Berlaimont

Vue aérienne de Berlaimont

Si l’on veut chercher les origines de Berlaimont, force est de les attribuer à une colonie franque, qui s’établit au bord de la Sambre, sur le mont qui constitue le centre du village.Il faut attendre le XII e siècle pour que se crée la paroisse dont l’autel est donné en 1110 à l’abbaye de Fesmy qui déjà y avait établi un prieuré.C’est aussi en ce XII e siècle que deux membres de la famille des seigneurs de Berlaimont • Eustache et Yzambart, allèrent aux Croisades. Gilles de Chin en fit de même et selon la légende alla guerroyer en Palestine.

Cette famille de Berlaimont devait fournir au pays des personnages qui jouèrent souvent un rôle politique important. Tel Charles de Berlaimont qui fut gouverneur du comte de Namur, membre du Conseil d’Etat et des Finances des Pays-Bas espagnols. Un de ses fils Louis de Berlaimont fut évêque de Cambrai. Un autre, Claude,surnommé Monsieur de Haultepenne, fut général de l’artilleries espagnole et prit part à de nombreuses batailles. Les seigneurs de Berlaimont avaient un Château fort sur la Sambre. Le Grand Condé s’en empara en 1643 après la bataille de Rocroi. Le château fut alors détruit ainsi que le village.

Ce n’est qu’en 1671 qu’une nouvelle église fut rebâtie, avec les débris de l’ancienne église et des pierres du château. La tradition veut que le roi Louis XIV ait autorisé les habitants à tirer gracieusement de la forêt de Mormal les chênes nécessaires à la charpente et au clocher.

L’église de Berlaimont
Porche de l’église de Berlaimont
Eglise classée MH par arrêté du 8 août 1921 culture.gouv.fr

L’église a été totalement incendiée en 1944. Cet édifice du XVII e siècle a retrouvé son clocher à bulbe et sa belle voûte de chêne lambrissée.

Jusqu’au XVe siècle, l’église paroissiale de Berlaimont, qui est peut-être en même temps la Chapelle castrale est située en vis-a-vis du château, sur la rive gauche de la Sambre, à peu près à l’emplacement de l’actuelle mairie.

La fin du siècle est agitée pour le village de Berlaimont. En 1478 les troupes du roi Louis XI mettent le siège devant le château. Gilles, seigneur du lieu, périt en défendant son Bien. Au cours des hostilités une grande partie du village est rasée. Le château est ensuite occupe par Isaac, frère bastard de Gilles, qui en fait un repaire de brigands, sans plus se soucier de remettre le village en état. En 1490, Antoine Rollin, grand bailli de Hainaut vient de nouveau mettre le siège devant le château, non tant pour assainir la province que pour assurer les droits de son fils Louis, époux de Gillette de Berlaimont, fille et héritière du denier seigneur légitime.
Cent ans plus tard, c’est la « guerre des Gueux »… Guillaume d’Orange envoie ses allies huguenots français saccager la terre de son vieil ennemi Charles de Berlaimont qui est, lui, au service du roi d’Espagne. Berlaimont est secouru par le capitaine espagnol Ottavio de Gonzague et, en une journée, plusieurs centaines de soldats et prisonniers français sont expédiés « ad patres » au cours des combats qui se déroulent autour du château et dans le village. C’est de la toute fin du XVI° siècle (1598/99) que nous viennent les premières représentations de l’église et du village de Berlaimont. Les gouaches des albums de Charles de Croy nous montrent clairement l’église située à l’endroit au nous la voyons aujourd’hui.

Comment se présente-t-elle ? Certainement construite en forme de croix, le clocher (en construction sur la gouache de 1598 mais terminé sur celle de 99) se dresse la croisée de la nef et des transepts. Ceux-ci, percés de baies sur leur face «est » semblent plus importants que le choeur. L’ensemble parait bâti en pierre et couvert d’ardoise. Cette église ne «vivra même pas cinquante ans. Au lendemain de la bataille de Rocroi, les troupes françaises aux ordres du duc d’Enghien s’abattent sur le village. Au soir de ce 18 mai 1643, château, village et église seront une nouvelle fois incendies et détruits.

C’est vers 1660 que l’on va entreprendre la reconstruction de l’édifice sous l’impulsion de l’abbé Pierre Roty, nouveau curé de la paroisse,(il est arrivé en 1657). Par le traité des Pyrénées Berlaimont est devenu français en 1659 et la tradition rapporte que l’abbé Roty profita de la présence du roi Louis XIV au Quesnoy au mois de mai 1670 pour obtenir de lui la permission de prendre en Mormal le bois nécessaire à la construction de la charpente de l’édifice. La date de 1671, inscrite près de la clé de voûte du vitrail du transept sud semble indiquer qu’à cette époque, les murs sont en voie d’achèvement.
En 1680 on termine la construction de la sacristie. La chapelle qui jouxte le choeur côté nord et à laquelle on a longtemps donné le nom de chapelle Ste Anne ne sera jamais achevée intérieurement. Initialement prévue pour être chapelle seigneuriale, elle ne remplira jamaiscette fonction et ne sera couverte qu’en 1781. L’ancienne ouverture qui existait entre la chapelle et le choeur a été utilisée pour l’installation du chauffage. De l’extérieur, on y accède par une petite porte surmontée d’un linteau du XIII e siècle et qui pourrait provenir d’une construction antérieure. La double porte qui s’ouvre à cote de celle-ci a été créée en 1848. A cette date, la municipalité décide d’utiliser ce local pour abriter la pompe à incendie qu’elle vient d’acquérir, ce qui nécessite quelques travaux d’aménagement.

La petite porte du collatéral sud (par ou se fait habituellement l’entrée dans l’église) est l’ancienne porte «in paradisum >> placée en face et qui donne accès au cimetière. Elle fut déplacée en 1863, à la disparition de ce dernier. Avant la Révolution, le mobilier de l’église est compose pour l’essentiel : D’un baptistère en pierre, don de François de Saint Amand, mayeur du Quesnoy, qui porte la date de 1675.

D’un tref ou poutre de gloire en fer forge, daté de 1700, placé à l’entrée du choeur et supportant un grand crucifix
D’un maître-autel en marbre de 1769, oeuvre d’un sculpteur montois et de son tabernacle en chêne réalisé en 1771 par Antoine-Joseph Delcroix pour la somme de 480 livres.

Dune chaise de plan hexagonal fixée au pilier situe à la croisée de la nef et du transept nord datant de 1681. Dans le transept sud se trouve un autel dédié à la Vierge peint en (faux) marbre et doré en 1771 par un artisan local, un buste reliquaire de Saint Géréon et une statue de Saint Antoine ermite.

Bien que dédiée à la Vierge, la chapelle du transept sud est plus connue sous le nom de « chapelle Saint Antoine ». En effet, depuis 1426, la confrérie Saint Antoine possède sa chapelle dans l’église paroissiale, son chapelain, son mambourg (nous dirions son président de nos jours), ses vases sacrés et même sa cloche. A sa dissolution en 1792, elle compte 64 confrères, 40 consœurs et ses revenus égalent ceux de la paroisse.

Le compte de 1781 fait état de grosses dépenses de maçonnerie, couverture et carrelage pour tout le sanctuaire.
La Révolution de 1789 passe sur l’église sans faire trop de dégâts. Durant la période la plus “dure » notre région est occupée par les Autrichiens (qui rétablissent le culte catholique) puis l’église est simplement fermée jusqu’en 1799, date a laquelle l’abbé Francois Fontaine (1737-1821) revient célébrer les offices.
Les nouvelles lois en vigueur à l’époque font de la commune la propriétaire des murs. C’est donc à celle-ci qu’incombe l’entretien extérieur du bâtiment. En 1839, il faut voter un crédit pour réparer la tour et le clocher. II en sera de même en 1852, date a laquelle <une masse de pierres » occasionne des dégâts considérables en tombant. En 1854 on doit colmater une brèche ouverte dans le clocher et en 1865, c’est la grêle qui endommage fortement la toiture. Lassée de ces incessantes réparations, la municipalité demande l’avis d’un architecte parisien en 1870. Celui-ci conclut l’inutilité de la restauration (qu’il chiffre tout de même à 35078,47 F) et propose la construction d’un nouvel édifice, pour un coût « n’excédant pas 90000 F ». La guerre qui éclate peu de temps après met le projet en sommeil et vingt ans après on reparle d’un nouvel édifice. Ni la municipalité, ni l’évêché ni la fabrique (sorte de « comité de gestion » des biens de l’église) n’ayant les moyens d’assurer le financement d’un tel projet, on décide le maintien de l’ancien bâtiment.

En 1892 il pleut abondamment dans toute l’église et la toiture est réparée aux frais de la Fabrique. C’est celle-ci qui a, depuis le commencement du XIX° siècle, la charge de l’entretien du mobilier intérieur de l’église. Sous sa gouverne, de nombreux travaux d’embellissement seront réalisés. Le choeur est garni de boiseries et de stalles.

Dans les deux transepts sont installés deux retables achetés d’occasion (leur ressemblance avec le maître-autel de l’église d’Obies permettrait de leur attribuer la même origine, c’est-à-dire l’église abbatiale de Maroilles). Ces deux pièces n’ont pas été conçues pour l’édifice car elles s’élèvent jusque la sablière de la charpente et la dépassent même légèrement. De chaque coté, jusqu’a mi-hauteur, elles sont bordées par deux colonnes qui délimitent un fronton en arc de cercle formant portique et garni d’angelots. Au centre, les retables s’incurvent, formant une niche abritant une statue en bois. Saint Michel dans le transept sud, Notre-Dame du Mont Carmel, au nord.

En 1842, le tabernacle de Joseph Delcroix est remplacé par une oeuvre de Benoit Many, ébéniste local de grand talent, pour la somme de 300 F. En 1845, le conseil de fabrique juge le tableau du retable de saint Michel « vétuste et mal fait » et le remplace par une peinture de Louis Cambreleng, artiste berlaimontois. Ce tableau sera à son tour remplacé en 1868 par une copie du célèbre “saint Michel terrassant le dragon» de Raphael, provenant des réserves des musées nationaux que l’administration s’occupait de débarrasser de ces copies qui furent offertes aux églises du pays revêtues de la mention “don de l’Empereur « .

A l’instigation du doyen Victor Longuet, le conseil de fabrique fait réaliser par le peintre tournaisien Gaudry Vantulle en 1846, les quatorze tableaux du chemin de croix qui coûtèrent la somme de 454 F. Quant aux cadres, ils furent faits a Berlaimont par Ferdinand Cambreleng qui présenta pour ce travail une note de 347 F. En 1851, c’est Benoit Many qui réalise l’abat-voix de la chaire de vérité ainsi qu’un banc de communion pour la chapelle Notre-Dame.

En 1857, il construit à l’entrée de la nef une tribune destinée à recevoir un buffet d’orgue. L’instrument ne sera acheté d’occasion et installe qu’en 1875.

Entre 1858 et 1869, c’est toujours lui qui réalise deux confessionnaux et qui garnit les murs sur une hauteur de 2,5 mètres de boiseries qui prolongent celles du choeur
En 1879, on cache le tableau central et le fronton du retable de Notre-Dame du Mont Carmel par une sorte de podium prenant appui sur l’autel. De chaque coté du podium, deux colonnettes torses encadrent une niche dans laquelle est placée une statue géante de Notre-Dame de Lourdes (2,4 mètres de haut ) II faut reconnaître que malgré la qualité du travail réalise par Benoit Many l’ensemble parait un peu lourd..

La première guerre mondiale passe sur le village et sur l’église. Victimes de la récupération des metaux non ferreux, les deux cloches de la paroisse, Marie Alexandrine Joseph, 975 kg, datant de 1788 et Désirée Catherine Monique 230 kg et datant de 1829, ainsi que les 31 1 kg d’étain provenant des tuyaux de l’orgue sont enlevés le 24 septembre 1917.

La cloche Marie Alexandrine

Le 5 novembre 1918, lors des combats de libération de la cit2, quelques obus de fort calibre crèvent la voûte du choeur et endommagent la toiture en plusieurs endroits. Ce n’est qu’en 1921 que les réparations les plus urgentes sont entreprises. Entre temps, les démarches effectuées par le maire de l’époque, Georges Sepulchre, aboutirent au classement de l’édifice comme Monument Historique (décret du 16 aoûtt 1921). C’est donc sous le contrôle de cette administration que seront entrepris les travaux de restauration avec, cette fois, concours financier de l’état.

Un devis établi par Auguste Depasse, architecte à Avesnes estime les travaux de réparations extérieures à 37184,53 F (valeur 1914) soit presque quatre fois plus en 1920 (148738,12 F). Dans le même temps, un état des  » objets meubles enlevés ou détruits par les Allemands » estime à 7409F (valeur 1914) soit 28095 F en 1920 (non compris la restauration des orgues) le remplacement ou restauration des objets détériorés. Ce qui nous amène à un total de 176833,12 F auxquels il faudra ajouter les 20000 F de restauration des orgues. Ces travaux s’achèveront que vers 1937 avec la réfection de la toiture du clocher.

Début 1940, une bombe incendiaire traverse le toit au niveau des fonds baptismaux. Le début d’incendie est rapidement éteint par le sacristain et sa fille présents sur les lieux et qui utilisent réserve d’eau bénite pour venir à bout des flammes. Les choses en retersent là jusqu’au 2 septembre 1944. Ce jour-la, l’avant-garde d’une colonne allemande est arrêtée dans le village par des résistants. Plusieurs font le guet du haut du clocher. L’un d’eux, Fernand Thomas, referme (brutalement) la lucarne par laquelle il surveillait l’approche de l’ennemi. Ceci attire l’attention d’un mitrailleur allemand qui tire immédiatement une rafale en direction du clocher. Fernand Thomas, blesse au foie (il mourra une semaine plus tard) est évacué par ses camarades.
Dans l’action, personne ne remarque qu’une balle incendiaire a traversé la toiture et est restée fichée dans le bois.
Quelques heures plus tard l’édifice est embrasé d’un bout a l’autre. Rien de ce que contenait l’église ne sera épargné par les flammes. Il faudra attendre presque 15 ans pour que l’on puisse de nouveau y célébrer les offices. Entre temps, on utilisera d’abord la salle des fêtes puis une chapelle provisoire sera installée dans les locaux de l’école St Michel.
Le baptême des cloches et les cérémonies de rentrée dans l’église, présidées par Monseigneur Guery archevêque de Cambrai se déroulèrent le 21 décembre 1958. Le clocher ne retrouvera sa flèche qu’en 1961. Le mobilier intérieur ne sera réinstallé que progressivement.

En 1962, les quatorze stations du chemin de croix en tilleul sculpté sont installées autour de la nef.
Entre 1967 et 1968, un nouvel orgue est installé dans le transept Nord, la console et le buffet étant face à face. En 1971 (ou 1972), l’église est entourée d’une couronne de pavés (interdisant les stationnements sauvages aux abords de l’édifice) et d’une végétation bien fournie de massifs de fleurs, d’arbustes et d’arbres.
Au cours de la décennie 1980-1990, 3 tranches de travaux permettent la restauration complète de la toiture de l’édifice en ardoises provenant du pays de Galles. Un nouveau coq est installé en haut du clocher.

Durant cette même période, la générosité de quelques paroissiens permet de remplacer cinq des vitraux du choeur et un dans le collatéral gauche. Ceux-ci sont l’oeuvre de M. Claude Barre, maître-verrier à Amiens.
Dans les années 1985-1994, le mobilier intérieur totalement disparu dans l’incendie de 1944 est petit a petit remplacé. Dans la partie antérieure du choeur, des stalles du XIX° siècle provenant de l’église désaffectée des Saints Rédempteurs de Roubaix.

Dans la partie postérieure, des stalles provenant de la chapelle de l’hôpital de la Charité à Lille, des prie-dieu provenant de la chapelle du monastère « Le Berlaymont » de Waterloo.

A la croisée du transept, le maître-autel de l’hôpital de la Charité de Lille.

Dans chacun des deux transepts, un confessionnal provenant de l’église de Roubaix, ainsi que des bancs de chêne dans le transept nord.

Dans le collatéral droit, un confessionnal provenant de la chapelle de l’Institution Jeanne d’ Arc d’Aulnoye. Enfin, des statuettes taillées dans le chêne par un artiste amateur de Berlaimont. La place de l’église a été rénovée et embellie en harmonie avec la salle des fêtes.
Ce texte, écrit en septembre 2001, se base pour l’essentiel sur les travaux de Messieurs Raymond Berard, Dany Pigot Christian Decavel et Francois Defromont. Les illustrations proviennent de collections privées, des archives de la commune ou sont de Monsieur Victor Delattre, photographe.

intérieur de l’église : un tref de fer forgé sépare la nef du chœur
Intérieur de l’église de Berlaimont
La poutre de Gloire
Le choeur
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Les vitraux du choeur
Photo prise du choeur
Les prie-dieu proviennent de la chapelle du monastère « Le Berlaymont » de Waterloo.
L’Orgue
Confessionnal
Autre confessionnal provenant de la chapelle de l’Institution Jeanne d’ Arc d’Aulnoye
Une des quatorze stations du chemin de croix en tilleul sculpté (1962).
Porte d’entrée

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Il y avait aussi dans le bourg un couvent de soeurs grises, de l’ordre de Saint Francois, fondé en 1507, par Gillette de Berlaimont et son époux Louis Rollin, seigneur d’Aymeries.

Retrouvez sur le site de la mairie la promenade proposée évoquant l’Histoire de Berlaimont à travers le dépouillement des écrits de Messieurs Bérard, Defromont et Pigot.

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La Mairie de Berlaimont. Consultez ici son site très bien documenté :
Le Bouzouc ou la légende de Gilles de Chin Photo de la Marie en 2011.

Gilles de Chin, premier chambellan des comtes de Hainaut, tua dans les marais de Wasmes, près de Mons, un dragon terrible qui décimait toute la contrée. Cette légende a son explication naturelle. En léguant à l’abbaye de Saint-Guislain toute proche une partie du territoire de Wasmes, Gilles fit assécher les marais qui le recouvraient. Or, au moyen age, la régression des eaux s’expliquait dans la croyance populaire par la destruction d’un dragon, dont l’haleine rendait les lieux insalubres. Chaque année, la commune célèbre ce combat et organise un cortège où l’on promène le fameux dragon, connu ici sous le nom de Bouzouc.

oratoire près de l’église.
Capture - Copie - Copie
10 oratoires 2 chapelles et 1 Vierge Noire : voir mon site

L’annuaire statistique du département du Nord de 1836 nous apprend qu’il existait à cette date une justice de paix, un bureau d’enregistrement et des domaines, 3 moulins à blé, 7 fabriques de sabots, 1 fabrique de bonneterie, 3 fabriques de poteries, 1 four à chaux, 1 clouterie, 2 brasseries , 2 briqueteries et 1 filature de laine. En 1890 précisons qu’il y avait 3 brasseries : Landas, Mercier et Lasnes, celle-ci devenant la brasserie Basuyaux puis Basuyaux Malaquin et enfin Basuyaux Waymel de 1940 à 1958.

L’ancienne usine Marichal Ketin :  

La base est la société des Cylindres et Laminoirs Marichal Ketin localisée à Liège. En 1927, Jacques Neuville repère un site adéquat à Berlaimont. Il est à penser qu’il s’agit de l’année de création de l’établissement.
On y fabrique des cylindres à laminoirs centrifugés de petit tonnage. En 1972, revente du portefeuille majoritaire d’actions à la société allemande Gontermann Peipers. En 1974, Berlaimont compte 600 personnes et produit 1500 à 1600 tonnes de cylindres par mois.

En 1981, Marichal Ketin Berlaimont est reprise en location par Lorraine Ketin. En 1983, entrée de Lorraine Ketin dans le groupe Chavanne Delattre (filiale Usinor) et devient Chavanne Ketin : ce qu’on voit en énorme sur le fronton bleu de l’usine, à front de gare.

En 1990 il y avait encore l’aciérie, une petite fonderie et trois ateliers d’usinage.

En 1993, Chavanne Ketin et OSB se regroupent sous le nom de Forcast. En 1998, rachat de Forcast par Åkers.

En 1998, rachat de Forcast par Åkers.
La petite fonderie ferme ses portes en 1999 ; l’aciérie, le labo et les services annexes suivront en 2004. 75 personnes sont licenciées. 

L’entreprise a cessé son activité le 30 mars 2016. Voir le site Akers Berlaimont

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L’entreprise a été immatriculée le 30 août 1956. Elle est spécialisée dans le secteur d’activité de la fonderie d’acier et plus spécifiquement dans la fabrication de pièces en alliages spéciaux . Son effectif est compris entre 100 et 199 salariés.

Cette société familiale a racheté les fonderies bouté dans la somme, investi dans du matériel 3d de moules et de noyaux. « Une première » d’après le directeur, et dépensé près d’1 millions d’euros dans un nouvel équipement « un hall qui permet de réorganiser les flux et gagner en productivité ». L’Aciérie est idéalement placée pour le marché Européen, elle réalise d’ailleurs près de 40% de son chiffre d’affaires à l’export. Cette entreprise est en capacité de s’adapter et de répondre sur des produits en petite quantité qui demande beaucoup de technicité. Une diversification qui selon le directeur, Jean Paul Fouquet demande « des contraintes très élevées en termes de normes et niveaux de qualité »
Source La Voix du Nord-Site de l’entreprise

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L’ancien moulin de Berlaimont : son histoire
L’écluse
Le pont de fer
Le pont de ciment sur la Sambre
Péniche sur la Sambre à Berlaimont