Bersillies

Bersillies appartint de tout temps, avec ses dépendances, au chapitre de Sainte Aldegonde , qui y possédait des rentes, des revenus, et la plupart des droits seigneuriaux. L’église est d’ailleurs dédiée à la sainte patronne de Maubeuge.
Le village a été dévasté en 1554 par les troupes de Henri II, marchant sur Maubeuge. De cette année date le début de la construction de l’actuelle église,bâtie sur un tertre ceint de murs.

L’église de Bersillies

On accède à l’église édifiée vers 1554 et reconstruite en 1700 par une série d’escaliers qui débouchent derrière l’abside, ornée extérieurement d’un calvaire. Elle possède une belle dalle funéraire avec Christ en croix du XVI e siècle (MH).

Dalle funéraire inscrite aux Monuments Historiques

L’église a été restaurée en 2010 :

 » Tous les habitants de la Commune de Bersillies, faisant partie des douze clochers qui composent la Paroisse de Sainte Aldegonde en Val de Sambre, se souviennent de ce mercredi 18 juin 2008 17 h 22, jour de l’inauguration du nouveau clocher de l’église.C’était en présence de Marie-Paule ROUSSELLE Maire de BERSILLIES, du curé et doyen de la Paroisse Sainte Aldegonde, de Bernard BIZOUX Président de l’Association pour la sauvegarde de l’église Sainte Aldegonde, des responsables des entreprises et des habitants venus nombreux fêter l’évènement.Au cours des discours, il fût évoqué que plusieurs suites seraient entreprises pour continuer l’œuvre de restauration de l’édifice.Au début de cette année 2010, une deuxième tranche de restauration de l’église touche à sa fin. Elle est une fois de plus la preuve du dynamisme qui motive l’Association pour la sauvegarde de l’église Sainte Aldegonde de Bersillies avec la collaboration et le concours précieux de la Municipalité. Une inauguration se profile bientôt à l’horizon 2010. J.Y. BOËZ . Voir le site Sainte Aldegonde en Val de Sambre avec de nombreuses photos de la restauration de l’édifice religieux.

Une seule chapelle est visible sur la commune :

Notre Dame de Bon Secours
Notre Dame de Bon Secours. Photo Wikipédia Auteur Havang

Chapelle construite par Jean Baptiste Loiseau.

Monument aux Morts et Kiosque de Bersillies

Kiosque à danser cylindrique sur pied unique situé derrière le Monument aux Morts. Sa détérioration le condamna à disparaître de la Place de la Salle des Fêtes entre 1955 et 1960.

Bersillies
La Mairie de Bersillies Photo Havang

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La ferme du Sart appartenait au XVIII e siècle au chapitre de Sainte-Aldegonde. Elle fut vendue comme bien national. C’est près de cette ferme que commença le fameux combat qui, le 13 juin 1792, se termina au hameau de la Glisuelle. Nestor Mairiau était le fermier de la cense du Sart. François Maurice Nestor Mairiau naquit le 5 Janvier 1740 à Rousies, à la cense de la Genette. Il était fils de Marcel François et de Catherine Dusart.

Il épousa le 27 janvier 1768, à Mairieux, Marie Thérèse Rammery, âgée de 35 ans, « fermière au Sart », fille de Jean Pierre et de Marie Thérèse Moreau, dont il aura quatre enfants nés à Mairieux: Nestor François, né le 5 janvier 1770, Marie Thérèse Norbertine, née le 9 décembre 1771, Aldegonde Joseph, née le 7 juin 1774, et Marie Philippine Louise, née le 25 mars 1777. Par son mariage, Nestor devint donc censier du Sart. Il prit parti pour la Révolution et devint colonel du 10e régiment de hussards créé le 4 juin 1793. Il décéda le 11 Janvier 1816 à Valenciennes.

Un procès verbal d’adjudication en date du 24 thermidor an IV (11 août 1796) indique que Célestine Derbaix s’est rendue propriétaire de la ferme à Bersillies Mairieux et Bettignies provenant du Chapitre Ste Aldegonde de Maubeuge. Célestine Derbay née en 1765 à Havay (Belgique) et décédée le 29 janvier 1830 à Maubeuge était « fille de Notre Dame à Mons », couvent fermé à la Révolution française,devenue prison puis dépôt de mendicité.

Le moulin de Bersillies

Bersillies n’a compté qu’un seul moulin à eau qui appartenait avant 1789 au Collège de Maubeuge. Il était à deux tournants et érigé sur 1 hectare 19 ares 12 centiares. Mis en vente aux enchères en 1799 le citoyen Claro de Douai l’acquit pour la somme de 300.500 francs après 53 feux. Le locataire et meunier Jean Baptiste Wattremez marié à Maxellence Lecouvet en devint immédiatement le propriétaire, Claro n’ayant servi que d’intermédiaire. Le moulin fit l’objet en 1812 d’un arrêté préfectoral qui fixa la hauteur des vannes de décharge et du point d’eau. Au décès en 1823 de Jean Baptiste ses enfants héritèrent du moulin. Son fils Alexandre y était meunier en 1827. Une de ses sœurs Marie Thérèse y décéda en 1864 tandis que son époux Ferdinand Hannecart l’avait entre temps en 1857 mis en vente. Il était  « monté à l’anglaise, composé de deux paires de meules, nettoyage, rouets en fonte, le tout nouvellement restauré ». Il fut de nouveau mis en vente à plusieurs reprises en 1867 par suite d’un procès de saisie immobilière contre « Florent Hannecart, propriétaire et meunier, et la dame Uranie Wattremez son épouse ». Celle-ci était la petite fille de Jean Baptiste et donc la nièce de Marie Thérèse. Quant à Florent il était le neveu de Ferdinand.

Ce fut finalement le notaire Jean Baptiste Bottieau qui l’acquit alors que Joseph Prosper Hugé marié à Marie Philippe Descamps l’occupait en tant que meunier. En 1872 et 1873 plusieurs riverains se plaignirent de la trop haute tenue des eaux du moulin. Une enquête conclut à la construction d’un déversoir et à la nécessité de travaux, lesquels en 1882 n’étaient pas encore exécutés. Depuis le 18 juillet 1876, François Delevacque s’était rendu acquéreur de l’usine qui avait trois paires de meules. Il s’était marié l’année précédente avec Maria Célina Louise Balleux à Saint Aubin où il était meunier. Il avait pour témoins ses frères Léon 32 ans également meunier à Saint Aubin  marié à Amandine Olivier et Augustin 37 ans meunier à Taisnières en Thiérache (cette branche ira s’installer à St Rémy Chaussée comme meunier avec ses fils Augustin ° 1869 Taisnières et Paul ° 1877 Taisnières).

Maria mourut en 1917 et François en 1937. Les bâtiments furent alors convertis en habitation, encore existante de nos jours.

Pendant les deux guerres mondiales, Bersillies fait partie de la ligne de défense autour de Maubeuge. Au début du 1er conflit mondial, Bersillies se trouve sous le feu ennemi et occupé. Le fort dut être évacué par ordre le 6 septembre 1914, après un siège de 9 jours qui avait anéanti toutes ses défenses. En 1940 il avait été modernisé, avec deux blocs reliés par une galerie soutérraine. Le 22 mai, lors de la première journés de bombardement, un obus détruit les bouches d’évacuation des gaz. Le lendemain le fort doit capituler suite à l’assaut des chars. Les victimes de ce conflit ont été transférées à la nécropole d’Assevent.