conservent aujourd’hui leur façade. Le vitrail du Monument aux Morts, intégrant le “W” de Wignehies, est l’un des éléments les plus remarquables. Depuis 2018, l’Association pour la sauvegarde de l’église Saint‑Étienne mène de nombreuses restaurations, assurant la préservation de ce patrimoine majeur de la commune.
🟦 L’Hôtel de Ville

Construite en 1876 comme résidence d’Émile Wittier, figure importante du textile et beau‑frère de François Boussus, la demeure fut édifiée dans un vaste parc proche de ses usines. Rachetée par la commune en 1922, elle devint l’actuelle mairie de Wignehies, reflet de l’essor industriel du XIXᵉ siècle.

🟦 Monument aux morts

Le monument aux morts de Wignehies se présente sous la forme d’un pilier commémoratif posé sur un piédestal, selon le modèle sobre et vertical adopté dans de nombreuses communes du Nord après la Grande Guerre. Il est orné d’une Victoire ailée, figure féminine symbolisant le triomphe et le sacrifice, sculptée par Meurant, dont le travail apporte une dimension héroïque et solennelle à l’ensemble. La partie monumentale en granit a été réalisée par la Société granitière Gaudier‑Rembaux, tandis que la statuaire est l’œuvre du sculpteur Meurant, auteur de plusieurs monuments mémoriels de la région. Ce monument associe ainsi un socle massif et une figure allégorique élancée, formant un hommage durable aux soldats de Wignehies morts pour la France.
🟦 Les salles des fêtes de Wignehies

1. L’ancienne salle des fêtes (Place François‑Mitterrand)
L’ancienne salle des fêtes de Wignehies, située près de la place François‑Mitterrand, était à l’origine une salle privée appartenant aux usines textiles de la rue des Soigneuses. Construite à la fin du XIXᵉ ou au début du XXᵉ siècle, elle servait d’espace de réunion et de loisirs pour les ouvriers et les cadres de l’industrie linière, à l’époque de la prospérité des filatures.
Reprise ensuite par la commune, elle est devenue obsolète malgré une rénovation partielle de la toiture au début des années 2020.

2. La nouvelle salle polyvalente : l’Espace Robert Berhuy (2023‑2025)
Pour la remplacer, la municipalité a reconverti l’ancien tissage Boué, bâti en 1990 par Robert Berhuy. Un chantier de 5,5 millions d’euros mené entre 2023 et 2025 a permis de démolir la friche Hubinet et de restructurer entièrement le site. Inauguré en août 2025, l’Espace Robert Berhuy accueille désormais la nouvelle salle polyvalente festive, un dojo, une salle de boxe et des locaux techniques.

🟦 Petits monuments du patrimoine communal


Stèle commémorative Dans le cimetière – « Hommage de la ville de Wignehies à ses résistants et déportés » [ Photo Didier MAHU ] (Relevé n° 137671)


🟦 La Salle des sports Pierre Coubertin

Les sources disponibles ne donnent pas de date de construction, mais la salle Pierre de Coubertin apparaît dans les inventaires sportifs communaux depuis les années 1980‑1990.
🟦 Hôpital hospice Fontaine Carlier

L’Hôpital‑Hospice Fontaine‑Carlier de Wignehies est issu des legs de Florent Fontaine (1878) et d’Auguste Carlier, qui souhaitaient la création d’un hospice pour vieillards et indigents. Détruit en 1914, il fut réinstallé après la guerre dans le château Legros, propriété d’un industriel textile. Transformé en maison de retraite en 1975 puis modernisé en 1991‑1992 et 2018, il est aujourd’hui l’EHPAD « Les Vertes Années », tout en conservant le nom historique Fontaine‑Carlier.
🟦 La Polyclinique de la Thiérache

La Polyclinique de la Thiérache à Wignehies a été ouverte en 1987 après le transfert de la clinique de Fourmies reprise par les docteurs Edmond et Elisabeth Koral, mari et femme. Établissement privé de chirurgie, elle compte environ 60 lits et emploie 50 à 99 salariés. Elle a développé un centre de consultations et un service de chirurgie ambulatoire dès 1993. Aujourd’hui, elle fonctionne sous forme de SA à conseil d’administration et réalise un chiffre d’affaires d’environ 7 millions d’euros par an.
🟦 les calvaires :
De nos jours Wignehies possède trois calvaires.

Il reste celui qui préalablement se situait à l’intersection des chemins de la Cloirière, de Wignehies à Féron et de Wignehies à Avesnes. Il fut restauré après la seconde guerre mondiale et la croix en bois fut remplacée par une croix en béton. Le Christ eut droit au cours d’une procession à une petite promenade installé sur un chariot tiré par deux chevaux. Ce chariot garni de tentures était conduit par Mr Clodomir CAVROT. Il se situait toujours au même endroit c’est-à-dire au carrefour des rues du Docteur Brunel, des Ecurgies et de la rue d’alsace Lorraine lorsqu’il fut déplacé ou plus exactement sa croix par la suite au cimetière lors de la construction de la cité de « la Cloirière ».
Source : L’association Mémoire vive de Wignehies.
Remerciements à Mme Marie France Michaux qui m’a gentiment transmis ces informations.
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Un deuxième calvaire se trouve également au cimetière. A son pied se trouvent les tombes de Fidel Lebon curé de Wignehies de 1851 à 1876, de Pierre Augustin Ferrot également curé de Wignehies de 1905 à 1914 et enfin celle de sœur Saint Alberic, directrice de l’ancien hospice de 1881 à 1905. Source : L’association Mémoire vive de Wignehies.
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Enfin le calvaire du Rambucamp existe encore au même endroit. Deux oratoires non daté et non dédié sont disposés de part et d’autre.


🟦 Les oratoires et les chapelles
🟦 Les filatures
Il existait au XIX e siècle, nous l’avons dit 5 filatures et 3 tissages.
En 1927 il existait encore 4 usines textiles : L.Delahaye (Filature et Tissage)- G. Bulteau (Filature de laine peignée)- Sté Boussus (Tissage mécanique) et Société Jourdain (Filature de laine peignée).


Cette filature, rue de Fourmies (aujourd’hui rue de Verdun) a laissé place à un lotissement.




François Boussus était un pionnier de l’industrie textile avec sa filature en 1865, un peignage en 1872 ainsi qu’un tissage.
La filature fut de nouveau démolie en 1943 par les autorités d’occupation.

Cette friche industrielle textile qui a accueilli les filatures Boussus et Hubinet est promis à la démolition. Cependant une partie historique (4000 m2) va subsister, rachetée fin 2018 par Frédéric Lepers, salarié dans la maintenance, qui veut louer les locaux.

En 1980, Wignehies comptait encore 10 industries dont 5 de confection de tissage. La plus grosse entreprise employait une cinquantaine de personnes et fabriquait des bouteilles de gaz. En 1980 et 1984 Wignehies perdit ses deux dernières entreprises textiles, licenciant plus de 200 personnes et laissant 25 000 m2 de friches industrielles.La municipalité racheta et réhabilita de 1985 à 1988 une des friches industrielles textiles, permettant à plusieurs entreprises de s’y installer et de préserver environ 80 emplois.

Elle aidera également la filature Hubinet, après son sinistre à Glageon, à se réinstaller dans l’autre friche textile (environ 10 000 m2) conservant ainsi l’une des dernières filatures du canton.
🟦 Les brasseries :
elles étaient au nombre de 5

Ministère de la culture

De source orale la brasserie coopérative et le logement patronal auraient été construits en 1899, date qui apparaît sur l’atelier de fabrication. En 1910 une malterie est édifiée dans le prolongement de la brasserie. Elle avait à cette date F Capelle pour Président et M Damineaux pour Directeur. En 1927 l’établissement est dirigé par MM. Thomas Henri et Séguin Albert. En 1946 la brasserie a le statut de société anonyme et est dirigée par M. Duval. Vers 1960 la grande brasserie moderne de Roubaix rachète l’ensemble. A partir de cette date la brasserie cesse de fonctionner. Actuellement elle sert de dépôt de boissons.
En 1927 la brasserie produisait 42 000 hectolitres de bière de fermentation haute ; en 1946 la production atteignait 50 000 hectolitres, toujours de fermentation haute. Source culture.gouv.fr
2 Brasserie Daublain Fontaine rue de Fourmies de 1890 à 1914
3 Brasserie des Flandres A Devos de 1901 0 1914
4 Brasserie J Lejeune de 1890 à 1914
5 Brasserie V Mairesse de 1890 à 1910 puis Gobille Mairesse jusqu’en 1914
Source : brasseriesdelavesnois.fr
🟦 La laiterie

La laiterie de Wignehies produisait en 1935 du beurre et du fromage à pâte molle.
🟦 Les moulins

Le premier moulin rencontré dans cette localité était le moulin Delsaut, actionné par deux roues avec le ruisseau de la Fontaine Rouge se jetant à ses pieds. Charles Delsaut, cabaretier à Wignehies l’avait acheté en 1835 à Nicolas Terret, propriétaire au Nouvion-en-Thiérache. Il fut démoli en 1838, reconstruit en 1840 puis de nouveau démoli en 1869.
Le second moulin au centre du village, qui provenait de l’abbaye de Saint-Denis, fut occupé par le meunier Jean Baptiste Fontaine dès 1753. A son décès en 1799, son fils Vincent Maximilien le loua à Nicolas François Bangères. Vers 1835, il fut acheté par Théophile Legrand, filateur à Fourmies. Celui-ci le convertit en filature de laine et y ajouta une machine à vapeur. En 1847 Boutard Fostier, filateur à Wignehies la possédait.En 1884 la veuve d’Henri Bourgeois Boutard la détenait. Les bâtiments ont été détruits en 1982 pour y laisser place à un lotissement.
Avant de quitter Wignehies pour changer de département et se mouvoir dans la commune de Rocquigny, l’Helpe Mineure faisait tourner dès 1750-1760 un moulin « à deux roues à ailes » dit moulin Paquié. Jean Lermuzeaux en était le meunier vers 1800 et sa veuve en 1806 fit bâtir au même endroit un autre petit moulin « d’une roue à pots à tournants ». Placide Descamps, meunier à Glageon, occupait le moulin Paquié en 1841 et 1865. Il fut démoli peu après 1882, le propriétaire étant alors Constant Sohier Descamps, demeurant à Avesnelles.

🟦 L’ancien château Boussus aujourd’hui disparu et l’actuelle propriété Boussus

En 1884, François Boussus achète pour 700 000 francs un vaste domaine forestier de 244 hectares à Beugnies. Cette acquisition prestigieuse lui vaut le surnom satirique de « baron de Beugnies » dans la presse locale.
Le domaine n’était pas une résidence : Boussus vivait dans sa demeure de Wignehies (dit le château de Boussus), où il menait un mode de vie de grand bourgeois, entouré d’une domesticité nombreuse, et recevait régulièrement industriels et personnalités politiques.


Cette propriété n’était qu’une construction annexe servant de logement au régisseur et au cocher. Le porche ouvrait sur les terrains et la propriété de François Boussus qui comprenait les usines et le château aujourd’hui disparu.
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🟦 La maison où séjourna le capitaine Philippe Leclerc de Hauteclocque du 5 octobre au 25 novembre 1939, ce capitaine qui ensuite général libéra Paris en 1944 à la tête de la 2e division blindée (DB).

La maison où séjourna le général Leclerc en 1939 tombe en ruine. Après des problèmes de succession, elle a fini par être rachetée par la commune en 2017. La municipalité fait appel à la Mission Patrimoine pour la sauver. Sinon, elle sera démolie. Affaire à suivre.
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🟦 Découvrez les anciennes rues de Wignehies et ce qu’elles sont devenues grâce à l’excellent site de Chrisnord
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🟦 Association pour la sauvegarde de l’église St Étienne de Wignehies
L’église Saint-Étienne de Wignehies est en très mauvais. Et les inquiétudes quant à son avenir sont légitimes. Il faudrait 5 M € pour la réhabiliter entièrement.
A l’initiative de Madame Marie France Michaux ainsi que de personnes très motivées et très impliquées, une association s’est créée, en juillet 2018, ayant pour nom tout simplement :
Association pour la sauvegarde de l’église St Étienne
de Wignehies
Cette association a pour mission de préserver le patrimoine religieux de la commune, en particulier l’église Saint‑Étienne et son mobilier. Elle agit en complémentarité avec la mairie, propriétaire du bâtiment, en prenant en charge les restaurations intérieures tandis que la commune assure les travaux structurels.
Depuis 2018, elle contribue activement à la préservation de l’édifice : restauration du confessionnal, rénovation du parvis, des assises de chaises, des mains courantes, de la salle Michel Coquelet, ainsi que de plusieurs plâtres, statues et vitraux (dont Le Baptême de Jésus et le Monument aux Morts). D’autres éléments du mobilier restent inscrits sur la liste des travaux à venir.
Forte d’environ 70 membres, l’association organise chaque année diverses actions pour financer les restaurations : marché de Noël, concours de belote, vente de meubles anciens et autres animations locales. Des appels aux dons sont également lancés : des bulletins et enveloppes sont disponibles à l’entrée de l’église et peuvent être déposés dans sa boîte aux lettres. Grâce à ses actions, ses événements et ses appels aux dons, elle contribue activement à la transmission de l’église Saint‑Étienne aux générations futures.
