L’Avesnois des années 60 à travers ses enseignes commerciales

Dans les années 60, l’Avesnois est un territoire où chaque rue, chaque façade, chaque vitrine raconte une histoire. Avant l’arrivée massive des grandes surfaces, le paysage commercial est encore celui d’un pays de bourgs et de villages, animé par une multitude d’enseignes, de marques, de dépôts, de petites industries et de commerces de proximité. Les enseignes ne sont pas seulement des noms : elles sont des repères, des lieux de sociabilité, des symboles d’une époque où l’économie locale repose sur l’artisanat, les ateliers, les coopératives, les brasseries, les laiteries et les garages de village.

L’Avesnois des années 60 est un monde où l’on croise les vitrines Phildar et les merceries Monier, les garages Simca ou Citroën, les stations BP ou Antar, les dépôts de bière des 3 Cantons ou Polter, les enseignes mutualistes comme La Royale ou La Foncière, les magasins Minifix ou Sonneclair, les brasseries locales, les laiteries coopératives, les dépôts de gaz Butagaz, les huiles Yacco ou Elf, les Docks du Nord pour les cycles, et les banques régionales comme Scalbert‑Dupont ou le Crédit Agricole du Nord. Certaines de ces enseignes appartiennent à des réseaux nationaux, d’autres sont profondément ancrées dans le territoire, d’autres encore ont disparu sans laisser de traces, sinon dans la mémoire des habitants.

Ce paysage commercial, aujourd’hui largement transformé, reflète une époque charnière : celle où le commerce traditionnel — épiceries, quincailleries, merceries, cafés, dépôts, ateliers — commence à céder la place aux premiers magasins en libre‑service, aux grandes marques, aux réseaux structurés. C’est aussi une période où l’industrie locale, encore vivante, marque les rues : Sonneclair à Fourmies, Minifix à Aulnoye, les laiteries de l’Avesnois, les brasseries de Felleries ou de Maroilles, les ateliers de mécanique, les scieries, les tonnelleries, les fonderies.

Retracer les enseignes des années 60, c’est redonner vie à un monde disparu : celui des vitrines peintes, des plaques émaillées, des pompes à essence aux couleurs vives, des camions de livraison siglés, des cafés aux enseignes de bière, des merceries où l’on choisissait sa laine, des garages où l’on réparait sa Simca ou sa Peugeot, des dépôts de lait, des brasseries locales, des coopératives agricoles. C’est une manière de comprendre comment l’Avesnois vivait, consommait, travaillait, se déplaçait, se chauffait, s’équipait, se nourrissait.

Cette page propose un voyage dans le temps : celui des enseignes qui ont façonné le quotidien des habitants, des marques qui ont marqué les façades, des commerces qui ont animé les rues, des industries qui ont fait vivre les bourgs. Un patrimoine visuel, économique et social, souvent oublié, mais profondément ancré dans la mémoire du territoire.

🍺 1. Brasseries, dépôts de boissons et cafés

Avesnes sur Helpe Place-du-Tribunal-Café-le-themis

Dans les années 60, l’Avesnois est encore un territoire où la bière est une affaire locale. Les cafés de village affichent sur leurs vitrines les noms des brasseries régionales, les camions de livraison sillonnent les routes, les dépôts de boissons animent les rues commerçantes. Parmi ces enseignes, certaines ont marqué durablement la mémoire collective.

La bière des 3 Cantons — Brasserie de Felleries (1920–1982)

Véritable institution du Haut‑Pays, la Brasserie des 3 Cantons diffuse sa bière dans une grande partie de l’Avesnois. Ses camions, ses tonneaux, ses vitrines peintes et ses affiches sont omniprésents dans les cafés. Elle incarne une époque où chaque village avait “sa” bière, “son” dépôt, “son” brasseur.

Polter — Une bière régionale très présente dans les cafés

Moins connue aujourd’hui, la bière Polter était pourtant largement distribuée dans les cafés de l’Avesnois. Elle apparaît dans les dépôts de Berlaimont, d’Aulnoye, de Maubeuge, et dans de nombreux cafés de village. Une enseigne typique des années 50–70.

Les dépôts de boissons

Dans les bourgs, les dépôts jouent un rôle essentiel :

  • Brasserie des 3 Cantons (Felleries, dépôts à Berlaimont)
  • Boutemy, Basuyaux, Dubus, Denimal, Herbain (dépôts de bières et eaux minérales) Ces dépôts sont des lieux de passage, de livraison, de sociabilité. Ils alimentent les cafés, les fêtes locales, les bals, les banquets.

Les cafés : un réseau dense aujourd’hui disparu

Dans les années 60, chaque rue, chaque hameau, chaque place possède son café. Les enseignes de bière y sont visibles partout : 3 Cantons, Polter, parfois des bières nationales (Kanter, Mutzig, Kronenbourg). Les cafés sont des lieux de vie, de rencontres, de discussions, de jeux, de musique. Leur disparition progressive à partir des années 80 marque une transformation profonde du territoire.

🥛 2. Laiteries, fromageries et coopératives laitières

Ancienne laiterie Sains du Nord Crédit photo 3CA

L’Avesnois est, depuis la fin du XIXᵉ siècle, une terre laitière. Dans les années 60, les laiteries — industrielles ou coopératives — sont encore nombreuses, visibles, actives. Elles constituent une véritable constellation d’enseignes commerciales, avec leurs camions, leurs quais de déchargement, leurs porcheries annexes, leurs bâtiments en brique.

Un réseau dense : 23 laiteries recensées

Ton document en dresse un inventaire exceptionnel : Le Quesnoy, Saint‑Hilaire, Maroilles, Englefontaine, Petit‑Fayt, Ohain, Sains‑du‑Nord, Prisches, Eppe‑Sauvage, Dompierre, Cartignies, Noyelles‑sur‑Sambre, Boulogne‑sur‑Helpe, Etroeungt, Aibes, Dourlers, Landrecies, Vendegies‑au‑Bois, Solre‑le‑Château, Wignehies, Avesnelles…

Les enseignes visibles dans les années 60

Dans les bourgs, les camions de lait, les plaques émaillées, les vitrines des fromageries, les dépôts de beurre ou de fromage blanc sont omniprésents. Les laiteries sont des enseignes commerciales à part entière, au même titre que les garages ou les brasseries.

Petit‑Fayt — La dernière laiterie en activité

La laiterie de Petit‑Fayt, fondée en 1891, est la seule encore en activité dans l’Avesnois. Elle incarne la continuité d’un patrimoine industriel unique.

Les productions emblématiques

  • beurre
  • fromage blanc
  • caséine (Sains‑du‑Nord, Etroeungt)
  • Maroilles (Cartignies, Avesnelles, Dompierre, Le Nouvion)
  • galalithe (Landrecies)

Un paysage aujourd’hui disparu

Entre 1955 et 1965, la concurrence entre laiteries est féroce. Beaucoup ferment, fusionnent ou se reconvertissent. Les bâtiments subsistent parfois, transformés en maisons, ateliers, dépôts, friches.

⛽ 3. Stations‑service, gaz et lubrifiants

Dans les années 60, les stations‑service sont des enseignes très visibles : pompes colorées, logos peints, garages attenants, vitrines d’huiles et d’accessoires.

Les grandes enseignes de carburants

  • BP
  • Shell
  • Caltex
  • Antar
  • Total (à partir des années 60)

Elles sont présentes dans les bourgs, souvent associées à un garage familial.

Les enseignes de gaz

  • Butagaz
  • Antar Gaz
  • Primagaz Les bouteilles bleues, les affiches, les dépôts sont visibles dans les rues commerçantes.

Les huiles et lubrifiants

  • Yacco
  • Elf
  • HTX Ces marques apparaissent sur les vitrines des garages, les bidons métalliques, les panneaux publicitaires.

Les garages de village

Les garages sont des enseignes essentielles : Simca, Citroën, Peugeot, Renault, Talbot, Panhard, Delage… Ils sont souvent associés à une station‑service, un atelier mécanique, un dépôt de pièces.

🚜 4. Coopératives agricoles, dépôts et industries locales

Berlaimont Vue aérienne du Bourg dans les années 60

Dans les années 60, l’Avesnois est encore un territoire où l’agriculture, l’élevage et les petites industries structurent la vie économique. Les coopératives agricoles, les silos, les ateliers mécaniques, les dépôts de matériel, les petites usines et les fabriques locales sont des enseignes visibles, présentes dans les bourgs, les hameaux et les zones rurales. Elles constituent un réseau dense, souvent oublié, mais essentiel pour comprendre le paysage commercial de l’époque.

🌾 Les coopératives agricoles

Les coopératives sont des enseignes majeures dans les années 50–70. Elles fournissent les agriculteurs en semences, engrais, aliments pour bétail, matériel, et assurent la collecte de produits agricoles.

Unéal

Présente dans de nombreuses communes, Unéal est l’une des grandes coopératives du Nord. Ses dépôts, ses camions, ses silos et ses magasins agricoles sont des repères visuels dans les bourgs.

Cévinor

Coopérative très active dans le sud du département, Cévinor fournit matériel, aliments, engrais et services aux exploitations. Elle est souvent associée à des dépôts locaux, visibles dans les villages.

Les SAFR (Sociétés Anonymes des Fermiers Réunis)

Comme à Vendegies‑au‑Bois, ces coopératives locales jouent un rôle important dans la collecte du lait, du beurre, du fromage ou des produits agricoles.

Les silos et dépôts agricoles

Dans les années 60, les silos sont des enseignes à part entière : ils portent des logos, des noms, des couleurs, visibles de loin dans les paysages bocagers.

🧰 Les industries locales : un tissu économique dense

L’Avesnois des années 60 n’est pas seulement agricole : c’est aussi un territoire d’ateliers, de petites usines, de fabriques, de dépôts industriels. Certaines de ces enseignes ont marqué durablement la mémoire collective.

Minifix — Aulnoye et Fourmies

Minifix Fourmies vers 1965

Minifix est une enseigne qui a ouvert ses portes à fourmies en 1963. À Aulnoye et Fourmies, l’enseigne est un symbole de modernité industrielle. La marque avait été créée en 1931 par les magasins Le Printemps avant de passer sous pavillon Monoprix. Au fil des années, le magasin change en effet d’enseigne et devient successivement Champion, ED puis Dia, à la suite des évolutions de la grande distribution. « Grand magasin à prix modérés » , c’était le premier supermarché de l’Avesnois. Ils vendaient de tout, alimentation, vêtements, chaussures.

Sonneclair — Fourmies

Sonneclair est une société de fabrication d’appareils de radio, créée en 1930 par Etienne Hannecart à Fourmies. Le premier point de vente est installé à Fourmies en 1933. Sonneclair est l’une des grandes fiertés industrielles de l’Avesnois. Ses radios, meubles radio, téléviseurs et appareils électroacoustiques sont vendus dans toute la France. Dans les années 60, Sonneclair est une marque visible dans les vitrines, les catalogues, les publicités, les magasins d’électroménager.

Arthur Martin — Revin (08)

Bien que située dans les Ardennes, l’enseigne Arthur Martin est omniprésente dans l’Avesnois. Les magasins d’électroménager affichent ses logos, ses plaques, ses vitrines. Cuisinières, machines à laver, réfrigérateurs : l’enseigne est un symbole de modernité domestique.

🔧 Les ateliers, fabriques et métiers industriels

Les années 60 voient encore une forte présence de métiers artisanaux et industriels, souvent associés à des enseignes locales :

Tonnelleries et fonderies

  • La tonnellerie du Pont des Moines (Berlaimont), devenue ensuite la Fonderie de la Haute Sambre.
  • Une enseigne industrielle majeure, visible par ses camions, ses bâtiments, ses plaques.

Scieries et exploitations forestières

  • Les scieries Cattelot (Berlaimont),
  • Les dépôts de bois,
  • Les ateliers de menuiserie et charpente.

Chaudronnerie, mécanique, soudure

  • Les ateliers Cornil, Bracq, Denis…
  • Enseignes visibles dans les bourgs, souvent associées à des dépôts de matériel.

Ateliers de fabrication spécialisés

  • Galalithe à Landrecies (fabrication d’objets à base de caséine),
  • Caséineries (Sains‑du‑Nord, Etroeungt),
  • Petites fabriques de beurre, fromage, lait en poudre.

🧱 Un paysage industriel aujourd’hui largement disparu

La plupart de ces enseignes ont disparu ou ont été absorbées par de grands groupes. Les ateliers ont fermé, les dépôts ont été transformés, les silos ont changé de nom, les usines ont été démolies ou reconverties. Mais dans les années 60, elles formaient un paysage industriel vivant, visible, structurant, profondément ancré dans la vie quotidienne.

🏦 5. Banques, assurances et services financiers

L’architecture bancaire des années 1960

Dans les années 60, l’Avesnois est encore un territoire où les banques et les assurances sont des enseignes visibles, installées dans les rues principales des bourgs. Leur présence reflète une époque où les services financiers se démocratisent, où les familles ouvrent leurs premiers comptes, où les agriculteurs et artisans commencent à emprunter pour moderniser leur exploitation ou leur atelier.

🏛️ Les banques régionales

Les banques sont des enseignes solides, reconnaissables à leurs plaques en laiton, leurs vitrines sobres, leurs façades de pierre.

Crédit Agricole du Nord

Très implanté dans les bourgs ruraux, le Crédit Agricole du Nord est l’une des enseignes les plus visibles. Il accompagne les agriculteurs, les coopératives, les artisans, les familles.

Scalbert‑Dupont

Banque régionale du Nord, très présente dans les villes moyennes et certains bourgs de l’Avesnois. Elle incarne une époque où les banques locales jouent un rôle majeur dans l’économie territoriale.

Crédit Lyonnais & Société Générale

Présentes dans les villes plus importantes (Maubeuge, Avesnes, Fourmies), ces enseignes nationales commencent à s’implanter dans les années 50–60, marquant l’arrivée d’un réseau bancaire plus structuré.

Caisse d’Épargne

Souvent installée dans les rues commerçantes, elle propose livret A, épargne populaire, prêts modestes. Une enseigne familière dans les bourgs.

🛡️ Les assurances

Les assurances sont des enseignes discrètes mais omniprésentes : plaques émaillées, vitrines sobres, bureaux installés dans les rues principales.

La Royale

Assurance très présente dans les bourgs de l’Avesnois. Elle couvre les foyers, les commerces, les exploitations agricoles.

La Foncière

Autre enseigne visible dans les années 60, souvent associée à des agents locaux qui cumulent parfois plusieurs activités (assurance, immobilier, gestion).

Gamex, RAM, Mutuelles

Les mutuelles et assurances privées sont très présentes dans les bourgs, notamment via les pharmacies mutualistes, les dépôts de santé, les agences locales.

🧶 6. Merceries, laine, habillement et magasins domestiques

Dans les années 60, le tricot est une activité quotidienne dans les foyers. Les merceries sont des enseignes essentielles : elles vendent laine, boutons, fils, aiguilles, tissus, modèles, machines à tricoter.

🧶 Phildar — La laine au cœur des foyers

Phildar, enseigne nationale originaire de Roubaix, est omniprésente dans les bourgs de l’Avesnois. Ses vitrines colorées, ses catalogues, ses pelotes soigneusement alignées font partie du paysage commercial.

🧵 Les merceries locales

Les merceries Monier, Sacré, Lebrun, Chomeaux… Elles ne sont pas des “enseignes réseau”, mais elles incarnent un commerce typique des années 60 : un lieu où l’on achète la laine, où l’on discute, où l’on choisit les modèles de tricot pour l’hiver.

👗 Confections et tailleurs

Les tailleurs d’habits, les ateliers de confection, les magasins de vêtements sont très présents. Ils proposent costumes, robes, retouches, vêtements de cérémonie. Une activité aujourd’hui presque disparue.

🚲 7. Cycles, motocyclettes et mobilité

le BB1N  Peugeot sorti en 1960

Dans les années 60, le vélo est encore un moyen de transport majeur. Les enseignes de cycles sont nombreuses, visibles, actives.

🚲 Les grandes marques

  • Motobécane
  • Peugeot Cycles
  • Gitane

Ces marques apparaissent sur les vitrines, les plaques émaillées, les catalogues.

🛠️ Les magasins de cycles

Les enseignes locales vendent, réparent, entretiennent les vélos et les mobylettes. Elles sont souvent associées à des ateliers mécaniques ou à des dépôts de pièces.

🚗 8. Garages, automobiles et mobilité moderne

Les années 60 sont une période de transition : la voiture se démocratise, les garages se multiplient, les marques s’affichent sur les façades.

🚗 Les grandes marques visibles dans l’Avesnois

  • Simca
  • Citroën
  • Peugeot
  • Renault
  • Talbot
  • Panhard
  • Delage

Les garages affichent les logos, les couleurs, les plaques métalliques. Les pompes à essence sont souvent associées à un atelier mécanique.

🔧 Les garages de village

Les garages Bléhaut, Desse, Dupont, Boissot… Ils ne sont pas des “enseignes réseau”, mais ils incarnent un commerce typique : réparation, mécanique, carrosserie, vente de pièces, station‑service.

🧺 9. Commerces domestiques : épiceries, quincailleries, merceries, cafés

Maubeuge Avenue Jean Mabuse Magasin Defroyenne (magasin d’ameublement)

Dans les années 60, les commerces domestiques sont encore le cœur de la vie quotidienne.

🧺 Épiceries

Place de Solre le Château : on y voit le Familistère

🧺 Les enseignes coopératives et de distribution

Dans les années 60, plusieurs enseignes de distribution structurent le commerce de proximité dans le Nord :

  • Les Docks du Nord (Delhaize, 1908, La Madeleine) → deviendront GRO, puis Match dans les années 1990. Enseigne alimentaire et domestique, très présente dans le Nord.
  • Le Familistère (issu des Docks Réunis) → magasins coopératifs polyvalents : alimentation, textile, quincaillerie.
  • Les Coopérateurs → réseau de magasins mutualistes et coopératifs.

👉 Ces enseignes apportent une dimension moderne et structurée au commerce des années 60, entre les petits commerces indépendants et les futurs supermarchés.

🔩 Quincailleries

Les quincailleries sont des enseignes essentielles : SAMIA, Devaux, BLM… Elles vendent outils, visserie, peinture, matériel agricole, électroménager.

🍬 Confiseries

Les confiseries Avaux, Rousselle… Elles proposent bonbons, chocolats, biscuits, glaces, journaux.

🍞 Boulangeries & boucheries

Chaque rue possède sa boulangerie, sa boucherie, sa charcuterie. Ces commerces sont des repères quotidiens.

☕ Cafés

Les cafés sont omniprésents : lieux de vie, de rencontres, de jeux, de musique. Ils affichent les enseignes de bière (3 Cantons, Polter…).

🧱 10. Artisanat, ateliers et métiers traditionnels

L’Avesnois des années 60 est encore un territoire d’artisans : charrons, tonneliers, chaudronniers, couvreurs, menuisiers, serruriers, scieurs, maréchaux‑ferrants.

🔨 Les ateliers visibles

  • Tonnellerie du Pont des Moines
  • Fonderie de la Haute Sambre
  • Scieries Cattelot
  • Chaudronnerie Cornil
  • Ateliers Bracq
  • Menuiseries, charpentes, forges

Ces enseignes ne sont pas des “réseaux”, mais elles incarnent un paysage économique vivant.

✦ Conclusion — Un paysage commercial disparu, une mémoire vivante

L’Avesnois des années 60 était un territoire foisonnant d’enseignes, de marques, de dépôts, de commerces, de petites industries. Un monde où chaque rue racontait une histoire, où chaque vitrine était un repère, où chaque façade portait un nom familier.

La grande distribution, la modernisation, la disparition des ateliers, l’évolution des modes de vie ont transformé ce paysage. Mais les enseignes de l’époque — brasseries, laiteries, garages, merceries, coopératives, banques, assurances — demeurent dans la mémoire des habitants, dans les photographies, dans les récits, dans les traces encore visibles sur les murs.

Cette page est une manière de redonner vie à ce patrimoine commercial, de le préserver, de le transmettre, de le faire revivre.