
Bousignies‑sur‑Roc, longtemps simple hameau de Cousolre, ne devient une commune indépendante qu’à la Révolution. Le territoire appartenait auparavant au chapitre des Dames Chanoinesses de Maubeuge, ce qui explique son histoire étroitement liée à celle de la vallée de la Hante. Le village est rattaché à la France en 1678 lors du traité de Nimègue, en même temps que Maubeuge. Son développement s’organise autour de l’église Sainte‑Aldegonde, du prieuré dépendant de Liessies et de la route menant à la Belgique, tandis que le bourg s’étage sur les pentes de la rivière




Inventaire du mobilier de l’église de Bousignies‑sur‑Roc
(Objets protégés au titre des Monuments historiques – base POP/Palissy)
✔ 1. Christ en croix
- Datation : 15ᵉ siècle
- Technique : sculpture en bois, taillé et peint
- Protection : classé au titre objet (01/02/1971)
- Référence : PM59000171
✔ 2. Maître‑autel avec tabernacle, retable et tableau de la Crucifixion
- Datation : 18ᵉ siècle
- Techniques : menuiserie, sculpture, peinture ; bois taillé, peint et doré ; toile peinte
- Protection : inscrit au titre objet (06/03/1973)
- Référence : PM59007584
✔ 3. Statue de Saint Roch
- Datation : 17ᵉ siècle
- Technique : sculpture en bois polychrome
- Protection : inscrit au titre objet (06/03/1973)
- Référence : PM59007585
✔ 4. Tableau : Sainte Aldegonde
- Datation : 17ᵉ siècle
- Technique : peinture sur toile
- Protection : inscrit au titre objet (06/03/1973)
- Référence : PM59007586


À Bousignies‑sur‑Roc, une stèle commémore le crash du Lancaster LL839 du 626 Squadron, abattu dans la nuit du 26 mars 1944 alors qu’il revenait d’un raid sur Essen. Cinq aviateurs britanniques ont péri sur place et reposent aujourd’hui au cimetière de Maubeuge, tandis que deux membres d’équipage ont survécu, l’un aidé par la Résistance, l’autre fait prisonnier. Le mémorial, situé près de la frontière belge, rappelle leur sacrifice et l’histoire de ce drame aérien.

Une école pour les garçons avec mairie a été construite en 1847 et agrandie en 1852. Une école de filles a été érigée en 1880.


4 oratoires et 6 chapelles dont l’oratoire Sainte-Aldegonde datant de 1681.

Il y avait à Bousignies comme à Cousolre des marbreries :

La Hantes fit la gloire au XIX siècle de deux scieries de marbre, l’une au Petit Fayau, et l’autre au Terme du Mont. En 1868 l’une, de huit armures, appartenait à M. Théophile Beaugrand, et l’autre, de quatre armures, à M. Philibert Beaugrand, de Solre-St.-Géry.


Retrouvez tous les détails de ces deux scieries sur mon site Moulins en Avesnois
Le village était en grande partie détenu par le chapitre de Maubeuge qui, outre, le moulin, y possédait les fermes de Gérard-Croix (Géraud-Croux), de Landignies dont la présence est attestée dès l’an 1260 et de Hurtebise dont l’exploitation agricole est déjà mentionnée en 1128. Hurtebise signifie littéralement frappe-bise ou hurle-bise. La cense bâtie donc sur une plaine venteuse est placée le long de la chaussée romaine de Bavai à Trèves, au point de jonction de l’ancien chemin de Mons. Elle servit de gite à Louis XIV lorsqu’il vint dans le Hainaut pour en faire la conquête. Philippe Fournier marié à Marie Jeanne Ronelle en était le censier en 1743.
http://patrimoine-avesnois.fr/censes/les-censes-du-chapitre-ste-aldegonde-de-maubeuge/

La commune a comme autre particularité de posséder, sur son territoire, une « source pétrifiante » ; en fait, une source naturellement saturée en carbonate de chaux . Elle se trouve au sommet d’une colline boisée, nommée Bois de Squinchaux, elle se jette dans la Hante, à quelques centaines de mètres de sa naissance.
En montant jusqu’à la source de cette fontaine, on peut remarquer, dans les nombreuses ramifications de cette source, la couche blanchâtre posée sur les cailloux autour. Cette fontaine dite « pétrifiante » est du même type que celle de Saint-Alyre, près de Clermont-Ferrand.
La balade en vaut la chandelle. Toutefois, pas sans avoir pris le soin d’emporter des chaussures adaptées car la pente du bois est assez raide, et après avoir demandé l’autorisation du propriétaire pour le passage dans ses pâtures menant au bois communal.



