Landrecies

La Forteresse de Landrecies
Vue aérienne de Landrecies et du canal de la Sambre
Vue aérienne de la Grand’Rue

Landrecies est étymologiquement le domaine de Landry, peut-être ce Landry qui fut maire du palais sous Clotaire II. La ville appartint ensuite aux seigneurs d’Avesnes qui lui donnèrent une charte et qui créèrent la foire historique de la Saint-Luc, encore de nos jours en vogue (Concours de la carotte la plus extravagante et la plus grosse, Marché aux bestiaux,foire commerciale, expositions-ventes).

L’histoire de la ville est militaire et n’est qu’une longue succession de sièges. 

Prise de Landrecies par Louis XIII, le 26 juillet 1637
Lecomte Hippolyte (1781-1857)
Versailles, châteaux de Versailles et de Trianon

En 1894 la petite place forte fut démantelée. Voir Histoire d’une forteresse

Landrecies est la ville natale de Dupleix (1697), et du Maréchal Clarke (1765).

L’église de Landrecies
Vue aérienne des deux clochers de l’église
L’église Saint Pierre Saint Paul de Landrecies

L’église de Landrecies date de 1822, la précédente ayant été détruite en 1794 pendant le siège où les Français reprennent la ville aux Autrichiens lors des guerres de la Première Coalition . Elle présente la caractéristique de posséder deux tours. Elle est de style baroque, entièrement en brique avec bandeaux et encadrements en pierre bleue. Architecte : Benjamin Joseph Dewarlez

Histoire de l’église sous forme de slides :

L’ornementation de l’église sous forme de slides

L’église de Landrecies – de l’origine à nos jours Son histoire, son ornementation intérieure, son trésor

NdlR : Communication de Mme Francine MICHAUX à la SAHAA, le 17 novembre 2018. Il s’agit ici du compte rendu d’une présentation largement illustrée de diapositives qui sont propriété de l’auteure. Nous proposons en annexe quelques photos reprises de sites internet qui permettront au lecteur de retrouver les descriptions de la conférencière. L’existence de l’église n’est attestée qu’en 1113. Mais on peut penser que ce sanctuaire épiscopal fut érigé à l’époque carolingienne et qu’il succéda à une chapelle cimetérale mérovingienne. Déjà à l’époque gallo-romaine, un culte des eaux est pratiqué. Des trouvailles monétaires en font foi. L’évangélisation de notre région dès le 6ème siècle fit reculer ce paganisme.

1- L’église romane : De fondation antérieure à celle du premier château de Landrecies vers 1150, par le seigneur Nicolas 1er d’Avesnes, orientée Est-Ouest, aux murs en éclats de grès, elle mesurait 27m sur 9m. Les revenus de la paroisse étaient perçus en grande partie par les collateurs de l’abbaye de Maroilles. En 1186, l’église est placée sous le patronage des apôtres Pierre et Paul, ce qui la rendrait contemporaine de la fondation de l’abbaye de Maroilles et de celle de Hautmont, c’est-à-dire du 7ème siècle. Sa dotation consistait en revenus de terres des hameaux de Diegnies, Wattignies, du domaine St Pierre et d’églises, celles de Ste Catherine à la Folie et de Combles.

2- L’église gothique : En 1433, l’église romane est modifiée par l’adjonction d’une travée médiane. La seigneurie de Landrecies, éclissée de la pairie d’Avesnes, constitua le domaine de Jeanne de LALLAING, dame de Landrecies. Elle institua des fondations pieuses, des offices célébrant le culte des Saints, un cantuaire. L’église gothique hennuyère possédait un clocheton effilé surmontant les bras Sud du transept. Cinq prêtres desservaient la paroisse. L’un des vicaires était affecté à la Chapelle Notre-Dame du Rosembois.

a) L’église de la première moitié du XVIe s : dévastée par les guerres entre la Maison d’Autriche et la France, l’église est rebâtie en 1527. Plus grande que la précédente, elle possède un chœur entouré de quatre chapelles, une nef prolongée de hautes fenêtres et deux bas-côtés. L’entrée principale est dans la tour porche à trois niveaux en pierre blanche. À l’intérieur, la nef dépourvue de voûte est lambrissée. À la croisée du transept elle s’orne d’un lanternon. La voûte du chœur est formée de petites briques et soutenue par des voûtes ogivales en pierre blanche. Les quatre chapelles sont dédiées à la Sainte Vierge, à Sainte Anne, aux saints Pierre et Paul et à Saint Nicolas. Nef et chœur sont pavés de pierres blanches. L’autel est en marbre….

b) L’église du 17ème siècle : la tour est agrandie, renforcée à ses angles par des contreforts plats, éclairée par une verrière dans chaque face et une horloge de même. Elle est surmontée par une guette avec un toit en poivrière.

c) avant la Révolution : elle est enrichie de plusieurs statues en marbre et en albâtre des anciens Gouverneurs de la Place, de tableaux : le martyr de St Hippolyte, un autre peint par Jean BONNAIRE et d’un petit orgue. Mais aussi d’un Christ au Tombeau en bois de tilleul vénéré le Vendredi Saint, d’une Vierge à l’Enfant en bois doré (fin XVIe, début XVIIe) et de la Crucifixion du maître flamand Gaspar de CRAYER. Sur le pavement on remarquait de nombreuses pierres tombales.

d) la Révolution et les deux sièges de 1794 : En 1794, l’église est dévastée. La tour qui menaçait de s’écrouler est arasée. e) 19ème siècle : la Halle de l’Hôtel de Ville sert de sanctuaire jusqu’en 1822, date de la consécration de la nouvelle église par Monseigneur BELMAS, archevêque de Cambrai. La reconstruction s’est éternisée en raison de divergences entre trois architectes et de quatre propriétaires de maisons accolées à l’ancienne tour qui refusaient leur expropriation. (c’est une ordonnance du Roi Louis XVIII du 27 décembre 1817 qui exigea le commencement des travaux). La nouvelle église reconstruite sur les fondations de l’ancienne, surélevée de sept marches pour éviter l’afflux des eaux lors des crues de la Sambre, possède une voûte d’une forte épaisseur. D’un style néoclassique simple elle est en briques et pierres bleues et mesure 48m de longueur, 17m de largeur et 13,50m de hauteur jusqu’à la voûte. Deux tours de 25m de hauteur encadrent le chœur et renferment trois cloches. Le dallage du chœur est un damier de dalles en marbre blanc et noir, celui de la nef et des bas-côtés est en pierre bleue. De hautes baies vitrées éclairent la nef et les sacristies tandis qu’une demi-rosace éclaire la tribune.

3- L’ornementation de l’église Saint Pierre – Saint Paul : Parmi tous les curés-doyens, qui vont se succéder en une centaine d’années, deux d’entre eux vont enrichir considérablement l’église : vêtements liturgiques somptueux, statues en marbre de Saint Paul et de Sainte Aldegonde, objets sacrés en vermeil et émaux, candélabres. De part et d’autre du chœur les stalles sont ornées de médaillons à l’effigie des Saints Apôtres. La réalisation de l’orgue a été confiée au grand facteur d’orgue du moment M. Joseph MERKLINSCHÜTZ et celle du chemin de Croix à un jeune vosgien talentueux nommé COLLIN. Le Pape Pie IX offre un reliquaire en ébène et argent contenant les reliques de Saint Pierre et l’État un grand tableau de PASQUALINI représentant St Pierre et St Paul. Entre 1880 et 1890, les baies sont ornées de vitraux et en 1907, le peintre landrecien Ernest AMAS (1869-1959) a terminé la commande de « Saint Sébastien secouru par Sainte Irène ». Durant la guerre 1914-1918, l’église fut transformée en dépôt sanitaire. Deux des trois cloches Mélanie et Émilie ainsi que les tuyaux en étain de l’orgue furent enlevés par l’occupant. La plus ancienne cloche, datant de 1527, fut préservée grâce à la plaidoirie héroïque du maire André BONNAIRE et les objets et ornements liturgiques purent être sauvés du désastre. C’est à partir de 1928, sous le ministère du curé-doyen MORELLE que l’ornementation devint grandiose. La décoration de la coupole de l’abside du chœur fut confiée à un artiste parisien M. BOURGEOIS. Les verrières du chœur furent exécutées d’après les verrières de l’église St Sulpice de Paris, les retables des bas-côtés enrichis des statues de St Pierre, Ste Catherine d’Alexandrie et d’un monument en souvenir du Général CLARKE, né à Landrecies, Ministre de la Guerre de Napoléon 1er et bienfaiteur de Landrecies. Un autre monument en marbre blanc et rose rappelle à l’entrée de l’église, la mémoire des soldats landreciens, morts pour la patrie durant la Grande Guerre

4- Disparitions : Dès 1939, les œuvres d’art avaient été évacués. Néanmoins on déplore la disparition d’une partie d’entre elles non restituées après la guerre ou vendues par les prêtres affectataires alors qu’elles étaient antérieures à la Loi de séparation de 1905. Grâce aux inventaires que nous possédons, des recherches sont entreprises, en espérant qu’elles aboutissent. C’est un vœu pieux.

Francine MICHAUX – Membre de la SAHAA.

Bulletin du CHGB N 51

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L’église renferme un mobilier intéressant.

Nef de l’église de Landrecies
Vue prise des orgues
Le Chœur
La Crucification, attribuée à Caspar de Crayer (XVII e siècle) au retable du maître-autel.
Le Tabernacle renfermant ciboire et calice de l’époque Louis XV (MH)
Ciboire en vermeil époque Louis XV ayant appartenu à l’abbaye de Maroilles
Les boiseries du choeur, avec bustes en médaillons. Ici sur la photo,saint Grégoire le Grand, David, saint Augustin. .
En face il y a saint Jérôme, sainte Cécile et saint Ambroise
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Une Vierge Mère en bois doré du XVII e siècle, dite N.D. de Landrecies, sur un socle du XVIII e (MH)
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Chapelle latérale
Fonts baptismaux
La Chaire de Vérité. La partie haute est en cours de rénovation.

Sainte Aldegonde debout, accompagnée par un ange. Statue de marbre du XVIII e siècle
Statue de saint Paul. Statue de marbre du XVIII e siècle. Il est rare de voir une statue de ce saint mais rappelons que l’église est dédiée à saint Pierre et à saint Paul. On lui a placé après coup une épée dans la main.

Ces statues proviennent de Valenciennes, où elles ont été achetées après la Révolution.

Saint Antoine de Padoue
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Tableau représentant « Saint Sébastien mourant » du peintre Ernest Amas (1869-1959).
Saint Sébastien soigné par sainte Irène, huile sur toile, début 20e siècle
Confessionnal
Le bénitier
Saint Pierre et Saint Paul. Oeuvre de PASQUALINI. Don du gouvernement français à la ville vers le milieu du XIX e siècle, à l’initiative du comte de Mérode, député de la région.
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L’orgue

En 1789 l’orgue était peu important.

En 1822 lors de la reconstruction de l’église, l’orgue réalisé par le facteur Caulier de Valenciennes comporte 20 jeux et 2 claviers.

En novembre 1860 la société Merklin Schutz de Paris et Bruxelles installe de nouvelles orgues. L’inauguration a lieu le 15 janvier 1861 : au clavier Monsieur Batiste, organiste de sainte eustache à Paris.

En 1917, les tuyaux en étain sont enlevés par l’occupant. en 1918 les bombardements endommagent l’orgue.

En 1928 il est reconstruit par le facteur Felix Van Den Brande d’Amiens.

En 1953 l’orgue fut une nouvelle fois restauré par la maison Grammet de Saint André lez Lille sous la surveillance de l’architecte Lillois Marcel Pesse.

En 1995 une nouvelle restauration est confiée au facteur d’orgue Andriessen de Menen (Belgique): remplacement du ventillateur trop bruyant, enlargement de l’orgue par pose de 168 tuyaux en étain placés dans des caissons en chêne. Malheureusement une octave du clavier est supprimée.

En 2000 restauration complète de l’orgue par le facteur Decavel de Berlaimont (instrument et buffet)

Vitrail rare : saint Augustin et sainte Monique (1880)
Monument aux Morts à l’entrée de l’église

Les cloches de l’église :

La plus ancienne date de la reconstruction de l’église en 1527. Elle porte l’inscription « de François de Ranscourt pasteur de grand renom l’an mil cinq cens vingt sept de Françoise eus le nom depuis estant chassée (cassée) je fus renouvelée l’an mil six cents et cincq et Marie appelée »

Elle fut le témoin du siège de landrecies par Charles quint en 1543. elle sonna en 1559 lors de la visite à Landrecies de Maximilien d’Autriche, de son fils Philippe le Beau et de la reine Marie de Bourgogne. Elle fut aussi le témoin des sièges de 1637,1647,1655,. C’est au nom de cette cloche qu’en 1670 Louis XIV se rendit à la messe.

Elle a échappée à la destruction lors des sièges de 172 et de 1794. Lors de ce dernier siège, tandis que la ville était presque totalement détruite, elle fut transportée sur les remparts au dessus de la porte du Quesnoy, puis transférée sur le bastion du « Grand Cavalier ». C’est de là qu’elle appelait les fidèles aux offices. En 1815 on dut pour la soustraire aux boulets des assiégeants, la descendre dans la cour du Doyen. celui-ci la tint soigneusement cachée sous un tas de bois jusqu’en 1822 où elle fut hissée dans la tour.

Enfin elle échappa à la réquisition de l’occupant le 27 août 1917 grâce aux arguments du Maire Monsieur Bonnaire.

Les autres cloches :

« Sur l’autre cloche il est écrit je m’appelle Marguerite afin qu’à tous je profite »Pasteur Vineil 1568. Le 27 août 1917, les deux autres cloches Mélanie et Emilie qui avaient été baptisées le 17 août 1879 furent réquisitionnées par les Allemands.

Le 22 juillet 1928 on baptise deux nouvelles cloches, la plus importante pèse 900 kg et donne la note « Fa ». Elle porte les armes de Landrecies. On peut y voir l’effigie du Christ, celle de la Vierge et la marque des fondeurs. La seconde pèse 650 kg et donne la note « Sol ». Elle porte les armes de la ville, l’effigie du Christ, celle de saint Georges et la marque des fondeurs Ets Paccard à Annecy-le-Vieux.

Place et mairie de Landrecies. Nord : [dessin]
Place et mairie de Landrecies. Nord : [dessin]
Façade et statue de Dupleix sur la place Auteur de l’oeuvre Fagel, Léon (sculpteur, 1851-1913)

Cette statue est l’une des plus belles de la région. Dupleix est représenté prenant possession de l’Hindoustan, revêtu du riche costume de marquis, qui était sa tenue de combat, et portant le grand cordon de l’ordre royal et militaire de Saint Louis, il indique de la main droite le sol de l’Inde; de la main gauche il y plante le drapeau de la France. Le regard est perçant et énergique. C’est bien le conquérant qui se dresse ici.

Le premier bas-relief du socle de la statue associe à Dupleix sa femme, celle que les hindous appelaient la princesse jeanne : Johanna Begum. Le second bas-relief montre Dupleix recevant les hommages des chefs de l’Hindoustan.

Landrecies
L’Hôtel de Ville avec la statue de Dupleix inaugurée en 1888. Auteur et exécutant de la statue HOUSSIN Edouard

Construit en 1739-1740, l’hôtel de ville a été en grande partie endommagé suite aux bombardements de 1918. La partie droite du rez-de-chaussée et l’étage ont été reconstruit en 1920.
Ce bâtiment en brique, avec son harpage d’angles, ses encadrements, ses arcs de croisées et ses appuis en pierre bleue appareillée, a été élevé sur des fondations en pierre d’un mètre d’épaisseur. La façade est pourvue d’un perron semi-circulaire à deux escaliers avec garde-corps en fer-forgé séparés par une porte d’accès au rez-de-chaussée et aux sous-sols occupés jadis par les prisons. Au-dessus du soubassement, elle comporte trois bandeaux en pierre de taille qui ceinturent l’édifice à hauteur des étages. L’ensemble est surmonté d’une corniche en pierre de taille sur laquelle repose un fronton triangulaire à rampants moulurés, au centre duquel sont représentées les armes de la ville. Le centre de la façade se termine par un beffroi à quatre faces, agrémenté d’une horloge et couronné par campanile formé de portiques ajourés et coiffés d’un dôme à quatre faces aux angle abattus et surmonté d’une girouette. Les brisis de la toiture sont couverts d’ardoise et ornés de lucarne en zinc orné et repoussé. L’ampleur du bâtiment s’explique par le fait que tout le rez-de-chaussée était occupé par les halles aux grains, Landrecies se trouvant à la jonction entre les pays de plaine ouverte, le Cambrésis et, ceux de bocage et d’herbe, l’Avesnois et le contrefort des Ardennes. Source du texte : La Mairie

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Le musée communal de Landrecies est situé Place Bonnaire. Il occupe plusieurs salles de l’hôtel de ville. Il regroupe au 1er étage le musée Dupleix (1697 – 1763), gouverneur français en Inde né à Landrecies (meubles indiens lui ayant appartenu), et le Musée Ernest Amas (1869 – 1959) qui contient une partie des œuvres du peintre Landrecien contemporain de Matisse.

Photo de la ville de Landrecies
Musée Dupleix de Landrecies 03.JPG
Lit sculpté pour le mariage de Dupleix, 1741, acajou de Coromandel ou bois de fer, Musée Joseph François Dupleix, Mairie de Landrecies Photo Chatsam
Collection d’Ernest Amas
Photo tableau E Amas

Le Musée de fossiles et minéraux Paul Boussemart et Jules Gosselet se trouve au rez-de-chaussée de la mairie côté CIP.

Paul Boussemart avait fait don d’une impressionnante collection de minéraux et de fossiles à la ville de Landrecies en 2004.
Paul Boussemart

Enfant du pays, Paul Boussemart a fait don en 2004à la ville de Landrecies
de sa collection très impressionnante de minéraux et de fossiles : un don de 7 tonnes !!! Il décéda à Besançon le 11 janvier 2018 à l’âge de 91 ans.

Au Rdc de la mairie, dans l’ancienne Halle au grain de la maire le Centre d’Interprétation du Patrimoine retrace l’histoire et l’évolution de Landrecies en image et texte. Il  a été inauguré le 07 octobre 2006.
La halle au grain qui date de 1739 a été restaurée au début des années 2000, un travail minutieux permettant de lui rendre son cachet d’origine et d’y installer une exposition permanente consacrée à l’histoire de la ville.

On peut y admirer la couleuvrine découverte en 1895 lors du démantèlement (il s’agit d’un canon daté du XVe siècle), d’autres objets témoignant du passé militaire de la ville (boulets, grenades…), ainsi qu’une œuvre du céramiste Raymond Corroyez. Source La Mairie

Maison natale de Dupleix 6 rue d’Aerschot

Cliquer ici pour connaitre la vie de Joseph François Dupleix (1697 1763)

Tour, vestige de l’ancien château. Avenue du Maréchal Foch

C’est une tour du XII e siècle, provenant de l’enceinte de l’ancien château édifié vers 1150 par Nicolas le beau, seigneur d’Avesnes.

Monument aux Morts Université Lille 3

Trois stèles de pierre bleue au faîte brisé et de grandeur décroissante. Devant les stèles, un poilu en bronze, chargeant l’ennemi à la baïonnette. Sculpteur : BERTRAND-BOUTÉE René

Inauguration le 21 août 1921 :

Le Grand Hebdomadaire, n° 34, dimanche 21 août 1921, couverture et p. 266.

Lundi, un solennel hommage a été rendu à la vaillance patriotique de la ville de Landrecies et des communes de Bousies, Croix, Fontaine-au-Bois, Forest, Preux-au-Bois, auxquelles a été remise la Croix de guerre. Landrecies, par sa situation proche de la frontière, a été soumise à l’action dévastatrice de l’ennemi, au début comme à la fin de la guerre : en août 1914, les Allemands faisaient disparaître tout un quartier en l’incendiant ; dans le courant de 1916, des bombes d’avions endommageaient plusieurs immeubles ; enfin, le 4 novembre 1918, les Allemands, en partant, achevaient, par des bombes incendiaires, leur œuvre néfaste ; l’hospice, alors était détruit en grande partie, et 150 vieillards et enfants trouvaient la mort dans cet attentat.

La cérémonie de lundi ne fut que la continuation de la fête de dimanche, où s’était faite l’inauguration du monument aux morts. M. Daniel-Vincent, ministre du travail, M. le sénateur Debierre, MM. les députés Pasqual, Macarez, des Rotours et René Lefebvre, M. ? Naudin, préfet du Nord, M. Leroy, sous-préfet d’Avesnes, le commandant Defrance, assistaient à la cérémonie. Le ministre, à son arrivée, déposa deux gerbes de fleurs sur le monument aux Morts.

Un banquet, où d’intéressants discours furent prononcés, précéda la remise de la Croix de guerre qui eut lieu sur la Grand’Place, devant les ruines de l’hôtel de ville et la statue de Dupleix. Un cortège historique, rappelant l’existence de Landrecies au Moyen Âge, pendant la Renaissance et jusqu’à la Révolution et l’Empire, défila d’abord. Puis le ministre célébra la résistance de la ville, le courage de ses habitants, qui n’eurent qu’à se souvenir du passé de leur cité.

Puis ce sont les heures de la libération qu’il évoque et l’espoir dans une prompte renaissance. Enfin il adresse un salut chaleureux à la délégation belge. C’est le général Dauvé qui fut chargé d’épingler la Croix de guerre sur les coussins aux armes de la ville de Landrecies et de celles de Bousies, Croix, Fontaine-au-Bois, Forest, Preux-au-Bois, que tiennent les maires…

Fresque du siège de Landrecies par Charles Quint en 1543.
Mémorial dédié aux résistants de la seconde guerre mondiale (1946)
Monument aux Morts 1946

A l’initiative de Roger Robert, maire de Landrecies de 1945 à 1947 et chef de la Résistance en Avesnois, ce monument est élevé à la mémoire des résistants tombés dans le secteur de Landrecies ou morts en déportation ou des résistants arrêtés à Landrecies et déportés puis libérés des camps de Buchemwald et de Mauthausen, durant la Seconde Guerre mondiale. Devant les stèles où 38 noms sont inscrits, un résistant, mitraillette en main, gît à terre derrière un mur en ruine.

Stèle à la mémoire du Général Sir Ronald CHARLES

Cette stèle, ornée d’un grand médaillon en bronze représentant le général anglais Sir Ronald Charles est inaugurée par l’ancien maire André Bonnaire le 31 juillet 1960. Il s’agit d’un hommage à celui qui a libéré Landrecies le 4 novembre 1918. Sir Charles commandait la 25ème division britannique, et subit des pertes importantess pour reprendre la ville.

Ernest Amas, oeuvre de l’artiste Patrice Beaupuy érigée le 20 octobre 1991.
Fichier:Landrecies Cimetière 4.jpg
Cimetière de Landrecies
Cimetière militaire
Landrecies Cimetière 1.jpg
La fin d’une belle époque et la bataille d’Août 1914 Photo René Hourdry
Capture
5 oratoires et 6 chapelles à retrouver sur mon site oratoiresetchapellesenavesnois
Calvaire de Landrecies
Calvaire du vœu (1923, rue du calvaire

Un nom qui peut surprendre mais rappelle que ce monument, qui se dresse rue du Calvaire, à Landrecies, a été érigé en 1923 à la suite d’un vœu formulé en 1918 par les Landreciens. En effet, le 27 octobre 1918, l’occupant avait annoncé l’évacuation de toute la population de la ville. Les Landreciens ont alors prié pour que la menace ne soit pas exécutée, promettant de faire élever un calvaire s’ils étaient entendus. Et ils le furent.

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Calvaire dans le cimetière dédié aux doyens de Landrecies
Calvaire dans le cimetière dédié aux doyens de Landrecies

Il s’agit de Maitres DESMOUTIERS 1819 1840, DESSE 1841 1862, BLONDEL 1866 1892 et FOURNET 1892 1916

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Autre calvaire dans le cimetière
Autre calvaire dans le cimetière
Autre calvaire dans le cimetiè
Autre calvaire dans le cimetière

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Landrecies

Implanté dans le jardin public, il fut désassemblé après 1945.

Monument commémortif du siège de 1794

Dans le jardin public vous pourrez regarder un petit monument commémoratif du siège de 1794, élevé en 1889 pour tenir lieu de la colonne de marbre promise par la Convention.

Le Moulin de Landrecies 1932 section B 1523

Le moulin situé à la ville basse était un moulin très ancien puisque appartenant au XII siècle au comte de Hainaut. En 1711 le moulin à deux tournants, possession du domaine royal fut aliéné à Michel François Cordier de Roucourt. Vers 1790 Jean Baptiste Rivart était le nouveau engagiste. Il émigra en 1794 et le moulin, bien de la Nation, fut vendu le 12 novembre de cette année à Constant Duquesne. Cependant la veuve de J B Rivart fit annuler la vente en 1795. Elle récupéra alors le moulin qui entre-temps avait été détruit suite au projet de creuser un canal de jonction de la Sambre à l’Oise.

En 1801 son fils Isidore Joseph Rivart vendit le moulin reconstruit à Charles Michel Cordier de Rocourt, demeurant à Mons, fils de Michel François cité ci-dessus. En 1827 Catherine Mercier l’acquit de Cordier. Les travaux du canal de la Sambre à l’Oise débutèrent en 1834 et le canal fut ouvert en 1839. Dès lors le moulin appartint au concessionnaire du canal, la « Société anonyme du canal de jonction de la Sambre à l’Oise » dont le siège était à Paris.

A la fin du XIX siècle, le moulin était du domaine public. On y installa près des écluses une machine élévatoire vers 1900. Le plan cadastral de 1932 indique les bâtiments des salles des machines. Le moulin disparut en 1944.

Un autre moulin : un moulin à vent

Un moulin à vent appartenait au Roi mais le gouverneur en jouissait à titre d’arrentement.

En effet ce moulin sur pivot érigé avant 1730 sur un bastion de la ville de Landrecies à l’occasion d’un siège fut déplacé vers 1773 hors de la ville, sur une terre de la manse abbatiale de Frémy, à la condition qu’à la mort de l’abbé de Fesmy, ce moulin en revienne au Roi. Le décès de l’abbé et l’arrêt du Conseil du 1eroctobre 1779 remirent donc le moulin dans les mains du Roi (ADN C 16823).

Le géant Dupleix

Dupleix est un géant de processions et de cortèges inauguré en 2003 et symbolisant la ville . Le géant est la propriété de l’association Les Amis de Biron. Installé sur un char (ou plutôt sur une petite remorque basse, non décorée), il est d’une hauteur de 5,00 m et d’un poids de 130 kg. Ses attributs sont la perruque frisée et poudrée, l’épée, etc.

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Notons également la présence des casernes à Landrecies : La première située dans la ville basse fut nommée caserne Saint-Charles avant la Révolution puis « caserne Clarke » du nom du ministre de la guerre Landrécien. La seconde caserne, la caserne Biron, fut construite par le duc de Biron, Louis-Antoine de Gontaut, gouverneur de Landrécies au XVIIIème siècle. Cette caserne est depuis reconvertie en logements résidentiels.

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Caserne Clarke
Réhabilitation et transformation d’une ancienne caserne militaire en siège de la Communauté de Commune du Pays de Mormal Maroilles.

Landrecies. Sa gendarmerie, ses casernements, ses hôpitaux militaires, civils et religieux.

NdlR : Réunion de la SAHAA du 19 novembre 2016 – Compte rendu de la communication de Madame Francine MICHAUX (avec son aimable autorisation)

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Sous l’Ancien Régime, c’est à la maréchaussée qu’incombait la protection des civils. Cette police militaire était également chargée de la surveillance des Villes de foire. Composée d’un brigadier et de quatre cavaliers, 1a brigade de Landrecies fut longtemps logée dans l’hôtel du gouverneur, bâti entre 1667 et 1688 sur le site du château médiéval. Un plan relief de 1723 nous en restitue la sobre ordonnance.

Jusqu’au XVIIe siècle, la ville ne dispose pas de caserne. L’armée logeait chez l’habitant, ce qui posait parfois quelques problèmes, la garnison pouvant passer de 3 000 à 30 000 hommes en cas de siège. Lorsqu’ils étaient de service, les soldats dormaient dans les corps de garde des portes de France, du Quesnoy ou de la Ville Basse.

En 1717, la Régence construisit pour la cavalerie la caserne Saint-Charles, bâtiment à la Vauban, long de 114m sur 8m de large. Les écuries aménagées au rez-de-chaussée pouvaient abriter 53 chevaux.149 soldats se répartissaient à l’étage, dans quinze chambrées desservies par trois escaliers. Les dégradations causées par les sièges de l’an II ayant été réparées, l’édifice – peut-être déjà. devenu entre-temps caserne CLARKE – subit encore quelques remaniements après 1872, afin d’héberger des fantassins. Les troupes de ROMMEL y cantonnèrent en mai 1940.

Abandonnée par l’armée en 1992, elle faillit être reconvertie en logements sociaux puis en hypermarché avant d’être acquise par la Communauté de Communes du Pays de Mormal et de Maroilles qui procéda à sa rénovation.

Entre 1655 et 1667 avaient été construits un pavillon pour les officiers et un autre, baptisé Saint-Philippe. Ce dernier reconstruit après l’incendie de l’hôtel de ville en 1732, était destiné à l’infanterie. Détruit en 1794, il s’en fallut de peu qu’il ne fut remplacé par une aire de promenade ombragée. 120 pieds d’ormes, de tilleuls et de platanes eussent contribué à l’agrément du lieu. Les travaux devaient être terminés le 1er avril 1814. On devine aisément pourquoi ce projet resta sans suite. Et la caserne Saint-Philippe fut derechef rebâtie de 1830 à 1834. Elle mesurait alors 107m de long sur 14m large et était prévue pour l’hébergement de 416 fantassins.

Son changement de nom en caserne DUPLEIX intervint sans doute en raison de l’anticléricalisme affiché par la Troisième République de GAMBETTA. Il était en tout cas effectif en 1894. Cinq ans plus tard, le 84ème RI s’y installa, remplacé après la guerre par des gardes nationaux mobiles jusqu’en 1932. Le bâtiment fut finalement démoli en 1959. Sur son emplacement fut édifié en 1973 le centre social et culturel Édouard BANTIGNY.

Parallèlement, l’autre bâtiment datant de la même époque et jusqu’ici réservé aux officiers fut remplacé en 1740 par une seconde caserne de cavalerie. Réparties sur trois étages, 84 chambrées pouvaient accueillir 368 hommes tandis que 69 chevaux prenaient place dans les écuries, elles aussi voûtées de briques, du rez-de-chaussée.

Ce n’est semble-t-il qu’en 1894 qu’un texte attribue à cet ouvrage le nom de caserne BIRON en l’honneur de Louis Antoine de GONTAUT, comte puis duc de BIRON, maréchal de France (1701-1788) qui était gouverneur de Landrecies lors de sa construction.

Comme une rue le rappelle, pour les Landreciens, c’était tout simplement le Quartier. Ayant assez bien résisté aux deux sièges dévastateurs de 1794, il fut occupé par les Russes du général GOURIEFF en 1816-1818. Au cours du premier conflit mondial, d’autres Russes, prisonniers de guerre, bivouaquèrent sur l’esplanade voisine, cherchant sous des abris de toile quelque repos au terme de rudes journées de travail dans la forêt de Mormal. Dans le bâtiment lui même étaient parqués les otages civils venus de Saint-Quentin pour être astreints aux mêmes tâches. Un peloton de la garde républicaine mobile créée en 1921 vint ensuite occuper les lieux jusqu’en 1960. Ceux-ci sont depuis affectés à des logements sociaux.

L’arsenal existait déjà, lui aussi, au XVIIe siècle, proche de la tour du château médiéval dans laquelle étaient entreposées les munitions. Il dut être reconstruit en 1832. Des arcades en plein cintre agrémentaient les deux façades en pierre et brique, sans étage. Il fut incendié par les Prussiens 1e 23 janvier 1871. Après la Première Guerre mondiale, i1 prit le nom de caserne PEIGNAN, lieutenant d’origine bretonne, affecté an 84ème RI et mort dans an accident d’avion 1e 19 juin 1912 à l’âge de 24 ans. Devenu de plus en plus vétuste ce casernement finit par être démoli. Maître Mossay avait pourtant ardemment tenté d’arracher sa sauvegarde. Sur le terrain ainsi libéré, fut bâtie en 1985 la nouvelle gendarmerie.

En 1869 la brigade de Landrecies avait emménagé dans des bâtiments situés à l’extrémité du faubourg de France et loués par huit propriétaires différents. Leur éloignement par rapport au centre de la ville fut dénoncé en vain des 1872. Un transfert dans l’ancienne saline appartenant aux époux COLLERY-BRUYERRE avait bien été envisagé mais le maire bonapartiste Alexis MARIE ayant demandé, cette année-là, le déclassement de la place, le ministère de la Guerre ne pouvait que différer ce déplacement dont le coût s’élevait à plus de 39.000 fr. Les gendarmes étaient donc toujours relégués au faubourg de France lorsque, fin août 1914, les Allemands l’incendièrent en représailles. Deux nouvelles options se résentèrent après-guerre, boulevard des Écoles et rue des Indes. Pour diverses raisons, elles ne furent pas retenues. Finalement les travaux de reconstruction débuteront en 1923… au même emplacement ! Ce nouvel immeuble fut acquis en 1966 par monsieur Jean DUBAIL et son épouse qui le transformèrent en logements locatifs.

Pour les gardes mobiles provisoirement hébergés à la caserne DUPLEIX après le départ du 84ème RI, furent édifiés en 1932, en face du Quartier, sur un terrain marécageux qui appartenait à l’armée depuis 1791, cinq pavillons d’une architecture militaire classique, comportant deux étages. Après la guerre, des sinistrés squattèrent cet ensemble appelé Caserne CHANU, du nom d’un colonel qui, alors capitaine, s’était couvert de gloire en mai 1915. Le conseil municipal parvint à les reloger dans des baraquements implantés ailleurs à leur intention. De ce fait, les gardes mobiles durent attendre l’année 1948 pour reprendre enfin possession des lieux. Trente ans plus tard, ordre leur fut donné de rejoindre la région de gendarmerie établie à Villeneuve d’Ascq. Dénommée à présent Résidence des Arts, la caserne CHANU appartient à un office public d’habitations à loyer modéré. Sur le terrain de manœuvre situé en limite de la courtine qui reliait la porte de France au Grand Cavalier, des logements furent de même créés en 1932 pour les officiers et leur famille.

La première mention de maladrerie à Landrecies figure en 1268 dans le testament de Jean de Châtillon, comte de Blois et seigneur d’Avesnes, qui lui octroya une rente de vingt sous. Elle se trouvait évidemment extra-muros, près du ruisselet du faubourg de France et du cimetière actuel. Il est encore fait état de l’hôpital de la Maladrerie en 1767. Le susdit testament nous apprend que ce noble personnage accorda également une rente de soixante sous à la Maison-Dieu, autre établissement charitable de la ville, qui reçut de même, à la mort de Jeanne de Châtillon, sa fille, veuve de Pierre de France, fils de Saint Louis, une nouvelle rente de vingt livres. Cette grande construction en briques, couverte de tuiles, existait toujours en 1543.

Les carmes déchaux de Valenciennes vinrent en 1647 s’installer au même emplacement où, face à l’église, ils fondèrent un ensemble comprenant hospice, chapelle, école et cimetière. Un hôpital provisoire avait déjà été créé après le siège de Charles Quint (1544). Un autre, à la fois civil et militaire, paraît l’avoir remplacé entre 1625 et 1650. Il était bâti à l’angle des rues de 1a Gossette et des Espagnols. Il est représenté sur une vue de la ville gravée par Nicolas COCHIN en 1655.

Un pavillon situé dans la Ville Basse fut transformé en hôpital royal militaire en 1687. Dès 1722, il était dans un tel état de délabrement que l’ingénieur François de La COMBE, propriétaire du château de Coutant, proposa de le refaire à neuf selon de nouveaux plans qui restèrent sans suite. Les pluies diluviennes des années 1740 aggravèrent de plus belle la dégradation de ce bâtiment qui fut démoli en 1750. Les militaires blessés ou malades furent désormais soignés dans un grand corps de garde ménagé dans le bastion du Quesnoy, lequel ne disposait que de 38 lits.

Une délibération du conseil municipal datée du 7 janvier 1814 rappelle que tous les établissements civils ou militaires qui ci-devant existaient furent détruits durant les sièges de 1794. La reconstruction de la ville traînant, l’hôpital et l’hospice qui avait été fondé en 1701 furent regroupés au faubourg de France, dans une ferme réservée aux pauvres. Ce fut là qu’affluèrent les malades atteints du typhus puis les blessés de Waterloo. Or, la bâtisse ne pouvait accueillir que 50 patients.

Le général GOURIEFF ayant inutilement suggéré que la caserne BIRON fût reconvertie en hôpital militaire, l’officier de santé du régiment finit par jeter son dévolu sur un pavillon que VAUBAN avait fait bâtir pour l’hébergement des officiers. Proche de l’arsenal dont il constituait en quelque sorte une dépendance, il venait comme lui d’être reconstruit en 1832. Dans ce bâtiment furent exclusivement soignés des militaires jusqu’en 1894 puis de 1901 à 1914. Utilisé comme infirmerie-ambulance pendant la guerre, il abrita ensuite les vieillards de l’hospice du faubourg de France entre 1919 et 1927 puis un escadron de gendarmerie départementale de 1930 à 1985. Il est connu sous le nom de pavillon FOCH depuis 1932.

Les personnes du troisième âge relogées dans le futur pavillon FOCH comme indiqué ci-dessus provenaient de l’hospice qui avait été la proie des flammes lors de l’incendie du 28 août 1914. Il fut reconstruit grâce notamment à la générosité de la ville britannique de Malvern. Les Anglais tenaient ainsi à remercier les Landreciens pour les soins qu’ils avaient assurés à leurs blessés durant les combats qui précédèrent la prise de la ville, le 26 août. Une école des filles bâtie en 1905 avait été pour la circonstance transformée en hôpital militaire placé sous la protection de la Croix Rouge. Certains de ces combattants purent par la suite, guéris, regagner leur patrie via les Pays-Bas, pris en charge par le réseau que Louise THULIEZ et quelques autres animaient.

Rénové intérieurement, cet hospice est à présent une propriété privée. Une maison de retraite récemment édifiée dans le centre de l’agglomération a pris le relais. Bulletin du CHGB N 48.

Gare de Landrecies [Nord] : [photographie de presse] / [Agence Rol]
Gare de Landrecies 1920 Source Gallica bnf
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Gare de Landrecies

La station de Landrecies est mise en service le 21 octobre 1855 par la Compagnie des chemins de fer du Nord, lorsqu’elle ouvre la section de Saint-Quentin à Hautmont.

Brasserie Marie, puis Gillet Marie, puis Gillet Baré

De source orale la brasserie aurait été fondée dans la deuxième moitié du 19e siècle par la famille Marie. Elle prend ensuite successivement le nom de Gillet Marie et Gillet. En 1935 ou 1936 la brasserie est détruite par un incendie et aussitôt reconstruite. Elle porte alors le nom de Gillet Baré. En décembre 1941 l’usine cesse toute fabrication. Elle est alors convertie en dépôt de boissons.

Description : Atelier de fabrication à deux et trois étages carrés couvert d’un toit à longs pans et d’une terrasse, doté de voûtes en berceau segmentaire en brique ; entrepôt commercial en rez-de-chaussée avec toit à croupe en tuile mécanique. Source MH

La verrerie de Landrecies

Histoire de la verrerie

La verrerie fut fondée en 1902. 

Le 8 decembre 1909, Pol Lionne s’associe avec Georges Larose et sa sœur Berthe dans une Société en commandite simple siégeant route de Guise à Landrecies. Les familles Larose et Lionne se côtoyaient depuis de nombreuses années et on retrouve ces deux noms associes au monde de la verrerie, aussi bien a Charleville qu’a Landrecies. En effet Pol Lionne est le fils de Dominique, fondateur de la verrerie du Molinet à Charleville. A partir de 1911, il semble que Georges Edmond Larose s’éloigne de la verrerie du Sambreton. Pol Lionne, désormais maître de la verrerie du Sambreton en est aussi le directeur, délaissant la verrerie de Charleville pour celle de Landrecies.

Extraits de « l’Histoire de la verrerie du Sambreton » écrite par Jean Louis Boucly en 2002 :

« Pol LIONNE dota la fabrique d’un gazomètre brûlant du coke et alimentant un groupe électrogène équipé de moteurs a gaz pauvre et de dynamos produisant un courant continu. L’usine était éclairée par des lampes a filaments de carbone. Le gaz servait aussi a chauffer les  » arches  » proches du four à pots. La fabrication antérieure fut continuée jusqu’à la première guerre mondiale grâce à des spécialistes venus de Belgique, ceux de la famille MICHEL, originaire de Boussu par exemple. Mais, des cette époque, on constate que l’état civil ne mentionne plus de qualifications, car les postes sont occupés par des verriers peu spécialisés mais formés sur place. En outre la profession s ‘ouvre largement aux femmes et le recrutement des ouvriers est beaucoup plus local.

La première guerre et l’occupation ennemie firent cesser toute activité à l’usine. Pendant ce temps. Pol Lionne dirigea à Charenton-le-Pont (Seine) l’entreprise ADNET spécialisée dans la fabrication d’objets pour la chimie et l’éclairage. De retour Landrecies en 1920, il reconstitua le matériel et rebâtit l’usine sans en changer la conception. Dès 1925, il relança la production en fabriquant, comme à Charenton des articles de chimie et du verre d’éclairage. Pour ce faire, il fit venir de Pologne mais surtout de Tchécoslovaquie des verriers spécialisés. Malheureusement, l’expulsion du territoire français des tchèques et des slovaques en 1935, mit fin a cette activité très lucrative, car ces verriers étrangers étaient nettement sous-payés, compte tenus de leur haute compétence technique. En 1936, Pierre LIONNE (fils de Pol) succéda à son père et dut faire face aussitôt à une situation sociale assez troublée. En août, des grèves paralysèrent l’usine qui dut fermer ses portes à la fin du mime mois.

La même année, Pierre Lionne s’associe avec Gaston Roland, grossiste en arts du feu à Marly, les-Valenciennes. Durant la seconde guerre mondiale, il assura la maintenance de l’outil de travail et la verrerie rouvrit ses portes le 13 août 1946. »

Apres le décès de Pierre Lionne en 1957, la société LIONNE de Landrecies deviendra la SONOVERA où l’on fabriquera essentiellement des verres soufflés et décorés à la main. Mais la concurrence est trop forte, surtout par rapport à la cristallerie d’Arques, et en 1982 la société est mise en faillite. Le 21 février 1984, le tribunal de commerce prononce la liquidation de la société. La dernière verrerie bouche du Nord de la France fermait définitivement ses portes.

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Histoire de la céramique

L’usine de céramique fut fondée en 1908.A ses débuts, sa production se limitait principalement à la poterie. En 1925, la Compagnie française de mosaïque céramique de Maubeuge rachète la fabrique. Dès lors, les produits se diversifient énormément afin de répondre aux nouveaux besoins des équipements collectifs et sanitaires : le carrelage est à l’honneur, avec la fabrication de carreaux mosaïques très élaborés. L’usine fait d’ailleurs venir les frères Pinzana, diplômés de l’école de Bergame.
La société française de céramique de Landrecies est reprise en 1974 par Desvres. Cette dernière est la propriété en 1995 du belge Koramic qui entreprend alors une réorganisation de ses entreprises. En 2002 l’usine fut modernisée pour lancer un nouveau type de production. 
Sous-le-Bois fournit ensuite les carreaux à Landrecies, qui les transforme en plinthes. En fin 2012, pour des raisons économiques, la production est transférée à Sous-le-Bois et l’usine de céramique de Landrecies ferme ses portes, au grand dépit de ses 38 salariés.

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Entreprises en activité :

Ces entreprises sont plus récemment implantées à Landrecies.

L’usine Renson 37 Rue d’Happegarbes

On peut d’abord citer l’usine Renson, spécialisée dans la conception des pompes hydrauliques.

Bernard Mahé, Directeur Général de Sanders et Alexandre Raguet, directeur de Sanders Nord présente la nouvelle usine de Landrecies. Photo: A. Cotens/Pixel Image
L’entreprise SandersPhoto A.Cotens

On trouve également au 41 rue de la Pescherie l’usine Sanders Nord Est, filiale de Nord-Est Aliments spécialisée dans l’alimentation animale.

Une autre entreprise tournée vers l’agriculture est la S.A.R.L Paris, qui englobe à la fois l’alimentation animale mais aussi les engrais, les semences, et tous les produits nécessaires à l’entretien des végétaux.

Canal de la Sambre
L’écluse de Landrecies