Bachant

Vue aérienne de Bachant

Bachant doit son origine à Estrées (Strata), qui, au XIIe siècle, était une localité assez importante, puisque ce hameau, en 1186, comptait comme paroisse du décanat d’Avesnes, et que son église conserva Bachant comme annexe jusqu’au XVIIIe siècle.
La seigneurie de Bachant dépendit d’abord de celle de Berlaimont; elle fut ensuite cédée aux seigneurs de la Puissance, dont les familles Masselot, du Buisson et Dumont de Gages furent propriétaires. Source : Bulletin de la Commision Historique du département du Nord Tome IX Lille 1866.

L’église St Géry accompagnée de deux marronniers géants se situe au milieu d’un vaste espace verdoyant. Elle a été remaniée en 1718 et son clocher réédifié en 1832. Entre 1883 et 1885 on procéda à la restauration de la tour et du clocher. Au cours de la guerre 1914-18, les Allemands se saisirent, pour la fondre, de la grosse cloche Justine, qui avait été offerte en 1824 par le marquis et la marquise des Gages (leur vieux château, dit de La Puissance, était démoli depuis 1787).

L’église de Bachant et son clocher incliné Photo Havang

L’église Saint‑Nicolas de Bachantprésente un intérieur d’une richesse insoupçonnée. La nef unique, couverte d’un lambris en berceau, conduit vers un chœur légèrement surélevé où se dresse un maître‑autel en marbre polychrome du XVIIIᵉ siècle, accompagné d’un tabernacle finement sculpté. Plusieurs statues anciennes, dont celles de saint Nicolas et de sainte Barbe, témoignent de la dévotion locale et de la vitalité religieuse du village.

Le transept conserve deux monuments funéraires exceptionnels. À gauche, on peut admirer le monument commémoratif de Jean Blancpain, mort en 1425, et de son épouse Batéiotte Jeunesse, décédée en 1434. Cette œuvre gothique, rare dans la région, constitue l’un des plus anciens témoignages funéraires conservés dans une église de l’Avesnois. À droite, une dalle funéraire de 1600 dédiée à Catherine Jamelon, classée Monument historique, se distingue par la finesse de sa gravure et l’élégance de sa composition.

L’église abrite également un bénitier ancien en pierre bleue, un mobilier liturgique traditionnel — chaire, confessionnal, chemin de croix — ainsi que des vitraux du XXᵉ siècle qui diffusent une lumière douce dans la nef. Enfin, un monument aux morts particulièrement soigné occupe une place importante dans l’édifice, rappelant l’engagement des habitants de Bachant lors des conflits du XXᵉ siècle.

Par la diversité de son mobilier, la présence de monuments funéraires médiévaux et la qualité de ses éléments liturgiques, l’église Saint‑Nicolas constitue l’un des ensembles patrimoniaux les plus remarquables du Val de Sambre.

Monument aux Morts dans l’église Photo Havang

Le monument paroissial de Bachant, installé dans l’église Saint‑Nicolas, se présente sous la forme d’un grand panneau commémoratif en marbre noir, orné d’une croix latine et d’une palme du souvenir. Réalisé en 1921 par le marbrier Gaudier‑Rembaux (Aulnoye), il porte les noms des soldats de la paroisse morts pour la France en 1914‑1918. Le décor, sobre et religieux, associe symboles chrétiens et motifs patriotiques, conformément aux monuments intérieurs érigés dans le Nord après la Grande Guerre.

Quant au monument communal il se dresse sur la Place depuis 1921 :

Il se présente sous la forme d’un obélisque en granit belge, surmonté d’un coq gaulois en bronze attribué à la fonderie du Val d’Osne. Le décor associe plusieurs éléments symboliques : guirlande enrubannée, armes entrecroisées, casque militaire, palmes.

Réalisé par le granitier Gaudier‑Rembaux (Aulnoye) avec une sculpture de Prosper‑Jean Lecourtier, il porte l’inscription : « La commune de Bachant à ses enfants morts pour la Patrie ».

Des plaques ajoutées commémorent également les victimes de 1939‑45, de la Résistance, de la guerre d’Algérie, ainsi qu’un hommage de la ville allemande de Gernrode (2010).

La Mairie de Bachant. Voir son site Photo Havang

Un calvaire est à découvrir à l’intersection de la rue du Bondieu et de la route départementale de Landrecies à Maubeuge :

Plus de précisions sur mon site Nos calvaires en Avesnois

Capture - Copie

Partez à la découverte des 4 oratoires et des 2 chapelles de la commune.

Kiosque de Bachant sur la gauche de la photo prise en 1902

Kiosque à danser circulaire érigé en 1860 sur la Place de l’Église, sa vétusté le fit disparaître en 1948.

Sur cette carte postale de 1902 : à gauche , la maison blanche abrite les habitations de Léon Sohier et Marguerite Cation ; la forte construction suivante est la ferme Deghilage. A droite de l’église, la ferme Bayart et l’estaminet tenu par le brasseur Lefebvre. En 1902, Eléonor Bayart est maire depuis 1896.

Cense de la Puissance :

Jusqu’en 1822, le village de Bachant posséda un château fort, appelé château de la Puissance, nom qui lui viendrait de la première famille à l’origine de la forteresse, la famille de la Puissance qui le bâtit au XI e siècle.Les marquis de Gages furent par la suite les barons de la Puissance, avant que le château ne devienne la propriété de la famille de Nédonchel.
A l’endroit de la forteresse, il reste une ferme portant le nom de ferme de la Puissance qui par sa taille est l’une des plus grandes fermes de l’arrondissement. Elle conserve notamment un beau porche de pierres.

L’industrie à Bachant se regroupait autour de l’exploitation de quatre carrières de marbre et de pierres à bâtir qui extrayaient des variétés de marbre Ste-Anne.
Il exista à Bachant un four à chaux, une brasserie et 2 fabriques de bonneterie.

Les bords de la Sambre à Bachant