Mecquignies

Mecquignies La Grand’Rue
La Grand’rue de nos jours...
La Grand’Rue de nos jours.
A droite, le grand bâtiment – qui est aujourd’hui une maison d’habitation – se nommait la Citadelle et abritait un estaminet tenu par M. Paquet, cordonnier. Tout au fond se trouve la fontaine de l’Adzout où un lavoir, aujourd’hui disparu, avait été aménagé.

Le village de Mecquignies remonte au XIIe siècle. En 1158, il apparaît sur les cartes sous le nom de « Makéni ». Il existait un château féodal, où le sire de Mecquignies reçut le 3 septembre 1403 le Duc et la Duchesse de Bavière et en 1422 le Comte et la Comtesse de Hainaut. L’année suivante le château fut pillé et détruit par les Bourguignons, de même que le village tout entier.

L’église de Mecquignies
Eglise construite au Moyen Age et restaurée au XIXe siècle à plusieurs reprises. La tour-clocher est reconstruite en 1893 par l’architecte Neulliès. Photo base Mérimée

L’église de Mecquignies a des assises qui datent du moyen Âge (voir mur sud : grès bruts d’un appareil archaïque du XII eme siècle ; restes de corbeaux à la corniche). Description complète sur culture.gouv.fr

Elle a conservé, malgré ses nombreuses restaurations, une charpente en carène de navire qui est remarquable.


Inscription peinte sur la poutre qui soutient le calvaire : 1888 VENITE ADOREMUS DOMINIUM 1570 Photo Ministère de la culture – base Mémoire
La poutre de Gloire classée Monument Historique Ministère de la culture – base Mémoire

On admirera en particulier le tref, ou poutre de gloire : il s’agit de la poutre qui traverse parfois la nef devant le chœur. Le tref de Mecquignies, qui est très beau, porte le Christ entre la Vierge et saint Jean et les dates de 1888 et 1570 .

A droite, autel de saint Aicard, patron de la paroisse. Ce saint qu’on nommait également Achaire ou Accard, fut abbé du monastère bénédictin de Jumièges. On l’invoquait jadis pour améliorer les gens qui ont mauvais caractère. Ce nom aurait donné naissance, pour ce motif, au mot acariâtre. Un tableau, au dessus de l’autel, représente le saint abbé apprivoisant une mégère. Porte ancienne datée de 1721.

retable du maître-autel, détail du tabernacle culture.gouv.fr

Château de Mecquignies
Vue de face

Après sa destruction, en 1423, un nouveau château sera bâti en 1787. Il sera lui-même remplacé par une autre construction à la fin du XIXème siècle pour le compte de madame René Miot-Pierard. Les plans pourraient avoir été l’oeuvre de l’architecte valenciennois Armbruster.

Le bâtiment adopte un plan en U, sur trois niveaux. Au rez-de-chaussée un escalier en fer à cheval est souligné par une corniche de pierre et un portique aux colonnes en pierre bleue supporte au premier étage un avant-corps avec un balcon et une balustrade en pierre. Description complète sur le site culture.gouv.fr

La Mairie
Le Monument aux Morts. Université Lille 3

Deux calvaires sont présents dans la commune :

Calvaire rue d’Obies
Calvaire rue d’Obies

Il est déjà communal en 1833.

Calvaire du Timon : On y trouve le St Curé d’Ars
Calvaire du Timon : On y trouve le St Curé d’Ars
Intérieur du calvaire rue d Timon
Intérieur du calvaire rue du Timon

Le ruisseau de Mecquignies prend sa source dans la forêt domaniale de Locquignol, traverse Mecquignies puis se jette dans la rivière de Bavay à Bavay.

Mecquignies

Il ne faisait tourner qu’un seul moulin nommé Moulin des Près, situé sur le territoire de Mecquignies.  Il n’avait qu’un seul tournant et était occupé avant la Révolution par Gabriel Thomas (°1750 +1807 Haussy) et son épouse Henriette Dupuis. Le couple le vendit vers 1793 à Simon Lallemand (°1763 + 1799) et à son épouse Marie Séraphine Gérin. Au décès de Simon en 1799, le fils Emmanuel, marié à Jeanne Prévost, en fut le meunier. Sa mère Marie Séraphine Gérin loua à de nombreuses reprises le moulin. A savoir : en 1802 à Bénoni Gérin, en 1806 à Bénoni Delvallée, en 1816 à Maximilien Prud’homme, en 1820 à Jean Baptiste Pépin, en 1822 à Félix Lenglet, en 1823 à Pierre et Antoine Prévost, en 1824 à Pierre Avot meunier à Trois-Villes et enfin en 1832 à son fils Emmanuel. Celui-ci l’acquit de sa mère et le revendit à son beau frère Louis Gérin (°1789 + 1863). Ce dernier loua alors le moulin à un dénommé Marchant en 1848 puis à Leclercq en 1851. Au décès de Louis en 1863 le moulin revint à ses trois enfants : Jean Baptiste, Emerine et Pierre. Le moulin fut transformé vers  1880 en bâtiment rural. Une scierie mécanique exista entre 1926 et 1932 appartenant à Arthur Fievet d’Obies. En 1933 le propriétaire M Bongard ajouta une extension au bâtiment et en fit un café.

L’ancien moulin des Près

La maison existe encore avec les vannes et le déversoir. Une pierre porte la date de 1813 et les initiales S G pour Séraphine Gérin.

ancienne scierie

Un autre moulin fut attesté en 1902 comme moulin à tourner le bois par une demande formulée par M. Fontaine Amand en vue de maintenir le barrage sur le ruisseau de Mecquignies et de construire un nouveau déversoir. Vers 1930 le moulin fut transformé en scierie qui appartint à M. Ducornez, puis à M. Paris après le Seconde Guerre mondiale.
Adresse :15 rue de l’Adzout Source : www.actuacity.com/mecquignies_59570/monuments

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Petite fontaine
Les combats de chevaliers font partie des animations phares de la fête.

L’association Mecquignies à la recherche de son passé propose un retour au Moyen Âge avec tous les deux ans en juillet la fête médiévale. Des tournois et un spectacle son et lumière émerveillent ainsi les nombreux visiteurs.

Mecquignies blottie au cœur du bocage et à l’orée de la forêt de Mormal.