Ferrière-la-Petite

Vue aérienne de Ferrière-la-Petite

Ferrière-la-Petite tire son nom, comme Ferrière-la-Grande du minerai de fer qu’on y exploitait. Au XIV e siècle, le village faisait partie de la dot de Jeanne de Hainaut, épouse de Louis de Châtillon, fils du seigneur d’Avesnes, tué à la bataille de Crécy en 1346. La seigneurie passa aux Croÿ puis au XVIII e siècle à la maison de Bousies. Charles de Bousies fonda une faïencerie qui fut autrefois célèbre. Il fut le dernier seigneur du village.

L’église et la mairie
L’église St Médart de Ferrière-la-Petite (1843)
Chevet de l’église Saint-Médard
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la Nef
Fichier: Église Saint-Médard de Ferrière-la-Petite maitre autel 2.JPG
Le Maitre Autel
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Fichier: Église Saint-Médard de Ferrière-la-Petite 01.JPG
Confessionnal
L’ancien château des Gossuin
Ferrière-la-Petite
La Mairie de Ferrière-la-Petite

Au XVIII e siècle Lebrun Lamoral de la Vigne construisit une vaste demeure, qu’il légua à son gendre Charles, seigneur de Bousies et fondateur en 1798 de la faïencerie de Ferrière-la-Petite. En 1806, la faïencerie, qui avait été vendue comme bien national, fit faillite. La fabrique fut alors rachetée avec le château, qui était la résidence du directeur, par Louis Gossuin, frère du conventionnel, né à Avesnes en 1759. Louis Gossuin, qui fut député du Quesnoy aux Etats Généraux, acheta le domaine en même temps que Talleyrand achetait le sien au Pont de Sains. Il s’agissait surtout d’une spéculation sur les biens nationaux. Cependant, Louis Gossuin, comme Talleyrand, prit goût à sa nouvelle résidence où il vint habiter plusieurs mois dans l’année. Les Gossuin habitèrent le château jusqu’à la disparition de la faïencerie vers le milieu du XIX e siècle. ce vaste immeuble aux 29 fenêtres fut racheté par la mairie en 1865.

Monument aux Morts. Photographie ancienne.
Le calvaire datant de 1820 érigé par Cirille Dehecq Nos calvaires en Avesnois
Chapelle 10 rue Léo Lagrange
Chapelle Notre Dame  sur la D 436
Statue de Jésus rue Max Dormoy

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Inauguration de l’esplanade André Marchand le 13/09/2019. Photo VDN
André Marchand fut maire et décéda en 2014.

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La bibliothèque touche 22
% du village. Un bon chiffre comparé au 15
% de la moyenne départementale.
Nouvelle médiathèque Jacques Coplo (ancien adjoint de 1983 à 2009) inaugurée le 13/09/2019. Photo VDN

L’ancienne bibliothèque qui n’était pas sous pavillon de la mairie ouvrit ses portes en 1981. D’abord dans la salle d’honneur de la mairie, puis au presbytère, en passant par le logement du directeur de l’école, elle atterrit à l’étage de l’hôtel de ville lorsqu’elle fut reprise par la municipalité au début des années 2000. Elle fit l’objet de plusieurs réflexions. Installée dans l’aile droite de la mairie avec 150 m2 de surface, sa superficie fut doublée grâce aux travaux entrepris en 2018.

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3 Moulins dont un qui fut converti en scierie de marbre car l’exploitation du marbre fut importante vers la fin du XIX e siècle. Il existait autrefois plusieurs carrières de marbre qui produisaient un marbre blanc, mêlé de jaune , de gris, de vert, de rouge. il était exporté dans toute l’Europe. L’escalier de la cour de Bruxelles, l’ameublement de l’abbaye d’Orval ont été décorés avec ce marbre.

La Solre traverse du sud au nord la commune de Ferrière-la-Petite où s’y trouvaient deux moulins. Le ruisseau du Quiévelon qui alimentait un autre moulin vient la rejoindre au centre du village.

Le vieux Moulin
Le Vieux Moulin :un des trois moulins.
L’ancien moulin à écorces
Ancien moulin à couleurs devenu par la suite scierie de marbre

Voir toutes les explications sur mon site Moulins en Avesnois

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L’ancienne gare et le sentier Émeraude
L’ancienne gare

Le 29 août 1885, laligne de chemin de fer Maubeuge – Fourmies est inaugurée. Elle permet aux habitants d’aller travailler dans le pôle industriel du Val de Sambre. La section Ferrière-la-Grande – Glageon de la ligne Maubeuge-Fourmies a fonctionné jusqu’en 1972. Depuis, la gare de Ferrière-la-Petite est désaffectée. En octobre 2003 est inauguré sur son tracé un chemin de randonnée, dénommé « sentier Émeraude », qui par la suite est intégré dans la « voie verte de l’Avesnois » qui à son tour est devenu un tronçon d’un des Chemins de Compostelle, celui de la Norvège par la Belgique à Saint-Jacques-de-Compostelle.

LES POTERIES ET LES FAÏENCES DE FERRIERE-LA-PETITE :

En 1718, des poteries de grès furent introduites à Ferrière-la-Petite par Giles Gibon qui venait de Bouffioulx (Belgique). Quelques décennies plus tard, la poterie était devenue la plus importante activité économique avec en 1789 10 poteries employant la moitié de la population.
Les poteries fonctionnèrent jusqu’en 1957, année où se déroula la dernière cuisson dans la poterie Lambert (du nom de ses derniers propriétaires).

Musée de Douai :
faïence fine à décor de grand feu ; le motif au « panier fleuri » en décor central, d’où surgissent des panaches rouge-brun fait partie des registres d’ornement de Ferrière-la-Petite. De même pour le marli aux côtés rayonnantes en relief, relevé d’un filet blanc MH
Poule en faïence .Manufacture de Ferrière-la-Petite, vers 1800

Après que Louis de Gossuin eut racheté la faïencerie de Charles de Bousies, il transmit rapidement la direction de l’établissement à son fils car ses fonctions de receveur général du Nord, sous l’Empire, ne lui permettaient guère de diriger d’une façon continue la faïencerie. Son fils fit prendre un nouvel essor à la fabrique, qui occupait alors 55 ouvriers, et qui eut bientôt une grande notoriété. D’ailleurs la faïencerie fit la renommé e du village pendant 70 ans, jusqu’en 1868.

Depuis 1982, grâce à des bénévoles, la poterie reprend vie dans le musée de la poterie et de la faïence.

Fichier: Ferrière-la-Petite.- Musée de la Faïence et de la Poterie (2) .jpg
Le Musée de la Faïence et de la Poterie. Wikimedia
Cet édifice est en partie classé, en partie inscrit au titre des Monuments historiques. Il est répertorié dans la base Mérimée, base de données sur le patrimoine architectural français du Ministère de la Culture, sous la référence PA00107526 . .
Le Musée de la Faïence et de la Poterie. Wikimedia

Dès les années 1970, plusieurs habitants du village s’attaquent à la reconstruction du four, dit « four-bouteille » à cause de sa forme, à la remise en état des ateliers du potier et à la construction d’un four de cuisson.

En 1980, la Municipalité de Ferrière-la-Petite rachète les bâtiments de cette poterie Lambert, qui renfermait dans ses locaux le four-bouteille en ruines et menaçant de totalement disparaître. Dans un premier temps, elle décide de sauver ce qui peut l’être : réfection de la toiture, poursuite de la reconstruction du four-bouteille, construction d’un nouveau four de cuisson.
En 1982 se déroule la première cuisson de cette nouvelle époque.

En 1983, le four-bouteille est classé aux Monuments historiques. Dès lors, l’association « Ferrière-la-Petite : terre, art et traditions », est chargée, par les villageois, de la gestion de l’activité artisanale, de promouvoir, maintenir et de faire connaître les techniques de la cuisson dite du « grès salé ». Puis vient le projet de créer un Musée autour du « four-bouteille ». Ce Musée trouve sa raison d’être dans le passé de Ferrière-la-Petite et de ses alentours : poteries, faïenceries et piperies ainsi que l’apport de pièces muséographiques en nombre suffisant pour refléter les productions de grès salés bleus et marron.

En 1994, le musée est inauguré par la Présidente du Conseil Régional. La création du « pôle des Arts et Techniques de la Terre » permet, grâce au matériel qui s’y trouve, d’accueillir des stages et des groupes. L’action conjuguée des villageois, des membres de l’association et de la Municipalité a permis le sauvetage de l’unique four-bouteille et la réhabilitation de l’ensemble du corps de bâtiment. Des animations susceptibles d’attirer les écoles et les centres de loisirs sont mises en place, nécessitant l’apport de bénévoles supplémentaires et l’embauche de personnel.

En 2001, le musée de la Cour des Potiers de Ferrière-la-Petite accueille plus de 6 000 visiteurs. Les activités proposées sont, par exemple : simple visite, journée entière d’un atelier, découverte du tournage, stage de plusieurs jours pour les scolaires, les particuliers, les entreprises… Source du texte : Wikipedia

2018 : Tricentenaire de la poterie

Site officiel du Musée de la Cour des Potiers de Ferrière-la-Petite

Ci-dessous photos du site

Ses productions actuelles, rythmées par les cuissons, les stages et les activités proposés font du musée un centre contemporain de création et de formation tout en perpétuant la tradition.
Une visite s’impose dans ce véritable musée vivant.