Boulogne-sur-Helpe

Vue aérienne Collection AM

Cette paroisse dépendait de l’abbaye de Liessies. le village s’est formé autour d’une ferme qui appartenait à ce monastère.

Le Centre de Boulogne-sur-Helpe
L’église de Boulogne-sur-Helpe

Construite vers 1590, restaurée en 1720, agrandie en 1783, elle fut dévastée en 1793 et convertie en salpêtrière. Elle fut vendue puis rachetée par un habitant du village qui la rendit à sa destination.

Fichier: Église Notre-Dame-de-l'Assomption de Boulogne-sur-Helpe 02.JPG

La Ferme de l’Abbaye :

La ferme de l’abbaye : ne subsiste qu’un portail avec les armoiries d’un abbé de Liessies et une tourelle.
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La tour vestige d’une forteresse qui avait été construite au XVIème siècle pour protéger le village. Elle était composée d’une tour carrée de 20 m de haut et d’une courtine cantonnée de tourelles à toiture en poivrière.

Description faite de la ferme, propriété importante de MM. de Liessies, au centre de la commune :

Au-dessous de la porte d’entrée, on remarque une magnifique pierre de marbre blanc, où se trouvent gravées les armes d’un abbé de Liessies avec la devise : « Super omnia charitas, 1732 ».

En pénétrant dans les vastes dépendances de la ferme, on rencontre des bâtiments dont les murs ont uns épaisseur de 1 m. 35; des voûtes superbes supportées par des colonnettes carrées en pierres taillées et divisant en quatre travées égales un bâtiment de 40 mètres de longueur; une tour crénelée, adossée au mur Nord et haute de 20 mètres, permettant de surveiller les hauteurs qui, de toutes parts, environnent le village. Par sa construction massive, cette ferme pouvait, en même temps que la forteresse située à 800 mètres de là, servir à la défense du village pendant les troubles fréquents du XVI e et du XVII e siècle. (Séance du 4  décembre 1906 : Mémoires de la Société archéologique de l’arrondissement d’Avesnes 1910).

Chapelle Notre Dame (1677). Lieu dit La Neuville
Chapelle Notre Dame de Miséricorde (1677). Lieu dit La Neuville ; la plus belle et la plus ancienne érigée par la famille Lardinois.
Calvaire au cimetière
Calvaire au cimetière
Le Monuments aux Morts Université Lille 3

Il est entouré de deux buissons taillés et ceint d’une grille en fer forgé. Juste sur la droite du monument, on peut lire l’Appel du 18 juin 1940 du Général de Gaulle. Le monument reposant sur deux dalles est surélevé. Quatre obus reliés par quatre chaînes d’acier l’entourent. haut de 3 mètres 80. Deux plaques de marbre sont rivetées à la partie inférieure. Elles portent un rameau d’olivier ainsi que la dédicace Sur sa partie supérieure sont sculptés dans la pierre 3 autres symboles : deux sabres entrecroisés sur une croix de guerre d’une part et, plus haut, une feuille de laurier. Au sommet du monument, le coq gaulois se dresse fièrement.

Boulogne-sur-Helpe
La Mairie
le kiosque à 4 pieds de Boulogne-sur-Helpe disparu
Salle des Fêtes de 1925
La salle des Fêtes de nos jours

De nos jours la salle a bien évolué, un local technique et un bloc sanitaire ont été construit, elle est maintenant aux nouvelles normes de sécurité et accueillante. Au fond en 1927 la salle jouxtait le café-tabac tenu par M. Serge Clerbaux puis M. et Mme Coppé. M. Coppé invalide de guerre était aussi bourrelier.

Le café jouxtait la salle des Fêtes e 1927
L’ancien café

Actuellement le café, qui est fermé, est occupé par M. Francis Bassez. Des petits jardins fleuris et des arbustes occupent la devanture des maisons, ce qui change l’aspect de la rue qui mène à Haut-Lieu et Cartignies.

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il existait à Boulogne-sur-Helpe un moulin à blé (moulin Thiroux en 1893 ) et une brasserie (brasserie Lecat en 1908)

L’ancien moulin de Warpont Voir mon site Moulins en Avenois
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La ventellerie du moulin

Warpont signifie la garde du Pont. Dans ce hameau de Boulogne sur Helpe en direction d’Etroeungt, un vieux pont permettait à la voie romaine de Bavay à Reims de franchir la rivière.

L’ancienne gare

L’ancienne gare de la ligne Avesnes – Solesmes, mise en service de 1907, arrêtée en 1914 et déferrée en 1916 par les allemands. Un projet de remise en fonction est pris en 1925 mais le Conseil Général, peu convaincu de la rentabilité de la ligne en raison du développement de l’automobile et du service rendu par les autobus, décide d’arrêter les travaux. On peut encore deviner par endroit le passage de la ligne et aussi sur le cadastre.
La traction était assurée par 12 locomotives à vapeur Corpet-Louvet – type 031 T de 20,8 tonnes à vide. Sa vitesse moyenne était faible en raison des côtes qu’il gravit avec peine. Le transport des voyageurs était assuré par 25 voitures à bogies, à couloir et plateformes ouvertes jugées confortables pour l’époque. Cette ligne revêtait un intérêt économique significatif, puisqu’en effet son parc de matériel comprenait également 50 wagons couverts ou plats, 98 wagons tombereaux, et une grue roulante. Elle assurait ainsi le transport de betteraves pour l’essentiel du trafic, mais aussi des produits laitiers, blé, bière, paille, charbon et bois. Source : tchiotbiloute

Décor champêtre au bord de l’Helpe Mineure