Taisnières-sur-Hon

Vue aérienne de Taisnières-sur-Hon

Taisnières-Sur Hon est une des 14 communes de la Communauté du Bavaisis. Il est situé à la frontière Belge et est traversé par deux voies romaines reliant Bavay à Mons.

Taisnières-sur-Hon est mentionné en 1186 en tant que paroisse du décanat de Bavay.
L’abbaye Saint-Pierre de Lobbes, y possédait des biens. Elle exerça ses droits féodaux sur les habitants du village (cens, redevances, justice, corvées). Elle avait également la collation de la cure et percevait les bénéfices de trois chapelles : la chapelle Saint-Nicolas (après 1724: chapelle Sainte-Catherine), la chapelle de Sainte-Marie et la chapelle Saint-Michel à Malplaquet, construite en 1600. Source Lucien Delhaye, Bavay et la contrée qui l’environne. 1869

Taisnières-Sur Hon est une commune marquée par l’histoire. Les troupes du duc d’Albe le dévastèrent en 1572 en y poursuivant les protestants français. Le maréchal de Villars y campa à la veille de la bataille de Malplaquet. Enfin, en 1815, après la bataille de Waterloo, le général anglais Wellington, poursuivant l’armée française en repli, s’y arrêta.

Revenons à cette bataille de Malplaquet, la plus sanglante de la guerre de Succession d’Espagne, et qui frappa les esprits dans toute l’Europe. Le hameau de Malplaquet est distant de 2 kilomètres du village de Taisnières-sur-Hon. En 1709, il fut le témoin du combat qui opposa les 90 000 soldats de Villars aux 120 000 hommes du prince Eugène et du duc de Malborough.

La bataille de Malplaquet par Louis Laguerre

L’armée française battit en retraite mais les coalisés perdirent énormément de soldats. Cette bataille fut décisive puisque par le Traité d’Utrecht qui suivit en 1713 Louis XIV dut abandonner les Pays-Bas qui passèrent sous l’autorité de l’Autriche, car les Espagnols, dirigés par le roi Philippe V, petit-fils de Louis XIV, étaient devenus les alliés de celui-ci.

Taisnières-sur-Hon
L’église de Taisnières-sur-Hon

L’Eglise Notre-Dame de la Visitation, dont l’actuel bâtiment a été construit de 1900 à 1905 par Fernand Garet, architecte installé à Cambrai, est de style néo-gothique et comporte trois nefs, un chevet et une tour-clocher.

Autel de l’église de Taisnières-sur-Hon
La Crucifixion, tableau de l’église de Taisnières-sur-Hon. Belle peinture sur bois représentant le Christ entre les deux larrons (XVII e siècle).
Pietà, tableau de l’église de Taisnières-sur-Hon.
Notre Dames des sept douleurs, vitrail de l’église de Taisnières-sur-Hon.
Saint Donat

A l’intérieur, à droite, se trouve une chapelle et une statue de saint Donat. On venait en pèlerinage pour prier ce saint martyr qui protège contre la foudre et la tempête.

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L’église Saint Michel de Malplaquet
L’église de Malplaquet avec son abat-son et sa flèche polygonale.
Intérieur de l’église de Malplaquet

L’église de Malplaquet fut reconstruite sous la direction de Félix Guillemin entre 1879 et 1881 et prit la dénomination de chapelle de secours en 1899.(Archives communales).

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Monument aux Morts de Taisnières-sur-Hon

Le monument aux morts a été réalisé par la société granitière Gaudier-Rembaux d’Aulnoye. Source Université Lille 3

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Monument des combattants de Malplaquet .Lieu-dit : le Bléron . Photo Ministère de la culture – base Mérimée
Fichier: Battlemalplaquetmemorial.jpg
Monument des combattants de Malplaquet. Wikimedia

Monument élevé en 1909 à la mémoire des combattants de la bataille de Malplaquet qui eut lieu le 11 septembre 1709. La pyramide a été réalisée par le sculpteur Corneille-Henri Theunissen avec de la pierre extraite à Cousolre par le marbrier Vienne.
Monument en forme de pyramide représentant trois drapeaux entremêlés de branches de chêne. Un médaillon représente les têtes des généraux Villars et Boufflers de profil. La phrase commémorative  » aux combattants de MALPLAQUET 11 septembre 1709  » est inscrite sur le socle. Source culture.gouv.fr

Stèle dédiée à l’infanterie des Suisses de Malplaquet

Les Gardes suisses pour couvrir la retraite de l’infanterie française subirent un feu terrible et plusieurs compagnies des Gardes furent anéanties.

Stèle « LH de Villars Mchal de France 1653 1734 blessé au genoux à Malplaquet »

Lorsque le Maréchal de Villars fut blessé à la cuisse au-dessus du genou par un coup de mousquet, la blessure fut si grande et si douloureuse qu’il perdit d’abord connaissance avant que l’on fut obligé de l’emporter évanoui.

Stèle dédiée aux régiments anglais de la bataille de Malplaquet. Lieu dit le Bléron

Cette stèle a été créée en 1984 par l’association Navarre et Picardie. Elle a été restaurée en 2016 par l’association Taisnières Malplaquet Culture et Patrimoine.

Il est désormais possible de (re)découvrir la célèbre bataille de Malplaquet avec un smartphone ou une tablette à la main. Il suffit au préalable d’avoir téléchargé l’application « BaladAvesnois » développée par Le Parc naturel régional de l’Avesnois, en étroite collaboration avec l’association « Taisnières Malplaquet Culture Patrimoine », la commune de Taisnières-sur-Hon et la Communauté de Communes du Pays de Mormal
Au fil des 8,5 km, vous êtes guidé par un personnage virtuel qui n’est autre que Louis-Ambroise, un fantassin de régiment du Piémont. L’application mobile vous conduira alors sur les différents lieux et étapes de cette bataille. Plaque du régiment d’artillerie, stèle des régiments suisses, champ de bataille, stèle des régiments Anglais… Au total, 13 points d’étapes pour comprendre cette bataille stratégique.

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L’attribut alt de cette image est vide, son nom de fichier est Monument-des-fusillés.jpg.
Stèle en hommage à cinq soldats fusillés le 2 septembre 1944

Stèle à la mémoire de Michel Delcroix, Gaston Cenarte, Michel Molle, Eugène Mascart et Yvon Carlier, exécutés le 2 septembre 1944 à Taisnières-sur-Hon.

 » Michel Delcroix et ses camarades furent exécutés le 2 septembre 1944 à Taisnières-sur-Hon en allant rejoindre leur compagnie FFI à Feignies (11e bataillon FFI du secteur du bassin de la Sambre, 30e compagnie, 5e section).

Né le 3 juin 1924, Michel Delcroix participe à quelques actions de résistance à partir du mois d’avril 1944, notamment des transports d’armes, munitions et explosifs avant de rejoindre « officiellement » les FTP le 4 août 1944 puis le 11e bataillon FFI. Il prend part aux combats de la Libération au cours desquels il est blessé avant d’être exécuté sur place par un officier allemand près du calvaire de Taisnières-sur-Hon ». Auteur : Fabrice Bourrée
Sources : Service historique de la Défense, 16 P 169 400.

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Calvaire au cimetière
Calvaire au cimetière

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Economie :

Elle reposa essentiellement sur l’agriculture, l’élevage et les entreprises annexes : quatre moulins, une brasserie et une distillerie.

Retrouvez l’histoire de ces 4 moulins sur mon site dédié.
La ferme du Moulin Williot avec son pigeonnier-porche monumental du XVIII e siècle et son moulin rebâti fin XIX e siècle..
Moulin Lescut

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