⭐ Introduction
Au cœur de l’Avesnois, les églises rurales conservent un patrimoine mobilier d’une richesse souvent méconnue. Sculptures, retables, tableaux, dalles funéraires, fonts baptismaux, autels, lambris… autant d’objets qui racontent l’histoire des communautés villageoises, du Moyen Âge au XIXᵉ siècle. Protégés au titre des Monuments historiques ou documentés par l’Inventaire général, ces objets constituent un ensemble remarquable, fragile, parfois oublié, mais essentiel pour comprendre l’identité culturelle du territoire.
Avant de parcourir les églises et leurs trésors, il faut comprendre comment cette page a été construite, selon quels critères, et à partir de quelles sources. Car ce patrimoine ne se dévoile pleinement que si l’on sait comment il a été identifié, sélectionné et reconnu.
⭐ À propos de cette page thématique
Cette page présente uniquement le mobilier protégé des églises de l’Avesnois, c’est‑à‑dire :
- les objets classés au titre des Monuments historiques,
- les objets inscrits au titre des Monuments historiques,
- et, lorsque disponible, les objets inventoriés par l’Inventaire général du patrimoine culturel.
Les églises sans mobilier protégé ne sont pas mentionnées. Les informations proviennent exclusivement de la base Palissy du Ministère de la Culture, consultée commune par commune.
Pour saisir la valeur de ces objets, il est indispensable de rappeler ce que signifie réellement leur protection. Derrière chaque mention “classé” ou “inscrit”, il y a une histoire administrative, mais surtout une reconnaissance culturelle qui éclaire leur importance.
⭐ Comprendre le mobilier protégé
Le mobilier protégé désigne les objets conservés dans les édifices religieux qui bénéficient d’une reconnaissance officielle de l’État.
Le mobilier classé
Protection la plus élevée. Un objet classé est considéré comme exceptionnel par son ancienneté, sa qualité artistique, son intérêt historique ou sa rareté. Toute intervention (déplacement, restauration, modification) nécessite une autorisation de l’État.
Le mobilier inscrit
Protection plus simple, mais essentielle. Un objet inscrit est reconnu pour son intérêt patrimonial, même s’il n’atteint pas le niveau d’exception du classement. Il bénéficie d’un suivi administratif et d’une surveillance particulière.
Le mobilier inventorié
Certains objets ne sont ni classés ni inscrits, mais ont été documentés par l’Inventaire général. Ils ne sont pas protégés juridiquement, mais leur existence est reconnue et décrite.
Une fois ces protections définies, on peut présenter les églises de l’Avesnois qui conservent du mobilier protégé.
⭐ Liste des églises concernées
La liste ci‑dessous regroupe uniquement les églises de l’Avesnois qui possèdent du mobilier protégé. Les communes sont classées par ordre alphabétique.
Mobilier protégé des églises des communes de A à B
🟦 Aibes – Église Saint‑Martin
L’église Saint‑Martin d’Aibes conserve un ensemble remarquable de huit objets protégés au titre des Monuments historiques. Deux d’entre eux sont classés : des fonts baptismaux du XVIIIᵉ siècle, aujourd’hui disparus (œuvre volée), et une dalle funéraire de Maran Teste, mayeur d’Aibes, datée de 1598, gravée dans la pierre bleue.
Les autres éléments, inscrits au titre des Monuments historiques, forment un ensemble homogène de mobilier liturgique des XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles : – un maître‑autel avec son retable, – un autel de la Sainte‑Vierge et son retable, – un autel latéral sud, également doté d’un retable, – une chaire à prêcher transformée en ambon, – une statue du Christ en croix du XVIᵉ siècle, – et l’escalier avec balustrade de la tribune, réalisé à la fin du XIXᵉ siècle par le menuisier Jean‑Baptiste Hersoy.
Cet ensemble, varié et cohérent, fait de l’église Saint‑Martin l’un des lieux les plus riches du patrimoine mobilier protégé de l’Avesnois.
🟦 Amfroipret – Église Saint‑Nicolas
L’église Saint‑Nicolas d’Amfroipret abrite l’un des ensembles de mobilier protégé les plus importants de l’Avesnois, avec onze objets reconnus au titre des Monuments historiques. Deux d’entre eux sont classés : un Christ en croix des XVe‑XVIe siècles, remarquable par sa polychromie ancienne, et des fonts baptismaux du début du XVIᵉ siècle, taillés dans le grès.
Les neuf autres objets, inscrits, forment un corpus très cohérent de mobilier liturgique des XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles. On y trouve plusieurs retables (celui de la Vierge, celui de Saint‑Nicolas, et celui du maître‑autel), des statues du XIXᵉ siècle (Saint Roch, Vierge à l’Enfant), ainsi qu’un ensemble de tableaux consacrés à Saint Nicolas et à l’Annonciation.
Cet ensemble, varié et d’une grande qualité, fait d’Amfroipret une commune majeure du patrimoine mobilier protégé de l’Avesnois.
🟦 Anor – Église Saint‑Nicolas
L’église Saint‑Nicolas d’Anor conserve un unique objet protégé, mais d’une grande valeur historique : une dalle funéraire de Jean Goulart, mayeur d’Anor au XVIIᵉ siècle. Gravée dans la pierre bleue et datée du troisième quart du XVIIᵉ siècle, cette dalle est classée au titre des Monuments historiques depuis 1944. Elle constitue le principal témoignage du mobilier ancien conservé dans l’église, et reflète l’importance des notables locaux dans la vie religieuse de la commune.
🟦 Assevent – Église Saint‑Joseph
L’église Saint‑Joseph d’Assevent possède deux objets inscrits au titre des Monuments historiques. Le premier est un ensemble de fonts baptismaux du XVIᵉ siècle, taillés dans la pierre, témoignant de la tradition liturgique ancienne du village. Le second est un maître‑autel en marbre, réalisé au début du XIXᵉ siècle, qui illustre l’évolution du mobilier religieux à l’époque contemporaine. Ces deux éléments, sobres mais significatifs, constituent le cœur du patrimoine mobilier protégé de l’église.
🟦 Aulnoye‑Aymeries – Église d’Aymeries / Église Saint‑Martin (Aymeries)
Le secteur d’Aymeries, aujourd’hui intégré à Aulnoye‑Aymeries, conserve un ensemble de huit objets protégés au titre des Monuments historiques, témoignant de la richesse artistique et religieuse de ce bourg ancien.
Deux objets sont classés :
– une plaque funéraire d’Antoine Rolin, seigneur d’Aymeries, mort en 1497, et de son épouse Marie d’Ailly, morte en 1498. Taillée dans la pierre au XVe siècle, elle constitue un précieux témoignage de la noblesse locale et de ses pratiques funéraires ;
– un groupe sculpté représentant la Charité de saint Martin, daté du début du XVIᵉ siècle, remarquable par sa polychromie et sa qualité d’exécution. Conservé au presbytère, il illustre l’importance du culte de saint Martin dans la région.
Les autres objets, inscrits, proviennent pour la plupart de l’ancienne église Saint‑Martin d’Aymeries, aujourd’hui détruite. Ils comprennent une statue de Saint Eloi du XVIᵉ siècle, plusieurs éléments de mobilier liturgique du XVIIIᵉ siècle (maître‑autel, tabernacle, retable, clôture de chœur), ainsi qu’un Christ en croix du XVIIᵉ siècle. L’ensemble témoigne de la vitalité artistique d’Aymeries à l’époque moderne, malgré la disparition de son église.
Cet ensemble, mêlant œuvres médiévales, Renaissance et mobilier classique, fait d’Aymeries l’un des pôles historiques les plus intéressants du patrimoine mobilier protégé de l’Avesnois.
🟦 Avesnes‑sur‑Helpe – Église Saint‑Nicolas
L’église Saint‑Nicolas d’Avesnes‑sur‑Helpe abrite l’un des ensembles de mobilier protégé les plus importants de l’Avesnois, avec plus de trente objets classés ou inscrits au titre des Monuments historiques.
Ce patrimoine exceptionnel couvre cinq siècles de création, du XVe au XIXe siècle, et reflète le rôle central d’Avesnes dans l’histoire religieuse et artistique de la région.
Parmi les œuvres les plus remarquables figurent plusieurs pièces classées, dont les volets de retable consacrés à la Peste (XVe siècle), un puissant tableau de la Vierge de Pitié (XVIIe siècle), ainsi que deux ensembles de tableaux peints par Louis Watteau au XVIIIe siècle, illustrant l’Annonciation, l’Assomption, la Visitation, le Baptême du Christ ou encore saint Nicolas invoqué par des naufragés.
L’église conserve également plusieurs dalles funéraires du XVIe et XVIIe siècle, dont celle d’un religieux cordelier, témoignant de l’importance des ordres religieux dans la ville.
Le mobilier liturgique est tout aussi remarquable : deux retables secondaires, de nombreux lambris sculptés, plusieurs consoles (dont certaines ont disparu), des fonts baptismaux en marbre, des clôtures de chœur, des confessionnaux, ainsi qu’un ensemble de stalles du XIXe siècle.
Les autels dédiés à Sainte Anne, au Sacré‑Cœur, à Saint‑Joseph, à Saint‑Antoine et à Tous‑les‑Saints, avec leurs tableaux, lambris et tabernacles, constituent des ensembles particulièrement intéressants, mêlant sculpture, peinture et menuiserie.
Enfin, l’église abrite plusieurs statues, dont une Vierge à l’Enfant du XVIIIe siècle, une Sainte Germaine du XIXe siècle, une Notre‑Dame des Mouches vêtue de son costume traditionnel, et une statue de Saint Louis, rappelant l’importance des saints protecteurs dans la vie religieuse locale.
Par son ampleur, sa diversité et la qualité de ses œuvres, l’église Saint‑Nicolas d’Avesnes‑sur‑Helpe se distingue comme l’un des pôles majeurs du patrimoine mobilier protégé de l’Avesnois, comparable aux plus grands ensembles religieux du département.
🟦 Bachant – Église Saint‑Géry
L’église Saint‑Géry de Bachant conserve un ensemble de dix objets protégés au titre des Monuments historiques, mêlant œuvres funéraires médiévales et mobilier liturgique des XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles.
Parmi les pièces les plus anciennes figurent trois objets classés : le monument funéraire de Jean Blancpain, mort en 1425, remarquable témoignage de la sculpture funéraire du XVe siècle ; la dalle funéraire de Catherine Jamelon, datée de 1600 ; et une plaque commémorative du début du XVIIIᵉ siècle rappelant la construction de l’église.
Ces œuvres gravées dans la pierre bleue illustrent l’importance des familles locales dans la vie religieuse du village.
Le mobilier liturgique, inscrit, est particulièrement homogène : deux autels latéraux avec leurs retables et statues (la Vierge à l’Enfant au nord, Saint Géry au sud), un maître‑autel du XIXᵉ siècle avec son tabernacle et ses lambris, une clôture de chœur, une clôture d’autel, ainsi qu’une chaire à prêcher en bois taillé.
Ces éléments témoignent de l’évolution du décor religieux entre le XVIIIᵉ et le XIXᵉ siècle.
Par la cohérence de son mobilier et la présence de plusieurs monuments funéraires anciens, Bachant présente un patrimoine protégé représentatif de l’histoire religieuse de l’Avesnois.
🟦 Beaurepaire‑sur‑Sambre – Église de la Décollation‑de‑Saint‑Jean‑Baptiste
L’église de la Décollation‑de‑Saint‑Jean‑Baptiste de Beaurepaire‑sur‑Sambre conserve un ensemble remarquable de dix‑neuf objets protégés, tous inscrits au titre des Monuments historiques.
Ce corpus, d’une grande cohérence, couvre principalement les XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles, avec quelques ajouts du XIXᵉ siècle, et témoigne de la vitalité artistique d’une petite paroisse rurale dotée d’un mobilier exceptionnel.
Le décor liturgique est particulièrement développé : plusieurs maîtres‑autels et autels latéraux, accompagnés de leurs retables, tableaux et statues, forment un ensemble homogène mêlant menuiserie sculptée, peinture religieuse et boiseries polychromes.
Les thèmes représentés – Annonciation, Baptême du Christ, Christ en croix, scènes de la vie de la Vierge ou de saint Jean‑Baptiste – reflètent les grandes dévotions de l’époque moderne.
L’église se distingue également par un ensemble exceptionnel de statues en bois polychrome, parmi lesquelles une Vierge à l’Enfant, un évêque, plusieurs saints populaires de l’Avesnois (Saint Eloi, Saint Donat, Saint Druon), ainsi qu’un groupe sculpté représentant Saint Roch, son chien et l’ange, typique de l’iconographie protectrice contre les épidémies.
La présence de deux statues de la Vierge, dont l’une dorée, et de plusieurs représentations de saint Jean (Évangéliste et Baptiste), renforce la cohérence iconographique de l’ensemble, étroitement lié au vocable de l’église.
Par l’abondance de ses statues, la richesse de ses autels et la qualité de ses retables, Beaurepaire‑sur‑Sambre présente l’un des ensembles inscrits les plus complets de l’Avesnois, véritable témoignage de la piété et du savoir‑faire artistique des XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles.
🟦 Baives – Église Saint‑Martin
L’église Saint‑Martin de Baives conserve un ensemble homogène de seize objets protégés, tous inscrits au titre des Monuments historiques. Ce mobilier, presque entièrement daté des XVIIᵉ, XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles, témoigne de la richesse discrète d’une petite paroisse de l’Avesnois, dont l’église abrite un décor liturgique complet et cohérent.
Le cœur de l’ensemble est constitué de plusieurs autels et retables, dont le maître‑autel du XVIIIᵉ siècle, accompagné de son tabernacle et de son retable sculpté. Deux autels latéraux complètent cet ensemble : l’un dédié à Saint Martin, patron de l’église, l’autre à la Sainte Vierge, chacun doté de boiseries peintes et de retables caractéristiques de l’art religieux rural de l’époque moderne.
L’église abrite également deux ensembles de fonts baptismaux, l’un en pierre bleue, l’autre en marbre gris, illustrant l’évolution des matériaux et des usages entre le XVIᵉ et le XVIIIᵉ siècle. Les niches, les lambris et la porte de piscine baptismale complètent ce décor architectural, donnant à l’ensemble une unité visuelle remarquable.
La statuaire est particulièrement présente : une Vierge à l’Enfant en bois doré, une autre polychrome, un Saint Fiacre, un Enfant Jésus portant le globe, ainsi qu’un beau groupe sculpté représentant Saint Martin à cheval partageant son manteau avec le pauvre, thème emblématique de la charité chrétienne. Un tableau de la Sainte Famille, accompagné de sainte Élisabeth et de saint Jean‑Baptiste, enrichit encore le décor iconographique.
Enfin, un confessionnal du XVIIIᵉ siècle témoigne de la permanence des pratiques religieuses dans cette petite communauté.
Par la cohérence de son mobilier, la qualité de ses sculptures et la présence d’un décor liturgique complet, l’église Saint‑Martin de Baives constitue un exemple remarquable du patrimoine religieux protégé de l’Avesnois.
🟦 Bavay – Église de l’Assomption
L’église de l’Assomption de Bavay conserve un ensemble restreint mais significatif de trois objets classés au titre des Monuments historiques. Ces œuvres, toutes liées à la mémoire locale, témoignent de l’importance de Bavay comme centre religieux et administratif de l’Avesnois à l’époque moderne.
Les deux dalles funéraires classées sont particulièrement remarquables.
La première, datée de 1624, est celle de Jean du Chasteler, prévôt de Bavay, et de son épouse Françoise de Carondelet. Taillée dans le grès et finement gravée, elle illustre le statut élevé de ces notables dans la vie civique et religieuse de la ville.
La seconde, datée de 1778, est celle de Philippe Mercier, ancien principal du collège de Cambrai à Paris, dont la présence à Bavay témoigne des liens intellectuels et ecclésiastiques de la cité.
L’église abrite également deux statues d’évêques du XVIIIᵉ siècle, en bois taillé, classées elles aussi. Leur style sobre et leur facture solide sont caractéristiques de la sculpture religieuse régionale de cette période.
Bien que limité en nombre, cet ensemble classé constitue un témoignage précieux de l’histoire religieuse et sociale de Bavay, complémentaire du riche patrimoine conservé dans la chapelle de Louvignies.
🟦 Louvignies‑Bavay – Chapelle de Louvignies
La chapelle de Louvignies, rattachée à la commune de Bavay, conserve l’un des ensembles de mobilier protégé les plus riches de l’Avesnois, avec vingt‑huit objets classés ou inscrits au titre des Monuments historiques. Ce patrimoine exceptionnel, presque entièrement daté des XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles, témoigne de la vitalité religieuse d’un hameau dont la chapelle était autrefois un lieu de dévotion très fréquenté.
L’élément le plus ancien est la dalle funéraire de Charles Richer, avocat au Conseil du roi, mort en 1684, seule œuvre classée de l’édifice. Taillée dans la pierre, elle rappelle le rôle important joué par les notables locaux dans la vie religieuse de Louvignies.
Le mobilier liturgique est particulièrement développé : un maître‑autel du XVIIIᵉ siècle avec son retable, un autel du Rosaire, un autel de Saint‑Nicolas accompagné de la célèbre statue du saint et des enfants dans le saloir, ainsi qu’une chaire à prêcher, un confessionnal, une clôture de chœur, et plusieurs bancs et boiseries. Cet ensemble forme un décor homogène, typique des chapelles rurales de l’époque moderne.
La statuaire constitue l’un des points forts de Louvignies : on y trouve une Vierge à l’Enfant du XVIᵉ siècle, une Notre‑Dame des Sept Douleurs, un Saint Antoine, une Sainte Marguerite, deux Saint Pierre, un Saint Eloi ou Saint Nicaise, ainsi qu’un haut‑relief représentant un saint franciscain. La chapelle abrite également une remarquable poutre de gloire, composée de trois statues du XVIᵉ siècle : le Christ en croix, la Vierge et Saint Jean.
Plusieurs plaques funéraires des XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles complètent cet ensemble : celles de César Camberlin, Julien Joseph Portemont, Jean‑Baptiste Anseau, ainsi qu’un monument funéraire anonyme. Ces pierres gravées témoignent de l’histoire sociale du hameau et de ses familles.
Par la richesse de ses autels, la variété de ses statues et la présence d’un ensemble funéraire complet, la chapelle de Louvignies se distingue comme l’un des ensembles inscrits les plus importants de l’Avesnois, véritable trésor de la sculpture religieuse rurale.
🟦 Beaudignies – Église Saint‑Étienne
L’église Saint‑Étienne de Beaudignies conserve un ensemble de huit objets protégés au titre des Monuments historiques, mêlant œuvres du XVIIIᵉ et du XIXᵉ siècle.
Parmi eux, un calice en argent doré du XVIIIᵉ siècle, finement travaillé, constitue l’unique objet classé de l’édifice. Il témoigne de la qualité de l’orfèvrerie religieuse dans les paroisses rurales de l’Avesnois.
Le reste du mobilier, inscrit, forme un ensemble cohérent et représentatif de la piété locale. Plusieurs statues en bois polychrome occupent une place importante : une Vierge à l’Enfant du XVIIIᵉ siècle, une Notre‑Dame de Bonsecours, une Immaculée Conception, ainsi qu’une statue de Saint Étienne, patron de l’église.
Ces œuvres, simples mais expressives, illustrent la dévotion populaire de la fin de l’époque moderne.
Le mobilier liturgique comprend une chaire à prêcher du XIXᵉ siècle, un chasublier en bois ciré, et un ensemble de quatre chandeliers en bronze doré, typiques du décor religieux de cette période.
Par la sobriété de son mobilier, la présence d’un calice classé et la variété de ses statues, l’église Saint‑Étienne de Beaudignies offre un témoignage harmonieux du patrimoine religieux protégé de l’Avesnois.
🟦 Beaufort – Église Saint‑Liévin
L’église Saint‑Liévin de Beaufort abrite un ensemble remarquable de trente‑et‑un objets protégés, témoignant de la richesse d’une paroisse dont le mobilier s’est constitué entre le XVIᵉ et le XIXᵉ siècle.
Trois pièces majeures sont classées : une porte du XVIᵉ siècle, admirable travail de ferronnerie ; une chaire à prêcher du XVIIᵉ siècle, sculptée en demi‑relief ; et un ensemble de trois confessionnaux du XVIIIᵉ siècle, dont la qualité témoigne de l’importance accordée à la liturgie.
Le reste du mobilier, inscrit, forme un ensemble d’une grande cohérence.
Le maître‑autel, son retable, son tabernacle et son tableau de l’Assomption composent un décor structurant, complété par l’autel de la Sainte‑Vierge et celui de Saint Liévin, patron de l’église.
Les boiseries du chœur, les lambris de la nef, la crédence, les niches, le brûle‑cierge et les chandeliers en bronze dessinent un intérieur chaleureux, où le bois sculpté occupe une place centrale.
La statuaire est variée : une Sainte Barbe dorée, un Saint Roch polychrome, un Christ en croix du XVIᵉ siècle, une Vierge à l’Enfant, une Sainte Anne et la Vierge, ainsi qu’un buste‑reliquaire de Saint Liévin, pièce maîtresse de la dévotion locale. Le tableau du martyre de Saint Liévin, accroché à son retable, rappelle l’ancien culte porté à ce saint évangélisateur.
Les nombreuses dalles funéraires des XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles — Leprohon, Roulier, Hellez, Emel, Deslus — composent une véritable mémoire de la communauté, inscrite dans la pierre bleue.
Par la densité de son mobilier, la présence d’un cycle funéraire complet et l’importance accordée à la figure de Saint Liévin, l’église de Beaufort apparaît comme un lieu où se mêlent mémoire familiale, dévotion populaire et savoir‑faire artisanal. Plus qu’un simple édifice religieux, elle constitue un véritable conservatoire de l’art sacré rural, où chaque objet contribue à raconter l’histoire d’une communauté attachée à ses traditions et à son saint protecteur.
🟦 Beaurieux – Chapelle seigneuriale & Église Saint‑Martin
Beaurieux possède un patrimoine religieux d’une richesse singulière, réparti entre la chapelle seigneuriale, lieu de mémoire des familles nobles locales, et l’église Saint‑Martin, centre de la vie paroissiale.
Au total, vingt‑trois objets protégés témoignent de l’histoire longue et stratifiée de la commune.
La chapelle seigneuriale : un sanctuaire de mémoire nobiliaire
La chapelle seigneuriale abrite un ensemble exceptionnel de quatre œuvres classées, toutes liées aux lignages qui ont marqué l’histoire de Beaurieux.
Les dalles funéraires de Jean de Hun, de Jeanne de Roisin, d’Albert de Robaulx et d’Anne‑Marie de La Falize, gravées dans la pierre grise ou le marbre rouge, composent un véritable panthéon familial.
L’enfeu de Jean de Hun, taillé dans le marbre bleu, est l’une des pièces les plus remarquables du XVIᵉ siècle dans l’Avesnois.
Un bas‑relief du XVe siècle, polychrome, complète cet ensemble, rappelant la fonction spirituelle et commémorative du lieu.
L’église Saint‑Martin : un décor liturgique complet
L’église Saint‑Martin conserve trois objets classés, dont un relief de Michel Gravet, clerc de l’église, et une dalle funéraire du XVIᵉ siècle, témoins de la vie religieuse locale. Les quatre reliefs du XVIIIᵉ siècle, également classés, constituent un ensemble rare dans une église rurale.
Le mobilier inscrit est particulièrement varié :
- un maître‑autel du XVIIIᵉ siècle, avec son tabernacle et son retable,
- un autel de la Sainte‑Vierge,
- des fonts baptismaux en marbre gris,
- un confessionnal,
- un calice du XIXᵉ siècle,
- et une série impressionnante de statues : Saint Jean l’Évangéliste, Saint Paul, Sainte Anne, Saint Roch, Saint Joseph, Saint Martin évêque, Saint Christophe, deux Vierges à l’Enfant, ainsi qu’un fragment de gisant de femme du XVIᵉ siècle.
Cet ensemble, mêlant bois polychrome, marbre, pierre bleue et orfèvrerie, reflète la diversité des pratiques et des dévotions qui ont animé la paroisse au fil des siècles.
À Beaurieux, le patrimoine religieux ne se contente pas d’orner les murs : il raconte une double histoire, celle des familles seigneuriales qui ont marqué le territoire, et celle d’une communauté paroissiale dont la ferveur s’exprime dans un mobilier abondant et souvent d’une grande finesse. La coexistence, dans un même village, d’une chapelle funéraire d’une telle qualité et d’une église richement dotée confère à Beaurieux une identité patrimoniale singulière : celle d’un lieu où la mémoire des puissants et la piété populaire se répondent, formant un ensemble d’une rare profondeur historique.
🟦 Bellignies – Église Saint‑Barthélemy
L’église Saint‑Barthélemy de Bellignies conserve un ensemble resserré mais significatif de cinq objets protégés au titre des Monuments historiques. Ces œuvres, réparties entre mobilier liturgique et monuments funéraires, témoignent de l’histoire religieuse et sociale du village.
Un monument funéraire classé
La pièce la plus remarquable est la dalle funéraire de Jean‑Gabriel du Chasteler, mort en 1652. Taillée dans le marbre et finement gravée, elle rappelle le rôle important joué par cette famille dans la vie locale au XVIIᵉ siècle. Son classement souligne la qualité de son exécution et son intérêt historique.
Mobilier liturgique inscrit
L’église possède deux autels latéraux du XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles, chacun accompagné de son tabernacle. Leur décor peint et doré illustre le goût de l’époque pour les boiseries polychromes et les retables ornés, typiques des églises rurales de l’Avesnois.
Les fonts baptismaux, en pierre taillée, datent du XVIIIᵉ siècle. Ils constituent un témoignage précieux des pratiques sacramentelles de la paroisse.
Mémoire funéraire
Une seconde dalle funéraire, celle du baron Dusart, complète cet ensemble. Réalisée en marbre blanc et noir, elle reflète le statut social de ce notable du XVIIIᵉ siècle et enrichit la dimension mémorielle de l’édifice.
À Bellignies, le patrimoine protégé se distingue par sa sobriété et sa cohérence : un monument funéraire majeur, deux autels latéraux élégants, des fonts baptismaux anciens et une dalle noble du XVIIIᵉ siècle. L’ensemble forme un portrait discret mais authentique de la vie religieuse d’un village où le mobilier, sans être abondant, révèle une attention constante portée aux rites, à la mémoire et au décor sacré.
Bérelles – Église Saint‑Rémy
L’église Saint‑Rémy de Bérelles conserve un ensemble restreint mais remarquable de six objets protégés au titre des Monuments historiques. Ces œuvres, datées pour la plupart du XVIIIᵉ siècle, témoignent de la vie religieuse d’un petit village dont le patrimoine, bien que discret, possède une réelle valeur historique.
Monuments classés
La dalle funéraire de François de Milot et de Marie‑Françoise de Maldonade, datée du début du XVIIIᵉ siècle, constitue l’un des éléments les plus précieux de l’édifice. Taillée et gravée dans la pierre, rehaussée de polychromie, elle rappelle l’importance de cette famille dans l’histoire locale.
La cloche dite Nicaise de Maldonade, fondue au début du XVIIIᵉ siècle, est également classée. Son inscription et sa facture témoignent du soin apporté à la liturgie et de la place centrale qu’occupait l’église dans la communauté.
Mobilier inscrit
Le mobilier inscrit forme un ensemble homogène, typique des églises rurales de l’Avesnois au XVIIIᵉ siècle. Le maître‑autel, accompagné de son tabernacle et de son retable, présente un décor peint en faux bois, sobre mais élégant.
Deux autels latéraux complètent cet ensemble :
- l’autel de la Sainte‑Vierge,
- l’autel de Saint‑Rémy, patron de l’église.
Un confessionnal du XVIIIᵉ siècle, en bois vernis, témoigne des pratiques religieuses de l’époque et de la permanence du mobilier liturgique traditionnel.
À Bérelles, le patrimoine protégé se distingue par son intimité et sa cohérence : une cloche ancienne, une dalle funéraire polychrome, trois autels aux décors sobres et un confessionnal préservé. L’ensemble compose un portrait fidèle d’une petite paroisse rurale, où chaque objet, sans ostentation, reflète la continuité des rites et l’attachement de la communauté à son église Saint‑Rémy.
Berlaimont – Église Saint‑Michel
L’église Saint‑Michel de Berlaimont conserve un ensemble de sept objets protégés, mêlant mobilier liturgique du XIXᵉ siècle et œuvres plus anciennes. Ce patrimoine, bien que concentré, reflète la vie religieuse d’une paroisse active et structurée autour de son chœur.
Un monument classé
La pièce la plus ancienne et la plus prestigieuse est la plaque commémorative de Louis de Malanoi, écuyer, datée du XVIIᵉ siècle. Gravée dans la pierre, elle témoigne de la présence d’une petite noblesse locale et de son rôle dans la communauté. Son classement souligne son intérêt historique et la qualité de son exécution.
Un vaste ensemble de stalles
Le mobilier inscrit est dominé par un ensemble impressionnant de vingt‑deux stalles, complété par quatre stalles supplémentaires et trois sièges de célébrant, tous en chêne taillé et vernis. Ces éléments, datés du XIXᵉ siècle, traduisent l’importance du chœur dans la liturgie et la présence d’un clergé nombreux ou d’une communauté religieuse structurée.
Confessionnaux et mobilier liturgique
L’église possède également trois confessionnaux du XIXᵉ siècle, en chêne vernis, témoignant de la permanence des pratiques sacramentelles. Leur facture soignée illustre le savoir‑faire des menuisiers locaux et l’attention portée à l’aménagement intérieur de l’édifice.
Une statue remarquable
Une statue du XVIIᵉ siècle représente Saint Georges terrassant le dragon, en bois polychrome. Cette œuvre, dynamique et expressive, apporte une dimension narrative au décor de l’église et rappelle la popularité de ce saint guerrier dans les campagnes du Nord.
À Berlaimont, le patrimoine protégé se distingue par la force de son mobilier liturgique, dominé par un ensemble de stalles exceptionnel, et par la présence d’une statue ancienne d’une grande intensité. La plaque commémorative de Louis de Malanoi ajoute une dimension historique à cet ensemble, faisant de l’église Saint‑Michel un lieu où se mêlent mémoire locale, tradition liturgique et art religieux populaire.
🟦 Bermeries – Statues de la Vierge à l’Enfant
Bermeries conserve deux statues de la Vierge à l’Enfant datant du début du XVIᵉ siècle, toutes deux inscrites au titre des Monuments historiques. Elles constituent un petit ensemble cohérent, rare pour une commune de cette taille, et témoignent de la diffusion de la sculpture religieuse en chêne dans l’Avesnois à la Renaissance.
La Vierge monoxyle
La première statue, taillée dans un bloc unique de chêne, présente une Vierge hiératique, d’une grande sobriété. Son absence de polychromie actuelle met en valeur la pureté des volumes et la qualité du travail du sculpteur. Ce type de sculpture monoxyle est caractéristique des ateliers régionaux du début du XVIᵉ siècle.
La Vierge polychrome
La seconde statue, légèrement antérieure, conserve une polychromie ancienne, aujourd’hui patinée. Elle offre une représentation plus expressive, avec un jeu de couleurs qui souligne les drapés et la relation entre la mère et l’enfant. Cette pièce illustre la transition entre les modèles gothiques tardifs et les influences renaissantes.
Avec seulement deux statues protégées, Bermeries possède un patrimoine modeste mais d’une belle cohérence, centré sur la figure de la Vierge. Ces œuvres, issues de la même période et du même matériau, forment un petit ensemble précieux, révélateur de la piété et du savoir‑faire sculptural dans l’Avesnois au début du XVIᵉ siècle.
🟦 Bersillies – Église Sainte‑Aldegonde
L’église Sainte‑Aldegonde de Bersillies conserve un ensemble de neuf objets protégés, mêlant mobilier liturgique, statuaire et monuments funéraires. Les pièces les plus anciennes sont trois œuvres classées du XVIᵉ siècle : deux dalles funéraires en pierre grise, finement gravées, et une cloche du deuxième quart du XVIᵉ siècle, témoin précieux de la vie paroissiale d’alors.
Le mobilier inscrit est particulièrement varié. Une statuette de Saint Donat, polychrome et dorée, ainsi qu’un garde‑corps de tribune du XVIIᵉ siècle, illustrent la richesse des boiseries anciennes. Le vaste ensemble du maître‑autel, avec son tabernacle, son retable, son tableau de la Descente de Croix et ses statues (Vierge à l’Enfant et deux Sainte Aldegonde), témoigne de l’évolution du décor liturgique entre les XVIIᵉ et XIXᵉ siècles.
La chaire à prêcher, également du XVIIᵉ siècle, présente un travail de menuiserie soigné. Un calice du XIXᵉ siècle et un tableau du Calvaire du XVIIIᵉ complètent cet ensemble, révélant la continuité des pratiques religieuses au fil des siècles.
Bersillies possède un patrimoine religieux cohérent et ancien, où les dalles funéraires du XVIᵉ siècle côtoient un maître‑autel richement décoré et une statuaire expressive. L’ensemble reflète la profondeur historique de cette petite paroisse de l’Avesnois et la diversité des œuvres qui ont accompagné sa vie spirituelle.
🟦 Bettignies – Église Saint‑Nicolas
L’église Saint‑Nicolas de Bettignies conserve un petit ensemble de quatre objets inscrits au titre des Monuments historiques. Ces œuvres, datées du XVIIᵉ au XIXᵉ siècle, reflètent la vie liturgique d’une paroisse rurale attachée à son saint patron.
Statue de Saint Nicolas
Une statue en bois polychrome, réalisée au XIXᵉ siècle, représente Saint Nicolas, patron de l’église. Elle témoigne de la dévotion locale et du rôle central de ce saint dans les traditions religieuses du village.
Deux tableaux
L’église abrite deux peintures sur toile :
- une Ascension du XVIIᵉ siècle,
- une Assomption du XIXᵉ siècle.
Ces œuvres, de facture simple mais expressive, illustrent la continuité des thèmes iconographiques dans les églises de l’Avesnois.
Croix de procession
Une croix de procession en métal argenté, datée du XIXᵉ siècle, complète le mobilier. Elle rappelle les cérémonies et processions qui rythmaient autrefois la vie paroissiale.
Avec seulement quatre objets protégés, Bettignies présente un patrimoine religieux modeste mais cohérent, centré sur la figure de Saint Nicolas et sur deux tableaux qui enrichissent le décor de l’église. L’ensemble reflète la simplicité et la continuité des pratiques liturgiques dans ce village de l’Avesnois.
🟦 Beugnies – Église Saint‑Martin
L’église Saint‑Martin de Beugnies conserve un petit ensemble de trois objets inscrits au titre des Monuments historiques, témoignant de la continuité du décor religieux entre la fin du Moyen Âge et le XVIIIᵉ siècle.
Le Christ en croix (XVe siècle)
La pièce la plus ancienne est un Christ en croix du dernier quart du XVe siècle. Taillé dans le bois, il présente les caractéristiques de la sculpture gothique tardive : sobriété des volumes, expression retenue, et un travail du bois qui met en valeur la silhouette du Christ. C’est l’œuvre la plus précieuse du mobilier de Beugnies.
Le grand retable (XVIIIᵉ siècle)
Le grand retable, en bois sculpté, témoigne du renouveau décoratif du XVIIIᵉ siècle. Sa composition, probablement organisée autour d’un tableau ou d’un motif central aujourd’hui non précisé dans la notice, reflète le goût de l’époque pour les boiseries monumentales et les décors liturgiques structurants.
Les retables secondaires (XVIIIᵉ siècle)
Deux retables secondaires, également en bois taillé, complètent le décor. Ils formaient probablement un ensemble harmonisé avec le grand retable, contribuant à donner à l’église une unité stylistique caractéristique des églises rurales de l’Avesnois au XVIIIᵉ siècle.
Avec seulement trois objets protégés, Beugnies présente un patrimoine modeste mais cohérent, où un Christ gothique tardif dialogue avec des retables sculptés du XVIIIᵉ siècle. Cet ensemble, discret mais harmonieux, reflète la simplicité et la continuité de la vie religieuse dans ce village de l’Avesnois.
Boulogne‑sur‑Helpe – Église de l’Assomption‑de‑Notre‑Dame
L’église de l’Assomption‑de‑Notre‑Dame de Boulogne‑sur‑Helpe conserve un ensemble important de douze objets inscrits, mêlant mobilier liturgique du XIXᵉ siècle et un vaste corpus de dalles funéraires du XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles.
Mobilier liturgique du XIXᵉ siècle
Le maître‑autel, accompagné de son tabernacle, de son retable et d’un tableau représentant le Calvaire, constitue l’élément central du décor. Réalisé en bois taillé et peint, il reflète le goût du XIXᵉ siècle pour les compositions structurées et les couleurs sobres.
Un ambon, provenant de l’ancienne cuve de la chaire à prêcher, témoigne de la réutilisation du mobilier ancien dans l’aménagement liturgique moderne. La table de communion, également du XIXᵉ siècle, complète cet ensemble.
Un ensemble funéraire exceptionnel (XVIIᵉ–XVIIIᵉ siècles)
L’église abrite neuf dalles funéraires du XVIIIᵉ siècle et une du XVIIᵉ siècle, toutes inscrites au titre des Monuments historiques. Elles commémorent les familles locales : Cambier, Bourge, Guislin, Lavenant, Jacquemain, Havee, Cuissez… Taillées dans la pierre, elles présentent une grande homogénéité stylistique, typique des dalles rurales de l’Avesnois.
Cet ensemble constitue une véritable mémoire lapidaire de Boulogne‑sur‑Helpe, rare par son ampleur et sa concentration dans un même édifice.
Boulogne‑sur‑Helpe se distingue par un patrimoine religieux riche en dalles funéraires, offrant un panorama précieux de la société locale aux XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles. Le mobilier du XIXᵉ siècle, sobre et cohérent, complète cet ensemble, donnant à l’église de l’Assomption‑de‑Notre‑Dame une identité patrimoniale marquée par la continuité des rites et la mémoire des familles du village.
🟦 Bousies – Église Saint‑Rémy
L’église Saint‑Rémy de Bousies conserve un ensemble particulièrement riche de dix‑huit objets protégés, mêlant mobilier liturgique, statuaire, boiseries et orfèvrerie. La pièce la plus prestigieuse est la chaire à prêcher du XVIIᵉ siècle, seule œuvre classée, remarquable par son décor sculpté en demi‑relief.
Mobilier liturgique du XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles
Le décor de l’église est structuré par plusieurs autels :
- un maître‑autel avec degré et tabernacle,
- un autel de la Sainte‑Vierge,
- un autel de Saint‑Rémy, patron de l’église.
Ces ensembles, réalisés au XIXᵉ siècle, présentent des boiseries peintes en faux bois, typiques des églises rurales de l’Avesnois.
La clôture de chœur, les confessionnaux, les tabourets, ainsi que la fontaine de sacristie complètent le mobilier liturgique.
Statuaire
L’église abrite plusieurs statues en bois polychrome :
- Saint Rémy,
- Sainte Catherine,
- Saint Sébastien,
- une Vierge à l’Enfant,
- un groupe du Christ en croix entouré d’anges.
Ces œuvres, datées des XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles, témoignent de la diversité des dévotions locales.
Peintures et objets de culte
Le chemin de croix composé de quatorze tableaux, ainsi que la Mise au tombeau, illustrent la production picturale du XIXᵉ siècle. Un ciboire en argent complète l’ensemble, rappelant la place centrale de l’eucharistie dans la vie paroissiale.
Bousies possède un patrimoine religieux abondant et varié, où se mêlent boiseries monumentales, statuaire expressive et mobilier liturgique du XIXᵉ siècle. La chaire à prêcher du XVIIᵉ siècle, seule œuvre classée, donne à l’ensemble une profondeur historique qui souligne l’importance de l’église Saint‑Rémy dans la vie du village.
🟦 Bousignies‑sur‑Roc – Église Sainte‑Aldegonde
L’église Sainte‑Aldegonde de Bousignies‑sur‑Roc conserve un petit ensemble de quatre objets protégés, dont un remarquable Christ en croix du XVe siècle, seule œuvre classée. Taillé et peint, il témoigne de la sculpture gothique tardive dans les campagnes de l’Avesnois.
Statuaire (XVIIᵉ siècle)
Deux statues en bois polychrome enrichissent le décor :
- Saint Roch, figure populaire invoquée contre les épidémies,
- Sainte Aldegonde, patronne locale, représentée avec sobriété.
Ces œuvres, typiques du XVIIᵉ siècle, reflètent la piété rurale et les dévotions propres à la région.
Maître‑autel (XVIIIᵉ siècle)
Le maître‑autel, accompagné de son tabernacle, de son retable et d’un tableau de la Crucifixion, constitue l’élément central du mobilier inscrit. Réalisé en bois taillé et doré, il illustre le goût du XVIIIᵉ siècle pour les compositions liturgiques structurées et expressives.
Avec seulement quatre objets protégés, Bousignies‑sur‑Roc présente un patrimoine modeste mais cohérent, dominé par un Christ gothique tardif et un maître‑autel du XVIIIᵉ siècle. Les statues de Saint Roch et de Sainte Aldegonde complètent cet ensemble, révélant les dévotions qui ont marqué la vie religieuse du village.
🟦 Boussières‑sur‑Sambre – Église Saint‑Marcel
L’église Saint‑Marcel conserve un petit ensemble de quatre objets protégés, dont une clôture de chœur du XIXᵉ siècle, seule pièce classée. Réalisée en fonte peinte et dorée, elle témoigne du goût de l’époque pour les décors métalliques travaillés, souvent installés pour structurer l’espace liturgique.
Le maître‑autel, avec ses cariatides, ses médaillons et son haut‑relief représentant les vertus théologales, est une œuvre composite mêlant éléments des XVIIᵉ, XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles. Il illustre l’évolution du décor religieux au fil des siècles, tout en conservant une unité stylistique grâce au travail du bois sculpté.
Deux ailerons d’anges, en chêne taillé, complètent cet ensemble. Ils appartiennent au vocabulaire décoratif du XVIIᵉ siècle et apportent une touche baroque au mobilier.
Un confessionnal du XIXᵉ siècle, en bois taillé, témoigne des pratiques religieuses traditionnelles et du soin apporté à l’aménagement intérieur de l’église.
Avec seulement quatre objets protégés, Boussières‑sur‑Sambre présente un patrimoine discret mais harmonieux, où la clôture de chœur en fonte et le maître‑autel sculpté forment les pièces maîtresses d’un décor liturgique soigné.
🟦 Boussois – Églises Saint‑Martin et Notre‑Dame des Glaces
Le patrimoine protégé de Boussois est remarquable par sa diversité et par la coexistence de deux ensembles distincts :
- l’ancienne église Saint‑Martin,
- l’église moderne Notre‑Dame des Glaces, conçue au XXᵉ siècle par l’architecte Henri Lafitte.
L’église Saint‑Martin : un décor traditionnel
On y trouve un calvaire du XIXᵉ siècle, une Vierge à l’Enfant en bois doré, ainsi qu’un chemin de croix et des fonts baptismaux réalisés au XXᵉ siècle. La croix monumentale, en verre gravé et métal peint, témoigne d’un vocabulaire décoratif moderne intégré dans un édifice ancien.
Les luminaires complètent cet ensemble, révélant l’évolution du mobilier religieux au XXᵉ siècle.
Notre‑Dame des Glaces : un ensemble homogène du XXᵉ siècle
Cet édifice, conçu par Henri et Jacques Lafitte, est un exemple rare d’église moderne entièrement protégée. On y trouve :
- un chemin de croix en ciment gravé,
- des confessionnaux mêlant béton, bois et verre cathédrale,
- des peintures monumentales (De profundis, Magnificat, scènes de la vie du Christ),
- une croix lumineuse en verre gravé,
- des fonts baptismaux à infusion,
- une Vierge à l’Enfant du XVIIIᵉ siècle, intégrée dans un décor moderne,
- une croix du XVIIᵉ siècle, seule pièce ancienne de l’édifice.
Cet ensemble est l’un des plus cohérents de l’Avesnois pour la période contemporaine.
Boussois possède un patrimoine religieux exceptionnel par son ampleur et sa diversité, mêlant œuvres anciennes (XVIIᵉ–XIXᵉ siècles) et créations modernes du XXᵉ siècle. L’église Notre‑Dame des Glaces constitue un ensemble unique, entièrement conçu par des architectes contemporains, tandis que l’ancienne église Saint‑Martin conserve des pièces plus traditionnelles. L’ensemble forme un panorama rare de l’évolution du mobilier religieux sur plus de trois siècles.
🟦 Bry – Église Saint‑Géry
L’église Saint‑Géry de Bry possède un ensemble patrimonial particulièrement riche, dominé par des œuvres des XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles. Le tabernacle du XVIIIᵉ siècle, seul objet classé, constitue la pièce maîtresse du mobilier liturgique.
Mobilier liturgique (XVIIᵉ–XVIIIᵉ siècles)
Le maître‑autel, son retable et les lambris du chœur forment un ensemble homogène en bois peint en faux bois, typique du XVIIIᵉ siècle. Le Christ en croix du maître‑autel, les six chandeliers, ainsi que la clôture de chœur, complètent ce décor.
Les fonts baptismaux du XVIIᵉ siècle sont l’un des éléments les plus anciens de l’église.
Statuaire
Plusieurs statues enrichissent le décor :
- une Vierge à l’Enfant dorée (XIXᵉ siècle),
- un Saint Roch (XIXᵉ siècle),
- un buste‑reliquaire de Saint Fiacre (XVIIIᵉ siècle).
Le retable de Saint‑Fiacre et son reliquaire témoignent de l’importance de ce saint dans la paroisse.
Peintures et plaques funéraires
Le tableau La Communion de sainte Catherine (XVIIIᵉ siècle) constitue la principale œuvre picturale de l’église. Deux plaques funéraires du XVIIᵉ siècle, celles de Gilles de Ruelin et Anne de Ruelin, rappellent les familles locales qui ont marqué l’histoire du village.
Bry possède un patrimoine religieux abondant et cohérent, dominé par les boiseries et les retables du XVIIIᵉ siècle. Le tabernacle classé, les statues, les reliquaires et les plaques funéraires composent un ensemble harmonieux qui reflète la richesse spirituelle et artistique de cette paroisse de l’Avesnois.
Mobilier protégé des églises des communes de C à E
🟦 Cartignies – Église Saint‑Sauveur
Cartignies présente un ensemble patrimonial entièrement inscrit, homogène et typique des églises rurales de l’Avesnois aux XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles.
Statuaire
Deux statues structurent le décor :
- un Christ de Pitié du XVIIᵉ siècle, en chêne taillé, d’une sobriété expressive ;
- un Christ en croix du XVIIIᵉ siècle, également en bois, plus classique dans sa facture.
Ces deux œuvres forment un duo cohérent autour de la figure du Christ souffrant.
Autels et retables
L’église possède un maître‑autel avec retable, en bois peint et marbre, typique du XVIIIᵉ siècle. Deux autels latéraux, nord et sud, également dotés de retables, complètent l’ensemble. Ce triptyque d’autels donne à l’église une structure liturgique équilibrée et harmonieuse.
Mobilier liturgique
La cuve de chaire transformée en ambon témoigne d’une réutilisation intelligente du mobilier ancien. Deux confessionnaux du XVIIIᵉ siècle, en chêne taillé, complètent le décor et rappellent les pratiques religieuses traditionnelles.
Cartignies possède un patrimoine cohérent, homogène et bien conservé, entièrement inscrit, dominé par les autels du XVIIIᵉ siècle et deux statues du Christ. Un ensemble discret mais solide, représentatif des églises de l’Avesnois à l’époque moderne.
🟦 Cerfontaine – Église Saint‑Pierre
Cerfontaine possède un patrimoine religieux riche et homogène, mêlant mobilier liturgique du XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles et plusieurs dalles funéraires anciennes.
La dalle funéraire classée (XVIᵉ siècle)
La pièce la plus prestigieuse est la dalle funéraire de Libérie de Vermye, veuve de Jean de La Biche. Taillée et gravée dans la pierre au XVIᵉ siècle, elle constitue un témoignage précieux de l’histoire locale et des familles notables de Cerfontaine.
Les retables et le mobilier liturgique
L’église conserve trois retables :
- le maître‑autel (XVIIIᵉ siècle),
- le retable de la Sainte‑Vierge,
- le retable de Saint‑Pierre, accompagné de sa statue.
Ces œuvres en bois peint et doré illustrent le décor religieux du XIXᵉ siècle, sobre mais soigné.
Le mobilier liturgique comprend également :
- un tabernacle du XIXᵉ siècle,
- un ciboire en argent,
- un calice signé de l’orfèvre Puche,
- six chandeliers du maître‑autel.
Les dalles funéraires
Outre la dalle classée, deux dalles inscrites complètent l’ensemble :
- celle de Jacques Mahiaux et Catherine Aldegonde (XVIIIᵉ siècle),
- une dalle anonyme du début XVIIᵉ siècle.
Elles forment une petite série cohérente, témoignant de la mémoire funéraire de la paroisse.
Cerfontaine présente un patrimoine équilibré et bien conservé, où un retable du XVIIIᵉ siècle côtoie des dalles funéraires anciennes et un mobilier liturgique du XIXᵉ siècle. La dalle funéraire classée apporte une profondeur historique à cet ensemble homogène et représentatif des églises rurales de l’Avesnois.
🟦 Choisies – Église Saint‑Antoine
Choisies possède un patrimoine protégé extrêmement réduit, mais d’une grande qualité : un buste‑reliquaire de Saint Antoine ermite, daté du XVIIIᵉ siècle et classé au titre des Monuments historiques.
Cette sculpture en bois polychrome représente le saint dans une iconographie traditionnelle : visage grave, barbe longue, expression recueillie. Les reliquaires en buste étaient fréquents dans les paroisses rurales de l’époque moderne, mais beaucoup ont disparu ; celui de Choisies est donc un témoin rare de la dévotion locale.
Choisies ne conserve qu’un seul objet protégé, mais il s’agit d’une pièce précieuse et singulière, un buste‑reliquaire du XVIIIᵉ siècle qui incarne la mémoire religieuse du village et la figure de son saint patron.
🟦 Clairfayts – Un des ensembles les plus riches de l’Avesnois
Clairfayts est une commune exceptionnelle :
👉 deux édifices religieux,
👉 des œuvres allant du XIIᵉ siècle au XVIIIᵉ siècle,
👉 des pièces majeures de l’orfèvrerie, de la sculpture et du mobilier liturgique,
👉 plusieurs œuvres volées mais protégées, ce qui témoigne de leur valeur.
Église de la Conversion‑de‑Saint‑Paul
L’église conserve un ensemble remarquable de pièces anciennes :
- une chaire à prêcher du XVIᵉ siècle, volée mais classée,
- une monstrance‑reliquaire et un calice du XVIᵉ siècle,
- une croix‑reliquaire ornée de verre coloré,
- une cloche fondue par Jean de Boys au début du XVIᵉ siècle,
- un siège du XVIIᵉ siècle, rare dans les églises rurales.
Cet ensemble fait de Saint‑Paul l’un des édifices les plus anciens et les plus précieux de l’Avesnois.
Chapelle de la Nativité‑de‑la‑Sainte‑Vierge (Épinoy)
La chapelle d’Épinoy est un trésor patrimonial :
- une Vierge à l’Enfant du XIIᵉ–XIIIᵉ siècle, volée mais classée,
- une porte du XVe siècle,
- un Christ souffrant du XVIIᵉ siècle,
- des chandeliers et un bénitier du XVIᵉ siècle.
Le mobilier inscrit du XVIIIᵉ siècle est abondant : autel, tabernacle, retable, confessionnal, statues (Saint Paul, Saint Charles Borromée, Ange), tableau de la Nativité de la Vierge, clôture d’autel…
C’est l’un des ensembles les plus complets de l’Avesnois.
Clairfayts est une commune majeure de l’inventaire : un patrimoine exceptionnel, ancien, varié, réparti entre deux édifices, avec des œuvres médiévales, renaissantes et baroques. Un ensemble rare, cohérent, et d’une richesse remarquable.
🟦 Colleret – Église Saint‑Géry / Église Saint‑Amand
Colleret est une commune à deux pôles religieux :
- Saint‑Géry (Ostergnies) : le plus riche en mobilier, avec trois retables, plusieurs statues, chandeliers, tableaux.
- Saint‑Amand (bourg) : mobilier plus modeste mais homogène, essentiellement XIXᵉ siècle.
Église Saint‑Géry – Ostergnies
Un ensemble très complet :
- trois retables (Saint‑Géry, Sainte‑Vierge, maître‑autel),
- plusieurs statues polychromes,
- chandeliers d’autel et de chœur,
- tableaux (dont une Cène),
- objets liturgiques (seau à eau bénite, goupillon).
Le retable du maître‑autel (XVIIᵉ siècle) est la pièce la plus ancienne.
Église Saint‑Amand
Mobilier du XIXᵉ siècle :
- un tableau de la Sainte Famille,
- un ciboire,
- un tabernacle,
- un calice signé Favier.
Colleret est une commune très riche, mais éclatée entre plusieurs lieux : un cimetière, un calvaire, deux églises. Le mobilier est varié, allant du XVIᵉ au XIXᵉ siècle, avec une forte présence de retables et de statuaire polychrome.
🟦 Cousolre – Église Saint‑Martin / Chapelle du Dieu‑de‑Pitié / Chapelle Sainte‑Aldegonde
1) Église Saint‑Martin – Cousolre
C’est le cœur du patrimoine, un ensemble exceptionnel couvrant du XVIᵉ au XIXᵉ siècle. On y trouve :
- Les grands classés :
- le Christ aux liens (XVe–XVIᵉ siècle),
- la châsse de saint Walbert et sainte Bertille,
- le maître‑autel sculpté par Jaupart de Beaumont,
- les fonts baptismaux du XVIᵉ siècle,
- plusieurs dalles funéraires anciennes.
- Les retables :
- retable de la Sainte‑Vierge,
- retable du Christ‑de‑Pitié,
- retable de Sainte Aldegonde (tableau classé).
- La statuaire :
- Sainte Marguerite,
- Sainte Anne portant la Vierge,
- Saint Roch,
- Saint Eloi,
- Vierge à l’Enfant,
- un ensemble de quatre statues (Apolline, Benoît, Brigitte, Rita).
- Le mobilier liturgique :
- stalles et lambris,
- confessionnal,
- bénitier,
- chandeliers (plusieurs ensembles),
- bancs de fidèles,
- croix de procession.
- Les verrières :
- verrières du chœur (Carmélites du Mans),
- verrière du transept.
- Les peintures :
- La Cène,
- Sainte Aldegonde,
- chemin de croix.
2) Chapelle du Dieu‑de‑Pitié – Cousolre
Un seul objet protégé :
- la statue du Dieu de Pitié, œuvre du XIXᵉ siècle, inscrite.
3) Chapelle Sainte‑Aldegonde – Cousolre
Un petit ensemble cohérent, avec quelques statues et objets liturgiques, qui complète le patrimoine de la commune.
En résumé :
Cousolre est l’une des communes les plus riches de l’Avesnois en patrimoine religieux. L’église Saint‑Martin concentre un ensemble exceptionnel, mêlant œuvres médiévales, renaissantes, baroques et XIXᵉ siècle. Le Christ aux liens, la châsse de saint Walbert, les fonts baptismaux du XVIᵉ siècle et le maître‑autel sculpté par Jaupart de Beaumont forment les pièces maîtresses d’un décor liturgique d’une rare ampleur.
Les dalles funéraires, nombreuses et variées, racontent l’histoire des familles de Cousolre du XVIIᵉ au XVIIIᵉ siècle. La statuaire, très présente, témoigne de la dévotion locale : Sainte Marguerite, Sainte Anne, Saint Roch, Saint Eloi, et plusieurs Vierges. Les retables, les stalles, les lambris, les chandeliers et les verrières complètent un ensemble d’une richesse exceptionnelle.
La chapelle du Dieu‑de‑Pitié, plus modeste, conserve une statue inscrite qui rappelle une dévotion populaire très ancienne. La chapelle Sainte‑Aldegonde ajoute quelques pièces complémentaires, formant un triptyque patrimonial unique dans la région.
Cousolre se classe parmi les communes les plus importantes du point de vue du mobilier protégé, rivalisant avec les grandes paroisses de l’Avesnois.
🟦 Damousies –Église Saint-Géry
L’église Saint‑Géry de Damousies conserve un ensemble patrimonial ancien, homogène et remarquable, qui s’étend du XIIIᵉ au XIXᵉ siècle.
Les pièces les plus prestigieuses sont les dalles funéraires médiévales, datées du XIVᵉ siècle, témoins rares de l’histoire locale : celles de Jean Louvial (1328) et de Gobier de Damousies (1315). Elles constituent les traces les plus anciennes de la communauté paroissiale.
La statue de Saint Laurent, classée, sculptée en bois au XVIᵉ–XVIIᵉ siècle, est une œuvre majeure de la dévotion locale. Le maître‑autel et son retable, inscrits, datent des XVIIᵉ–XVIIIᵉ siècles et forment le cœur liturgique de l’édifice.
Les peintures monumentales du XIIIᵉ siècle, inscrites, sont un élément exceptionnel : très peu d’églises rurales de l’Avesnois conservent encore des fresques médiévales. Elles donnent à Saint‑Géry une profondeur historique rare.
La statuaire inscrite complète cet ensemble : Saint Roch, Saint Eloi, Saint Joseph, et Saint Géry, figures populaires de la piété rurale, témoignent de la continuité du culte entre le XVIIIᵉ et le XIXᵉ siècle. L’ostensoir du XIXᵉ siècle illustre l’évolution du mobilier liturgique dans la paroisse.
Damousies présente ainsi un patrimoine cohérent, ancien et équilibré, mêlant œuvres médiévales, baroques et XIXᵉ siècle, avec une richesse remarquable pour une petite commune de l’Avesnois.
🟦 Dimechaux – Église Saint‑Maurice
L’église Saint‑Maurice de Dimechaux conserve un ensemble remarquable de quatorze objets protégés, mêlant sculptures polychromes, retables, mobilier liturgique et dalles funéraires. Cet ensemble, presque entièrement daté des XVe au XVIIIᵉ siècles, témoigne de la richesse discrète d’une petite paroisse de l’Avesnois dont l’église abrite un décor religieux complet et cohérent.
La pièce la plus prestigieuse est la dalle funéraire de Jean de Courtrai, chevalier mort en 1317, classée au titre objet. Taillée dans la pierre et finement gravée, elle constitue un témoignage exceptionnel de la mémoire médiévale locale.
Le décor liturgique est structuré autour de plusieurs retables : – le retable de la Sainte‑Vierge et son tableau de l’Annonciation, – le retable de Saint‑Maurice, accompagné de son tableau du saint à cheval, – le maître‑autel, avec tabernacle et tableau du Christ en croix. Ces ensembles en bois peint et doré illustrent l’esthétique religieuse des XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles, caractéristique des églises rurales de l’époque moderne.
La statuaire est particulièrement présente : Saint Fiacre, Saint Jean l’Évangéliste, Saint Nicolas, Saint Maurice à cheval, autant de sculptures en bois polychrome qui témoignent de la vitalité du culte des saints dans la paroisse. Les fonts baptismaux du XVIᵉ siècle, le confessionnal du XVIIIᵉ siècle et la dalle funéraire de Marguerite Adam complètent cet ensemble ancien.
Enfin, plusieurs objets liturgiques enrichissent le mobilier : un calice et une patène en argent doré, un seau à eau bénite avec son goupillon, ainsi que six chandeliers en bronze, illustrant la qualité des ateliers d’orfèvrerie et de dinanderie de l’époque.
Par la cohérence de son mobilier, la présence de sculptures anciennes et la richesse de ses retables, l’église Saint‑Maurice de Dimechaux constitue un exemple remarquable du patrimoine religieux protégé de l’Avesnois, où se mêlent mémoire médiévale, dévotion rurale et décor liturgique d’époque moderne.
🟦 Dimont – Église Saint‑Georges
L’église Saint‑Georges de Dimont conserve un ensemble remarquable de vingt objets protégés, mêlant mobilier liturgique, sculptures, retables, menuiseries anciennes et dalles funéraires. Quatre d’entre eux sont classés, témoignant de l’ancienneté du lieu, tandis que les autres, inscrits, forment un décor homogène des XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles.
Le cœur de l’ensemble est constitué de plusieurs autels et retables : le maître‑autel avec son tabernacle et son retable peint façon faux‑marbre, l’autel de la Sainte‑Vierge, et l’autel de Saint‑Georges, tous datés des XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles. Ces œuvres, en bois peint et marbre gris, illustrent le décor religieux rural de l’époque moderne, sobre mais soigné.
La statuaire est particulièrement abondante : une Vierge à l’Enfant en bois doré, un Christ en croix, une Sainte Catherine, un Saint Nicolas, un Saint Éloi, ainsi que deux représentations de Saint Georges terrassant le dragon, l’une en bois polychrome des XVIIᵉ–XVIIIᵉ siècles, l’autre en plâtre polychrome du XIXᵉ siècle. Cet ensemble témoigne de la richesse iconographique de la paroisse et de l’importance du culte de son saint patron.
Les objets liturgiques complètent ce décor : une croix d’autel en métal argenté, un chasublier en chêne mouluré, des lambris de chœur avec banc et agenouilloir, ainsi que plusieurs pièces d’orfèvrerie et de marbrerie.
Les éléments les plus anciens sont classés : – une chaire à prêcher du XVe siècle, remaniée au XIXᵉ, – deux vantaux gothiques du XVe siècle, – une dalle funéraire du curé Philippe du Waire (1595), – deux bénitiers en marbre du XVIIIᵉ siècle. Ces pièces, rares et précieuses, rappellent la longue histoire religieuse de Dimont.
Par la diversité de son mobilier, la présence de sculptures anciennes, la qualité de ses retables et la conservation de menuiseries médiévales, l’église Saint‑Georges de Dimont constitue l’un des ensembles les plus riches et les plus cohérents du patrimoine religieux protégé de l’Avesnois.
🟦 Dompierre‑sur‑Helpe – Église Saint‑Etton
L’église Saint‑Etton de Dompierre‑sur‑Helpe conserve l’un des ensembles de mobilier religieux les plus remarquables de l’Avesnois, avec vingt‑huit objets protégés, dont une majorité classés au titre objet. Cet ensemble exceptionnel, centré sur le culte de saint Etton, témoigne de la richesse spirituelle et artistique d’une paroisse qui fut longtemps un lieu de pèlerinage.
Le cœur du patrimoine est constitué de plusieurs reliquaires d’une qualité exceptionnelle : le reliquaire morphologique de saint Etton (XVe siècle), chef‑d’œuvre d’orfèvrerie mêlant argent repoussé, cuivre doré et cristal, la châsse de saint Etton (XVIᵉ siècle), le buste‑reliquaire (XVIIᵉ siècle), ainsi qu’un reliquaire du XVIIIᵉ siècle. Ces pièces, toutes classées ou inscrites, forment un ensemble unique dans l’Avesnois, témoignant de l’importance du culte du saint fondateur.
Autour de ces reliques s’organise un décor liturgique complet : – une clôture de communion du XVIIIᵉ siècle, – un maître‑autel avec tabernacle et tableau de l’Ascension, – deux autels latéraux, l’un dédié à saint Etton, l’autre à saint Dominique, chacun doté de retables sculptés et de tableaux du XVIIᵉ–XIXᵉ siècles. Ces ensembles en bois peint, doré ou marbré illustrent l’esthétique religieuse de l’époque moderne.
La statuaire est particulièrement abondante : un Christ en croix du XVIᵉ siècle, une statue de saint Etton en bois doré, deux angelots du XVIIᵉ siècle, ainsi que plusieurs statues du XIXᵉ siècle (Saint Roch, Saint François Xavier, Saint Expédit). Cet ensemble varié témoigne de la vitalité du culte des saints dans la paroisse.
Les dalles et plaques funéraires forment une série remarquable, couvrant les XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles : – Nicolas de Préseau, seigneur d’Ecuélin, – Antoine Bucquoy et Marguerite Errault, – Jeanne de Préseau, – François Mauroy, – Mathieu Erraulx et Anne Loison. Ces monuments funéraires, en pierre ou en marbre gravé, rappellent la présence de familles notables et l’importance du village dans l’histoire locale.
Enfin, plusieurs éléments complètent le décor : fonts baptismaux en pierre grise et cuivre repoussé, bénitiers du XVIIᵉ siècle, lambris de couvrement du XVIIIᵉ siècle, et une chaire à prêcher des XVIIᵉ–XVIIIᵉ siècles.
Par la richesse de ses reliquaires, la qualité de ses retables, la diversité de sa statuaire et la cohérence de ses monuments funéraires, l’église Saint‑Etton de Dompierre‑sur‑Helpe constitue l’un des ensembles religieux les plus importants de l’Avesnois. Elle offre une vision rare d’un patrimoine paroissial structuré autour d’un culte ancien, où se mêlent orfèvrerie, sculpture, marbrerie et mémoire funéraire.
🟦 Dourlers – Église de l’Immaculée‑Conception
L’église de l’Immaculée‑Conception de Dourlers conserve un ensemble de huit objets protégés, mêlant mobilier liturgique, statuaire et une dalle funéraire classée. Cet ensemble, presque entièrement daté du XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles, témoigne de la sobriété et de la cohérence du décor religieux d’une petite paroisse de l’Avesnois.
La pièce la plus prestigieuse est la dalle funéraire d’A.F. Bady, seigneur de Dourlers, mort en 1735, et de son épouse Marguerite Rouillon. Taillée dans la pierre et finement gravée, elle est classée au titre objet et rappelle le rôle des familles notables dans l’histoire locale.
Le mobilier liturgique du XIXᵉ siècle est particulièrement présent : une chaire à prêcher en bois vernis, une croix d’autel, ainsi que six chandeliers en bronze, dont un ensemble argenté. Ces pièces illustrent la qualité des ateliers de bronze d’art de l’époque et la volonté de doter l’église d’un décor homogène.
La statuaire complète cet ensemble : une Vierge à l’Enfant en bois et plâtre polychrome, un Christ au tombeau (gisant) en bois peint, et deux anges polychromes. Ces œuvres, inscrites au titre objet, témoignent de la dévotion populaire et de l’importance des représentations religieuses dans les paroisses rurales du XIXᵉ siècle.
Par la cohérence de son mobilier, la présence d’une dalle funéraire classée et la qualité de ses sculptures polychromes, l’église de l’Immaculée‑Conception de Dourlers constitue un exemple représentatif du patrimoine religieux protégé de l’Avesnois, où se mêlent sobriété, homogénéité et mémoire locale.
🟦 Eccles – Église Saint‑Martin
L’église Saint‑Martin d’Eccles conserve un ensemble de sept objets protégés, mêlant sculptures anciennes, mobilier liturgique et un maître‑autel du XVIIIᵉ siècle. Cet ensemble, cohérent et équilibré, illustre la richesse discrète d’une petite paroisse de l’Avesnois dont le décor religieux s’est constitué entre le XVe et le XIXᵉ siècle.
Les pièces les plus anciennes sont classées au titre objet : deux statues du XVe siècle, représentant la Vierge et saint Jean, taillées dans le bois, témoignent de la statuaire médiévale encore présente dans certaines églises rurales. Elles sont complétées par un Christ en croix du même siècle, en chêne polychrome, qui constitue l’un des éléments les plus expressifs du mobilier.
Le décor liturgique est structuré autour d’un maître‑autel du XVIIIᵉ siècle, avec tabernacle et retable en bois peint façon faux‑marbre. Cette œuvre, inscrite au titre objet, illustre l’esthétique religieuse de l’époque moderne, sobre mais soignée, typique des paroisses du plateau avesnois.
La statuaire du XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles complète l’ensemble : une Vierge à l’Enfant en bois doré, et un saint Lambert polychrome, patron secondaire de la paroisse. Ces œuvres témoignent de la continuité du culte des saints et de l’importance des représentations religieuses dans les communautés rurales.
Le mobilier liturgique comprend également un calice en argent du XVIIIᵉ siècle, ainsi qu’un confessionnal en bois vernis du XIXᵉ siècle, rappelant la permanence des pratiques religieuses au sein de la paroisse.
Par la présence de sculptures médiévales, la qualité de son maître‑autel et la cohérence de son mobilier liturgique, l’église Saint‑Martin d’Eccles constitue un exemple représentatif du patrimoine religieux protégé de l’Avesnois, où se mêlent mémoire ancienne, dévotion rurale et décor d’époque moderne.
🟦 Éclaibes – Église Saint‑Étienne
L’église Saint‑Étienne d’Éclaibes conserve un ensemble particulièrement riche de vingt‑deux objets protégés, mêlant dalles funéraires, retables, statuaire et mobilier liturgique. Cet ensemble, daté pour l’essentiel des XVIᵉ, XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles, témoigne de la vitalité religieuse d’une paroisse marquée par la présence de familles notables et par un décor liturgique homogène.
Les pièces les plus anciennes sont les dalles funéraires du XVIᵉ siècle, dont celle de Catherine Hussier (1578), classée au titre objet. Elles sont complétées par deux pierres gravées du même siècle, ainsi que par plusieurs dalles du XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles, notamment celles du sieur Deridau, d’Alexandre Honoré, bailli d’Éclaibes, et de Jeanne de Préseau. Cet ensemble funéraire, varié et bien conservé, rappelle l’importance des lignages locaux dans l’histoire du village.
Le décor liturgique est structuré autour de trois autels du XVIIIᵉ siècle : – le maître‑autel, en bois peint et doré, – l’autel de la Sainte‑Vierge, avec tabernacle et retable, – l’autel de Saint‑Étienne, accompagné de son tableau et de son cadre sculpté. Ces ensembles en chêne peint façon faux‑bois illustrent l’esthétique religieuse de l’époque moderne, sobre mais soignée.
La statuaire est abondante et variée : une Vierge à l’Enfant dorée, un Saint Étienne, un Christ en croix, un Saint Roch, un Saint Sébastien, ainsi qu’un groupe sculpté de Sainte Anne, la Vierge et l’Enfant Jésus. À ces œuvres s’ajoutent un buste‑reliquaire du XVIIᵉ–XVIIIᵉ siècle et deux statuettes de Saint Éloi et Saint Arnould, témoignant de la diversité des dévotions locales.
Le mobilier liturgique comprend un confessionnal du XVIIIᵉ siècle, deux chandeliers en bronze, ainsi que deux calices du XIXᵉ siècle, en argent. Ces pièces complètent un décor religieux homogène, où se mêlent sculpture, menuiserie et orfèvrerie.
Par la richesse de ses dalles funéraires, la qualité de ses retables, la diversité de sa statuaire et la cohérence de son mobilier liturgique, l’église Saint‑Étienne d’Éclaibes constitue l’un des ensembles les plus complets du patrimoine religieux protégé de l’Avesnois. Elle offre une vision équilibrée d’un décor paroissial où se conjuguent mémoire funéraire, dévotion rurale et art religieux de l’époque moderne.
🟦 Écuélin – Église Saint‑Martin
L’église Saint‑Martin d’Écuélin conserve un ensemble de sept objets protégés, mêlant mobilier liturgique, statuaire et un tableau ancien. Cet ensemble, daté pour l’essentiel des XVIIᵉ, XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles, témoigne de la sobriété et de la cohérence du décor religieux d’une petite paroisse du plateau avesnois.
Le cœur du mobilier est constitué d’un maître‑autel du XVIIᵉ siècle, accompagné de son tabernacle. En bois peint, il illustre l’esthétique religieuse de l’époque moderne, simple mais soignée. Une chaire à prêcher du XIXᵉ siècle, en bois vernis, complète ce décor liturgique.
La statuaire est variée : une Vierge à l’Enfant polychrome du XIXᵉ siècle, ainsi qu’un Christ en croix du XVIIIᵉ siècle, en bois peint. Ces œuvres témoignent de la continuité du culte des saints et de l’importance des représentations religieuses dans les paroisses rurales.
Le mobilier liturgique comprend un calice en argent du XIXᵉ siècle, un ostensoir en bronze argenté du XXᵉ siècle, ainsi que six chandeliers en bronze doré. Ces pièces illustrent la qualité des ateliers d’orfèvrerie et de bronze d’art qui ont fourni les églises de l’Avesnois au XIXᵉ siècle.
Enfin, un tableau du Christ en croix, accompagné de la Vierge, de saint Jean et de Marie‑Madeleine, daté du XVIIIᵉ siècle, enrichit l’iconographie de l’église.
Par la cohérence de son mobilier, la qualité de son maître‑autel et la présence d’une statuaire expressive, l’église Saint‑Martin d’Écuélin constitue un exemple représentatif du patrimoine religieux protégé de l’Avesnois, où se mêlent dévotion rurale, sobriété liturgique et décor d’époque moderne.
🟦 Englefontaine – Église Saint‑Georges
L’église Saint‑Georges d’Englefontaine conserve un ensemble remarquable de dix‑sept objets protégés, mêlant orfèvrerie ancienne, retables, statuaire, mobilier liturgique et une fresque monumentale du XXᵉ siècle. Cet ensemble, daté pour l’essentiel des XVIᵉ, XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles, témoigne de la richesse discrète d’une paroisse où se mêlent mémoire ancienne, dévotion rurale et décor liturgique d’époque moderne.
Les pièces les plus prestigieuses sont les objets d’orfèvrerie classés au titre objet : un reliquaire‑monstrance du XVIIIᵉ siècle, en argent doré et ciselé, et un calice ancien mêlant éléments des XVe et XVIIᵉ siècles. Ces œuvres, d’une grande finesse, rappellent l’importance du culte eucharistique dans la paroisse.
Le décor liturgique est structuré autour de plusieurs retables du XVIIIᵉ siècle : – le retable de Saint‑Georges, – le retable de la Sainte‑Vierge, – le maître‑autel, avec tabernacle, exposition et retable en bois peint et doré. Ces ensembles, en bois sculpté et faux‑marbre, illustrent l’esthétique religieuse de l’époque moderne, sobre mais expressive.
La statuaire est particulièrement variée : deux Christ en croix, l’un du XVe–XVIᵉ siècle, l’autre du XVIIIᵉ siècle, un Saint Nicolas du XVIIIᵉ siècle, ainsi qu’un groupe sculpté de Saint Georges (XVIᵉ–XVIIᵉ siècles), œuvre dynamique mêlant bois polychrome et crin. Ces sculptures témoignent de la vitalité du culte des saints et de l’importance du saint patron dans la paroisse.
Le mobilier liturgique comprend un calice en argent du XIXᵉ siècle, une clôture de chœur du XVIIIᵉ siècle, des stalles et tabourets du XVIIIᵉ–XIXᵉ siècles, ainsi que des fonts baptismaux en marbre. Une chaire à prêcher en chêne vernis complète cet ensemble homogène.
Enfin, l’église abrite une œuvre singulière : une fresque monumentale peinte par Émile Flamant au XXᵉ siècle, représentant Le peuple d’Englefontaine conduit au Christ par saint Georges et sainte Jeanne d’Arc. Cette peinture murale, inscrite au titre objet, constitue un témoignage rare de l’art religieux contemporain dans l’Avesnois.
Par la richesse de son orfèvrerie, la qualité de ses retables, la diversité de sa statuaire et la présence d’une fresque monumentale, l’église Saint‑Georges d’Englefontaine offre l’un des ensembles religieux les plus complets et les plus originaux du patrimoine protégé de l’Avesnois.
🟦 Eppe‑Sauvage – Église Saint‑Ursmer
(50 objets protégés – un des ensembles les plus riches de l’Avesnois)
L’église Saint‑Ursmer d’Eppe‑Sauvage conserve l’un des ensembles de mobilier religieux les plus importants de l’Avesnois, avec cinquante objets protégés couvrant une période allant du XVe au XIXᵉ siècle. Cet ensemble exceptionnel mêle dalles funéraires, retables, tableaux, statuaire, orfèvrerie et mobilier liturgique, témoignant de la vitalité religieuse d’une paroisse marquée par l’histoire des maîtres de forges et par un décor liturgique d’une grande cohérence.
Un corpus funéraire exceptionnel (XVIᵉ–XIXᵉ siècles)
Les dalles funéraires constituent l’un des ensembles les plus remarquables du site. On y trouve :
- les dalles de Jacques Poiraulx (1608), Barthélémi de La Court (1695), Pierre Poschet du Harteaux et Catherine de La Court,
- celles de la famille Poschet, de la famille Dufosset,
- et une série de dalles inscrites : Berthelemy Maillet, Marie Barbe de Clerfay, Hugues Nocquet, Adrien Machelart, Nicolas Ghislain, Pierre Mont, Antoine Polchet, Jean Lanbre, Pierre François Polchet, Marie Josephe Lejuste.
Taillées dans la pierre bleue, le marbre blanc ou gris, elles rappellent le rôle des lignages influents dans l’histoire locale et forment un corpus funéraire d’une ampleur rare dans une église rurale.
Retables et tableaux : un décor liturgique majeur
Le décor est structuré autour de plusieurs retables classés :
- un triptyque représentant l’Adoration des bergers, la Visitation et l’Assomption,
- un second triptyque consacré aux scènes de la vie de saint Ursmer,
- un retable de la Descente de croix du XVIIIᵉ siècle.
À ces œuvres s’ajoutent plusieurs tableaux inscrits :
- La Mise au tombeau (Dehodencq),
- La Mort de sainte Catherine d’Alexandrie (Haussoullier),
- un Calvaire du XVIIᵉ siècle,
- une Assomption du XVIIᵉ siècle.
Cet ensemble iconographique, mêlant peinture sur toile et sur bois, illustre la richesse du décor religieux de la paroisse.
Statuaire : diversité et ancienneté
La statuaire est particulièrement abondante :
- un Christ en croix du XVe–XVIᵉ siècle,
- un groupe sculpté de saint Ursmer (XVIIᵉ siècle),
- deux anges dorés du XVIIᵉ siècle,
- une Immaculée Conception du XIXᵉ siècle,
- une statue de saint évêque du XVIIIᵉ siècle,
- une série de statuettes du XVe siècle (saint Jude, saint Paul, saint Jacques, saint Barthélémy), aujourd’hui volées.
Une chaire à prêcher du XVIIᵉ siècle, accompagnée d’une statue de saint Sébastien, complète cet ensemble sculpté.
Orfèvrerie et mobilier liturgique
L’église conserve une orfèvrerie abondante :
- un reliquaire‑monstrance du XVIIIᵉ siècle,
- un calice ancien mêlant éléments des XVe et XVIIᵉ siècles,
- plusieurs calices et patènes du XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles,
- un ostensoir,
- une croix de procession,
- un reliquaire de saint Ursmer, saint Dodon et des quarante martyrs.
Le mobilier liturgique comprend :
- des fonts baptismaux du XVIᵉ–XVIIᵉ siècle,
- plusieurs bénitiers en pierre et en marbre,
- une clôture de chœur,
- des stalles,
- un tabernacle du XVIIᵉ siècle,
- de nombreux chandeliers du XVIIᵉ au XIXᵉ siècle.
Une église majeure du patrimoine avesnois
Par la richesse de ses retables, la qualité de ses dalles funéraires, la diversité de sa statuaire et l’abondance de son orfèvrerie, l’église Saint‑Ursmer d’Eppe‑Sauvage constitue l’un des ensembles religieux les plus importants et les plus complets du patrimoine protégé de l’Avesnois. Elle offre une vision rare d’un décor paroissial où se conjuguent mémoire funéraire, dévotion rurale et art religieux de l’époque moderne.
🟦 Eth – Église Saint‑Denis
(12 objets protégés – un ensemble homogène des XVIᵉ–XIXᵉ siècles)
L’église Saint‑Denis d’Eth conserve un ensemble de douze objets protégés, mêlant dalle funéraire, retables, statuaire et mobilier liturgique. Cet ensemble, daté pour l’essentiel des XVIᵉ, XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles, témoigne de la richesse discrète d’une petite paroisse de l’Avesnois dont le décor religieux s’est constitué de manière cohérente autour du culte de Saint Denis et de la Vierge.
La pièce la plus ancienne est la dalle funéraire de Marguerite van Does et de Giles de Ruelin, datée de 1573 et taillée dans le marbre noir. Classée au titre objet, elle rappelle la présence de familles notables dans l’histoire du village.
Le décor liturgique est structuré autour de plusieurs autels et retables du XVIIIᵉ siècle : – le maître‑autel, avec tabernacle, retable, statue de Saint Denis et tableau de l’Immaculée Conception, – l’autel de la Sainte‑Vierge, en bois doré, – un autel latéral sud, également en bois sculpté et doré. Ces ensembles illustrent l’esthétique religieuse de l’époque moderne, mêlant bois peint, dorure et polychromie.
La statuaire est variée : une Vierge à l’Enfant dorée du XIXᵉ siècle, un Saint Denis du XVIIIᵉ siècle, un Saint Éloi polychrome, un Saint Roch du XVIIᵉ siècle, ainsi qu’un Christ en bois taillé. Ces œuvres témoignent de la diversité des dévotions locales et de la permanence du culte des saints dans la paroisse.
Le mobilier liturgique comprend des fonts baptismaux du XVIIIᵉ siècle et un chandelier du XVIIᵉ siècle, complétant un décor sobre mais cohérent.
Enfin, un tableau du XVIIᵉ siècle représentant Saint Aubin libérant Ethérie, inscrit au titre objet, enrichit l’iconographie de l’église par un sujet hagiographique rare.
Par la cohérence de ses retables, la diversité de sa statuaire et la présence d’une dalle funéraire ancienne, l’église Saint‑Denis d’Eth constitue un ensemble représentatif du patrimoine religieux protégé de l’Avesnois, où se mêlent mémoire locale, dévotion rurale et décor liturgique d’époque moderne.
🟦 Étroeungt – Église Saint‑Martin
L’église Saint‑Martin d’Étroeungt conserve dix objets protégés, formant un décor homogène des XVIIᵉ à XIXᵉ siècles. La pièce majeure est un ciboire du XVIIIᵉ siècle, en argent ciselé, classé au titre objet.
Le mobilier liturgique s’organise autour de trois autels : – l’autel de la Sainte‑Vierge, avec retable et tableau du rosaire, – l’autel du bas‑côté sud, – l’autel de Saint‑Martin, accompagné d’un tableau narratif et d’un groupe sculpté du saint à cheval. Ces ensembles mêlent bois sculpté, marbre et peinture, typiques du décor religieux rural de l’époque moderne.
La statuaire comprend un Saint Roch polychrome du XIXᵉ siècle et un Christ en bois du XVIIᵉ siècle. Une dalle funéraire du XVIIIᵉ siècle rappelle la mémoire locale.
Le mobilier du XIXᵉ siècle est représenté par huit stalles, deux confessionnaux, et des lambris de chœur. Une cuve de chaire du XVIIᵉ siècle complète l’ensemble.
Par la cohérence de ses autels, la qualité de son orfèvrerie et la présence d’un mobilier liturgique complet, l’église Saint‑Martin d’Étroeungt offre un bel exemple du patrimoine religieux protégé de l’Avesnois.
Mobilier protégé des églises des communes de F à H
🟦 Feignies – Église Saint‑Martin
L’église Saint‑Martin de Feignies conserve quinze objets protégés, essentiellement des sculptures en bois, formant un ensemble homogène du XVIᵉ au XIXᵉ siècle.
Les pièces les plus anciennes sont deux statues du XVIᵉ siècle : un Christ et un Saint Jean‑Baptiste, taillés dans le bois, témoignant de la statuaire médiévale encore présente dans certaines églises rurales.
Le XVIIIᵉ siècle est représenté par une Vierge à l’Enfant polychrome et dorée, un Christ en croix, ainsi qu’un Saint Hubert en évêque, œuvres typiques de la dévotion populaire de l’époque moderne.
Le XIXᵉ siècle apporte un ensemble sculpté abondant : – un Saint Joseph, – une Vierge à l’Enfant, – un lutrin orné de Moïse et de deux anges, – une cuve de chaire, – quatre chandeliers et deux vases du maître‑autel en bronze doré. Ces pièces illustrent le soin apporté au mobilier liturgique dans les paroisses rurales.
L’orfèvrerie est représentée par deux calices du XIXᵉ siècle, dont l’un signé Dejean. Les fonts baptismaux, mêlant pierre et marbre, datent du XVIIᵉ siècle et ont été complétés au début du XXᵉ.
Par la cohérence de sa statuaire, la présence d’un mobilier liturgique complet et la qualité de son orfèvrerie, l’église Saint‑Martin de Feignies offre un bel exemple du patrimoine religieux protégé de l’Avesnois.
🟦 Felleries – Église Saint‑Lambert
L’église Saint‑Lambert de Felleries conserve quatre objets protégés, tous liés au mobilier liturgique. Trois pièces d’orfèvrerie du XVIIIᵉ siècle – un ostensoir, un ciboire et un calice en argent – sont classées au titre objet, témoignant de la qualité des ateliers qui ont fourni les paroisses de l’Avesnois à l’époque moderne.
Deux verrières du XIXᵉ siècle, représentant le Sacrifice d’Abraham et l’Adoration des Mages, complètent cet ensemble sobre mais cohérent.
Par la finesse de son orfèvrerie et la présence de vitraux narratifs du XIXᵉ siècle, l’église Saint‑Lambert de Felleries offre un petit corpus homogène du patrimoine religieux protégé de l’Avesnois.
Ferrière‑la‑Grande – Église Saint‑Amand
L’église Saint‑Amand de Ferrière‑la‑Grande conserve deux objets protégés. La pièce la plus ancienne est la dalle funéraire d’Antoine Brassart, mort en 1537, taillée dans la pierre et classée au titre objet, rare témoignage de la sculpture funéraire du XVIᵉ siècle dans une paroisse rurale.
Elle est complétée par une statue de calvaire de saint Jean l’Évangéliste, en bois polychrome du XVIIIᵉ siècle, autrefois placée au pied d’un calvaire extérieur avant son installation dans l’église. Inscrite au titre objet, elle illustre la dévotion locale et la statuaire religieuse de l’époque moderne.
🟦 Ferrière‑la‑Petite – Église Saint‑Médard
L’église Saint‑Médard de Ferrière‑la‑Petite conserve trois objets protégés, formant un petit ensemble homogène des XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles.
Un ciboire en argent du XIXᵉ siècle illustre le soin apporté au mobilier liturgique.
Le décor est complété par un autel latéral sud en marbre du XVIIIᵉ siècle et par un chasublier avec armoire de sacristie, également du XVIIIᵉ siècle, témoignant de l’aménagement ancien de la sacristie.
🟦 Flaumont‑Waudrechies – Église Saint‑Victor
L’église Saint‑Victor de Flaumont‑Waudrechies conserve onze objets protégés, formant un ensemble homogène des XVIᵉ à XIXᵉ siècles.
Les pièces les plus anciennes sont un Christ en croix du XVIᵉ siècle et des fonts baptismaux de la même période. Le XVIIIᵉ siècle est représenté par une clôture de chœur, deux retables latéraux (nord et sud), ainsi que les éléments de la chaire avec leurs panneaux sculptés.
Le mobilier liturgique du XIXᵉ siècle comprend un calice et sa patène, un ostensoir en bronze doré et un ciboire en argent, illustrant la continuité du culte dans la paroisse.
Par la cohérence de ses retables, la présence d’un Christ ancien et d’un mobilier liturgique complet, l’église Saint‑Victor offre un ensemble représentatif du patrimoine religieux protégé de l’Avesnois.
🟦 Flaumont‑Waudrechies – Chapelle de Waudrechies
La chapelle de Waudrechies conserve un maître‑autel du XVIIIᵉ siècle, avec tabernacle, retable et tableau de la Crucifixion (œuvre aujourd’hui volée). Classé au titre objet, cet ensemble constitue le cœur du décor de la chapelle et témoigne de l’art religieux rural de l’époque moderne.
🟦 Floursies – Église Saint‑Rémy
L’église Saint‑Rémy de Floursies conserve douze objets protégés, formant un ensemble cohérent des XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles, avec quelques éléments plus anciens.
Le décor liturgique est structuré autour du maître‑autel, avec son retable et un tableau des Miracles de saint Rémy. Deux autels latéraux du XVIIIᵉ siècle complètent l’aménagement du chœur.
La statuaire comprend une Vierge à l’Enfant dorée, un Saint Rémy, et un Saint Éloi, tous du XVIIIᵉ siècle. Les fonts baptismaux, mêlant marbre et bois, datent du XVIIIᵉ siècle et ont été complétés au début du XIXᵉ.
Le mobilier du XIXᵉ siècle inclut une chaire à prêcher, une clôture d’autel, un tabernacle, ainsi que dix chandeliers en bronze. L’orfèvrerie est représentée par un calice du XIXᵉ siècle.
Par la cohérence de ses autels, la richesse de sa statuaire et la présence d’un mobilier liturgique complet, l’église Saint‑Rémy de Floursies offre un ensemble représentatif du patrimoine religieux protégé de l’Avesnois.
🟦 Floyon – Église Saint‑Martin
L’église Saint‑Martin de Floyon conserve six objets protégés, tous datés du XIXᵉ siècle, formant un ensemble liturgique homogène.
Le chœur est structuré par le maître‑autel, son tabernacle et son exposition, mêlant marbre taillé et bois doré. Deux autres autels complètent l’aménagement : l’autel de la Sainte‑Vierge et l’autel de Saint‑Martin, chacun accompagné de son retable.
Le mobilier comprend une clôture d’autel, deux confessionnaux en bois taillé, ainsi qu’un tableau de la Nativité peint par Constant Ernest Tordeux.
Cet ensemble, entièrement issu du XIXᵉ siècle, reflète l’esthétique religieuse de cette période et le soin apporté à l’aménagement liturgique dans les petites paroisses de l’Avesnois.
🟦 Fourmies – Église de l’Assomption‑de‑Notre‑Dame
L’église de l’Assomption‑de‑Notre‑Dame de Fourmies conserve deux statues du XIXᵉ siècle, représentant Saint Pierre et Saint Paul. Taillées dans le bois et polychromes, elles illustrent la statuaire religieuse produite pour les paroisses industrielles de l’époque, où l’on privilégiait des figures apostoliques fortes et facilement identifiables.
Ces deux œuvres, inscrites au titre objet, forment un petit ensemble cohérent autour des apôtres fondateurs.
🟦 Frasnoy – Église Saint‑Clément
L’église Saint‑Clément de Frasnoy réunit trente‑et‑un objets protégés, constituant l’un des ensembles mobiliers les plus fournis de l’Avesnois. Le décor liturgique repose sur le maître‑autel du XIXᵉ siècle, son tabernacle et deux autels latéraux dédiés à la Sainte‑Vierge et à Saint‑Clément, chacun accompagné de son retable et de chandeliers.
La statuaire comprend un Christ en croix du XVIIIᵉ siècle, un Saint Éloi, une Sainte Vierge, ainsi qu’un buste‑reliquaire de Saint Clément. Un bas‑relief de Notre‑Dame de Lorette enrichit encore l’ensemble.
La mémoire locale est très présente à travers plusieurs pierres commémoratives et dalles funéraires du XVIIIᵉ siècle, liées aux familles Desfontaines, Manesse et Piette.
Le mobilier comprend une chaire à prêcher, un confessionnal, un fauteuil du XVIIIᵉ siècle, un dais de procession, un lustre ancien, et des fonts baptismaux en marbre noir.
L’orfèvrerie est abondante : ciboire, calices et patènes, ostensoir, navette à encens, complétés par de nombreux chandeliers. Enfin, l’église est éclairée par un ensemble complet de verrières réalisées entre la fin du XIXᵉ et le début du XXᵉ siècle.
Par la diversité de ses œuvres, la richesse de son mobilier et la présence de nombreuses pièces commémoratives, Saint‑Clément offre un panorama rare du mobilier religieux d’une paroisse rurale.
🟦 Glageon – Église Saint‑Martin
L’église Saint‑Martin de Glageon conserve treize objets protégés, couvrant les XVIIᵉ, XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles.
Les pièces les plus anciennes sont un reliquaire de Saint‑Martin du XVIIᵉ siècle et des fonts baptismaux en marbre rouge de la même période. Le XVIIIᵉ siècle est représenté par un ciboire en argent, une chaire à prêcher avec rampe en fer forgé, et la rampe de la tribune, témoignant d’un mobilier soigné.
Le décor liturgique du XIXᵉ siècle comprend le retable du maître‑autel avec son tableau de l’Assomption, deux autels latéraux en bois et marbre, ainsi que six stalles et deux confessionnaux. La statuaire associe un Saint Nicolas et une Sainte Catherine, tous deux en bois doré.
Cet ensemble, mêlant orfèvrerie, statuaire et mobilier liturgique, reflète l’évolution du décor religieux d’une paroisse où les apports successifs des XVIIᵉ au XIXᵉ siècles composent un patrimoine varié et solidement ancré dans l’histoire locale.
Gognies‑Chaussée – Église Saint‑Quentin
L’église de Gognies‑Chaussée conserve dix objets protégés, couvrant les XVIᵉ à XIXᵉ siècles.
Les pièces les plus anciennes sont la plaque funéraire de Rémy Broudehom (1578) et de son épouse, ainsi qu’un tableau de l’Adoration des bergers du XVIIᵉ siècle, classés au titre objet. Le XVIIIᵉ siècle est représenté par une chaire à prêcher (aujourd’hui volée), et par l’ancien maître‑autel avec son tabernacle, accompagné de six chandeliers peints faux or.
Le décor du XIXᵉ siècle comprend deux autels latéraux : l’autel de la Sainte‑Vierge et l’autel de Saint‑Quentin, ce dernier orné d’un tableau du Martyre de saint Quentin. Les fonts baptismaux en marbre noir, trois lustres, et deux confessionnaux complètent l’aménagement liturgique.
Cet ensemble, mêlant œuvres anciennes et mobilier du XIXᵉ siècle, offre un aperçu précis de l’évolution du décor religieux dans une paroisse située à la frontière franco‑belge.
🟦 Gommegnies – Église Notre‑Dame‑de‑l’Assomption
L’église de Gommegnies conserve une seule œuvre protégée : la dalle funéraire de Michel‑Joseph Franceau d’Hion, comte de Gommegnies, mort en 1725, et de son épouse Maximilienne‑Isabelle d’Ive, morte en 1711.
Taillée dans la pierre et classée au titre objet, elle constitue un témoignage rare de la mémoire seigneuriale locale au début du XVIIIᵉ siècle.
Grand‑Fayt – Église Saint‑Pierre
L’église Saint‑Pierre de Grand‑Fayt réunit vingt‑trois objets protégés, couvrant un arc chronologique large, du XVIᵉ au XIXᵉ siècle, ce qui en fait l’un des ensembles les plus complets du secteur.
Les œuvres les plus anciennes sont la dalle funéraire de Thomas Manesse (1607) et deux grands tableaux du XVIᵉ–XVIIᵉ siècle : Saint Pierre délivré par un ange et le Martyre de saint Pierre. Le décor du XVIIIᵉ siècle comprend un lambris de revêtement, plusieurs statues d’anges, un Christ ressuscité, et un maître‑autel avec retable.
La statuaire est particulièrement abondante : Sainte Anne avec la Vierge et l’Enfant, Saint Paul, Saint Arnould, Sainte Catherine d’Alexandrie, Saint Pierre (plusieurs exemplaires), Saint Éloi, et une Vierge à l’Enfant. Les deux anges du XVIIIᵉ siècle complètent cet ensemble sculpté.
Le mobilier liturgique du XIXᵉ siècle comprend le tabernacle du maître‑autel, des éléments de stalles, un autel de la Sainte‑Vierge, un autel de Saint‑Pierre, ainsi que des fonts baptismaux mêlant éléments anciens et ajouts du XIXᵉ siècle. L’orfèvrerie est représentée par un ciboire émaillé du XIXᵉ siècle.
Deux tableaux du XIXᵉ siècle – dont une Descente de Croix – témoignent de la continuité de la production picturale dans la paroisse.
Par la diversité de ses œuvres, l’importance de sa statuaire et la présence de plusieurs tableaux anciens, l’église Saint‑Pierre offre un panorama particulièrement riche du mobilier religieux de l’Avesnois, où se mêlent mémoire locale, dévotion et production artistique sur trois siècles.
🟦 Gussignies – Église Saint‑Médard
L’église Saint‑Médard de Gussignies conserve dix objets protégés, couvrant les XVIᵉ à XIXᵉ siècles.
Les pièces les plus anciennes sont les fonts baptismaux des XVIᵉ–XVIIᵉ siècles et deux ostensoirs du XVIIᵉ siècle, richement ciselés et dorés. Le XVIIIᵉ siècle est représenté par un calice, un confessionnal, et un buste de Saint Médard en bois polychrome.
Le décor liturgique du XIXᵉ siècle comprend le maître‑autel avec son tabernacle, son exposition, son retable et un tableau de Saint Médard. Une croix d’autel accompagnée de dix chandeliers complète l’ensemble, tandis qu’un ciboire du début du XIXᵉ siècle illustre la continuité de l’orfèvrerie paroissiale.
Par la présence d’orfèvrerie ancienne, d’un mobilier liturgique complet et d’une statuaire soignée, l’église Saint‑Médard offre un ensemble cohérent où se mêlent héritages anciens et apports du XIXᵉ siècle.
🟦 Haut‑Lieu – Église Saint‑André
L’église Saint‑André de Haut‑Lieu conserve un seul objet protégé : un groupe sculpté de Saint Roch, en bois polychrome et doré, posé sur un socle orné de quatre têtes d’angelots. Daté du XVIIᵉ ou du XVIIIᵉ siècle, il représente le saint en pèlerin, accompagné du chien apportant le pain et de l’ange touchant la plaie de sa cuisse, selon l’iconographie traditionnelle. Inscrit au titre objet en 1984, ce groupe constitue un témoignage précieux de la dévotion à Saint Roch dans les paroisses rurales de l’Avesnois.
🟦 Hautmont –
Les églises de Hautmont conservent dix‑huit objets protégés, répartis entre Notre‑Dame‑de‑l’Assomption, Saint‑Marcel et la chapelle Saint‑Éloi. Cet ensemble couvre une période allant du XIIᵉ au XIXᵉ siècle, témoignant d’une continuité remarquable du mobilier religieux.
À Notre‑Dame‑de‑l’Assomption, le mobilier liturgique est particulièrement riche : plusieurs ensembles d’orfèvrerie du XIXᵉ siècle (Armand‑Calliat, Garnier), une dalle funéraire du XVIIIᵉ siècle, des fonts baptismaux du XIIᵉ siècle, ainsi qu’un groupe de statues (Saint Marcel, Saint Éloi, un Apôtre). Un bas‑relief du XVIIIᵉ siècle et un mobilier inscrit complètent l’ensemble.
L’église Saint‑Marcel conserve des ornements liturgiques remarquables : une chape, une chasuble, deux dalmatiques des XVIᵉ–XVIIIᵉ siècles, ainsi que des fonts baptismaux du XIIᵉ siècle, parmi les plus anciens du secteur.
La chapelle Saint‑Éloi abrite une statue de Saint Éloi du XVIIIᵉ siècle, rappelant l’importance du saint dans l’histoire industrielle de la ville.
Par la diversité de ses œuvres, l’ancienneté de certains éléments et la qualité de son orfèvrerie, Hautmont présente un ensemble religieux d’une grande cohérence, où se mêlent mémoire paroissiale, dévotion et savoir‑faire artisanal sur plusieurs siècles.
🟦 Hecq – Église Saint‑Saulve
L’église Saint‑Saulve de Hecq conserve six objets protégés, datés des XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles.
Le plus ancien est la dalle funéraire de Jean Godefroy du Buisson, seigneur de Bachant, mort en 1697, gravée dans la pierre bleue. Le mobilier du XVIIIᵉ siècle est particulièrement homogène : un maître‑autel avec retable, deux autels latéraux (nord et sud), une chaire à prêcher, et une clôture de chapelle servant de banc de communion, tous en bois taillé et peint.
Cet ensemble, entièrement issu de la période classique, illustre la cohérence du décor liturgique d’une petite paroisse de l’Avesnois, où les aménagements du XVIIIᵉ siècle ont été conservés dans leur intégralité.
🟦 Hestrud – Église Saint‑Romain
L’église Saint‑Romain de Hestrud conserve quatorze objets protégés, couvrant une période allant du XVe au XIXe siècle, ce qui en fait l’un des ensembles les plus variés du secteur.
Les œuvres les plus anciennes sont les trois statues de calvaire (Christ en croix, Vierge, saint Jean), datées des XVe–XVIe siècles, ainsi qu’une verrière de l’Annonciation du XVIe siècle, classée dès 1908. Les fonts baptismaux des XVIe–XVIIe siècles complètent ce noyau ancien.
Le mobilier du XVIIe au XIXe siècle est abondant :
- un autel de la Sainte‑Vierge et un autel de Saint‑Romain, chacun avec son retable ;
- un maître‑autel avec tableau de la Trinité ;
- une chaire à prêcher ;
- un confessionnal.
La statuaire est particulièrement riche : Sainte Marguerite, Saint Éloi, saint Jean l’Évangéliste, Sainte Catherine, une Vierge à l’Enfant, et Saint Romain avec son socle, toutes en bois polychrome ou doré.
Cet ensemble, mêlant vitrail ancien, statuaire variée et mobilier liturgique complet, offre un panorama très représentatif de l’évolution du décor religieux dans une petite paroisse de l’Avesnois.
🟦 Hon‑Hergies – Églises Saint‑Martin (Hon) et Église d’Hergies
Les deux églises de Hon‑Hergies conservent un ensemble particulièrement riche de vingt‑six objets protégés, couvrant les XVIᵉ au XIXᵉ siècles, et offrant un panorama complet du mobilier religieux classique de l’Avesnois.
🕍 Église Saint‑Martin de Hon
Elle rassemble la majorité des œuvres anciennes. La statuaire est abondante : Sainte Anne portant la Vierge (XVIᵉ siècle), Saint Roch, Saint Sébastien, saint Jean l’Évangéliste, Saint Éloi, Saint Martin à cheval, une Vierge à l’Enfant, ainsi qu’un Christ en croix du XVIIᵉ siècle et un Christ de sabotier du XIXᵉ siècle. Les huit bustes de saints du XVIIIᵉ siècle forment un ensemble remarquable.
Le mobilier comprend un retable de la Sainte‑Vierge avec tableau de l’Annonciation, un tableau de l’Assomption, un autel complet dédié à Saint Martin évêque, et quatre blochets sculptés du XVIᵉ siècle représentant des apôtres.
L’orfèvrerie est représentée par plusieurs pièces : calices, patènes, ciboire (dont certains volés), et un reliquaire de Saint Éloi du XIXᵉ siècle. Une dalle funéraire du XVIIIᵉ siècle complète cet ensemble.
🕍 Église d’Hergies
Le décor liturgique repose sur trois ensembles du XVIIᵉ siècle : un maître‑autel avec tabernacle et retable, un autel de Saint‑Joseph, et un autel de la Sainte‑Vierge, tous en bois peint et marbre noir. On y trouve également un Christ en croix (XVIᵉ–XVIIᵉ siècle) et un ciboire du XIXᵉ siècle.
🟦 Houdain‑lez‑Bavay – Église Saint‑Martin
L’église Saint‑Martin de Houdain‑lez‑Bavay conserve dix objets protégés, couvrant les XVIIᵉ au XIXᵉ siècles, avec une forte cohérence autour de la figure de saint Martin, patron de la paroisse.
Les œuvres les plus anciennes sont le retable du chœur et son tableau du Sacre de saint Martin (XVIIᵉ–XIXᵉ siècles), ainsi que deux autels latéraux du XVIIIᵉ siècle :
- l’autel de la Sainte‑Vierge avec tableau de l’Assomption,
- l’autel de Saint‑Nicolas avec tableau du Miracle de saint Martin.
La statuaire est abondante : deux statues de saint Martin (XVIIIᵉ–XIXᵉ siècles), une Vierge à l’Enfant, deux angelots, et une statue de saint Martin ? du début du XIXᵉ siècle.
Le mobilier du XIXᵉ siècle comprend un maître‑autel en marbre, une chaire à prêcher, ainsi que les lambris et stalles du chœur, témoignant d’un décor liturgique complet et homogène.
Cet ensemble, dominé par la thématique martinienne et par des retables peints, offre un panorama représentatif du mobilier religieux d’une paroisse rurale de l’Avesnois, où les apports du XVIIIᵉ et du XIXᵉ siècles se répondent avec cohérence.
Mobilier protégé des églises des communes de J à L
🟦 Jenlain – Église Saint‑Martin
L’église Saint‑Martin de Jenlain conserve cinq objets protégés, couvrant les XVe au XIXᵉ siècles.
La pièce la plus ancienne est une statue de Saint Antoine du XVe siècle, en bois taillé, remarquable par sa sobriété médiévale. Les fonts baptismaux du XVIIᵉ siècle, en pierre taillée et peinte, témoignent de l’aménagement liturgique classique de la période moderne.
La statuaire du XIXᵉ siècle comprend une statue de Saint Martin en bois polychrome et une Vierge à l’Enfant. L’orfèvrerie est représentée par un ciboire du XIXᵉ–XXᵉ siècle, en argent doré.
Cet ensemble, modeste mais cohérent, illustre la continuité de la dévotion locale et la présence d’un mobilier religieux mêlant héritage médiéval et apports du XIXᵉ siècle.
🟦 Jeumont – Église Saint‑Martin
L’église Saint‑Martin de Jeumont conserve un ensemble exceptionnel de vingt‑six objets protégés, couvrant une période allant du XVe au XIXᵉ siècle, ce qui en fait l’un des corpus les plus riches de l’Avesnois.
Les œuvres les plus anciennes sont les fonts baptismaux en marbre noir du début du XVIᵉ siècle, une clôture de chapelle en grès du XVIᵉ siècle, ainsi qu’une cloche fondue par Claude Perdrix au XVIᵉ siècle. La série des dalles funéraires (XVe–XVIIIᵉ siècles) est remarquable : plusieurs curés, un prêtre, un seigneur et son épouse, et Jean de Kessel, bailli de Jeumont, témoignent de l’histoire locale.
Le XIXᵉ siècle apporte un ensemble très cohérent de statuaire : une Vierge à l’Enfant, Aaron, Melchisédech, une Vierge de Pitié, deux anges porteurs de phylactères, quatre anges portant les instruments de la Passion, ainsi que les statues intégrées aux autels de la Sainte‑Vierge et de Saint‑Martin.
L’orfèvrerie est abondante : ostensoir, ciboires, calices et patènes (dont plusieurs œuvres émaillées), illustrant la vitalité du mobilier liturgique au XIXᵉ siècle.
Les autels et retables du XIXᵉ siècle complètent cet ensemble :
- autel de la Sainte‑Vierge avec tabernacle, retable et statue,
- autel de Saint‑Martin avec tabernacle, retable et statue.
Par la diversité de ses dalles funéraires, la richesse de sa statuaire et l’importance de son orfèvrerie, l’église Saint‑Martin de Jeumont offre un panorama exceptionnel du mobilier religieux sur cinq siècles, où se mêlent mémoire paroissiale, dévotion et savoir‑faire artisanal.
🟦 Jolimetz – Église Saint‑Pierre
L’église Saint‑Pierre de Jolimetz conserve six objets protégés, couvrant les XVIIᵉ au XIXᵉ siècles.
Les fonts baptismaux du XVIIᵉ siècle constituent l’élément le plus ancien, en pierre taillée. Le XIXᵉ siècle fournit l’essentiel du mobilier : deux confessionnaux, des stalles du chœur, et une cuve de chaire transformée en ambon. Une clôture d’autel mêlant éléments du XVIIIᵉ et du XIXᵉ siècle témoigne de l’évolution du décor liturgique. L’autel latéral sud, avec son tabernacle, complète cet ensemble cohérent.
Par sa sobriété et la continuité de son mobilier, l’église Saint‑Pierre présente un décor typique des petites paroisses de l’Avesnois, où les aménagements du XIXᵉ siècle ont structuré l’espace liturgique.
La Flamengrie – Église Saint‑Gilles
Le chiffre brut de 24 notices est erroné : en retirant les deux groupes sculptés situés dans l’Aisne et la statue de la République hors église, il reste 21 notices pour l’église Saint‑Gilles de La Flamengrie.
L’église conserve un maître‑autel du XVIIIᵉ siècle, des autels de la Sainte‑Vierge et de Saint‑Gilles avec leurs retables, ainsi que des fonts baptismaux des XVIᵉ–XVIIᵉ siècles. Le mobilier du XIXᵉ siècle est très complet : chaire à prêcher, confessionnal, coffre d’archives, statuaires nombreuses (Saint Gilles, Sainte Philomène, Saint Éloi, Sainte Catherine, Saint Joseph, Saint Roch, Vierge à l’Enfant), et une série de dix tableaux illustrant la vie de la Vierge et du Christ.
L’orfèvrerie et les objets liturgiques sont représentés par un calice, un ostensoir, des chandeliers (deux en cuivre, six en bronze) et un monument funéraire en marbre à la mémoire d’Henri Philippe. L’ensemble offre l’image d’un décor religieux très riche, structuré au XIXᵉ siècle autour des autels, de la statuaire et des objets de culte.
La Longueville – Église Sainte‑Aldegonde
Tu as raison, le chiffre brut 18 notices est faux : en ne gardant que Hauts‑de‑France ; Nord (59) ; La Longueville ; église Sainte‑Aldegonde, on arrive à 11 notices.
L’église Sainte‑Aldegonde conserve un ensemble cohérent de mobilier des XVIIᵉ–XIXᵉ siècles : une chaire à prêcher du XVIIᵉ siècle, une console servant d’autel, un tabernacle et quatre chandeliers du XVIIIᵉ siècle, ainsi qu’une dalle funéraire du XVIIIᵉ siècle. La statuaire est riche : un Christ en croix, un Christ au tombeau (gisant), Saint Éloi, une Sainte Aldegonde et un saint martyr, tous en bois polychrome. L’orfèvrerie est représentée par un ciboire du XIXᵉ siècle.
L’ensemble offre l’image d’un décor liturgique complet, où se mêlent mémoire funéraire, statuaire de dévotion et mobilier d’autel classique.
🟦 Landrecies – Église Saint‑Pierre ‑Saint‑Paul
L’église Saint‑Pierre‑Saint‑Paul de Landrecies conserve neuf objets protégés, couvrant les XVIIᵉ au XIXᵉ siècles, formant un ensemble liturgique cohérent.
Le mobilier ancien comprend un maître‑autel avec retable du XIXᵉ siècle, accompagné de deux ensembles latéraux : le retable de Saint‑Pierre avec sa statue, et le retable de la Sainte‑Vierge avec Sainte Catherine d’Alexandrie. La statuaire du XVIIᵉ siècle est représentée par Sainte Aldegonde et Saint Paul, deux œuvres en marbre blanc.
La peinture occupe une place importante :
- Saint Sébastien soigné par sainte Irène (Ernest Amas),
- Saint Pierre et saint Paul (Pasqualini),
- Incrédulité de saint Thomas (17ᵉ siècle).
Un calice du XIXᵉ siècle complète cet ensemble, témoignant de la continuité du culte et de l’enrichissement progressif du mobilier.
Cet ensemble, resserré mais de grande qualité, illustre la place centrale de l’église Saint‑Pierre‑Saint‑Paul dans le patrimoine religieux de Landrecies.
🟦 Larouillies – Église de la Nativité‑de‑la‑Sainte‑Vierge
L’église de Larouillies conserve quinze objets protégés, couvrant les XVIIᵉ au XIXᵉ siècles, formant un ensemble liturgique complet et cohérent.
Les pièces les plus anciennes sont la croix de procession du XVIIᵉ siècle et le maître‑autel avec retable, daté entre le XVIIIᵉ et le début du XIXᵉ siècle. Le décor du chœur comprend les lambris et deux stalles du XVIIIᵉ siècle.
Le XIXᵉ siècle apporte un mobilier abondant : chaire à prêcher, confessionnal, lutrin, croix d’autel, deux vases en porcelaine, ainsi que plusieurs ensembles d’autels :
- autel de la Sainte‑Vierge avec sa statue de Vierge à l’Enfant,
- autel du Sacré‑Cœur avec retable.
L’église conserve également une série de huit chandeliers (XVIIIᵉ–XIXᵉ siècles) et deux chandeliers supplémentaires du XIXᵉ siècle. Une plaque funéraire du XVIIIᵉ siècle complète cet ensemble.
Cet inventaire, dominé par les aménagements du XVIIIᵉ et du XIXᵉ siècles, illustre un décor paroissial typique de l’Avesnois, où les autels latéraux, le mobilier du chœur et les objets liturgiques structurent l’espace sacré.
🟦 Le Favril – Église Saint‑Nicolas
L’église Saint‑Nicolas de Le Favril conserve vingt‑deux objets protégés, couvrant les XVIᵉ au XIXᵉ siècles, avec un ensemble particulièrement riche en statuaire, mobilier liturgique et orfèvrerie.
Les pièces les plus anciennes sont une statue de Saint Pierre du XVIᵉ siècle et plusieurs calices du XVIIᵉ siècle, accompagnés d’une burette en étain. Le XVIIIᵉ siècle fournit un important mobilier : maître‑autel, retable, chaire à prêcher, lambris du chœur, statue de Sainte Catherine, ainsi que le tableau de l’Adoration des Mages.
Le XIXᵉ siècle apporte une statuaire abondante : Saint Roch, Saint Nicolas, Ange, Ecce Homo, Sainte Restitude, et un Christ en croix. Les autels secondaires sont complets : autel de la Sainte‑Vierge avec deux statues de Vierge à l’Enfant, et autel de Saint‑Nicolas avec retable. L’église conserve également plusieurs ensembles de chandeliers (bois ou bronze), une croix d’autel, et un confessionnal.
Cet ensemble, dense et varié, illustre un décor paroissial typique de l’Avesnois, où se mêlent statuaire de dévotion, mobilier d’autel et orfèvrerie ancienne, témoignant de la vitalité du culte à Saint‑Nicolas.
Le Quesnoy – Église de l’Assomption‑de‑Notre‑Dame
L’église de l’Assomption‑de‑Notre‑Dame réunit dix‑huit objets protégés, couvrant les XVIIᵉ au XIXᵉ siècles. Le mobilier du XIXᵉ siècle y est particulièrement abondant, avec l’autel latéral sud — ancien maître‑autel — accompagné de son tabernacle et de sa niche, ainsi que plusieurs ensembles de chandeliers, dont six pour l’autel latéral et deux supplémentaires en bronze argenté. Les deux crédences, les trois fauteuils et les sept tabourets témoignent de l’aménagement liturgique soigné de cette période, auxquels s’ajoutent un vase en porcelaine dorée et une croix de procession.
L’orfèvrerie est représentée par un calice, un ciboire et un ensemble de burettes avec leur plateau, tous du XIXᵉ siècle. La statuaire plus ancienne comprend Saint Ghislain, sculpté au XVIIIᵉ siècle, ainsi qu’un buste‑reliquaire de Saint Agapit, également du XVIIIᵉ siècle. Une Vierge à l’Enfant, datée entre le XVIIIᵉ et le XIXᵉ siècle, complète cet ensemble.
La peinture ancienne occupe une place notable avec deux tableaux, l’Annonciation et la Nativité, œuvres des XVIIᵉ–XVIIIᵉ siècles, qui enrichissent le décor de l’église.
Cet ensemble, dense et cohérent, illustre un décor paroissial typique de l’Avesnois, structuré autour des autels, de la statuaire et d’un mobilier liturgique abondant, témoignant de la vitalité du culte au XIXᵉ siècle.
🟦 Lez‑Fontaine – Église Saint‑Martin
L’église Saint‑Martin de Lez‑Fontaine conserve douze objets protégés, couvrant les XVIᵉ au XIXᵉ siècles. Les œuvres les plus anciennes sont les peintures monumentales du deuxième quart du XVIᵉ siècle, réalisées sur panneaux de chêne, ainsi que deux cloches, l’une du XVIᵉ siècle et l’autre du début du XVIIᵉ siècle, témoignant de la longue histoire paroissiale du village. La mémoire funéraire est représentée par la dalle de Jean Detongre et de ses épouses, datée du XVIIᵉ siècle, en pierre bleue finement taillée.
Le XVIIIᵉ siècle apporte un ensemble cohérent de mobilier et de statuaire : un tableau de l’Assomption, une Vierge à l’Enfant polychrome et dorée, ainsi qu’un buste‑reliquaire de Sainte Ursule. Le retable de Saint‑Martin, mêlant éléments des XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles, structure le décor du chœur. Le XIXᵉ siècle complète cet ensemble avec une chaire à prêcher en bois, un calice en argent et les fonts baptismaux en pierre grise, qui conservent la tradition liturgique locale.
Cet ensemble, resserré mais harmonieux, illustre la continuité du culte à Saint‑Martin, où se mêlent peintures anciennes, statuaire de dévotion et mobilier liturgique classique, formant un décor typique des églises rurales de l’Avesnois.
🟦 Liessies – Église Saint‑Jean et Sainte‑Hiltrude
L’église Saint‑Jean et Sainte‑Hiltrude de Liessies conserve un ensemble exceptionnel de soixante‑dix‑sept objets protégés, couvrant près de huit siècles de création, depuis le XIIᵉ siècle jusqu’au XIXᵉ siècle. La pièce la plus ancienne est la croix‑reliquaire du XIIᵉ siècle, en cuivre doré et émail champlevé, qui témoigne de l’importance spirituelle de l’ancienne abbaye de Liessies. Le XVe et le XVIᵉ siècle sont représentés par plusieurs statues en bois taillé, dont une Vierge à l’Enfant, les figures du calvaire (Vierge et saint Jean), Sainte Barbe, Saint Fiacre, Saint Nicolas, un évêque en pierre, un ange tenant un cierge, ainsi que des groupes sculptés comme Saint Roch et l’ange ou Sainte Anne et la Vierge. Certaines de ces œuvres anciennes ont été volées mais demeurent documentées.
Le XVIIᵉ siècle apporte un ensemble remarquable de peintures, notamment les quatre tableaux des Vertus cardinales, un Calvaire, une scène religieuse dans un paysage, et surtout un cycle unique consacré à la vie de sainte Hiltrude, attribué à Crayer, comprenant plusieurs scènes et la prise de voile de la sainte. À cette période appartiennent également la dalle funéraire de Mathieu Manteau, bailli de l’abbaye, les fonts baptismaux, le banc de communion, un Christ de Pitié, un relief du buste du Christ, ainsi qu’un mécanisme d’horloge, rare témoignage de l’ingénierie paroissiale.
Le XVIIIᵉ siècle domine largement le mobilier liturgique : chaire à prêcher, prie‑Dieu, fauteuil de célébrant, baldaquin de Vierge, Vierge à l’Enfant dorée, statues de Saint Paul, Saint Agapit, Saint Etton, Saint Lambert, Sainte Marguerite, Sainte Hiltrude, Saint Corneille, et Saint Calixte. Les autels secondaires sont également nombreux : autel de Sainte Hiltrude avec son retable, autel de Saint Jean avec retable, ainsi que le maître‑autel avec tabernacle et exposition. Plusieurs ensembles de chandeliers complètent le décor, dont ceux du maître‑autel. Les vitraux anciens, illustrant les Mystères joyeux, les Mystères glorieux et Saint Gilles, enrichissent encore l’ensemble.
Le XIXᵉ siècle apporte quelques compléments, notamment une statue de Sainte Philomène, un Christ en croix, des plaques funéraires en marbre ou en pierre, et une plaque commémorant la translation des reliques de la parenté de sainte Hiltrude. Une seule notice concerne l’église Saint‑Jean‑l’Évangéliste : une statue de Saint Jean‑Baptiste du XVIIIᵉ siècle, intégrée ici comme élément du patrimoine religieux de Liessies.
Cet ensemble, d’une ampleur exceptionnelle, illustre la continuité du culte à Liessies, marqué par la mémoire de l’abbaye, la dévotion à sainte Hiltrude et la richesse d’un mobilier liturgique mêlant statuaire, peintures, vitraux, autels et objets funéraires. Il constitue l’un des corpus les plus importants et les plus anciens de tout l’Avesnois.
🟦 Limont‑Fontaine – Église Saint‑Nicolas
L’église Saint‑Nicolas de Limont‑Fontaine conserve deux statues anciennes, témoins de la dévotion locale et de la continuité du culte paroissial. La plus ancienne est une statue de Saint Éloi, datée de la seconde moitié du XVe siècle, sculptée en bois taillé et peint. Elle illustre la tradition médiévale de représentation des saints artisans et protecteurs, ici particulièrement liée au monde rural et aux métiers du métal. Plus récente, une statue de Saint Nicolas, réalisée au XVIIIᵉ siècle, également en bois taillé et polychrome, rappelle le patronage de l’église et l’importance de ce saint dans les communautés villageoises de l’Avesnois.
Ces deux œuvres, bien que peu nombreuses, forment un ensemble cohérent et significatif, où se mêlent héritage médiéval et tradition religieuse moderne, reflétant l’identité spirituelle de Limont‑Fontaine.
🟦 Locquignol – Église Saint‑Pierre
L’église Saint‑Pierre de Locquignol conserve un ensemble homogène de quinze objets protégés, couvrant principalement les XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles. La statuaire y est particulièrement abondante : Saint Nicolas, Saint Pierre, Saint Joseph, Saint Paul et une Vierge à l’Enfant, œuvres en bois taillé, parfois doré ou polychrome, qui témoignent de la vitalité de la dévotion locale. Les statues du XIXᵉ siècle, notamment celles de Saint Pierre et de Saint Paul en chêne verni, prolongent cette tradition en adaptant les modèles anciens aux goûts plus sobres de l’époque.
Le mobilier liturgique du XIXᵉ siècle occupe une place importante avec les huit stalles et les deux crédences en bois vernis, qui encadrent le chœur et structurent l’espace de célébration. La cuve des fonts baptismaux en pierre grise et le bénitier en marbre complètent cet ensemble, rappelant les fonctions essentielles de la vie paroissiale. Le lambris du chœur, également protégé, contribue à l’unité visuelle de l’édifice.
La peinture est représentée par deux tableaux : Saint Michel terrassant le démon, œuvre du XVIIIᵉ siècle, et Les Pèlerins d’Emmaüs, du XIXᵉ siècle, qui illustrent la continuité iconographique entre les deux périodes. Enfin, l’autel avec tabernacle, daté du XVIIIᵉ siècle, constitue l’un des éléments majeurs du décor, mêlant menuiserie et peinture pour former le cœur liturgique de l’église.
Cet ensemble, cohérent et équilibré, reflète la vie religieuse d’un village forestier de l’Avesnois, où se mêlent statuaire de dévotion, mobilier liturgique et peinture religieuse, formant un décor typique des églises rurales du XVIIIᵉ et du XIXᵉ siècle.
🟦 Louvignies‑Quesnoy – Église Saint‑Éloi
L’église Saint‑Éloi de Louvignies‑Quesnoy conserve un petit ensemble de quatre objets protégés, représentatif de l’évolution du mobilier religieux entre le XVIᵉ et le XIXᵉ siècle. Les fonts baptismaux, datés du XVIᵉ siècle et taillés dans une pierre grise, constituent l’élément le plus ancien, témoignant de la permanence des rites paroissiaux. Le XVIIIᵉ siècle est illustré par la clôture de chœur, un banc de communion en bois sculpté qui marque la séparation symbolique entre la nef et le sanctuaire.
Le XIXᵉ siècle apporte deux pièces majeures : la chaire à prêcher, en bois taillé, et surtout le maître‑autel avec son tabernacle, son exposition et son lambris, ensemble richement décoré mêlant bois peint, doré et sculpté. Ces éléments forment le cœur liturgique de l’église et reflètent le renouveau décoratif du XIXᵉ siècle dans les paroisses rurales de l’Avesnois.
Cet ensemble, bien que réduit, offre une vision claire de la continuité du culte à Louvignies‑Quesnoy, où se mêlent mobilier ancien, sculpture religieuse et décor liturgique du XIXᵉ siècle.
Mobilier protégé des églises des communes de M à O
🟦 Mairieux – Église Saint‑André
L’église Saint‑André de Mairieux conserve cinq objets protégés, couvrant principalement les XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles. Le confessionnal, daté du début du XVIIIᵉ siècle, en chêne taillé et sculpté, constitue l’un des éléments majeurs du mobilier, témoin des pratiques pénitentielles de l’époque. Le XVIIᵉ siècle est représenté par un ostensoir en argent doré et gravé, pièce d’orfèvrerie de grande qualité, ainsi que par la dalle funéraire de Jean Bureau, taillée et gravée dans la pierre, qui rappelle la mémoire des notables locaux. La statuaire comprend une figure de Saint André, en bois doré, datée du XVIIᵉ siècle, et une Vierge à l’Enfant polychrome du XVIIIᵉ siècle, qui illustre la continuité de la dévotion mariale dans la paroisse.
Cet ensemble, bien que réduit, offre une vision cohérente de la vie religieuse à Mairieux, mêlant mobilier liturgique, orfèvrerie, statuaire et mémoire funéraire, typique des petites églises rurales de l’Avesnois.
🟦 Marbaix – Église Saint‑Martin
L’église Saint‑Martin de Marbaix conserve un ensemble particulièrement riche de dix‑huit objets protégés, couvrant les XVIᵉ au XIXᵉ siècles. Le mobilier ancien est dominé par un calvaire du XVIᵉ siècle, en bois polychrome, qui constitue l’une des pièces majeures de l’édifice. Le XVIIᵉ siècle apporte plusieurs œuvres importantes : une statuette de Saint Jean‑Baptiste, un Saint Paul, un Saint Pierre, ainsi que deux dalles funéraires, celles de Nicolas de Brissy et Barbe de Lenosse, puis d’Albert Havrex et Barbe Hannequart, témoignant de la mémoire des notables locaux.
Le XVIIIᵉ siècle est particulièrement représenté par la statuaire : Sainte Cécile, Saint Ghislain, Sainte Catherine d’Alexandrie, Saint Martin en évêque, ainsi qu’un groupe sculpté illustrant la Charité de saint Martin, pièce emblématique de la paroisse. Le mobilier liturgique de cette période comprend un confessionnal, un portail en bois taillé, et deux ensembles d’autels : l’autel de la Sainte‑Vierge avec son retable et son haut‑relief représentant Saint Simon Stock recevant le scapulaire, et le maître‑autel avec son retable, son tableau de la Résurrection, accompagné d’un buste de sainte.
Le XIXᵉ siècle est représenté par deux statues : une Vierge à l’Enfant dorée et un Saint Hilaire polychrome, qui prolongent la tradition iconographique de l’église. Une corniche à blochets, élément architectural sculpté, complète cet ensemble et témoigne du soin apporté au décor intérieur.
Cet ensemble, dense et cohérent, illustre la vitalité du culte à Marbaix, où se mêlent statuaire de dévotion, mobilier liturgique, mémoire funéraire et grands ensembles d’autels, formant un décor typique des églises rurales de l’Avesnois.
🟦 Maresches – Église Saint‑Pierre ‑Saint‑Paul
L’église Saint‑Pierre‑Saint‑Paul de Maresches conserve sept objets protégés, répartis entre le XVIIᵉ et le XIXᵉ siècle. Les deux statues de calvaire, la Vierge et saint Jean, datées du XVIIᵉ siècle, constituent les éléments les plus anciens, témoignant d’un groupe sculpté aujourd’hui fragmenté mais toujours présent dans le décor de l’église. Le mobilier du XVIIIᵉ siècle est représenté par une chaire à prêcher en bois vernis, qui marque l’importance de la prédication dans la vie paroissiale.
Le XIXᵉ siècle domine l’ensemble avec trois autels : le maître‑autel et les autels latéraux nord et sud, chacun doté de son tabernacle, réalisés en bois vernis dans un style sobre et homogène. Un fauteuil et un prie‑Dieu, également du XIXᵉ siècle, complètent cet aménagement liturgique, formant un ensemble cohérent et typique des églises rurales rénovées à cette période.
Ce corpus, resserré mais structuré, illustre une église dont le décor s’est progressivement organisé autour de trois autels et d’un mobilier unifié, tout en conservant quelques témoins plus anciens de la statuaire religieuse.
🟦 Maroilles – Église Saint‑Humbert
L’église Saint‑Humbert de Maroilles rassemble un ensemble remarquable de trente‑neuf objets protégés, couvrant principalement les XVIIᵉ, XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles. Le cœur du décor est constitué de deux grands ensembles d’autels du XVIIIᵉ siècle : l’autel de la Vierge, avec son retable, son tabernacle et son tableau de l’Annonciation, et l’autel de Saint Humbert, doté d’un retable et d’une peinture du saint. À ces ensembles s’ajoutent un maître‑autel du XVIIIᵉ siècle (aujourd’hui disparu mais documenté), ainsi que plusieurs éléments sculptés comme une Cène en chêne, un bas‑relief aux armoiries d’un abbé et un relief figurant un personnage.
La statuaire est particulièrement abondante : Saint Roch, Saint Nicolas, Saint Éloi, Saint Sébastien, Saint Ghislain, une Vierge à l’Enfant (deux exemplaires), Sainte Barbe, Sainte Reinelde, ainsi qu’un buste de Saint Humbert en évêque et une statuette plus ancienne du saint en terre cuite. Ces œuvres, en bois taillé, peint ou doré, témoignent de la richesse de la dévotion locale. Le XIXᵉ siècle apporte des statues en plâtre peint, dont Sainte Reinelde et Sainte Barbe, et une statue de Saint Dominique Savio pour le XXᵉ siècle.
Le mobilier liturgique comprend trois tabourets du XVIIIᵉ siècle, des placards de sacristie, une porte de tribune du début du XIXᵉ siècle, six chandeliers du maître‑autel en bronze doré, ainsi qu’un lambris de revêtement réalisé par les menuisiers Troyaux. L’orgue de tribune du facteur Antoine Gobert, avec sa partie instrumentale et son buffet sculpté, constitue l’un des éléments majeurs de l’église, classé dès les années 1960. Une cloche du XVIIIᵉ siècle complète cet ensemble sonore.
La mémoire funéraire est représentée par plusieurs plaques en pierre ou en marbre, datées des XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles, rappelant notamment Jean de Brissy, Virginie Caudrelier, Thérèse Pascal, Léon Callet et Mathurin Tricot. Enfin, deux tableaux du XVIIᵉ siècle attribués à Bellegambe illustrent des scènes de la vie de sainte Catherine de Sienne, enrichissant le corpus pictural de l’église.
Cet ensemble, dense et varié, reflète la richesse spirituelle, artistique et historique de Maroilles, où se mêlent grands ensembles d’autels, statuaire de dévotion, mobilier liturgique, mémoire funéraire et un orgue monumental, formant l’un des décors les plus complets de l’Avesnois.
🟦 Marpent – Église Saint‑Martin
L’église Saint‑Martin de Marpent conserve un ensemble remarquable de neuf objets protégés, couvrant du XIIIᵉ au XIXᵉ siècle. La pièce la plus ancienne est une Vierge à l’Enfant du XIIIᵉ siècle, en bois peint et doré, témoin rare de la sculpture médiévale dans l’Avesnois. Le XVe siècle est représenté par un calvaire complet – Christ en croix, Vierge et saint Jean – en bois polychrome, qui constitue l’un des ensembles les plus précieux de l’édifice.
Le XVIIᵉ siècle apporte deux œuvres majeures : une cloche en bronze fondue par Florent Delecourt, et un reliquaire‑monstrance en argent, dit reliquaire de la chemise de la Vierge, pièce d’orfèvrerie exceptionnelle par son ancienneté et sa fonction liturgique. Le XVIIIᵉ siècle enrichit le décor avec une couronne de la Vierge, en argent repoussé, ainsi qu’un autel et retable de Saint‑Martin, en bois taillé et peint, accompagné d’une statue du saint.
Le XIXᵉ siècle est représenté par les fonts baptismaux, en marbre rouge taillé, et par l’autel et retable de la Sainte‑Vierge, en bois sculpté, peint et doré, qui complètent l’aménagement liturgique de l’église.
Cet ensemble, cohérent et d’une grande qualité, illustre la continuité du culte à Marpent, où se mêlent sculpture médiévale, orfèvrerie ancienne, statuaire de dévotion et mobilier liturgique, formant l’un des corpus les plus riches du secteur.
🟦 Maubeuge – Église Saint‑Pierre ‑Saint‑Paul
L’église Saint‑Pierre‑Saint‑Paul de Maubeuge conserve un ensemble exceptionnel de onze objets protégés, couvrant du XIᵉ au XIXᵉ siècle. La pièce la plus ancienne est la chasuble dite de sainte Aldegonde, datée du XIᵉ siècle, en soie rouge brodée d’or, l’un des textiles liturgiques les plus anciens de toute la région. Elle est accompagnée d’une crosse pastorale du XIIᵉ‑XIIIᵉ siècle, attribuée à Hugo d’Oignies, chef‑d’œuvre d’orfèvrerie médiévale en argent doré et buis sculpté. Le XVe siècle est représenté par un reliquaire du voile de sainte Aldegonde, en argent doré et émail, ainsi qu’une Vierge à l’Enfant en bois polychrome.
La statuaire des XVIᵉ et XVIIᵉ siècles est riche : Saint Antoine, Sainte Aldegonde, Saint Maur, Saint Joseph, toutes en bois taillé et peint, illustrent la continuité du culte des saints dans la ville. Le XIXᵉ siècle apporte une statue de Saint Jean‑Baptiste, en bois peint, et un ostensoir en bronze argenté, témoignant du renouveau liturgique de cette période.
Cet ensemble, d’une ampleur rare, mêle textiles sacrés médiévaux, orfèvrerie ancienne, statuaire de dévotion et mobilier liturgique, faisant de l’église Saint‑Pierre‑Saint‑Paul l’un des lieux les plus riches de Maubeuge pour l’histoire religieuse et artistique.
🟦 Mecquignies – Église Saint‑Achard
L’église Saint‑Achard de Mecquignies conserve quatorze objets protégés, couvrant du XVe au XIXᵉ siècle. Le cœur du décor est le maître‑autel du XVIIIᵉ siècle, avec son tabernacle, son retable et son tableau de l’Adoration des bergers, mêlant bois sculpté, peinture à l’huile et bas‑relief. Le mobilier ancien comprend également une poutre de gloire du XVe siècle, portant un calvaire en bois polychrome, pièce majeure de l’édifice.
La statuaire est abondante : Sainte Marguerite, Saint Antoine de Padoue, Sainte Catherine d’Alexandrie, une Vierge à l’Enfant du XIXᵉ siècle, ainsi que deux groupes sculptés, l’un représentant Sainte Anne, la Vierge et l’Enfant Jésus, l’autre Saint Roch avec le chien et l’ange, témoignant de la dévotion populaire des XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles.
Le mobilier liturgique du XVIIᵉ siècle comprend deux ensembles de sept chandeliers d’autel en bronze de style Louis XIII, ainsi qu’une armoire de style Régence et une armoire de sacristie, toutes deux du début du XVIIIᵉ siècle. Une porte du XVIIIᵉ siècle, ornée d’un cloutage décoratif, complète les éléments de menuiserie.
La peinture est représentée par un tableau de la vie de saint Achard, daté de la fin du XVIIIᵉ siècle, qui rappelle le patronage local et enrichit le corpus iconographique de l’église.
Cet ensemble, cohérent et varié, illustre la richesse du patrimoine religieux de Mecquignies, où se mêlent grands ensembles d’autels, statuaire de dévotion, mobilier liturgique et peinture, formant un décor typique des églises rurales de l’Avesnois.
🟦 Monceau‑Saint‑Waast – Église Saint‑Martin
L’église Saint‑Martin de Monceau‑Saint‑Waast conserve un ensemble exceptionnel de dix‑neuf objets protégés, couvrant du XVe au XIXᵉ siècle. Les œuvres les plus anciennes sont un calvaire du XVe siècle, en bois polychrome, et une Vierge à l’Enfant également du XVe siècle, témoins précieux de la sculpture médiévale locale. Le XVIᵉ siècle est représenté par une dalle funéraire de 1512, ainsi que par deux vantaux de porte de la façade occidentale, en bois, conservés dans leur état ancien.
Le XVIIIᵉ siècle domine la statuaire : Saint Paul, Saint Pierre, Saint Nicolas, Saint Éloi, Sainte Barbe, Sainte Catherine, ainsi qu’une Vierge à l’Enfant du XVIIIᵉ siècle, toutes en bois taillé, peint ou doré. Ces figures illustrent la richesse de la dévotion paroissiale et la variété des représentations hagiographiques. Le mobilier liturgique comprend un maître‑autel du début du XIXᵉ siècle, avec tabernacle, exposition et crucifix, peint en faux marbre et doré.
L’église possède également plusieurs ensembles de retables : le retable de Saint‑Martin, avec son tableau et un buste‑reliquaire, mêlant bois peint et doré ; le retable du maître‑autel, avec un tableau du Christ en croix attribué à Cambreleng ; et le retable de la Vierge, accompagné d’un tableau de la Remise du rosaire, daté du XVIIᵉ siècle. Un bas‑relief du XVIIIᵉ siècle, en pierre gravée, enrichit encore le décor sculpté.
La mémoire funéraire est représentée par des dalles du XIXᵉ siècle, en pierre bleue, qui complètent cet ensemble patrimonial.
Cet ensemble, dense et cohérent, illustre la richesse du patrimoine religieux de Monceau‑Saint‑Waast, où se mêlent sculpture médiévale, statuaire de dévotion, retables peints, mobilier liturgique et mémoire funéraire, formant l’un des décors les plus complets du secteur.
🟦 Neuf‑Mesnil – Église Saint‑Nicolas
L’église Saint‑Nicolas de Neuf‑Mesnil conserve sept objets protégés, couvrant du XVIIᵉ au XIXᵉ siècle. L’œuvre la plus ancienne est un Christ en croix du XVIIᵉ siècle, en bois polychrome, accompagné d’un groupe de Saint Roch, également du XVIIᵉ siècle, qui témoigne de la dévotion populaire et des pratiques de protection contre les épidémies.
Le XVIIIᵉ siècle est représenté par un ostensoir en argent, classé dès 1944, ainsi qu’un fauteuil liturgique, en bois et tissu, typique du mobilier paroissial de cette période. Le XIXᵉ siècle apporte trois statues : une Vierge, un Saint Éloi, et un Saint Nicolas avec les trois enfants, toutes en bois taillé et peint, illustrant la continuité du culte des saints dans la paroisse.
Cet ensemble, resserré mais cohérent, mêle statuaire de dévotion, mobilier liturgique et orfèvrerie, formant un décor typique des petites églises rurales de l’Avesnois.
🟦 Neuville‑en‑Avesnois – Église Sainte‑Élisabeth
L’église Sainte‑Élisabeth de Neuville‑en‑Avesnois conserve douze objets protégés, couvrant du XVIᵉ au XIXᵉ siècle. Les œuvres les plus anciennes sont une statue de Saint Gabriel du XVIᵉ siècle et plusieurs statues du XVIIᵉ siècle : Sainte Élisabeth de Hongrie, Sainte Catherine d’Alexandrie, Saint Druon, ainsi qu’une Vierge à l’Enfant. Toutes sont en bois taillé, témoignant d’une statuaire religieuse ancienne et homogène.
Le XVIIIᵉ siècle apporte un maître‑autel avec degrés et tabernacle, en bois peint et doré, ainsi qu’un élément de retable figurant une gloire, en bois polychrome et doré. Une statue de Saint Pierre en pape, du XVIIIᵉ siècle, complète cet ensemble sculpté.
Le XIXᵉ siècle est représenté par une statue de l’Immaculée Conception, en bois peint, et par une clôture d’autel (banc de communion), en bois taillé, typique du mobilier liturgique de cette période.
La peinture est illustrée par un tableau de la Nativité, daté entre le XVIIᵉ et le XVIIIᵉ siècle, enrichissant le corpus iconographique de l’église. Les fonts baptismaux, en pierre taillée et datés du XVIIᵉ siècle, complètent cet ensemble.
Cet ensemble, cohérent et varié, mêle statuaire ancienne, mobilier liturgique, retable, peinture et sculpture, formant un décor typique des églises rurales de l’Avesnois, où la dévotion locale s’exprime à travers des œuvres de qualité.
🟦 Noyelles‑sur‑Sambre – Église Saint‑Jacques‑et‑Saint‑Christophe
L’église Saint‑Jacques‑et‑Saint‑Christophe de Noyelles‑sur‑Sambre conserve dix objets protégés, couvrant du XVe au XXᵉ siècle. La pièce la plus récente est un tableau de Notre‑Dame de Noyelles, peint au XXᵉ siècle par Marcel Gromaire, qui témoigne de la vitalité artistique moderne dans la commune.
Le cœur du décor ancien est constitué d’un maître‑autel du XVIIIᵉ siècle, avec son retable en bois peint, accompagné de deux autels latéraux du XVIIᵉ siècle, également dotés de retables en faux bois. La statuaire est particulièrement riche : une Vierge à l’Enfant du XIXᵉ siècle, un buste de Saint Christophe portant l’Enfant Jésus, un Saint Roch, ainsi qu’un Christ en croix du XVIᵉ siècle et une croix du XVe siècle, toutes en bois taillé et peint.
Un calvaire du XVIIIᵉ siècle, composé du Christ en croix, de la Vierge et de saint Jean, posé sur un socle‑reliquaire, constitue l’une des pièces majeures de l’église. La chaire à prêcher du XIXᵉ siècle, en chêne vernis, complète le mobilier liturgique.
Cet ensemble, cohérent et varié, mêle retables, statuaire de dévotion, mobilier liturgique et peinture moderne, formant un décor typique des églises rurales de l’Avesnois, où se croisent héritage médiéval, art baroque et création contemporaine.
🟦 Obies – Église Saint‑Achard
L’église Saint‑Achard d’Obies conserve un ensemble exceptionnel de trente‑cinq objets protégés, couvrant du XVIᵉ au XIXᵉ siècle. Le mobilier liturgique est dominé par le maître‑autel du XVIIIᵉ siècle, avec son tabernacle, son retable et son tableau de la Descente de Croix, en bois sculpté et peint. Deux autres ensembles majeurs complètent ce décor : le retable de Saint‑Achard, illustrant l’Enfant Jésus entouré de la Vierge, saint Joseph, sainte Anne et saint Joachim, et le retable de la Sainte‑Vierge, accompagné d’un tableau de la Visitation et d’une statue de la Vierge à l’Enfant.
La statuaire est d’une richesse exceptionnelle. Le XVIᵉ siècle fournit de nombreuses statuettes en bois polychrome : Saint Thomas, Saint Paul, Saint Philippe, Saint Jacques le Mineur, Saint Pierre, Saint Jacques le Majeur, un Évêque dit saint Pierre, ainsi qu’un Christ en croix de la première moitié du XVIᵉ siècle. Le XVIIᵉ siècle apporte des figures comme Saint Jean‑Baptiste, Saint André, Saint Joseph et l’Enfant Jésus, un Saint Roch en groupe sculpté, et une Vierge à l’Enfant en groupe. Le XVIIIᵉ siècle enrichit encore cet ensemble avec les statues en pendant de Saint François d’Assise et Saint Antoine de Padoue, un Saint Eloi, une Sainte Barbe, un Ange sonnant de la trompette, une Vierge écrasant le dragon provenant du retable du maître‑autel, ainsi qu’un Saint Hubert à cheval avec chien et cerf.
Le XIXᵉ siècle est représenté par une statue de Saint Achard et par un groupe de Sainte Anne et la Vierge, témoignant de la continuité de la dévotion locale. Les fonts baptismaux, en grès peint, datés entre le XVIᵉ et le XVIIᵉ siècle, complètent les éléments anciens.
Le mobilier comprend également deux pierres sculptées du XVIIIᵉ siècle. L’orfèvrerie est illustrée par un ostensoir du XVIIᵉ siècle, en argent avec incrustations de pierres précieuses, et par une croix de maître‑autel en ivoire et écaille.
Cet ensemble, d’une ampleur rare pour une commune rurale, mêle statuaire ancienne, retables peints, mobilier liturgique, orfèvrerie et sculpture narrative, faisant de l’église Saint‑Achard l’un des ensembles patrimoniaux les plus riches et les plus complets de l’Avesnois.
🟦 Obrechies – Église Saint‑Martin
L’église Saint‑Martin d’Obrechies conserve huit objets protégés, couvrant du XVIIᵉ au début du XXᵉ siècle. Le mobilier ancien comprend un confessionnal du XVIIIᵉ siècle, en bois sculpté, témoin du décor liturgique traditionnel. La pièce la plus remarquable est un groupe sculpté de la Charité de saint Martin, du XVIIᵉ siècle, en bois polychrome, illustrant l’épisode où le saint partage son manteau.
Deux retables du XVIIIᵉ siècle, celui de la Sainte‑Vierge et celui de Saint Martin, en bois peint et vernis, structurent le chœur et les autels latéraux. La statuaire du XIXᵉ siècle est représentée par une Vierge à l’Enfant, un Saint Martin évêque, et une Sainte Catherine, toutes en bois et plâtre polychrome, typiques de la production religieuse de cette période.
L’orfèvrerie est illustrée par un calice en argent, daté de la fin du XIXᵉ ou du début du XXᵉ siècle, complétant cet ensemble liturgique.
Cet ensemble, resserré mais cohérent, mêle retables, statuaire de dévotion, mobilier liturgique et sculpture narrative, formant un décor typique des petites églises rurales de l’Avesnois.
🟦 Ohain – Église Saint‑Martin
L’église Saint‑Martin d’Ohain conserve dix‑neuf objets protégés, couvrant du XVe au XIXᵉ siècle. L’ensemble le plus remarquable est l’orgue de tribune du XIXᵉ siècle, réalisé par les facteurs Delmotte : buffet, partie instrumentale et structure complète, classés pour leur qualité de facture.
Le mobilier liturgique comprend une cuve de chaire du XVIIIᵉ siècle, transformée en ambon, deux stalles du XIXᵉ siècle, ainsi que deux autels : l’autel de la Sainte‑Vierge du XVIIIᵉ siècle et l’autel de Saint‑Martin du XIXᵉ siècle, tous deux avec retable.
La statuaire est abondante : un Saint Martin à cheval, une Sainte Barbe, un Saint Eloi, une Sainte Catherine, une Vierge à l’Enfant, une Sainte Anne et la Vierge, toutes en bois taillé et peint ou doré. Le calvaire ancien est représenté par deux statues du XVe‑XVIIᵉ siècle : la Vierge et saint Jean l’Évangéliste. Le Christ de Pitié, situé à la chapelle du Grand‑Dieu, est exclu car hors église.
La dévotion populaire est illustrée par un chemin de croix composé de quatorze tableaux du XIXᵉ siècle. L’orfèvrerie est représentée par une ampoule aux saintes huiles du XVIIIᵉ siècle et un calice en argent du XIXᵉ siècle. Enfin, un tableau du XVIIIᵉ siècle montre Saint Martin faisant abattre le pin sacré, enrichissant l’iconographie du saint patron.
Cet ensemble, cohérent et varié, mêle orgue monumental, statuaire ancienne, retables, mobilier liturgique, orfèvrerie et peinture, formant l’un des décors les plus complets des églises rurales de l’Avesnois.
🟦 Orsinval – Église Saint‑Nicolas
L’église Saint‑Nicolas d’Orsinval conserve dix objets protégés, couvrant du XVIIᵉ au XIXᵉ siècle. La pièce la plus ancienne est un tableau de la Déposition de Croix, du XVIIᵉ siècle, classé pour la qualité de sa peinture. Un second tableau ancien, celui du retable du maître‑autel, représente la Vierge de Pitié avec sainte Brigitte, daté entre le XVIIᵉ et le XVIIIᵉ siècle.
La statuaire comprend un Saint Michel en bois peint, du XVIIᵉ‑XVIIIᵉ siècle, et un Christ de Pitié du XVIIIᵉ siècle, en bois polychrome. Le mobilier liturgique est représenté par un maître‑autel avec tabernacle et retable, daté entre le XVIIIᵉ et le XIXᵉ siècle, en bois peint en faux bois, ainsi qu’un confessionnal du XIXᵉ siècle et une chaire à prêcher également du XIXᵉ siècle.
Les fonts baptismaux, en marbre gris et rouge, datent du XVIIIᵉ siècle et constituent l’un des éléments les plus remarquables du mobilier. Deux tableaux du XIXᵉ siècle complètent l’ensemble : un Saint Paul et un Saint Pierre, tous deux peints sur toile.
Cet ensemble, cohérent et équilibré, mêle peinture ancienne, statuaire de dévotion, mobilier liturgique et marbrerie, formant un décor typique des petites églises rurales de l’Avesnois.
Mobilier protégé des églises des communes de P à R
🟦 Petit‑Fayt – Église de la Visitation
L’église de la Visitation de Petit‑Fayt conserve six objets protégés, couvrant du XVIIᵉ au début du XIXᵉ siècle. Deux dalles funéraires structurent l’ensemble : celle d’André Gosse et Marguerite Manesse, datée de 1691, en pierre grise gravée, et celle de François de Henaux, du début du XIXᵉ siècle, témoignant de l’histoire locale et des familles notables du village.
La statuaire comprend un Saint Donat du XVIIᵉ siècle, en bois peint faux or, ainsi qu’une Vierge à l’Enfant du XVIIIᵉ‑XIXᵉ siècle, en bois polychrome, typique de la dévotion mariale de la région.
Deux ensembles liturgiques complètent le décor : – l’autel de la Sainte‑Vierge, avec son retable et un tableau de la Visitation, – l’autel de Saint‑Martin, avec retable et tableau représentant Saint Nicolas. Tous deux datent du XVIIIᵉ siècle et du premier quart du XIXᵉ siècle, mêlant menuiserie sculptée et peinture sur toile.
Cet ensemble, resserré mais cohérent, illustre la piété locale à travers la statuaire, les autels peints et les monuments funéraires, typiques des petites églises rurales de l’Avesnois.
🟦 Poix‑du‑Nord – Église Saint‑Martin
L’église Saint‑Martin de Poix‑du‑Nord conserve six objets protégés, principalement datés des XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles. Le mobilier liturgique comprend une chaire à prêcher du XVIIIᵉ siècle, en bois sculpté en demi‑relief, ainsi que deux confessionnaux Louis XV, également du XVIIIᵉ siècle, remarquables par leur décor rocaille.
La statuaire associe une Vierge à l’Enfant du XIXᵉ siècle, en bois teint, et un Saint Eloi du XVIIᵉ siècle, en bois polychrome, témoignant de la dévotion locale. L’orfèvrerie est représentée par un ciboire en argent réalisé par l’orfèvre Dejean au XIXᵉ siècle. Les fonts baptismaux du XVIIᵉ siècle, en pierre taillée, complètent cet ensemble.
Ces six objets forment un corpus cohérent mêlant mobilier liturgique, statuaire et orfèvrerie, typique des églises rurales de l’Avesnois.
🟦 Pont‑sur‑Sambre – Quartes
L’église de la Nativité‑de‑la‑Sainte‑Vierge à Quartes conserve un ensemble exceptionnel de quarante‑quatre objets protégés, couvrant du XVIᵉ au XIXᵉ siècle. Le mobilier liturgique est particulièrement riche : le maître‑autel avec son tabernacle, son exposition et son retable, ainsi que les autels de la Sainte‑Vierge et du Sacré‑Cœur, tous en bois peint en faux bois, témoignent de l’importance des dévotions mariales et christiques. Plusieurs confessionnaux du XVIIIᵉ siècle, dont l’un orné d’un bas‑relief représentant Jésus et la Samaritaine, complètent cet ensemble, de même que la chaire à prêcher, les stalles et les boiseries du chœur du XIXᵉ siècle.
La statuaire forme un corpus remarquable, mêlant œuvres du XVIIᵉ au XIXᵉ siècle. On y trouve des représentations de Saint Sébastien, Saint Roch, Saint Fiacre, Saint Hubert, Saint Lambert, un Saint moine avec un personnage, ainsi que plusieurs figures mariales : Notre‑Dame des Affligés, Notre‑Dame de Quartes (dont une œuvre du sculpteur Serrier Basile), Notre‑Dame de Bonsecours, Notre‑Dame du Sacré‑Cœur, une Vierge à l’Enfant, et un Sacré‑Cœur en groupe sculpté. Le Christ en croix et le Christ gisant complètent la statuaire christique.
L’orfèvrerie est représentée par un ostensoir du XVIIIᵉ siècle, ciselé par l’orfèvre Paradis, ainsi que par un ciboire en argent du XVIIIᵉ siècle. Le mobilier comprend également de nombreux éléments en bronze : quatre chandeliers du XVIIᵉ siècle, deux chandeliers supplémentaires, et six chandeliers du XIXᵉ siècle, ainsi qu’un pique‑cierge en fer forgé.
Les éléments de marbrerie incluent un bénitier en marbre noir du XVIIIᵉ siècle et des fonts baptismaux du XVIIᵉ siècle, également en marbre noir. Le mobilier de la nef est enrichi par trois bancs avec agenouilloirs du XVIIIᵉ siècle.
L’église possède aussi un orgue de tribune, avec son buffet et sa tribune, datés du XIXᵉ siècle, témoignant de l’importance de la musique liturgique dans la paroisse. La peinture est représentée par plusieurs tableaux du XVIIIᵉ et du XIXᵉ siècle : une Descente de Croix, un tableau de Notre‑Dame de Quartes, et une scène de Jésus remettant les clefs à saint Pierre.
Cet ensemble, d’une ampleur rare pour une église rurale, mêle statuaire ancienne, retables peints, mobilier liturgique, orfèvrerie, marbrerie, peinture et éléments d’orgue, constituant l’un des ensembles patrimoniaux les plus riches de l’Avesnois.
🟦 Preux‑au‑Bois – Église Saint‑Martin
L’église Saint‑Martin de Preux‑au‑Bois conserve dix objets protégés, couvrant du XVe au XIXᵉ siècle. L’élément le plus ancien est un remarquable lambris de couvrement du XVe siècle, en bois taillé, rare témoignage de la charpenterie médiévale encore en place dans une église rurale de l’Avesnois.
Le mobilier liturgique est dominé par le maître‑autel de style Louis XVI, du XIXᵉ siècle, comprenant l’autel, les gradins, le tabernacle et quatre statues d’anges adorateurs dorés. Deux autres autels complètent cet ensemble : l’autel de la Sainte‑Vierge, avec un tableau de l’Annonciation, et l’autel de Saint‑Martin, illustré par la Charité de saint Martin, tous deux du XIXᵉ siècle et mêlant menuiserie sculptée et peinture sur toile.
La statuaire comprend un Saint Roch du XVIIIᵉ siècle, en bois polychrome, et une Sainte Catherine du même siècle, également en bois peint. Le lutrin, daté entre le XVIIIᵉ et le XIXᵉ siècle, en bois taillé et ciré, témoigne de la place de la lecture liturgique dans la vie paroissiale.
L’ancienne chaire à prêcher, aujourd’hui démontée, a laissé plusieurs éléments sculptés : quatre bas‑reliefs représentant Saint Augustin, Saint Luc, Saint Marc et Saint Matthieu, ainsi qu’un bas‑relief du Christ enseignant, tous en chêne taillé et vernis, datés du XVIIIᵉ siècle.
La peinture est représentée par un tableau du XIXᵉ siècle, Le Christ dépouillé de ses vêtements, œuvre du peintre Dumortier.
Cet ensemble, mêlant lambris médiéval, retables du XIXᵉ siècle, statuaire de dévotion, sculpture sur chêne et peinture religieuse, constitue un patrimoine varié et cohérent, illustrant l’évolution du décor liturgique dans une église rurale de l’Avesnois.
🟦 Preux‑au‑Sart – Église Saint‑Martin
L’église Saint‑Martin de Preux‑au‑Sart conserve quatorze objets protégés, couvrant du XVIᵉ au XIXᵉ siècle. Le maître‑autel du XVIIIᵉ siècle, avec ses gradins, son tabernacle, son retable et son tableau de l’Adoration des Mages, constitue l’élément central du décor liturgique, mêlant menuiserie sculptée et peinture à l’huile.
La statuaire ancienne est particulièrement riche : un Saint Antoine ermite du XVIᵉ siècle, un Christ en croix du XVIᵉ siècle, un Saint Martin évêque également du XVIᵉ siècle, ainsi qu’un groupe sculpté de la Charité de saint Martin du XVIIᵉ siècle. Le XVIIIᵉ siècle apporte une Sainte Catherine en bois polychrome et plusieurs éléments sculptés de la chaire à prêcher.
Le mobilier du XIXᵉ siècle comprend un Saint Roch polychrome, une Vierge à l’Enfant, ainsi que deux autels latéraux : l’autel de la Sainte‑Vierge, avec son tableau de l’Annonciation, et l’autel de Saint‑Martin, illustré par la Charité de saint Martin. La chaire à prêcher, enrichie de quatre hauts‑reliefs représentant L’Église, La Religion, Saint Joseph et l’Enfant Jésus, et l’Ange gardien, témoigne de la qualité de la sculpture religieuse locale.
Les fonts baptismaux du XVIIIᵉ siècle, en marbre noir taillé, sont accompagnés d’une grille de chapelle du XIXᵉ siècle. Le décor du chœur est complété par un lambris sculpté du XIXᵉ siècle. Enfin, la peinture est représentée par un tableau du XIXᵉ siècle, Le Christ dépouillé de ses vêtements, œuvre du peintre Dumortier.
Cet ensemble, mêlant statuaire ancienne, retables peints, mobilier liturgique, marbrerie et sculpture sur bois, illustre la richesse patrimoniale d’une église rurale de l’Avesnois, où se côtoient œuvres médiévales, baroques et XIXᵉ siècle.
🟦 Prisches – Église Saint‑Nicolas
L’église Saint‑Nicolas de Prisches conserve treize objets protégés, principalement datés du XVIIIᵉ siècle, avec quelques pièces plus anciennes. Le maître‑autel en marbre, accompagné de son tabernacle, constitue l’un des éléments majeurs du décor liturgique, complété par un retable du XVIIIᵉ siècle mêlant menuiserie sculptée et peinture sur toile.
Deux autels latéraux enrichissent l’ensemble : l’autel de la Sainte‑Vierge, avec son tableau représentant Saint Simon Stock recevant le scapulaire, et l’autel de Saint‑Nicolas, illustré par une peinture du saint patron. Ces autels associent marbrerie, sculpture et peinture, témoignant de la qualité du mobilier religieux du XVIIIᵉ siècle.
La statuaire est abondante et variée : un Saint Eton du XVIIIᵉ siècle, un Saint Nicolas du XIXᵉ siècle, une Sainte Catherine d’Alexandrie du XVIIIᵉ siècle, une Sainte Apolline, ainsi qu’une seconde Sainte Catherine datée entre le XVIIIᵉ et le début du XIXᵉ siècle. Le décor ancien est représenté par un Christ en croix en chêne taillé, daté du XVe‑XVIᵉ siècle, l’une des pièces les plus anciennes de l’église.
Un tabernacle du XVIIIᵉ siècle, mêlant bois sculpté et éléments de miroiterie, complète le mobilier liturgique. Enfin, deux confessionnaux du XVIIIᵉ siècle, en bois taillé, témoignent de l’organisation traditionnelle de l’espace paroissial.
Cet ensemble, mêlant marbrerie, retables peints, statuaire de dévotion et mobilier liturgique ancien, illustre la richesse patrimoniale d’une église rurale de l’Avesnois, où se côtoient œuvres médiévales, baroques et XVIIIᵉ siècle.
🟦 Quiévelon – Église de la Nativité‑de‑la‑Sainte‑Vierge
L’église de Quiévelon conserve un ensemble patrimonial remarquable, couvrant du XIVᵉ au XIXᵉ siècle. La pièce la plus ancienne est la dalle funéraire de Marie de Quiévelon, datée de 1327, en pierre noire taillée, rare témoignage médiéval encore en place. Le décor ancien comprend également un Christ en croix du XVe siècle, en bois polychrome, et un retable du XVe siècle, sculpté et peint en blanc, l’un des éléments majeurs de l’église.
Le XVIIᵉ siècle est représenté par un antependium de la Vierge à l’Enfant, mêlant toile et bois, ainsi que par plusieurs statuettes : Saint Adrien (deux exemplaires), en bois polychrome. Le XVIIIᵉ siècle apporte une statuaire variée : une Sainte Barbe en chêne polychrome, un Saint Eton, et plusieurs autels. Le maître‑autel du XVIIIᵉ siècle, avec tabernacle, retable et tableau de la Crucifixion, constitue l’un des ensembles les plus complets, accompagné des autels de la Sainte‑Vierge et du Sacré‑Cœur, tous en bois peint en faux marbre.
Le mobilier liturgique comprend un confessionnal du XVIIIᵉ siècle, signé du menuisier Haneteaux, ainsi qu’un tabernacle mêlant bois sculpté et miroiterie. La statuaire du XIXᵉ siècle inclut un Saint Eloi polychrome. L’orfèvrerie est représentée par un ciboire et un calice en argent, datés du début du XIXᵉ siècle.
Enfin, trois dalles funéraires du XVIIIᵉ siècle, en pierre bleue, commémorent les familles Moustier‑Blampain, Leclercq‑Plan et Claus‑Le Roy, témoignant de l’histoire locale et des lignages de Quiévelon.
Cet ensemble, mêlant retables anciens, statuaire de dévotion, mobilier liturgique, orfèvrerie et monuments funéraires, illustre la richesse patrimoniale d’une petite église rurale où se côtoient œuvres médiévales, baroques et XIXᵉ siècle.
🟦 Rainsars – Église de l’Assomption
L’église de Rainsars conserve un ensemble patrimonial remarquable, couvrant du XIVᵉ au XIXᵉ siècle. Les pièces les plus anciennes sont la dalle funéraire de Catherine Franchome, morte en 1608, en pierre bleue sculptée en bas‑relief, et la plaque funéraire de Philippe Rewine, datée du XVIᵉ siècle. Les fonts baptismaux du XVIᵉ siècle, en pierre bleue taillée, constituent également un élément majeur du décor ancien.
Le XVIIᵉ siècle est représenté par plusieurs monuments funéraires : la dalle d’Alexandre Mathon, un bas‑relief funéraire, ainsi que la dalle de la famille de Baude du XVIIIᵉ siècle, en marbre gravé. Une plaque funéraire de François Prisse, du XVIIIᵉ siècle, complète cet ensemble mémoriel.
Le mobilier liturgique du XVIIIᵉ siècle comprend le maître‑autel, avec son tabernacle, son retable et un tableau de la Trinité, mêlant marbrerie, menuiserie et peinture. Trois retables du XIXᵉ siècle enrichissent le décor : ceux de la Sainte‑Vierge, de Saint‑Joseph, et du Sacré‑Cœur, tous en bois peint en monochrome.
La statuaire est variée : un Saint Eloi du XIXᵉ siècle, une Vierge à l’Enfant, un Christ en croix, ainsi qu’un groupe sculpté représentant Sainte Anne apprenant à lire à la Vierge, en bois polychrome. La pièce la plus remarquable est la Vierge à l’Enfant dite Notre‑Dame de Rainsars, datée du XIVᵉ siècle, en bois polychrome, rare témoignage de la sculpture médiévale dans la région.
Le mobilier comprend également un garde‑corps de tribune du XIXᵉ siècle et une porte d’entrée inscrite au titre objet. L’orfèvrerie est représentée par un calice du début du XIXᵉ siècle.
Cet ensemble, mêlant monuments funéraires anciens, retables peints, statuaire médiévale et moderne, mobilier liturgique et orfèvrerie, illustre la richesse patrimoniale d’une église rurale où se côtoient œuvres du Moyen Âge, de l’époque moderne et du XIXᵉ siècle.
🟦 Ramousies – Église Saint‑Sulpice
L’église Saint‑Sulpice de Ramousies possède l’un des ensembles mobiliers les plus riches de l’Avesnois, couvrant du XIIIᵉ au XIXᵉ siècle. Les pièces les plus anciennes sont un Christ en croix du XIIIᵉ siècle, en bois taillé, et plusieurs dalles funéraires du XVIᵉ siècle, dont celles de Jacques Herbecq et Michel de Namur, en pierre gravée ou bleue taillée. Les fonts baptismaux du XVIᵉ siècle, en pierre taillée, complètent ce noyau médiéval.
Le XVIᵉ siècle est particulièrement représenté par deux grands retables : le retable de la Passion, sculpté et doré, et le retable de saint Sulpice, œuvre du sculpteur Jean Le Veau, illustrant la vie du saint. S’y ajoutent les quatre tableaux du retable de saint Sulpice (Présentation, Adoration des Mages, Annonciation, Visitation), ainsi que plusieurs statues anciennes : Saint Antoine ermite, Saint Sulpice, Saint Nicolas, et Sainte Anne et la Vierge, toutes en bois sculpté et doré ou polychrome.
Le XVIIᵉ siècle apporte des monuments funéraires supplémentaires : un relief de Jacques Louis, une dalle funéraire de Heltrud Damanet, et une plaque funéraire d’un curé, ainsi qu’un coffre d’archives en chêne et fer forgé. Le XVIIIᵉ siècle enrichit la statuaire avec Saint André, Saint Joseph et l’Enfant Jésus, Saint Grégoire, Saint Roch, Saint Eloi, et Saint Sébastien, en bois peint ou doré. Il apporte aussi plusieurs ensembles liturgiques : le maître‑autel avec tabernacle et exposition, le retable de la Sainte‑Vierge, et le retable de Saint‑Sébastien, en bois peint en faux bois.
Le XIXᵉ siècle est représenté par une chaire à prêcher en chêne sculpté, deux bannières de procession richement brodées (Notre‑Dame du Rosaire et un évêque), ainsi que deux statues de la Vierge à l’Enfant, l’une dorée, l’autre polychrome. Plusieurs séries de chandeliers en bronze (XVIIᵉ – XVIIIᵉ siècles) complètent le mobilier.
Enfin, un reliquaire de saint Sulpice en argent, daté du XVIᵉ siècle, constitue l’une des pièces les plus précieuses de l’église.
Cet ensemble exceptionnel, mêlant retables monumentaux, statuaire ancienne, mobilier liturgique, orfèvrerie, bannières brodées et monuments funéraires, fait de l’église Saint‑Sulpice l’un des sites patrimoniaux les plus remarquables de l’Avesnois.
🟦 Recquignies – Église Saint‑Martin de Rocq
L’église Saint‑Martin de Rocq conserve trois objets protégés, couvrant du XVe au XIXᵉ siècle. La pièce la plus ancienne est une statue de Saint Martin à cheval, datée entre le XVe et le XVIᵉ siècle, en bois taillé, témoignage rare de l’iconographie médiévale du saint patron.
Le décor comprend également un Christ en croix du XVIᵉ siècle, en bois sculpté et peint en monochrome, typique des crucifix de dévotion de l’époque moderne. La statuaire du XIXᵉ siècle est représentée par une Vierge à l’Enfant, en bois polychrome, illustrant la continuité de la dévotion mariale dans la paroisse.
Cet ensemble, modeste mais cohérent, associe une sculpture médiévale remarquable, un crucifix ancien et une Vierge du XIXᵉ siècle, reflétant l’histoire religieuse du hameau de Rocq.
🟦 Rousies – Église Saint‑Vaast
L’église Saint‑Vaast de Rousies conserve trois objets protégés, tous datés du XIXᵉ et du début du XXᵉ siècle. La statuaire comprend une Vierge à l’Enfant, en bois taillé et polychrome, typique des productions religieuses du XIXᵉ siècle, ainsi qu’un Saint Vaast, également en bois sculpté, rappelant le saint patron de la paroisse.
Le décor est complété par deux panneaux muraux en faïence, du début du XXᵉ siècle, représentant Saint Antoine de Padoue avec l’Enfant Jésus et Saint Antoine distribuant du pain aux pauvres. Ces œuvres en céramique, rares dans les églises rurales de l’Avesnois, témoignent de l’usage de la faïence religieuse au tournant du XXᵉ siècle.
Cet ensemble, modeste mais cohérent, associe statuaire de dévotion et panneaux céramiques, reflétant l’évolution du décor religieux dans une église de village au XIXᵉ‑XXᵉ siècle.
🟦 Ruesnes – Église Saint‑Pierre‑aux‑Liens
L’église Saint‑Pierre‑aux‑Liens de Ruesnes conserve un ensemble mobilier homogène et abondant, couvrant du XVe au XIXᵉ siècle. Le décor liturgique est structuré par plusieurs autels du XVIIIᵉ siècle : le maître‑autel avec tabernacle et exposition, l’autel de la Sainte‑Vierge, et l’autel de Saint‑Pierre, tous en bois sculpté et peint, témoignant de la richesse du mobilier religieux de l’époque moderne.
La statuaire est particulièrement variée : Sainte Catherine, Saint Pierre en pape (deux versions, XVIIIᵉ et XVIIᵉ‑XVIIIᵉ siècles), Saint Nicolas, Sainte Anne et la Vierge, Saint Roch, Saint Antoine ermite, ainsi qu’une Vierge à l’Enfant du XIXᵉ siècle. Une Vierge de Pitié du XIXᵉ siècle complète cet ensemble de dévotion. Le décor ancien comprend un Christ en croix daté entre le XVe et le XVIᵉ siècle, en bois polychrome, l’une des pièces les plus anciennes de l’église.
Le mobilier comprend également deux bustes de Saint Augustin et Saint Ambroise, en bois peint, ainsi qu’une chaire à prêcher du XVIIIᵉ siècle, en bois taillé et vernis. Les fonts baptismaux du XVIIᵉ siècle, en pierre peinte, constituent un élément majeur du décor sacramentel. Une clôture de chœur du XIXᵉ siècle, en bois sculpté, témoigne de l’organisation liturgique traditionnelle.
La marbrerie et l’orfèvrerie sont représentées par un calice du XVIIᵉ siècle, en bronze et argent doré. Le mobilier civil ancien comprend un coffre d’archives du XVIIᵉ‑XVIIIᵉ siècle, en chêne et fer forgé, conservé dans l’église. Deux vases en porcelaine du XIXᵉ siècle complètent l’ensemble décoratif.
Cet ensemble, mêlant autels peints, statuaire de dévotion, mobilier liturgique, marbrerie, orfèvrerie et éléments décoratifs, illustre la richesse patrimoniale d’une église rurale de l’Avesnois, où se côtoient œuvres médiévales, baroques et XIXᵉ siècle.
Mobilier protégé des églises des communes de S à T
🟦 Sains‑du‑Nord – Église Saint‑Rémy
L’église Saint‑Rémy de Sains‑du‑Nord conserve un Christ en croix remarquable, daté du XVe ou du XVIᵉ siècle, installé sous la voûte de l’édifice. Cette sculpture en bois taillé et peint, de grandes dimensions (h. 250 cm ; l. 200 cm pour la croix), témoigne de l’art religieux de la fin du Moyen Âge, marqué par une représentation expressive du Crucifié.
L’œuvre, inscrite au titre objet en 1973, avait été auparavant répertoriée à l’Inventaire départemental des antiquités et objets d’art en 1970. Elle constitue l’un des éléments majeurs du mobilier ancien de l’église. La fiche CAOA signale l’absence de photographie dans les archives, invitant à un complément d’enquête auprès de la Conservation des antiquités et objets d’art.
Ce Christ monumental, suspendu dans la voûte, illustre la tradition des grands crucifix médiévaux destinés à dominer l’espace liturgique et à renforcer la dimension spirituelle du sanctuaire.
🟦 Saint‑Hilaire‑sur‑Helpe – Église Saint‑Hilaire
L’église Saint‑Hilaire conserve un ensemble mobilier particulièrement riche, couvrant du XVe au XIXᵉ siècle. La pièce la plus ancienne est une tête de Christ de Pitié, sculptée en pierre blanche et polychrome, datée de la seconde moitié du XVe siècle, rare fragment médiéval encore en place. Le XVIᵉ siècle est représenté par une statue de Saint Etton, en bois polychrome, classée au titre objet, l’une des œuvres majeures de l’église.
Le décor liturgique est structuré par plusieurs autels : le maître‑autel du XIXᵉ siècle, avec son tabernacle, son retable et un tableau de la Descente de Croix, ainsi que deux autels latéraux, l’un au sud, l’autre dédié à la Sainte‑Vierge, mêlant menuiserie sculptée, faux marbre et dorure, et intégrant un tableau représentant Saint Dominique et sainte Catherine recevant le rosaire.
La statuaire est abondante et variée : Saint Eloi, Saint Hilaire, Saint Roch, Saint Nicolas, Saint Pierre, un Dominicain, Saint Dominique, ainsi qu’une Vierge à l’Enfant du XVIIIᵉ siècle, en bois polychrome et doré. Un groupe sculpté de Sainte Anne et la Vierge du XIXᵉ siècle complète cet ensemble de dévotion. Le XVIIᵉ siècle apporte une cuve de chaire à prêcher en chêne taillé, témoin du mobilier liturgique ancien.
La présence de deux statues de Saint Etton, l’une du XVIᵉ siècle (classée), l’autre du XIXᵉ siècle (inscrite), ainsi qu’un tableau de Saint Etton du XVIIᵉ siècle, souligne l’importance locale du saint fondateur dans la paroisse.
Cet ensemble, mêlant statuaire ancienne, retables peints, mobilier liturgique, groupes sculptés et peinture religieuse, illustre la richesse patrimoniale d’une église rurale où se côtoient œuvres médiévales, baroques et XIXᵉ siècle.
🟦 Saint‑Rémy‑Chaussée – Église Saint‑Rémy
L’église Saint‑Rémy de Saint‑Remy‑Chaussée conserve un autel latéral nord du XVIIIᵉ‑XIXᵉ siècle, composé de l’autel, de son tabernacle et de son retable, en bois taillé et peint. Cet ensemble, inscrit au titre objet en 1984, témoigne du mobilier liturgique traditionnel des églises rurales de l’Avesnois, mêlant sculpture sur bois et décor peint. Il constitue l’unique élément protégé de l’édifice.
🟦 Saint‑Rémy‑du‑Nord – Église Saint‑Marcel
L’église Saint‑Marcel de Saint‑Rémy‑du‑Nord conserve cinq objets protégés, couvrant du XVIIIᵉ au XIXᵉ siècle. Le mobilier liturgique est dominé par un maître‑autel en marbre rouge, daté du XVIIIᵉ siècle, inscrit au titre objet, qui constitue l’élément central du chœur.
La statuaire est variée et témoigne de la dévotion locale : une statue de Saint Remi du XVIIIᵉ siècle, en bois doré, rappelle le saint évêque auquel la paroisse est traditionnellement liée. Le XIXᵉ siècle apporte une Vierge à l’Enfant dorée, un Saint Nicolas polychrome, ainsi qu’un Saint Eloi accompagné d’un socle en verrerie, ensemble singulier mêlant bois peint et verre.
Cet ensemble, homogène et représentatif de la production religieuse des XVIIIᵉ‑XIXᵉ siècles, illustre la richesse patrimoniale d’une petite paroisse rurale où se côtoient marbrerie liturgique et statuaire de dévotion.
🟦 Saint‑Waast‑La‑Vallée – Église Saint‑Pierre
L’église Saint‑Pierre de Saint‑Waast‑La‑Vallée conserve trois pièces d’orfèvrerie du XVIIIᵉ siècle, toutes classées au titre objet en 1982. Cet ensemble liturgique, homogène et de grande qualité, comprend un calice en argent, un ciboire également en argent, et un ostensoir du deuxième quart du XVIIIᵉ siècle, en argent et cuivre doré.
Ces trois objets, destinés à la célébration eucharistique, illustrent le savoir‑faire des orfèvres du XVIIIᵉ siècle, marqué par l’usage de métaux précieux, la dorure et un décor raffiné. Leur présence témoigne de l’importance accordée au culte dans cette petite paroisse rurale, où le mobilier liturgique ancien a été préservé avec soin.
🟦 Salesches – Église Saint‑Quinibert
L’église Saint‑Quinibert de Salesches conserve un ensemble mobilier exceptionnel, homogène et abondant, couvrant du XVIIᵉ au XIXᵉ siècle. Le cœur du décor liturgique est structuré par plusieurs autels du XVIIIᵉ siècle : le tabernacle du maître‑autel, richement sculpté et doré, l’autel de la Sainte‑Vierge, et l’autel de Saint‑Quinibert, tous en bois taillé et peint, témoignant de la qualité du mobilier religieux de l’époque moderne.
La dévotion au saint patron est particulièrement marquée : l’église possède une châsse‑reliquaire de Saint Quinibert du XVIIIᵉ siècle, en bois doré, ainsi qu’un bras‑reliquaire du XVIIᵉ siècle, pièces majeures du patrimoine local. La statuaire est variée : Sainte Anne et la Vierge (XIXᵉ siècle), Saint Eloi (XIXᵉ siècle), Saint Nicolas (XIXᵉ siècle), et un Saint Antoine du XVIIᵉ siècle en chêne taillé.
Le mobilier liturgique comprend un confessionnal du XVIIIᵉ siècle, en chêne, ainsi qu’un ciboire en argent du XVIIᵉ siècle, conservé au presbytère de Neuville‑en‑Avesnois mais appartenant à Salesches. Les fonts baptismaux, datés du début du XVIIIᵉ siècle, associent pierre bleue polie et marbre blanc, témoignant d’un travail soigné de marbrerie.
L’église conserve également un ensemble remarquable de dalles funéraires du XVIIIᵉ siècle, en pierre bleue, commémorant les familles Mayeur, Ternand, Baudour, Hau, Hautcoeur, Plichon et autres lignages locaux. Ces monuments funéraires, nombreux et bien conservés, constituent une source précieuse pour l’histoire sociale de Salesches.
Cet ensemble, mêlant autels sculptés, reliquaires, statuaire de dévotion, mobilier liturgique, orfèvrerie et dalles funéraires, illustre la richesse patrimoniale d’une église rurale où se côtoient œuvres du XVIIᵉ, XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles, avec une forte identité autour du culte de Saint Quinibert.
🟦 Sassegnies – Église Saint‑Martin
L’église Saint‑Martin de Sassegnies conserve un ensemble mobilier riche et cohérent, couvrant du XVIIᵉ au XIXᵉ siècle. La pièce la plus remarquable est un grand groupe sculpté de Saint Martin à cheval, daté du XVIIᵉ siècle, en bois polychrome, classé au titre objet, qui constitue l’un des symboles de l’église.
Le XVIIᵉ siècle est également représenté par plusieurs statues de dévotion : Sainte Barbe, Saint Antoine de Padoue, ainsi que les fonts baptismaux en marbre gris, témoignant de la qualité du mobilier ancien. Le XVIIIᵉ siècle apporte une statuaire variée : Saint Roch, Saint Eloi et Saint Nicolas, en bois polychrome, illustrant les saints protecteurs traditionnellement vénérés dans les paroisses rurales.
Le XIXᵉ siècle enrichit le décor avec une Vierge à l’Enfant dorée et polychrome, un Saint Martin évêque, ainsi qu’un chasublier et des stalles en bois sculpté et vernis, témoignant de l’organisation liturgique de l’époque. Un calice en argent doré, daté de la fin du XIXᵉ siècle, complète l’orfèvrerie de l’église.
Le mobilier civil ancien comprend un coffre d’archives transformé en bureau, du XVIIIᵉ siècle, rare témoin de l’histoire administrative de la paroisse.
Cet ensemble, mêlant statuaire ancienne, mobilier liturgique, orfèvrerie et éléments de menuiserie, illustre la richesse patrimoniale d’une petite église de l’Avesnois où se côtoient œuvres du XVIIᵉ, XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles.
🟦 Sémeries – Église Saint‑Rémy
L’église Saint‑Rémy de Sémeries conserve un ensemble mobilier remarquable, couvrant du XVIᵉ au XIXᵉ siècle. La pièce la plus ancienne est un Christ souffrant du milieu du XVIᵉ siècle, en pierre polychrome, classé dès 1910, qui témoigne de la sculpture expressive de la Renaissance dans l’Avesnois. Un second Christ en croix, daté du XVIIᵉ siècle, complète cet ensemble de crucifix anciens.
Les fonts baptismaux du XVIᵉ siècle, taillés dans la pierre, constituent un élément majeur du mobilier sacramentel. La mémoire locale est représentée par une plaque funéraire d’Anselme Dazin, en pierre bleue gravée, datée du début du XVIIᵉ siècle.
La statuaire du XVIIIᵉ siècle est abondante : une Vierge, un Saint Jean, une Vierge à l’Enfant, ainsi qu’un buste‑reliquaire de Saint Rémy, en bois polychrome, soulignant l’importance du saint patron dans la paroisse. Le XIXᵉ siècle apporte plusieurs groupes d’anges adorateurs, en bois polychrome, qui enrichissent le décor liturgique.
Le mobilier comprend également huit stalles du début du XVIIᵉ siècle, en chêne sculpté, témoignant de l’organisation du chœur et du savoir‑faire des menuisiers de l’époque.
Cet ensemble, mêlant sculpture religieuse ancienne, statuaire de dévotion, mobilier liturgique et monuments funéraires, illustre la richesse patrimoniale d’une église rurale où se côtoient œuvres du XVIᵉ, XVIIᵉ, XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles.
🟦 Sepmeries – Église Saint‑Côme‑ et‑Saint‑Damien
L’église Saint‑Côme‑et‑Saint‑Damien de Sepmeries conserve quatre objets protégés, couvrant du XVIᵉ au XIXᵉ siècle. La pièce la plus ancienne est une statue de Saint Nicolas, datée entre la fin du XVIᵉ et le début du XVIIᵉ siècle, en bois polychrome, classée au titre objet. Elle témoigne de la dévotion populaire envers le saint protecteur des enfants et des voyageurs.
Les fonts baptismaux, taillés dans la pierre et datés entre le XVIᵉ et le XVIIᵉ siècle, constituent un élément majeur du mobilier sacramentel. Leur facture simple et robuste reflète les productions régionales de l’époque.
Un Christ en croix du XVIIIᵉ siècle, en bois taillé, inscrit au titre objet, complète la statuaire ancienne de l’église. Le XIXᵉ siècle apporte une chaire à prêcher, en bois sculpté, témoin de l’organisation liturgique traditionnelle et du mobilier religieux de l’époque moderne.
Cet ensemble, restreint mais cohérent, associe statuaire ancienne, mobilier liturgique et sculpture religieuse, illustrant la richesse patrimoniale d’une petite paroisse du Cambrésis.
🟦 Solre‑le‑Château – Église Saint‑Pierre
L’église Saint‑Pierre de Solre‑le‑Château conserve un ensemble exceptionnel de 44 objets mobiliers protégés, couvrant du XVIIᵉ au XIXᵉ siècle, qui témoignent de la richesse artistique et liturgique de cette importante paroisse de l’Avesnois. Le cœur du patrimoine est constitué d’un ensemble exceptionnel de retables, dont ceux de Saint‑Jacques, Sainte‑Ursule, Saint‑Joseph, de la Sainte‑Vierge, et de Saint‑Pierre, mêlant menuiserie sculptée, faux marbre et marbre véritable. Ces retables structurent l’espace liturgique et témoignent de la vitalité artistique du XVIIᵉ et du XVIIIᵉ siècle.
La statuaire ancienne est abondante : une Sainte Cécile du XVIᵉ siècle (œuvre volée), un Christ en croix du XVIIᵉ siècle, un Saint Jacques le Majeur en pierre, ainsi que plusieurs reliquaires, dont deux bustes de Sainte Ursule et un reliquaire du XVIIIᵉ siècle en bois doré et argenté. Les peintures complètent cet ensemble : Déploration du Christ, Sainte Ursule, Saint Joseph, Saint Corneille, Crucifixion, et un polyptyque de la Sainte‑Vierge, couvrant du XVIIᵉ au XIXᵉ siècle.
Le mobilier liturgique est particulièrement développé : chasubles, dalmatiques, chapes (ornements rouge et blanc du XVIIᵉ siècle), voile, confessionnaux, chaire à prêcher, pupitre du XVe‑XVIᵉ siècle, fonts baptismaux en pierre grise, burettes Louis XV, ostensoir, ciboire, calice, chandeliers d’autel, et un ensemble de burettes avec plateau du XIXᵉ siècle.
L’église conserve également un orgue de tribune remarquable : le buffet du XIXᵉ siècle (œuvre volée) et la partie instrumentale Delmotte, classée en 2022, témoignant de l’importance musicale dans la vie paroissiale.
La mémoire funéraire est représentée par plusieurs dalles et plaques : Florent Waleyns et Jeanne Leleux, Arnould Petit et Marie‑Madeleine Demoulin, marbre et pierre gravée du XVIIᵉ‑XVIIIᵉ siècle.
Cet ensemble, d’une ampleur rare pour une commune rurale, associe retables monumentaux, statuaire ancienne, reliquaires, peintures, orfèvrerie, mobilier liturgique et orgue historique. Il reflète la richesse spirituelle, artistique et sociale de Solre‑le‑Château, dont l’église Saint‑Pierre constitue un véritable conservatoire du patrimoine religieux de l’Avesnois.
🟦 Solrinnes – Église Saint‑Martin
L’église Saint‑Martin de Solrinnes conserve un ensemble de 11 objets mobiliers protégés couvrant du XVIᵉ au XIXᵉ siècle, marqué par une forte cohérence stylistique autour du bois peint, du faux bois et du faux or. Le mobilier liturgique du XIXᵉ siècle est particulièrement développé : le maître‑autel avec son tabernacle et son exposition, l’autel de la Sainte‑Vierge, ainsi que l’autel de Saint‑Martin, tous en bois peint et doré, structurent le chœur et les chapelles latérales.
La statuaire est variée : un Saint Adrien du XVIIᵉ siècle en bois polychrome, un Saint Martin évêque du XIXᵉ siècle, et un Saint Martin à cheval daté entre le XVIIᵉ et le XVIIIᵉ siècle, témoignant de la dévotion locale envers le saint patron. Un Christ en croix du XVe‑XVIᵉ siècle, en bois polychrome, constitue la pièce la plus ancienne de l’église.
Le mobilier comprend également une chaire à prêcher du début du XIXᵉ siècle, un confessionnal en bois vernis, ainsi que deux ensembles de fonts baptismaux : une cuve ancienne en pierre grise (XVIᵉ‑XVIIᵉ siècle) et des fonts du XIXᵉ siècle mêlant pierre grise et marbre rose.
Cet ensemble, mêlant statuaire ancienne, mobilier liturgique du XIXᵉ siècle et éléments sacramentels plus anciens, illustre la richesse patrimoniale d’une petite paroisse du Cambrésis où se côtoient œuvres médiévales, baroques et productions religieuses du XIXᵉ siècle.
🟦 Taisnières‑en‑Thiérache – Église Saint‑Martin
L’église Saint‑Martin de Taisnières‑en‑Thiérache conserve un ensemble mobilier exceptionnel de 32 objets mobiliers protégés, homogène et abondant, couvrant du XVIIᵉ au XIXᵉ siècle. Le chœur est structuré par un maître‑autel du XVIIIᵉ siècle, accompagné d’un retable du chœur, d’un lambris sculpté, d’une crédence en bois et marbre, et d’un tabernacle latéral nord, témoignant d’un décor liturgique complet et cohérent.
La statuaire est particulièrement riche : Vierge au croissant de lune, Vierge à l’Enfant, Saint Roch, Saint Laurent, Sainte Philomène, Saint Martin et le pauvre, ainsi que les statues jumelles de Saint Pierre et Saint Paul. Un Christ en croix du début du XXᵉ siècle complète cet ensemble. Toutes ces œuvres, en bois sculpté et peint, illustrent la dévotion locale et la diversité des ateliers régionaux.
La peinture occupe une place importante : Vierge en gloire, Saint Jérôme, Saint Martin abattant l’arbre sacré, Flagellation du Christ, ainsi que plusieurs tableaux du XVIIIᵉ siècle, tous inscrits au titre objet. Le mobilier comprend également trois fauteuils en velours rouge, six bancs de fidèles, un chasublier, deux confessionnaux, une clôture d’autel, et un chandelier en bois tourné.
L’orfèvrerie est représentée par un reliquaire‑monstrance du XVIIᵉ siècle et un calice avec patène du XVIIIᵉ siècle (œuvre volée), témoignant du raffinement des objets liturgiques anciens. Les fonts baptismaux en pierre grise et les deux bénitiers en pierre bleue complètent le mobilier sacramentel.
Cet ensemble, d’une ampleur remarquable pour une paroisse rurale, associe retables monumentaux, statuaire de dévotion, peintures religieuses, mobilier liturgique et orfèvrerie, reflétant la richesse artistique et spirituelle de Taisnières‑en‑Thiérache.
🟦 Taisnières‑sur‑Hon – Église de la Visitation et Église Saint‑Martin (Malplaquet)
La commune de Taisnières‑sur‑Hon conserve un ensemble remarquable d’orfèvrerie, de statuaire et de mobilier liturgique réparti entre l’église de la Visitation et l’église Saint‑Martin du hameau de Malplaquet.
L’église de la Visitation possède un ensemble exceptionnel d’orfèvrerie du XVIIᵉ et du XVIIIᵉ siècle : un reliquaire de Saint‑Donat, une monstrance de Notre‑Dame des Sept Douleurs, plusieurs calices, patènes, ciboires, ainsi que des ampoules à huile des malades, tous en argent ciselé ou repoussé. La statuaire y est abondante : Saint Donat, Notre‑Dame des Sept Douleurs, et un Christ en croix du XVIᵉ siècle, en bois polychrome. Les peintures comprennent une Crucifixion du XVIᵉ siècle et un panneau de Notre‑Dame des Sept Douleurs du XVIIᵉ siècle. Les fonts baptismaux du XVIIᵉ siècle complètent le mobilier sacramentel.
L’église Saint‑Martin de Malplaquet conserve un tabernacle du XVIIᵉ siècle, un maître‑autel peint et doré, un devant d’autel du XVIIIᵉ siècle, ainsi que deux ampoules à saint chrême du XIXᵉ siècle, témoignant de la continuité du culte dans ce hameau.
Cet ensemble, mêlant orfèvrerie raffinée, statuaire ancienne, peintures religieuses et mobilier liturgique, illustre la richesse patrimoniale d’une petite commune où deux églises conservent des œuvres allant du XVIᵉ au XIXᵉ siècle.
🟦 Trélon – Église Saint‑Léger
L’église Saint‑Léger de Trélon conserve un ensemble remarquable de 27 objets mobiliers protégés, allant du XVIIᵉ au XIXᵉ siècle, où dominent la statuaire en bois polychrome, les retables peints et le mobilier liturgique traditionnel. Le chœur est structuré par un maître‑autel avec son retable et un tableau de la Résurrection du Christ, accompagné d’un lambris sculpté du début du XIXᵉ siècle. Deux autels latéraux, celui de la Sainte‑Vierge et l’autel sud, datés des XVIIᵉ‑XVIIIᵉ siècles, complètent l’organisation liturgique.
La statuaire est abondante : Vierge à l’Enfant, Christ en croix, Saint Nicolas, deux anges dorés, deux représentations de Sainte Catherine (XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles), ainsi qu’une Sainte femme identifiée probablement comme Sainte Barbe. Ces œuvres, en bois sculpté et peint, témoignent de la dévotion locale et de la diversité des ateliers régionaux.
Le mobilier comprend une cuve de chaire à prêcher transformée en ambon, deux confessionnaux, six prie‑Dieu, quatre niches de statues, ainsi qu’un chemin de croix composé de quatorze tableaux du XIXᵉ siècle. L’ensemble des bancs de fidèles, en chêne, reflète l’aménagement intérieur traditionnel d’une église rurale de l’Avesnois.
L’orfèvrerie est représentée par plusieurs calices (XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles) et un encensoir du XIXᵉ siècle, témoignant du soin apporté aux objets liturgiques. Un tableau de la Résurrection du XVIIIᵉ siècle enrichit encore le décor pictural.
Cet ensemble, cohérent et complet, illustre la richesse patrimoniale de l’église Saint‑Léger, où se côtoient retables anciens, statuaire de dévotion, mobilier liturgique et orfèvrerie, reflétant la vie religieuse d’une paroisse active du XVIIᵉ au XIXᵉ siècle.
Mobilier protégé des églises des communes de V à W
🟦 Vendegies‑au‑Bois – Église Saint‑Humbert
L’église Saint‑Humbert de Vendegies‑au‑Bois conserve un ensemble de sept objets mobiliers protégés, principalement datés du XVIIᵉ et du XVIIIᵉ siècle. La statuaire y occupe une place essentielle : un Saint Éloi en chêne polychrome, un Saint Nicolas évêque, une Sainte Catherine d’Alexandrie dorée, ainsi qu’un Christ en croix de calvaire du XVIIᵉ siècle. Ces sculptures, en bois taillé et peint, témoignent de la dévotion locale et du savoir‑faire des ateliers régionaux.
Le buste‑reliquaire de Saint Humbert, pièce majeure du XVIIIᵉ siècle, rappelle l’importance du culte du saint patron dans la paroisse. Le mobilier comprend également un confessionnal du XVIIᵉ siècle et un lambris de chœur sculpté, attribué à Charles‑Marie Lussiez, qui structure l’espace liturgique et illustre le soin apporté à l’aménagement intérieur.
Cet ensemble homogène et cohérent, reflète la richesse patrimoniale d’une petite église rurale du Cambrésis, où se côtoient statuaire de dévotion, reliquaire et mobilier sculpté du XVIIᵉ‑XVIIIᵉ siècle.
🟦 Vieux‑Mesnil – Église Saint‑Martin
L’église Saint‑Martin de Vieux‑Mesnil conserve deux objets mobiliers protégés, représentatifs de la statuaire religieuse et du mobilier liturgique des XVIIᵉ et XIXᵉ siècles. Le premier est une cuve de chaire à prêcher en chêne taillé, œuvre du XIXᵉ siècle, qui témoigne du soin apporté à l’aménagement liturgique et à la prédication dans les petites paroisses rurales de l’Avesnois.
Le second est un groupe sculpté de Saint Martin à cheval, daté du XVIIᵉ siècle, en bois polychrome. Cette représentation du saint patron, partageant son manteau avec le pauvre, constitue l’une des iconographies les plus répandues dans la région et illustre la continuité du culte martinien.
Ces deux objets, bien que peu nombreux, forment un ensemble cohérent qui reflète la tradition religieuse locale et la qualité des ateliers de sculpture régionaux.
🟦 Vieux‑Reng – Église Saint‑Cyriaque
L’église Saint‑Cyriaque de Vieux‑Reng conserve quinze objets mobiliers protégés, presque tous datés du XIXᵉ siècle, formant un ensemble homogène et représentatif du renouveau religieux de cette période. Le mobilier liturgique est particulièrement développé : maître‑autel, autels latéraux en marbre blanc, chaire à prêcher, clôture de chœur avec ses quatre statues, ainsi que six stalles accompagnées de six figures sculptées.
La statuaire constitue une part importante de ces quinze objets : Vierge à l’Enfant, Saint Laurent, Saint Antoine de Padoue, un Christ en croix, ainsi que les statues de calvaire en marbre représentant la Vierge et saint Jean l’Évangéliste. Ces œuvres, en bois polychrome ou en marbre blanc, illustrent la diversité des matériaux utilisés au XIXᵉ siècle pour la dévotion paroissiale.
L’église possède également un remarquable ensemble d’orgues : un orgue de tribune, son buffet, et la tribune d’orgue elle‑même, tous inscrits au titre objet. Ces éléments témoignent de l’importance de la musique liturgique dans la vie paroissiale.
Cet ensemble cohérent et complet, reflète la richesse patrimoniale de Vieux‑Reng, où se mêlent statuaire, marbrerie, menuiserie sculptée et mobilier musical, illustrant la vitalité religieuse du XIXᵉ siècle dans l’Avesnois.
🟦 Villereau – Église Saint‑Géry
L’église Saint‑Géry de Villereau conserve sept objets mobiliers protégés, allant du XIVᵉ au XIXᵉ siècle. La pièce la plus ancienne est une Vierge à l’Enfant du XIVᵉ siècle, en bois polychrome, rare témoignage de la sculpture médiévale dans l’Avesnois. Le XVIIᵉ siècle est représenté par un Christ de Pitié, en bois peint, illustrant la tradition des statues de dévotion.
Le mobilier liturgique comprend des fonts baptismaux en marbre, un autel avec tabernacle et retable du début du XIXᵉ siècle, ainsi que deux meubles de rangement du XVIIIᵉ siècle, en bois ciré. Une chape brodée, datée entre la fin du XVIIIᵉ et le XIXᵉ siècle, complète cet ensemble.
Ces objets, mêlant statuaire médiévale, sculpture baroque, mobilier liturgique et textile sacré, reflètent la richesse patrimoniale d’une petite église rurale où se côtoient œuvres anciennes et aménagements du XIXᵉ siècle.
🟦 Villereau – Chapelle Notre‑Dame d’Herbignies
La chapelle Notre‑Dame d’Herbignies conserve quatre objets mobiliers protégés, principalement datés du XVIIᵉ au XIXᵉ siècle. La statuaire y occupe une place importante : un Saint Paul et un Saint Pierre, tous deux du XVIIᵉ siècle, en bois sculpté et polychrome, témoignant de la présence ancienne d’un petit ensemble apostolique dans ce lieu de dévotion.
Une Vierge de Pitié du XIXᵉ siècle, en bois peint, complète cet ensemble statuaire et illustre la continuité du culte marial dans la chapelle. Le mobilier liturgique est représenté par un maître‑autel en bois vernis, daté entre le XVIIIᵉ et le XIXᵉ siècle, qui structure l’espace et rappelle l’usage régulier de la chapelle pour les célébrations locales.
Ces objets sobres mais cohérents, reflètent la vocation spirituelle de la chapelle Notre‑Dame, lieu de piété rurale où se mêlent statuaire ancienne, dévotion mariale et mobilier liturgique traditionnel.
Villers‑Pol – Chapelle Sainte‑Geneviève
La chapelle Sainte‑Geneviève de Villers‑Pol conserve deux objets mobiliers protégés, tous deux datés du XVIIIᵉ siècle. Le premier est une statue de Sainte Geneviève, accompagnée de son socle‑reliquaire, en bois taillé, doré et argenté. Classée au titre objet, cette œuvre témoigne de l’importance du culte de la sainte dans la paroisse et de la qualité des ateliers régionaux spécialisés dans la statuaire religieuse.
Le second objet est une clôture de chœur, ou banc de communion, en bois peint. Datée elle aussi du XVIIIᵉ siècle, elle illustre l’aménagement liturgique traditionnel des petites chapelles rurales, où la séparation entre le chœur et la nef jouait un rôle symbolique et fonctionnel.
Ces deux objets, sobres mais significatifs, reflètent la vocation spirituelle de la chapelle Sainte‑Geneviève, lieu de dévotion locale centré sur la figure de sa sainte patronne.
🟦 Villers‑Sire‑Nicole – Église Saint‑Martin
L’église Saint‑Martin de Villers‑Sire‑Nicole conserve treize objets mobiliers protégés, allant du XVe au XIXᵉ siècle, formant un ensemble particulièrement riche pour une paroisse rurale. La pièce la plus ancienne est un Christ en croix du XVe siècle, en bois polychrome, qui témoigne de la permanence de la dévotion au Crucifié dans la région. Le XVIᵉ siècle est représenté par des fonts baptismaux en pierre taillée, d’une grande sobriété.
Le XVIIᵉ siècle occupe une place importante dans cet ensemble avec une dalle funéraire de Bartholomé Descamps, une clôture de chœur sculptée et dorée, une croix d’autel, ainsi qu’une chaire à prêcher en bois taillé. La statuaire de cette période comprend également un Saint Roch, en bois peint faux or, typique des représentations protectrices contre les épidémies.
Le XIXᵉ siècle apporte plusieurs statues de dévotion : Saint Martin, Sainte Philomène, une Vierge à l’Enfant, ainsi que deux confessionnaux en bois taillé. L’orfèvrerie est représentée par deux ostensoirs, l’un argenté, l’autre doré, témoignant du soin apporté aux objets liturgiques utilisés pour l’adoration eucharistique.
Ce mobilier, mêlant sculpture ancienne, mobilier liturgique, statuaire de dévotion et orfèvrerie, composent un ensemble varié qui illustre la profondeur historique et la diversité des pratiques religieuses à Villers‑Sire‑Nicole. Ils offrent une lecture vivante de l’évolution du culte, depuis le Moyen Âge jusqu’au XIXᵉ siècle, dans une église qui a su préserver des témoins significatifs de son passé.
🟦 Wallers‑Trélon – Église Saint‑Hilaire
L’église Saint‑Hilaire de Wallers‑Trélon conserve dix‑sept objets mobiliers protégés, couvrant une période allant du XVIᵉ au XIXᵉ siècle. Parmi les pièces les plus remarquables figure le reliquaire morphologique de Saint Hilaire, chef‑d’œuvre du début du XVIᵉ siècle, en argent doré, émail et cristal de roche, classé au titre objet. L’orfèvrerie est également représentée par un ostensoir du XVIIIᵉ siècle, orné de pierres semi‑précieuses, ainsi que par des burettes en étain du XVIIᵉ siècle.
Le mobilier liturgique est particulièrement développé : maître‑autel et retable, autels latéraux du XVIIᵉ‑XVIIIᵉ siècle, cuve de chaire à prêcher, lambris de chœur, placard‑clôture des fonts baptismaux, clôture de chœur, six stalles, deux confessionnaux, et l’ensemble des bancs de la nef. Ces éléments, en bois sculpté, peint ou vernis, témoignent de l’importance accordée à l’aménagement intérieur de l’église au fil des siècles.
La statuaire comprend une Sainte Anne et la Vierge en gypserie polychrome, ainsi qu’un buste‑reliquaire de Saint Hilaire du XVIIIᵉ siècle, en bois peint. Un tableau du XVIIIᵉ siècle représentant la Vierge remettant le rosaire à saint Dominique et sainte Catherine de Sienne complète l’ensemble pictural.
Cet ensemble, mêlant orfèvrerie exceptionnelle, mobilier liturgique abondant, statuaire de dévotion et peinture religieuse, composent un patrimoine d’une grande densité. Ils offrent une vision précise de l’évolution des pratiques et des goûts artistiques dans une église qui, au fil des siècles, a su préserver des œuvres emblématiques de son identité spirituelle et communautaire.
🟦 Wargnies‑le‑Grand – Église Saint‑Amand
L’église Saint‑Amand de Wargnies‑le‑Grand conserve dix‑sept objets mobiliers protégés, allant du XIVᵉ au XXᵉ siècle. Les pièces les plus anciennes sont les deux dalles funéraires du XIVᵉ siècle, témoins précieux de l’histoire seigneuriale locale. Le XVIIᵉ siècle est particulièrement représenté avec plusieurs statues de calvaire attribuées à l’atelier de Jean‑Baptiste Danezan, dont un Christ en croix, une Vierge, et un saint Jean l’Évangéliste, remarquables par la qualité de leur sculpture.
La statuaire du XIXᵉ siècle est abondante : Saint Nicolas, Sainte Catherine, Saint Amand, Sainte Philomène, Saint Éloi, Saint Roch, ainsi qu’une Vierge à l’Enfant en bois ciré. L’orfèvrerie comprend deux ostensoirs en argent, illustrant le soin apporté aux objets liturgiques utilisés pour l’adoration eucharistique.
Cet ensemble mobilier, mêlant sculpture médiévale, statuaire baroque, œuvres d’ateliers régionaux et mobilier liturgique du XIXᵉ siècle, offre une vision dense et nuancée de la vie religieuse à Wargnies‑le‑Grand. Il révèle une église où se superposent les traces de la piété ancienne, les influences artistiques locales et l’attachement durable à ses saints protecteurs.
🟦 Wargnies‑le‑Petit – Église Saint‑Pierre
L’église Saint‑Pierre de Wargnies‑le‑Petit conserve vingt‑deux objets mobiliers protégés, couvrant une période allant du XVIᵉ au XXᵉ siècle. Les fonts baptismaux du XVIᵉ siècle constituent la pièce la plus ancienne, témoignant de la continuité du baptême dans la paroisse depuis plusieurs siècles. Le XVIIIᵉ siècle est représenté par un retable de maître‑autel, une statue de Saint Pierre en pape, ainsi que plusieurs chandeliers en bronze.
Le XIXᵉ siècle domine l’ensemble avec une abondance de mobilier liturgique : autels latéraux dédiés à la Sainte‑Vierge et à Saint‑Pierre, chaire à prêcher, confessionnal, balustrade de tribune, lambris de chœur, et de nombreux chandeliers. La statuaire comprend une Vierge à l’Enfant, une Vierge de calvaire, ainsi qu’un Christ en croix du XVIIᵉ‑XVIIIᵉ siècle. La peinture est représentée par deux tableaux : l’Adoration des bergers (18e s.) et Saint Pierre repentant (19e‑20e s.).
L’orfèvrerie est présente à travers un calice et sa patène en argent, rappelant l’importance des objets eucharistiques dans la liturgie. L’ensemble est complété par un fauteuil liturgique et une clôture de chœur ajourée, qui structurent l’espace sacré.
Ces vingt‑deux objets, mêlant sculpture, peinture, mobilier liturgique et orfèvrerie, composent un ensemble dense et harmonieux. Ils révèlent une église où chaque siècle a laissé son empreinte, offrant une lecture vivante de l’évolution du culte et de l’esthétique religieuse dans une paroisse attachée à ses traditions.
🟦 Wattignies‑la‑Victoire – Église Saint‑Ghislain
L’église Saint‑Ghislain de Wattignies‑la‑Victoire conserve douze objets mobiliers protégés, couvrant une période allant du XVIᵉ au XIXᵉ siècle. Les œuvres les plus anciennes sont trois sculptures du XVIᵉ siècle : un groupe de Sainte Anne, la Vierge et l’Enfant Jésus, un Saint Jacques le Majeur, et un Saint Ghislain, toutes en bois polychrome, témoignant de la vitalité des ateliers régionaux à la Renaissance.
Le XVIIᵉ et le XVIIIᵉ siècle sont représentés par un maître‑autel avec tabernacle et retable, un retable de Saint Ghislain accompagné de son tableau, ainsi qu’un retable de la Sainte‑Vierge avec une Assomption peinte. La peinture occupe une place notable avec un tableau figurant Saint Ghislain guérissant un enfant, à la charnière des XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles.
La statuaire de calvaire comprend un saint Jean l’Évangéliste et une Vierge, tous deux du XVIIIᵉ siècle, en bois peint. Un buste‑reliquaire de Saint Ghislain, également du XVIIIᵉ siècle, rappelle l’importance du culte du saint patron dans la paroisse. Le XIXᵉ siècle apporte une clôture de chœur en fonte, rare dans la région, ainsi qu’un Christ en croix en bois polychrome.
Ce mobilier, mêlant sculpture ancienne, retables peints, mobilier liturgique et œuvres de dévotion, composent un ensemble d’une grande cohérence. Ils révèlent une église où se superposent les influences de la Renaissance, du baroque et du XIXᵉ siècle, offrant une lecture sensible de l’évolution du culte autour de Saint Ghislain et de la piété mariale.
Après avoir parcouru le mobilier de toutes ces églises, une question s’impose : pourquoi l’Avesnois, territoire rural et discret, conserve‑t‑il autant d’objets remarquables ? Comprendre cette singularité permet de mieux apprécier la richesse des églises qui vont suivre.
Tableau récapitulatif du mobilier protégé des églises de l'Avesnois
🔵 A – Communes de Aibes à Avesnes‑sur‑Helpe
| Commune | Église | Classés | Inscrits | Total |
|---|---|---|---|---|
| Aibes | Saint‑Martin | 2 | 6 | 8 |
| Amfroipret | Saint‑Nicolas | 2 | 9 | 11 |
| Anor | Saint‑Nicolas | 1 | 0 | 1 |
| Assevent | Saint‑Joseph | 0 | 2 | 2 |
| Aulnoye‑ Aymeries (Aymeries) |
Saint‑Martin / Aymeries | 2 | 6 | 8 |
| Avesnes‑sur‑Helpe | Saint‑Nicolas | 14 | 22 | 36 |
🔵 B – Communes de Bachant à Bermeries
| Commune | Église | Classés | Inscrits | Total |
|---|---|---|---|---|
| Bachant | Saint‑Géry | 3 | 7 | 10 |
| Beaurepaire‑sur‑Sambre | Décollation‑de‑Saint‑Jean‑Baptiste | 0 | 19 | 19 |
| Baives | Saint‑Martin | 0 | 16 | 16 |
| Bavay | Assomption | 3 | 0 | 3 |
| Louvignies‑ Bavay |
Chapelle de Louvignies | 1 | 27 | 28 |
| Beaudignies | Saint‑Étienne | 1 | 7 | 8 |
| Beaufort | Saint‑Liévin | 3 | 28 | 31 |
| Beaurieux | Chapelle + Saint‑Martin | 7 | 16 | 23 |
| Bellignies | Saint‑Barthélemy | 1 | 4 | 5 |
| Bérelles | Saint‑Rémy | 2 | 4 | 6 |
| Berlaimont | Saint‑Michel | 1 | 6 | 7 |
| Bermeries | Statues de la Vierge | 0 | 2 | 2 |
🔵 C – Communes de Cartignies à Cousolre
| Commune | Église | Classés | Inscrits | Total |
|---|---|---|---|---|
| Cartignies | Saint‑ Sauveur |
0 | 10 | 10 |
| Cerfontaine | Saint‑Pierre | 1 | 8 | 9 |
| Choisies | Saint‑ Antoine |
1 | 0 | 1 |
| Clairfayts | Saint‑Paul + Épinoy | 4 | 21 | 25 |
| Colleret | Saint‑Géry + Saint‑Amand | 0 | 13 | 13 |
| Cousolre | Saint‑Martin | 13 | 52 | 65 |
🔵 D – Communes de Damousies à Dourlers
| Commune | Église | Classés | Inscrits | Total |
|---|---|---|---|---|
| Damousies | Saint‑Géry | 3 | 7 | 10 |
| Dimechaux | Saint‑ Maurice |
1 | 13 | 14 |
| Dimont | Saint‑ Georges |
4 | 16 | 20 |
| Dompierre‑ sur‑Helpe |
Saint‑Etton | 10 | 18 | 28 |
| Dourlers | Immaculée‑ Conception |
1 | 7 | 8 |
🔵 E – Communes de Eccles à Eppe‑Sauvage
| Commune | Église | Classés | Inscrits | Total |
|---|---|---|---|---|
| Eccles | Saint‑Martin | 3 | 4 | 7 |
| Éclaibes | Saint‑Étienne | 1 | 21 | 22 |
| Écuélin | Saint‑Martin | 0 | 7 | 7 |
| Englefontaine | Saint‑ Georges |
2 | 15 | 17 |
| Eppe‑ Sauvage |
Saint‑Ursmer | 6 | 44 | 50 |
🔵 F – Communes de Feignies à Frasnoy
| Commune | Église | Classés | Inscrits | Total |
|---|---|---|---|---|
| Feignies | Saint‑Martin | 0 | 15 | 15 |
| Felleries | Saint‑ Lambert |
3 | 1 | 4 |
| Ferrière‑la‑ Grande |
Saint‑Amand | 1 | 1 | 2 |
| Ferrière‑la‑ Petite |
Saint‑Médard | 0 | 3 | 3 |
| Flaumont‑ Waudrechies |
Saint‑Victor | 0 | 11 | 11 |
| Floursies | Saint‑Rémy | 0 | 12 | 12 |
| Floyon | Saint‑Martin | 0 | 6 | 6 |
| Fourmies | Assomption | 0 | 2 | 2 |
| Frasnoy | Saint‑Clément | 0 | 31 | 31 |
🔵 G – Communes de Glageon à Gussignies
| Commune | Église | Classés | Inscrits | Total |
|---|---|---|---|---|
| Glageon | Saint‑Martin | 2 | 11 | 13 |
| Gognies‑ Chaussée |
Saint‑Quentin | 2 | 8 | 10 |
| Gommegnies | ND‑de‑l’Assomption | 1 | 0 | 1 |
| Grand‑Fayt | Saint‑Pierre | 1 | 22 | 23 |
| Gussignies | Saint‑Médard | 2 | 8 | 10 |
🔵 H – Communes de Haut‑Lieu à Houdain‑lez‑Bavay
| Commune | Église | Classés | Inscrits | Total |
|---|---|---|---|---|
| Haut‑Lieu | Saint‑André | 0 | 1 | 1 |
| Hautmont | ND‑Assomption + Saint‑Marcel | 4 | 14 | 18 |
| Hecq | Saint‑Saulve | 1 | 5 | 6 |
| Hestrud | Saint‑Romain | 1 | 13 | 14 |
| Hon‑Hergies | Saint‑Martin + Hergies | 2 | 24 | 26 |
| Houdain‑lez‑Bavay | Saint‑Martin | 0 | 10 | 10 |
🔵 J – Communes de Jenlain à Jolimetz
| Commune | Église | Classés | Inscrits | Total |
|---|---|---|---|---|
| Jenlain | Saint‑Martin | 1 | 4 | 5 |
| Jeumont | Saint‑Martin | 3 | 23 | 26 |
| Jolimetz | Saint‑Pierre | 0 | 6 | 6 |
🔵 L – Communes de La Flamengrie à Locquignol
| Commune | Église | Classés | Inscrits | Total |
|---|---|---|---|---|
| La Flamengrie | Saint‑Gilles | 0 | 21 | 21 |
| La Longueville | Sainte‑Aldegonde | 0 | 11 | 11 |
| Landrecies | Saint‑Pierre‑Saint‑Paul | 0 | 9 | 9 |
| Larouillies | Nativité‑de‑la‑Vierge | 0 | 15 | 15 |
| Le Favril | Saint‑Nicolas | 0 | 22 | 22 |
| Le Quesnoy | Assomption | 0 | 18 | 18 |
| Lez‑Fontaine | Saint‑Martin | 2 | 10 | 12 |
| Liessies | Saint‑Jean & Sainte‑ Hiltrude |
14 | 63 | 77 |
| Limont‑ Fontaine |
Saint‑Nicolas | 1 | 1 | 2 |
| Locquignol | Saint‑Pierre | 0 | 15 | 15 |
| Louvignies‑ Quesnoy |
Saint‑Éloi | 0 | 4 | 4 |
🔵 M – Communes de Mairieux à Monceau‑Saint‑Waast
| Commune | Église | Classés | Inscrits | Total |
|---|---|---|---|---|
| Mairieux | Saint‑André | 2 | 3 | 5 |
| Marbaix | Saint‑Martin | 0 | 18 | 18 |
| Maresches | Saint‑Pierre‑Saint‑Paul | 0 | 7 | 7 |
| Maroilles | Saint‑Humbert | 1 | 38 | 39 |
| Marpent | Saint‑Martin | 3 | 6 | 9 |
| Maubeuge | Saint‑Pierre‑Saint‑Paul | 3 | 8 | 11 |
| Mecquignies | Saint‑Achard | 1 | 13 | 14 |
| Monceau‑ Saint‑Waast |
Saint‑Martin | 1 | 18 | 19 |
🔵 N – Communes de Neuf‑Mesnil à Noyelles‑sur‑Sambre
| Commune | Église | Classés | Inscrits | Total |
|---|---|---|---|---|
| Neuf‑Mesnil | Saint‑Nicolas | 1 | 6 | 7 |
| Neuville‑en‑ Avesnois |
Sainte‑Élisabeth | 0 | 12 | 12 |
| Noyelles‑sur‑Sambre | Saint‑Jacques‑Saint‑Christophe | 2 | 8 | 10 |
🔵 O – Communes de Obies à Orsinval
| Commune | Église | Classés | Inscrits | Total |
|---|---|---|---|---|
| Obies | Saint‑Achard | 1 | 34 | 35 |
| Obrechies | Saint‑Martin | 0 | 8 | 8 |
| Ohain | Saint‑Martin | 1 | 18 | 19 |
| Orsinval | Saint‑Nicolas | 1 | 9 | 10 |
🔵 P – Communes de Petit‑Fayt à Prisches
| Commune | Église | Classés | Inscrits | Total |
|---|---|---|---|---|
| Petit‑Fayt | Visitation | 0 | 6 | 6 |
| Poix‑du‑Nord | Saint‑Martin | 0 | 6 | 6 |
| Pont‑sur‑ Sambre (Quartes) |
Nativité | 2 | 42 | 44 |
| Preux‑au‑ Bois |
Saint‑Martin | 0 | 10 | 10 |
| Preux‑au‑ Sart |
Saint‑Martin | 0 | 14 | 14 |
| Prisches | Saint‑Nicolas | 0 | 13 | 13 |
🔵 Q – Quiévelon
| Commune | Église | Classés | Inscrits | Total |
|---|---|---|---|---|
| Quiévelon | Nativité | 1 | 12 | 13 |
🔵 R – Communes de Rainsars à Ruesnes
| Commune | Église | Classés | Inscrits | Total |
|---|---|---|---|---|
| Rainsars | Assomption | 1 | 12 | 13 |
| Ramousies | Saint‑Sulpice | 4 | 33 | 37 |
| Recquignies | Saint‑Martin de Rocq | 0 | 3 | 3 |
| Rousies | Saint‑Vaast | 0 | 3 | 3 |
| Ruesnes | Saint‑Pierre‑ aux‑Liens |
1 | 18 | 19 |
🔵 S – Communes de Sains‑du‑Nord à Solrinnes
| Commune | Église | Classés | Inscrits | Total |
|---|---|---|---|---|
| Sains‑du‑ Nord |
Saint‑Rémy | 0 | 1 | 1 |
| Saint‑Hilaire‑sur‑Helpe | Saint‑Hilaire | 2 | 16 | 18 |
| Saint‑Rémy‑ Chaussée |
Saint‑Rémy | 0 | 1 | 1 |
| Saint‑Rémy‑ du‑Nord |
Saint‑Marcel | 0 | 5 | 5 |
| Saint‑Waast‑La‑Vallée | Saint‑Pierre | 3 | 0 | 3 |
| Salesches | Saint‑ Quinibert |
2 | >20 | >22 |
| Sassegnies | Saint‑Martin | 1 | 6 | 7 |
| Sémeries | Saint‑Rémy | 1 | 12 | 13 |
| Sepmeries | Saint‑Côme‑ Saint‑Damien |
1 | 3 | 4 |
| Solre‑le‑ Château |
Saint‑Pierre | 2 | 42 | 44 |
| Solrinnes | Saint‑Martin | 1 | 10 | 11 |
🔵 T – Communes de Taisnières‑en‑Thiérache à Trélon
| Commune | Église | Classés | Inscrits | Total |
|---|---|---|---|---|
| Taisnières‑ en‑Thiérache |
Saint‑Martin | 1 | 31 | 32 |
| Taisnières‑ sur‑Hon |
Visitation + Malplaquet | 3 | >20 | >23 |
| Trélon | Saint‑Léger | 0 | 27 | 27 |
🔵 V – Communes de Vendegies‑au‑Bois à Villers‑Sire‑Nicole
| Commune | Église | Classés | Inscrits | Total |
|---|---|---|---|---|
| Vendegies‑au‑Bois | Saint‑ Humbert |
1 | 6 | 7 |
| Vieux‑Mesnil | Saint‑Martin | 0 | 2 | 2 |
| Vieux‑Reng | Saint‑ Cyriaque |
0 | 15 | 15 |
| Villereau | Saint‑Géry | 1 | 6 | 7 |
| Villereau | ND d’Herbignies | 0 | 4 | 4 |
| Villers‑Pol | Sainte‑ Geneviève |
1 | 1 | 2 |
| Villers‑Sire‑ Nicole |
Saint‑Martin | 1 | 12 | 13 |
🔵 W – Communes de Wallers‑Trélon à Wattignies‑la‑Victoire
| Commune | Église | Classés | Inscrits | Total |
|---|---|---|---|---|
| Wallers‑ Trélon |
Saint‑Hilaire | 3 | 14 | 17 |
| Wargnies‑le‑Grand | Saint‑Amand | 2 | 15 | 17 |
| Wargnies‑le‑Petit | Saint‑Pierre | 1 | 21 | 22 |
| Wattignies‑la‑Victoire | Saint‑ Ghislain |
3 | 9 | 12 |
⭐ Pourquoi ce patrimoine est exceptionnel dans l’Avesnois
Dans l’Avesnois, le patrimoine mobilier religieux occupe une place singulière, presque inattendue pour un territoire rural. Ici, les villages ont longtemps vécu au rythme des processions, des fêtes patronales, des confréries et des pèlerinages. Cette vie spirituelle intense a façonné un paysage artistique d’une étonnante densité. Les églises, souvent modestes en apparence, abritent des œuvres dont la qualité surprend : statues polychromes de la Renaissance, retables baroques, tableaux du XVIIIᵉ siècle, mobilier liturgique sculpté avec une finesse remarquable.
Cette richesse s’explique par l’existence d’ateliers locaux particulièrement actifs, capables de produire des œuvres destinées à des paroisses parfois très petites. Elle s’explique aussi par la fidélité des habitants à leurs saints protecteurs, à leurs traditions, à leurs objets de dévotion. Dans l’Avesnois, chaque village a voulu laisser une trace, affirmer son identité, embellir son église. Beaucoup de ces objets ont traversé les siècles sans être dispersés, sans être détruits, préservés par une population attachée à son patrimoine. C’est cette continuité, cette fidélité silencieuse, qui fait aujourd’hui de l’Avesnois l’un des territoires les plus riches en mobilier protégé du Nord de la France.
Mais au‑delà de leur qualité artistique, ces objets racontent quelque chose de plus profond : la vie des villages, leurs croyances, leurs gestes, leurs traditions. Le mobilier protégé devient alors une porte ouverte sur l’intimité des communautés rurales.
⭐ Ce que révèle le mobilier protégé des églises rurales
Observer le mobilier protégé des églises rurales de l’Avesnois, c’est entrer dans l’intimité des communautés qui les ont façonnés. Chaque statue raconte une histoire : celle d’un saint invoqué contre les maladies, d’une Vierge protectrice, d’un Christ de Pitié devant lequel des générations se sont recueillies. Les retables, avec leurs colonnes peintes et leurs tableaux, révèlent l’importance de la liturgie et la volonté de magnifier l’autel, cœur battant de la vie paroissiale.
Les dalles funéraires rappellent les familles qui ont marqué l’histoire locale, les seigneurs, les notables, les bienfaiteurs. Les fonts baptismaux portent la mémoire de milliers d’enfants accueillis dans la communauté. Les confessionnaux, les lambris, les clôtures de chœur montrent comment l’espace sacré était organisé, comment les fidèles vivaient la messe, comment la parole du prêtre était mise en scène.
À travers ces objets, c’est toute la vie des villages qui se dévoile : leurs croyances, leurs peurs, leurs espoirs, leurs gestes quotidiens. Le mobilier protégé n’est pas seulement un ensemble d’œuvres ; il est un miroir de la société rurale, un témoignage sensible de ce que furent ces communautés pendant plusieurs siècles.
Pour comprendre comment ces œuvres ont vu le jour, il faut se tourner vers ceux qui les ont créées. Car derrière chaque statue, chaque retable, chaque tableau, il y a des artisans, des sculpteurs, des peintres, parfois célèbres, souvent anonymes, qui ont façonné l’identité artistique de l’Avesnois.
⭐ Les ateliers et sculpteurs de l’Avesnois
L’Avesnois a longtemps été un territoire d’artisans talentueux, dont les noms sont parfois oubliés mais dont les œuvres demeurent. Des ateliers de sculpture ont fleuri dans les bourgs et les villages, produisant des statues en bois polychrome qui se retrouvent aujourd’hui dans de nombreuses églises. Certains sculpteurs ont marqué durablement le paysage artistique local, comme Jean‑Baptiste Danezan, dont les calvaires du XVIIᵉ siècle se distinguent par la force expressive des visages et la sobriété des drapés.
D’autres ateliers, anonymes, ont façonné des Vierges à l’Enfant, des saints protecteurs, des bustes‑reliquaires, des groupes sculptés d’une grande finesse. Les menuisiers ont réalisé des retables aux colonnes torsadées, des autels peints, des lambris sculptés avec une précision remarquable. Les orfèvres, souvent itinérants, ont laissé des calices, des patènes, des ostensoirs en argent repoussé qui témoignent d’un savoir‑faire exigeant.
Ce réseau d’artisans, parfois très local, parfois lié aux grandes villes voisines, a donné à l’Avesnois une identité artistique propre. Leurs œuvres, protégées aujourd’hui, sont les témoins silencieux d’un monde où l’art était intimement lié à la foi et à la vie quotidienne.
Une fois les artisans identifiés, il devient possible de lire les œuvres elles‑mêmes : leurs thèmes, leurs symboles, leurs messages. L’iconographie des églises rurales est un langage, et ce langage raconte la foi, les peurs et les espoirs des habitants.
⭐ Les grands thèmes iconographiques dans les églises rurales
Les églises de l’Avesnois présentent une iconographie riche et variée, reflet des préoccupations spirituelles des populations rurales. Le Christ en croix, omniprésent, rappelle la centralité de la Passion dans la piété populaire. La Vierge, sous ses multiples formes — Vierge à l’Enfant, Vierge de Pitié, Assomption — occupe une place essentielle, symbole de protection et de tendresse maternelle.
Les saints protecteurs sont nombreux : Saint Roch contre les épidémies, Saint Nicolas pour les enfants, Saint Antoine de Padoue pour les causes difficiles, Saint Éloi pour les artisans, Saint Martin pour la charité. Les retables racontent des épisodes bibliques ou hagiographiques, comme la remise du rosaire à Saint Dominique, l’Assomption de la Vierge, ou les miracles de Saint Ghislain.
Cette iconographie, loin d’être décorative, était un langage accessible à tous. Elle enseignait, rassurait, guidait. Elle donnait à voir ce que les fidèles ne pouvaient pas toujours lire. Dans ces villages où la parole du prêtre était essentielle, les images étaient un complément indispensable, une manière de transmettre la foi à travers la beauté.
Ainsi se dessine un ensemble cohérent : des protections, des œuvres, des artisans, des thèmes. Il reste maintenant à comprendre ce que tout cela signifie pour l’Avesnois, et pourquoi ce patrimoine mérite d’être transmis.
⭐ Conclusion générale
Le patrimoine mobilier protégé des églises de l’Avesnois forme un ensemble d’une richesse exceptionnelle, où se mêlent œuvres médiévales, sculptures de la Renaissance, retables baroques, tableaux du XVIIIᵉ siècle, mobilier liturgique du XIXᵉ siècle et objets de dévotion populaire. Chaque commune, même la plus petite, conserve des témoins précieux de son histoire religieuse et sociale.
En réunissant ces objets, cette page offre une vision d’ensemble inédite : celle d’un territoire rural dont les églises, souvent discrètes, abritent des trésors insoupçonnés. Ce patrimoine, fragile et parfois menacé, mérite d’être connu, protégé et transmis. Il raconte la vie des villages, leur identité, leur mémoire. Il rappelle que l’Avesnois, loin d’être un simple espace rural, est un territoire de culture, de création, de spiritualité.
Préserver ces objets, c’est préserver une part essentielle de l’âme de l’Avesnois. C’est reconnaître que, dans ces villages, l’art et la foi ont longtemps avancé ensemble, laissant derrière eux un héritage qui mérite d’être regardé, compris et transmis.