L’Avesnois en 2026 : Portrait d’un territoire vivant, fragile et en transformation

✦ Introduction ✦

L’Avesnois en 2026 : portrait d’un territoire vivant, fragile et en transformation

En 2026, le Sambre‑Avesnois‑Thiérache apparaît comme un territoire contrasté, à la fois profondément rural, marqué par des fragilités anciennes, et engagé dans des dynamiques de transformation déjà visibles. Ses paysages, ses petites villes, ses mobilités contraintes, ses difficultés sociales et sanitaires composent une réalité complexe, mais jamais immobile. Les acteurs locaux, les collectivités, les services publics et les partenaires transfrontaliers portent des projets concrets, structurants, qui témoignent d’une volonté commune : améliorer le quotidien, renforcer les services, soutenir l’économie, préserver le patrimoine et accompagner les habitants.

Ce portrait propose une photographie du territoire en 2026, enrichie des actions engagées et des tendances déjà perceptibles, sans projection ni extrapolation. Il restitue ce qui fait l’Avesnois et la Thiérache aujourd’hui : un territoire vivant, fragile, mais résolument en mouvement.

✦ I. Le territoire : une identité forte, un espace rural singulier

❖ I.1. Un territoire de bocages, de forêts et de prairies

En 2026, l’Avesnois demeure l’un des territoires les plus ruraux des Hauts‑de‑France. Ses paysages de bocages, ses prairies d’élevage, ses vallons humides et ses forêts profondes composent un décor unique, reconnaissable entre tous.

Ce territoire, inscrit dans l’ensemble Sambre‑Avesnois‑Thiérache, se caractérise par une faible densité, une dispersion extrême des communes, et une absence de grands axes rapides qui façonne son rythme, ses déplacements et son quotidien.

❖ I.2. Un archipel de petites villes

Maubeuge, Fourmies, Avesnes‑sur‑Helpe, Hirson, Vervins : ces petites et moyennes villes forment les pôles structurants du territoire.
Elles concentrent les services essentiels — hôpitaux, lycées, administrations, commerces — et assurent la cohésion d’un espace où les villages et hameaux restent nombreux et parfois isolés.
Cet archipel urbain, sans grande métropole, donne à l’Avesnois son identité particulière : un territoire où la proximité compte, où les centralités sont modestes mais indispensables, où chaque ville joue un rôle d’équilibre.

✦ II. La démographie : un territoire qui se vide et qui vieillit

❖ II.1. Une baisse continue depuis un demi‑siècle

En 2026, l’Avesnois compte environ 295 000 habitants.
La baisse démographique se poursuit, lente mais régulière, comme un fil tendu depuis les années 1970.
Ce recul n’est pas brutal : il est continu, presque silencieux, mais il façonne profondément le territoire.
Les jeunes adultes quittent la région pour les études ou l’emploi, et le retour n’est pas toujours possible, faute d’opportunités ou de mobilité.

❖ II.2. Un vieillissement accéléré

Le vieillissement de la population est plus marqué qu’ailleurs dans les Hauts‑de‑France.
Un habitant sur cinq a plus de 65 ans, et cette proportion augmente chaque année.
Ce vieillissement transforme les besoins du territoire : santé, mobilité, logement, accompagnement social.
Il modifie aussi la vie des communes, où les générations ne se croisent plus de la même manière, et où les services doivent s’adapter à une population plus fragile.

✦ III. L’économie : entre résistances, fragilités et transformations

❖ III.1. Une économie agricole et industrielle qui tient encore

En 2026, l’Avesnois reste un territoire agricole et industriel. L’agriculture y demeure structurée autour des prairies, de l’élevage et des grandes cultures au sud, tandis que l’industrie continue de jouer un rôle majeur dans l’emploi local. Malgré les crises successives, les secteurs de la métallurgie, de l’automobile, du bois, du textile technique ou de l’agroalimentaire conservent une présence forte dans les petites villes du territoire.

Entre 2018 et 2024, près de 15 000 emplois industriels ont été créés dans le périmètre Sambre‑Avesnois‑Thiérache. Cette progression, rare dans les Hauts‑de‑France, témoigne d’une dynamique réelle, portée par les entreprises locales et par les dispositifs d’accompagnement déjà en place en 2026.

❖ III.2. Le médico‑social, un secteur surreprésenté

Le médico‑social occupe une place importante dans l’économie locale.
Les établissements de santé, les structures d’accompagnement, les EHPAD et les services à la personne représentent une part significative de l’emploi, en lien direct avec le vieillissement accéléré de la population.
Ce secteur, très présent dans les petites villes comme Maubeuge, Fourmies, Hirson ou Vervins, constitue un pilier de stabilité dans un territoire où les fragilités sociales sont nombreuses.

❖ III.3. Le tertiaire, fragile mais indispensable

Le tertiaire de proximité — commerces, artisans, services publics, associations — reste essentiel à la vie quotidienne.
Il assure la cohésion du territoire, mais il souffre de la baisse démographique, de la dispersion des communes et des mobilités contraintes.
Dans les centres‑villes, la vacance commerciale progresse, tandis que les services doivent s’adapter à une population vieillissante et à des besoins plus complexes.

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✦ IV. Le marché du travail : un chômage structurel, mais des signes d’amélioration

❖ IV.1. Un chômage encore élevé

En 2026, le chômage dans l’Avesnois reste supérieur à la moyenne nationale.
Cette réalité est ancienne : elle s’enracine dans la structure même du territoire, marqué par la désindustrialisation, la faiblesse des mobilités, la dispersion des communes et la fragilité sociale.
Les jeunes sont les plus touchés, notamment dans les petites villes où les opportunités d’emploi restent limitées.

❖ IV.2. Une amélioration réelle depuis 2018

Pourtant, une dynamique positive est visible.
Entre 2018 et 2024, le taux de chômage a reculé de manière significative, passant de 16,5 % à 12,5 %.
Cette baisse, rare dans les Hauts‑de‑France, témoigne d’un mouvement réel de reconquête de l’emploi, porté par la création de près de 15 000 emplois industriels dans le périmètre Sambre‑Avesnois‑Thiérache.
En 2026, cette tendance est toujours perceptible, même si elle ne compense pas entièrement les fragilités structurelles du territoire.

❖ IV.3. Des mobilités contraintes

Le marché du travail de l’Avesnois est fortement dépendant des mobilités.
De nombreux actifs travaillent hors du territoire, notamment vers Valenciennes, Cambrai, Mons ou Charleroi.
Cette dépendance aux déplacements quotidiens traduit une réalité simple : l’emploi existe, mais il n’est pas toujours accessible à proximité.
Les mobilités deviennent alors un enjeu social autant qu’économique, conditionnant l’accès à l’emploi, la formation et l’insertion.

✦ V. Le social : pauvreté, santé, fragilités cumulées

❖ V.1. Une pauvreté persistante

En 2026, l’Avesnois reste un territoire marqué par une pauvreté structurelle. Plus de 20 % des habitants vivent sous le seuil de pauvreté, avec des situations particulièrement difficiles dans les petites villes et les communes rurales isolées. Les familles monoparentales, les jeunes adultes et les personnes âgées sont les plus exposés, dans un contexte où les fragilités économiques se cumulent avec les fragilités sociales.

Cette réalité pèse sur l’accès aux droits, sur la santé, sur la mobilité, et sur la capacité des habitants à se projeter. Elle façonne aussi le travail quotidien des acteurs sociaux, très mobilisés dans les centres‑villes comme Maubeuge, Fourmies, Hirson ou Vervins.

❖ V.2. Une santé plus fragile qu’ailleurs

La santé constitue l’un des enjeux majeurs du territoire. L’espérance de vie y est inférieure à la moyenne nationale, et les pathologies lourdes — cancers, maladies cardiovasculaires, diabète, obésité — sont plus fréquentes qu’ailleurs. La densité médicale reste faible, avec des difficultés d’accès aux spécialistes et des délais parfois longs pour les consultations.

Les fragilités sociales renforcent les fragilités sanitaires : précarité, isolement, mobilité limitée, habitat dégradé. Les établissements hospitaliers du territoire — Maubeuge, Fourmies, Hirson, Vervins — doivent répondre à une demande forte, dans un contexte de tension sur les ressources humaines.

❖ V.3. Des actions engagées pour améliorer l’accès aux soins

En 2026, plusieurs actions sont déjà en cours pour améliorer l’accès aux soins et renforcer la prévention.

Les maisons de santé pluri‑professionnelles se développent, les dispositifs d’aide à l’installation des médecins sont actifs, et la reconstruction de l’Institut de Formation en Soins Infirmiers (IFSI) de Maubeuge constitue un investissement majeur pour l’avenir du territoire.

La prévention progresse également, notamment à travers les actions menées par les structures locales : la Maison des Adolescents de Maubeuge, la Maison des Adolescents de Vervins, les équipes de prévention spécialisées, les actions de santé scolaire et les campagnes de dépistage.

Ces initiatives ne résolvent pas toutes les fragilités, mais elles témoignent d’un mouvement réel, déjà visible en 2026, pour renforcer la santé publique dans un territoire où les besoins sont particulièrement élevés.

✦ VI. Le logement : rénover, adapter, lutter contre l’habitat indigne

❖ VI.1. Un parc ancien, souvent dégradé

En 2026, l’Avesnois présente un parc de logements ancien, marqué par des maisons individuelles vieillissantes, des petites copropriétés fragiles et des situations d’habitat indigne encore trop nombreuses.

Les communes rurales et les petites villes sont particulièrement concernées, avec des logements parfois mal isolés, énergivores, ou inadaptés aux besoins d’une population vieillissante.

Les dispositifs de rénovation sont déjà en action : les pactes territoriaux France Rénov’, portés notamment avec le Parc naturel régional de l’Avesnois (PNRA), accompagnent les propriétaires dans la rénovation énergétique et la lutte contre l’habitat dégradé.

Ces actions ne sont pas théoriques : elles sont engagées, financées, et visibles dans plusieurs communes du territoire.

❖ VI.2. Le logement social en transition énergétique

Le logement social du territoire est lui aussi engagé dans une transformation profonde. En 2026, les bailleurs ont lancé des programmes de rénovation thermique, avec plusieurs centaines de logements déjà traités et d’autres en cours.

La transition vers des solutions énergétiques plus propres — notamment le gaz vert — est amorcée, avec des opérations pilotes dans les petites villes du territoire.

Les typologies évoluent également : les logements doivent s’adapter à une population plus âgée, à des ménages plus petits, et à des besoins nouveaux en matière d’accessibilité et de confort.

❖ VI.3. L’eau comme ressource stratégique

L’Avesnois devient en 2026 un territoire pilote de la gestion intégrée des eaux pluviales (GIEP). Cette démarche vise à désimperméabiliser les sols, renaturer les espaces urbains, ralentir les ruissellements et réduire les risques liés aux épisodes climatiques.

Elle s’inscrit dans une logique de prévention, mais aussi d’adaptation du cadre de vie, avec des projets déjà engagés dans plusieurs communes.

✦ VII. Les mobilités : désenclaver, relier, accompagner

❖ VII.1. RN2 : un chantier structurant

En 2026, la RN2 reste l’un des enjeux majeurs du territoire.

La mise à 2×2 voies se poursuit, avec des travaux engagés sur plusieurs sections et le contournement nord de Maubeuge en progression.

Ce chantier, attendu depuis longtemps, vise à améliorer la sécurité, réduire les temps de trajet et renforcer l’attractivité économique du bassin Sambre‑Avesnois.

❖ VII.2. Mobilités du quotidien

Les mobilités du quotidien sont au cœur des préoccupations du territoire.

Les Contrats Opérationnels de Mobilité (COM) organisent la coordination des transports dans le bassin Hainaut‑Cambrésis‑Thiérache, tandis que les Plans d’Action pour la Mobilité Solidaire (PAMS) soutiennent les publics les plus fragiles : accompagnement, aides, plateformes mobilité.

Ces dispositifs sont déjà actifs en 2026, avec des actions concrètes dans les petites villes et les communes rurales, pour faciliter l’accès à l’emploi, aux soins, aux services et à la formation.

❖ VII.3. Mobilités actives

Les mobilités actives progressent également.

Les grands itinéraires cyclables — EuroVelo 3, V31 — traversent le territoire et offrent de nouvelles possibilités de déplacement doux. Ils contribuent à relier les communes, à structurer les parcours touristiques et à encourager des pratiques de mobilité plus durables.

Ces aménagements ne sont pas encore partout achevés, mais ils sont engagés, visibles, et participent à la transformation progressive du territoire.

✦ VIII. Culture, patrimoine, tourisme : un territoire qui se raconte

❖ VIII.1. Une ingénierie culturelle en structuration

En 2026, la structuration culturelle du territoire progresse.
Les acteurs locaux se réunissent davantage, les coopérations se renforcent, et les rencontres professionnelles permettent de mieux coordonner les projets.
Cette dynamique, encore récente, vise à donner plus de visibilité aux initiatives culturelles, souvent dispersées dans les petites villes et les communes rurales.

❖ VIII.2. Un patrimoine exceptionnel en restauration

Le patrimoine de l’Avesnois et de la Thiérache est l’un des plus riches des Hauts‑de‑France. En 2026, plusieurs chantiers de restauration sont engagés ou programmés : – la collégiale d’Avesnes‑sur‑Helpe, – les églises fortifiées de Thiérache, – ainsi que des sites patrimoniaux situés à Aulnoye‑Aymeries, Jeumont, Trélon, Fourmies, Maubeuge et Hirson.

Ces lieux ne sont pas seulement des monuments : ils racontent l’histoire industrielle, religieuse, sociale et architecturale du territoire. Leur restauration témoigne d’une volonté de transmission et d’une attention particulière portée à l’identité locale.

❖ VIII.3. Un tourisme de nature en plein essor

Le tourisme de nature progresse, porté par les itinérances douces et la réouverture progressive de la voie navigable Sambre–Oise.

Les premières haltes nautiques voient le jour, notamment à Landrecies, où les aménagements commencent à transformer l’accueil des visiteurs. Les itinéraires cyclables et les parcours de découverte complètent cette dynamique.

En 2026, le contrat de destination touristique est déjà opérationnel, et ses premiers effets sont visibles dans les communes engagées dans cette démarche.

✦ IX. Sécurité, valeurs, cohésion : protéger et apaiser

❖ IX.1. Violences intrafamiliales : un enjeu majeur

En 2026, la lutte contre les violences intrafamiliales est l’une des priorités du territoire. Les dispositifs se renforcent, avec la création d’une brigade dédiée aux Violences Intrafamiliales (VIF) à Avesnes‑sur‑Helpe, chargée d’améliorer le repérage, l’accueil et l’accompagnement des victimes.

Dans la Thiérache, la Cellule de Lutte contre les Atteintes aux Personnes (CLAP), rattachée à la compagnie de Vervins, structure le traitement des situations les plus sensibles. Ces dispositifs s’appuient sur un réseau d’acteurs locaux : accueils de jour, hébergements d’urgence, associations spécialisées, services sociaux et établissements de santé.

En 2026, cette mobilisation est déjà visible, avec des actions concrètes pour mieux protéger les victimes et prévenir les violences.

❖ IX.2. Délinquance : une réponse structurée

La délinquance, notamment liée aux trafics et aux violences, fait l’objet d’une attention particulière. Les forces de sécurité renforcent leur présence dans les secteurs les plus exposés, avec des actions ciblées sur les axes structurants comme la RN2. Les opérations de lutte contre les stupéfiants, les contrôles routiers et les actions de prévention se multiplient dans les petites villes du territoire.

Cette réponse, coordonnée entre les services de police, de gendarmerie et les collectivités, vise à réduire les tensions et à améliorer le sentiment de sécurité.

❖ IX.3. Valeurs de la République

La cohésion civique est également un enjeu important.

Les établissements scolaires et les acteurs associatifs développent des actions autour des valeurs de la République, de la citoyenneté et de l’engagement. Forums, classes engagées, parcours citoyens : ces initiatives visent à renforcer le lien social, à encourager la participation des jeunes et à soutenir les dynamiques locales.

En 2026, ces actions sont déjà en place, portées par les écoles, les collèges, les lycées et les structures de jeunesse du territoire.

✦ X. Éducation, formation, jeunesse : préparer l’avenir ✦

❖ X.1. Une jeunesse nombreuse, mais fragile

En 2026, la jeunesse de l’Avesnois et de la Thiérache représente une part importante de la population. Mais cette jeunesse est confrontée à des fragilités multiples : difficultés scolaires, mobilité limitée, accès restreint aux formations, précarité familiale. Les établissements scolaires doivent composer avec des publics parfois éloignés des apprentissages, dans des territoires où les distances et les contraintes sociales pèsent sur la réussite.

❖ X.2. Des dispositifs déjà en action

Plusieurs dispositifs sont déjà en place pour soutenir les jeunes et élargir leurs perspectives :

  • – Le micro‑lycée de Maubeuge, qui accueille des élèves décrocheurs et leur offrent un parcours de remobilisation.
  • – Le campus connecté de Maubeuge, qui permet de suivre des études supérieures à distance dans un cadre accompagné.
  • – Le campus connecté d’Hirson, qui ouvre l’accès à des formations universitaires pour les jeunes de Thiérache.

Ces structures ne sont pas des projets : elles existent, elles fonctionnent, elles accueillent déjà des jeunes en 2026.

❖ X.3. Lutter contre le décrochage et ouvrir les horizons

La lutte contre le décrochage scolaire est un enjeu majeur du territoire. Les équipes éducatives, les missions locales, les associations et les collectivités travaillent ensemble pour repérer les jeunes en difficulté, les accompagner, et leur proposer des solutions adaptées.

Les actions d’orientation se renforcent également, avec des partenariats entre les établissements scolaires, les entreprises et les structures de formation. L’objectif est clair : ouvrir les horizons, montrer les possibilités, et permettre à chaque jeune de trouver sa voie, malgré les contraintes du territoire.

✦ XI. Ingénierie, gouvernance, transfrontalier : un territoire qui se coordonne ✦

❖ XI.1. Ingénierie territoriale

En 2026, l’ingénierie territoriale du Sambre‑Avesnois‑Thiérache se renforce.

Le Comité d’animation du Pacte SAT 3 réunit régulièrement les directeurs généraux des collectivités signataires pour partager les informations, coordonner les actions et proposer des projets communs.

Les sous‑préfectures voient également leur rôle conforté, avec un soutien accru à l’ingénierie locale, indispensable dans un territoire composé de très petites communes.

Un programme d’appui aux secrétaires de mairie est engagé : formation, remplacement, accompagnement. Cette action est essentielle dans un territoire où les communes comptent souvent moins de 1 500 habitants, et où les ressources administratives sont limitées.

Les revues de projets permettent enfin d’accompagner les maîtres d’ouvrage, de partager les expériences et de renforcer la montée en compétence des acteurs locaux.

❖ XI.2. Coopération transfrontalière

La coopération transfrontalière progresse, en s’appuyant sur les dynamiques existantes entre le Hainaut français et belge.

L’Assemblée transfrontalière Sambre‑Avesnois‑Sud‑Hainaut constitue un cadre de dialogue structuré, complété par les actions menées dans la Thiérache axonaise.

Plusieurs coopérations sont déjà actives :

  • Santé : meilleure connaissance des zones organisées d’accès aux soins transfrontaliers (ZOAST), coopérations hospitalières entre Charleroi–Chimay et Valenciennes–Fourmies–Hirson.
  • Mobilités : création d’un comité de pilotage SNCF–SNCB, travail sur la cohérence entre la RN2 (France) et la RN54 (Belgique).
  • Culture / Tourisme : réflexion sur une saison touristique partagée entre le Hainaut français et belge.

Cette coopération n’est pas théorique : elle est engagée, structurée, et déjà visible en 2026.

❖ XI.3. Gouvernance du Pacte SAT 3

La gouvernance du Pacte SAT 3 repose sur plusieurs instances complémentaires :

  • un Comité de pilotage,
  • un Comité d’animation,
  • un Secrétariat commun,
  • un groupe de travail partenarial.

L’évaluation du Pacte sera externalisée, avec une restitution prévue pour la dernière année du programme. Elle devra mesurer les changements induits, la contribution à la planification écologique, et informer la COP régionale.

✦ XII. Finances, investissements, projets : un territoire qui avance ✦

❖ XII.1. Des investissements structurants déjà engagés

En 2026, le territoire Sambre‑Avesnois‑Thiérache bénéficie d’investissements importants, portés par l’État, les collectivités et les partenaires locaux. Plusieurs projets structurants sont déjà en cours : rénovation des équipements publics, modernisation des infrastructures, soutien aux mobilités, transition énergétique, restauration patrimoniale. Ces investissements ne sont pas théoriques : ils sont engagés, financés, et visibles dans les communes du territoire.

❖ XII.2. Des projets hospitaliers majeurs

Le secteur hospitalier connaît une transformation profonde. Les projets constituent l’un des chantiers les plus importants du territoire. Ils visent à moderniser les plateaux techniques, améliorer l’accueil des patients, renforcer les coopérations médicales et adapter les établissements aux besoins d’une population vieillissante.

Ces investissements hospitaliers sont essentiels dans un territoire où l’accès aux soins reste un enjeu majeur.

❖ XII.3. Des friches en reconversion

La reconversion des friches industrielles et urbaines progresse, avec l’appui de l’Établissement Public Foncier (EPF) Hauts‑de‑France. Plusieurs sites sont en cours de traitement, permettant de libérer du foncier, de requalifier des espaces dégradés et de préparer l’accueil de nouvelles activités. Cette démarche contribue à redonner de la valeur aux centralités, à soutenir les projets économiques et à améliorer le cadre de vie.

❖ XII.4. Une trajectoire financière maîtrisée

La gouvernance financière du Pacte SAT 3 repose sur une programmation pluriannuelle, un suivi régulier et une coordination entre les partenaires. Les crédits sont mobilisés progressivement, en fonction de l’avancement des projets et des capacités d’ingénierie des maîtres d’ouvrage. Cette trajectoire permet de sécuriser les investissements, d’éviter les effets d’annonce et de garantir la réalisation effective des actions engagées.

✦ Conclusion générale ✦

En 2026, le territoire Sambre‑Avesnois‑Thiérache se trouve à un moment charnière. Rural, dispersé, vieillissant, marqué par des fragilités sociales et sanitaires, il porte aussi des dynamiques réelles : créations d’emplois industriels, projets hospitaliers, rénovations patrimoniales, mobilités en transformation, actions de prévention, coopérations transfrontalières, ingénierie renforcée.

Ce territoire avance, souvent par petites touches, parfois par grands chantiers, toujours avec la volonté de répondre aux besoins de ses habitants. Les projets engagés ne sont pas des promesses : ils sont visibles, concrets, portés par les collectivités, les acteurs locaux, les services de l’État et les partenaires du Pacte SAT 3.

L’Avesnois et la Thiérache restent des terres de contrastes : fragilités profondes, mais résilience forte ; isolement géographique, mais coopérations actives ; patrimoine ancien, mais projets modernes ; ruralité assumée, mais ouverture transfrontalière. C’est cette combinaison qui fait l’identité du territoire et qui guide les actions menées en 2026.

Le Pacte SAT 3 accompagne cette trajectoire. Il ne transforme pas le territoire en un jour, mais il structure, soutient, coordonne et accélère ce qui est déjà en mouvement. Il donne un cadre, une méthode, une cohérence, et permet aux acteurs de travailler ensemble, dans un espace où la coopération est indispensable.

En 2026, le Sambre‑Avesnois‑Thiérache n’est pas un territoire figé : c’est un territoire qui se relève, qui se réorganise, qui se raconte, qui se projette, et surtout qui avance.