Jenlain

Vue aérienne de Jenlain

Jenlain est nommé dans un acte de 885 en tant que possession de l’église de Cambrai. Un autel est mentionné en 1148 et une église en 1181.

Nicolas de Jenlain sauva la vie à Jacques II d’Avesnes pendant la prise de Constantinople en 1203, à l’attaque de la Tour de Galatha.

Un autre seigneur de Jenlain, Jean de Mauny, dit le Borgne de Mauny, époux de Jeanne de Jenlain eut sa demeure brûlée en 1319, parce qu’il avait dérogé aux droits du comte du Hainaut. Son fils Gauthier de Mauny, sire de Jenlain, est bien connu grâce aux Chroniques de Froisart.

Dans la période féodale, la seigneurie hautaine de Jenlain était un arrière-fief de la seigneurie hautaine de l’Ausnoit (Aulnoye-lez-Valenciennes) et possédait à son tour un des trois fiefs de la terre de Bruay (Bruay -sur-Escaut).

En 1712, pendant la Guerre de Succession d’Espagne, l’armée française aménagea un retranchement de la forêt de Mormal à Jenlain. Au début de la Révolution, le général Neyrode, avec une partie de la garnison du Quesnoy, attaqua Jenlain. En 1815, une compagnie de chasseurs Frisons des Pays-Bas passa à Jenlain.  Source Wikipédia.

L’église de Jenlain
Échauguette de l’église de Jenlain
L’église de Jenlain

L’église date de 1702, a été agrandie en 1724 et restaurée en 1761.

Son clocher, détruit par la foudre en mai 1941, n’a jamais été reconstruit.

On y remarque des pierres tombales anciennes de 1749 et 1792.

Monument aux Morts de Jenlain
La Mairie de Jenlain
Salle des Fêtes de Jenlain
Calvaire de Jenlain. Voir Nos calvaires en Avesnois
Calvaire dans le cimetière
Oratoire N.D de Grâce
Oratoire N.D de Grâce

Oratoire situé route de Seboug dédié à Notre Dame de Grâce érigé au début du XX siècle sur l’emplacement d’un ancien calvaire. Sa construction semble dater du XVIII siècle, ce qui laisse supposer qu’il ait été déplacé.

chapelle N.D des Victoires
chapelle N.D des Victoires
Intérieur de la chapelle
Intérieur de la chapelle

Cette chapelle dédiée à Notre Dame des Victoires rue des Marais date de la fin du XIX siècle.

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Il existait en 1897 une chapelle à l’emplacement du nouveau calvaire route Nationale. Elle appartenait à Mr Gaudonnet Ferdinand, juge de paix à Bavay. Il est envisageable de penser qu’elle fut par la suite reconvertie en calvaire.

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Fontaine rue du Marais

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Trois anciens moulins à eau ont existé à Jenlain :

Moulin Bassez

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Les cuves de la brasserie Duyck

La Jenlain est une bière fabriquée à Jenlain. Elle a été créée en 1922 par la Brasserie Duyck.

La ferme Notre Dame. Route Nationale
Ferme Notre Dame avec son colombier

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La Ferme au pigeonnier. Route de Sebourg
Entrée de la ferme au pigeonnier : produits frais, salle de réception, studios meublés.

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Pigeonnier du château d’En Bas avec au dessus une tour ronde.

Le château d’En Bas (XIX e siècle) qui se trouvait à une cinquantaine de mètres du pigeonnier fut détruit dans les années 1990 en raison de son état de délabrement. Seul le pigeonnier fut sauvé suite à de nombreux travaux de rénovation.

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Le château d’En-Haut (chambres d’hôtes) et le site internet de Marie-Hélène et Michel DEMARCQ 

La famille Demarcq vous accueille au Château d’en Haut à Jenlain. 5 chambres, répondant aux normes 4 épis du label Gîtes de France sont à votre disposition dans un charmant manoir flanqué d’une ferme et d’un imposant pigeonnier. Les propriétaires en ont fait un lieu enchanteur au milieu d’un parc de deux hectares et demi, qui marie les plate bandes à la française et les massifs des jardins à l’anglaise.

Histoire du château :

Le château de Jenlain a été occupé dans le siècle dernier (XVIIIème) par plusieurs générations de la famille des comtes d’Espiennes alliée avec celle des Razoir de Croix, qui a fourni des prévôts à la ville de Valenciennes. 

 M. d’Espiennes de St Rémi laissa ce beau domaine, après l’avoir magnifiquement embelli, à M. le comte d’Espiennes son fils, qui fut colonnel de la garde nationale de Valenciennes en 1790. 

Le comte Charles-François-Julien d’Espiennes, son fils, Chevalier de l’Ordre de St Jean de Jérusalem, occupa cette belle propriété au commencement de ce siècle (XIXème) et la céda à M. le comte de Robaulx. 

A proximité de la forêt de Mormal, entouré des châteaux de Sebourg, d’Eth, de Frasnoy, de Roisin, de Ghissignies, de Ruesnes, etc… en face d’un relai de poste, le château de Jenlain est une des plus agréables résidences du département du Nord. 

Extrait du livre « Histoire de Jenlain » de Léo Jouniaux, 1987 :

« Le bâtiment principal est du XVIIIe siècle. La grange est la partie la plus ancienne (1701). Le pigeonnier est quant à lui daté de 1772. 

Le château date, pour la majeure partie de sa construction, de la deuxième moitié du XVIIIe siècle. C’est le type même de construction classique des demeures rurales, de ces « folies » que les nobles se faisaient construire à la campagne, sur leurs terres. Ils y passaient la belle saison ; le reste de l’année ils vivaient en ville, dans leur hôtel particulier. Ce fut le cas de la famille d’Espiennes, implantée dans le Hainaut, dont l’origine de la noblesse remonte sous Philippe IV d’Espagne, du temps des Pays-Bas espagnols. Le village de Jenlain n’étant lui-même pas très ancien, il ne pouvait en être autrement du château. Celui-ci a été construit à l’emplacement d’une ferme seigneuriale, ensemble de bâtiments distribués autour d’une cour fermée, avec entrée sous un porche pigeonnier daté de 1772, portant en son cintre l’écusson des comtes d’Espiennes, écusson fortement martelé à la Révolution, par les « colonnes infernales ». La grange au fond de la cour, aux puissants contreforts de grès, porte la date de 1701 gravée sur une pierre blanche insérée dans le cintre d’entrée. 

Sur le corps de logis principal, le fronton armorié, en pierre blanche sculptée, a fière allure et est heureusement encore intact du fait de son exposition au nord, à l’abri des pluies. Les deux blasons sont, à gauche celui de la famille d’Espiennes, et à droite celui des Razoir de Croix. C’est en 1777 que fut célébré le mariage de Jacques-Martin d’Espiennes, seigneur de Jenlain et de Marie-Jeanne Razoir de Croix, dame de Croix et de Forest, après publication des bans à la commune de Jenlain et à celle de Valenciennes. 

C’est à cette occasion que fut construit le logis principal avec le fronton armorié. Les jeunes mariés y habitèrent au début de leur mariage, puis les occupations militaires de Jacque-Martin le rappelèrent à Valenciennes. Noble, d’esprit libéral, il épousa les thèses de la Révolution naissante et servit les armées de la République… Il mourut le 21 avril 1792, à l’âge de 37 ans ; c’est le mois de la déclaration de guerre et de l’invasion autrichienne. Il laisse 3 orphelins, leur mère étant décédée en septembre 1791. Le château est attribué à son fils Charles qui resta célibataire. Il fut conseiller municipal, puis maire de Jenlain au début du 19è siècle. Par la suite, le château passa aux mains de la famille de Robaulx de Beaurieux qui le garda un peu plus de vingt ans. Après avoir changé de mains plusieurs fois, le château fut mis en vente en 1982. Il fut acquis par les propriétaires actuels qui entreprirent avec courage sa restauration et essaient de le sortir de l’oubli. C’est ainsi que les premières chambres d’hôtes furent ouvertes en 1985. Il est inscrit à l’Inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis 1987″. 

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Événements à Jenlain :

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Le marché de Noël Photo Christophe Tondeux

Jenlain est connue pour son marché de Noël. Elle est la première commune de la région à avoir importé ce concept d’Allemagne et son marché reste un des plus fréquentés de la région. Depuis 1990,sous l’égide de l’Association Jenlinoise du Tourisme (AJT), une quinzaine d’associations du village travaillent de concert pour en assurer le succès.

La festibière en 2005 Photo Wikipedia

La Festibière a lieu toutes les années impaires à Jenlain et sa 9 ème édition s’est déroulée en 2019 les 23 et 24 mars. L’Association jenlinoise de tourisme qui organise l’événement depuis dix-huit ans a choisi en 2019 de mettre à l’honneur les microbrasseries et les bières artisanales.