Croix-Caluyau

Croix-Caluyau est un village qui fut donné en 705 à l’abbaye de Saint-Denis par le roi Childebert, et ayant appartenu ensuite à l’abbaye de Maroilles.

L’église St Martin de Croix-Caluyau

L’Autel St Martin
L’Autel du Chœur
La Chaire

L’église Saint‑Martin conserve un ensemble remarquable de six objets mobiliers protégés au titre des Monuments historiques. On y trouve un groupe sculpté représentant Dieu le Père et Dieu le Fils, ainsi que des fonts baptismaux anciens. Une délicate statue de la Vierge à l’Enfant et une autre figurant saint Martin évêque témoignent de la richesse de la statuaire locale. L’édifice abrite également un chandelier liturgique en métal et un tableau de la Sainte Famille, attribué à l’école de Van Dyck et conservé dans son cadre d’origine. Cet ensemble cohérent illustre la qualité du mobilier religieux de l’église et son intérêt patrimonial.

La Mairie de Croix-Caluyau Photo Budotradan
Le Monument aux Morts de croix-Caluyau Université Lille 3

Le monument aux morts, installé dans le cimetière communal, se présente sous la forme d’un pilier commémoratif de type obélisque. Sa silhouette élancée est couronnée d’un pot‑à‑feu, symbole classique des monuments funéraires. La stèle est richement ornée : drapeaux entrecroisés, canons et grenade enflammée rappellent le sacrifice militaire, tandis qu’un casque accompagné d’une palme souligne l’hommage rendu aux soldats tombés pour la France.

Calvaire dans le cimetière
Calvaire dans le cimetière
Calvaire rue du Château d'eau

Calvaire rue du Château d’eau
Chapelle
Chapelle Chaussée Brunehaut
Intérieur de la chapelle
Intérieur de la chapelle

Cette chapelle comporte deux pilastres purement décoratives. Elle apparaît sur le cadastre de 1931 et est dédiée à la Vierge (ADN P 31 / 683 Section J 776).
http://oratoiresetchapelles-avesnois.fr/croix-caluyau/

La Villa Paul Chaussée Brunehaut

Cette maison d’inspiration Art déco a été construite sur les plans de l’architecte landrecien M. Bourdon. 
Son propriétaire Mme Ternant l’a appelée « Villa Paul » en mémoire de son fils tué lors de la Première Guerre Mondiale.

L’ancienne Brasserie de Croix-Caluyau

L’ancienne brasserie de Croix‑Caluyau

Au 11 de la chaussée Brunehaut, une demeure chargée d’histoire attire immédiatement le regard. Deux maisons, de styles très différents, s’y côtoient. À l’origine, la partie la plus ancienne était une habitation basse en briques et pierre bleue, dotée de trois fenêtres de chaque côté de la porte. Construite vers 1830, elle se prolongeait perpendiculairement par un ensemble de bâtiments liés aux activités de brasseur et de cultivateur.

La brasserie, inscrite au cadastre sous la section B n°56, se reconnaissait notamment à sa touraille surmontée d’un Gambrinus, figure emblématique des amateurs de bière. Elle possédait de vastes caves voûtées soutenues par des piliers, ainsi que des greniers entièrement charpentés en bois. Quelques vestiges témoignent encore de cette activité : un treuil et une poulie dans le grenier, les caves, les dépendances, et un linteau orné de fourquets — ces pelles percées en métal ou en bois utilisées lors du brassage.

L’établissement fut exploité par Jean‑Baptiste Lacomblez, puis par la famille Delsart‑Lacomblez. En 1858, la production atteignait 642 hectolitres de bière forte et 309 hectolitres de petite bière. La brasserie semble avoir poursuivi son activité au‑delà de cette période. À cette époque, Mlle Delsart épouse M. Carlier, propriétaire d’une brasserie et d’une exploitation agricole. Le couple hérite de la brasserie et de la moitié de l’habitation, jugée trop exiguë. Désireuse d’une demeure comparable à celles de ses sœurs ou à la Villa Paul, la maîtresse de maison fait appel à l’architecte renommé Marcel Bourdon.

Celui‑ci conçoit une maison ambitieuse, mêlant briques, béton, décorations et inspirations empruntées aux demeures bourgeoises et aux châteaux. La partie héritée est surélevée d’un étage et agrandie jusqu’aux anciens bâtiments de la brasserie. La façade sur rue est traitée en faux appareil, percée d’une large baie en anse de panier et ornée d’un colombage feint autour d’un décor central en relief en forme de cul‑de‑lampe élargi.

Côté cour, Bourdon imagine un perron de trois marches en ciment verni menant à une véranda dotée d’une balustrade en bois et couverte d’une double verrière. Dans son prolongement s’élève une tour en briques aux angles obtus, coiffée d’un clocher au toit débordant, couvert d’ardoises en écailles et terminé par un épi. L’ensemble associe briques et colombages en ciment, avec une toiture en demi‑croupe ornée d’un épi et couverte d’ardoises d’Angers. Une frise court le long du faîtage.

Cette description ne rend qu’imparfaitement justice à la créativité de l’architecte, tant l’aménagement intérieur constitue lui‑même une véritable œuvre d’art. Aujourd’hui, les deux maisons juxtaposées témoignent encore de l’association originelle de deux activités — brasserie et agriculture — dont seule la seconde perdure.

Texte rédigé d’après les recherches de Mme Francine Michaux consacrées à l’architecte Marcel Bourdon.

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M Francis Janicot, héliciculteur au 21 chaussée Brunehaut

La Ferme Hélicicole de l’Avesnois est un élevage d’escargots fondé en 1990 dans une ferme typique de l’Avesnois datant du XIXᵉ siècle. L’exploitation a été convertie à l’agriculture biologique en 2010. Les escargots y sont élevés entièrement sur place, depuis leur naissance jusqu’à l’âge adulte.

Les recettes sont élaborées et cuisinées à la ferme, dans le respect du savoir‑faire artisanal. La production issue de l’élevage est proposée à la vente aux particuliers, aux professionnels ainsi qu’aux boutiques de produits du terroir.

Le labyrinthe de l’escargot. L’escargot de Ch’ Nord

Une visite à la Ferme Hélicicole est une véritable aventure à vivre en famille, au cœur même de l’élevage d’escargots. Le parcours propose des activités à la fois ludiques et instructives, accessibles à tous les âges.

Sur place, Francis et Patricia Janicot accueillent les visiteurs et leur remettent non pas un simple plan, mais une véritable feuille de route. Celle‑ci guide le public à travers quatre étapes jalonnées de jeux et de découvertes. Comptez deux à trois heures d’un dépaysement garanti, entre nature, savoir‑faire et curiosités inattendues.