Mecquignies

Mecquignies La Grand’Rue

A droite, le grand bâtiment – qui est aujourd’hui une maison d’habitation – se nommait la Citadelle et abritait un estaminet tenu par M. Paquet, cordonnier. Tout au fond se trouve la fontaine de l’Adzout où un lavoir, aujourd’hui disparu, avait été aménagé.

La Grand’Rue de nos jours

Le village de Mecquignies, mentionné dès 1158 sous le nom de Makéni, apparaît au Moyen Âge comme l’une des localités importantes de la prévôté de Bavay, occupant le sixième rang dans les listes du XIIIᵉ siècle. Son commerce est actif dès le XIVᵉ siècle, fréquenté par les Lombards et par une communauté juive protégée par les comtes de Hainaut.

Un château féodal dominait le village. Il accueillit le 3 septembre 1403 le Duc et la Duchesse de Bavière, puis en 1422 le Comte et la Comtesse de Hainaut. En 1423, lors des troubles bourguignons, le château et le village furent pillés et détruits. Au XVIᵉ siècle, Mecquignies est encore marqué par des épisodes singuliers, comme l’arrestation d’une sorcière en 1525 ou le refuge d’un voleur dans l’église en 1537.

Après le traité du Cateau‑Cambrésis (1559), la région passe sous domination espagnole, situation qui perdure plus d’un siècle. En 1678, le traité de Nimègue rattache le Bavaisis à la France, mais Mecquignies conserve longtemps un vif attachement à l’Espagne et à la Maison d’Autriche, dont l’aigle bicéphale figure encore sur ses armes.

Le village subit de nouvelles destructions en 1704 lors d’un raid hollandais, puis au cours des guerres du XVIIIᵉ siècle. Il est encore pillé en 1794 par les troupes autrichiennes lors de la bataille de Fleurus. Au XIXᵉ siècle, Mecquignies est connu pour son commerce de sabots et pour ses “Mecquennes”, servantes réputées dans toute la région.

L’église de Mecquignies
Eglise construite au Moyen Age et restaurée au XIXe siècle à plusieurs reprises. La tour-clocher est reconstruite en 1893 par l’architecte Neulliès. Photo base Mérimée

L’’église de Mecquignies conserve des éléments très anciens, visibles notamment sur le mur sud où subsistent des assises de grès brut formant un appareil archaïque du XIIᵉ siècle, ainsi que des corbeaux de pierre appartenant à une corniche médiévale. L’édifice se compose d’un unique vaisseau regroupant la nef, le chœur et la sacristie, disposés en enfilade et construits en moellons de grès avec chaînages en pierre de taille. La tour‑clocher, en brique, se distingue du reste de la construction et est coiffée d’une flèche polygonale en ardoise.

L’ensemble est éclairé par de hautes fenêtres et couvert de toitures à deux pans pour la nef et le chœur, et à trois pans pour la sacristie. La porte d’entrée, réutilisée, porte la date de 1721.

L’intérieur conserve une remarquable charpente en carène de navire, préservée malgré les restaurations successives.


Inscription peinte sur la poutre qui soutient le calvaire : 1888 VENITE ADOREMUS DOMINIUM 1570 Photo Ministère de la culture – base Mémoire
La poutre de Gloire classée Monument Historique Ministère de la culture – base Mémoire

On admirera en particulier le tref, ou poutre de gloire : il s’agit de la poutre qui traverse parfois la nef devant le chœur. Le tref de Mecquignies, qui est très beau, porte le Christ entre la Vierge et saint Jean et les dates de 1570 et 1888.

A droite, autel de saint Aicard, patron de la paroisse. Ce saint qu’on nommait également Achaire ou Accard, fut abbé du monastère bénédictin de Jumièges. On l’invoquait jadis pour améliorer les gens qui ont mauvais caractère. Ce nom aurait donné naissance, pour ce motif, au mot acariâtre. Un tableau, au dessus de l’autel, représente le saint abbé apprivoisant une mégère. Porte ancienne datée de 1721.

retable du maître-autel, détail du tabernacle culture.gouv.fr

Château de Mecquignies
Vue de face

Après sa destruction, en 1423, un nouveau château sera bâti en 1787. Il sera lui-même remplacé par une autre construction à la fin du XIXème siècle pour le compte de Madame René Miot-Pierard. Les plans pourraient avoir été l’œuvre de l’architecte valenciennois Armbruster.

Le château, construit en brique selon un plan en U, s’élève sur trois niveaux. Il est précédé d’un escalier en fer à cheval conduisant à un portique fermé au rez‑de‑chaussée. Ce portique repose sur trois paires de colonnes à chapiteau toscan, supportant un entablement continu qui unifie la façade.

Le premier niveau se distingue par un bossage en pointe‑de‑diamant aux angles des ailes et sous les deux baies principales, dont les croisées sont dotées de meneaux moulurés. Les étages supérieurs, traités avec sobriété, sont couronnés par un entablement dorique et une balustrade qui achèvent l’élévation.

La façade arrière reprend le décor du bossage et présente des ouvertures en anse‑de‑panier, encadrées de niches et d’une porte surmontée d’une marquise.

Les communs, également organisés en U mais plus bas que le logis, montrent des baies en anse‑de‑panier aplati, dont les archivoltes en accolade retombent sur de fines colonnettes. Un décor de brique moulurée remplace le bandeau séparant les niveaux, et la toiture à deux pans est soulignée par un lambrequin. Une chapelle et une remise, toutes deux en brique, complètent l’ensemble, tandis qu’une maison de gardien marque l’entrée du domaine.

La Mairie Photo 2011 Havang

Le Monument aux Morts

Deux calvaires sont présents dans la commune :

Calvaire rue d’Obies
Calvaire rue d’Obies

Il est déjà communal en 1833.

Calvaire du Timon : On y trouve le St Curé d’Ars
Calvaire du Timon : On y trouve le St Curé d’Ars
Intérieur du calvaire rue d Timon
Intérieur du calvaire rue du Timon

Le ruisseau de Mecquignies prend sa source dans la forêt domaniale de Locquignol, traverse Mecquignies puis se jette dans la rivière de Bavay à Bavay.

Mecquignies

Il ne faisait tourner qu’un seul moulin nommé Moulin des Près, situé sur le territoire de Mecquignies.  Il n’avait qu’un seul tournant et était occupé avant la Révolution par Gabriel Thomas (°1750 +1807 Haussy) et son épouse Henriette Dupuis. Le couple le vendit vers 1793 à Simon Lallemand (°1763 + 1799) et à son épouse Marie Séraphine Gérin. Au décès de Simon en 1799, le fils Emmanuel, marié à Jeanne Prévost, en fut le meunier. Sa mère Marie Séraphine Gérin loua à de nombreuses reprises le moulin. A savoir : en 1802 à Bénoni Gérin, en 1806 à Bénoni Delvallée, en 1816 à Maximilien Prud’homme, en 1820 à Jean Baptiste Pépin, en 1822 à Félix Lenglet, en 1823 à Pierre et Antoine Prévost, en 1824 à Pierre Avot meunier à Trois-Villes et enfin en 1832 à son fils Emmanuel. Celui-ci l’acquit de sa mère et le revendit à son beau frère Louis Gérin (°1789 + 1863). Ce dernier loua alors le moulin à un dénommé Marchant en 1848 puis à Leclercq en 1851. Au décès de Louis en 1863 le moulin revint à ses trois enfants : Jean Baptiste, Emerine et Pierre. Le moulin fut transformé vers  1880 en bâtiment rural. Une scierie mécanique exista entre 1926 et 1932 appartenant à Arthur Fievet d’Obies. En 1933 le propriétaire M Bongard ajouta une extension au bâtiment et en fit un café.

L’ancien moulin des Près

La maison existe encore avec les vannes et le déversoir. Une pierre porte la date de 1813 et les initiales S G pour Séraphine Gérin.

ancienne scierie

Un autre moulin fut attesté en 1902 comme moulin à tourner le bois par une demande formulée par M. Fontaine Amand en vue de maintenir le barrage sur le ruisseau de Mecquignies et de construire un nouveau déversoir. Vers 1930 le moulin fut transformé en scierie qui appartint à M. Ducornez, puis à M. Paris après le Seconde Guerre mondiale.
Adresse :15 rue de l’Adzout Source : www.actuacity.com/mecquignies_59570/monuments

La Fontaine de l’Adzout et son Lavoir en 2016
Les combats de chevaliers font partie des animations phares de la fête.

L’association Mecquignies à la recherche de son passé propose un retour au Moyen Âge avec tous les deux ans en juillet la fête médiévale. Des tournois et un spectacle son et lumière émerveillent ainsi les nombreux visiteurs.

Mecquignies blottie au cœur du bocage et à l’orée de la forêt de Mormal.