Bousies

Vue de Bousies

Bousies est un village appartenant plus par ses caractéristiques et son histoire au Cambrésis. En effet il formait une enclave du Cambrésis dans le Hainaut dont le seigneur était l’un des douze pairs.
La seigneurie de Bousies débuta en 1007 avec l’installation du premier château d’un Viking : Jean, Seigneur de Bousies. En 1095, l’Evêque Gaucher fit assiéger le château de Bousies, où son seigneur Wiband aidé de quelques habitants résista 3 jours avant que l’édifice ne fut pris d’assaut et détruit ensuite. Rebâti, il fut à nouveau pris en 1185 et en 1665.
La Révolution Française de 1789, marqua un tournant dans l’histoire de Bousies. Au début du XIXe Siècle, le château de Bousies devint la propriété du Maréchal Mortier et fut démoli en 1835.  Source Mairie

Seuls échappent à la destruction de l’imposant château médiéval des seigneurs du lieu – connu par une gouache des albums de Croy à la fin du XVIe siècle, la maison dite du régisseur du château élevée en 1719, des écuries du XVIIIe siècle et une dépendance du XVIe et du XIXe siècle qui accueille aujourd’hui en partie le musée des évolutions. culture.gouv.fr

En octobre 1918, le village est bombardé, de nombreuses maisons sont détruites ainsi que l’église et l’usine Seydoux
Église Saint-Rémy de Bousies
La façade de style jésuite de l’église Saint-Rémy. Photo Havang
Elle dispose de 4 cloches

L’église a été construite en 1736. Les travaux d’extension de l’église et de son clocher haut de 50 mètres se terminent en 1766. En 1865 la foudre tombe sur le clocher qui est aussitôt reconstruit.

Le clocher actuel en revanche est plus récent puisque le précédent fut emporté avec les dévastations de la Première guerre Mondiale. À l’intérieur, une partie du mobilier est classé, dont le Chemin de croix, des toiles du peintre Dumortier. Depuis 1998, l’église fait entendre régulièrement son carillon.

À l’origine, le clocher ne possédait qu’une seule cloche, nommée Caroline Angélique, un imposant bourdon de 1 200 kg réquisitionné par l’armée allemande le 29 mars 1918. Après la guerre, l’église fut dotée de trois nouvelles cloches, accordées sur le sol, le la et le si de la gamme d’ut majeur, et solennellement bénies le 21 mai 1923.

La plus grande, d’un poids de 1 050 kg, porte l’invocation Laus tibi Christe (« Christ, louange à toi ! »). Elle reçut les prénoms Estelle, Élise et Marie, avec pour parrain Isaïe Cloche et pour marraine Estelle Bourdon‑Vaille. La bénédiction fut donnée par l’abbé Octave Gir, doyen de Landrecies.

La cloche moyenne, 725 kg, est gravée de la prière Da pacem Domine in diebus nostris… (« Donne la paix, Seigneur, à nos jours… »). Elle fut appelée Madeleine, Léonie et Rosa, avec Magloire‑Nestor Trognon pour parrain et Léonie Ratte pour marraine. L’abbé Clotaire Trognon, pro‑doyen de Berlaimont, présida la cérémonie.

La plus petite, 525 kg, porte la citation Laudemus viros gloriosos… (« Louons ces hommes pleins de gloire… »). Elle reçut les noms Josèphe, Jeanne et Louise, avec Louis Lebrun comme parrain et Julia Lacoche comme marraine. La bénédiction fut assurée par l’abbé Henri Trouillet, curé de Saint‑Maurice‑des‑Champs à Lille.

La cérémonie se déroula en présence du maire, M. Bourdon‑Vaille, des adjoints Potier, Besse, Cauchemez et Burlion, ainsi que des conseillers paroissiaux Cloche, Trouillez, Lebrun, Defline et Masson, accompagnés de l’abbé Émile Lemoine. Ces trois cloches furent fondues par M. Wauthy, fondeur à Douai.

Plus tard, quatre cloches supplémentaires vinrent compléter l’ensemble campanaire. Réalisées à Annecy et fournies par la maison Lepers de Dompierre‑sur‑Helpe, elles furent bénies le 22 février 1998. Elles portent les noms d’André Ducarne, Vincent Sommain, Pascale Mathieu (ép. Thomas), Gérard Noiret et Marie‑Jeanne Burlion, en hommage à leur engagement au service de la communauté.

Texte rédigé d’après les informations publiées dans L’tiot Bodicien Journal d’informations locales N°22 Octobre 2014 – Novembre 2014

La nef centrale s’élève à 14 mètres de hauteur, portée par 14 colonnes à chapiteaux toscans.
L’intérieur de l’église
La chair de 1692 : culture.gouv.fr
Le calvaire Legrand en octobre 2016
Deux calvaires à Bousies: Se reporter à Nos calvaires en Avesnois

Le monument aux morts de Bousies se compose d’un pilier commémoratif posé sur un piédestal, surmonté d’une statue de série représentant un poilu brandissant son fusil, modèle Au fusil brandi de Gaudier‑Rembaux (n°2055). L’ensemble est orné d’une guirlande végétale et d’une croix latine, mêlant symboles patriotiques et religieux dans un hommage sobre aux soldats disparus.

Monument commémoratif des fusillés. Rue des Fusillés

Le monument se compose d’un pilier en pierre posé sur un socle à degrés, surmonté d’une croix latine. La face principale porte l’inscription :

« Aux victimes innocentes de Croix‑Caluyau et de Bousies fusillées par les Allemands le 02/09/1944 »,

suivie des noms : Bayard Albert, Burlion André, Carlier Prudent, Dumont Jules, Laurent Émile, Leclercq Gaston, Masson Adolphe, Ruelle Maurice et Ruelle Paul.

Le tissage Seydoux
Le tissage de Bousies

Dans les années 1860, une famille Seydoux originaire du Cambrésis acquiert un vaste terrain à Bousies et y installe un atelier de tissage mécanique de laine. L’activité se développe rapidement et devient l’un des principaux employeurs du village. En 1893, l’ensemble des ateliers de la maison Seydoux compte plus de 1 300 ouvriers, et la population de Bousies dépasse alors les 4 000 habitants. L’entreprise poursuit son activité jusqu’en 1956, date à laquelle l’arrivée de nouveaux textiles entraîne sa fermeture. Les bâtiments sont ensuite vendus et accueillent une fabrique de bonbons.

La Mairie
L’actuelle Marie. voir son site très bien documenté. Photo Mairie
Salle des Fêtes Rue des Fusillés

La salle des fêtes de Bousies a été construite en 1927, dans le cadre des Dommages de guerre, sous le mandat de Camille Bourdon, maire de 1900 à 1940. Deux toiles encadrant encore aujourd’hui la scène datent de cette époque : elles proviennent d’un théâtre parisien et furent offertes au maire par le député du moment.

Le bâtiment a connu plusieurs phases de modernisation, notamment dans les années 1970, puis en 1992, lorsque le sol en béton fut remplacé par du carrelage et que la scène reçut un nouveau rideau.

Entre février et avril 2019, d’importants travaux de rénovation, de transformation et d’extension ont été réalisés. La salle a été dotée d’une aire de jeux extérieure sécurisée et d’un plafond ondulé destiné à améliorer l’acoustique. La salle des fêtes entièrement rénovée a été inaugurée le 5 octobre 2019 par le maire André Ducarne.

La salle des sports de Bousies, inaugurée le 19 mai 2012, est le résultat d’un projet lancé dès 1989 pour offrir aux associations et aux jeunes un équipement couvert adapté. Après plusieurs études d’implantation, la commune choisit un terrain attenant au parc et au plateau sportif. Les travaux, menés en 2010‑2011 sous la maîtrise d’œuvre de l’architecte Dufour, aboutissent à un bâtiment moderne financé à 80 % par des subventions publiques. La salle porte le nom de Gérard Noiret, retraité de Vallourec, conseiller municipal puis adjoint au maire pendant plus de trente ans, très impliqué dans le suivi du chantier et dans la vie communale.

Chapelle N.D de Foy (1682)
4 oratoires 6 chapelles et 1 grotte Consulter mon site
Le kiosque de Bousies
La Fontaine Jet Rare Rue de la République

Située sur le secteur Lannoy de la commune, cette fontaine urbanisée par un lavoir en pierre bleue est aujourd’hui tarie. On la nommait jadis Fontaine Gerhardt, du nom d’un très lointain possesseur du fief, Gerhardt de Lannoy, mais les Bodiciens qui aiment rire, s’amusaient à dite Jet rare.

La Fontaine Place Gouzon
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Le Musée des Évolutions  et son histoire sur le site 2c2m.avesnois.free.fr

Le musée des Évolutions de Bousies est ouvert en 1993 à l’initiative de son conservateur Jean Vaillant, dans un bâtiment daté de 1576 sauvé de la destruction puis restauré. Le musée aborde l’histoire de la région de Bousies, à travers les évolutions de la technique : des pièces préhistoriques aux premiers appareils électroniques en passant par de nombreux outils et objets anciens. On y trouve également un espace consacré à l’histoire locale ainsi que la reconstitution d’une salle de classe du début du XXe siècle. Le musée est installé dans un bâtiment remarquable, une ferme du XVI e siècle avec son étable voûtée de briques et sa grange attenante.

Les industries du Passé :

En plus du tissage,d’autres industries firent également les beaux jours de Bousies : une scierie, une chaudronnerie, trois brasseries (Brasserie Dumont-Réal-Bourdon qui est la plus récente). N’oublions pas aussi le moulin appelé moulin d’Herpies qui se trouvait au bord de la Chaussée Brunehaut à la limite de Croix et de Vendegies. Il appartenait avant la Révolution à la marquise de Cernay et de Bousies Marie Françoise Ursule Augustine Le Danois mariée à Auguste Marie Raimond, comte de la Marcq, prince d’Aremberg ; mariage célébré au château de Raismes en 1774. Vendu comme bien national à Jean Baptiste Douillez, le moulin fut ensuite la propriété du maréchal Mortier. Sa fille Sophie Malvina Joséphine le vendit en 1839 à Jean Baptiste Joseph Dozière né en 1766 à Saint-Souplet. En 1868 son fils Jean Baptiste, meunier à Landrecies puis à Vendegies-au-Bois, le possédait. En 1895 il était détenu par le meunier Joseph Juvénal Richard et son épouse Félicie Blas, puis en 1907 par leur fils Juste Jean-Baptiste Richard marié à Marcelline Maillard. Paul Pavot fut le dernier meunier à le faire fonctionner jusque dans les années 1930. Il n’en reste qu’une chute.

Cascade du moulin sur les Harpies Photo Havang
Le parc rural de Bousies