
Choisies est le village le moins habité de l’arrondissement d’Avesnes, mais il est cependant fort ancien : l’un de ses seigneurs, Jean de Choisies, participa à la quatrième croisade et monta l’un des premiers à l’assaut des murs de Constantinople.
La terre de Choisies relevait de la pairie d’Avesnes. Au XVIIᵉ siècle, elle appartenait à Baudouin de Decker (1608–1670), déjà qualifié de “seigneur de Choisy” lors de son second mariage célébré à Mons le 11 décembre 1641 avec Marie‑Jeanne Moreau. Sa fille du premier lit, Marie‑Maximilienne de Decker, dame de Choisies, releva le fief en 1670 à la mort de son père et le transmit en 1661 à Charles Robert, président de la Cour souveraine de Mons. Les actes notariés de Henrichant (1705–1709) la mentionnent comme “dame de Quiévelon et de Choisy”, confirmant qu’elle gérait simultanément les deux fiefs : Choisies, hérité de sa famille, et Quiévelon, acquis par son mari.
De cette union naquit Jérôme Alexis Robert, seigneur d’Havré, qui transmit Choisies à son fils Simon‑Charles Robert (1707–1778), seigneur de Choisies et de Nouvelles.
Le fils de ce dernier, Simon‑Joseph Robert (1741–1810), chef‑échevin de Mons, fut créé comte de Robersart le 15 novembre 1778 par l’impératrice Marie‑Thérèse, donnant naissance à la branche comtale issue du fief de Choisies.
Il fut le dernier seigneur de Choisies. Il présenta le relief de ses fiefs à Avesnes le 26 août 1779 au duc d’Orléans. La Révolution abolit les seigneuries quelques années plus tard, faisant de Simon‑Joseph le dernier titulaire du fief de Choisies.


L’église Saint‑Antoine de Choisies est de style roman. Bâtie en 1611 et restaurée en 1854, c’est un petit édifice en brique rouge posé sur un soubassement de pierre. Elle présente une nef unique aux volumes simples, éclairée par des baies en plein cintre typiques du roman tardif de l’Avesnois. Son clocher‑tour carré, doté d’abat‑sons et coiffé d’une flèche en ardoise, domine la façade occidentale où s’ouvre un portail en plein cintre surmonté d’un oculus.
Son chevet, de forme polygonale à trois pans, est accolé à une sacristie rectangulaire plus basse, percée de petites fenêtres. Sur le pan médian du chevet se trouve une niche en pierre bleue, ornée de colonnettes, de volutes et de fleurons : elle abritait autrefois un tableau en bois de Saint Antoine, patron de la paroisse.
L’église est entourée de son cimetière ancien, ce qui renforce son caractère traditionnel et son implantation historique au cœur du village.
Elle fut vendue à la Révolution pour 400 livres au sieur Daussonville de Lille, avec le terrain qui l’entourait et les objets qu’elle renfermait, à l’exception de la cloche. Une voiture ayant été envoyée pour enlever le mobilier eut ses roues démontées durant la nuit par les habitants de Choisies, ce qui obligea l’acquéreur à revendre l’église à la commune.

L’intérieur de l’église Saint‑Antoine est simple et lumineux. La nef unique, éclairée par des vitraux aux bords colorés, est aménagée de chaises en bois disposées sur un dallage ancien. Le chœur est dominé par un maître‑autel en bois sculpté de style néogothique, orné de pinacles et de statues, au centre duquel se dresse une statue du Christ.
Les murs présentent plusieurs statues et plaques votives, tandis que le plafond peint en bleu clair apporte une tonalité douce à l’ensemble.
Le buste‑reliquaire de Saint Antoine, patron de la paroisse, est l’objet d’une vénération particulière. Classé Monument historique en 1992 et restauré en 1996, il constitue l’un des trésors du village.

Chapelle N.D de Walcourt. Elle aurait été bâtie par la famille Bettignies originaire de Beaufort au début du XX siècle. A l’intérieur sur le mur du fonds il est fait mention de « Souvenir de mission des paroisses d’Obrechies et de Choisies du 13 au 27 mars 1949. RP Cortey et RP Delcambre missionnaires diocésains. » Elle se situe chemin de la Fachelle , à l’abri de deux pins et cernée d’une haie d’aubépine.&

N.D des Sept Douleurs
Chapelle N.D des Sept Douleurs Gd Rue. Belle chapelle avec sa voussure en arc brisé. La croix est la réplique simplifiée de celle du clocher de l’église. A l’intérieur le dessus de l’autel supporte la statue de N.D des Sept Douleurs. On y trouve également un imposant Christ agonisant cloué sur une croix de bois, une Vierge à même le sol et plusieurs statuettes sur des consoles en bois .


L’ancienne petite gare de Choisies, située au Pont des Bêtes, servait autrefois de halte sur la ligne Maubeuge–Fourmies. Désaffectée, elle témoigne aujourd’hui du passé ferroviaire du village.
Le “Sentier Émeraude”, ou voie verte de l’Avesnois, emprunte l’ancienne ligne ferroviaire Maubeuge – Fourmies. Aménagé pour les marcheurs, cyclistes et cavaliers, il traverse le Pont des Bêtes où se trouvait autrefois la petite gare de Choisies.