Vendegies-au-Bois

Vue aérienne de Vendegies-au-Bois et de son château
Vendegies-au-Bois
Le centre de Vendegies-au-Bois

L’abbaye de Maroilles possédait à Vendegies-au-Bois des biens importants.

Le patron de la paroisse du décanat d’Haspres fut saint Humbert, premier abbé du monastère de Maroilles.
Le village était une châtellenie importante au Moyen Age. Le château fort fut brûlé en 1340 par le duc de Normandie, fils de Philippe, roi de France, auquel Guillaume, comte de Hainaut, avait déclaré la guerre.  Au XVI e siècle, la famille de Montmorency-Hornes fit reconstruire le château.

Le domaine fut acquis en 1562 acquis par la famille de Gognies et passa plus tard par héritage dans la famille Bonnières qui le céda en 1766 à la famille Bouchelet de Beaurain, laquelle habita le château jusqu’au XX e siècle.

L’église de Vendegies-au-Bois à la fin du 1er conflit mondial

Le 23 octobre 1918 Vendegies-au-Bois fut le théâtre de violents combats entre les troupes britanniques et allemandes pour la prise du Village.

L’église Saint-Humbert de Vendegies-au-Bois
La nef
L’Autel
Tableau à la mémoire des poilus
L’Autel de la Vierge
La Mairie
Le Monument aux Morts
Le Monument aux Morts Université Lille 3
Le cimetière britannique de Vendegies-au-Bois : 43 victimes

3 calvaires :

Calvaire
Calvaire de Vendegies-au-Bois
Calvaire dans le cimetière
Calvaire dans le cimetière
Sépultures de la famille Lefebvre
Sépultures de la famille Lefebvre
3 ème calvaire de Vendegies-au-Bois
3 ème calvaire de Vendegies-au-Bois inauguré le 4 janvier 2015.

2 chapelles

Chapelle St Maurice sous un autre angle
Chapelle St Maurice Grand Rue D 86

Cette chapelle a été érigée par A Pavot et A Deudon. Il est très probable que les bâtisseurs soient Albert Pavot marié en 1836 à Narcisse Deudon et son beau frère Aimé Deudon.

Chapelle
Chapelle au Petit Vendegies

La chapelle a été érigée par François Buse et son épouse Juliette Delsarte et appartenait encore en 1928 à la famille avec Pierre Potiez et Busse Marie Angèle leur fille.

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Vendegies-au-Bois

Le ruisseau des Harpies à Vendegies-au-Bois actionna deux moulins.

Le premier était situé sur le Bras du Midi de ce ruisseau au niveau du Château. Il appartenait en 1766 au châtelain  François Ignace Bouchelet de Beaurain ° 1719 + 1796, seigneur de Neuville, marié à Marie Philippe Joseph Lambert. Il resta dans la famille jusqu’à la Première Guerre mondiale avant d’être détruit en 1926. Il avait deux roues à augets, l’une de 3,60 m de diamètre et l’autre de 3,80 m.

Le meunier Jean Baptiste Doison décéda en 1843 à l’âge de 26 ans. Sa veuve Lucie Véronique Bethegnies remariée à François Renuart devint la meunière en 1846. Dès 1852 Adolphe Mortier marié à Stéphanie Pavot +1853 et remarié en 1861 à Sophie Doison exploitait le moulin. Il décéda le 28/09/1868 lieu dit « le marais du moulin ». Jules Eugène Nicq marié en 1890 à Désirée Victorine Levant fut le dernier  meunier.

A la sortie du village  en direction de Romeries se trouvait un autre moulin, appelé moulin d’Hirson, « sur le terroir de Vendegies-au-Bois, au canton ditte le marais d’Hirson sur le ruissot d’Herpies ». Hilaire François Delporte ° 1764 + 1838, meunier en 1793 au moulin du Château, fit construire ce moulin en 1802. Il était à deux tournants à augets. Chaque roue de 4 m de diamètre n’actionnait qu’une paire de meules. En 1886 il ne possédait plus qu’une seule roue par-dessus en bois.

De 1838 à 1854 Pierre François Deudon en fut le meunier. En 1863 Aimé Ferdinand Cailleau était alors le propriétaire avant qu’en 1888 Henri Augustin Herbaux, résidant à Tourcoing, possédât la bâtisse. Antoine Morelle marié à Léocadie Mériaux fut le meunier entre environ 1906 et 1910  alors que le bâtiment appartenait à Bruno Patte. Un des descendants de ce dernier Louis Patte fut le dernier à y moudre du grain et ce jusqu’en 1939. De nos jours il ne reste rien du moulin.

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1 brasserie

les brasseriesdelavesnois

Eugène VERDAVAINNE, né(e) à Vendegies en 1847 – Situation : Chef – Profession : Brasseur – Employeur : Patron. – Nationalité : F.

Archange POTTIER, né(e) à Fontaine au bois en 1839 – Situation : Femme – Profession : Cultivatrice – Employeur : Patronne. – Nationalité : F.

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LE CHÂTEAU DE VENDEGIES-AU-BOIS :

Vue du château avec ses pignons à pas de moineaux. Photo vers 1920
Vue de face du château de style Louis XIII
Vue aérienne du château
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Le château de Vendegies-au-Bois Photo S Dusart

Le plus ancien seigneur de Vendegies est Thomas de Goegnies qui est cité dans une charte de 1284. A partir du XIVe siècle, le château changea fréquemment de mains. Il appartint d’abord aux Montigny, puis, au XVIe siècle, il passa à la famille de Montmorency-Hornes, dont trois membres sont décapités pour s’être rebellés contre les autorités espagnoles.

Au Moyen-Âge, une dépression large et marécageuse constitue un site favorable à l’érection d’un château fort. Ce dernier est détruit en 1340. En 1562, Floris de Montmorency vend le château à Antoine de Gognies, l’année même où celui-ci devient gouverneur du Quesnoy. Ce personnage, également prévôt de Mons, joue un rôle diplomatique et militaire important durant la période de troubles. Il oscille entre l’indépendance des Pays-Bas et la fidélité à l’Espagne; sa foi catholique l’amène à se rallier à l’Espagne après l’avoir combattue. En 1591, Antoine de Gognies fait construire un autre château, de plaisance cette fois, sur des fondations anciennes. Il lui associe un beau jardin et conserve les douves. Il meurt en 1599, laissant deux filles. L’une d’entre elles, qu’il eut de son épouse Marie d’Eclaibes se maria en 1600 avec Louis de Beaufort, gouverneur du Quesnoy, qui fit agrandir le château. Par le mariage encore – celui de se sa petite-fille – la propriété revient en 1624 à Philippe-Albert de Bonnières, comte de Souastre et gouverneur de Binche, dont la famille la garde jusqu’en 1766, date de sa vente à François Ignace Bouchelet de Beaurain, écuyer, conseiller, secrétaire du roi près le parlement de Flandre. Ses descendants ont habité le château jusqu’au XXe siècle. Le château fut dévasté en 1637 et reconstruit au même emplacement à la fin du XVIIe siècle dans le style Louis XIII, et rénové au XIXe siècle.

La cour intérieure de plan carré du château reproduit probablement le plan du château médiéval. Elle est limitée par des corps de bâtiment sur deux côtés. A l’arrière de la façade principale, une galerie rapportée abrite durant un temps des trophées de chasse. Elle a heureusement disparu. L’aile des communs se termine par une haute tour carrée en brique reposant sur un soubassement plus ancien. L’étage aurait édifié après la Première Guerre mondiale.

Le château est pillé en 1637 et incendié en 1654. En 1656, Louis XIV lui préfère une masure pour être au milieu de ses soldats. Fénelon y est reçu. Remanié en 1825, il est endommagé durant la Première Guerre mondiale. Il est restauré, habité, puis abandonné. Son propriétaire actuel, M. Peuble, s’efforce de lui rendre sa beauté initiale. La façade, qui compte 20 grandes fenêtres sur deux niveaux, est encadrée par deux pavillons carrés aux pignons à pas de moineau. En 1965, un incendie ravage celui de droite qui datait du début du XVIIe siècle.

Source du texte : Sébastien Dusart

Autres notes :

L’une des salles du château contient une vieille cheminée dont l’inscription gothique rappelle leurs propriétaires de l’époque :

J’aime et désire Gongies Et moi aussi Esclebbes-1591

Sur une grange, en dehors des douves, un écusson porte les armes des maisons de Beauffort et de Gongnies.

Description détaillée du château :

Le château actuel est surtout l’oeuvre d’Antoine de Goegnies et de son épouse Marie d’Esclaibes qui avait acheté la seigneurie en 1562. Du XVI e siècle, le château a conservé dans ses soubassements des meurtrières cruciformes qui, avec les larges douves toujours en eau, offraient une bonne défense au lieu.

A l’origine, quatre tours ceinturaient la cour, il en subsiste trois. Deux des tours sont aux extrémités de la façade principale. Celles-ci comportent deux niveaux de maçonnerie tout comme le corps de logis. Au centre de la façade essentiellement de brique et fortement remaniée au XIX e, se trouve un pavillon en saillie avec des chaînages à refends. Ce côté de l’ouvrage est a comparer au château de Flers a Villeneuve-d’Ascq, avec lequel de nombreuses similitudes architecturales existent.

Le reste de ce château est essentiellement du XVIIe. Cette construction est l’une des rares de l’arrondissement à posséder des pignons à pas de moineaux. La tour de droite abritait la chapelle qui fut ravagée avec ses trésors par un incendie en 1965. L’autre aile du château ne possède que peu de fenêtres si ce ne sont quelques oculus. Cette aile est celle où les remaniements successifs sont les plus visibles. Contiguë à celle-ci, une tour datant de l’ancienne forteresse donne sur la cour intérieur.

Pour accéder a ses étages supercheries, une petite tour cylindrique abritant un escalier à vis lui a été accolée. A l’arrière, un pont permet de franchir les douves. II est encadré par des piliers de brique et de pierre. Dans la cour, sur la droite, se trouvent encore les écuries avec à l’étage, un logis. Au fond de la cour se situe le pavillon d’entrée, formé dune arcade en plein cintre, surmontée d’une porte-fenêtre avec balcon ayant en son sommet un fronton triangulaire. Toute cette façade est en brique avec des chaînages de pierre aux angles et ouvertures, et semble être du XVIII e.

Source du texte : Châteaux et Maisons-fortes en avesnois Claude Lompret et Jérôme Chrétien Nord Patimoine Editions

Château de Vendegies au Bois (Elmux) Aquarelle de Jean Desse
Château de Vendegies au Bois (Sorties en Cambrésis) Aquarelle de Jean Desse