Sars-Poteries

Vue aérienne de Sars-Poteries

Faits historiques : Paroisse du décanat d’Avesnes, en 1186. L’abbaye de Liessies avait la collation de la cure. Village de la terre et pairie d’Avesnes , où ces seigneurs ont conservé des propriétés, le terrage et des rentes jusqu’à la Révolution. 
La paroisse de Sars-Poteries comprenait le village de Beugnies dans sa circonscription. 

Le village de Sars-Poteries doit la seconde partie de son nom aux nombreuses fabriques de poteries artisanales qui remontent au XVIII e siècle. La terre pour la fabrication des poteries s’extrayait de son sol, des gisements de cendres noires fossiles découverts en 1777 étant exploités depuis cette époque et employés comme amendement.

Cette industrie aurait été importée à Sars par des potiers de Bouffioulx (Belgique). En 1838, il y avait neuf poteries de terre, huit poteries de grès, et une carrière de cendres fossiles. 

La grosse industrie céramique (fabrication des tuyaux, éviers, appareils sanitaires) a disparu depuis longtemps. Seuls de petits ateliers qui fabriquaient des pots, cruches, vases et récipients divers subsistaient encore dans les années 1970 1980. (Poteries Maine, Lempereur,etc). Malheureusement tous ces ateliers ont depuis fermé leurs portes.

Une autre activité faisait la prospérité de Sars : la verrerie.

Entre 1801 et 1937, le village comptait en effet, au plus fort de sa production, deux verreries qui employaient en 1869 huit cents ouvriers. C es travailleurs du verre, hommes, femmes mais aussi les enfants, y réalisaient surtout les éléments de services de table (verre, broc, drageoir), ainsi que des flacons et des luminaires. C es objets étaient réalisés au moyen du soufflage, puis taillés et polis. Le souffleur, à l’aide d’une canne, « cueillait », c’est-à-dire saisissait, une masse de verre, appelée paraison : par un souffle bref, il créait une forme arrondie qu’il retravaillait ensuite à l’aide de fers et de ciseaux .

Les verreries ont fini par disparaître entièrement.

L’Église Saint-Pierre Saint-Paul de Sars Poteries
L’Église de Sars Poteries (1877)
Vue latérale de l’Église Saint-Pierre Saint-Paul de Sars Poteries
Mairie et Salle des Fêtes
Le kiosque de concert dans les années 1920
Le kiosque à musique de Sars-Poteries

Kiosque de concert octogonal sur soubassement en brique et pierre bleue, avec toiture pentue en ardoises. Le chaînage haut entre poteaux est réalisé avec des poutres à croisillons ajourés. Il est un des derniers kiosques à structure porteuse en bois.

Monument aux Morts de Sars-Poteries. Université Lille 3

Marché de gré à gré en date du 4 octobre 1922 entre la mairie et Clotaire Jouniaux Piérart, marbrier, à Sars-Poteries (Monument en granit belge).

Monument aux Morts d’entreprise. Coll. R. VdB

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Histoire de l’église de Sars-Poteries :

Description de l’ancienne église :

D’après un rapport du 9 juin 1838 (Archives Départementales du Nord. Enquête archéologique. 1 T 253 dossier 16) et la description de l’abbé Bottiaux en 1876,on peut se faire une idée de cette vieille église qui fut soumise à des réparations et des agrandissements.
En forme de croix, elle était longue de 16 mètres et large de 14 mètres Le chœur a dû former la première chapelle qui servait d’église à la population de Sars. II a continué à porter le nom de chapelle Saint Pierre jusqu’à la démolition de l’église. Les deux fenêtres du chœur étaient d’un style pur en plein cintre avec
filets et astragales sur le pourtour ce qui n’existait pas aux autres fenêtres.
Au cours des ans , on démolit les murailles qui clôturaient l’entrée de cette chapelle, on éleva une arcade surbaissée pour l’entrée du chœur et on continua une nef unique au bas de laquelle on adapta une tour ou clocher, , avec, des murailles, de l’épaisseur de plus d’un mètre et qui s’élevait à peine dix mètres de hauteur. Puis on construisit à droite de la nef principale une chapelle dans le style gothique avec voûte en brique et arêtes en pierre bleue, avec fenêtre ornementée, montant de châssis en pierre surmontée de feuilles de trèfles également en pierre, bâtie au XIV ou XV -ème siècle pour l’usage et aux frais d’une famine dont le souvenir est perdu : oserait-on supposer que ce fut la famille de Gerard de Sars, ou pour !es quelques moines de la ferme si proche de l’église.
Ensuite , on établit une colonnade composée de quatre colonnes en pierre bleues, le long de la nef principale pour former une nef collatérale à droite et plus tard encore une semblable à gauche. On ouvrit quatre fenêtres dont aucune ne se ressemble par la forme. Une petite sacristie avait été construite une une date plus récente et cachait une partie d’une fenêtre du chœur.

Construite en pierres bleues carrées, cette église n’avait dans sa nef centrale qu’un simple plafond. Le côté droit du choeur seulement était garni d’une stalle de bois et sans sculpture ainsi que la chaise à prêcher en bois. La nef de droite était cintrée en ogive, celle de gauche en menuiserie, le tout blanchi au lait de chaux.
Les piliers étaient de forme cylindrique, uni, aucune sculpture aux chapiteaux, ( 3 de ces colonnes existent encore aujourd’hui : une qui était à la ferme Maurice Dubois à Beugnies a été réutilisée par Mr Lefevre,- une autre est incrustée dans le mur de l’écurie de la ferme Boulenger à la « Taille Pionne »,- une troisième a servi de monument funéraire à la famille Alexandre Coutellier au cimetière de Sars-Poteries). L’église avait 3 autels, l’autel du patron contenant les reliques de Sainte Ursule (elles sont aujourd’hui sous le tabernacle de l’église actuelle) Le tabernacle de l’ancienne église se trouve dans la sacristie de l’église nouvelle qui possède aussi un Saint Laurent du XIX -ème siècle en bois. La société archéologique d’Avesnes possède quelques souvenirs de l’ancienne église : des blochets en chêne, les statues en terre de Sars-Poteries de Saint Etienne ( patron des potiers) et de Saint Nicolas ( patron des charcutiers).

On pourrait conclure que la chapelle Saint Pierre primitivement église de Sars, remontait au X OU XI ème siècle, que la nef principale puis les deux nefs latérales furent ajoutées à mesure que la population augmenta, que cette église devait ressembler à d’autres très anciennes existant encore dans la région.

La construction de la nouvelle église :

Selon l’abbé Bottiaux, depuis bien des années, l’urgence de construire une église dans la paroisse à Sars-Poteries s’imposait de plus en plus, tant à cause de la la vétusté de l’ancienne,- ce qui n’est pas le vrai motif,- qu’en raison
de l’accroissement progressif de la population qui en 1 872 comptait 2394 hab. D’autres motifs doivent être ajoutés : vers 1870, un véritable vent de folie souffla pour inspirer aux curés et aux municipalités l’idée de remplacer les vielles églises par d’autres plus en harmonie avec le goût de l’époque. Et dans tout l’arrondissement s’élèvent alors des édifices qui se veulent impressionnants. Par ailleurs la population de Sars-Poteries est presqu’aussi importante que celle du chef-lieu de canton,  » on se redresse  » et on veut une église aussi longue que celle de Solre-le-Château. On est aussi en pleine polémique avec Solre-le-Château à propos de la construction de la ligne de chemin de fer. L ‘ambition est l’un des mobiles de ce projet ainsi que le chauvinisme.

D e puiss 1865, le projet avait été formulé. En 1867, plan et devis avaient été votés pour 45 000 frs, approuvés par l’autorite supérieure avec un secours de 3000 frs du Conseil General et 4.000 de la part de l’Etat. Or dit l’abbé Bottiaux, l’année 1869 fut marquée par un évènement dont l’influence rejaillit puissamment sur l’entreprise de l’église : déjà Monsieur Dupont avait construit sa belle maison au  » Pavé  » et Monsieur Imbert tout récemment séparé comme associé de Monsieur Duponchel avait quitté l’ancienne verrerie et se disposait à construire la verrerie d’en Haut ainsi que son habitation  » le Château Imbert. On
dit que Monsieur Dupont, ancien maire et Monsieur Imbert, maire de l’époque
s’unirent d’intelligence et provoquèrent le déplacement de l’église à construire.
Ils demandèrent en séance du Conseil Municipal ,séance de ma i 1869, que l’on choisisse à cet effet, un emplacement situé plus au centre du village, mais aussitôt de nombreuses et puissantes oppositions se manifestèrent tant au sein du Conseil Municipal que parmi les habitants de la partie basse de la commune. Ce qui fit ajourner le projet. »

Il n’en fut plus question jusqu’à la mort de Mr Colet curé de la paroisse en 1873. Son successeur, l’abbé Bottiaux, venant des paroisses de Solrinnes et Eccles, reprit le projet dès son arrivée, s’adressant au nouveau maire Mr Gaspard Maufroid et à son adjoint Félix Maillard tous deux parfaitement dévoués à l’entreprise.

Aussitôt débats et opposition reprirent à propos de l’emplacement, à propos aussi d’une augmentation du devis et de la nécessité de voter une somme supplémentaire de 10.000 frs. Difficultés insurmontables : celle de faire voter cette somme par des plus hauts contribuables qui étaient pour la plupart des opposants avérés de la nouvelle église. Personne ne manque à la mairie cette réunion et il y eut un débat si violent que l’on se retira sans avoir rien décidé. Les opposants, contribuables et non contribuables parmi lesquels la famille Dupont,- le petit Dequesne,-Anse Bomblé,- Victor Montay,- Alexandre Delcourte Edouard Debruge,.;- Christophe dit « l’homme des Bois »-Adolphe Heuclin,-formulent une demande à l’adresse du sous-préfet auprès de qui ils sollicitent le rejet du projet de construction de l’église. Monsieur le sous-préfet n’agrée pas leur démarche. Ifs ne se tiennent pas pour battus. Ils se réunissent, en conciliabules, et lancent une pétition demandant que l’église soit construite au sein du village. Une commission d’enquête est nommée composée de Monsieur Rouez, maire de Solre-le-Château, monsieur Gobled, maire de Dimont et Monsieur Lefranc maire de Dimechaux. Ils se réunissent à la mairie de Sars les 19 et 26 octobre et se tiennent à la disposition des habitants.

« Les dispositions en faveur de l’ancien emplacement ont fait valoir deux raisons principales :
1) respecter la cendre de leurs ancêtres en l’abri sous la nouvelle église 2 )maintenir le droit acquis de possession par tous Les habitants de l’ancien Sars.

Ces motifs sont spécialement présentés par le sieur Narcisse Bock. Les dépositions opposantes protestent contre la reconstruction actuelle de l’église et surtout contre son maintien à l’emplacement actuel faisant valoir que d’abord il n’y a pas d’urgence, car récemment des travaux importants et coûteux ont été faits à l’église qui peut encore tenir des années, qu’ensuite il est mai venu d’augmenter les contributions alors que les contribuables sont déjà accablés de charges de toute nature, qu’ensuite l’emplacement est mal choisi, l’église actuelle étant d ‘accès difficile entourée de granges et d’écuries et trop loin de la gare, qui va se construire et constituer un nouveau centre de population.

« De son côté l’autorité diocésaine n’était pas sans prêter une oreille attentive à ces évènements » Elle encourage le projet mais laisse le curé Bottiaux seul avec ses problèmes. Apres bien des débats et malgré les oppositions diverses, le projet fut accepté au conseil à la majorité de 7 voix sur 13 membres.

La commune est d’avis que la somme de 80 000frs jugée nécessaire pourrait se répartir comme suit :

  • emploi de vieux matériaux 3 000
  • subvention de la fabrique 8 000
  • subvention du département 3 000
  • subvention à solliciter de l’état 12 000
  • emprunt municipal 25 000
  • à produire par un octroi en 3 ans 29 000

Il est donc question de la création d’un octroi « vu la prospérité inouie de la commune de Sars-Poteries. En effet le relevé de la régie y donne en 1872
une consommation de :

– en alcool 108 hectolitres – en vin 108 hectolitres — en bière 12.689 hectolitres

La consommation en gros bétail, veaux, moutons, porcs y est au moins équivalente sinon supérieure à celle de Solre-le-Château. Un tarif est prévu inférieur à celui de Solre : 3 fr l’hectolitre pour l’alcool, 1fr 20 pour le vin, 0,70 fr pour la bière, 3 fr pour le gros bétail, 1 fr pour le mouton, 0,50 fr pour le veau, 1fr 50 pour le porc, 0,03 pour « viande à la main » ce qui produirait 10573 francs.

Le 16 décembre 1873, le Conseil Municipal décide par 9 voix contre 3 abstentions :

1) La construction de I eglise sur l’emplacement actuel

2) Une augmentation du plan comprenant 40 m de long et 20 de large

3) La création d’un octroi pour combler la dépense

Ces neuf membres favorables sont MM Maufroid, moire, Maillard adjoint Picavet Desiré, Picavet Philogènee, Boulanger Constant, Leclercq François, Thomas Zéphir, Boucher Cyrille, Duponchel Adolphe, maitre de verrerie.

Une pétition se lève encore: contre l’octroi, elle est signée de 418 habitants invoquant la vie chère, des difficultés pour l’ouvrier de subvenir aux besoins de sa famille, et la possibilité d’agrandir l’église actuelle pour suffire tous les besoins du culte.

En Avril 1876, les travaux de démolition de l’ancienne église commencent. On abat un énorme tilleul qui existait alors un peu à gauche des escaliers de l’église actuelle. Son tronc était énorme Eet creux. Il est douteux qu’il fut planté à la Révolution comme arbre de liberté, car on le croyait plus que centenaire. On enterrait plus dans le cimetière depuis 1862, il est alors fouillé , travaux de fouilles et de démolition sont menés par Alexandre Coutelier du champ d’Offies. Les maçons commencent les fondations le 15 juin 1876. La charpente est alors terminée le 15 janvier 1877. Toutes les pierres bleues taillées au fin ciseau proviennent de Soignies ( Belgique ). En octobre 1877 les travaux sont terminés . Bien des personnes généreuses font de belles offrandes pour l’embellissement de l’église : vitraux, rosaces, tapis, statues, : un don spécial est fait pour la restauration de l’ancienne statue de la Vierge, ,autels croix, harmonium et un très beau lustre offert par la famille Duponchel et réalisé à la Verrerie.

Puis en 1877, on replace fans le clocher, les cloches de l’ancienne église. Les deux plus vieilles cloches de cette église avaient été enlevées pendant les troubles de la Révolution et l’église resta sans cloches jusqu’en 1823. A cette date on mit dans le clocher la plus petite « Christine « . Puis en 1845, la plus grosse qui fut fondue au chemin de Lez-Fontaine. Ces deux cloches furent enlevées de la nouvelle église par les allemands en 1917 et l’église resta sans cloches jusqu’en 1922.

Source du texte : Annette Delmotte : essor industriel et vie à Sars-Poteries au XIX e siècle Octobre 1973 Université Lille III.

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Les écoles :

Le 2 septembre 1831 Mme Vve Willemart, née Domitille Contesse ouvre une école libre de filles. En 1843 l’école reçoit les enfants des deux sexes de 3 à 7 ans, et une partie du bâtiment est transformé en garderie et en asile. Un rapport de 1847 n’est guère élogieux envers la directrice d’école qui indique « que son école est plutôt une salle d’asile qu’une école de filles car elle est loin de posséder les connaissances élémentaires pour l’instruction primaire ». (ADN 1 T 89 dossier 76). Le 4 juin 1849 une école des filles est ouverte et dirigée par Mlle Franchois. Elle exerce jusqu’en 1866. Elle est ensuite remplacée par Melle Tholbecq jusqu’en 1878 et par Melle Dubois de 1878 à 1880.

Ecole des Garçons et des filles construite en 1853

En 1852 commence la construction d’une nouvelle école coupée par moitié : école des filles, école des garçons avec logement d’instituteur et logement d’institutrice. Au dessus de la classe des garçons se trouve la mairie et la salle des archives. C’est un beau bâtiment en briques surmonté d’un clocheton. Malheureusement la moitié a été démolie vers 1937 et remplacée par une salle des fêtes jamais achevée.

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L’ancienne école des filles qui se trouve derrière le Monument aux Morts construite en 1880

En 1880 ces classes devenant trop exiguës une école de filles est construite. La Directrice est Mme Josse Fontignies de 1880 à 1906 puis Mlles Marthe et Pierchon jusqu’en 1917.

Ecole primaire 16 Rue Louis Pasteur

En 1907 une école de garçons est construite avec un don de Mme Vve Ghéler Baudouin. Celle-ci est originaire du village. « Après une enfance passée au lieu-dit « Les Quarante Raisières » où elle apprend à gâcher l’argile à la briqueterie de son père, tout en continuant à s’instruire, elle quitte Sars-Poteries pour Paris. Passionnée de médecine elle suit les cours de clinique médicale auprès de grands professeurs et par faveur toute spéciale des Hôpitaux obtient la permission d’opérer. Elle épouse M Gheler qui, ayant refusé de prêter serment à l’Empire exigé des imprimeurs, perd ainsi sa licence de libraire éditeur et connait la ruine et l’exil. Elle le suit au Vénézuela où elle enseigne et exerce pendant 15, faisant fortune. De retour en France, elle devient professeur de l’association Polytechnique où elle cotoie des hommes illustres : Paul Bert, Arrago, Jules Ferry, Gambetta, Carnot etc . Mais elle reste attachée à son pays d’origine pour qui sa générosité est immense. L’école porte son nom » (Annette Delmotte).

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Le calvaire de Sars Poteries, rue Pasteur lieu dit "le Marquais"
Le calvaire de Sars Poteries, rue Pasteur lieu dit « le Marquais »

Devant la pierre d’autel, on peut lire la date : 1752 JHS
et « CETTE MORT SACREE DONNE LA VIE »

Les statues du calvaire ont été placées en lieu sûr.
Les statues du calvaire ont été placées en lieu sûr.
Calvaire sur le cadastre de 1829 Section A 373
Calvaire sur le cadastre de 1829 Section A 373
section A 1373 qui indique comme propriétaire Alexandre GIBON
section A 373 qui indique comme propriétaire Alexandre GIBON

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Lavoir

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Le Moulin de Sars-Poteries :

le Moulin Delmotte

Charles Montay et Marie Louise Tricot font construire un moulin à deux tournants au lieu-dit « Près des Crayaux » en 1790 sur le ruisseau du Moulin ou ruisseau du Stordoir.

Leurs héritiers vendent le moulin à leur frère Isidore le 20 mai 1813 qui meurt le 16 novembre 1831. Sa veuve Aime-Thérèse Provoyeur et ses enfants le cèdent à Pierre-Joseph Wiart propriétaire à Liessies époux de Marie-Marguerite Petit le 26 janvier 1832. Le moulin est loué à Parmentier le 8 février 1832 puis à Xavier Richet le 16 avril 1844. Pascal Montay fils d’Isidore le loue à partir du 1er Janvier 1847.

Ludivine Wiart (1811 1862) fille du couple Wiart Petit hérite du moulin en 1837. Son époux  Xavier-Antoine Richet qui est le meunier du lieu fait le 15 Février 1862 une demande de régularisation de son moulin qui est réglementé le 28 mars 1863. Un déversoir a été construit et les deux roues par-dessus, l’une d’un diamètre de 2,936 m et l’autre 2,666 m, actionnent chacune une paire de meules.

Le moulin est acquis pour 4/5 e par Alexandre-Prosper-Amédée Richet, époux de Zelmire Thomas en 1882. Le 20 avril 1899, l’ingénieur se rend au moulin pour remettre le repère qui était tombé dans le fond du bief.

Le 5 avril 1903, le moulin est acquis par le fils Albert Richet. Il y travaille pendant 25 ans et échange les deux roues par une seule en bois et en fer. Dès 1920, il ne produit plus de farine mais de la mouture de céréales secondaires pour l’alimentation animale. Il transforme la grange en silos à grains.

Son gendre, Arthur Delmotte, de Ferrière-la-Grande achète le moulin le 7 mars 1928. Il démonte en 1958 la roue pour cause de vétusté et la substitue par une turbine à axe vertical qui actionne trois paires de meules. Il installe en 1961 un appareil de broyage moderne.

Arthur Delmotte, malade, meurt le 13 février 1964, après l’arrêt du moulin le 30 juillet 1963.

A partir de 1972, le moulin est ouvert au public car il est l’un des très rares à avoir conservé ses meules en parfait état.

En 1982 grâce au concours de l’ARAM qui a su obtenir des subventions la toiture des bâtiments est refaite.

La veuve d’Arthur Delmotte, Berthe Richet en est propriétaire jusqu’à sa mort survenue le 11 avril 1994 à l’âge de 89 ans. Une de leurs deux filles, Annette, demeure au moulin, organise des expositions et raconte l’histoire de son moulin comme nulle autre. Elle y décède le 25 avril 2014. L’Avesnois a perdu une forte et belle personnalité.

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Le Stordoir compte à Sars-Poteries un affluent qui a porté à travers le temps différents noms : le ruisseau du Courtemain, du Baty et de nos jours du Lepet. D’amont en aval, il faisait mouvoir en 1873 une brasserie et une verrerie dès 1802.

La brasserie du Baty

La Brasserie du Bâti de Sars-Poteries

Emile Hazard, propriétaire à Beugnies, sollicite le 12 mars 1873 l’autorisation de pouvoir ériger une brasserie sur le territoire de Sars-Poteries section A sous les n° 803 et 804, et qui serait exploitée au moyen d’une roue hydraulique mue par le ruisseau du Baty.

La demande est envoyée à l’ingénieur en chef le 26 mars pour instruction. Une première enquête est ouverte du 4 au 29 avril, à Sars-Poteries dont le maire donne son assentiment, et du 4 au 25 mai à Beugnies où elle obtient aussi l’accord du maire. Le sous-préfet valide le projet le 31 mai. La visite des lieux se tient le 26 juillet. Cependant le 13 août, l’ingénieur en chef ne valide pas le rapport de l’ingénieur, ne le trouvant pas conforme à la circulaire du 23 octobre 1851. Une deuxième enquête se tient du 7 septembre au 25 décembre. Elle ne fait l’objet d’aucune opposition. Emile Hazard est alors autorisé à construire la brasserie par arrêté préfectoral du 14 janvier 1874. Le procès-verbal de recollement a lieu le 5 février 1876 : les travaux sont exécutés sauf le déversoir.

Emile Hazard y fait de la bière jusqu’en 1914, date à laquelle la brasserie est démontée par les Allemands en vue de récupérer le cuivre. Maurice Durieux la rachète après la guerre et en fait un moulin à grains en 1920 jusqu’en 1930, date de son décès. Sa fille Yvonne épouse Maufroid en hérite puis son fils Jean.

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Pour information la liste des patentes du village du 21 décembre 1822 nous indique que (André) Paul Dubois est brasseur. Il vient de fonder la brasserie d’En Bas. Ses successeurs : Constantin Thomas (son gendre), Zéphir Thomas fils de Constantin marié à Clémence Huftier, Huftier-Thomas, Thomas Frères Léon et Pol (Léon 1874 1925 -Pol 1879 1930) .

La brasserie du centre est fondée par Dupont Victor et Sirot Alexandrine. Leurs successeurs Bruno Frères Eugène et Jules (en 1849 une médaille d’argent grand modèle est accordée pour la bonne tenue de l’ exploitation de M Bruno).

Pour 1877 nous trouvons 3 brasseurs : Hazard, Bruno et Thomas.

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Poterie Dépret, au Pavé, vers 1905

La Poterie

A Sars-Poteries la poterie fut la première branche du commerce créée dans la localité. On y fabriquait non seulement de la poterie ordinaire à terre rouge appelée poterie de terre pour les divers ustensiles de cuisine de l’époque, mais aussi de la poterie grise ou de grès dont la fabrication ne se faisait qu’à Sars-Poteries et à Ferrière-la Petite et qui était destinée aux récipients pour les conserves, les salaisons, les laiteries et enfin on y confectionnait des drains, des dalles gaufrées, des tuiles et des briques réfractaires.

En 1789 dans le village il y avait pour la poterie de terre 60 maitres-ouvriers et 60 manœuvres qui fabriquaient plus de 200 000 pièces (pots, plats, chaufferettes) alors que l’arrondissement d’Avesnes comptait 170 maitres-ouvriers et 277 compagnons.

Si la tradition veut que l’industrie du grès fut importée à Sars-Poteries par des potiers de Bouffioulx (village près de Charleroi), en 1789 le village comptait 5 ateliers avec 84 maitres et 80 manœuvres. Le sel blanc utilisé dans la composition de cette poterie provenait de Saint-Omer. En 1789 720 000 pièces étaient fabriquées (moitié cruches et bouteilles, un quart pots rouges et un quart pots bleus). Ces poteries n’employaient pour la cuisson que du bois tendre.

Evolution des différentes poteries de 1802 à 1900 :

En 1828 quatre poteries : Boucher- Debruges- Maufroy- Willemart.

En 1840 dix sept poteries : Boucher Jean-Boucher Prudent-Buisset Alexis-Buisset Joseph-Buisset Louis-Buisset Willemart-Delecourte-Heuclin-Huftier-Lamblot N-Lamblot Prosper-Leclercq Maufroy Alexandre-Maufroy A- Maufroy François-Maufroy N- Willemart François Fils-Wilemart N

En 1861 vingt deux ateliers de poterie de terre et de grès :

En 1862 six poteries de grès (Vve Boucher-Vve Buisset-Cyrille Henri-Maufroid frères-Willemart C-Willemart F) et douze poteries de terre (Bruyère JB-Delcourt C- Delcourt P-Huftier D- Lamblot A-Lamblot J-Lamblot P-Leclercq JB- Maufroid Frères-Maufroid G-Maufroid O- Montinars A).

En 1877 sept poteries de grès (Vve Bouchet-Buisset Drugmanne-Cyrille Henri-Remy-Wilmart C-Wilmart F) et 11 poteries de terre (Delcourt-Huftier-Lamblot A-Lamblot P-Lamblot Tricot-Leclercq-Maine-Maufroid D-Maufroid G- Montinars-Tribout).

En 1893 douze poteries : Buisset-Delcourt-DepretColson- Henri-Lamblot-Lion E-Maillard-Maine-Maufroid-Remy-Tribout-Wilmart. Quatre Tuyaux en grès et saloirs : Buisset Meurisse-Cyrille Henri-Lion-Remy Pierre

En 1896 onze poteries : Buisset-Delcourt-Depret Colson-Henri-Lamblot-Lion- Maine-Maufroid-Remy-Willemart Cinq Tuyaux en grès et saloirs : Buisset Meurice-Cyrille Henri-Lion-Remy Pierre-Vve Willemart ( trois tuyaux en grès en 1898 : Heuclin et Cie-Henry-Maillart)

En 1900 dix poteries : Buisset-Delcourt-Depret Colson-Henry-Léon-Maine-Maufroid-Remy-Tribout-Wilmart Cinq Tuyaux en grès et saloirs : Heuclin et Cie-Lion-Maillard Henry-Rémy Pierre-Vve Willemart.

Sources des données statistiques : Bulletins statistiques du Département du Nord par M Bottin – Annuaires et annales de l’Arrondissement d’Avesnes.

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La Verrerie

La verrerie de Sars-Poteries est créée en 1802. A cette date E Delachinal de Douai obtient la permission d’établir à Sars-Poteries une usine en verre blanc. Une verrerie dite « la Verrerie d’En Bas  » est établie sur l’emplacement d’une ferme qui appartenait à M Picavet qui aliéna ses biens à M Rincheval moyennant une rente. Ce dernier céda ensuite le terrain nécessaire pour l’établissement de la nouvelle verrerie, laquelle fut mise en activité sous la raison sociale « MM Hazard et Cie ». La même année l’usine passe à M René François Dumont, maître de forges à Ferrière-la-Grande et à M Dupire de Valenciennes.

L’almanach de l’arrondissement d’Avesnes en 1828 mentionne comme propriétaires de la verrerie Mrs Delachinal père, Dupire, Hazard, Hannecart, Mercier et comme directeur M Delachinal fils. En 1841 la verrerie porte le nom de Delachinal et Cie. Vers 1842 1843 M PF Dumont et Mme veuve Dupire y annexent un haut fourneau pour produire de la fonte d’affinage.

Le 28 février 1853 Pierre-François Dumont écrit au sous-préfet et demande l’autorisation d’installer une turbine dont l’objet est de faire marcher des tours destinés à polir le verre. Le 30 juin, l’ingénieur ordinaire visite les lieux et les décrit : «  La verrerie et le haut-fourneau de Sars-Poteries, appartenant à M. Dumont de Ferrière sont établis sur la rive gauche d’un cours d’eau nommé ruisseau de Courtemain, formé par la réunion d’un certain nombre de sources provenant des petites vallées voisines. Pour le besoin de ces établissements, deux barrages ont été établis dans le lit du ruisseau, l’un destiné à en conduire les eaux par un canal en partie couvert dans quelques ateliers, l’autre, plus en aval, servant à donner l’impulsion à une turbine correspondant à l’atelier des tours et du polissage. Le Sr Dumont n’est pas propriétaire des deux rives, mais les Srs Wallerand et Buisset, à qui appartiennent les prairies formant la rive droite du cours d’eau ont déclaré consentir à l’établissement du barrage de la retenue à la condition d’être indemnisés, le cas échéant, des préjudices que pourraient leur occasionner la retenue des eaux. La vanne n° 1 de prise d’eau, a une largeur de un mètre dix sept cent. Et relève le niveau de l’eau d’une hauteur moyenne de quatre-vingt deux centimètres. La vanne n° 2 destinée à retenir les eaux motrices de la turbine a une largeur de un mètre dix neuf centimètres et détermine une chute que l’on peut estimer en moyenne à deux mètres soixante quinze centimètres ».

Dans son rapport du 13 juillet, l’ingénieur nous apprend que l’usine tourne avec cette turbine depuis 6 mois environ, et qu’en aval à 552 mètres plus bas existe le moulin du Sr Dubois à deux tournants, maintenu en activité pendant la plus grande partie de l’année.

Un arrêté préfectoral du 26 juillet ordonne d’ouvrir l’enquête de 20 jours, du 5 au 25 août. Le 10 août, Xavier Richet, filateur à Fourmies écrit son opposition et est prêt à les poursuivre devant les tribunaux … Pascal Montay, meunier du même moulin, s’y oppose aussi le 16 août. Une seconde enquête se tient du 15 décembre au 10 janvier 1854. Par son rapport du 24 avril 1854, l’ingénieur affirme que les oppositions ne sont pas fondées car leur usine n’a aucune existence légale, n’ayant pas fait l’objet d’un règlement administratif. C’est certainement pour cette raison que Xavier Richet va demander la réglementation de son moulin quelques années plus tard. Les barrages et la turbine peuvent être conservés par arrêté du 3 juin 1854. La turbine fonctionnera jusqu’à l’électrification vers 1906.

Entre 1860 et 1862 M Eugène Antoine Imbert-Vanickaut st appelé à la direction de la verrerie comme associé de M Dumont. En 1865, M Duponchel succède à M Dumont décédé en 1864. Il forme avec M Imbert une nouvelle société sous la raison sociale : Imbert, Duponchel et Cie. En 1868 M Adolphe Duponchel reste seul propriétaire de la verrerie d’En Bas puis en 1874 son fils Georges. M Imbert fait construire en 1868 « la Verrerie d’En haut » qui est mise en activité en octobre 1869 sous la raison sociale MM Imbert et Cie. Son fils Henri Imbert lui succède en 1873.

En 1877, les annales de l’arrondissement d’Avesnes signale 2 Verreries : Duponchel et Cie – Imbert et Cie. En 1884 la Société Imbert et Cie détient les deux verreries. En 1896, les deux verreries appartiennent à la Société Anonyme des Verreries Réunies qui occupe 800 ouvriers (100 en 1802). Son directeur en 1900 est M Gunziger qui vient de remplacer M Kinable.

Les deux verreries connaissent une activité très importante mais ferment cependant leurs portes en 1937 occupant alors encore 540 ouvriers. Elles sont vendues à un fabricant d’engrais puis à une entreprise de construction mécanique qui ferme en 1960.

Source principale : « Essor industriel et vie à Sars-Poteries au XIX e siècle  » Université Lille III Octobre 1973 Annette Delmotte.

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Une sucrerie en 1829

Ferme de l’Epine

M Louis Roussel propriétaire en 1810 de la ferme de l’Epine située sur le défriché de la queue de Sars, fit ajouter des bâtiments contigus à la ferme, installant ainsi une genièvrerie et une sucrerie indigène en 1829, seul établissement de ce genre dans l’arrondissement d’Avesnes. Cette sucrerie était dirigée par M Allieng de Groten de nationalité allemande. Les propriétaires suivants furent en 1843 Charles Victor Dussart à Mons et Alexandre Carennette, notaire également à Mons. En 1853 Marie Dopff, femme du baron Blommard à Bruxelles était détentrice des lieux. En 1893 les propriétaires étaient Jules Léonard de Cousolre, Jules et Georges Villers de Solre-le-Château.

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L’ancienne gare

1885 : le 29 août 1885, la ligne de chemin de fer Maubeuge-Fourmies fut inaugurée. Le tracé passait par Rousies, Ferrière-la-Grande, Ferrière-la-Petite, Sars-Poteries, Solre-le-Château, Liessies, Trélon.

1901 : ouverture au public de la ligne de chemin de fer Avesnes-sur-Helpe Sars Poteries, aujourd’hui disparue.

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LA PIERRE DE DESSUS-BISE :

Menhir dit La Pierre de Dessus-Bise (MH)

Ce monolithe se trouve sur la Place du Vieux-Marché. C’est un grès landénien de forme conique de 1.5 m de haut avec un diamètre de 2.80 m à la base et 0.70 m au sommet. Cette pierre a été vraisemblablement un menhir de l’époque gauloise. elle aurait servi de pilori pendant le moyen âge. on remarque au sommet un trou carré qui aurait été taillé pour y placer un drapeau de la jeunesse au temps de la ducasse, et cela dès avant la Révolution. Une tradition folklorique veut que les femmes stériles qui vont s’asseoir sur cette pierre, deviennent fécondes.

LES POTERIES LEMPEREUR ET MAINE

Vase poterie Lempereur
Photophore Lempereur 1930 1940
Service poterie Maine

La poterie Maine située au 48 rue jean Imbert a fermé ses portes le 31 mai 2006

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LE MUSÉE DU VERRE :

L’industrie du verre ayant périclité en 1937, c’est en 1962 que l’abbé Louis Mériaux, arrivé quatre ans plus tôt à Sars-Poteries, récolta l’argent nécessaire à l’achat du château du directeur des Verreries (Château Imbert rue du Général de Gaulle) et eut l’idée en 1967 de rassembler dans cette belle maison bourgeoise du XIX e siècle, les objets fabriqués par les ouvriers pendant leurs temps de pause. Ces objets, qu’ils appelaient les « bousillés » étaient offerts le plus souvent à l’occasion des cérémonies familiales, baptêmes, mariages,etc. ce sont des verres gravés, des lampes, des presse-papiers, des vases, des sucriers…Ils forment une importante collection et l’on est surpris de constater comment une fabrication artisanale a pu se transformer en une réelle création artistique. Le musée du verre devient ainsi, un véritable musée des arts de tradition populaire.

Le buste d’Henri Léon Imbert, qui fut patron des Verreries, est visible dans la cour à droite du château Imbert
Lampe monumentale réalisée et offerte par de talentueux verriers à l’occasion du mariage d’Henri Imbert, patron des v erreries de Sars-Poteries et de Marie Deharv eng © Paul Louis


Le Château Imbert abrita jusqu’en 2016 les collections du Musée du Verre, l’exposition de ces bousillés étant à la fois symbole d’une création passée mais aussi la mise à l’honneur d’un réel patrimoine culturel et artistique .

« Le devenir du Château Imbert n’est à ce jour pas acté » : Le conseil départemental souhaite en effet que la bâtisse puisse ne pas accueillir n’importe quoi car elle fait partie de l’histoire de la commune. . Les habitants lui ont, depuis longtemps, donné un nom. Dites le « château Imbert » quand vous parlez d’elle. Le buste d’Henri Léon Imbert, qui fut patron des Verreries, est visible dans la cour à droite. Le château Imbert fut une belle maison bourgeoise du XIXe s. C’était la résidence d’Henri Imbert, à la tête des deux verreries qui ont signé la renommée de Sars-Poteries. C’est fin 1937 que la production s’arrête, pour toujours. Reste la maison du patron verrier en devenir.

Le nouveau musée du verre de Sars-Poteries
Fusion 2018

Conçue spécifiquement par Udo et Pascale Zembok pour le Musverre. Fusion dialogue avec la façade du musée parée de pierre bleue, aux lignes horizontales, par le choix du verre rouge et sa verticalité. Le dégradé vers le rouge sombre évoque le verre en fusion.

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Musée du verre de Sars-Poteries Photo Wikipedia
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Musée du verre de Sars-Poteries Photo Wikipedia

Un nouveau Musée du Verre a ouvert ses portes le 1 er octobre 2016, déménageant du 1 au 76 de la rue du Général de Gaulle.
Il a été conçu par le cabinet d’architecture toulousain W-Architectures. L’ensemble des façades du musée et sa toiture sont revêtus de pierres bleues du Hainaut. Il a double vocation : musée et atelier.
Le musée-atelier départemental du verre possède la plus importante collection publique en France, d’œuvres contemporaines en verre. Elle rassemble une centaine d’artistes internationaux représentés par plus de 550 sculptures. Y sont exposées la plupart des grandes figures de la sphère contemporaine en verre artistique comme Stanislas Libensky (Tchécoslovaquie), Gizela Saboko, (Tchécoslovaquie), Antoine et Etienne Leperlier (France), Maria Lugossy (19502012) Hongrie), Howard Ben Tre (États-Unis), Toots Zynsky (États-Unis),keiko Mukaide (Royaume-Uni) ou encore Silvia Levenson (Italie).

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