Audignies

Audignies n’était qu’un simple fief sous la prévôté de Bavay. En 1790, il appartenait au canton de Bavai et au district du Quesnoy. En l’an X il fit partie de l’arrondissement d’Avesnes. Le village ne possède pas d’église mais conserve un château qui n’est pas sans intérêt.

La Mairie d’Audignies

Au dessus de la porte d’entrée de la mairie d’Audignies se dresse un kiosque à danser. La mairie a été rénovée et agrandie pour un meilleur accueil du public et une mise aux normes réglementaire. Fin octobre 2019 l’ancienne école est devenue la salle communale afin d’organiser des manifestations festives ou sportives.

Capture

La commune dispose de 4 oratoires et de 2 chapelles.

Vous pouvez télécharger sur le site de la mairie le circuit des sabotiers long de 13,5 km.

Le château d’Audignies

Ce château dispose de douves et se compose de trois ailes construites en équerre. Une imposante tour carrée construite en grès au XIV e siècle est située dans un angle à l’ouest de l’édifice. Les deux premiers niveaux sont édifiés en grès et les deux derniers apparemment plus récents, en brique. Sa toiture est en ardoise.

L’histoire attribue les origines du château d’Audignies à Guillaume de Sars (1370-1438). Au XVI e siècle le château passe à Jean du Chasteler, vicomte de Bavay, d’une famine depuis longtemps alliée aux de Sars, mais il ne subit pas de transformations. Dans le premier quart du XVII e siècle, le château appartient au Conseiller Souverain du Hainaut Guillaume II du Mont (1567-1623), fils de Guillaume I du Mont, avocat a Mons, bailli de Chimay et de Beaumont. Guillaume II du Mont est un bâtisseur. Il réunit la Tour au corps de logis par un bâtiment contenant le Grand Escalier (car dans la tour féodale il n’y en avait pas), et ajoute deux étages a la Tour, faisant ainsi culminer sa girouette a 22 m au-dessus du sol de la cour.

En 1650, une descendants des du Mont épouse un Van Damme, qui est d’une famille fidèle au roi d’Espagne. En 1706, un Florent Van Damme lève un régiment de dragons, dits d’Audignies, qui se trouve dans l’armée de Malborough lors de la guerre de Succession d’Espagne.

Au XVIII e siècle le château d’Audignies-lez-Bavay se voit doté de l’étage des mansardes. En 1789, une héritière des Van Damme, Mathilde Florentine, épouse, à l’age de dix-sept ans, Omer-Achille Hennet, second fils du prévôt de Bavay. Le château passe ainsi dans les mains d’une puissante famille bavaisienne (qui compte l’actuel propriétaire dans sa descendance). Grace aux Hennet, il traverse sans dommages majeurs les décennies révolutionnaires.

Le nom de Veyle de Romans, qui apparaît sur toutes les c.p. de Laffineur, est celui d’un Dauphinois, marié a une Hennet, et qui fut maire de la commune. A la fin du XIX e siècle, il fait accoler, assez malencontreusement, une aile a la face N-E de la Tour. C’ est l’époque où la résidence comporte la salle a manger, deux salons, le bureau, la salle de chasse, la chapelle, le cabinet de photographie, la cuisine, les offices, les dépendances et, dans les étages, dix-sept chambres ou mansardes. L’inventaire de 1901 a occupe 30 pages d’une fine écriture ». On y trouve notamment 110 fauteuils et chaises, 20 grands portraits de famille, 20 statues en bois sculptés, 10 tapisseries des Gobelins, 3000 livres, 300 a verres pour illuminations », et 50 oriflammes. Le château est très abîmé durant l’Occupation allemande de 1914 a 1918. Il est au bord de la ruine en 1960. Il renaît aujourd’hui. La municipalité d’Audignies et le Syndicat d’Initiative de Bavay l’associent a l’ animation régionale. (Extraits de « Promenade dans la mémoire de l’Avesnois » par Hanot et Pierrard )
L’édifice est inscrit partiellement à l’inventaire des monuments historiques par arrêté du 28 décembre 1984 Le château ne se visite que lors des journées du patrimoine.

Vous pouvez retrouver sur le site culture.gouv.fr l’historique du château et sa description détaillée.