


⭐ INTRODUCTION GÉNÉRALE – MAUBEUGE, UNE VILLE AUX MILLE HISTOIRES
Maubeuge est une ville dont l’histoire s’étend sur plus de treize siècles, depuis la fondation de l’abbaye de Sainte Aldegonde en 661 jusqu’aux reconstructions modernes du XXᵉ siècle. Au fil des siècles, elle a été ville monastique, ville drapière, ville fortifiée, ville de garnison, ville industrielle, puis ville reconstruite après les destructions des guerres mondiales. Cette page propose un parcours complet à travers les grandes étapes de son histoire, son patrimoine religieux et militaire, ses monuments civils, ses industries, ses brasseries, ses transports, et ses lieux emblématiques.
Le lecteur y trouvera :
🟥 – Origines et fondation de Maubeuge
La naissance de la ville autour de l’abbaye de Sainte Aldegonde, son intégration dans la Francie occidentale et les premiers siècles marqués par les incursions vikings.
🟥 – Maubeuge médiévale : drap, remparts et chanoinesses
L’essor textile, la charte communale, les remparts du comte Guillaume II, le puissant Chapitre de Sainte Aldegonde et les reconstructions successives.
🟥 – Maubeuge sous les Habsbourg et Vauban
Les sièges, les destructions, la cession à la France, la transformation de la ville par Vauban et la prévôté des Hennet.
🟥 – Maubeuge révolutionnaire et impériale
Les sièges de 1793, la résistance de 1814, la capitulation de 1815 et les débuts de l’industrialisation.
🟥 – Maubeuge industrielle (XIXᵉ siècle)
L’essor des usines de la vallée de la Sambre, la manufacture d’armes et les premières grandes entreprises métallurgiques.
🟥 – Maubeuge dans les guerres mondiales
Le bombardement de 1914, l’anéantissement de 1940 (98 % de la ville détruite) et les conséquences humaines et urbaines de ces conflits.
🟥 – La reconstruction par André Lurçat (1945–1970)
La refonte totale du plan urbain, les 11 000 logements construits, les équipements publics et la renaissance de la ville.
🟥 – L’Hôtel de Ville de Maubeuge
La mairie provisoire, le rôle de Paul Janin, puis la construction du nouvel Hôtel de Ville par André Lurçat, inauguré en 1970.
🟥 – Patrimoine religieux de Maubeuge
Un ensemble exceptionnel d’églises, chapelles, oratoires et calvaires, témoins de la vie spirituelle de la cité.
🟥 – Patrimoine civil et militaire
La Salle Sthrau, le Béguinage des Cantuaines, le Théâtre du Manège, le Pavillon des Officiers, les fortifications médiévales et celles de Vauban, la porte de Mons et le pont dormant.
🟥 – Statues, monuments et art public
Les sculptures de Charpentier, Pézieux, Schuwirth, Sicard, Mabuse, les monuments sportifs, l’ancre des marins, et les œuvres réparties dans la ville.
🟥 – Le kiosque à musique
Le kiosque décagonal de la Place Verte, lieu historique des concerts de la garnison et des sociétés musicales.
🟥 – Le zoo de Maubeuge
De la Roseraie de 1955 au parc zoologique moderne, son histoire, ses animaux, ses évolutions et la tornade de 2008.
🟥 – Le passé économique et industriel de Maubeuge
Sous‑le‑Bois, Senelle, Douzies, les machines‑outils Sculfort‑Fockedey, les mosaïques, les fonderies, les ateliers, et la reconversion culturelle.
🟥 – Les brasseries de Maubeuge
Les Brasseries Réunies (Pont Allant), la brasserie‑malterie coopérative des faubourgs, leur production, leur architecture et leur évolution.
🟥 – Le tramway de Maubeuge (1880–1951)
Les lignes, les motrices, les destructions de 1914, la survie du réseau, puis la disparition du tramway en 1951.
🟥 Les Moulins à eau
Les moulins qui ont rythmé la vie économique de la vallée de la Sambre, moteurs essentiels de l’activité meunière, métallurgique et agricole.
🟥 Les brasseries de Maubeuge
Les grandes brasseries industrielles, les coopératives, les malteries, leurs productions, leurs marques, leurs architectures et leur évolution au fil des siècles.
🟥 Maubeuge : son économie d’aujourd’hui
Les zones industrielles modernes, MCA‑Renault, les reconversions, les services, les commerces, les dynamiques actuelles et les défis économiques du territoire.
Après avoir présenté les grandes thématiques qui composent l’identité de Maubeuge, il est naturel de commencer ce voyage par ses origines. Car avant d’être ville fortifiée, industrielle ou brassicole, Maubeuge fut d’abord un monastère fondé par Sainte Aldegonde, autour duquel s’est formée une communauté, puis une cité.
C’est donc ici que commence l’histoire.
🟥 – Origines et fondation de Maubeuge
🟦 – Sainte Aldegonde et la naissance de la ville (661)
Vers l’an 661, Sainte Aldegonde fonde une abbaye de femmes sur les bords de la Sambre. Ce monastère, établi dans un lieu encore sauvage, devient rapidement le noyau autour duquel se forme la future ville de Maubeuge. L’abbaye attire des religieuses, des artisans, des paysans, et structure un premier habitat organisé. La personnalité d’Aldegonde, issue de la noblesse mérovingienne, marque durablement l’identité spirituelle et culturelle de la cité.
🟦 – Maubeuge dans la Francie occidentale (870)
En 870, le traité de Meerssen rattache Maubeuge au royaume de Francie occidentale. Ce changement politique l’intègre dans un espace carolingien en pleine structuration administrative. Le bourg, encore modeste, profite de cette stabilité pour développer ses activités, notamment l’artisanat et les premiers échanges commerciaux. Cette période pose les bases de son futur rôle dans le comté de Hainaut.
🟦 – Les pillages vikings (876–881)
La fin du IXᵉ siècle est marquée par deux incursions vikings, en 876 puis en 881. Les bandes venues du nord ravagent l’abbaye et les habitations environnantes, interrompant brutalement l’essor du bourg. Ces attaques, fréquentes dans la vallée de la Sambre, témoignent de la vulnérabilité des établissements religieux carolingiens. Malgré ces destructions, Maubeuge se reconstruit et poursuit son développement.
🟥 – Maubeuge médiévale : drap, remparts et chanoinesses
🟦 – Une ville du drap et une charte communale
Sous les premiers rois carolingiens, Maubeuge fait partie du comté de Hainaut. Le bourg se développe grâce à une activité textile florissante. La ville reçoit une charte communale, signe de son importance économique et de son autonomie croissante. À la fin du Moyen Âge, Maubeuge devient l’une des grandes cités drapières de la région.



🟦 – Les remparts du comte Guillaume II (1369)
La première enceinte du domaine des chanoinesses disparaît dans un incendie à la fin du XIVᵉ siècle. En 1369, le comte Guillaume II de Hainaut autorise la construction de nouveaux remparts plus vastes : six portes, vingt‑deux tours, près de trois kilomètres de murailles. Cette fortification ambitieuse témoigne de la richesse de la ville et de sa volonté de se protéger dans une période troublée.
🟦 – Une ville saccagée plus de vingt fois avant 1678
Malgré ces défenses, Maubeuge subit plus de vingt pillages et destructions entre le XIVᵉ siècle et son rattachement à la France en 1678. Située sur une zone stratégique, au carrefour des puissances européennes, la ville est régulièrement prise, incendiée ou rançonnée. Cette instabilité forge une identité urbaine résiliente, marquée par les reconstructions successives.
🟥 – Maubeuge révolutionnaire et impériale
🟦 – Le siège de 1793 : le prince de Cobourg
En 1793, au cœur des guerres révolutionnaires, Maubeuge est assiégée par les troupes autrichiennes du prince de Cobourg. La ville résiste plusieurs jours, mais la victoire française de Wattignies oblige les assiégeants à lever le siège. Cet épisode renforce la réputation militaire de Maubeuge, déjà habituée aux conflits en raison de sa position stratégique sur la Sambre.
🟦 – La résistance de 1814 : le colonel Schouller
En 1814, lors de l’invasion des armées coalisées, Maubeuge se distingue par une résistance énergique sous le commandement du colonel Schouller. Malgré la pression ennemie, la ville tient ses positions et retarde l’avancée des troupes. Cet acte de bravoure est encore commémoré dans la mémoire locale, notamment à travers les inscriptions de la porte de Mons.
🟦 – La capitulation de 1815 après Waterloo
L’année suivante, après la défaite de Waterloo, Maubeuge ne peut éviter la capitulation. La ville est occupée par les armées prussiennes et russes, qui y installent leurs garnisons. Cette occupation marque la fin de la période impériale et ouvre une nouvelle phase de reconstruction et de réorganisation administrative.
🟦 – Le renouveau industriel du XIXᵉ siècle
Après les guerres, Maubeuge retrouve la prospérité grâce à l’essor industriel de la vallée de la Sambre. Les usines métallurgiques, les ateliers de transformation et les manufactures se multiplient. La ville possède notamment une manufacture d’armes réputée, active jusqu’en 1835, qui contribue à sa renommée nationale. Ce dynamisme industriel transforme profondément le paysage urbain et social de Maubeuge.
🟥 – Maubeuge dans les guerres mondiales
🟦 – Le siège et le bombardement de 1914

En 1914, Maubeuge se retrouve en première ligne lors de l’offensive allemande. La ville, protégée par ses fortifications et sa garnison, oppose une résistance acharnée pendant plusieurs jours. L’artillerie allemande bombarde intensément les quartiers civils et militaires, provoquant de lourds dégâts. Malgré la ténacité des défenseurs, Maubeuge finit par capituler. Ce premier épisode de la Grande Guerre marque profondément la ville, qui sort meurtrie de ce siège brutal.
🟦 H3 – Les destructions de 1940 : une ville anéantie à 98 %

Le 17 mai 1940, Maubeuge subit une nouvelle tragédie. Les avions allemands larguent des bombes incendiaires sur la ville, provoquant des feux incontrôlables. Lorsque les troupes ennemies pénètrent dans Maubeuge, elles achèvent la destruction en incendiant les immeubles encore debout. Le bilan est effroyable : 98 % des maisons sont détruites. La ville, déjà éprouvée en 1914, est cette fois presque entièrement rasée.
🟦 – La reconstruction par André Lurçat (1945–1970)
Après la guerre, Maubeuge doit être entièrement repensée. André Lurçat, nommé « architecte en chef du Bassin de la Sambre », entreprend une reconstruction d’une ampleur exceptionnelle. Il redéfinit les tracés urbains, modifie les niveaux de la ville haute et de la ville basse, et conçoit une architecture moderne, rationnelle et fonctionnelle. Ce chantier colossal, mené jusqu’en 1970, permet d’édifier 8 525 immeubles, soit près de 11 000 logements, auxquels s’ajoutent 2 500 constructions supplémentaires entre 1977 et 1983. La ville renaît littéralement de ses ruines.
🟦 – Le renouveau industriel et la reconversion (1945–1990)
À la fin de la guerre, plusieurs industries renommées s’installent dans la région, donnant un nouvel élan économique à Maubeuge. Mais entre 1962 et 1968, le Bassin de la Sambre traverse une grave récession. Pour éviter l’effondrement industriel, la ville doit se reconvertir et diversifier ses activités. La création d’une zone industrielle permet l’installation de l’usine Chausson en 1971, future Maubeuge Construction Automobile (MCA), filiale de Renault. Cette implantation redonne un souffle à l’économie locale, mais la crise de 1975 à 1990 frappe durement le bassin, qui perd près d’un quart de ses emplois. Malgré une amélioration progressive, la situation économique de Maubeuge reste fragile.
🟥 – Patrimoine religieux de Maubeuge
🟦 – L’ancien Chapitre des Chanoinesses

La légende de Sainte Aldegonde
Aldegonde, née à Cousolre, de parents issus des rois mérovingiens, voulant échapper à une demande de mariage d’un prince anglais nommé Eudon, s’enfuit de la maison paternelle. Elle se réfugia au bord de la Sambre, devant l’endroit où s’édifia par la suite la ville de Maubeuge. Elle fit jaillir une fontaine pour qu’elle puisse se désaltérer puis traversa la Sambre en marchant sur les eaux, soutenue par les anges. Elle se rendit alors auprès des saints évêques Amand et Aubert qui se trouvaient à Hautmont. Ici, l’Esprit-Saint, sous la forme d’une colombe, lui déposa sur sa tête le voile des vierges qui la consacra à Dieu. Aldegonde fonda alors le monastère qui donna naissance à la ville.
Le chapitre de Sainte Aldegonde
L’enclos du chapitre de Sainte Aldegonde s’étendait sur une grande partie de la ville. Il renfermait de nombreux bâtiments et était primitivement limité par une forte muraille crénelée qui disparut par suite de divers incendies.
Le chapitre devint très puissant et persista jusqu’à la Révolution. Seules y étaient admises les jeunes filles pouvant justifier de seize quartiers de noblesse, huit dans chaque ligne. Les plus grandes familles d’Europe y furent représentées. A vrai dire, la règle était peu sévère. Les chanoinesses ne s’y retiraient en général que dans l’attente d’un beau mariage. Elles donnaient des fêtes à la garnison, voire des bals. Le roi, lorsqu’il venait à Maubeuge, avait le privilège de les embrasser toutes. Source Jean Mossay
Le monastère renfermait également une petite église nommée Vieux-Moustier, qui fut démolie en 1751, et l’église collégiale de Sainte Aldegonde, consacrée en 661. Brûlée en 1387 et 1478, elle fut rebâtie de 1480 à 1511, dans le style de transition du gothique à la renaissance. On y comptait huit chapelles richement ornées. C’était le lieu de sépulture des abbesses. Située sur l’emplacement de la Place Verte, elle fut pillée sous la Terreur, convertie en ambulance, en dépôt d’artillerie, et démolie en 1802 .
Cependant les maisons des chanoinesses, situées en contrebas, subsistent.
Dans les années 1980, une partie du chapitre accueillait une clinique et un musée. Les bâtiments, classés Monuments Historiques depuis 1941, abritent désormais le lycée Notre-Dame de Grâce.
🟦 – L’église Saint‑Pierre et Saint‑Paul
13 avenue Franklin-Roosevelt

Un incendie détruisit en 1815 la vieille église de Maubeuge. Un édifice fut reconstruit dans un style néo-classique mais fut à son tour la proie des flammes en 1944, par fait de guerre.
André Lurçat travailla à la reconstruction de l’église avec Henri Lafitte qui fit un avant-projet art-déco en 1947, lequel aboutit à un projet sobre prévoyant des matériaux modernes.



La construction débuta en 1955 et la réception définitive eut lieu en décembre 1960. l’édifice est entièrement en béton, couvert d’une terrasse. Les poteaux porteurs séparent les trois vaisseaux de la nef et forment un arc de cercle entre le choeur et le déambulatoire. Deux chapelles latérales occupent les bras du transept.
La mosaïque extérieure est réalisée en émaux de Murano par Schmidt-Chevallier, d’après les cartons du tapissier Jean Lurçat, frère de l’architecte, et les mosaïques intérieures par Catherine Lurçat, fille de l’architecte.


Les statues des saints Pierre et Paul sont des œuvres du sculpteur Félix Roulin, mises en oeuvre par le marbrier Pouillon, de Cousolre (Nord).

L’orgue, réalisé par la manufacture Grandes Orgues de Lyon a été remplacé en 1993 par un orgue de style néoclassique placé dans le choeur et réalisé par le facteur d’orgues Bernard Cogez. Les vitraux, en dalle de verre, ont été réalisés par Bernard Pelletier dans les années 1970.


Le chemin de croix originel, réalisé par Catherine Lurçat, également l’auteur des mosaïques du banc de communion et du maître-autel, est situé dans le déambulatoire. Un second chemin de croix, réalisé par Livio Korn en 1994, a été placé dans la nef.


Source Actuacity Maubeuge
L’église abrite deux chapelles latérales : la chapelle du Saint-Sacrement et la chapelle de Sainte Aldegonde. Celle-ci contient le reliquaire du voile de la Sainte, la crosse abbatiale et la chasse des reliques.

- Ce reliquaire-monstrance est une précieuse merveille d’orfèvrerie. Sur un socle d’argent, incrusté de cabochons d’émail, deux anges, à demi-agenouillés, et qui évoquent les chefs-d’oeuvre de la peinture flamande, élèvent dans leurs mains, dans un cylindre de cristal, le voile de laine que, suivant la légende, le Saint-Esprit aurait fait descendre lui-même sur la patronne de Maubeuge. Au-dessus du cylindre, un petit dais qui abrite une statuette de la sainte en prière devant un lutrin. Une colombe lui apporte son voile. Un crucifix domine les arceaux gothiques du plus fin travail. L’ensemble est date de 1459. Un parchemin renfermé dans le cylindre révèle en effet que le voile de sainte Aldegonde y a été déposé le 16 juin de cette année-la. Le reliquaire porte le poinçon de la guilde de Valenciennes (un lion rampant).
- La crosse, dite de sainte Aldegonde servait jadis l’abbesse du chapitre, et daterait des années 1230. Sa volute en argent repoussé et doré a été exécutée par l’un des grands orfèvres mosans, le frère Hugo d’Oignies, dont les œuvres font la richesse du trésor des Sœurs de Notre-Dame à Namur. Cette volute d’une rare luxuriance est ornée d’un enroulement de feuillages parmi lesquels courent des lièvres, des sangliers, des cerfs poursuivis par des chasseurs et des chiens. Mais les détails doivent être examinés à la loupe, tant ils sont minutieux. C’est une véritable merveille d’orfèvrerie. La hampe est en buis. Elle est aussi du XIIIe siècle. Autour de cette hampe, s’enroulent de petits tableaux sculptes, au nombre de 36, et représentant des scènes de la vie du Christ. Ils sont entremêlés d’inscriptions en caractères primitifs. La crosse est faite de trois tronçons, qui se vissent bout a bout.
- La chasuble : sa forme est du XIVe siècle, mais l’étoffe est beaucoup plus ancienne C’est un tissu de lin et de soies cramoisies broché or. Les fils en ont été patiemment découpes dans une baudruche, préalablement recouverte d’or. Il semble, avec ses dessins de perroquets affrontés surmontant une plante stylisée, titre d’origine syrienne ou persane. Emile Mâle fait remonter en effet le thème des animaux affrontés aux plus anciennes civilisations de l’Asie. Et certains archéologues datent ce tissu du VII e siècle. Cependant, il est plus raisonnable de penser que ce tissu oriental ait été rapporté vers l’époque des Croisades, c’est à dire au XI ou XII e siècle. La galon proviendrait de Palerme mais son origine véritable serait arabe. Source Jean Mossay
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🟦 – L’église du Sacré‑Cœur (Faubourg de Mons)
134 Route de Mons

L’église primitive datant de 1911 et le faubourg de Mons furent bombardés pendant la seconde guerre mondiale. L’église fut reconstruite et consacrée en 1957.


C’est en 1947 que l’abbé Paul Vaillant, récemment nommé Curé de la paroisse du Sacré-Cœur, remarqua les nombreux témoignages de dévotion à Sainte Rita dont la statue était placée dans le fond de l’église provisoire (ancienne école du Faubourg de Mons), d’où la naissance de ce pèlerinage local. Source Sainte Aldegonde en Val de Sambre
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🟦 – L’église Notre‑Dame du Tilleul (Sous‑le‑Bois)
Place René Hamoir
L’église est due à René Hamoir (sté métallurgique de Senelle-Maubeuge) qui change la physionomie du quartier en faisant construire des rues, des maisons, l’église, le presbytère et le cimetière entre autre.

L’intérêt majeur de l’église Notre-Dame du Tilleul est d’être le seul édifice religieux à charpente métallique dans la région. Datée de 1864, elle a succédé à l’église Saint-Augustin de Victor Baltard, premier édifice religieux à structure entièrement métallique réalisé en 1860 à Paris. Elle est également le témoin du développement d’un secteur industriel très important dans le département du Nord : la métallurgie.







L’enveloppe extérieure en briques, à l’allure massive, fut dessinée par l’architecte Louis Dutouquet. Elle contraste complètement avec les charpentes métalliques de l’église rendues légères par les motifs en dentelle imaginées par l’ingénieur des Hauts Fourneaux M. Vopel et confectionnées dans l’usine Senelle.
L’église se compose d’une nef de six travées séparée des bas côtés par des colonnes métalliques soutenant des arcades plein cintre, un chevet en hémicycle et un clocher octogonal coiffé d’une flèche ardoisée au-dessus de la façade triangulaire.
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🟦 – L’église de l’Immaculée Conception (Douzies)
Rue Victor Hugo

L’église actuelle remplace une chapelle primitive du XVIème siècle.
Le clocher-porche, en façade se termine par une flèche polygonale.

Une statue de la Vierge orne la façade, au niveau de l’oculus.

On voit sur cette photo de 1934 l’autel de l’église de Douzies orné de tous les outils de travail des ouvriers locaux un jour de Saint Eloi (1er décembre), fête de tous les métallurgistes et cultivateurs.

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🟦 – Temple protestant (Quai de Jemmapes)

Construit en 1901 rue Parmentier ou rue du Halage,il fut détruit en 1940.

Le temple fut reconstruit et le premier culte y fut célébré le 24/09/1989.
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🟦 – Oratoire Sainte‑Famille (1773)

L’édifice est situé dans le cimetière du Centre. Il a été démonté à un moment donné car la console est ici placée en haut du fût alors qu’elle devrait se trouver sous la niche. De plus la pierre qui constitue la niche est beaucoup plus récente. « Cette chapelle érigée S.J Becquet à l’honneur de la Sainte Familles Je–us Marie joseph 1773 « .
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🟦 – Oratoire Saint‑Alexis (1828, disparu)
Un oratoire dédié à St Alexis de 1828 a disparu : il était au 48 rue du Marais à Douzies. Il était d’une seule pierre et était enterré jusqu’à la niche. Cet oratoire étant inconnu du voisinage, sa disparition doit remonter dans les années 1970 1980.
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🟦 – Chapelle du Béguinage des Cantuaines (XVIᵉ siècle)

Cette chapelle, rue de la Croix, est située dans l’enclos du béguinage des Cantuaines dont le bâtiment fut donné aux femmes de la bourgeoisie déchue appelées alors Cantuaines, par Jean Gippus, doyen des chanoines du Chapitre de Saint-Quentin à sa mort en 1562 . En échange de ces bienfaits, les consœurs devaient prier pour le repos de l’âme du donateur. Les exécuteurs du testament aménagèrent la maison, l’entourèrent d’un enclos et y firent édifier cette chapelle. Source : http://maubeugeencarte
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🟦 – Chapelle des Sœurs Noires

La chapelle dite des Sœurs Noires appelées ainsi en raison de la couleur de leurs vêtements, formait jadis l’angle du marché aux Herbes et de la rue Française. En dépit des guerres elle a été conservée sous sa forme actuelle derrière la résidence du Building. Après avoir servi de dépôt militaire, et accueilli après la seconde guerre mondiale une société de musique, la première bibliothèque municipale, le temple protestant, elle est aujourd’hui le siège de l’Université du Temps Libre où se donnent des conférences, expositions et échanges. Contiguë à l’ancien hôpital militaire elle a été longtemps associée à ce nom. Source : Maubeuge A travers cent rues places et lieux-dits de Pierre Henry La Voix du Nord
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🟦 – Chapelle Sainte‑Aldegonde (Glacis)

La Chapelle Ste. Aldegonde se trouve au petit faubourg du « même nom» plus connu sous le nom de Glacis. La chapelle a été démolie par l’explosion de la poudrière de l’Arsenal de Falise le 6 Septembre 1914 vers 18 heures. Une nouvelle chapelle fut construite au début des années 50.
Source : http://chapellesaintealdegonde.blogspot.fr/
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🟦 – Chapelle Sainte‑Thérèse (1947)

Chapelle au Faubourg de Montplaisir-Grattière. Vers 1945, M. Cognaut fit don d’un terrain pour l’érection d’une chapelle. Sous l’impulsion de l’abbé Hardy, puis de l’abbé Joseph Bras, celle-ci fut construite à partir de 1947 par des ouvriers des entreprises du secteur, grâce aux dons en nature des usines et entreprises d’Hautmont et de Maubeuge et aux souscriptions des paroissiens. Elle fut consacrée vers 1949-1950.
La chapelle en brique, à ossature métallique, est de plan rectangulaire. Elle présente un unique vaisseau de cinq travées éclairé par des ouvertures en arc brisé. Une rangée de salles a été ajoutée au côté droit de l’édifice postérieurement à sa construction. Un simple clocher-signal en bois porte des hauts parleurs. L’église renferme un autel réalisé par l’entreprise Leriche, établie à Maubeuge. Source : patrimoine.hautsdefrance.fr/
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🟦 – Chapelle des Sars (1971)

Elle se situe rue des Sars à coté de la place Albert Pauvros à environ 100 m de l’ancienne chapelle du même nom . La ville de Maubeuge confia les plans à l’architecte Dardenne en 1971 et la première messe eut lieu le 16 septembre 1972

L’ancienne chapelle des Sars, construite en front de rue à l’angle droit de la rue des Sars et de la rue de la Chapelle datait de l’époque de la construction du château de la Seigneurie de Petit Sars (1596). Après la Révolution, la chapelle, bien que fortement abîmée, fut conservée et devint la propriété de la Ville de Maubeuge, en conformité à une déclaration antérieure de l’Assemblée Nationale en 1790. Elle fut restaurée par Victor Moreau et Pierre Hurbin avec le soutien de quelques habitants du Faubourg des Sars et inaugurée en 1876. Source : http://segneuriedepetitsars.blogspot.fr/
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🟦 – Chapelle désacralisée (rue Jean‑Jaurès)

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🟦 – Chapelle Saint‑Ghislain (1861)

Le Cercle des anciens de la croix Saint-Ghislain a souhaité redonner en Août 2011 un peu de son lustre à cette construction dont une pierre porte la date de 1703.
C’est en effet l’association qui possède les clés de la chapelle : «elle appartenait à une dame âgée qui s’en occupait. Mais lorsqu’elle est décédée, sa fille ne souhaitait pas continuer et nous a confié les clés» explique Pierre Fayard, président du cercle.
Source : http://www.lobservateur.fr/sambre/maubeuge/2011/08/26/maubeuge-des-benevoles-renovent-la-chapelle-de-la-croix-saint-ghislain/
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🟦 – Chapelle route d’Elesmes

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🟦 – Chapelle avenue Jean‑Jaurès

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🟦 – Calvaires (Faubourg de Mons, cimetière du Centre, Sous‑le‑Bois)

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Le calvaire est dédié à la sépulture des doyens de Maubeuge.
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🟥 – Patrimoine civil et militaire
🟦 H3 – La Salle Sthrau (1620–1929)


A l’origine cette salle des fêtes est la chapelle du collège des Jésuites rue Georges Paillot. Elle a été construite en 1620-1625 et est de style baroque. En 1655 Louis XIV assista à la messe dans ces lieux. Elle fut pillée à la Révolution et rebaptisée « Salle Sthrau » du nom du petit tambour alsacien, mort à Dourlers le 15 octobre 1793 lors de la bataille de Wattignies. En 1833 le roi Louis Philippe participa ici à un bal. Après avoir été salle de bal, elle devint écurie, salle de musique puis un musée au début du XX è siècle. Elle fut incendiée lors de la guerre 14-18. Henri Lafitte restaura l’intérieur dans le style Art Déco entre 1923 et 1929. Façade inscrite à l’inventaire des Monuments Historiques en 1958 et intérieur de la salle en 1997. Source : Tourisme Maubeuge : Collège Coutelle et Salle Sthrau



Il en aura fallu du temps (et de l’argent), pour que la salle Sthrau retrouve son faste d’antan. Fermée en 1998, la ville a mis plusieurs années et lancée une souscription, via la Fondation Patrimoine notamment, fait appel à des mécènes, pour financer les 5 millions de travaux nécessaires à la restauration de la salle de bal. Un gros chantier pour un lieu chargé d’Histoire Source FR 3 Hauts de France
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🟦 H3 – Le Béguinage des Cantuaines



Sa réhabilitation permettrait d’accueillir des équipes artistiques entières
Ce bâtiment issu du XVIe siècle fut la demeure de Jean Gippus, doyen des chanoines du Chapitre de Saint-Quentin qui était annexé au monastère de Sainte-Aldegonde et qui à sa mort en 1562 en fit donation, pour accueillir des femmes de la bourgeoisie déchue, appelées alors Cantuaines. L’intérieur se compose de sept cellules formant béguinage. Chaque béguine possédait une cellule aménagée sur un étage avec un jardin. Outre le logement, une somme d’argent leur était allouée afin de les aider à vivre. En échange de ces bienfaits, les consœurs devaient prier pour le repos de l’âme du donateur. Les exécuteurs du testament aménagèrent la maison, l’entourèrent d’un enclos et y firent édifier une chapelle. Les sept cheminées correspondant aux cellules intérieures ont été préservées. Seules l’adjonction de lucarnes à la capucine afin de donner jour aux combles et la suppression d’un auvent au-dessus du portail d’entrée modifient la construction initiale. La bâtisse reçoit actuellement dans la proximité du Théâtre du Manège, des artistes en résidence. Ce bâtiment est classé Monument historique depuis 1988 et devrait être bientôt restauré.
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🟦 H3 – Le Théâtre du Manège (1831–1983)


Le Théâtre du Manège occupe un ancien bâtiment militaire construit en 1831 à proximité du Pavillon des officiers, au sein des casernements de Joyeuse. À l’origine manège équestre de la garnison, il servait à l’entraînement de plus de 800 chevaux. Le lieu changea ensuite de vocation : entrepôt de vivres en 1914, salle de bal après la Première Guerre mondiale, puis salle de sports et atelier de chemiserie. Transformé en théâtre en 1983, il est aujourd’hui une scène nationale reconnue, proposant une programmation contemporaine ambitieuse et accueillant notamment les festivals VIA en mars et Les Folies en juin. Il mène également une politique culturelle commune avec la ville belge de Mons.
🟦 H3 – Le Pavillon des Officiers (1713)

Derrière le Théâtre au Manège se situait autrefois le Pavillon. Édifié en 1713, il servait à loger les officiers. Il était doté de 48 chambres de maître et autant pour les domestiques. Le rez de chaussée comprenait cantine, cuisine, corps de garde, salle de rapport, cercle bureau de mobilisation et service d’intendance. Le grenier servit de magasin d’habillement. Il est aujourd’hui le siège de l’Agglomération Maubeuge Val de Sambre.
🟦 – Les fortifications de Vauban (1680–1685)
Le château-fort construit au sud de la ville, près de la Sambre, pour protéger le monastère de Sainte Aldegonde, fut le commencement de la forteresse de Maubeuge. Dans le Xe siècle, la ville était défendue par une muraille et des retranchements. En 1182, l’enceinte ne put être forcée par les troupes du duc de Brabant. En 1339, le comte de Hainaut, Guillaume II, permit aux habitants d’agrandir leur cité en y ajoutant cent pieds tout autour ; elle fut alors enfermée dans une muraille, flanquée de grosses tours rondes et percée de six portes. Après la destruction de Maubeuge, en 1478, par Louis XI, roi de France, les fortifications furent en partie relevées, mais, en 1493, les Français, qui l’occupaient, en renversèrent encore les murs et les portes qui furent réparés au moyen d’un emprunt autorisé, par Charles Quint, en 1527. En 1543 et 1554, elles furent encore très endommagées par les attaques du dauphin , fils de François Ier, et du roi Henri II.

Elles furent, cette fois, réparées en appliquant à ces travaux du consentement de Philippe II, roi d’Espagne, le produit de divers impôts. En 1679, après la cession de la ville à la France, le maréchal de Vauban fit complètement démolir les fortifications ; il rétrécit l’enceinte des deux tiers. On construisit, de 1680 à 1685, d’après ses plans, de fortes murailles, disposées en heptagone, flanquées de sept bastions, surmontés de cavaliers et défendues par de nombreuses demi-lunes et un ouvrage à cornes ; deux forts, l’un à l’est et l’autre à l’ouest, y furent ensuite ajoutés, et enfin , en 1709, on établit un camp retranché sur la rive droite de la Sambre.
🟦 – Les portes de Maubeuge (dont la porte de Mons)
Maubeuge eut six portes, quatre grandes : au Nord-Ouest, celle de Salmoncamps, l’une des plus belles de la province; au Nord, celle de Mons ; à l’Est , celle de la Croix, et au Sud, celle de la Maladrerie ; deux petites , la première, à l’Ouest, dite de la Picquerie, et la seconde, près de celle de Mons, nommée de Binche.

Aujourd’hui, il n’en existe plus qu’une, celle de Mons, au Nord. On y a gravé, lors de sa construction , en 1685 , une légende latine consacrant l’établissement des fortifications par Louis XIV.
- la porte de Mons
Au nord, sur la place Vauban, s’adosse contre la muraille la porte de Mons, ouvrage en pierre de taille surmonté de combles à la Mansart. Construite en 1682 avec des matériaux d’origine locale (brique, pierre bleue et grès) pour mettre en avant la puissance de Louis XIV, c’est la seule rescapée des portes de l’enceinte. Elle s’ouvre depuis trois arcades vers un parcours ludique au cœur des fortifications. La façade exposée vers l’intérieur possède un pont-levis et s’enchâsse dans la muraille surmontée d’un talus. Elle est percée d’une arcade et expose une architecture triomphante d’esprit baroque. Un écu en latin rappelle la fin de travaux en 1685 et deux plaques rendent hommage aux défenseurs de Maubeuge (le colonel Schouller en 1814 et le général Fournier en 1914).
🟦 – Le musée du Corps de Garde
À l’origine, la porte abritait un corps de garde, des logements pour les troupes et un cachot. Le corps de garde pouvait accueillir, comme son nom l’indique, une garde de 15 hommes. Étant proche de l’octroi, ces hommes contrôlaient les passeports des voyageurs et assurer le service des ponts-levis. Ce corps de garde fut occupé jusqu’en 1914 puis fut laissé à l’abandon jusqu’en 1979. À cette date, l’Association Renaissance Vauban lui offrit une restauration totale.
Depuis 1924, la porte de Mons est classée Monument historique. Elle a accueilli la police nationale et accueille maintenant l’office du tourisme ainsi que la Maison Folie de Maubeuge (à la suite de Lille 2004).
🟦 – Le pont dormant
La porte de Mons rejoint par une voie étroite et pavée le pont dormant formé de huit voûtes en pierre de taille franchissant un large fossé verdoyant pour découvrir au bord d’une demi-lune, l’ancien corps de garde qui abrite un musée d’histoire militaire. Ce musée du Corps de Garde crée une ambiance militaire en exposant différentes collections d’uniformes, d’armes de la manufacture de Maubeuge, des maquettes, des casques, des boulets de canons…
🟦 – Casernes, pavillons et arsenal (XVIIᵉ–XVIIIᵉ siècles)
À la fin du XVIIᵉ siècle, Maubeuge se dote d’un vaste ensemble militaire destiné à accueillir la garnison et à renforcer la défense de la place forte. Les casernes, les pavillons et l’arsenal sont construits dans le prolongement des travaux de Vauban, qui a profondément remodelé la ville. L’ancien hôpital Saint‑Macaire, ou Hôtel‑Dieu, est transformé en hôpital militaire en 1701. À cette date, les bâtiments du couvent des Sœurs Noires sont également intégrés au dispositif militaire. La manufacture d’armes, fondée en 1701, joue un rôle important dans l’économie locale avant d’être supprimée en 1835.
🟦 – Les survivants du patrimoine militaire
Malgré les destructions successives — démantèlement des fortifications sud, disparition de la porte de France, ruine de nombreux casernements — deux bâtiments militaires ont traversé les siècles. Leur conservation est exceptionnelle dans une ville dont l’histoire a été marquée par les sièges, les incendies et les reconstructions. Ces édifices témoignent de la puissance militaire de Maubeuge et de son rôle stratégique dans le Nord de la France.
🟦 – Le magasin à poudre (rue de la Croix)
Situé près de la rue de la Croix, le magasin à poudre se présente comme une salle voûtée recouverte d’une épaisse enveloppe de terre destinée à absorber les explosions.

Il ne possède aujourd’hui aucune affectation permanente, mais sert ponctuellement de lieu d’exposition ou de manifestation culturelle. Dans le plan initial de Vauban, trois magasins à poudre étaient répartis stratégiquement le long de l’enceinte intérieure pour sécuriser le stockage des munitions. Celui de la rue de la Croix est le seul à subsister.
🟦 – L’arsenal (1678–1689)

Construit entre 1678 et 1689, l’arsenal est un bâtiment monumental de 103 mètres de long pour 12 mètres de large, réparti sur trois niveaux. Il fait partie des casernements prévus pour loger les troupes de la garnison. À partir de 1701, il sert de dépôt pour la manufacture d’armes. Au fil du temps, il connaît de multiples usages : archives du Chapitre, direction de l’Artillerie, caserne, local pour les scouts. En 1923, un incendie détruit sa toiture, qui n’est restaurée que treize ans plus tard. Longtemps abandonné après la Seconde Guerre mondiale, l’arsenal renaît en 1982 : il accueille désormais une trentaine d’associations, la bibliothèque municipale, l’école des Beaux‑Arts et une salle d’exposition. C’est aujourd’hui l’un des grands témoins de l’architecture militaire de Maubeuge.
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🟥 – L‘Hôtel de Ville



🟦 – La mairie provisoire (1940–1970)
Détruite en mai 1940, la mairie de Maubeuge doit être entièrement remplacée. Une mairie provisoire est d’abord installée Place Vauban, puis déplacée sur le site de l’ancien vélodrome afin de répondre aux besoins administratifs urgents d’une ville dévastée à 98 %. Les plans de ce bâtiment provisoire sont établis par Raymond Saive, responsable du service de relogement. Le projet est supervisé par Paul Janin, architecte des bâtiments civils et des palais nationaux, chargé du plan de reconstruction de Maubeuge pour le Commissaire technique à la Reconstruction immobilière. Le permis de construire est obtenu en février 1941. Cette mairie provisoire, qui a servi pendant près de trois décennies, est partiellement détruite à la fin des années 1960 lors du chantier du nouvel Hôtel de Ville, puis totalement rasée vers 1988.
🟦 H3 – L’intervention d’André Lurçat et la construction du nouvel Hôtel de Ville (1970)
Nommé « architecte en chef du Bassin de la Sambre », André Lurçat conçoit un projet urbain d’une ampleur exceptionnelle, visant à reconstruire Maubeuge sur des bases modernes. Dans ce cadre, il dessine le nouvel Hôtel de Ville, bâtiment emblématique de la reconstruction. Inauguré en 1970, l’édifice adopte les principes modernistes chers à Lurçat : volumes géométriques, sobriété des matériaux, organisation rationnelle des espaces, et intégration dans un plan urbain entièrement repensé. Le nouvel Hôtel de Ville marque l’achèvement d’un chantier colossal qui a permis à Maubeuge de se doter de milliers de logements et d’équipements publics modernes après les destructions de 1940.
🟥 – Les Monuments aux Morts :

(statue Victoire de Wattignies par Léon Fagel)
Nous devons ce monument érigé en commémoration du centenaire de la bataille de Wattignies au sculpteur Léon FAGEL (1851-1913) et de l’architecte Dutertre.
Il fut installé Place Vauban et inauguré en 1893 par le président de la République Sadi Carnot.
La face avant représente son grand-père Lazare Carnot, qui dirigea les opérations militaires avec Jean-Baptiste Jourdan et Florent Duquesnoy.
Au sommet de la pyramide, est représenté un sans-culotte criant « Victoire » et enfin le cinquième personnage, qui se trouve à l’arrière, étendu mort, c’est le brave tambour Stroh, âgé de 14 ans d’origine Alsacienne.
Ce monument en bronze est le plus connu des œuvres de Léon Fagel de par sa composition très riche en personnages.
En effet, le reste des réalisations publiques de Léon Fagel, ne sont consacrées qu’à un seul personnage, comme celle située à Avesnes-sur-Helpe qui honore « le Petit Tambour Stroh ».
Source : Statues et Monuments du Nord et Pas De Calais
L’œuvre, rescapée des deux conflits mondiaux, est réinstallée sur son socle originel et installée place Vauban.

Intersection Avenue Jean Jaurès/N2 et rue Casimir Fournier
Inscriptions
sur le piédestal : MAUBEUGE / A SES ENFANTS MORTS POUR LA / FRANCE / 1914 1918 / 1939 1945
sur le socle en pierre : Bertrand Boutée statuaire
Gaudier-Rembaux, Aulnoye-Nord [Gaudier-Rembaux, Société Granitière du Nord à Aulnoye]
Historique
1959 : le 15 mars sont inaugurées quatre plaques qui rendent hommage aux victimes civiles et militaires de la seconde guerre mondiale, ajoutées au monument de 14-18.
1984 : une stèle complémentaire pour les soldats morts pour la France en Algérie est inaugurée le 21 octobre.
Source
Fonds Debuisson Communication écrite, M. Renaud, Maubeuge (service culturel), 06 août 2002

Monument commémorant la libération de Maubeuge le 9 novembre 1918 par la garde britannique des armées de l’entente commandées par le général Matheson.



Monument aux Morts Indochine Avenue Roosevelt

Monument aux Morts A.F.N Avenue Roosevelt

Cette photographie est sous licence d’usage CC BY-NC-SA 2.0
Le monument aux morts, situé devant l’église, fut sculpté par Mr Declercq, originaire de Valenciennes. Il représente une jeune femme pleurant sur la tombe du soldat décédé dont on voit le casque et le fusil devant la croix.


Monument commémoratif des 145e et 345e R.I.

Plaque commémorative
En face du théâtre du Manège, rue de la croix – » Ici, le 1er septembre 1944, ont été fusillés par l’armée hitlérienne en déroute des victimes méconnues dont le sacrifice glorifie la résistance française. »
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🟥 – Statues, monuments et art public à Maubeuge
🟦 – Les sculptures contemporaines : Gérard Schuwirth (1987)

Sur le square Jourdan se dresse une œuvre en inox réalisée en 1987 par le sculpteur hollandais Gérard Schuwirth, à l’occasion d’un symposium organisé à Maubeuge par Grégory Anatchkov. Cette sculpture témoigne de la volonté de la ville, dans les années 1980, d’intégrer l’art contemporain dans l’espace public.
🟦 – Femme à l’éponge (1910) – Félix Charpentier


La statue Femme à l’éponge, sculptée en marbre par Félix Charpentier (1858–1924), date de 1910. Longtemps exposée au pont Rouge, face au zoo, elle se trouve aujourd’hui derrière l’Arsenal. Charpentier, sculpteur renommé de la IIIᵉ République, est connu pour ses œuvres élégantes et naturalistes.
🟦 – L’Écho enchanteur (1891–1894) – Jean Alexandre Pézieux

Depuis 1965, le parc de la Roseraie accueille L’Écho enchanteur, statue en marbre réalisée entre 1891 et 1894 par Jean Alexandre Pézieux. L’œuvre figurait autrefois dans les collections du musée du Louvre. Pézieux, originaire de Lyon, travailla dans l’atelier d’Auguste Rodin, ce qui confère à cette sculpture une valeur artistique majeure.
🟦 – Hommage aux marins maubeugeois

Une grande ancre est installée au bord de la Sambre, près de l’Arsenal, en hommage aux marins maubeugeois disparus. Ce monument rappelle l’attachement de la ville à ses habitants engagés dans la marine nationale.
🟦 – Monuments sportifs : USM et athlète du stade



Plusieurs statues rendent hommage au monde sportif maubeugeois :
- un monument dédié aux dirigeants de l’USM,
- une statue de l’athlète située au stade de football. Ces œuvres célèbrent l’importance du sport dans la vie locale.
🟦 – Jan Gossaert, dit Mabuse (1478–1532)


Une statue de Jan Gossaert, dit Mabuse, peintre né à Maubeuge en 1478, est installée sur le Mail de la Sambre. Gossaert est l’un des grands maîtres de l’école flamande du XVIᵉ siècle, exposé notamment au Musée royal d’Anvers. La statue fut d’abord placée Place Verte, devant le Chapitre, avant d’être déplacée Place Jean Mabuse, près du pont Neuf.

🟦 – Le buste de Fagel (1897–1934)

Le buste de Fagel est inauguré en 1897. En 1934, un nouveau buste réalisé par Patrisse est installé. En 1942, il est fondu sous le régime de Vichy. Une copie du monument, également réalisée par Albert Patrisse, est aujourd’hui visible sur le Mail de la Sambre. (Sources : Fonds Debuisson, Musée d’Orsay)
🟦 – Apollon (1930) – François Sicard

Statue en bronze située Place Verte à Maubeuge face à la chapelle des Sœurs Noires


La statue Apollon, réalisée en 1930 par François Sicard et le fondeur L. Gatti, est située Place Verte, face à la chapelle des Sœurs Noires. Cette œuvre en bronze, typique du style monumental de Sicard, enrichit le patrimoine sculpté de la ville.
🟦 – La statue de la rue Pierre‑Bérégovoy

Une statue est installée rue Pierre‑Bérégovoy, dans le secteur de l’Arsenal et du Mail de la Sambre. Elle s’inscrit dans l’ensemble des œuvres d’art public qui jalonnent la ville, témoignant de la volonté de Maubeuge d’intégrer la sculpture dans son paysage urbain. Située à proximité des bâtiments militaires réhabilités, cette statue contribue à l’identité culturelle du quartier et s’ajoute aux nombreuses œuvres qui enrichissent le patrimoine artistique maubeugeois.
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🟥 H2 – Le kiosque à musique de la Place Verte

Le kiosque à musique de la Place Verte, construit en 1876, est de forme décagonale, posé sur un socle maçonné et surmonté d’une toiture pentue. Un premier kiosque existait déjà en 1862, mais jugé trop petit et dégradé, il fut remplacé par une « estrade harmonique » approuvée en 1874. Le chantier dura deux ans et coûta 10 024,85 francs. En 1886, un lustre en cuivre éclairé au gaz fut installé. À cette époque, deux concerts par semaine étaient donnés par les sociétés musicales locales et la garnison.
Les éléments en fonte présentent un décor raffiné, notamment les linteaux et les plaques ornées en rive de toiture.
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🟥 – Le zoo de Maubeuge
🟦 – Origines et développement (1955–1970)
En 1955, le député‑maire Pierre Forest crée le Jardin de la Roseraie, qui devient ensuite le parc zoologique. Les premiers animaux sont modestes : chimpanzés, chameau, cobayes, pigeons‑paons, canards. La première girafe arrive en 1963. En 1970, le zoo est considéré comme le troisième parc zoologique de France, accueillant une grande diversité d’espèces.
🟦 – Déclin et renaissance (1970–2003)
Avec le temps, le parc souffre d’un manque d’investissements et voit son nombre d’animaux diminuer. À partir de 2003, une politique de reconstruction et de modernisation est engagée : nouveaux enclos, nouvelles espèces, dont deux tigres blancs, et amélioration des infrastructures.
🟦 – La tornade du 3 août 2008
Le 3 août 2008, une tornade frappe le Nord et cause de lourds dégâts au zoo : destruction de la volière, de l’enclos des fauves, du toit du parc des girafes et de celui des ouistitis. Trois lynx s’échappent de leur enclos sans quitter le zoo ; des cigognes et des ibis s’envolent hors de la volière. Le parc doit fermer temporairement pour réparations, mais aucun animal n’est perdu.
🟦 – Le zoo aujourd’hui
Le zoo de Maubeuge accueille plus de 300 animaux de 55 espèces. Il permet de découvrir la faune des cinq continents : lions, tigres, girafes, hippopotames, éléphants, oiseaux exotiques… Il demeure l’un des lieux emblématiques de la ville, apprécié pour son cadre, son histoire et sa vocation pédagogique.
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🟥 – Le passé économique et industriel de Maubeuge
🟦 – Sous‑le‑Bois : hauts‑fourneaux et laminoirs (1837–1857)

En 1837, un an après le creusement du canal de la Sambre, la Société des Hauts‑Fourneaux du Nord fonde à Sous‑le‑Bois deux hauts‑fourneaux destinés à produire de la fonte brute. Les minerais proviennent de Ferrière, Glageon et Ohain.
Autour de ces installations naissent de nombreux ateliers : fers marchands, machines‑outils, pièces moulées, rails, tubes.
En 1843, l’usine du Tilleul est construite, dotée d’un premier laminoir en 1844, puis d’un second en 1857 à l’usine de l’Espérance.
Sous‑le‑Bois devient l’un des pôles métallurgiques majeurs du bassin de la Sambre.
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🟦 – L’usine de Senelle et la métallurgie lourde (1905–1913)

Le nom de Senelle est celui d’un site du Bassin de Longwy, dans l’est de la France, où la société Hamoir a constitué une nouvelle usine sous le nom de Société Métallurgique de Senelle-Maubeuge. L’usine comportait cinq trains de laminoirs pour aciers marchands et profilés, une fonderie de seconde fusion et des ateliers de constructions.
En 1913, une centrale électrique est construite à proximité, renforçant l’autonomie énergétique du site.
Senelle devient un acteur majeur de la sidérurgie régionale.
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🟦 – Douzies : fonderies, moteurs diesel et mosaïques (1905–1947)

La rue de Douzies, née de l’urbanisation de Sous‑le‑Bois, relie les deux grands pôles industriels. On y trouve :
- les ateliers Vermot, Valère, Mabille et Pelgrims (pièces automobiles et ferroviaires),
- la SA Fonderies de Douzies (120 ouvriers en 1914),
- les Aciéries du Nord (moteurs diesel et tracteurs, 380 employés en 1947),
- la Compagnie Française de Mosaïque Céramique (1905), qui emploie jusqu’à 180 personnes en 1912. Douzies devient un quartier industriel dense, diversifié, et très actif.

D’autres entreprises étaient aussi présentes, comme la Fabrique de produits céramique (qui deviendra par la suite les Carrelages de Douzies), la SA des Travaux en fer et les Forges Emile-Foulard qui travaillaient pour la marine et les chemins de fer .

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🟦 – Machines‑outils : Sculfort, Fockedey, Vautier, Pesant (1816–1986)
La clouterie Dandoy évolua vers la quincaillerie (Dandoy – Maillard,Lebeau & Fils 1816), puis vers l’outillage, les armes de guerre, puis la machine Outil de marque D.L.M. (Dandoy-Maillard-Lucqet compagnie 1837).
Antoine Vautier était un fabriquant de machines outils, qui exportait aussi des machine sous la marque DML . Les tours étaient fabriqués dans les anciennes usines d’outillage « Dandoy Maillard » (fondées en 1816 par Léandre Maillard et René Dandoy) . M. Antoine Vautier à repris les ateliers situés à Ferrière la Grande, Maubeuge et Rousies en 1869 pour ensuite s’associer avec Henri Fockedey puis avec Henri Sculfort (fils de Gustave Sculfort à l’initiative de la création des bâtiments en 1852 .
En 1897 Vautier et compagnie poursuivit l’activité dans les bâtiments quai des Nerviens, aujourd’hui emplacement de l’institution Notre Dame de Grace.
En 1947 la société Sculfort-Fockedey-Vautier employait 967 personnes et produisait des gros tours à fileter, des machines spéciales pour la sidérurgie, les tubes et les chemins de fer.(production 2500 tonnes en 1948)


MAUBEUGE Sculfort & Fockedey, l’usine de machines-outils devenue lieu culturel
La fin du XIXe et le début du XXe siècle. Certainement les plus belles heures de l’industrie française, et par là même du bassin de la Sambre. Forts de leur développement respectifs – l’étroitesse de leurs usines ne permettant plus de répondre aux besoins toujours accrus de la clientèle –, les industriels maubeugeois Joseph Henri Fockedey et Henri Sculfort s’associent en 1890 pour fonder Sculfort & Fockedey. Ils implantent leur usine perfectionnée au carrefour de la rue du Progrès et du faubourg Saint-Quentin, à Maubeuge. C’est l’une des plus considérables en son genre.
Leur activité est alors divisée entre la production de machines-outils, de quincaillerie et petit outillage, et d’étaux.
L’exposition universelle de 1900 organisée à Paris, et à laquelle les industriels participent, marque le point de départ d’une prospérité qui s’affirme de jour en jour. En avril 1914, à la veille de la Première Guerre mondiale, Sculfort-Fockedey et Cie emploie 1 200 ouvriers – beaucoup d’entre eux habitent le faubourg de Mons. La production annuelle s’élève alors à 3 250 t de machines et 1 000 t d’étaux et d’outillage

Forger l’acier victorieux
Mais les Allemands s’emparent de l’usine en septembre 1914. Elle n’est abandonnée qu’en novembre 1918. Entre-temps, l’occupant a vidé les ateliers, démonté les charpentes, nivelé les fondations, transformant l’édifice en garage à locomotives et dépôt de ferrailles.
Dès le lendemain de l’Armistice, la direction de l’établissement s’affaire à la réfection et à la réparation du matériel permettant une reprise de la production dès l’année suivante. En 1920, 200 t d’étaux et 1 600 t de machines sortent des ateliers. Symbole de cette relance de l’activité, la construction en 1925 des bureaux de l’entreprise par les architectes Jean et Henri Lafitte.
Jusqu’en 1939, Sculfort & Fockedey prospère. Puis vient le temps des premiers combats face à l’Allemagne nazie d’Hitler. Les ouvriers travaillent alors 72 h par semaine pour l’armement. « Le mot d’ordre était de forger l’acier victorieux », raconta M.Flamand, ouvrier. Avant que la France ne capitule.
En 1947, Sculfort & Fockedey compte encore 967 salariés et sort 2 500 t de machines mais une lente décadence liée à la baisse d’activité dans ce secteur industriel aboutit à la liquidation des biens en décembre 1986.
Espace Sculfort, la Luna, la Maison des associations…
🟦 – La reconversion : Espace Sculfort, La Luna, Maison des Associations (1985–1992)
En 1985, les dirigeants de Sculfort & Fockedey font ériger un nouveau bâtiment, à proximité immédiate de l’usine existante, rue du Progrès. Mais la liquidation prononcée fin 1986 empêche le déménagement de l’unité de production. Une partie de l’usine est détruite et la municipalité se retrouve avec cet édifice neuf inutilisé.
Après les élections de 1989, Alain Carpentier, nouveau maire de Maubeuge, fait en sorte que les locaux soient occupés par une société créée par d’anciens cadres de Sculfort. Les anciens bâtiments de l’usine encore debouts (le hall de montage et l’atelier de mécano soudure), sont eux rachetés par la ville qui y entreprend des travaux de réhabilitation. Le montant du chantier, qui dure de mi-mai 1991 à juin 1992, s’élève à 55 millions de francs.
Le hall de montage, qui s’étend sur 4 500 m², devient l’espace Sculfort, un lieu culturel voué à accueillir des expositions, des congrès, des conférences et des animations diverses – encore aujourd’hui puisqu’il a hébergé les festivités de la Kermesse de la bière cette année. L’atelier de mécano soudure est quant à lui transformé en salle de spectacle de 1 200 places assises surnommée « La Luna ».
Et les bureaux de Sculfort & Fockedey construits par les frères Lafitte ? L’administration du lycée Notre-Dame s’y est installée. Avant que Réussir en Sambre ne lui succède. Aujourd’hui, c’est la Maison des associations qui a pris ses quartiers dans le bâtiment inscrit à l’inventaire général du patrimoine culturel, après une rénovation qui a coûté à la ville de Maubeuge 250 000 €.

Source :La Voix du Nord : Article de Corentin Sioncke, publié le 07/08/2017.
🟦 – Pesant et Cie : machines pour le bois (1947–1948)
Pesant et Cie, devenue Muller et Pesant, produit en 1947 des tours parallèles et des machines pour le travail du bois. La production atteint 175 tonnes en 1948, contribuant à la diversification industrielle du bassin.
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🟥 – Le tramway de Maubeuge (1880–1951)
🟦 – Les débuts : traction variée et essor (1880–1903)

Le premier réseau apparaît en 1880. En 1903, Maubeuge inaugure ses tramways, profitant de l’engouement national pour ce mode de transport.
Six lignes desservent Maubeuge, Hautmont, Louvroil, Douzies, Ferrière, et les faubourgs.
🟦 – Les lignes principales
- Maubeuge à la Grande Place d’Hautmont , ligne basse passant par la Porte de Bavay, petit-Bois, rue d’Hautmont, Monplaisir, Grattières, rue de la Gare.
- Maubeuge à la Grande Place d’Hautmont passant par Louvroil (Porte de France, Pont du chemin de fer, route d’Avesnes, carrefour Saint Marceau, fort d’Hautmont)
- Une ligne éphémère : P.N d’Hautmont à la Grande Place d’Hautmont
- Maubeuge-Octroi
- Maubeuge -Douzies (route de Valenciennes)
D’autres projets, Neuf-Mesnil par Douzies, et Jeumont via Rousies et Boussois, ne furent pas réalisés.
🟦 – Les destructions de 1914 et la survie du réseau
En 1914 l’armée française détruisit la ligne Saint Marceau et Hautmont pour dégager le Tir du Fort. Après la guerre ne subsistèrent que la ligne Hautmont Sous-le-Bois, la ligne de Ferrière, la ligne de Louvroil (Saint Marceau) et la ligne de la gare. L’équilibre financier péniblement atteint avant 1914 se détériora rapidement avec un matériel vieillissant.
🟦 – Le déclin et la fin du tramway (1940–1951)
Après 1940, seules deux lignes fonctionnent encore.
En 1944, le pont du Moulin saute : la ligne de Ferrière ne sera jamais rétablie.
La ligne d’Hautmont, dernière survivante, cesse définitivement en 1951.
🟦 – Matériel roulant et fréquentation
Le matériel se composait à l’origine d’une série de motrices, brun-rouge à plate formes ouvertes, modernes pour l’époque, avec 2 moteurs de 600 V et pouvant tirer une remorque. Ce matériel fut profondément modifié entre les 2 guerres et finalement remplacé par 14 motrices N° 21 à 34, vestibulées, banquettes transversales, moteurs plus puissants et freinage amélioré. 4 remorques à plate formes ouvertes n° 1 à 4, 1 tramway de réparation et 2 remorques complètement ouvertes sur le côté s’ajoutaient au matériel. Par la suite, les remorques ouvertes furent interdites pour des raisons de sécurité. Tout ce matériel fut repeint en crème, portes et encadrements des baies vernies. En 1946 on repeint le matériel en marron et chocolat.
En terme de fréquence, toutes les lignes bénéficiaient au moins du service chaque demi-heure, tous les quarts d’heure et ceci de 7 h à 20 h (minuit les jours de fêtes). Après la guerre, un service partiel dit « Navette » fut instauré, ce qui donnait, une fréquence de 7h30 entre ces 2 points. Avant 1936, 16 heures de travail par jour étaient courantes.
En 1912, le réseau transporte 3 013 000 voyageurs ; en 1927, encore 1 791 000. En 1930, Maubeuge compte 23 000 habitants et un réseau de 10 km.
(Extrait d’une étude de Jean Brihaye professeur au collège J Brel de Louvroil).
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🟥 – Les Moulins à eau
🟦 – Les Moulins de la Sambre

Le moulin ou plus précisément les moulins sur la Sambre à Maubeuge étaient du domaine du Chapitre Sainte Aldegonde. Ces moulins à trois roues, divisés en deux parties séparés par le canal de dérivation qui les alimentait en eaux, furent adjugés après la Révolution à Guislain Berteau époux de Marie Adrienne Mercier dont le fils Philippe fut meunier. Comme le moulin situé sur la Pisselotte à Maubeuge, ils furent vendus par licitation en 1835, probablement à François Delsaux qui les détenait en 1844. L’un des moulins avait 5 paires de meules montées à l’anglaise et l’autre une paire de meules. Chacun des moulins avait une maison d’habitation.

Le C 528 fut démoli en 1854 et le C 529 tomba en ruine en 1857. François Delsaux et son épouse Marie Antoinette Juste eurent un fils Louis Adolphe qui fut officier de l’artillerie de marine. A son décès en 1865, sa succession comprenait « le moulin, reste des grands moulins de Maubeuge, la force motrice, la ventellerie et deux maisons loués à M Pierret… » . En 1868 le moulin fut reconstruit ou plus probablement rénové. Il disparut en 1882 et était alors appelé le moulin du Pont.
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🟦 – Le Moulin Tablette
Il aurait été bâti en 1799 en même temps que la maison du meunier au lieu-dit La Chapelle du Bon Dieu. Il appartenait en 1810 à Alexandre Tillemand, cabaretier qui le vendit en 1812 à Melle Catherine. Il appartint ensuite au meunier Hubert Copin puis à François-Vital Legaix. Les Vital Legay père et fils l’occupèrent de 1834 environ à 1880 approximativement. Le dernier Vital Legay père, car le fils décédera avant lui, le céda à la commune tout en en conservant l’usufruit. C’est donc le premier moulin à vent devenu propriété communale.

Le moulin se trouvant dans une zone de servitudes militaires, l’adjoint au maire Armand Robert demanda le 7 juin 1928 l’autorisation de modifier la partie supérieure du moulin. La modification projetée portait sur la suppression des deux ailes et le remplacement de la toiture par une plate forme en béton ou en zinc. Seules les deux ailes seront démontées. En 1986 la maison disparut avec la construction d’un immeuble mais non le moulin, sauvé de la destruction grâce à l’Association du Moulin Tablette créée en 1993. L’association adhéra à l’ARAM le 26 octobre 1993.
Les plans de reconstruction furent exécutés par Jean Bruggeman de l’ARAM en 1994. L’association Accueil et Promotion, les Compagnons du Tour de France à Jeumont, et des entreprises entreprirent les travaux la même année. La charpente octogonale fabriquée par les Compagnons fut installée le 10 juin 1995. Puis succéda à la maçonnerie la fabrication de la toiture par l’entreprise MGC Bertrand de Cerfontaine et sa pose par l’entreprise H et G Peel le 16 juin 1999. le mécanisme fut aussi fabriqué par cette dernière firme. L’inauguration eut lieu le 15 septembre 2000. Un problème de champignon dans la charpente surgit en 2004 faute d’aération suffisante. Il fut résolu en 2015 grâce à des travaux de remplacement des poutres infectées par du béton armé recouvert d’une planche pour conserver l’aspect de la charpente, qui est une originalité de ce moulin.
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🟥 – Les brasseries de Maubeuge
🟦 – Brasserie‑malterie des Brasseries Réunies de Maubeuge (Pont Allant)


Située au 79 route d’Elesmes, la brasserie‑malterie dite Brasseries Réunies de Maubeuge et environs, également appelée brasserie du Pont Allant, aurait été fondée en 1919 sous forme de société anonyme par plusieurs brasseurs ayant obtenu des dommages de guerre. En 1927, elle est dirigée par Autier et Dubois, puis en 1946 par Damien et Desnoullet. À la fin des années 1960, elle fusionne avec l’Union des Brasseries de Paris. Après 1988, le site est converti en dépôt de boissons.
La production atteint 50 000 hectolitres en 1927 (bière de fermentation basse, conditionnée en bouteilles, avec malt fabriqué sur place). En 1946, elle monte à 100 000 hectolitres, commercialisés sous les marques Pils Nervia 29 et Porter 39. Vers 1950, l’usine emploie 500 personnes, puis une cinquantaine en 1983, et seulement 15 avant sa fermeture.
Description architecturale :
- atelier de fabrication en béton, avec sous‑sol et trois étages carrés, couvert d’une terrasse ;
- pièce de séchage à quatre étages carrés, à élévation en travées ;
- entrepôt commercial en brique, rez‑de‑chaussée, toit à longs pans en matériau synthétique.
(Source : Ministère de la Culture – Base Mémoire)
🟦 – Brasserie‑malterie coopérative des faubourgs de Maubeuge


Située au 31 rue des Crosseurs, cette brasserie‑malterie coopérative aurait été fondée au début du XXᵉ siècle. En 1927, elle est dirigée par M. Legrain, mais en 1946, elle n’apparaît plus dans l’annuaire des brasseurs. L’usine est convertie en magasin de commerce, lequel est fermé définitivement depuis environ 2015.
En 1927, la production s’élève à 15 000 hectolitres de bière de fermentation haute, conditionnée en bouteilles.
(Source : Ministère de la Culture – Base Mémoire)
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🟥 –Maubeuge : son économie d’aujourd’hui :
🟦 –La construction automobile :
Dès 1969,en pleine crise industrielle, Maurice schumann, ministre d’État du général De Gaulle et Pierre Forest, le maire de Maubeuge, avaient prévu la construction d’une usine de construction automobile regroupant 6 000 emplois. La création d’une zone industrielle permit d’accueillir l’usine Chausson en 1971, qui constituera Maubeuge Construction Automobile (MCA), filiale de Renault.
À partir de cette époque, l’industrie locale s’est développée autour de l’automobile, tendance qui ne s’est jamais démentie depuis.
Aujourd’hui, l’usine Maubeuge Construction Automobile (MCA) appartient au groupe Renault Nissan et compte encore plus de 2 500 employés. Une zone d’accueil de fournisseurs a vu le jour aux côtés de l’usine, qui réunit quelques entreprises sous-traitantes de Renault. La zone industrielle de Grévaux les Guides, ainsi constituée, représente le principal foyer d’emplois du bassin de la Sambre et le 4e pôle automobile du Nord Pas de Calais. Article détaillé : Usine Renault de Maubeuge.
🟦 –La sidérurgie :
Le groupe Vallourec a été fondé, entre autres, dans la banlieue maubeugeoise (le nom « Vallourec » étant un concentré de Valenciennes, Louvroil et Recquignies. Aujourd’hui, certaines usines du groupe subsistent dans l’agglomération : Cerec à Recquignies et Interfit à Maubeuge (devenue Vallourec Fittings depuis le 01/10/2013) pour la fabrication de raccords à souder en acier au carbone.
🟦 –Les autres entreprises :
- la Fabrique de Fer de Maubeuge, devenue Myriad (groupe Corus)
- Dembiermont : fabrication de couronnes métalliques laminées sans soudure dans la ville voisine d’Hautmont
🟦 –La céramique et le verre :
Maubeuge a également une tradition industrielle dans la céramique et le verre, dont un des principaux représentants dans l’agglomération est AGC Flat Glass Europe – Usine de Boussois. L’entreprise a notamment réalisé les vitres de certains métros et RER de la région parisienne. Elle assure la fabrication de verre plat par le procédé « Float-Glass » et la fabrication de vitrages pour l’automobile. À l’origine cette usine fut le site des Glaces de Boussois qui devint en 1966, le cœur du groupe Boussois-Souchon-Neuvesel (BSN) et enfin le groupe Danone. Un autre géant qui a sa source dans le bassin de la Sambre.
🟦 –Les autres entreprises :
- A Douzies, à l’heure actuelle, les zones industrielles du Champ de l’Abbesse et de la Petite Savate recensent 36 entreprises. Un pôle universitaire, antenne de la faculté de Valenciennes, est également présent, comportant un IUT informatique et une école d’ingénieurs.
🟦 Maubeuge : son économie d’aujourd’hui- Conclusion
L’économie maubeugeoise d’aujourd’hui est l’héritière directe de treize siècles d’histoire, de travail et de transformations. Ville monastique devenue cité drapière, puis place forte, puis foyer industriel majeur, Maubeuge a toujours su adapter son activité aux besoins de son époque. Après les grandes heures de la métallurgie, des machines‑outils, des fonderies, des brasseries et des ateliers du bassin de la Sambre, la ville a dû affronter les crises industrielles des années 1960 à 1990, se réinventer, se diversifier et reconstruire son tissu économique.
- L’économie actuelle repose sur plusieurs piliers :
- l’industrie moderne, avec notamment Maubeuge Construction Automobile (MCA‑Renault), héritière de l’usine Chausson installée en 1971 ;
- les zones d’activités et les entreprises de logistique, de mécanique, de services et de transformation ;
- le commerce, qui s’est restructuré autour de nouveaux pôles urbains ;
- les services publics et privés, renforcés par la reconstruction et les équipements culturels ;
- la reconversion des friches industrielles, devenues lieux culturels, associatifs ou économiques ;
- le tourisme, porté par le zoo, les fortifications, les circuits patrimoniaux et les espaces naturels.
- Maubeuge est aujourd’hui une ville qui avance, consciente de son passé mais tournée vers l’avenir. Son économie, en mutation permanente, témoigne d’une capacité remarquable à se relever, à se transformer et à inventer de nouvelles dynamiques.
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🟥 Conclusion générale – Maubeuge, une ville façonnée par treize siècles d’histoire
Maubeuge apparaît, au terme de ce parcours, comme une ville dont l’identité s’est construite dans la durée, au rythme des fondations religieuses, des essors économiques, des guerres, des reconstructions et des transformations industrielles. Née autour de l’abbaye de Sainte Aldegonde, elle devient successivement cité drapière, ville fortifiée, place militaire stratégique, foyer industriel majeur, puis ville reconstruite et réinventée au XXᵉ siècle. Chaque époque a laissé une empreinte visible : remparts, chapelles, usines, brasseries, moulins, tramways, sculptures, équipements publics, quartiers ouvriers ou modernes.
Ce patrimoine, d’une richesse exceptionnelle, raconte une histoire faite de résilience et de renouveau. Maubeuge a été détruite, incendiée, assiégée, bombardée, mais toujours reconstruite, toujours réinventée. Elle a su transformer ses friches en lieux culturels, ses anciennes usines en espaces de création, ses quartiers industriels en pôles économiques, et ses traditions artisanales en mémoire vivante.
Aujourd’hui, Maubeuge poursuit son évolution : industries modernes, MCA‑Renault, zones d’activités, commerces, services, projets urbains et culturels témoignent d’une ville qui continue d’avancer, consciente de son passé mais tournée vers l’avenir. Son économie actuelle, diversifiée et en mutation, s’inscrit dans la continuité de cette longue histoire faite de travail, d’ingéniosité et d’adaptation.
Ainsi se referme ce voyage à travers treize siècles d’histoire maubeugeoise. Une ville qui, plus qu’aucune autre dans la région, incarne la force de se relever, de se reconstruire, et de se réinventer sans jamais renier ses racines. Maubeuge est une ville de mémoire, une ville de patrimoine, une ville de travail, mais aussi une ville de vie, de culture et de projets. Une ville qui continue d’écrire son histoire.
🟥 Carte mentale – Maubeuge : économie d’hier et d’aujourd’hui
🟦 1. Les fondations historiques de l’économie maubeugeoise
- Moulins à eau
- Production meunière
- Premières activités métallurgiques
- Rôle dans la vie agricole et artisanale
- Abbaye de Sainte Aldegonde
- Organisation des terres
- Premiers échanges et structuration de la ville
- Draperie médiévale
- 2 000 métiers en 1483
- Commerce régional et transfrontalier
🟦 2. L’essor industriel (XIXᵉ siècle)
- Métallurgie de la vallée de la Sambre
- Hauts‑fourneaux de Sous‑le‑Bois (1837)
- Laminoirs du Tilleul et de l’Espérance
- Machines‑outils
- Dandoy – Maillard – Vautier
- Sculfort & Fockedey (1 200 ouvriers en 1914)
- Pesant et Cie (machines pour le bois)
- Fonderies et ateliers
- Douzies : Vermot, Valère, Mabille, Pelgrims
- Aciéries du Nord (moteurs diesel, tracteurs)
- Mosaïques et céramiques
- Compagnie Française de Mosaïque Céramique (1905)
- Carrelages de Douzies
🟦 3. Les brasseries et malteries
- Brasseries Réunies de Maubeuge (Pont Allant)
- 50 000 hl en 1927
- 100 000 hl en 1946 (Pils Nervia 29, Porter 39)
- 500 employés vers 1950
- Brasserie‑malterie coopérative des faubourgs
- 15 000 hl en 1927
- Production de fermentation haute
- Rôle économique
- Emploi local
- Approvisionnement régional
- Patrimoine industriel
🟦 4. Les transports et infrastructures
- Tramway de Maubeuge (1880–1951)
- 6 lignes
- 3 millions de voyageurs en 1912
- Réseau de 10 km
- Canal de la Sambre (1836)
- Transport du minerai
- Développement des usines
- Gare et voies ferrées
- Essor des ateliers ferroviaires
- Liaison industrielle avec Hautmont, Louvroil, Ferrière
🟦 5. Les reconversions industrielles (1985–2000)
- Espace Sculfort
- Hall de montage transformé en lieu culturel
- Expositions, congrès, événements
- La Luna
- Salle de spectacle (1 200 places)
- Maison des Associations
- Installée dans les anciens bureaux Lafitte
- Friches réhabilitées
- Nouveaux usages culturels et associatifs
🟦 6. L’économie d’aujourd’hui
- Industrie moderne
- MCA‑Renault (héritière de Chausson, 1971)
- Sous‑traitance automobile
- Logistique et mécanique
- Zones d’activités
- Développement tertiaire
- PME industrielles et artisanales
- Commerce et services
- Restructuration urbaine
- Nouveaux pôles commerciaux
- Tourisme et culture
- Zoo de Maubeuge (300 animaux, 55 espèces)
- Fortifications, circuits patrimoniaux
- Équipements culturels (Sculfort, Luna, musées)
- Défis actuels
- Reconversion post‑industrielle
- Emploi et diversification
- Attractivité du territoire
🟦 7. Synthèse générale
Hier :
- Métallurgie
- Machines‑outils
- Brasseries
- Fonderies
- Tramways
- Moulins
- Usines de la Sambre
Aujourd’hui :
- Automobile (MCA‑Renault)
- Logistique
- PME industrielles
- Commerce et services
- Tourisme
- Culture et reconversion
