Bavay

Sur cette photo on s’aperçoit que la toiture de l’église St Pierre a été détruite lors de la seconde guerre mondiale.

Bavay fut la capitale des Nerviens, l’un des plus puissants peuples belges du nord/nord-est de la Gaule. C’était un important carrefour de routes qui permettait le transport et les échanges de produits. Bagacum Nerviorum fut dès l’occupation romaine la ville d’entrepôt des armées romaines cantonnées sur le Rhin. Le musée/site archéologique départemental  situé au cœur de la ville , face à l’église, est devenu le Forum antique de Bavay.

Le forum gallo-romain de Bavay

Le forum antique de Bavay renferme une très belle collection de spécimens de l’art romain. Des fouilles ont mis à jour les fondations d’une basilique et de villas gallo-romaines : remparts datant des premiers siècles de notre ère, hypocaustes. 
L’exploration des sépultures, vestiges d’habitations, ateliers de potiers, etc… de l’époque gallo-romaine, a fait de Bavay l’un des centres archéologiques, les plus intéressants de France. Visite du musée sur le site de la mairie.

L’église St Pierre de Bavay. Rue de Gommeries
Portail de l’église

L’église paroissiale N-D de l’Assomption, dont on remarque l’important chevet et le clocher, a une histoire mouvementée. Entièrement détruite en 1572 par des troupes espagnoles, elle fut reconstruite plus petite avec des nefs dissymétriques en 1575, consolidée en 1709, dotée d’une nouvelle tour entre 1781 et 1784. Les trois cloches sont détruites par les Allemands en 1914. On en installe deux autres en 1920 et 1922. Les Allemands les enlèvent et les fondent en 1943. L’église, sauf le clocher, brûle en 1944. La reconstruction s’achève en 1954 avec le baptême de trois nouvelles cloches.

Cet édifice religieux à dôme bulbeux possède d’élégantes voûtes gothiques.

Au portail figure le blason des Oratoriens : une couronne avec Jésus-Maria (1753). Sous le porche, pierres tombales de Jean Chasteler (XVII e siècle) et de Philippe Mercier (1778)

A l’intérieur, statues de Saint Jean-Chrysostome et de Saint Ambroise provenant de l’église des Récollets (XVIII e siècle); N.D de l’Assomption (XVI e siècle).

L’hôtel de ville date de 1784. Il est adossé à une tour dite Le Beffroi dont la construction remonte au XVII e siècle. A gauche de la tour, maison du garde de la même époque dont le pignon est à pas de moineau. Historique et description sur culture.gouv

Suite à l’implantation de plusieurs entreprises au début des années 1860, les finances publiques de Bavay prospèrent alors et en 1867-1868, d’importants travaux de réfection de l’hôtel de ville sont entrepris.

Entre juin 2015 et juin 2016, d’autres travaux ont été effectués : des travaux d’accessibilité à l’intérieur de la mairie, avec la redistribution des bureaux, plus fonctionnelle, et la mise en service d’un ascenseur pour répondre à l’accessibilité des personnes à mobilité réduite.

Sur la façade de l’hôtel de ville, une plaque fut déposée en 1957, par les Amis de Bavay, sous l’impulsion de leur président, René Damien (1893 1971). Elle  rappelle la bataille du Sabis, gagnée par César sur les Nerviens : « En l’an 57 avant Jésus-Christ, le peuple nervien, sous la conduite de son chef, Boduognat, avec l’aide de ses alliés Atrébates et Viromandues, ont balancé un instant la fortune de César ».

La reine Brunehaut

Au centre de la place se trouve une colonne de 1870 portant la statue de la reine Brunehaut. Si les voies romaines de la région s’appellent Chaussées Brunehaut, c’est une erreur d’attribuer leur construction à la reine d’Austrasie (547 613). Le monument ne s’appuie que sur une légende et en réalité il remplace une colonne romaine qui marquait le lieu de rencontre des sept chaussées qui se dirigeaient vers le Rhin, l’Océan, les Alpes et les Pyrénées.

Compléments d’informations :

  • Description :

La colonne Brunehaut est un monument d’une hauteur d’environ 13 m consacrant le souvenir du réseau routier gallo-romain dans le Nord de la France.

« Trois parties classiques, socle, colonne et statue rythment l’ensemble, protégé à sa base par une grille avec portillon. Le socle polygonal à sept faces lisses, portant des inscriptions, est orné d’un tore dans le dernier tiers de la hauteur. Un fronton centré, renforcé en son centre d’une cartouche représentant les armes d’une ville, couronne chaque face épigraphiée du socle. Le fût monolithe repose sur une base moulurée à tore épais, posée elle-même sur une plinthe. Trois parties divisent la section lisse de la colonne, avec une césure en forme de bague comme séparation. Le secteur central soutient, du cote de la mairie, un blason portant les armes de la ville, encadré par deux branches de laurier inclinées vers le bas. La terminaison particulière de l’ensemble peut s’apparenter à un chapiteau, où un astragale sépare le fût de la colonne du gorgerin. Le ressaut est marqué par une frise d’oves, pour se terminer par des merlons. Ceux-ci enchâssent le dôme d’écailles, sur lequel se dresse la statue de la reine Brunehaut.

Celle-ci, le visage tourné vers l’est, c’est-à-dire vers la rue Pierre Matthieu, avance le bras droit dans cette direction, tandis que l’autre, appuyé sur son flanc gauche, montre un plan représentant l’étoile routière de Bavay. La tête porte une couronne d’où s’échappe une vaste cape à amples manches alors qu’une tunique revêt le corps jusqu’aux pieds avec une ceinture lâche à la taille. Le drapé est particulièrement soigné dans le dos dans lequel on distingue les deux nattes torsadées de la chevelure royale.

Les villes représentées par les blasons ornant les cartouches de chaque face de la colonne renvoient aux directions des chaussées Brunehaut depuis Bavay. A chaque voie correspond un fragment de texte. En totalité, nous avons donc, depuis la face située en vis-à-vis de la façade de la mairie, sept fragments de textes inscrits sur chaque blason armorié des villes de :

Quant à la grille, elle enserre de ses sept côtés la base de la colonne, avec en alternance une pique haute et une autre basse terminée en bouton de fleur ».

Description effectuée par Pierre Leman, Conservateur honoraire du Patrimoine, Ancien Directeur de la circonscription archéologique Nord-Pas-de-Calais, Ancien professeur associé à l’Université d’Artois (Patrimoine et Tourisme), auteur du très instructif ouvrage : « A la recherche des voies romaines dans le Nord-Pas-de-Calais » Editions Nord Avril 2010

Concernant la direction des routes, si celles concernant Trèves, Cologne, Reims sont exactes, il y a une erreur (pas de relation entre Bavay et Soissons mais entre Bavay et Vermand), une omission (la voie qui conduit vers Blicquy) et une inexactitude (la voie de Tournai et celle d’Amiens ont un tracé commun de Bavay jusqu’à Wargnies-le-Grand).

  • Histoire du monument (source Pierre Leman) :

Le 29 mai 1866 le maire, M Coulmon, persuade le Conseil Municipal de faire « reconstruire le monument élevé au centre de la place dans le but de perpétuer le souvenir des voies romaines qui aboutissaient au centre de Bavay…selon un vœu si souvent renouvelé ».

Un architecte de Valenciennes, M Canu, est invité à présenter un plan. Le devis s’élève à 3452,90 F. Le 1er juin 1869, le maire Anatole Crapet, relance le projet mais le devis est encore plus élevé : 4581,50 F ramené à 4368,20 F après que l’architecte ait renoncé à ses honoraires.

Le 30 septembre 1872 le monument est terminé et inauguré le 9 novembre de la même année. Le 17 février 1873 Léon Houet, serrurier à Bavay, pose une grille de protection.

Les Archives départementales possèdent le devis de la construction en date du 8 mai 1872. Le monument doit être construit en pierre bleue de Soignies pour les marches et en « roche de Poitiers, première qualité pour l’ensemble y compris la statue ». Mais pourquoi la presse fait-elle état, lors de l’inauguration, de pierre de Creil (en réalité Pont-Saint-Maxime) ? La différence de prix entre les deux pierres, ne serait-ce que pour des questions de transport, est loin d’être négligeable. La générosité de l’architecte (l’abandon de ses honoraires) n’aurait-elle pas été « compensée » par le bénéfice effectué sur le matériau ?

  • L’inspirateur du projet (source Pierre Leman) :

Il s’agit du supérieur du collège de l’Assomption, le doyen Henri-Abel Mortier. Né à Bavay le 8 août 1825, cet ecclésiastique assuma la direction du collège pendant 21 ans avant d’être nommé évêque de Digne.

  • Les monuments antérieurs (source Pierre Leman) :

En 1716 on élève une pierre de forme caliciforme, portant une inscription couvrant la base du monument. En voici le texte déroulé sur les sept faces inférieures du monument :

Chaussée d’Avette : Bavay-Trèves (Avette : lieu-dit de La Longueville). Chaussée de Bintche : Bavay-Cologne. Chaussée de Mons : Bavay-Asse. Chaussée de Tournai : Bavay-Blicquy. Chaussée de Cambrai : Bavay-Cambrai-Tournai. Chaussée du Câteau : Bavay-Vermand. Chaussée de Pons : Bavay-Reims par Pont-sur-Sambre.

En 1815 est implanté un obélisque remplaçant le monument de 1716. Voici le texte qui est encore visible sur la pierre déposée au Musée :

Les directions d’Anvers conduisent à Asse, d’Ostende à Blicquy, de Dieppe à Tournai, de Saint-Malo à Vermand, de Venise à Reims, de Hambourg à Trèves et de Maestricht à Cologne, les directions indiquées n’étant pas les villes antiques mais les mers.

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Le Monument Tongres le long de la D 932

Réplique d’un monument offert en 1985 par la ville jumelée de Tongres lors de ses 2000 ans d’existence. Cette stèle est l’œuvre de l’artiste Raf Verjans né en 1935 à Tongres. L’œuvre se compose de 2 bas-reliefs en béton, dont l’intérieur comporte des figures humaines.

Monument Maxime Lecomte, natif de Bavay en 1846 devenu vice président du Sénat
Monument aux Morts de Bavay. Détails sur le site de l’université de Lille

Le groupe sculpté représente une femme accroupie (symbolisant la ville de Bavay) recevant un soldat blessé mourant (un de ses enfants).

Le calvaire de Bavay en 2017
Le calvaire de Bavay. Voir son historique.

Découvrez les 3 oratoires et 1 chapelle :

Le kiosque de Bavay 2011

Kiosque de concert octogonal, localisé dans le parc municipal Gaudonnet, a été conçu en 1958 par l’architecte Etienne Salomon en remplacement du kiosque démontable. Soubassement en briques, poteaux en acier très fin et couverture en zinc surmontée d’une lyre.

L’église de Louvignies-Bavay (hameau de Bavay)

Eglise du XVI e siècle avec charpente en carène de navire. Elle n’a qu’un seul bas-côté ajouté au siècle suivant. On y admirera des têtes de poutres sculptées, représentant les apôtres, un autel avec retable Renaissance en bois sculpté, des statues des XV et XVIe siècles, de belles pierres tombales, et un tref qui traverse la nef principale devant le chœur et qui porte le Christ entre la Vierge et St Jean (bois sculpte du XVIe).

L’église et le vieux château

De forme quadrangulaire, le château devait avoir au mois quatre tours carrées. Deux de ces tours furent détruites au moment de la révolution, et les deux autres situées au sud (à côté de l’église) furent détruites plus tard. Le tracé, tout comme l’emplacement du château sont visibles sur un plan réalisé en 1731.La statistique archéologique du Nord mentionne en 1866, la présence de vestiges de l’ancien château fort, de deux tours démolies en 1793 et d’une cloche fondue en 1687. Cette seigneurie appartenait en 1687 au comte de Landas. Ce château a été habité jusqu’au milieu du XVIIIe siècle. Article de la Voix du Nord du 21/05/2018.

Le Monument aux Morts de Louvignies-Bavay. Liste des morts.
ADN Série O
Marché de gré à gré entre le Maire et Monsieur Gaudier-Rembaux, industriel à Aulnoye (Nord)
Le lavoir de Louvignies-Bavay

Le lavoir de Louvignies est alimenté par une source provenant de la butte du château et son trop-plein s’écoule vers le ruisseau du Partiaux qui rejoint l’étang du Moulin.  Il est le point de départ du sentier des Sources, un itinéraire qui sillonne la campagne bavaisienne sur environ 4 kilomètres.

Il a été déplacé et remonté en 1896 par un certain M. Fontaine. Il est classé à l’inventaire général du patrimoine. Il est composé d’un bassin peu profond, réalisé en dalles de pierre bleue. Il est agrémenté par un promenoir rectangulaire périphérique qui facilitait l’installation des lavandières. Au centre du bassin se trouvent deux pierres verticales d’environ sept centimètres d’épaisseur qui ont sûrement servi à égoutter le linge autrefois. Une couverture, soutenue par des colonnettes en fonte, protège cet édifice des intempéries. Son toit est composé de deux pans. Les matériaux utilisés pour cette couverture sont en matière synthétique. Cet édifice a été restauré en 1988 par les cyclotouristes et les randonneurs du Bavaisis. Source : VDN 14/08/2015

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En 1836 existaient à Bavay une clouterie occupant 400 ouvriers, 5 tanneries, 2 corroieries, 4 ateliers de peignage de laine, 1 saline, 3 brasseries, 1 fabrique de chandelles et 1 fabrique de sucre de betteraves récemment établie. (Annuaire statistique du département du Nord – 1836)

La clouterie de Hyacinthe CRAPEZ à Louvignies-Bavay :

Dans le relevé des actes de Louvignies-Bavay, nous trouvons beaucoup d’actes de cloutiers qui apparaissent sur cette commune entre 1816 et 1860.
A partir de 1816, on voit en effet arriver sur le territoire une main d’oeuvre belge, très jeune, notamment les BLAVIER, BREDA ,DANDOIS , DUFERT.
Ils arrivent des environs d’Anderlues et de Binche, région du Hainaut où cet artisanat est attesté dès 1524. Source Benoit Painchart selon article du CHGB

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Quatre brasseries (Peyron 1890 1910-Deghaye 1890 1910-Gabet 1910 1939- Lambret 1832-1936 devenue Thellier) ont existé à Bavay dont l’actuelle brasserie Thellier qui produit « la Bavaisienne ».

Article de la voix du Nord du 15/11/2008

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« Le Docteur Duc était un médecin bavaisien passionné de films et de photographies, pendant de longues années, entre 1950 et 1980, il filma tous les événements locaux, comme le passage du général de Gaulle à Bavay, et même les accidents de la circulation. Sensible à la richesse de notre patrimoine, il s’intéressa aux châteaux, aux vieilles fermes et à nos monuments historiques.Sa passion pour la nature se retrouve aussi dans le choix de ses prises de vues, teintées d’une touche artistique indéniable.

Il anima l’association des « Cinéastes Amateurs de Bavay », qui chaque année, organisait une projection publique à la salle des fêtes.

Il conseillait les débutants, et utilisait ses feuilles d’ordonnances, pour y inscrire ses «prescriptions photographiques». Médecin très humain, il était aussi un véritable artiste de l’image, à la fois original et poète, on retrouve cette sensibilité dans ses clichés.

Après son décès, ses héritiers ont fait don à la ville de sa collection de films et de photographies. La société Archipop, à la demande de la Municipalité, a pris en charge la sauvegarde des principaux documents et nous les présentera lors de cette exposition. »

François Duriez Adjoint au Maire Patrimoine et Musée

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Plus de photos sur le site http://ingeo3d.fr/photogrammetrie-3d/